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au 20 Nov 08 :
1059 comptes dont 373 auteurs
pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
qui ont générés 7129 reviews
 
     

     
 
Quand un no-life change de
Par Schnut
Harry Potter  -  Romance/Humour
11 chapitres - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 9     Les chapitres     30 Reviews    
Chapitre 7 : ...Sans marchandage

Chapitre 7 : ...Sans marchandage

Voila enfin le VRAI chapitre. Toute mes escuses pour la fause joie d'il y a trois jour. C'était pas ma faute, pardon ! Désolé, désolé, désolé. J'ai eu dans l'idée dans le suprimer, il me met un peu mal à l'aise. Enfin c'est pas grave !

Ah, et aussi : ce chapitre doit être bourré de fautes puisqu'après ma libération et sous l'emprise du Panache je n'est rien fait corriger à Milie. Bien fait pour toi si tu lis cette note ( et écris à ton correspondant) !

Sur ce, bonne lecture.

 

Harry en avait plus qu' assez. Malfoy se comportait comme un enfant de trois ans, tripotant tous les boutons de la voiture. Il avait ainsi déclenché le mini distributeur de chocogrenouilles et fondants du chaudron, monté et descendu une bonne dizaine de fois les vitres électriques, mit successivement le chauffage et la climatisation à fond, baissé son siège en couchette lui permettant de prendre une bouteille de bierraubeurre dans le mini-bar à l'arrière ; Avait constaté qu'il pouvait regarder un film sur de minis-écrans encastrés dans le derrière des sièges et en avait découvert un autres qui sortait de la boîte à gants ( toujours en appuyant au hasard sur les boutons ), diffuser un parfum de menthe dans toute la voiture à la force de jouer avec le désodorisant, constaté que Marine avait installé également un mini ordinateur dans la boîte à gants (en poussant la tirette de l'écran de film deux fois,un clavier apparaissait). En ce moment même il jouait avec le pingouin en peluche qui était accroché au rétroviseur.

Harry se demandait si rouler avec le GPS avait été une bonne idée, car si Malfoy avait dû lui indiquer la route il ne serait pas occupé à toucher à tout. Il soupira une énième fois et la voiture s'arrêta net au milieu de la chaussée, accompagnée des klaxons et des crissements de pneus, des voitures les suivant. Harry se tourna vers Malfoy furibond. Celui-ci abordait un air surpris, la main innocemment posée sur le bouton « START » situé au dessus du tableau de bord. Devant le regard noir de Marine et après analyse de la situation il comprit qu'il venait de faire une bourde. Il enleva précipitamment sa main et la posa bien à plat sur sa cuisse, fuyant le regard de la conductrice. Elle réappuya sur le bouton et redémarra la voiture, débloquant la situation et la chaussée par la même occasion. Harry respirait bruyamment, espérant ainsi retrouver un semblant de calme. Il mit en marche la radio et la voiture fut habitée par la douce voix de Bob Marley, tirant un sourire à Harry, pensant qu'il n'aurait pas pu tombé mieux pour se détendre. Il se mit à fredonner « Could you be love » et se concentra sur la route. Un petit moment s'écoula ainsi. La chanson finit et fut remplacée par un air pop. « TU TOUCHES PAS »Draco retira promptement la main fautive qui s'était, à priori, trop approchée de l'étrange manette à côté du levier de vitesse. Le reste du voyage fut ponctué de « lâchez ça » « NON » « Vous pouvez pas restez tranquille deux secondes ? » « Touchez pas ! » « Enlevez vos sales pattes de là » et Harry ne trouva pas les mots pour exprimer son soulagement quand ils furent enfin arrivés à destination. D'autant plus qu'il était presque sûr que Malfoy avait, à la fin, fait exprès de toucher à tout pour l'embêter. Ils sortirent de la voiture et emboita le pas à Draco, qui se dirigeait vers une petite boutique coincée entre en restaurant et une toiletterie pour chien. « C'est pas celle où vient Mrs Johnson ? »

Pour accéder à la boutique, ils empruntèrent un couloir où une musique douce et engageante était diffusée. Harry observa les différentes affiches qui tapissaient les murs, présentant des modèles de collection. Des miroirs muraux étaient installés de part et d'autre du couloir, sans doute dans une optique commerciale. Après quelques mètres, encadrant l'entrée, de somptueux rideaux or vous invitaient à pénétrer dans une vaste salle. Harry s'y engagea et fut forcé d'admettre que Malfoy avait du goût.

