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au 20 Nov 08 :
1059 comptes dont 373 auteurs
pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
qui ont générés 7129 reviews
 
     

     
 
Sortir Des Ténèbres
Par BlackNemesis
Harry Potter  -  Romance/Angoisse
17 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 2     Les chapitres     13 Reviews    
Vacances, rentrée et conséquences

SORTIR DES TENEBRES.

 

 

DISCLAIMER : oui oui, rien n’est à moi, tout est à JK Rowling. Seule l’intrigue de cette histoire m’appartient. Pour le reste (le beau blond, le beau brun, le beau roux, la belle châtain, le beau prof de potions, le bel animagus qu’elle nous a flingué sans remords, je t’en foutrais des voiles et des arches moi !!!! et les autres) c’est Jk Rowling !!

 

 

RATING : Cette histoire met en scène des hommes qui ont des relations entre eux, alors homophobes, passez votre chemin. En résumé, je mets un R pour le vocabulaire et, plus tard, pour les scènes un peu moins « gentilles » qu’une poignée de main, et quelques trucs un peu sanguinolants. Vi, vi.

 

 

Les phrases en italique révèlent toujours les pensées des protagonistes.

 

 

CHAPITRE 2 : VACANCES, RENTREE ET CONSEQUENCES.

 

I can’t let you go, I can’t forget it.

Why you did it, I won’t permit it

I won’t acquit it, I want to fight you

I’ll fucking bite you, can’t stant nobody like you.

You can’t run, you can’t hide.

No surprise, close your eyes,

(Puff Daddy, ‘Come with Me’)

 

o

 

 

En juin, Harry, Hermione, Ron, Ginny et Neville étaient installés dans le Poudlard Express. Leur 5eme année venait de s’achever dans les larmes et Harry n’avait pas décroché un mot depuis leur départ.

 Ses camarades tentaient par tous les moyens de lui changer les idées lorsque la porte du compartiment s’ouvrit lentement.

 

 Malfoy entra, comme s’il possédait les lieux.

Comme d’habitude, il était encadré de ses gorilles Crabbe et Goyle, eux aussi fils de mangemorts. Une haine sans limites pouvait se lire sur son visage quand il commença ses remarques acerbes et insultantes à l’attention de Ron. Le Serpentard observa ensuite longuement Harry avant de déclarer froidement :

« Je vois que tu es au plus mal Potter, (par Merlin, pensa Harry, comment parvient-il à « vomir » mon nom aussi bien ?). Finalement, ça ne m’amuse pas de te descendre quand tu es déjà en bas. Alors je vais te laisser faire ton deuil. Ça prend combien de temps ? Une semaine, deux …

- Va te faire foutre Malfoy, coupa Harry

- Tu aimerais bien hein Saint Potter ? cracha Malfoy.

- Va au diable, répondit Neville

- Pour l’instant je suis bien où je suis. Mais je suis certain que Black sait ce que c’est d’être au diable. Oops, pardon, je ne voulais pas, je comptais attendre la rentrée pour la sortir celle là ! Bonnes vacances Potter ! Quant à toi la Sang de Bourbe avec ta tête toute mal coiffée, fais attention aux Mangemorts ! »

 

Ron se leva d’un bond. Crabbe et Goyle étaient prêts à l’attaque mais Malfoy les retint et ils sortirent.

 

« Je ne comprends pas comment un corps aussi beau peut abriter une telle méchanceté, une telle laideur ! » Déclara Hermione en soupirant.

 

« Qui est beau ???? Demanda Ron avec une mine décomposée. Tu ne parles quand même pas de Monsieur le Prétentieux Petit Préfet Malfoy ! »

 

Harry était écoeuré par les propos de son amie. Tout comme Ron, il ne concevait pas qu’on puisse trouver Draco Malfoy « regardable ».

 

« Si, poursuivit Hermione tandis que Ron la fusillait du regard, la première fois que je l’ai vu, j’ai été saisie par la grâce de son visage mais bon, après il a ouvert la bouche et ça a complètement cassé le personnage. C’est du gâchis à mon avis.

- C’est vrai qu’en plus, avec les entraînements de Quidditch et tout, il a un corps de rêve, sérieusement, intervint Ginny. Et ses mains …

- GINNY !!!!!!! Tu es la honte de la famille ! »

 

Harry essayait de ne surtout pas penser à cette conversation. Il souhaitait plus que tout se déconnecter de la réalité, même si les paroles de ses amis lui revinrent souvent en mémoire pendant ses vacances chez les Dursley. Il visualisait souvent Malfoy et … non, il n’imaginait pas qu’on puisse lui trouver du charme.

