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Fiqueuse : Alake Titre : Space Dementia Chapitre : Quatorzième : Courage, Fuyons Base : Saint Seiya, mais pas de Bronzes à l’horizon, ni de Divine Cruche d’ailleurs… XD Disclaimer : WOUIIIIINNN !!! C’est pas suffisant qu’ils soient pas à moi, il faut encore que je sois obligée de le répéter au début de chaque chapitre !!! T__________T Par contre, Kyrien, Rena, Alhen, Alhena et Sujan sortent de mon petit cerveau… Genre : Yaoi, Angst, Romance, Nawak… Y’en a pour tous les goûts ! Rating : NC-17 (principalement pour le langage, et oui il y a des gros mots dans ce chapitre) Avertissement : Comme d’habitude, tentative(s) de papouillage de Kanon par un Loki qui saute sur toutes les occasions que notre infortuné Marina lui offre bien malgré lui (et quand y’en a pas, il les crée lui-même =P). Y en a-t-il encore qui trouvent ça choquant ? Spoiler : Suite et fin de la soirée agitée… Le pot-aux-roses va-t-il être découvert ? Comment Kanon va-t-il se tirer de là ? Mystère et boule de gomme !! ^^ CHAPITRE 14 COURAGE, FUYONS Ne pas paniquer. Rester très calme. Avant tout, masquer son aura, demeurer hors de vue – rien de plus facile, quand on mesure près de deux mètres avec un physique d’athlète – et le plus important : retrouver Loki. Mais où diable était-il encore passé ? N’osant se servir de son cosmos pour le localiser, Kanon fouillait fébrilement du regard chaque recoin obscur – et ils étaient nombreux – de la salle enfumée. Il repéra les quatre filles, qui étaient retournées se désaltérer à leur table. Seules. L’Autre était-il parti à la recherche de nouvelles proies ? Ou avait-il lui aussi repéré les autres Chevaliers d’Or et tenté de se dissimuler dans la foule ? Ces réflexions furent interrompues par une main qui se posa brusquement sur l’épaule de l’ex-Dragon des Mers. Celui-ci sursauta, mais la voix de Loki parvint à son oreille, moqueuse : – Eh bien ? Je te fais peur, mainte… Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que Kanon le plaquait au sol, dans sa hâte à le dissimuler aux regards de ses pairs. L’Autre écarquilla les yeux, visiblement surpris, et dit : – Je veux bien croire que tu me trouves soudain irrésistible, mais… – La ferme ! l’interrompit l’ex-Marina. Ils sont là ! – Sans blague ! Tu croyais que je ne l’avais pas remarqué ? Pourquoi est-ce que je m’égosille depuis tout à l’heure, d’après toi ? Kanon s’aperçut qu’en effet, Loki n’utilisait plus son cosmos pour communiquer avec lui. Puis il remarqua dans quelle position ils se trouvaient – peut-être à cause de la main caressante que l’Autre venait de poser au creux de ses reins, ou de la lueur gourmande qui s’était allumée dans ses prunelles… Il se redressa promptement, fusilla du regard les quelques personnes qui les dévisageaient d’un air narquois ou choqué, et tentant de se concentrer pour trouver une solution à leur problème – chose qui n’était pas des plus faciles, avec un Loki qui restait étendu par terre, s’étirant langoureusement à ses côtés. – Ne te crois surtout pas obligé de m’aider ! s’époumona l’ex-Dragon des Mers pour se faire entendre tout en restant à une distance décente. – T’aider à quoi ? Un sourcil interrogatif relevé, l’Autre paraissait vraiment perplexe. Cependant, Kanon aperçut l’étincelle moqueuse dans le regard de son compagnon et vit rouge. Il se payait vraiment sa tête !! – A TROUVER UNE SOLUTION A CE GUEPIER, ESPECE D’ABRUTI !!! vociféra-t-il, attirant à nouveau l’attention des autres occupants de la mezzanine. Loki soupira, se releva paresseusement sur un coude et fit signe au Chevalier de s’approcher. Celui-ci obtempéra de mauvaise grâce. Plus près, disait le doigt, recourbé avec insistance. L’ex-Dragon des Mers s’avança encore, de plus en plus réticent, jusqu’à arriver à une dizaine de centimètres de l’Autre. Puis il refusa d’aller plus loin ; ce fut donc son compagnon qui s’approcha pour lui glisser au creux de l’oreille : – Je l’ai déjà, moi, la solution… Kanon recula pour le regarder. A en juger par son expression enjouée, Loki s’amusait comme un fou… à le faire tourner en bourrique. L’ex-Marina grinça des dents, se força à ravaler son irritation et maugréa : – Et alors, qu’est-ce que c’est ? Pour toute réponse, il eut droit à un énigmatique : – Suis-moi. L’Autre, qui s’était décidé à se lever, le conduisit à un autre recoin sombre de la discothèque, où ils avaient vue sur une table occupée par… – Tu les reconnais ? susurra Loki