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au 09 Jan 09 :
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pour 1453 fics écrites
contenant 3722 chapitres
qui ont générés 7544 reviews
 
     

     
 
Space Dementia
Par Alake
Saint Seiya  -  Romance
27 chapitres - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 4     Les chapitres     2 Reviews    
Doutes

Fiqueuse : Alake

Titre : Space Dementia

Chapitre : Quatrième : Doutes

Base : Saint Seiya

Disclaimer : C’est déjà assez dur comme ça, pourquoi est-on obligé de l’écrire au début de chaque chapitre ?! Sont pas à moi !! (Sauf Alhen et Alhena…)

Genre : Sérieux, angst, vous saupoudrez avec un peu de Romance et un micro-poil de nawak, et vous faites cuire à feu doux…

Rating : NC-17 (ben oui, maintenant que j’ai commencé, je ne m’arrête plus…)

Avertissement : ‘tention, coupling pseudo-incestueux… yaoi… etc. Beaucoup d’angst, dans ce chapitre. Et pis aussi un chtit lemon, tant qu’à faire… ^_^

Spoiler : Le lendemain matin, réveil de Kanon et… plein de choses se passent. Et même qu’on voit le premier réveil de l’Autre, dans un flash-back. Si si…

 

CHAPITRE 4

DOUTES

 

Saga s’éveilla avec une impression étrange, le lendemain matin. Il s’assit, s’étira et grimaça. Il avait dû dormir dans une mauvaise position, car sa nuque était un peu raide. Il se leva en bâillant, rejoignit la cuisine et constata que son loir de frère n’était pas encore levé. Grommelant dans sa barbe, il mit la cafetière en route et se dirigea vers la chambre de Kanon.

Arrivé à la porte, il poussa doucement le battant et vit l’ex-Dragon des Mers, roulé en boule contre le mur. Traversant la pièce à pas de loup, il ouvrit la fenêtre et poussa les volets, laissant entrer un flot de lumière.

– Debout les marmottes, c’est le printemps ! claironna-t-il en se tournant vers la forme recroquevillée sur le lit.

N’obtenant aucune réponse, il se dirigea vers la couche de son frère et, s’y asseyant, marmonna :

– Pas possible d’avoir le sommeil aussi lourd…

Il posait une main sur l’épaule de Kanon dans l’intention de le secouer avec énergie, lorsque celui-ci se tourna vers lui. Les paupières gonflées s’entrouvrirent, clignèrent plusieurs fois, puis s’écarquillèrent.

– Saga…

L’aîné remarqua alors les yeux rougis de larmes, la voix rauque de son frère. Il fronça les sourcils, inquiet.

– Kanon, qu’est-ce que tu as ?

L’ex-Dragon des Mers se redressa et se jeta à son cou, défaillant presque d’un soulagement que Saga ne vit pas. Tout ce qu’il avait vu, c’était l’état alarmant de son jumeau ; ce qu’il entendait à présent, c’étaient les lourds sanglots qui le secouaient, et dont il ne connaissait pas la cause. Il referma ses bras autour du corps tremblant et le berça doucement en attendant qu’il se calme. Puis, lorsque la crise sembla s’atténuer, il demanda :

– Qu’est-ce qu’il se passe ?

Kanon s’écarta de lui et essuya du revers de la main les dernières traces de larmes qui maculaient ses joues.

– Rien, répondit-il en souriant. C’est juste…

– Un petit passage à vide, compléta l’aîné. Tu m’as déjà dit ça hier. Tu me prends pour un imbécile, Kanon ?

Le sourire de l’ex-Dragon des Mers s’effaça et il détourna le regard.

– Bien sûr que non, protesta-t-il.

– Alors dis-moi ! Je suis ton frère, bon sang ! (Saga prit son jumeau par les épaules et le secoua en s’exclamant :) Dis-moi ce qui ne va pas !

Kanon garda le silence. Il avait terriblement conscience du mal qu’il faisait à son frère en refusant de se confier, mais des deux maux il avait sans nul doute choisi le moindre.

L’aîné, découragé par le manque de réaction de son jumeau, laissa retomber ses mains et murmura :

– Tu ne me fais pas confiance ?

– C’est pas ça ! s’écria Kanon. Mais… Tu ne peux rien y faire.

C’était un mensonge, bien sûr, mais un pieux mensonge. Comment aurait-il pu lui dire la vérité ? Il se força à sourire et ébouriffa la tignasse de Saga.

– T’inquiète pas, va. C’est pas si grave que ça…

Le Gémeau lui adressa un regard qui signifiait très clairement qu’il ne le croyait pas, mais s’abstint de tout commentaire. Son frère avait sûrement une bonne raison pour ne pas lui parler de ses problèmes, et il n’aimait pas ça.

Il n’aimait pas ça du tout.

 

 

C’était le jour de la réunion hebdomadaire avec le Grand Pope. Aussi, au lieu de descendre aux terrain d’entraînement, les Chevaliers d’Or grimpèrent jusqu’au Temple d’Athéna où les attendait Shion et – ô surprise ! – Dokho.