 

O

O

            **************************************************

 

Il se retourna dans son lit.

 

Le mal absolu.

 

Ron lui demanda si tout allait bien mais Harry fit semblant de dormir. Si seulement il pouvait fermer l’œil. Le mois de juillet s’imposa à lui, tout comme le corps de Malfoy à ce moment là.

 

            **************************************************

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O

 

C’était le jour de ses 16 ans et Harry avait passé un mois affreux, se terrant dans sa chambre pour ne voir et ne parler à personne, trop déprimé pour faire semblant. Il marchait dans Londres avec les Dursley et leur adorable progéniture, son cousin Dudley, afin de lui acheter de nouveaux habits. Harry était obligé de les accompagner puisque son oncle refusait à présent de le laisser seul dans la maison, de peur que Maugrey et les autres ne viennent tout saccager.

Ils allaient entrer dans le 5eme magasin lorsqu’une voix traînante les interpella. Harry tressaillit au son de la voix de Draco Malfoy. Le blond s’avança vers eux, un sourire angélique aux lèvres. Un coup d’œil à la famille Dursley et le Serpentard avait évalué la situation pour la tourner à son avantage.

 

«  Harry ? Harry Potter ? » Demanda-t-il de sa voix traînante comme s’ils s’étaient perdus de vue depuis des années

Harry ne répondit pas, trop occupé à essayer de comprendre pourquoi sa vie était un tel cauchemar, et pourquoi Malfoy avait l’air aussi séduisant dans ses habits de Moldu.

Il entendait Hermione et ses « je ne comprends pas comment un corps aussi beau peut abriter une telle méchanceté ».

 Les cheveux du Serpent étaient impeccablement coiffés en arrière, son pantalon noir de grand couturier mettait en valeur sa silhouette élancée, ses cuisses fermes et la cambrure de ses reins (très beau cul Malfoy, pensa Harry, qui a pensé ça ??), son tee shirt gris près du corps faisait ressortir la fine musculature de son dos et de ses bras. Il ôta ses lunettes de soleil et plongea son regard dans celui de Harry, sans mot dire.

 

Harry leva les yeux vers lui et découvrit avec horreur que le jeune Dragon, qu’il avait toujours affublé de surnoms tels que « le petit con », « le petit fils à papa gâté pourri », « le petit prétentieux immonde et suffisant » accusait en fait au delà d’une dizaine de centimètres de plus que le Survivant.

Il constata aussi, pour la première fois, que ce qu’il avait pris pour des yeux délavés étaient en fait d’un bleu gris déroutant.

 

Hermione et Ginny, je vais vous assassiner, promit Harry intérieurement.

 

« Et bien Harry, intervint l’oncle Vernon, tu ne nous présentes pas à ton ami ? »

Harry fut stupéfait de constater que sa famille regardait Malfoy avec une lueur … d’admiration !

 

Forcément, ce con  pue le fric à des kilomètres. Sale gosse gâté manipulateur !

 

« Je vous prie de m’excuser, déclara Malfoy, je suis incroyablement impoli. Si père, qui travaille au ministère me voyait (il leur décrocha son sourire le plus innocent). Je suis Draco Malfoy. J’étais à l’école avec Harry. »

 

L’enfoiré, il ment par omission ! pensa Harry. Tout ça pour que tante Pétunia et oncle Vernon le prennent pour un Moldu ! Et d’abord, pourquoi il est plus grand que moi ? Et pourquoi il est si bien fringué ? Et pourquoi il se balade du coté moldu de Londres ? Et pourquoi moi j’ai l’air d’un épouvantail avec les vieilles fringues de Dudley ?Et pourquoi j’ai pensé qu’il avait un beau cul ? Hein, pourquoi ?

 

« Vous devez être les Mol… l’oncle et la tante de Harry, poursuivit Draco qui avait l’air de s’amuser comme jamais. Et tu es ?

- Dudley, le cousin de Harry, répondit l’affreux en rougissant.

- Vous ne vous ressemblez pas, tu as l’air plus … comment dire … plus fier et en meilleur santé. »

 

Il fixa le gros ventre de Dudley pendant un instant et Harry crut qu’il allait éclater de rire).

 

« Harry, tu ne nous avais jamais parlé de Draco, » remarqua tante Pétunia complètement sous le charme.