à l’oreille du Chevalier. S’il les reconnaissait ?! l’ex-Dragon des Mers ricana intérieurement. Comment oublier cette bande de dégénérés à qui ils avaient flanqué la dérouillée du siècle [1] lors de leur première soirée à Athènes ? Par contre… – Je ne vois pas vraiment à quoi ça va nous servir, dit-il, autant pour lui-même que pour l’Autre. Celui-ci sourit et lui adressa un clin d’œil complice. – Laisse-moi faire. Ils passèrent les dix minutes suivantes dans l’expectative, Loki surveillant le groupe et jouant nonchalamment avec quelques mèches turquoise, Kanon partageant son attention entre la tablée et les Chevaliers d’Or qu’il apercevait à l’autre bout de la salle, tout en essayant d’ignorer les doigts qui lui effleuraient régulièrement l’épaule, le bras, le dos. Il était sur le point d’exploser et d’envoyer l’Autre sur les roses, mais celui-ci le coupa dans son élan : le « chef » des voyous avait quitté la table et s’approchait d’eux, inconscient du piège qui allait se refermer sur lui. Lorsqu’il sentit une main le prendre par le bras et le tirer sans ménagement dans un coin obscur, son premier réflexe fut la colère – quel était l’impudent qui osait le traiter ainsi ? Puis il reconnut les deux hommes qui l’encadraient, lui coupant toute retraite, et il pâlit. Celui qui avait les cheveux gris eut un sourire qui aurait pu être aimable, s’il n’y avait eu dans ses prunelles bizarres un je-ne-sais-quoi de… glaçant. Il se pencha vers le voyou et dit d’une voix des plus amicales : – Tiens ! Mais qui voilà ?! Tu te souviens de nous, mon gars ? – O… oui, m’sieur. Kanon surveillait la scène, à la fois anxieux et curieux de voir comment Loki allait mener la conversation. Où voulait-il en venir ? – Ah là là… soupira l’Autre en tapotant l’épaule de son interlocuteur. Bon écoute, je m’en veux un peu pour l’autre fois. Mais vois-tu, mon ami et moi étions quelque peu… sur les nerfs, tu comprends ? (L’autre hocha la tête avec vigueur.) Mais bon, en vous voyant ce soir, j’ai eu envie de me rattraper… Le vaurien commençait à entrevoir une issue sans risques ; son visage se détendit et il prêta une oreille plus attentive aux propos de celui qui, quelques secondes auparavant, lui inspirait une peur bleue. – Toi et tes amis, vous aimez les filles, non ? Les vraies, les chaudes ? – Pour sûr, ouais, répondit le garçon, qui se permit un petit rire graveleux auquel Loki répondit par un sourire indulgent – et quelque peu méprisant. Il prit le voyou par les épaules et le tourna vers l’entrée de la discothèque, puis lui désigna un petit groupe de silhouettes qui s’agitaient dans la lumière des spots. – Tu vois ces trois filles, là-bas ? Le chef acquiesça. – Elles sont sublimes, pas vrai ? La rousse est une tigresse, une vraie sauvage ; prends garde à celle aux cheveux verts, sa langue est aussi acérée que ses ongles ; quant à celle qui a de magnifiques boucles bleu ciel et cet insolent grain de beauté sous l’œil, c’est le meilleur coup que tu pourras jamais avoir dans un lit – ou ailleurs… Kanon faillit s’étrangler en entendant Loki parler en ces termes du Chevalier des Poissons. Car pas de doutes, c’était bien d’Aphrodite que l’Autre vantait les talents érotiques – imaginaires, il l’espérait… Loki rajouta quelques détails plus que croustillants, et conclut : – Elles n’attendent que vous, les garçons. Mais vous devriez vous dépêcher, avant que quelqu’un ne vous souffle la place… Hypnotisé par les paroles enjôleuses de l’Autre et par la perspective d’une nuit de folie, le voyou hocha la tête et s’éloigna. Après une courte pause à sa table où il finit son verre cul-sec – pour se donner du courage ? – il fendit la foule, suivi de sa demi-douzaine de sbires, en direction des demoiselles dont on lui avait vanté les charmes. L’ex-Dragon des Mers jeta un regard à la table où – presque – tous les Chevaliers mâles avaient pris place. Angelo, un verre à la main, surveillait d’un œil jaloux les faits et gestes de son amant. – Astucieux, dit-il en hochant la tête, comprenant enfin le stratagème de son compagnon. – N’est-ce pas ? répondit Loki sans fausse modestie. Nous n’avons plus qu’à attendre la diversion, et sortir à ce moment-là… – Reste plus qu’à espérer que ça marche. – Connaissant Aiolia et Deathmask, ça ne peut que marcher. – Et Shaina, qui va la défendre ? Kanon se rendit compte de l’absurdité de ses paroles au moment même où il les prononçait. L’Autre ricana néanmoins : – Je ne pense pas qu’elle ait besoin de