– Tiens, fit Milo en voyant que ce dernier était encore fourré chez l’Atlante, je ne savais pas que le Temple de la Balance avait été déplacé ici…

Le Vieux Maître rajeuni haussa un sourcil.

– Tu peux parler, toi. Je te signale que les Temples du Scorpion et du Verseau sont deux Maisons distinctes, au cas où tu l’aurais oublié.

– Je le sais très bien. Pourquoi crois-tu que Camus et moi passons tout le temps de l’un à l’autre ?

– Ne vous battez pas, les filles, intervint Aioros, diplomate comme toujours, [1] alors que le Verseau plantait son coude dans les côtes de son compagnon.

– Ca va pas de dire ça ?! gronda-t-il à mi-voix, envoyant un regard meurtrier au Scorpion.

– Mais il faut bien que je me défende, protesta Milo en frottant ses côtes endolories. Et puis c’est pas comme si personne n’était au courant ! ajouta-t-il en désignant le reste des Chevaliers qui avaient assisté à la discussion avec plus ou moins d’intérêt.

Camus vira instantanément au rouge pivoine et marmonna :

– Tu me le paieras.

– J’en frémis d’avance, répondit le Scorpion, l’air gourmand.

– C’est pas vrai… gémit le Verseau en cachant son visage entre ses mains.

A cet instant, Shion fit son entrée, majestueux dans sa longue toge noire sous laquelle – mais cela, seul Dokho le savait – il ne portait absolument rien.

– Mais comment fait-il pour ne pas se prendre les pieds dedans ? murmura pensivement Shura en observant le vêtement qui traînait largement à terre.

– Question d’habitude, répondit Saga depuis l’autre côté de la longue table de réunion. Avec un peu d’entraînement, on y arrive sans trop de problème.

– Mouais, intervint Kanon. Surtout quand, comme toi, on a la manie de faire les cent pas dans sa chambre…

L’aîné rit doucement, avant d’ajouter :

– Je crois que ça vient de cette époque, d’ailleurs…

L’ex-Dragon des Mers secoua la tête.

– Pas du tout. Tu le faisais déjà quand on était gamins.

– Je ne crois pas.

– Mais si.

– Mais non !

– Si, je te dis !

– On ne vous dérange pas ? s’enquit poliment Shion, alors que les autres suivaient avec passion ce débat enflammé. On peut aller ailleurs, le temps que vous vous mettiez d’accord…

– Mais non, c’est tout vu, répondit Saga. Je ne tournais pas en rond.

– Mais si ! Même que tu me réveillais le matin !

– Tu affabules, là.

– Bon d’accord, admit Kanon, conciliant. Mais reconnais quand même que tu le faisais… de temps en temps.

– Mouais…

Ils se fixèrent un instant, s’affrontant du regard, puis éclatèrent de rire. Désabusé, le Grand Pope secoua la tête et commença à exposer les sujets de la réunion.

– Bien ! Aujourd’hui, nous allons donc parler de…

L’ex-Dragon des Mers posa son menton dans sa main et se prépara à affronter l’ennui mortel qui n’allait pas tarder à s’abattre sur lui. Il n’avait jamais été friand de ces longues réunions soporifiques, mais c’était une obligation…

Sa discussion avec Saga avait éveillé des souvenirs en lui et, bercé par le son monotone de la voix de Shion, il se laissa entraîner…

 

 

Kanon ! Debout !

Mgnmmrh… Kesstu veux ?

Lève-toi, allez ! C’est aujourd’hui qu’on passe l’Epreuve !

Hein quoi ?

Le futur Dragon des Mers ouvrit un œil comateux et vit son frère qui faisait les cent pas entre leurs deux lits. [2] Il l’observa un instant, apathique, puis détourna le regard – le mouvement de son jumeau lui donnait le tournis. Secouant la tête pour se réveiller tout à fait, il sortit du lit et attrapa sa vieille tunique élimée.

Et c’est quoi, cette épreuve, au fait ? demanda-t-il d’une voix étouffée par le vêtement qu’il était en train d’enfiler.

Je n’en sais pas plus que toi, répondit Saga en lui tendant un pantalon. Allez, dépêche toi, Maître Alhen nous attend.

Ouais, ouais, j’arrive.

Ils passèrent en vitesse prendre deux pommes à la cuisine, qu’ils croquèrent en chemin. Arrivant à la petite arène où ils avaient l’habitude de s’entraîner, ils virent leur Maître, bras croisés, vêtu de son armure étincelante.

Votre formation est terminée, déclara-t-il lorsque ses élèves se furent approchés. Vous devez passer l’Epreuve : pour déterminer lequel d’entre vous endossera l’armure des Gémeaux, vous allez vous affronter. Le survivant sera mon successeur.

Quoi ?! s’écria Saga. Mais c’est absurde !

