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au 09 Jan 09 :
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Nouvelles Barbares
Par froucle
Originales  -  Action/Aventure/Fantaisie
6 chapitres - Rating : T (13ans et plus)
    Chapitre 1     Les chapitres     0 Review    
1. Soif de Libertés
Yvanna Franchissait les derniers mètres qui la séparaient de la caverne d'Ullapol où elle pourrait faire son Initiation. La neige ne la ralentissait pas dans ses grosses bottes fourrées et ses habits en peau de Xjin, une race de chèvre à la peau très épaisse et aux longs poils que son père élevait derrière la maison familiale. Elle venait d'avoir 17 ans aujourd'hui, il y avait exactement 1 heure 02 minutes et 23 secondes et comme toutes les filles de son âge, devait aller dans la caverne d'Ullapol pour allumer une torche et la déposer sur le maître autel de la déesse Quarra. Elle deviendrait ainsi aux yeux de tous une femme libre, indépendante qui aurait sa place d'adulte au sein du village.La jeune fille continuait tout droit, ne suivant pas d'itinéraire précis, allant en se repérant grâce aux arbres et au soleil ; déjà bien haut dans le ciel. Il était donc aux alentours de 11 heures du matin. Pourtant, la neige continuait de tomber violemment, aveuglant la future femme, comme pour la narguer. Elle n'y fit pas attention et continua de son pas naturel, rapide, grand, adroit et robuste. Elle était née ici et était de parents Barbares de pure souche. Pourtant, ses cheveux n'étaient pas ; comme 90 % des siens blonds paille mais châtains clairs. Lui allant jusqu'aux omoplates, volumineux et ondulés, jamais attachés, flottant dans son dos. Mettant en valeur ses grands yeux saphir clair qui brillaient toujours d'une lueur flamboyante.  Au loin, elle voyait la masse rocheuse se déployer ; un grand monticule de pierres qui avaient l'air d'être là depuis le début de l'humanité et qui avait dû résister à la nature, la neige, la pluie, les tornades ou les inondations ; toutes ses choses qui arrivaient fréquemment dans cette partie du nord. La porte de bois qui barrait l'entrée de la caverne d'Ullapol se dressa fièrement devant elle. Yvanna eue des frissons d'excitation et laissa sa main caresser le bois rugueux. Elle s'imaginait déjà, allumer les torches, sous les acclamations et les chants de guerres qui avaient jadis conduit tout un peuple vers le grand Nord. Elle aurait l'impression d'être enfin des leurs, d'être une de ces guerrières nées dans la neige et les glaciers, d'être une de ces forces de la nature. A cet instant, elle vagabondait dans son imagination, voyait toute l'histoire de son peuple ; en un flash. Pressée, elle ouvrit la porte. L'odeur de l'humidité et de la pierre l'assaillie ; il faisait sombre et l'air était moite, gelée. Elle fit quelques pas et ferma la porte, l'obscurité totale se fit et elle tata dans le noir. Elle avança dans la pénombre jusqu'à voir au loin, un flamboyant continu. La lueur d'une torche. Elle ne pu s'empêcher de pousser un petit cri de joie. Depuis 2 ans qu'elle rêvait de cet instant, il était là, tout prêt. La jeune fille pressa le pas, tâtonnant contre la paroi lisse et humide. Evitant sans problème les rochers. C'est ainsi qu'elle arriva très vite au maître autel. Elle ne pouvait pas le distinguer dans le noir et saisit un bout de bois qui était au centre de la masse de pierre. Il l'attendait, elle n'avait plus qu'à se retourner vers le brasero à sa droite. Elle le fit, d'un geste mécanique et agile. Enflammant la torche qui éclaira toute la caverne. Yvanna suspendis enfin le flambeau enflammé à une grande chaîne qui pendait au-dessus du maître autel. Elle contempla celui-ci. Un énorme bloc de granit qui pouvait avoir des décennies. Brute, on voyait à sa surface des failles, sans doute le façonnage aveugle du temps. Dessus, une