quelqu’un pour ça… les deux autres non plus, d’ailleurs. Mais tes nobles et chevaleresques collègues vont sans aucun doute intervenir quand même… Sur la piste de danse, les voyous s’étaient placés stratégiquement afin d’entourer les trois donzelles. Le chef avaient autorisé ses acolytes à s’occuper de la rousse et de celle aux cheveux verts, se réservant le meilleur morceau : la sublime beauté aux mèches célestes. Il s’avança, plaqua un sourire idiot sur son visage et se mit à danser en face d’elle. La divine créature haussa un sourcil en le voyant arriver, puis lui tourna ostensiblement le dos, s’éloignant. Galvanisé par les paroles de Loki, l’imbécile ne se laissa pas décourager ; il rejoignit sa proie, se colla à elle et glissa un bras autour de sa taille en susurrant à son oreille : – Ben alors, beauté, on fuit ses admirateurs ? – On t’a jamais dit que t’étais lourd ? Lâche-moi, lui répondit une voix certes un peu haute, mais indéniablement masculine. [2] Histoire de confirmer ses soupçons, il remonta le bras qu’il avait passé autour d’ « elle » le long du torse de sa proie. Pas la moindre trace d’une poitrine féminine sous l’ample chemise, mais des muscles fermes et bien dessinés… sans doute un sportif, pensa furtivement le chef, avant de se faire repousser violemment par le Chevalier outré. – Non mais ça va pas ? Espèce de malotru !! Dégoûté, le voyou détailla celui qu’il avait pris pour une chaude gazelle. – Beurk ! Mais t’es quoi, au juste ? Un travelo ? S’il y avait une chose au monde qu’Aphrodite ne supportait pas, c’était de se faire traiter de travesti par n’importe quel sombre crétin qui l’aurait pris pour une fille. Et il n’y avait qu’une réaction possible face à ce type d’insulte : son poing s’écrasa sur le nez de l’insolent, l’envoyant valser à trois mètres de là. – Un problème, amore ? fit Deathmask, qui venait d’arriver aux côtés de son amant. – Rien de grave, grogna le Chevalier des Poissons en massant ses phalanges. Aiolia avait rejoint Marine et regardait d’un air peu commode la grosse brute qui lui tournait autour quelques instants auparavant, alors que les griffes de Shaina avaient laissé de belles marques sanglantes sur le visage d’un autre bougre. – Pour qui tu te prends, sale trave ?! vociféra le chef des voyous, ulcéré de s’être fait humilier de la sorte. Entouré de ses hommes, il se sentait puissant ; mais lorsque le Chevalier du Cancer fixa sur lui un regard où se lisait clairement son envie de meurtre, il en mena beaucoup moins large. Et quand les autres Chevaliers arrivèrent, alertés par l’aura furieuse d’Angelo, il pâlit de terreur. Loki et Kanon observaient la scène de loin. Le premier ricana, et le second ne put retenir un sourire moqueur, lorsque les vauriens tombèrent dans le panneau. A présent que tous les Chevaliers d’Or étaient groupés, leur attention fixée sur un point particulier, l’ex-Dragon des Mers poussa son compagnon vers la sortie en faisant un large détour. L’Autre râla : il aurait bien voulu connaître le fin mot de l’histoire. – Loki ! s’énerva Kanon. On a pas fait tout ça pour rester coincés ici ! – Bon d’accord, fit son compagnon, lui emboîtant le pas de mauvaise grâce. En s’y mettant à plusieurs, les Chevaliers d’Or réussirent à empêcher Deathmask de massacrer l’inconscient qui avait osé insulter son amant. Deux videurs arrivèrent sur ces entrefaites et demandèrent à la troupe de voyous de quitter les lieux. Déterminé à ne pas perdre le peu d’honneur qui lui restait, et encouragé par son second qui roulait des yeux terrifiés en direction d’Aldébaran – lequel venait de proposer son aide aux videurs pour les débarrasser des gêneurs – il décida de s’en aller comme un prince à la dignité offensée, affectant d’ignorer les quolibets dont le gratifiaient les plus hardis des clients de la discothèque. L’un des videurs assura Aphrodite et Angelo que ce n’était pas la première fois que ces individus venaient semer la pagaille dans l’établissement ; pour calmer les esprits, il raccompagna le groupe à sa table et leur offrit une boisson à tous. Boudeur, le Suédois faisait la tête. – Je hais ce genre d’abrutis homophobes. – Tu veux rentrer ? lui suggéra son compagnon, plein de sollicitude – fait rare s’il en était. – Nan ! répliqua le Chevalier des Poissons, se redressant. Je vais rester ici et danser toute la nuit, histoire de prouver au monde qu’aucune insulte mesquine ne peut m’atteindre ! Na !! – Bien dit, approuva Milo, dont la main, jamais