 

« C’est normal, nous n’avons jamais été très proches, répondit Harry. Et dis moi Draco, que fais tu en ville, je croyais que tu détestais être ici, au milieu des… de cette foule.

- Je recherchais un cadeau pour mère, elle aime le folklore mold…londonien. Je me rendais  dans ce salon de thé pour me rafraîchir, voudriez vous m’accompagner ? »

 

Dans tes rêves petit merdeux.

 

« Avec plaisir, » répondit l’oncle Vernon en regardant Harry comme s’il regrettait que son neveu n’ait pas autant de classe que son ami.

 

Draco avait l’air triomphant en entrant dans le salon de thé. Il passa une heure à charmer les Dursley, à complimenter Dudley, à sourire chaleureusement à Harry (fils de pute, en plus ton sourire est carrément beau !), tout en ayant une lueur mauvaise dans le regard.

 

Harry fut surpris de voir que beaucoup de femmes et d’hommes se retournaient pour observer le jeune Serpentard, ce qui n’était pas surprenant vu son apparence surréaliste.

« Et ses mains » disait Ginny dans les oreilles de Harry. Il fixa ses longues mains et un frisson parcouru son corps. Il secoua vivement la tête, pris entre l’inconfort d’être ainsi à la merci de son ennemi juré et le plaisir de le voir ouvertement se moquer des Dursley.

 

 Il se rendit compte que c’était la première fois depuis un mois qu’il pensait à autre chose qu’à la disparition de Sirius.

Harry était conscient des œillades sévères que lui lançaient les Dursley, qui regrettaient amèrement que leur neveu ne soit pas Draco et qu’il ne soit pas plus agréable avec l’héritier de l’homme qui travaillait au ministère.

 

Lorsque le Serpentard se leva pour prendre congé, l’oncle Vernon sorti son portefeuille.

 

« Je vous en prie, déclara Draco avec un sourire qu’il voulait embarrassé tout en sortant une impressionnante liasse de billets, père m’a toujours dit de ne pas profiter de la générosité des gens et j’ai le plus grand respect pour ce que m’apprend l’ancienne génération. Je serais très gêné si vous n’acceptiez pas mon invitation. »

 

Quel sale petit – grand lèche cul ! gémit intérieurement Harry.  

 

Là encore, l’oncle Vernon regarda Harry avec dégoût. Draco fit mine de donner une accolade au Gryffondor et il en profita pour murmurer à son oreille :

« Je vais faire de ta vie un enfer Potter.

- C’est déjà fait connard, » répondit Harry en essayant d’ignorer le souffle du Serpentard dans son cou.  

 

O

O

 

Lorsque Draco Malfoy quitta Harry Potter et sa famille, il était particulièrement satisfait de la chance qui s’était offerte à lui d’humilier son pire ennemi. Etrangement, il s’était surtout appliqué à faire passer les Dursley pour des idiots plutôt que Potter.

Comment le saint de Poudlard avait pu vivre avec ces ignares, il ne le comprenait pas. Comment Potter pouvait sembler attirant avec ses habits trop grands et délavés, il ne le comprenait pas.

Ce qu’il comprenait par contre, c’était le regard amusé de Potter quand Draco prenait plaisir à tourner sa famille en ridicule.

 

J’ai amusé Saint Potter, écoeurant.

 

Il affichait encore un sourire hautain lorsqu’il croisa le regard d’une jolie fille. Il la voulait, il l’aurait.

 

O

O

 

            ********************************************

 

Couché dans son lit, ce soir d’octobre, Harry souriait au souvenir de Dudley rentrant de Londres un jour d’août, les cheveux teints en blond, tirés en arrière, « à la Draco » avait il dit. La tante Pétunia et l’oncle Dudley avaient trouvé leur fils absolument magnifique, et Harry était parti dans un fou rire magistral, lui valant d’aller au lit sans manger.

 

 Tant pis, ça en valait la peine.

 

Mais pourquoi fallait il que ce soit encore indirectement Malfoy qui soit responsable de la bonne humeur du Gryffondor ? Comment ce grand connard pouvait-il donner au Survivant envie de sourire quand l’idée même de sa présence le rendait malade ?

 

O

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Le premier septembre, le Poudlard Express venait juste de quitter la gare lorsque Angelina Johnson, le capitaine de l’équipe de Quiddich de Gryffondor pénétra dans le compartiment de Harry, Ginny, Hermione, Ron et Neville. Elle affichait un sourire béat qui poussa Ron à lui demander :

« Tu as rencontré l’amour pendant les vacances ou quoi ?