Face à lui, exposés sur une table circulaire de bois sombre, des habits clairs étaient pliés sur le devant du meuble. Derrière les vêtements étaient exposés deux cadres. Celui de gauche montrant un homme, celui de droite, une femme, séparés par des acanthes. Tous les portants et autres présentoirs étaient installés sur de petits tapis de laine blanche, tranchant avec la teinte bordeaux du sol. Harry releva la tête et admira un plafond peint en trompe l'oeil, évoquant un le ciel étoilé d'une nuit d'été. Des spots y étaient incrustés, remplaçant la clarté des étoiles. DEs cabines d'essayages entourées par des psychés jouxtait un comptoir au fond du magasin.

« C'est tout bonnement superbe !

-La collection sera installée dans cette espace là » fit Draco en montrant du doigt un espace vide du magasin à côté de l'entrée.

« Cool

- Bon et bien maintenant que tu as vu la boutique, on va pouvoir passer aux choses sérieuses.

- Je vais commencer tout de suite ?

- Bien sûr que oui, on a déjà perdu assez de temps. Et le temps c'est de l'argent. Suivez-moi »

Draco sortit du magasin d'un pas guilleret et le ferma après que Harry ai daigné sortir.

« Et on va où maintenant ? Je croyais que vous travaillez à la boutique

-Non non, enfin seulement quelques fois. Moi je créé et je supervise tout le marketing. Notre boîte ne se situe qu'à quelques rues de la boutique, inutile de prendre la voiture. »

Harry se résigna à suivre Malfoy. Il ne connaissait pas cette partie de Londres, aussi il observa l'endroit. Ça avait l'air d'une rue commerciale des plus banale. Il ricana. Malfoy se retourna vers lui.

« Qu'est ce qui vous fait ricaner ?

- Rien, rien » Connaissant Malfoy il aurait pensé que sa boutique serait dans une avenue plus connue; Et bien que le magasin soit fort engageant, la renommer ne pouvait être à leur porte avec seulement cette boutique.

« Je comprends que vous ayez besoin d'un coup de pub !

- Vous insinuez quoi par là ?

- Rien, rien. »

Un silence s'installa. Enfin si l'on peut appeler ça silence, car une rue commerciale ne peut être totalement silencieuse. Ils marchèrent quelques temps accompagnés du bruits sourd des passants, puis Draco posa une question à laquelle Harry ne s'attendait pas.

« Vous n'avez pas peur ?

- Peur ? Où ? Mais de quoi ? Et pourquoi ? »

Malfoy paru un instant réfléchir , puis se décida à parler.

« On m'a dit que vous aviez une peur bleue que les gens vous reconnaissent. Or, nous sommes dans une rue commerciale» Il se tourna vers Marine qui haussait un sourcil en une question muette (En clair elle comprends pas où il veut en venir) et continua sur sa lancée.

« Et il y a plein de monde. Je m'attendais à ce que vous opposiez de la résistance ou que vous trembliez de peur dans une rue comme celle là.

- Elle n'a rien d'exceptionnel cette rue » Malfoy se renfrogna. « De plus je suis ''Sorcièrophobe''et non agoraphobe. A votre avis pourquoi je suis installée dans un quartier tout ce qu'il y a de plus moldu ? » Draco n'insista pas mais trouvait cela complètement contradictoire. Des sorciers pouvaient très bien se "cacher " parmi les moldus. Eux-même passaient inaperçus avec leurs vêtements. Il garda son raisonnement pour lui car, il en était sûr, s'il en avait fait part à Marine, quoi qu'il dise ou fasse, elle aurait paniqué et sans doute été capable de revenir sur leur marché. Et cela Draco ne le voulait en aucun cas.

« Vous êtes devenue célèbre comment ? »

Marine donna l'impression de s'étrangler avec sa propre salive. Elle posa ses yeux verts, occultés par sa mèche, sur lui avec un soupçon de peur et d'étonnement. Draco pensa que dès qu'ils arriveraient à la boîte, la première chose qu'il ferait serait de couper cette mèche.

« P.Pardon ?

- Comment êtes-vous devenue célèbre ?

- Qui vous a dit que j'étais célèbre ? »Fit Marine paniquée, en jetant des regards autour d'elle.

« La même personne qui m'a parlé de votre agoraphobie, enfin, sorciérophobie.

- Qui ?

- Oh, vous le découvrirez sûrement un jour. Nous sommes arrivés » fit Draco closant ainsi la discussion.

Marine détourna de lui son regard inquisiteur et regarda l'immense façade blanche du bâtiment se trouvant devant elle. D'au moins trois étages, de grandes baies vitrées donnaient à l'immeuble une image de modernité, renforcé par les quelques meubles I-tech que l'on pouvait entre-apercevoir à l'intérieur. En dessus de la porte d'entrée, s'étendait en écriture stylisée «Hedera Musicae». Sans doute le nom de leur marque.