simple fourrure de tigre des neiges ; pas très blanche à cause de la poussière qui venait s'y déposer. La caverne n'était utilisée que pour de rares occasions comme la fête du renouveau (le jour du printemps) ou aux enterrements ainsi bien entendu, qu'aux Initiations ! La jeune fille ne devait pas s'attarder, sa mère l'attendait impatiemment à la maison. Elle se contenta seulement de s'agenouiller devant et d'adresser une petite et rapide prière en l'honneur de la déesse Quarra ; Déesse des Barbares. « Quarra ; reine de notre peuple, Que cette prière te soit entendue, Que nos batailles soient glorieuses, Que l'énergie du tigre blanc nous habite, Que ton aura mystique nous protègent tous, »Elle releva la tête et toisa la seule statue qui trônait au-dessus de l'autel, sculptée à même le granit. Cette statue montrait Quarra, enfin juste le tronc. Elle était nue, une immense chevelure lui arrivait jusque dans le bas du dos, imposante, magnifique. Elle levait ses bras vers le ciel, en signe de victoire. Tenant dans ses mains une énorme massue Barbare. Une arme simple mais meurtrière. Yvanna se redressa doucement, elle devait partir. Elle sortit de la caverne à toute vitesse, courant entre les arbres. Sa mère comptait sans doute le temps ; elle devait mettre autant de temps, voire moins que ses ancêtres. Sinon, la sentence serait terrible. Elle se mit à courir. Les flocons s'accrochaient à ses cheveux et à son visage. Elle voyait devant elle, dans la neige des traces. Elle se rapprochait de Bala-Bala, un petit village Barbare assez prêt de la frontière Humano-Barbarique. La jeune fille se rêvait parfois de traverser la frontière et de découvrir le peuple humain. Enfin, ce n'était pas vraiment un autre peuple, ils étaient faits comme elle, mais n'avaient pas les mêmes moeurs et les mêmes valeurs morales. Ils paraîtraient mêmes que leurs rois étaient des lâches et que les gens les plus hauts placés étaient les plus riches et non pas les meilleurs chefs de guerres.  Elle poussa un rire plein d'ironie ; les humains avaient vraiment mis au point un système fragile, basé sur la corruption. Même le roi au lieu d'être venu au pouvoir par filiation était venu par un coup d'Etat. Classique, cela faisait plus de 100 ans sans qu'un roi transmette à son fils le pouvoir. Il y avait toujours des coups d'Etats et de nouveaux rois. Et dire qu'ils se proclamaient tous enfants de Dieux ! Ben dis donc, leur Dieux si pieux ne devait pas l'être autant que ce que leurs curés prêchaient ! Autant de valeurs bafouées !Yvanna interrompit sa pensée et entra dans Bala-Bala. Au bord du chemin ; des chalets. Fabriqués en gros bois brut du Nord, ils étaient suffisamment confortables et spacieux pour loger plusieurs personnes. La jeune fille vis les maisons défiler ; elle s'arrêta devant une assez grande, peut-être un peu plus que les autres. Une épaisse fumée sortait de la cheminée et on entendait des bruits de paroles incessantes qui venaient de l'intérieur. La jeune fille ouvrit la porte et lu machinalement la pancarte, par habitude :- A la chope d'Hydromel !Elle entra dans le vestibule. Une pièce vaste. Tout en bois couleur miel ; remplie de tables et de mondes pour la plupart des hommes. Elle se dirigea automatiquement vers le comptoir en face d'elle, sans regarder le monde autour d'elle. Elle s'arrêta devant le barman. Un homme grand, avec des cheveux blonds mi-longs ; trentenaire et un regard enjoué. Quand il la vit, il s'arrêta tout de suite et alla directement vers elle. Au grand étonnement de la svelte jeune femme, il l'enlaça tendrement, elle lui répliqua fièrement. - Oh ma file, tu as réussi, tu as fini l'initiation !Yvanna le vit alors pleurer ; enfin, laisser échapper quelques larmes argentées de bonheur qui s'écrasèrent, contre son grès sur sa chevelure brune.