- tout à fait ! j’ai passé un mois avec un ange. Il est doux, intelligent, et c’est le coup du siècle au lit !

- et on connaît l’heureux élu ? questionna Harry sans trop se préoccuper de la réponse.

- Plutôt oui, il étudie à Poudlard. C’est l’être le plus exquis et le plus sexy que j’ai pu rencontrer. Comme quoi les apparences …

- Qui est ce ? interrogea Hermione avec un sourire complice.

- Draco Malfoy. »

 

Harry eut l’impression qu’on venait de lui donner un coup de poing qui lui coupait le souffle ; Ron poussa un cri de stupeur et s’étouffa avec sa Chocogrenouille ; le visage d’Hermione perdit toute couleur ; Neville bégaya quelque chose qui ressemblait à « Dra…Dra… Ma… Mal… ?».

 

« Oui, c’est bien de Draco Malfoy qu’il s’agit, déclara Angelina avec un sourire extasié. On s’est vus à Londres et on a discuté pendant des heures. Il est vraiment adorable.

- COMMENT C’EST POSSIBLE ??? CE MEC EST UNE MERDE ! s’exclama Ron.

- Merci du compliment, intervint Malfoy qui venait d’ouvrir la porte du compartiment et qui se tenait tranquillement appuyé dans l’encadrement en faisant mine d’examiner scrupuleusement ses ongles. Je pense toutefois que c’est le comble de me faire traiter de merde par quelqu’un qui VIT dans la merde. Comment va Dudley, Harry ? »

 

En entendant le Prince des Serpentards prononcer son prénom d’une manière écoeurée, Harry tressaillit. Une furieuse envie de cogner ce fils de pute lui démangeait les poings.

« Va mourir Malfoy.

- il parait qu’on se sent en paix quand on meurt, tu crois que c’est vrai ? ou alors c’est comme passer… à travers… un voile ? » Demanda le blond d’une voix calme, le regard rempli de haine, contrastant avec son sourire innocent.

 

L’allusion à Sirius était trop évidente pour ne pas être relevée. Avant même que les autres aient eu le temps de le rattraper, Harry s’était levé et son poing s’était abattu sur la joue de Malfoy qui tomba en arrière.

Harry se jeta sur lui et le frappa de toutes ses forces, n’importe où, n’importe comment, le but étant juste de lui faire mal. Il frappait pour évacuer sa peine. Le Serpentard ne rendait pas les coups, il se contentait juste de repousser le Gryffondor.

 

« Harry lâche le ! » hurla Angelina pendant que la voix de Ron lui arrivait aux oreilles : « Harry, laisse le moi ce fils de chacal ! »

 

Hermione, Neville et Ginny le tirèrent de toutes leurs forces et son corps lâcha enfin celui du jeune blond qui se releva avec peine. Haletant, épuisé, le visage en sang et chaque muscle qui demandait grâce, Draco releva la tête en signe de défi.

 

« Frapper un préfet, ça va faire du bruit ça, Potter ! »

 

Angelina s’était précipitée dans les bras de son amant et elle essayait d’essuyer le sang d’une main tremblante. Doucement, il saisit sa main et l’embrassa tendrement en déclarant : « je venais juste te prévenir que je dois me rendre à la réunion des préfets, on se verra dans la Grande Salle pour le repas si tu veux bien.

- oui, bien sûr Draco, » répondit-elle avec un sourire alors qu’il tournait déjà les talons, se tenant le plus droit possible malgré ses cotes qui lui donnaient envie de hurler de douleur.

 

La porte était à peine refermée que déjà, Ron criait :

« Tu ne vas pas me dire que tu comptes rester avec lui quand même !

- Non Ron, je ne te le dirai pas, mais je l’espère du fond de mon cœur. Vous ne le connaissez pas tel qu’il est vraiment ; c’est un vrai gentleman.

- Oui la preuve ! Ecoute Angelina, tu fais ce que tu veux mais ne pense tu pas qu’il est possible que Draco se serve de toi juste pour faire enrager Harry ? demanda Hermione.

- Dans la mesure où Harry n’est ni amoureux de moi, ni de Draco, je ne vois pas en quoi notre relation pourrait l’ennuyer.

- Tout simplement parce qu’il t’aime bien, que tu es capitaine de l’équipe de Quidditch des Gryffondor et que ce sont deux raisons suffisantes pour  Draco.