On avait peint autour de l'entrée du lierre d'un très grand réalisme, chacune des tiges agrémentées de petits étoiles et étincelles. Les deux lianes se rejoignaient au milieu de l'entrée et s'enroulaient autour d'une baguette et d'une flûte se croisant. Le vert du lierre contrastait avec le blanc de la façade d'une exquise façon. Par contre Harry ne comprenait pas trop pourquoi Malfoy et ses associés avaient croisés une baguette avec une flûte. Peut-être que la baguette symbolisait le monde sorcier et la flûte le monde moldu. Ils voulaient peut-être également un instrument de musique et la flûte était de même taille que la baguette. Il posa la question à Malfoy, qui lui fit une réponse fort satisfaisante. « Oh et bien ça c'est par ce que j'aime bien vous faire chanter »Il se détourna de Harry et entra dans son lieu de travail en lui faisant signe de le suivre, n'apercevant pas de ce fait le regard qui tue made in Potter. ( Flute ! ) Il salua la secrétaire qui faisait également office d'hôtesse d'accueil et continua son chemin vers les ascenseurs, au fond de la pièce, lorsqu'un un cri d'horreur lui glaça les sangs et le fit se retourner.

o0o

Harry entra à la suite de Malfoy en maugréant. Il passa les portes vitrées et se retrouva dans une vaste salle au dallage blanc. D'immenses tableaux étaient fixés aux murs, ainsi que les affiches des anciennes collections, apportant un panel de couleurs impressionnant, et donnait une impression de vitalité; Des plantes vertes étaient disséminées dans toute la salle, encadrant les quelques fauteuils, sièges noirs destiné à l'attente, que Harry jaugea être l'œuvre d'un savant fou. Il jeta un coup d'œil sur sa gauche et se figea. Au beau milieu d'un imposant bureau circulaire, le téléphone vissé à une oreille, maquillé à outrance, son pire cauchemar se tenait là. Harry fut prit de tremblements incontrôlables, dus à une peur sans nom. La créature reposa le combiné et fit pivoter son fauteuil pour retourner à son travail. Elle aperçu de ce fait Harry, auquel elle adressa un sourire. Il put enfin nommer cette peur. Elle portait un badge. « Veronica ».

« Bonjour. Vous avez rendez-vous ? »

Harry ne répondit rien, les yeux fixés sur le visage de « Véronica », les yeux écarquillés et la mâchoire contractée. Véronica réitéra sa demande, comme Harry ne semblait toujours pas répondre et songea qu'elle avait peut-être quelque chose entre les dents, pour qu'on la fixe si intensément. Elle se baissa, fouilla dans son sac à main et prit un petit miroir dans lequel elle s'observa. Non, tout était parfait. Véronica regarda de nouveau la jeune femme en fasse d'elle qui semblait terrorisée et se tordait les mains devant elle, ouvrant puis fermant la bouche comme un poisson hors de l'eau, essayant visiblement de parler.

« Eh bien quoi ? Parlez donc ! Qu'est ce qu'il y a ? ..; C'est mon maquillage c'est ça ? Elle secoua la tête. J'étais sûre de ne pas avoir mis assez de rouge à lèvres »

Elle reprit son petit miroir et piocha dans son pot à crayons, duquel elle sortit le tube et s'empressa d'en étaler une généreuse couche sur ses lèvres. Cela acheva Harry qui poussa un véritable cri d'effroi.

o0o

Draco aperçu une Marine en larme fondant sur lui et se cachant derrière son dos. Il essaya de lui faire face, mais elle réussissait toujours à rester cacher derrière lui. Draco sentit Marine lui agripper sa veste et la tirer par petits acouts frénétiques. Il jeta un coup d'œil par dessus son épaule et vit marine baissant furtivement la tête, se blottissant dans son dos comme un petit enfant dans les jupes de sa mère, répétant inlassablement « C'est elle, oh mon dieu, oh mon dieu c'est elle; Oh mon dieu oh mon dieu » Draco s'arracha à la douce sensation d'une poitrine contre son dos pour interroger Véronica du regard. Elle haussa les épaules pour signifier son incompréhension et retourna à ses rendez-vous. Marine c'était arrêtée de pleurer mais maintenant bafouillait des phrases sans queue ni tête en se détachant de Draco. Elle se dirigea vers la sortie mais il la retint.

« Lachez moi,je rentre chez moi !

- Mais en fin qu'est ce qu'il y a ?

- Ce qu'il y a c'est que je ne resterais pas une seconde de plus dans cette établissement regorgeant de PSYCHOPATHES !

- De psychopathes ?

- Elle et vous ça fait déjà DEUX !