- Ey ! Mais calme toi Papa et mais .... Tu vas quand même pas pleurer ?La jeune fille semblait intriguée ; elle n'avait jamais vu son père pleuré, imaginez un énorme Barbare de 2 mètres à l'allure athlétique en train de pleurer à cause de sa fille ? C'était comme voir un sanglier volant se prendre un cendrier en fonte dans la figure ; IMPOSSIBLE.Elle lui donna une tape vigoureuse dans le dos avant de dire gentiment à son père :-         Je vais voir Maman ! Il acquiesça et la laissa partir. Elle prit une porte à côté du bar et entra dans une seconde pièce ; plus petite. Une femme musclée aux cheveux noirs, hirsutes et aux yeux d'un vert intense se tenait en son centre. Elle tourna la tête anxieusement vers sa fille à son arrivée et se mit à la regarder.Pendant 1 minutes l'on entendit le battement des ailes de mouches, puis, crevant le silence, un cri de rage de sa mère : - 2h12 mais, pour qui te prends-tu ? On n'aura jamais vu ça dans la famille !- Pff, 1h50 ; papa m'a retenue et j'ai prié dans la caverne.- MAIS TU ES FOLLE ! Yvanna jura de l'intérieur ; sa mère était très stricte sur ce qui touchait aux rites familiaux ancestraux ! Et ce que ça pouvait énerver l'adolescente !- Je fais ce que je veux, c'est MON Initiation !- Tu oses me répondre ?Le terrain devenait de plus en plus dangereux mais, comme toute adolescente ; Yvanna ne pus s'empêcher d'enflammer sa mère ; juste pour le plaisir :- C'est pas de ma faute si je cultive le goût de la provocation comme toi, ma chère mère ! Elle l'avait dit sur un ton ironique, sa mère quitta la pièce, au bord des nerfs, elle revint et jeta sur sa fille une robe.- J'ai organisé une fête pour l'événement, prépare toi ! Dans 2 heures, rejoins nous chez Worz ! Sa mère quitta la pièce, cette fois-ci pour de bon. Yvanna, terriblement vexée s'assit sur une chaise, en face d'un miroir propre. Elle se déshabilla et se regarda dans la glace, jolie, une silhouette rebondie, loin d'être maigre, elle n'était pas grosse non plus ! Et puis comme disait sa mère. « Mieux vaut de bonne hanche que des os, au moins, on sait ce qu'il y a en dessous ! »Elle sourit en pensant à cette citation et se prit à vagabonder dans ces rêves les plus fous. Un désir, prenant, qui décide d'un coup d'occuper tout l'espace de votre boîte crânienne. Un désir prenant, ou plutôt, un coup de tête ; tellement attirant ! Yvanna décida, en l'espace d'une seconde ce qu'elle allait faire. En moins d'une minute, elle avait décidé de quitter sa famille et de partir. Sa vraie vie de femme allait enfin pouvoir commencer.Elle enfila un pantalon de voyage et une chemise propre, elle prit un sac et mit toute la nourriture qui lui passait sous la main, viande séchée, fromage, pain ... Elle prit même le meilleur hydromel de la cave de son père, en douce, ainsi que de l'eau, sans oublier sa magnifique hache Nordique et un petit arc en bois de pin, ainsi qu'un carquois remplie de plusieurs flèches à pointe de pierre.Elle sortit discrètement par la porte de derrière et fila aux écurie, elle prit le cheval le plus endurant et lui mit les lourds bas, qu'elle attacha bien avec du cuir rigide et ensuite, elle sella sa monture, un beau gris pommelé avec des yeux bruns doré. Elle lui mit un filet neuf et sauta sur son dos. Elle réfléchit, l'espace d'une minute, 1 points de plus pour elle, elle aurait intérêt à ne plus venir au village avant les 10 prochaines années et encore, s'il existait toujours après la future colère de pure Barbare de sa mère ! Elle pensa à son père et ne pu laissé échapper une pensée de compassion ; Il allait déguster !Elle vérifia que les bats étaient solidement attachés et qu'ils contenaient tout le matériel nécessaire. Elle lança le cheval à vive allure et fonça vers le sud, laissant le village et sa mère loin derrière elle.
 
 
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