C’est la règle. Etre Chevalier requiert une volonté de fer. Si tu n’es pas capable de faire ça, autant rentrer chez toi.

Nous n’avons pas de chez nous, intervint Kanon. Et vous le savez très bien.

Ne me provoque pas, gronda Alhen en se tournant vers lui.

Le garçon soutint son regard. Ils savaient tous deux que Kanon était moins puissant que son jumeau, et que le Chevalier venait de le condamner à mort. Mais ce n’était pas la peur qui motivait la rébellion de l’élève. Il le faisait par bravade – il avait fait beaucoup de choses par bravade, ces derniers temps…

C’est simple, expliqua froidement le Maître. Si vous ne vous battez pas, je vous tue. Tous les deux.

Le futur Dragon des Mers croisa les bras, buté.

Je refuse d’affronter mon frère. Si le Grand Pope apprend ça, vous serez radié de la Chevalerie. (Il baissa la voix et ajouta :) Et ce sera bien fait pour vous.

Alhen enflamma son cosmos, furieux.

Je t’ai dit de ne pas me provoquer ! s’écria-t-il en attrapant le garçon par la gorge.

Arrêtez, fit la voix calme de Saga, les interrompant.

Le Chevalier relâcha un peu son emprise sur son élève récalcitrant et se tourna vers l’autre jumeau.

On va se battre, continua l’aîné.

Non, Saga ! protesta son frère. Pourquoi…

Le regard de Saga le fit taire. Il y avait tellement d’amour et de chaleur dans ses prunelles d’azur que Kanon acquiesça, persuadé que son jumeau avait trouvé le moyen de les tirer de cette situation. Alhen, après les avoir tous deux jaugés du regard, recula jusqu’au bord du terrain et croisa les bras.

Allez-y, dit-il. Et tâchez de me satisfaire.

Les deux garçons commencèrent l’affrontement. Mais au bout de quelques secondes, Kanon se rendit compte que son frère ne se battait pas vraiment : ses coups étaient faibles, et il recevait des attaques qui n’auraient même pas dû l’atteindre. Soudain, la lumière se fit dans son esprit. Saga avait décidé de se sacrifier pour qu’il survive, pour qu’il devienne le Chevalier des Gémeaux !

Simultanément, une vague de cosmos déferla sur eux, les séparant.

Tu te moques de moi, Saga ? hurla Alhen en se plaçant entre eux. Cesse cette comédie et bats-toi vraiment !

C’est impossible, Maître. Je ne peux pas.

Je te dis que tu vas le faire, gronda le Chevalier, hors de lui. Tue Kanon, ou c’est moi qui le ferai.

Non ! Vous n’avez pas le droit !

Le rire froid du Gémeau fusa.

Vous êtes mes élèves. J’ai tous les droits.

Kanon écoutait l’échange sans rien dire, estomaqué par la haine et la folie qu’il percevait dans l’aura de son Maître. Saga et Alhen s’affrontaient du regard, immobiles, leurs cosmos flamboyants. Puis le Chevalier eut un sourire inquiétant.

Très bien. Tu ne me laisses pas d’autre solution.

Rapide comme l’éclair, sa main se tendit en direction du futur Dragon des Mers et un trait de cosmos le frappa. Il fut projeté plusieurs mètres en arrière mais, par réflexe, il avait réussi à recevoir l’attaque dans l’épaule et non dans le cœur. Puis il entendit le cri de son frère.

NOOOON !!

Kanon ne voyait plus Saga – leur Maître le lui cachait – mais il sentait son aura, et cela lui fit peur. Disparu le cosmos chaleureux et doux de son jumeau, ce n’était plus qu’une concentration de haine à l’état brut. Il se pencha de côté et ce qu’il vit le fit frémir. Les cheveux de son frère avaient viré au gris cendre, et ses yeux… ses yeux injectés de sang reflétaient la rage sans nom qui s’était emparée de lui.

Sa deuxième personnalité s’était éveillée.

Tu n’aurais jamais dû faire ça, déclara froidement une voix qui n’était pas celle de Saga.

Alhen augmenta l’intensité de son cosmos, mais l’Autre le prit de vitesse. Sa cosmo-énergie explosa alors qu’il hurlait :

GALAXIAN EXPLOSION !!!

Le Chevalier prit l’attaque de plein fouet. Il fut écrasé, broyé par l’incroyable puissance de la vague destructrice. Son corps désarticulé retomba non loin de Kanon. Mais celui-ci avait les yeux fixés sur son frère qui s’était pris la tête à deux mains, et qui tomba à genoux.

Saga ! s’écria-t-il en tentant de se relever malgré la douleur.

Passant à côté d’Alhen, il entendit une voix féminine l’appeler faiblement, et obliqua pour se précipiter vers son amie agonisante.

Alhena !

Kanon… Je suis… heureuse que tu… ne sois pas… mort, articula-t-elle avec difficulté.