- Allons bon, c'est Véronica le problème maintenant ? Qu'est ce qu'elle vous a fait ?

-... »

Harry resta silencieux. Il ne pouvait pas lui avouez que cette « Véronica » était le folle qui lui avait demander de signer un autographe sur sa poitrine avec son horrible rouge à lèvres. Rien que d'y penser il en avait encore des frissons dans le dos. Brrr.

« Dans ce cas je ne vois pas ce qui cloche; Et rien ne vous empêche de lui parler » Conclua-t-il l'air de rien.

« VERO...

- NON pitié ! L'appeler pas je ferais tout ce que vous voudrez !

- Vous faites déjà tout ce que je veux »

« DE quoi ? Mais il se prends pour qui lui ? Un Malfoy ? Okay j'ai rien dis. Mais rira bien qui rira le dernier, je n'est pas dis mon dernier mot Ngnihihihihi. On va se la jouer attraction fatale. Il ne pourra rien me refuser. Mon dieu, qu'est ce qu'il faut pas faire! »

« Vraiment ? Harry releva la tête avec lenteur et encra son regard dans celui de Malfoy avec un sourire prédateur. Harry entra dans l'ascenseur que Malfoy avait appelé et attendit que celui-ci le rejoigne. Draco appuya sur le bouton de l'étage destiné puis se mura dans le silence. Harry sourit encore plus grandement et s'approcha de manière chaloupée de Malfoy (essayer de faire une démarche chaloupée sur un mètre, c'est pas spectaculaire mais bon) et avant que celui-ci n'ai esquissé un geste, stoppa l'ascenseur.

« Mais qu'est ce que vous faites ?

- Ça se voit non ? J'arrête l'ascenseur » fit Harry d'une voix douce.

- Redémarrez-le tout de suite ! » Draco était légèrement claustrophobe et se retrouver dans un ascenseur arrêté, avec trop peu d'espace à sa porté, fit débuté une angoisse sourde en lui. Harry perçu le malaise de Malfoy, même si celui-ci tentait vainement de le dissimuler. Ses yeux revenaient sans cesse sur le panneau de contrôle, il avait ouvert le col de sa chemise et se dandinait d'un pied sur l'autre. Harry jubilait. Il venait de mettre la main sur un des point faible de Malfoy et contait bien l'utiliser.

« Mr Malfoy ? Appela-t-il doucement, Vous vous sentez bien ?

- Bien sûr que oui ! Pourquoi n'irais-je pas bien ? » répondit-il avec hargne.

« Vous êtes sûr ?

- Oui. Maintenant si vous pourriez avoir l'extrême obligeance de remettre en marche cet ascenseur, on a pas que ça à faire.

- Vous ne pouvez pas le faire vous mêmes ?

- Je...je ne sais pas comment sa marche. Je sais...pas ce qu'il faut faire dans ce cas là » On aurait cru que ses mots lui écorchaient la bouche

- REPARREZ-LE !

- Mais il n'est pas en panne » fit Harry ironique.

Draco commençait à angoisser légèrement.

« Détendez vous » susurra Harry.

Sur ce il poussa Malfoy contre la paroi aux portes et se colla à lui d'une manière qu'il voulait sensuelle. Étant donné que c'était la première fois de sa vie qu'il faisait ça, il n'avait aucune idée de la porté de sa réussite. Il se mit à tripatouiller le col défait de Malfoy qui le/la regardait avec des yeux ronds. Harry se haussa sur la pointe des pieds et chuchota à l'oreille de Malfoy une si petite phrase, mais une si petite phrase dite d'une voix tellement sensuelle et pleine de double sens ; que dis-je ? Pleine de sens ; que Draco en eu le souffle coupé.

Un frisson lui parcouru entièrement alors que Marine posait une main sur son torse et que l'autre redessinait sa clavicule à travers le tissu, une moue irrésistible et tentatrice sur le visage. Draco déglutit. « Il y a tant de choses à faire dans un ascenseur » Cette phrase ne pouvait être anodine. Pourtant, au fond de lui, quelque chose lui disait de se méfier.

Harry regarda Malfoy un peu étonné. Aucune réaction. Ce mec était un bulot ou quoi ? Ou peut-être qu'il 'y était pas aller assez franco. « Oh mon dieu, qu'est ce qu'il faut pas faire. Mais tout plutôt que de rester dans cette boîte avec l'autre furie de Véronica. Ok on passe au niveau deux de la phase séduction. » Sur ces pensées, il se hissa de nouveau sur la pointe des pieds et déposa un petit, tout petit bisou dans le haut du cou de Malfoy. Juste sous l'oreille. Puis alors que celui ci se figeait, il recommença cette fois un peu plus bas. « Ça y est il réagit »s'extasia Harry, réprimant un sourire machiavélique. A vrai dire, seule le corps de Draco réagissait; son cerveau était tombé en pleine léthargie. Les yeux exorbité dans un sentiment de pure surprise, la bouche entrouverte, son corps se raidi pour finalement prononcer qu'un seul misérable, petit « Guh ? »

Harry se retint d'exploser de rire tellement Malfoy avait l'air stupide à cet instant. Si deux petits bisous dans le cou lui faisait cette effet là, alors il n'avait heureusement pas besoin de passer au niveau trois sur son échelle de séduction.