inactive, était en train de remonter progressivement sur la cuisse de Camus, qui rougissait à mesure. Tous décidèrent d’oublier cet incident fâcheux et leur soirée reprit comme si de rien n’était… ou presque. Shura se pencha vers Mu, qui avait les yeux dans le vague et le front plissé. [3] – Hé ben, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu es bizarre depuis tout à l’heure… Ce n’est pas ce qu’a dit ce crétin qui t’a perturbé, au moins ? Hormis Aphrodite, l’Atlante était parmi les Chevaliers d’Or celui qui avait les traits les plus fins et, bien qu’il ne se maquillât pas, il était facile de le prendre pour une fille. Aussi le Capricorne redoutait-il que les paroles du malotru ne l’aient affecté lui aussi… mais Mu dissipa ses craintes en clignant des yeux : – Hein ? Oh, non, c’est juste que… Enfin, j’ai cru… (Il secoua la tête.) Non, rien. J’ai dû me tromper… En effet, se dit-il, comment Kanon aurait-il pu se trouver dans la discothèque alors qu’il était allé se coucher ? Surtout, en compagnie d’un être qui n’était plus de ce monde… Cela n’avait aucun sens. N’est-ce pas ? Il avait dû rêver. Le chef de la bande fulminait. Jamais on ne l’avait humilié de la sorte ! Il avait grand besoin de se passer les nerfs, et les deux promeneurs nocturnes que ses gars venaient de repérer feraient très bien l’affaire. Il aurait dû reconnaître les deux silhouettes identiques qui se rapprochaient innocemment et prendre ses jambes à son cou. Au lieu de cela, il eut un petit sourire cruel et se frotta les mains… Il fit signe à ses hommes de se répartir tout autour des deux proies et beugla : – Pas si vite, les gars. C’est notre rue ici. Aboulez l’oseille, si vous voulez vous en sortir vivants. Un petit rire s’éleva, lui glaçant l’échine. – Pas vrai ! Encore toi ? Mais t’as vraiment pas les yeux en face des trous, ma parole !! A ce subtil rappel de son échec encore cuisant, le chef explosa : – Vous !! C’est à cause de vous deux que tout est arrivé ! Vous allez me le payer !! Disant cela, il sortit de sa veste un revolver aux proportions non négligeables. Ses acolytes l’imitèrent, et il déclara : – Après notre première rencontre, j’ai décidé de renforcer l’armement de mes gars. Pour éviter les mauvaises surprises dans votre genre… Vous allez passer un mauvais quart d’heure, je vous le garantis. – Tu devrais éviter de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, l’avertit Kanon, amusé malgré lui. – LA FERME ! hurla le voyou, ulcéré. LA FEEEERME !!! DESCENDEZ-MOI CES CONNARDS !! Mais avant que ses hommes aient eu le temps de bouger, Loki avait tracé une ligne, les désignant tous de son doigt auréolé d’or. Quelques armes tombèrent à terre, d’autres pendaient au bout des doigts gourds de leurs propriétaires. Le Chevalier eut un sourire méprisant. C’était tellement facile de manipuler ces esprits faibles, leur ôtant toute volonté ! Le chef était le seul qu’il n’ait pas immobilisé. Il adorait voir ce sentiment d’impuissance terrifiée se peindre sur son visage… Mais le vaurien ne s’avoua pas vaincu et, tout tremblant, trouva le courage de lever son arme pour mettre ses adversaires en joue. – Oho ! Qu’est-ce que tu comptes faire, au juste ? railla l’Autre. – Je… je vais tirer ! – Meuh bien sûr… Prends garde : ton arme risque de se retourner contre toi… [4] – C’est ça, grogna le chef, et il tira. Tout sembla alors se dérouler au ralenti : une boule de lumière se forma dans la main de Loki, et il traça un cercle en l’air. La balle arriva jusqu’à cette frontière lumineuse, la franchit. Puis elle reparut et partit à nouveau, mais dans l’autre sens. Le voyou vit avec effroi la mort se diriger vers lui. Incapable de réagir assez vite, il regarda la balle se rapprocher, encore et encore… Mais alors qu’elle allait l’atteindre, une main entourée d’une lueur dorée, l’intercepta. – Je croyais que tu avais promis de ne faire de mal à personne ? fit Kanon en laissant tomber le petit morceau de métal encore fumant. Le chef se laissa tomber à terre, les yeux écarquillés, le souffle coupé. Il avait frôlé la mort… – Oh, je t’en prie ! protesta Loki, incrédule. Ne me dis pas que tu considère ces imbéciles comme des innocents dignes de ta protection ?! Ce sont des déchets !! – Ce n’est pas à nous de les juger. L’Autre ricana. – Tu as bien appris ta leçon, Kanon. Dois-je te rappeler qu’ils n’auraient pas hésité à nous tuer ? Kanon accusa le coup. C’était vrai… mais il secoua la tête et dit d’une voix ferme : – Un Chevalier ne protège pas les hommes pour la gloire, il ne quête aucune gratitude. Il le fait parce que c’est son devoir. Ensuite, libre aux hommes de s’arranger entre eux… Loki le regarda d’un air dégoûté. – Eh bien, on peut dire que le lavage de cerveau du Sanctuaire fonctionne à merveille ! Où est passé le Kanon qui n’avait ni dieu ni maître ? Qu’as-tu fait de ta hargne, de ta rage ? L’ex-Dragon des Mers étrécit les yeux. – Ma rage ? Tu veux dire, celle qui m’a éloigné de Saga ? Celle qui m’a poussé à le harceler jusqu’à ce qu’il te laisse la place ? Celle qui a presque détruit le monde, par l’intermédiaire de Poséidon ? Je l’ai abandonnée, Loki. Elle n’avait pas lieu d’être. C’est Athéna qui me l’a montré… – Peuh ! Athéna est une idiote, cracha l’Autre. Combien de temps crois-tu qu’elle va encore pouvoir protéger la Terre ? – Elle a plutôt bien réussi, jusqu’à présent, rappela Kanon. Loki renifla avec mépris. Athéna ne ferait pas le poids contre Sujan et ce qu’il amenait avec lui. Le Chaos allait ravager le Sanctuaire, puis se répandre sur la Terre entière… – C’est pas vrai… ils sont tarés… Le murmure tira les deux Chevaliers de leur petit monde : ils avaient oublié les voyous qui les entouraient, paralysés, et leur chef qui les fixait avec une expression de terreur horrifiée. – Vous… vous êtes quoi, au juste ? bégaya-t-il quand les deux êtres qui brillaient comme le soleil se tournèrent vers lui. – Un rêve, répondit celui aux cheveux bleus. Un éclair d’or aveugla le vaurien, et il perdit connaissance. Shion soupira de soulagement lorsqu’il sentit les cosmos de Kanon et Loki reparaître à une certaine distance de ceux des autres Chevaliers. – Ils s’en sont sortis, souffla-t-il, épuisé par l’effort de concentration et la tension nerveuse à laquelle il avait été soumis. Non qu’il ait craint pour la vie de Loki – il ne fallait tout de même pas exagérer – mais, quitte à ce que les autres Chevaliers apprennent son retour, il préférait que cela se passe au Sanctuaire, et non dans une discothèque bondée… Dokho s’affala dans un fauteuil à côté. Le Grand Pope s’était servi de sa cosmo-énergie comme d’un support pour élargir ses perceptions – sans cela, ils n’auraient jamais pu ressentir la scène avec autant de précision, à une telle distance. Le Chevalier regarda autour de lui, retrouvant avec plaisir le décor de sa propre Maison – cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas passé la nuit… En fait, il n’y avait pas vécu depuis des centaines d’années, si ce n’est durant les quelques jours, après la résurrection, qui avaient précédé son installation au Temple du Grand Pope. Shion semblait plongé dans ses pensées ; aussi Dokho laissa-t-il lui aussi dériver son esprit vers ces souvenirs… Le Chevalier de la Balance arriva devant les portes massives de la salle du Trône. C’était là que Shion recevait ceux qui avaient été convoqués officiellement, et c’était son cas. Le garde en faction l’annonça, puis l’introduisit dans la pièce avant de refermer la porte derrière lui. Dokho s’avança jusque devant l’imposant trône et mit un genou en terre, baissant la tête comme l’exigeait l’étiquette. Mais la douce voix de Shion s’éleva : – Non, mon ami. Relève-toi. Mon ami. C’était une joie pour le Chevalier de se savoir apprécié par cet être admirable qu’était le Grand Pope ; c’était une torture également, car si Dokho avait été libre d’ouvrir son cœur, lui ne l’aurait certainement pas appelé « ami »… Il se releva néanmoins et prit soin d’afficher un cosmos neutre, attentif, avant de croiser le regard améthyste de son supérieur. Shion rechercha discrètement dans l’aura du Chevalier une trace d’un quelconque émoi, en vain. Une vague d’amertume l’envahit, mais il n’eut pas le temps de s’apitoyer sur son propre sort car Dokho demanda : – Que fais-tu ? – Pardon ? s’enquit l’Atlante, perplexe. Il ne pouvait pas l’avoir senti… si ? – Pourquoi sondes-tu mon cosmos ? précisa le Tigre. Shion resta un instant silencieux, cherchant l’explication la plus plausible. – Simple réflexe, finit-il par répondre, se levant pour faire quelques pas et masquer son embarras. Pour savoir quel est ton état d’esprit… je ne pensais pas que tu t’en rendrais compte, en vérité. Dokho eut un petit sourire féroce. – La dernière fois où tu m’as sous-estimé ne t’a apparemment pas servi de leçon… Il faisait allusion à leur affrontement durant la bataille d’Hadès. Le Grand Pope tenta de sourire à son tour, mais son cœur était