Non ! Ne meurs pas, Alhena ! Ne… ne m’abandonne pas !

Des larmes voilèrent les prunelles turquoise du garçon, il saisit la main de la mourante et la serra avec force.

C’est… bien comme ça. Si je… meurs, Alhen ne…

Je ne veux pas que tu meures ! sanglota Kanon, désespéré.

Ne sois pas… triste. Pense… pense à ton frère. Tu es… le seul… (Elle toussa, et un flot de sang s’échappa de sa bouche.) … le seul à… pouvoir… l’ai…der…

Les yeux noirs se voilèrent, la faible lueur qui y brillait encore s’éteignit.

Alhena… Alhena !! Non, non !!

Le garçon secoua la jeune femme, en vain. Les cheveux rose pâle redevinrent argentés, les prunelles sombres retrouvèrent leur froide couleur dorée.

Le Chevalier des Gémeaux était mort.

Kanon se releva, tête baissée, et essuya ses joues maculées de larmes. Puis il se dirigea vers son frère, qui avait apparemment perdu connaissance après son coup d’éclat. Remarquant que sa chevelure avait repris sa couleur ordinaire, il s’agenouilla et le prit dans ses bras malgré sa blessure à l’épaule qui le gênait terriblement. Saga ouvrit les yeux et le regarda.

Ka… Kanon ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Alhen est mort.

Quoi ?!

Je…

Le futur Dragon des Mers ferma les yeux et décida de cacher la vérité à son jumeau.

Je l’ai tué, dit-il d’une voix rauque.

Tu… (Les prunelles de Saga s’agrandirent d’horreur.) Tu l’as tué ?!

C’était lui ou nous, trancha Kanon, plus durement qu’il ne l’aurait voulu.

A cet instant, l’armure des Gémeaux se détacha du corps d’Alhen et, arrachant Saga aux bras de son frère, choisit son propriétaire.

Logique, pensa Kanon avec une pointe d’amertume. Moi, je n’ai pas de fardeau à porter…

 

 

Kanon émergea de ses souvenirs et constata que la plupart de ses compagnons étaient aussi peu attentifs que lui. Deathmask, bras croisés et paupières baissées, semblait plongé dans un abîme de réflexion ; mais en tendant l’oreille, on pouvait percevoir ses légers ronflements. A ses côtés, Aphrodite tripotait un tube de rouge à lèvres, les yeux dans le vague. Shura discutait à voix basse avec Aioros, tout en faisant discrètement du pied à Mu sous la table, ce qui expliquait les joues écarlates de ce dernier qui se sentait taquiné sans savoir vraiment d'où ça venait. Camus tentait de maintenir une attention constante tout en répondant aux petits mots que lui envoyait Milo, qui jouait simultanément au morpion avec Aldébaran. Shaka et Aiolia étaient relativement attentifs, et Dokho écoutait Shion avec passion – mais sans doute était-il plus intéressé par l’orateur que par son discours.

Enfin, Saga avait le regard fixé sur lui, et la lueur d’inquiétude qui y brillait mit Kanon un peu mal à l’aise. Il lui adressa un sourire rassurant et se promit de cacher ses états d’âme à l’avenir. Mais ce matin, il avait vraiment cru…

Non, il ne devait pas penser à cela. Il reporta son attention sur le Grand Pope, qui terminait justement :

– Voilà, ce sera tout. Bonne journée.

Un joyeux brouhaha accueillit ces paroles alors que les Chevaliers se levaient et détendaient leurs muscles ankylosés par cette longue immobilité. Shaka se dirigea vers l’ex-Dragon des Mers et l’entraîna à l’écart aussitôt que le groupe – sans Dokho, bien sûr – fut sorti du Temple d’Athéna. Aphrodite fit un signe de tête à Aldébaran, qui se chargea d’éloigner Saga à l’aide d’un prétexte quelconque. Puis il prit la parole :

– Je suppose que vous avez tous remarqué que Kanon agissait bizarrement depuis avant-hier. (Les autres Chevaliers hochèrent la tête.) Quelqu’un sait-il pourquoi il est comme ça ?

Aucune réponse. Personne n’avait la moindre idée là-dessus.

– J’ai l’impression que cela a quelque chose à voir avec Saga, dit Aiolia. Il regardait vers lui quand il a pris ton attaque, hier.

– Et puis, son cosmos est bizarre, ajouta Aioros. On dirait qu’il essaie de cacher quelque chose…

– Il est peut-être amoureux, suggéra Deathmask.

Sept regards interloqués se tournèrent vers lui. Il faut dire qu’il n’avait pas tellement l’habitude de parler en ces termes…

– Ben quoi ?! fit le Cancer, sur la défensive. Ca peut arriver, non ?

– C’est pas bête… approuva Mu.

Aphrodite acquiesça ; bras croisés et sourcils froncés, il réfléchissait intensément.

– Amoureux, d’accord, mais de qui ? demanda Camus, sceptique.