« Ça va ? Vous avez l'air bizarre »

« Phase comédie n°1 enclenchée. » Harry se détacha comme à regret du corps de Malfoy et se tourna vers la paroi apposée en soupirant.

« Ah si seulement je pouvais me souvenir de comment on fait pour remettre l'ascenseur en marche » fit-il d'une voix désespérée.

A ces mots le cerveau de Draco se remit en marche. Décidément quelque chose ne tournait pas rond. Il se maudit intérieurement de ne rien comprendre aux ascenseurs moldus (mon dieu qu'est ce que c'est compliqué le fonctionnement d'un ascenseur !) Il entendit Marine parler d'une voix distraite de la possibilité de rentrer chez elle. Mais bien sur. Quelle comédienne celle-là. Mais une comédienne qui avait jouée un jeu fort agréable. Pourquoi ne pas en profiter ? Ce serait un manque total de fourberie. Il s'approcha de Marine qui lui tournait le dos et demandait d'une voix mortifiée ce qu'elle pouvait bien faire, que c'était tellement dommage qu'elle est oubliée ce si petit détail. Il entoura ces de ses bras et se pencher pour murmurer à son oreille une petite phrase toute simple, toute petite, mais pleine de sous-entendus. « C'est vrai ça, qu'est ce que vous pouvez faire ? ». Il la sentie avec plaisir se raidir et son pouls s'accélérer. La confirmation de la comédie se révéla par le bafouillement incompréhensible de Marine qui tentait de s'extirper des bras qui la retenait captive.

Harry était déstabilisé. Il ne pensait pas que son plan marcherait si bien...ni qu'il réagirait comme ça. Il avait sciemment allumé Malfoy. Il ne pouvait pas reculer maintenant surtout que la délivrance était à la clef de ce pénible stratagème. Harry sentie une odeur de menthe (résultat du désodorisant de la voiture) avant qu'une bouche taquine ne vienne lui mordiller l'oreille. « Mais qu'est ce qu'il fait ce connard ?» Harry commençait à avoir un vague soupçon peur. Le plan marchait trop bien à son goût. Et il prenait trop goût à ce que Malfoy lui faisait, à son grand damne. Il faut dire qu'il n'ait jamais résister à un mordillement d'oreille; « Wow ».

Malfoy continuait son périple en déposant de léger baisers dans le cou, déviant de temps en temps vers la mâchoire pour finalement s'arrêter sur la gorge de Marine.

Harry inclina puis rejeta la tête en arrière pour laisser un plus grand accès à celui qui le butinait d'une si exquise façon. C'était divin; Il ne put retenir un gémissement . Mais ce gémissement eu le mérite de le faire revenir à la réalité. Malfoy était en se moment de lui faire un méga suçon et lui gémissait ? Malfoy l'avait fait gémir !? Oh mon dieu, oh mon dieu. Il se libéra des bras de son bourreau (des cœurs Mouhahahaha) et recula vers le mur adverse , comme effrayé. Draco sourit et fit un pas en direction de Marine. Qui en fit un en arrière.

« Quelque chose ne va pas » lui demanda-t-il d'une voix douce.

« Non non, tout va bien, impec ! Hahaharg »

Draco avança encore d'un pas. Marine essaya d'en faire un en arrière mais butta contre la paroi. Elle déglutit et balbutia alors que Draco s'avançait de nouveau.

« Je...je crois me souvenir en fait...je »

Elle ne put continuer sa phrase. Une bouche impérieuse lui avait volé ses mots. Harry resta figé pendant un bref instant avant d'essayer de repousser Malfoy. « Mais dégage ! » voulut-il crier, mais rien ne sortit de sa bouche hormis un son étouffé. Les bras de Malfoy se reserrairent plus sur lui, le plaquant avec force contre la paroi. Harry haleta et repoussa Malfoy de toutes ses forces, passablement choqué.

« Qu'est ce qui vous a pris de faire ça ! Cria-t-il complètement perdu.

- Tient donc. Ce n'était pas vous qui m'allumiez il y a quelques instants ?

- Mais que...mais pas du tout !

- Vraiment ? C'est donc votre comportement habituel ?