trop lourd de ces souvenirs… Comme il avait souffert de devoir l’affronter à cet instant-là ! Alors il avait essayé de le blesser avec des paroles méprisantes, mais le Tigre ne s’était pas laissé prendre au piège. A la grande surprise de Shion, il avait retrouvé sa jeunesse et avec elle, cette beauté insolente et virile qui avait fait battre le cœur de l’Atlante dès leur première rencontre… Cependant, celui-ci avait une mission, et devait la mener à bien, dût-il pour cela tuer l’être le plus important à ses yeux… – Shion ! Ca ne va pas ? Effrayé par les ondes de douleur qui émanaient à présent du cosmos toujours si contrôlé du Grand Pope, Dokho grimpa les quelques marches qui les séparaient, défiant le protocole. Voyant que son compagnon vacillait, il le soutint et l’aida à se rasseoir sur son trône. Il posa une main sur le front de l’Atlante pour en estimer la température, craignant qu’il ne soit souffrant, et ce simple geste suffit à réchauffer le cœur meurtri de Shion. Soudain fatigué de faire semblant, celui-ci ferma les yeux et laissa ses sentiments, ses regrets et ses espoirs envahir son cosmos. Tant pis si le Chevalier de la Balance n’éprouvait pas la même chose que lui – au moins, il serait fixé. Dokho resta un instant absolument immobile, s’imprégnant des émotions qui affleuraient dans l’aura du Grand Pope. Ainsi, finalement, ses sentiments étaient partagés… Une bouffée de bonheur le submergea, l’étouffant presque. Il l’empêcha in extremis d’apparaître dans son cosmos ; voyant l’Atlante ainsi, paupières closes, il eut une autre idée. Shion ne sentait rien. Le Chevalier était encore là, il percevait son cosmos, mais aucune réponse ne lui était parvenue. Ni joie, ni soulagement. Pas non plus de rejet ou de gêne, mais l’absence d’acceptation n’était-elle pas un refus en elle-même ? Son aura était en train de se teinter lentement de désespoir lorsqu’il sentit quelque chose de doux et chaud se poser sur ses lèvres. Il ouvrit brusquement les yeux mais ne vit que quelques mèches châtain aux reflets rouges, très près de lui. Dokho… l’embrassait ?! Il referma à nouveau les paupières, frissonnant, savourant le tendre contact de la bouche du Tigre. Rien d’autre ne comptait… Le Chevalier de la Balance sentit son compagnon s’abandonner ; alors il l’enferma dans ses bras et lui ouvrit son cœur. – …kho ? Dokho, tu m’écoutes ? Le Chevalier cligna des yeux et revint au présent. – Hm ? fit-il, avec encore aux lèvres un vague sourire. – C’est pas le moment de bayer aux corneilles ! le gronda Shion. – C’est bon, c’est bon… qu’est-ce que tu disais ? Le Grand Pope soupira. – Tu ne changeras jamais, n’est-ce pas ? – C’est comme ça que tu m’aimes, répliqua le Tigre avec un sourire taquin. L’Atlante ne répondit pas, mais ne put s’empêcher de sourire en retour. Comme il avait raison… – Bon, puisqu’ils sont tirés d’affaire, on pourrait peut-être aller dormir ? suggéra Dokho en étouffant un bâillement. Shion acquiesça : il était déjà très tard et lui aussi tombait de fatigue. Une fois le chef des voyous assommé, Kanon s’était servi de l’Illusion Démoniaque pour effacer sa mémoire [5], tandis que Loki s’occupait des autres qui étaient déjà sous son emprise. Puis ils s’engouffrèrent tous deux dans un Triangle d’Or qui les ramena directement dans le salon du Temple des Gémeaux. L’ex-Dragon des Mers alluma une petite lampe d’appoint et se laissa tomber sur le canapé en poussant un soupir de soulagement. Son compagnon s’assit sur l’accoudoir, bras croisés, avec aux lèvres un petit sourire qui s’élargit lorsque Kanon se passa une main sur le visage en marmonnant : – Encore une soirée comme ça et je suis bon pour la crise cardiaque. Ou pour l’asile… – Déjà ? fit Loki, l’air déçu. Mais ce n’est que le début… – Ouais, ben on ferait mieux d’aller de coucher, il est déjà quatre heures du matin, répondit le Chevalier en jetant un œil à la pendule murale. – Qu’est-ce qu’on attend pour y aller ? s’enquit l’Autre, se levant. – Chacun dans sa chambre, je voulais dire, précisa Kanon, qui commençait à connaître cette étincelle dans le regard de Loki. Celui-ci allait répliquer lorsque la porte de la pièce grinça et s’entrouvrit, révélant la mince silhouette de Kyrien. – Maître Kanon ? C’est… c’est vous ? fit la fillette d’une voix incertaine. L’ex-Dragon des Mers cligna deux fois des yeux, puis se reprit et demanda : – Kyrien ? Tu n’es pas couchée ? La novice baissa les yeux et piétina un peu sur le seuil. – Je… j’ai fait