– Au fait, intervint Shura, vous avez remarqué que Shaka semblait attiré par Saga ?

Il avait grimacé le mot « attiré » : ce genre de termes n’allait pas vraiment avec l’individu en question. Ils étaient même antithétiques, tout comme « Milo » et « sérieux », « Deathmask » et « rose ».

Et pourtant…

– Tu veux dire que Kanon aurait développé une sorte de « complexe du grand frère » ? fit Aiolia.

– Ou alors…

La voix d’Aphrodite était devenue mystérieuse. Il attendit que l’attention de chacun soit fixée sur lui pour lâcher :

– Kanon est amoureux de Shaka.

Un ange passa, pendant que de grosses gouttes de sueur perlaient aux tempes des sept autres Chevaliers.

– Ca y est, il est parti, gémit Milo.

– Tu regardes trop Dallas, Aphro, ajouta Shura.

– J’aurais dû brûler ces satanées cassettes, grogna Deathmask.

– Mais si ! insista le Chevalier des Poissons. Kanon est amoureux de Shaka, mais celui-ci aime Saga, et le pauvre Kanon est déchiré entre son amour fraternel et une jalousie dévorante… [3]

– Admettons que ce soit le cas, l’interrompit Mu, conciliant. Je ne vois pas ce qu’on peut faire pour l’aider…

– Un couple à trois !! Voilà la solution ! s’enflamma Aphrodite, les yeux pleins d’étoiles.

– Tu veux rire ?! s’écria Deathmask, couvrant les manifestations de dégoût et d’horreur de ses compagnons. Tu oublies que Saga et Kanon sont frères !! [4]

– Ah oui, c’est vrai, admit le Chevalier des Poissons.

Son enthousiasme débordant et un peu mal placé l’ayant quitté, il sembla se dégonfler comme un ballon de baudruche fatigué.

– Mais alors, qu’est-ce qu’on peut faire ? se lamenta Aioros.

– Pas grand chose, apparemment, répondit sombrement Mu.

Tous se rembrunirent. Personne n’avait la solution à ce problème…

 

 

Kanon s’était laissé entraîner de l’autre côté du Temple d’Athéna. Il soupira intérieurement et se prépara à éluder les questions que Shaka ne tarderait pas à formuler…

Le Chevalier de la Vierge observa un groupe de moineaux qui s’étaient envolés à leur approche, puis se tourna vers l’ex-Dragon des Mers. Celui-ci était tendu, sur la défensive, et vu sa situation, c’était légitime. Il était en train de réfléchir à la meilleure façon d’aborder le problème quand la voix impatiente de Kanon le prit de court :

– Tu voulais me parler, je crois ?

Shaka retrouva son aplomb en une seconde et répondit calmement :

– En effet. Tu…

– Si c’est pour me demander ce qui m’arrive, l’interrompit l’ex-Dragon des Mers, tu peux laisser tomber. Je vais très bien.

– Je ne crois pas, non, répliqua le Chevalier de la Vierge, clouant son interlocuteur de son regard intense. Je sais ce qu’il se passe, Kanon. Inutile de me mentir.

Kanon blêmit.

– Tu… sais ?

– Je sais que la deuxième personnalité de ton frère a fait sa réapparition, oui. Et pour une raison que j’ignore, tu le sais aussi.

Une raison que j’ignore. L’ex-Dragon des Mers ne put empêcher une pointe de soulagement d’apparaître dans son cosmos. Shaka s’en aperçut et sourit, se méprenant sur sa signification.

– Je pensais que tu réagirait beaucoup plus violemment que cela, dit-il.

Kanon secoua la tête.

– Je sais que tu garderas ce secret.

– Ah oui ? s’enquit la Vierge, haussant un sourcil. Et d’où te vient cette certitude ? Le plus logique serait pourtant de le dire sans tarder au Grand Pope…

– Non, tu ne courras pas ce risque. Tu es comme moi : tu ne veux surtout pas que Saga se rende compte de quoi que ce soit.

Shaka marqua un temps d’arrêt. Depuis quand était-il aussi facile à cerner ?

– Mais notre rôle de Chevalier… commença-t-il.

– … Peut bien subir une petite entorse par amour pour Saga, compléta Kanon. Tu sais ce qu’il risque d’arriver s’il apprend ça.

– Je…

– Tu l’aimes, pas vrai ?

– Non, je… (Ses épaules s’affaissèrent légèrement et il détourna le regard en rougissant.) …oui.

Shaka avait totalement perdu le contrôle de la conversation, et Kanon se félicita de l’avoir déstabilisé : il ne penserait pas à poser des questions dérangeantes.

– Mais je voulais te demander : est-ce que tu sais ce qu’il veut ? fit le Chevalier de la Vierge alors que son interlocuteur se frottait mentalement les mains.

Peut-être l’ex-Dragon des Mers s’était-il réjoui un peu trop vite, en fin de compte…

– Et pourquoi le saurais-je ? demanda-t-il tout en cherchant désespérément une échappatoire.