- Ça va pas la tête ? C'est pas du tout mon genre ! C'était un cas de force majeur. De la pire comédie. Non mais franchement il se prends pour qui? Comme si je l'aurais dragué de plein gré ? En plus il embrasse pas bien. Et il sent le désodorisant. Et non je n'ai pas gémi. Arg ! J'ai gémi ! Oh mon dieu, oh mon dieu c'était...une réaction purement physique du au machouillement de mon oreille ultra sensible. Faudra que je me désinfecte se soir, on sait jamais, je pourrais attraper une Malfoyotomie.

Draco se rapprocha.

« Ne vous approchez pas de moi « cria Harry, perdant peu à peu son self contrôle.

« Pourquoi pas ? Je ne vois aucune petite petite cuillère pour m'en empêcher.

- Hinhin hinhin hinhin très drôle. RESTEZ OÙ VOUS ÊTES !

- Non

- IIIIIIIIIIIIIIIK » Harry cria de façon fort peu virile. Attendez, mince c'est vrai qu'il a la voix modifiée. Donc, Harry poussa un cri à l'image de son apparence et se mit à pousser frénétiquement le bouton de l'ascenseur en priant. « Démarre, démarre, démarre »

« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII » Draco venait de l'enlacer par derrière.

« Mais lâchez moi » se débattit Harry. Malfoy se pencha et lui glissa à l'oreille « La prochaine fois que vous concoctez un plan vaseux pour vous soustraire de vos obligation...réfléchissez y à deux fois. Histoire qu'il ne se retourne pas contre vous. Quoique j'ai beaucoup apprécié » Il se détacha de Marine, un sourire aux lèvres et sortit de l'ascenseur qui venait de s'ouvrir. Harry donna un coup de pied rageur dans l'ascenseur « Caramba, encore raté ». En plus, Malfoy s'était bien moqué de lui. Son plan avait donc été si transparent ?

Draco se dirigea de suite vers une jeune femme, s'échinant visiblement à ranger plein de papiers.

« Salut Fabienne. Est ce que Armando est là ? » demanda-t-il, ne prêtant aucune intention à une Marine boudeuse qui explorait les lieux sans aucune gêne apparante.

« Bien sûr. Il est un peu désœuvré en ce moment. Par ta faute en plus.

- J'en ai conscience. Mais je lui apporte enfin du travail » fit Draco en montrant du pouce une Marine collée à la fenêtre, comme pour passer à travers et s'envoler loin de ce lieu. Draco soupira; « Irrécupérable. Hey ! Flips !...Melle Flips voudriez-vous avoir l'extrême obligeance de tourner votre joli minois vers nous ou mieux, venir ici ?

- Draco, voyons, sois plus poli. Et pourquoi tu souris comme ça ?

- Chut, observe-la Fabienne »

Fabienne observa donc la nouvelle arrivante, qui s'était approchée d'un pas rageur, l'air bougon et fusillait Draco du regard.

« Rhooo elle est trop mignonne !

- Pas vrai, hein ? Et c'est encore mieux quand elle sourit. Allez ! fait un sourire à tonton Draco » Harry le mitrailla d'avantage du regard.

« N'avais-je pas raison d'attendre ? Elle est parfaite !

- Mais arrêtez de parler de moi comme si j'étais pas là ! » S'exclama Harry furibond.

« Désolé.

- Au fait, je me présente : Fabienne Perkley. Je suis l'assistante d'Armando, le photographe » fit-elle en tendant la main à Harry, qui ne la serra que par politesse « Flips. Marine Flips »

Ces échanges de politesse furent interrompus par l'arrivée fracassante d'un homme hyper-barraqué et à l'air bourru. Un Hagrid miniature, ou plutôt version humain de quarante ans et de seulement deux mètres dix.

« Ciao la compagnie ! Oh, mais notre cher Draco aurait-il daigner enfin choisir un mannequin ? fit-il en se rapprochant de Harry, qui recula derrière Draco, légèrement impressionné par l'homme.

« Oui, j'ai finalement trouvé ma perle rare » répondit Draco « Je te la confie Armando

- Meraviglioso !

- Ha mais non. Pas question ! » Coupa Harry.

« Oh que si. Armando est le photographe et tu es ici pour te faire photographier

- Mais mais, je ...maintenant ?

- Oui oui, aller Zou ! » fit Malfoy en poussant Marine vers Armando. Celui-ci la prit par la main et la traîna à travers les couloirs, vers son destin de mannequin. Toute cette « traînance » accompagnée du « NOOOOOOOOOOON » d'une Marine apeurée.

Draco ricana en la voyant disparaître avec Armando.

