|
Contact atroce de sa main contre mes sens, la douleur m'envahit, peu à peu qu'elle se fait plus invasive et pénétrante. Elle serre de ses membres fourchus mon cœur qu’elle saigne, mon esprit qu’elle purge, et sa bouche contre la mienne m’insuffle son don destructeur, un baiser mortel... Elle s’appelle « vie », parasite de mon corps, elle me mène à la mort. ______________________________________________________________________________________ J’ai pris de ma main le globe lumineux, La douleur m’envahit, je suis heureux. Devant mes yeux s’échappent les connaissances, Elles que j’ai désirées dans mon essence. Mon être s’enflamme, fétu de chair, Le feu me vampirise, me prend l’air… La lumière m’aveugle, le froid me saisit, Dans l’austère chambre, je naquis. _____________________________________________________________________________________ Chronopathe, l’esprit flâneur s’évade sur les vastes étendues colorées offertes par son ouverture et sa clairvoyance. L’esprit abject apparaît, jetant dans l’onirisme de la contemplation son fiel avec fracas dans un fatras de préjugés et de formations. Victimes d’un mécanisme voilé que chacun ne peut saisir, ils n’ont de choix que la fuite ou la soumission, recul ou destruction… La main de feu s’avance vers le globe subtil, fin et délicat, à la recherche d’une bulle d’air salvatrice, d’espoir dans un océan de désillusions miséreuses, sociales et philosophiques, de destructions ordonnées, humaines et spirituelles. |