– Il ne t’a pas parlé ?

Kanon ne pouvait pas mentir : Shaka l’aurait su. Mais les termes du « marché » lui revinrent à l’esprit et il répondit :

– Il veut que je… que je le distraie. Et en échange, il a promis de rester tranquille.

– Que tu le distraies ? Qu’est-ce que ça veut dire ?!

– Mais comment veux-tu que je le sache ?! aboya l’ex-Dragon des Mers, espérant que son petit mensonge serait masqué par sa colère.

– C’est vrai, pardonne-moi, dit Shaka après un court instant de stupeur. Mais c’est… surprenant, pour le moins.

– Là, je suis d’accord, approuva sombrement Kanon.

– Et qu’est-ce que tu vas faire ? demanda doucement le blond.

Le Gémeau laissa échapper un petit soupir de désespoir.

– Je ne pense pas avoir vraiment le choix… Je veux protéger Saga avant tout.

Il focalisa son esprit sur son jumeau, de sorte que le Chevalier de la Vierge ne puisse deviner le reste. Celui-ci hocha la tête, admirant son abnégation même s’il n’était pas conscient de ce qu’impliquait la décision de Kanon. Il sentit le besoin de solitude de l’ex-Dragon des Mers et, n’ayant plus rien à ajouter, s’éclipsa.

Shaka parti, le Gémeau leva le regard sur l’immense représentation de sa déesse.

« Athéna, je vous en prie, protégez mon frère… » murmura-t-il en fixant les traits sévères de la statue.

Car il savait que, même si sa réaction se faisait attendre, l’Autre ne laisserait pas passer l’affront. Ce que Kanon avait fait la nuit précédente en le repoussant – en l’assommant –, il le paierait très cher. Et même ainsi, l’ex-Dragon des Mers s’estimerait heureux si les conséquences de son acte retombaient sur lui seul, et non sur son jumeau…

Mais il ne fallait pas rêver.

 

 

– Que penses-tu de l’attitude de Kanon ?

Dokho se laissa tomber dans un des fauteuil du bureau du Grand Pope et passa une main lasse sur ses yeux avant de répondre :

– Il me paraît… perturbé. Je veux dire…

Il s’interrompit un instant et leva les yeux sur Shion qui, appuyé contre le meuble d’ébène, attendait patiemment qu’il développe. Qu’Athéna l’ait – officieusement – désigné comme assistant du Grand Pope leur permettait de se voir tous les jours, mais cette charge amenait son lot de responsabilités et de lourdes décisions. Heureusement, Dokho pouvait se targuer de posséder une grande expérience de la vie…

Il inspira à fond et continua :

– Je veux dire, Kanon n’a jamais été quelqu’un de très stable, c’est dans sa nature… mais j’ai l’impression que quelque chose… une menace, un danger le guette…Il le sait, mais il ne fait rien pour s’y soustraire.

Shion hocha la tête.

– Il a peur.

– Oui, mais pas seulement. Il est dans un état de tension et de nervosité intenses, entrecoupé de passages à vide. Hier, à l’entraînement, il a manqué de se faire tuer bêtement par une attaque facile à éviter.

Le Chevalier de la Balance se leva, alla se poster au milieu de la pièce et ferma les yeux, étendant son cosmos à la recherche de celui de l’ex-Dragon des Mers. Il fut surpris de le trouver tout près, au pied de la Statue d’Athéna. La main de Shion se glissa dans la sienne, son aura l’effleura, sonda celle du Gémeau, et la voix grave de l’Atlante murmura à son oreille :

– Il est désespéré. Ca ne se détecte pas au premier abord, mais c’est là… cette ombre… tu la sens ?

Dokho rouvrit les yeux et tomba dans les prunelles violettes de son compagnon. Il hocha la tête, grave. Qu’est-ce qui pouvait bien miner ainsi Kanon ? Le Chevalier avait pourtant fait preuve d’une volonté et d’un courage sans faille durant la Bataille d’Hadès… Ce qu’il devait affronter, était-ce donc si terrible, pour qu’il ait abandonné tout espoir ?

Et pourquoi, dans ce cas, n’en avait-il parlé à personne ?

Le Chevalier de la Balance laissa son cosmos décroître, puis il soupira et enfouit son visage dans la chevelure de Shion, dont les bras se refermèrent autour de sa taille. Ayant trouvé un peu de réconfort en humant le parfum d’encens qui imprégnait les cheveux de son amant, le Maître des Cinq Pics releva la tête et la secoua, soucieux.

– Ca ne me dit rien qui vaille.

L’Atlante avait posé sa joue sur son épaule. Ils restèrent ainsi, silencieux et immobiles, durant un long moment. Puis Dokho dit :

– Tu as une idée.

Le Grand Pope laissa retomber ses bras, libérant son compagnon, et s’éloigna de lui.

– C’est idiot. Et impossible, de surcroît.

– Dis toujours, l’encouragea le Chevalier de la Balance.