« Tu es sûr qu'elle veut faire ce travail ? »

Draco se retourna vers Fabienne.

« Bien sûr. Pourquoi tu dis ça ?

- Oh, je sais pas, comme ça »

Elle retourna à ses papiers sur cette phrase et Draco se rendit à la cafétéria pour savourer un bon thé en attendant. Il laisserait Marine seule aujourd'hui, à se débrouiller face à Armando et son horrible armada. Il avait presque pitié d'elle. Presque.

o0o

Harry vécu la journée la plus éprouvante de sa vie . Armando était une crème, mais extrêmement pointilleux. En une journée entière, Harry n'avait posé qu'avec une seule tenue. Armando l'avait laissé aux mains de deux surexcitées qui lui avaient sauté dessus en s'extasiant. Harry avait dû faire des pieds et des mains pour enfiler les habits tout seul et dans une cabine, à l'abri des regards. Manquerait plus qu'on découvre qu'il avait des protubérances, non pas au niveau des seins, mais plus bas. Entre les jambes.

« Mais comment on fait pour enfiler ce truc ?

- Tu veux de l'aide ?

- NON. »

...

« Bon le pantalon c'est fait, le chemisier, le manteau. Putain ils auraient dû mettre encore plus e boutons ! »

...

« T'as jamais marché avec des talons ?

- NON ! »

...

SBAM... « Aïe »

...

« Rhaaa mes laisse-nous ajuster les vêtements ! Ne referme pas les boutons ! Faut qu'on voit le chemisier »

...

« Arrête de bouger, je vais finir par te mettre du crayon dans les yeux. »

...

« Non ! JAMAIS je ne mettrais de rouge à lèvres!

- Si

- Non

- Si

- Non

- Si

- Nmmfff

- Enlève moi ça !

- Non ! Et pas touche. »

...

« Laisse mes sourcils tranquilles ! Aïe-heu »

...

« Ma que ! Quelle est belle ! Bravo les filles vous l'avez bien arrangée !

- Dites tout de suite que j'étais un thon !

...

« Voilà, penche un peu la tête. Non, pas comme ça ! »

...

« Plus haute la jambe ! »

...

« Quelqu'un pourrait-il m'apporter un peigne ?

- ON TOUCHE PAS à mes CHEVEUX ! »

...

« PAUSE SANDWICH !

- WÈÈÈÈÈÈÈÈÈÈ ! »

...

« FiN DE LA PAUSE !

- NAOOON »

...

« Souris !Bon dieu ! Tu peux pas faire ça ?

- Gnagnagna

- SOURIS ! »

o0o

Draco referma son téléphone portable. Hermione venait de l'appeler pour lui annoncer qu'elle avait été à la maison d'édition de Marine, pour y déposer des congés à sa place. N'en ayant as prit depuis son embauche, elle bénéficiait d'au moins trois mois de congés payés. Marine était donc officiellement en congé, ce qui permettait à Draco de l'embaucher à plein temps, sans qu'elle n'ai comme escuse son travail de traductrice. C'était un très bonne chose...pour lui. Il allait se lever de sa table ( qu'il n'avait pas quitté depuis le matin , y travaillant à la place de son bureau) lorsque Marine s'affala devant lui, posant la tête sur la table, les bras ballants.

« Je suis morte

- Vous vous habituerez à force

-...

- Ah, au fait, ce n'est plus la peine de vous inquiétez pour votre travail. Vous êtes en congé. Un de vos amis les a posés pour vous.

- Qui ? » demanda Harry d'une voix étouffée, sa tête reposant toujours sur la table.

- La même personne qui ma dit pour votre agoraphobie.

- Sorcièrophobie.

-C'est ce que je voulais dire.

-...

-...

-...On rentre ?

- On rentre.

o0o

« Mon canapé ! » Harry se jeta dessus avec passion. « Tu m'as tellement manqué! »Il se roula un moment dessus, s'en avoir conscience de la mine interloquée de Draco, puis lui demanda sa « paye ».

« Vous pouvez me rétablir tout ?

- Oui je peux.

- Ben faites le !

- Pff vous voulez travailler sur quoi ?

- Sur quoi je veux...l'ordinateur!

- Je vous suis »

Harry lui jeta un regard perplexe puis s'assit devant l'ordinateur. Il croisa les bras et interrogea Malfoy de regard. Celui-ci prit la télécommande dans sa poche et appuya dessus. Rien de visible ne se produisit, mais comme Malfoy abordait un air confiant, Harry se dit qu'il pouvait sans doute allumer Bernie (c'est le nom de son ordinateur). A son plus grand plaisir Bernie s'alluma, ainsi que la live-box. Tout heureux, Harry redécouvrit avec joie son fond d'écran et toutes les icônes de son bureau. Il commença derechef par aller voir sa boîte E-mail. Il s'apprêtait à ouvrir un message lorsqu'il remarqua que Malfoy était toujours debout derrière lui.