- Et depuis quand tu l’appelles Draco ??? S’offusqua Ron. »

 

S’ensuivit une discussion plus que houleuse dont le centre était encore Draco Malfoy. Harry se retira dans son monde, fatigué et inquiet des suites que son agression envers le préfet des Serpentards pourrait avoir. Même Angelina fut fatiguée d’entendre parler de son petit ami et elle partit rejoindre Cho Chang dans un autre compartiment.

 

Harry fut fixé une demie heure plus tard, lorsque Hermione et Ron revinrent prématurément de la réunion des préfets.

 

« Harry tu n’as pas fait semblant cette fois, déclara Hermione avec un regard lourd de reproches. Malfoy a pas mal de contusions et des cotes cassées. Je crois qu’il a un poumon perforé, mais je n’en suis pas certaine. Il respire très mal.

- Il joue la comédie ! s’exclama Harry. Il fait toujours ça vous le savez bien ! Regardez comme il faisait le martyr quand l’hypogriffe lui a à peine effleuré la main !

- Non cette fois Harry c’est plus sérieux, intervint Ron qui semblait étrangement inquiet. Je t’assure qu’il est encore bien plus pâle qu’à son habitude et ses lèvres sont blanches. Je pense que c’est grave. Pas que son état m’alarme, franchement il peut crever, je m’en fous. Ce qui me pose soucis, c’est ce qui va t’arriver à TOI. Rogue ne passera pas l’éponge, c’est certain, il va demander ton exclusion.

- Le professeur Rogue et Madame Pomfresh vont transplaner dans le train dès qu’ils auront préparé la potion nécessaire au rétablissement de Draco, précisa Hermione.

- Non mais t’arrête de l’appeler par son prénom !!! Tu veux prendre la place d’Angelina dans son lit ou quoi ??

- Ça suffit Ron, ce n’est pas le sujet qui nous intéresse. Harry, je pense que tu devrais aller t’excuser auprès de Malfoy et peut être qu’il évitera de trop te chercher après ça.

- M’excuser ?? M’excuser ?? C’est lui qui devrait s’excuser. L’allusion à Sirius était basse et méchante !

- Heu…Harry mon cœur, tu as déjà vu Malfoy faire une allusion autre que basse et méchante ? demanda Ron en souriant. Tu as eu raison de lui rentrer dedans, mais tu n’aurais pas dû y aller aussi fort. Je sais que tu souffres, que tu veux trouver un responsable à là mort de Sirius, mais Harry, Malfoy n’est qu’un petit con, il n’est en rien responsable de ta souffrance. Il s’en sert juste, nuance.

- Et depuis quand tu dis des trucs sensés toi ? Questionna Harry, plutôt mal à l’aise.

- Depuis que je traîne trop avec Hermione !

- Ok, je capitule. Je vais aller lui faire mes putains d’excuses et après, je l’achève ! »

 

La préfète ne répondit pas, il n’y avait rien à répondre de toute façon. La haine que se vouaient les deux garçons était sans limites.

Harry partit à la recherche du Serpentard et il le trouva rapidement, grâce à l’attroupement devant son compartiment. La porte était fermée et le rideau tiré. Etrangement, il y avait un nombre important de Serdaigles, de Poufsouffles et de Gryffondors qui attendait, l’air inquiet.

 

Putain, j’ignorais que Malfoy avait un tel fan club ! Mais qu’est ce qu’elles lui trouvent à ce rat ? Un pot de gel par jour et elles sont toutes à ses pieds, ça semble facile. Mais, mais dites moi que je rêve !!! Y’a même des mecs qui semblent sur le point de mourir d’angoisse !  Eh ho ! Réveillez vous bande de malades ! C’est de Malfoy qu’on parle là ! C’est pas comme s’il s’agissait de…de…ben je vois pas. Bref, c’est pas comme s’il s’agissait de quelqu’un qui ne soit PAS Malfoy. Malfoy est moche, qu’on se le tienne pour dit.

Harry ?

Oui Harry.

Arrête de te parler tout seul, tu te fais peur. Va boucler le chapitre des excuses et barre toi vite avant que la Parkinson ne te trucide.

 

 Angelina, qui se trouvait aussi à l’extérieur, lança un regard désespéré à Harry. Pansy Parkinson et Vincent Crabbe se jetèrent sur lui et, si Gregory Goyle aidé Blaise Zabini ne les avait pas arrêtés, Harry aurait certainement été dire bonjour à ses ancêtres.

 

«  Zabini était avec lui il y a 5 minutes, déclara Angelina avec des larmes plein les yeux. Il nous a dit que Draco voulait du calme, pour se concentrer sur sa respiration.