un… un cauchemar, et je n’arrivais pas à me rendormir, alors je… j’ai essayé de percevoir la Toile… c’était facile, dans le noir, sans bouger. Et puis… je vous ai… sentis arriver. Sourcil levé, Loki laissa échapper un sifflement admiratif. La fillette rosit et ajouta : – Ce n’était pas bien difficile. C’était… le plus gros nœud que j’aie jamais vu. Kanon se leva. – Bon allez, il est tard. Tout le monde au lit. Il poussa son élève dans le couloir, jusqu’à sa chambre. – Tu crois que tu vas pouvoir te rendormir ? lui demanda-t-il alors qu’elle se recouchait. – Voui, répondit-elle en étouffant un bâillement. Bonne nuit, Maître Kanon. Faites attention. Attendri, l’ex-Marina sourit. – Ne t’inquiète pas pour moi. Dors bien. Il referma la porte et, retrouvant son sérieux, examina le couloir avec circonspection. Où était passé Loki ? Refusant de céder à l’optimisme suicidaire qui lui suggérait qu’il était tranquillement allé se coucher, Kanon se dirigea vers sa propre chambre. Il avait vu juste : l’Autre était là, adossé au mur d’en face, éclairé par la lampe de chevet. Le Chevalier soupira. – Je croyais pourtant avoir dit « tout le monde au lit »… Loki s’éloigna du mur et s’approcha. – Allons, Kanon, tu ne vas pas laisser cette nuit, qui avait si bien commencé, finir ainsi ? Il lui faut un point d’orgue, une cerise sur le gâteau ! Kanon croisa les bras et fronça les sourcils. – Je te vois venir. Va te coucher. – J’irai, si tu m’accordes ce que je veux. L’ex-Dragon des Mers avait plus que jamais l’impression d’être un oiseau face à un serpent. Etait-ce à cause de la fatigue, ou de la lueur fascinante, hypnotique et joueuse, qui brillait dans les prunelles sombres de son vis-à-vis ? Toujours est-il qu’il soupira derechef et demanda, de guerre lasse : – Et qu’est-ce que tu veux ? – Embrasse-moi. – Ca va pas ?! » se récria Kanon, avant de se rappeler que son élève était censée dormir dans la pièce voisine. Ce fut donc à mi-voix qu’il ajouta, dents serrées : « Jamais ! Nullement affecté par ce rejet, l’Autre continua à se rapprocher. – Allons, réfléchis : un baiser et je te laisse tranquille. Tu pourras dormir sur tes deux oreilles… – Jusqu’à quand ? s’enquit l’ex-Marina, pas dupe. – Ah ça, c’est la variable aléatoire. Jusqu’à ce que j’aie envie d’un autre baiser… (Voyant sa proie se renfrogner, il ajouta :) Mais je me retiendrai jusqu’à demain. Promis… – Si tu crois que c’est avec ce genre d’arguments que tu vas me convaincre… grommela le Chevalier. Loki soupira à son tour. – Je ne voulais pas en arriver là. Vas-tu m’obliger à te menacer, Kanon ? Celui-ci ricana : – Depuis quand te sens-tu obligé de faire quoi que ce soit ? Boudeur, l’Autre protesta : – Et moi qui essayais d’être aimable… – Non, corrigea Kanon. Tu essayais de me manipuler, nuance. – Je ne vois pas la différence. L’ex-Dragon des Mers ouvrit des yeux ronds. – Tu plaisantes, là ? – Bien sûr que non. Soyons réalistes : chaque fois que tu es aimable avec quelqu’un, c’est que tu veux obtenir quelque chose. – Pas forcément ! – Mais si. Ne serait-ce que leur amabilité en retour… – Tu déformes tout, grogna le Chevalier, dégoûté. Loki eut un petit rire amer. – Et toi, tu es aveugle. Lequel d’entre nous est le pire, dis-moi ? – Mais tout le monde ne cherche pas toujours à obtenir quelque chose ! insista le Gémeau. – Et ce que je demande, moi, vais-je l’obtenir ? Kanon marqua un petit temps d’arrêt. Pris dans le feu de la discussion, il en avait presque oublié la cause première… – Non, répondit-il d’un ton ferme. – Je ne poserai pas la question une troisième fois, Kanon. Quelque chose dans le ton de l’Autre avait changé. Ce n’était plus une discussion entre deux personnes d’avis contraires, mais un duel de volontés. L’ex-Marina se savait dans une position délicate : Loki pouvait le faire chanter, et il n’avait aucun moyen de se défendre. Il maudit une nouvelle fois son impuissance, et celui qui en était l’auteur. Mais il ne serait pas dit que Kanon des Gémeaux se serait rendu sans combattre. Il ne bougea pas, ne répondit pas. Les deux Chevaliers s’affrontèrent du regard durant ce qui leur sembla une éternité – quelques minutes en réalité. Finalement, Loki étrécit imperceptiblement les yeux ; un minuscule et d’autant plus inquiétant sourire se dessina sur ses lèvres. – Très bien. (Il se détourna et fit un pas en direction de la porte.) Si tu le prends comme ça… Il y avait tellement de joie malsaine dans cette phrase que l’ex-Dragon des Mers