Shion lui tourna le dos et s’appuya sur le bureau.

– Tu m’as bien dit que l’attitude de Kanon avait quelque chose à voir avec Saga ?

– C’est ce qu’il me semble, oui, confirma Dokho, sans trop voir où l’Atlante voulait en venir.

– Et si… et si le problème ne venait pas de Kanon lui-même, mais de Saga ?

– Qu’est-ce que tu veux d… (Le Chevalier s’interrompit, puis secoua la tête avec véhémence.) Non, c’est impossible. La deuxième personnalité de Saga a été détruite lors de la Bataille du Sanctuaire.

Il s’approcha du Grand Pope, posa une main sur son épaule et eut la surprise de le sentir trembler légèrement. L’Atlante avait la tête baissée et ses longs cheveux dissimulaient ses traits.

– Shion…

– Tu as raison, c’est absurde. Mais j’ai un mauvais pressentiment…

Dokho prit le visage de son amant et le tourna vers lui.

– Shion, regarde-moi. Tu sais que c’est impossible, répéta-t-il. Et si par malheur tu as raison, je suis là. Je ne le laisserai pas… (Il eut un petit sourire espiègle et, sans finir sa phrase, ajouta :) Et puis, tu n‘est plus un vieillard. Tu peux te défendre…

Le Grand Pope sourit à son tour.

– C’est vrai, admit-il. Ah, Dokho, que ferais-je sans toi ?

– Tu t’embêterais.

Shion eut un petit rire qui se transforma en soupir quand le Chevalier de la Balance s’approcha pour lui mordiller le lobe de l’oreille. Il se laissa faire quelques secondes, puis le repoussa doucement.

– Chut, sois sage. J’ai encore du travail.

Au lieu d’obtempérer, Dokho retint son amant contre lui et fit glisser sa langue dans son cou.

– Hmmm ? Quoi donc ? murmura-t-il dans un feulement qui rappelait le tigre qui sommeillait en lui.

– Des… ah… dossiers, et de la… hna… comptabilité… (Shion tenta de reprendre ses esprits et grommella :) Dokho, tu ne me facilites pas du tout la tâche !

– Ce n’était pas mon but, répliqua le Chinois d’une voix rauque.

Il avait réussi à insinuer ses mains sous la longue toge et ses doigts enflammaient la chair de l’Atlante. Celui-ci oublia alors ses dossiers et autres graves préoccupations pour se laisser emporter par la passion qui le consumait. Abandonnant sa passivité forcée, il trouva la bouche du Chevalier et l’embrassa avec ardeur. Il profita de son avantage pour le repousser vers le fauteuil qu’il occupait quelques instants auparavant. Dokho s’y laissa tomber, entraînant son amant qui s’agenouilla sur lui. Leurs lèvres ne s’étaient pas séparées, mais il avait réussi à relever suffisamment le vêtement du Grand Pope pour que celui-ci gémisse de frustration en frottant sa peau nue sur le pantalon du Chinois. Les longs doigts agiles de l’Atlante travaillaient furieusement à libérer son amant de son étroite prison de tissu, alors que ceux du Chevalier s’insinuaient en lui pour le préparer à sa venue. Shion ne put retenir un cri rauque, d’autant plus qu’une main s’était emparée de la partie la plus sensible de son anatomie pour lui imposer un mouvement de va-et-vient insupportablement lent. Il se mit à onduler des hanches tandis que leurs langues se livraient un duel farouche. Leurs vêtements irritaient leurs peaux trop sensibles, aussi l’Atlante déchira-t-il le T-shirt de Dokho d’un geste brusque avant de se débarrasser de sa propre toge sans plus de soin. Le Chevalier profita de ce mouvement pour l’inciter à remonter contre lui afin d’avoir accès à son torse. Sa bouche se referma sur une des pointes de chair, qu’il mordilla doucement au même rythme que ses caresses. Il sentit les doigts du Grand Pope s’accrocher dans ses cheveux et l’entendit haleter son nom. Relevant la tête, il plongea son regard dans deux améthystes fiévreuses, passionnées. Il ne put résister à l’appel qu’il y décela et libéra une de ses mains pour empoigner la hanche de son amant. Shion se mordit la lèvre inférieure et descendit doucement, s’empalant avec une lenteur torturante sur le désir érigé de Dokho. Leurs deux râles de plaisir se mêlèrent en un seul souffle alors que leurs bouches s’unissaient à nouveau. Ils restèrent immobiles quelques secondes, savourant la sensation brûlante qui se répandait en eux, mais cela ne leur suffit bientôt plus. Accroché aux épaules du Chevalier, l’Atlante se remit à bouger, rapidement imité par son amant qui se servait de son corps tout entier pour lui procurer du plaisir de toutes les manières possibles, accordant et désaccordant ses mouvements dans le but avoué de le rendre fou. Cette méthode fonctionnait à merveille, si bien que Shion se trouva bientôt au bord de l’abîme et Dokho, d’une dernière poussée, les y précipita tous deux en une fantastique explosion de sensations.