« Vous allez rester comme ça encore longtemps ?

- Non

- Tant mieux !

- Ce sera beaucoup plus confortable assis.

- Pardon ? »

Harry regarda Malfoy faire venir à lui son fauteuil favori et s'assoir sans paraître le moins du monde gêné, à côté de lui.

« Je voulais simplement vous demander de vous bouger ! De l'air ! Oust ! Je vous verrais malheureusement assez demain ( s'il penssait à y aller)

-D'accord je m'en vais » fit Draco de manière théâtrale. Mais sitôt arrivé dehors, il fut rappellé par la voix d'une Marine passablement énervée.

« Vous ne respectez pas notre marché ! Vous avez tout éteint !

- Oups, c'est vrai ? J'ai simplement dû ...oublier de vous préciser que cette télécommande a un champs d'action très restreint.

- Que...que...que...quoi ?

- En bref je dois rester à moins de trois mètres de vous pour que ça fonctionne.

- Nan...C'est pas vrai ? Dites-moi que vous me faites marcher !

- J'ai bien peur que non. Quel dommage, je vais devoir rester près de vous!

- Espèce de...de...de blond décoloré !

- Non non, je vous assure, c'est leur couleur naturelle »

Harry fulminait devant l'air réjoui de Malfoy. Il lui décocha un regard de la mort qui tue avant de retourner s'installer devant bernie. Draco se rassit lui, dans le fauteuil avec un sourire amusé. Marine ralluma tout le système puis se tourna vers lui en pointant un doigt menaçant dans sa direction.

« T'as pas intérêt à regarder mes messages!

- On passe au tutoiement ?

- Groumph...on a le même âge sans doute. Et je fais ce que je veux. Et regarde PAS.

- Pff si tu savais comme je m'en fous »

Pour appuyer ses dires, il attrapa un bouquin, croisa les jambes et se plongea dans la lecture de « l'Enjomineur »(1)

 

Harry retourna à ses messages, se tournant de temps à autres vers Malfoy pour s'assurer que celui-ci ne les lisait pas. En effet, beaucoup des messages comportait des « Harry » ou son pseudo « Survivor » qui auraient pu mettre la puce à l'oreille de Malfoy. Mais celui-ci était absorbé dans sa lecture et Harry se rassura un tant soit peu. Il paya (via internet) ses factures puis régla toutes les affaires liées à son travail, ce qui fut vite expédié, étant en congé. De ce fait, il n'avait aucune traduction à faire et pouvait consacrer son temps à jouer à Ravens'city.

Draco vit avec étonnement Marine quitter l'ordinateur et disparaître dans les profondeurs de sa demeure. Elle réapparu, sautillante, avec un jeu à la main et l'installa de suite sur Bernie. Draco regarda l'installation avec curiosité, pendant que Marine trépignait d'impatience sur sa chaise. Après un quart d'heure d'intense supplice, elle put enfin commencer à exploser des ennemis. Draco se replongea dans sa lecture, regardant de temps à autre sa montre.

o0o

« Tiens bouffe toi ça ! Mouhahahahahahaha

-Yeah I'm the best »

...

« Niveau vingt-deux passé avec succès ».

...

« Ratatatatatatata »

...

« T'aimes la sulfateuse ? »

...

« Oh la vache, c'est trop bon ! »

...

« Hahahahaha HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! MAIS QU'EST CE QUI SE PASSE ? »

- Il se passe que ça fait trois heures que t'es sur ce foutu truc. C'est trop.

- Comment ça c'est trop ?

- C'est trop pour ma santé mentale, j'en peux plus de t'entendre t'exciter.

- MOI ? MOI je m'EXCITE?

- Oui. C'est fini pour aujourd'hui.

- Mais ça fait à peine trois heures ! C'est de la dictature. T'avais dit que tu me rétablirais tout.

- C'est ce que j'ai fait.

- Mais moi je pensais que c'était pour tout le temps !

- Exact : Tu PENSAIS.

- Mais...mais c'est dégueulasse ! J'exige que tu rallumes tout. Tout de suite.

-Non

-Tu respectes pas le marché !

-Si. Et encore une chose : c'est moi qui fixe le deal. Ceci est un marché...sans marchandage.

 

 

(1) "L'enjomineur" existe vraiment. Il s'agit du titre d'une trilogie de Pierre Bordage. Je vous la conseille !

Voila fini. Pfiou, j'ai eue du mal. Vos impréssions siou plaît ?

Kissous, Schnut.

 
 
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