frissonna. Bon sang, qu’était-il en train de faire ?! Saga ! La santé mentale de son frère ne valait-elle pas plus qu’un malheureux baiser ? Faisant taire sa raison qui lui conseillait de ne pas céder, à aucun prix, sur quoi que ce soit, il se retourna et dit : – Attends ! L’Autre s’appuya sur la porte qu’il avait entrouverte, la refermant. – Tu as changé d’avis ? s’enquit-il d’un ton léger, comme s’ils parlaient d’un détail insignifiant. Avant de perdre toute résolution, Kanon franchit la distance qui les séparait ; il empoigna Loki par la nuque et écrasa ses lèvres sous les siennes. C’était un baiser féroce, vengeur, mais l’Autre parut plutôt bien s’en accommoder. Il enroula ses bras autour de la taille du Chevalier et accueillit avec passion la langue que celui-ci tentait, sans même en être conscient, d’introduire dans sa bouche. C’est alors que les choses changèrent. De violent, le baiser se fit ardent, brûlant – durant quelques secondes seulement. Jusqu’à ce que l’ex-Marina, hors d’haleine, ne s’écarte et grogne : – Dehors. Loki prit le temps de retrouver un souffle normal avant de répondre d’une voix parfaitement neutre : – A ta guise. Il se retourna et ouvrit la porte mais, avant de sortir, ajouta : – Au fait, si tu entends ton frère crier dans son sommeil, durant les jours qui viennent, c’est normal. (Ses yeux brillèrent d’une lueur démente, démoniaque.) La prochaine fois, peut-être que tu accepteras tout de suite… Il disparut, laissant Kanon seul avec, dans la bouche, un étrange mélange d’amertume et de miel. Dans le paysage toujours changeant des Limbes, territoire du Chaos, la masse de cosmos qu’était Sujan parlait avec une autre entité, immense silhouette plus noire que les ténèbres, dont on ne distinguait qu’une paire d’yeux qui brillaient d’un éclat aveuglant. La voix de la créature retentit, comme un crissement grave, discordant : – Les troupes sont prêtes. Quand partons-nous ? – Bientôt. Les sceaux seront levés dans peu de temps… – Tant mieux. Les miens n’aiment pas rester rassemblés sans rien faire. Ca les rend… nerveux. – Ils auront tout loisir de se passer les nerfs quand j’aurai ouvert le passage, répliqua Sujan avec humeur. La créature du Chaos gronda, mais ne répondit pas. Après quelques instants où elle parut envisager sérieusement la possibilité d’écrabouiller cet insolent paquet de lumière et d’énergie entre ses deux immenses mains griffues, elle se raisonna. Elle avait beaucoup trop à gagner pour se laisser guider par ses envies… du moins, pour cette fois. Satisfaite, la divinité regarda la silhouette sombre s’éloigner. Le plus difficile, avec ces bestioles, était de leur imposer une quelconque autorité. Mais cela en valait la peine… ~ ~ ~ NOTES DE L’AUTEUSE : [1] : Modeste, toujours… XD [2] : Ouais, euh… je me base sur la VO, là, hein. Certainement pas sur la VF… [3] : Se rappeler que les Atlantes n’ont PAS de sourcils… me fais toujours avoir… TT;; [4] : Nan, Loki n’est pas un dieu, pourquoi ? [5] : Euh… c’est possible, ça ? Bah, on va dire que oui. Au moins sur les esprits faibles… Niahaha !!! Ben quoi, vous croyiez que Loki allait se laisser découvrir sans rien faire ? Il est loin d’avoir épuisé toutes ses ressources, huhu... Bon d’accord, c’est un tout petit peu capillotracté, mais… reconnaissez qu’il est assez facile de prendre Aphro pour une fille, à première vue. Non ? Quant aux voyous, ben faut dire qu’y en a qui ont vraiment pas de chance… J’aime bien m’acharner des fois, c’est mon côté sadique qui ressort. Niark. Et puis la bestiole de la dernière partie, est tirée du bestiaire épique (c’est à dire les créatures trèèèèès puissantes) de Donjons&Dragons. Pour ceux qui connaissent, c’est un slaad noir. Pour les autres, pas de panique, y’aura plus de précisions… plus tard. Quand je les ferai intervenir plus en détail. Ma Jayle adorée a fait une illust de Kyrien : http://membres.lycos.fr/sylphania/images/moyens/kyrien-noir.jpg Et une de Sujan (enfin de son apparence favorite avant qu'il se fasse enfermer dans les Limbes) : http://membres.lycos.fr/sylphania/images/moyens/sujan.jpg Merci Jayle !!! (un peu de pub, même si c'est pa bien : allez voir son site !) A suivre : Entraînement du Jour Après La Cuite... huhuhu. Et un nouvel entraînement pour Kyrien aussi, ainsi qu'un bon nombre de questions existentielles. Un chti lemon... tout piti pas bien grand... Et un cauchemar aussi. Le tout, samedi prochain. Alake (prise de tête sur le chap 26 powaaaaaaa) |