Comblés mais hors d’haleine, ils restèrent immobiles le temps que le monde se stabilise autour d’eux. Puis le Chevalier écarta quelques mèches de jade que la sueur avait collées au front de son compagnon et lui sourit tendrement. L’Atlante cueillit ce sourire d’un doux baiser et lui mordilla la lèvre.

– Mmmf… (Dokho se dégagea et, l’œil rieur, s’enquit :) Dis donc… Je croyais que tu avais du boulot, toi ?

– Mmoui… Il faut croire que ça pouvait attendre…

Shion se releva souplement et s’étira avec langueur, superbe dans sa glorieuse nudité, puis se dirigea vers un panneau de bois situé derrière son bureau.

– Ah bon, fit le Chevalier de la Balance en le dévorant du regard. Et tu comptes t’y remettre, là maintenant ? Tout de suite ?

L’Atlante prit un air pincé pour cacher son sourire et sortit une nouvelle toge – identique à l’ancienne, cela va sans dire – de ce qui était en fait une penderie habilement dissimulée, avant de répondre :

Oui, espèce de vil tentateur. Et tu ferais mieux de sortir d’ici avant que je n’appelle la garde pour te faire jeter au cachot, déclara-t-il théatralement.

« Ou avant que je ne me jette encore sur toi, » pensa-t-il en enfilant le vêtement.

Un rire sonore résonna dans la pièce, et Dokho se leva enfin de son fauteuil.

– Bien, bien, je ne t’ennuierai donc pas plus… (Il se dirigea vers la porte mais, sur le seuil, il se retourna et ajouta :) Au fait, Shion… J’adore quand tu penses à voix haute.

Un clin d’œil espiègle, et il était parti, laissant son amant méditer ses paroles. Un instant passa, puis le Grand Pope sourit. Le Chevalier de la Balance ne lui avait pas seulement fait l’amour d’une manière divine, il s’était également débrouillé pour effacer ses doutes et restaurer sa confiance en lui-même.

Dieux, qu’il aimait cet homme…

 

~ ~ ~

 

NOTES DE L’AUTEUSE :

[1] : Mouaif… à part quand on touche l’honneur de son frérot… rappelez-vous, dans le chapitre 1 ! ^_^

[2] : Comme quoi, c’est Kanon qui avait raison. Na.

[3] : Qu’est-ce qu’il va pas chercher … enfin, qu’est-ce que JE vais pas chercher… TT;; Et NON, je n’ai jamais vu un seul épisode de Dallas. Juste traumatisée par Pretear et le joyeux boxon amoureux qui règne dans cet anime… Rhaaa… Hayate… Sasame… kesky sont bôôôôs !!!

[4] : Mmmh c'est l'opinion des persos qui s'exprime, là... (personnellement, le twincest... je ne suis absolument pas contre, huhuhu, faut juste des circonstances... adéquates)

 

Rhah, quel espèce de c******, cet Alhen ! Bien fait pour lui !! Et Kanon qui ne peut pas s’empêcher de l’asticoter… Par contre, désolée, Alhena était obligée d’y passer aussi… WOUIN !!! TT________TT Mais c’est important pour la suite. Privé de tout soutien et délaissé par un Saga accaparé par sa tâche de Chevalier – et qui, en plus, le considère comme un meurtrier (avec circonstances atténuantes mais quand même) – Kanon va continuer à faire de plus en plus de bêtises, comme autant d’appels à l’aide que personne n’entendra (le pauvre T_T). Et tout ça va aboutir à l’épisode du Cap Sunion, dont on connaît tous le dénouement…

Shion paraît un peu paumé dans la dernière partie… j’ai essayé de le faire un peu plus « humain », il n’est pas parfait, et il a besoin du soutien de Dokho… et puisque certains avaient râlé qu’on ne voyait pas la « scène d’action » de ces deux-là dans le premier chapitre, ben… voilà. ^^

Sinon, j’ai tenté de reprendre le rythme nawak/angst, je ne peux pas écrire un truc totalement dark sinon je me jette par ma fenêtre (ça risque pas de me faire bien mal, je ne suis qu’au 1er étage, mais quand même). Et puis, ça a l’air efficace, alors…

Pis, l’Autre tarde à prendre sa revanche… mais il a raison : ne dit-on pas « la vengeance est un plat qui se mange froid » ? Niéhéhé… Plus dure sera la chute… * mode evil grin enclenché *

A suivre : Ben la vengeance, pardi… quoi ? vous croyiez que l’Autre allait laisser passer un truc pareil ? Il a une réputation à conserver, quand même. Nan mé oh !! Update : samedi prochain ^^

Alake (euh… lemon powa ? ^_^;;)

Péesse : allez, promis, je tente de caser le nom de l’Autre dans le prochain chapitre… (je vais y arriver, z’allez voir !!)

 
 
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