- Je suis venu lui présenter mes excuses, ça prendra vingt secondes. »

Sans attendre de réponse, il entra sans faire de bruit dans le compartiment et il resta un instant interdit devant Malfoy. Le jeune blond était assis, la tête relevée, appuyée contre le mur. Il avait les yeux clos et quelques mèches de cheveux venaient lui caresser le front.

 

Ok, je retire ce que j’ai dit auparavant. Malfoy est carrément torride ! Et moi je vais aller en enfer pour avoir osé regarder le fils de Lucifer !!!! Et pour avoir eu envie de regarder un mec !! Harry c’est un mec !!!! Putain je suis gay ? Nan, impossible. C’est juste Malfoy qui ressemble à une fille. Heu…non, même pas. Bon écoute Harry, tu parleras de tout ça avec toi plus tard, à tête reposée !

 

Le Serpentard ne portait qu’un pantalon noir, sa robe de sorcier et sa chemise tâchée de sang reposaient sur le sol. Son torse clair, était recouvert d’un bandage serré mais on pouvait voir par-dessus le tissu, d’innombrables griffures, la peau avait pris une teinte violacée par endroits. Une marque rouge lui soulignait l’œil gauche et une entaille troublait la perfection de sa lèvre inférieure.

Mais ce qui remplissait de culpabilité le cœur de Harry était la respiration de son ennemi. Il haletait plus qu’il ne respirait, en faisant bien attention de ne pas trop remplir ses poumons d’air.

 Chaque inspiration semblait douloureuse et le masque de mépris avait quitté son visage.

Il ouvrit les yeux et tourna la tête pour regarder par la fenêtre et c’est là qu’il vit le reflet de Harry.

Il tenta de se relever pour prendre sa baguette mais la douleur semblait trop forte et il se contenta de murmurer en reprenant sa façade glaciale :

« Alors Potter, tu es venu finir le boulot ? »

 

Harry se sentit étrangement triste.

 

« Je suis venu te présenter mes excuses. Je n’aurais pas dû t’agresser de la sorte.

- Venir s’excuser pour sauver sa peau, ça n’a rien de très Gryffondor je trouve, rétorqua Draco en plongeant son regard bleu métallique dans celui de Harry. C’est la sang de bourbe ou le nécessiteux qui t’ont demandé de jouer le mec bien, plein de remords ?

- Tu es perspicace.

- En effet. Potter, il va falloir que tu admettes que si je suis un des meilleurs élèves de Poudlard, ce n’est pas parce que j’avale. C’est juste parce que je suis intelligent. Point.

- Par Merlin Malfoy, tu as des expressions choquantes.

- Tu n’en as pas marre d’être toujours le Parfait Petit Potter ? demanda Draco entre deux halètements, en passant sa langue sur ses lèvres desséchées.

- Toujours est-il que j’ignorais t’avoir autant amoché. J’en suis très sincèrement désolé.

- Je pense que je survivrai » répondit Draco en essayant de se baisser pour ramasser sa chemise.

 

Ce que vit Harry à cet instant lui glaça le sang dans les veines. Sur la peau pâle et délicate de Draco, il vit trois immenses traces rougies par le sang, comme s’il avait été fouetté. Harry se précipita pour récupérer la chemise et il la tendit au Serpentard.

 

« C’est quoi ces marques sur ton dos Draco ? » interrogea-t-il.

 

Draco sembla se figer. Il resta un instant muet, puis il toisa Harry de son regard le plus dédaigneux.

 

« Si on te le demande, tu diras que tu ne sais pas.

 - Qui t’as fait ça ? ces blessures sont antérieures à notre dispute, c’est certain.

- Bon écoute, ça ne te regarde pas mais je vais te le dire quand même : je suis tombé de mon balais en jouant au Quidditch. Et maintenant… »

 

Il commença à s’étouffer, cherchant désespérément de l’air pour emplir ses poumons. Il entendit Harry crier son prénom. Il sentit qu’on lui passait la main dans les cheveux mais il ne savait pas à qui elle appartenait. Le professeur Rogue et madame Pomfresh arrivèrent à ce moment là et il reconnut la voix de son directeur de maison hurler à Harry que tout était de sa faute, qu’il aurait dû le laisser se reposer. La voix de madame Pomfresh lui disant que tout irait bien, fut la dernière chose que Draco Malfoy entendit avant de voir des lutins de Cornouailles danser devant ses yeux et de sombrer dans l’inconscience.

 

A suivre…

 

 

 
 
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