manyfics
     
 
Introduction Les news
Les règles Flux RSS
La Faq Questions
Concours Résultats
ManyChat ManyBash
Plume&Crayon ManyBlog
Goodies Nous aider
  Les crédits
 
     

     
 
Par date
 
Par auteurs
 
Par catégories
Animés/Manga Comics
Dessins-Animés Films
Jeux Livres
Musiques Originales
Pèle-Mèle Séries
~ Concours ~ ~Défis~
  ~Manyfics~
 
Par genres
Action/Aventure Angoisse
Conte Drame
Erotique Fantaisie
Fantastique Général
Horreur Humour
Mystère Parodie
Poésie Romance
S-F Surnaturel
Suspence Tragédie
 
     

     
 
au 20 Nov 08 :
1059 comptes dont 373 auteurs
pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
qui ont générés 7129 reviews
 
     

     
 
Space Dementia
Par Alake
Saint Seiya  -  Romance
27 chapitres - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     Les chapitres     2 Reviews    
L'Eveil

Fiqueuse : Alake

Titre : Space Dementia

Chapitre : Premier : L'Eveil

Base : Saint Seiya

Disclaimer : Les personnages, décors et concepts de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada et à la Toei. Cette fiction est écrite pour le plaisir de l'auteur et des (éventuels) lecteurs, sans rémunération de quelque nature que ce soit. « Space Dementia » est une chanson de Muse (même si cette fic n'a rien à voir avec ^^;; quoique...)

Genre : Nawak, un poil de sérieux par-ci par-là, puis ça continue dans l’Angst, avec un peu de Romance… Super facile, la classification, j’vous jure… -_-;;

Rating : Ben euh… PG-13 (voyons large, c’est rien que pour les allusions yaoi) pour ce chapitre, mais ça va partir dans le NC-17 assez rapidement par la suite.

Avertissement : Rien pour l’instant, mis à par le côté ‘yaoi’… Ah, si : NAWAK POWA !!! (Attention ! dans les prochains chapitres : pseudo-inceste, torture – surtout mentale –, voire NCS… y’en aura pour tous les goûts… âmes sensibles, s’abstenir.)

Spoiler : Petite soirée très arrosée au Sanctuaire… le thème a déjà été traité des centaines de fois, mais fallait bien que je trouve quelque chose pour commencer mon histoire. (tapez pas… T_T)

 

CHAPITRE 1

L'EVEIL

 

Ils avaient été ressuscités.

Tous les Chevaliers – Or, Argent et Bronze – qui avaient été tués depuis la réincarnation d’Athéna avaient été ressuscités.

Par qui ? Pourquoi ? Nul ne le savait et, à vrai dire, si la question avait effleuré l’esprit de chacun à un moment ou à un autre, tous se forçaient à l’ignorer. Confiance aveugle en leur déesse, comme de bons petits Chevaliers qu’ils étaient – certains depuis un peu moins longtemps que d’autres, mais ne chipotons pas.

Ils s’étaient tous réveillés – si tant est qu’une âme sans corps puisse s’ « éveiller » – dans un espace blanc, aveuglant de clarté et baigné par un cosmos tellement oppressant que leurs corps, s’ils les avaient encore eus, auraient été irrémédiablement écrasés et réduits à quelques petits tas de cendres. Le silence y était omniprésent, le moindre bruit étouffé par cette pesanteur ouatée.

Dans cet espace pour le moins inhospitalier, une voix s’était adressée à eux, voix terrible, semblable au son d’immenses cloches d’airain.

« Chevaliers ! Les dieux ont décidé de vous offrir une nouvelle vie. Tirez les leçons de vos erreurs passées et vivez. Vivez, Chevaliers ! »

Une lumière d’une puissance insoutenable les avait ensuite enveloppés et ils avaient purement et simplement disparu, pour se réveiller à nouveau – dans leurs corps cette fois – au pied de la colossale Statue d’Athéna, réapparue comme par magie au Sanctuaire. Leur Déesse les avait accueillis avec une joie non feinte et elle avait passé les jours suivants à s’entretenir avec chacun de ses Chevaliers tour à tour, ceux qui avaient ressuscité et ceux qui n’étaient pas morts, ceux qui l’avaient trahie et ceux qui l’avaient toujours soutenue, tous avaient eu droit à cet honneur.

Elle avait écouté les questions, les suppliques, les remords et les serments renouvelés avec une attention constante, puis elle avait répondu, remercié, rassuré et pardonné, d’une voix toujours douce, toujours calme, avant d’offrir un sourire chaleureux que chacun avait entreposé au fond de son cœur pour le garder et le chérir jusqu’à la fin de sa vie.

Et puis elle avait décidé de repartir au Japon en compagnie des Chevaliers de Bronze pour reprendre les rênes de la fondation Graad, laissant le Sanctuaire aux mains de Shion, avec la consigne de l’avertir en cas de grave problème… [1]

 

 

– Kanon ? Ca va ?

La voix de son jumeau tira l’ex-Dragon des Mers de se pensées.

– Hein, quoi ? fit-il en se détournant de la fenêtre devant laquelle il était posté.

– Ca fait trois fois que je te demande si tu veux bien m’aider à préparer la salade de fruits pour ce soir, mais tu n’as pas l’air de m’entendre, expliqua Saga d’une voix patiente.

– Ah. Désolé, je pensais à… autre chose, répondit Kanon d’un air contrit.

– J’avais remarqué. Alors, tu m’aides ?

– Bien sûr.

Les deux frères se rendirent dans la cuisine. Saga s’empara d’un couteau et commença à peler les pommes, tandis que son jumeau faisait de même avec les poires. Un bon quart d’heure passa dans un silence absolu, jusqu’à ce que Kanon se mette à grommeler dans sa barbe.

– Qu’est-ce qu’il y a ? s’enquit Saga.

– Ca fait trois fois que je me coupe avec ce $µ£#§% de couteau ! On n’a pas idée de faire des fruits avec une peau !

Son aîné acquiesça. Lui-même s’était déjà coupé deux fois…

– C’est sûr que ça serait plus facile si Shura était là…

– On parle de moi ?

Le Chevalier du Capricorne, accompagné d’Aioros, se tenait sur le seuil de la cuisine et observait les jumeaux d’un œil narquois. Il leva le bras droit et dit :

– Pas de problème. Excalibur !

– NOOOOON !!

Saga et Kanon plongèrent de côté pour éviter la rafale de lames de lumière qui fonçait sur eux et qui débita en petits dés tout ce qui se trouvait sur son passage : fruits, table, saladier, chaises… Les morceaux restèrent en suspens un instant, puis retombèrent – mais ils ne touchèrent pas le sol. Un cosmos doré les enveloppa, les maintenant en lévitation, et la voix de Mu se fit entendre :

– On dirait que je suis arrivé juste à temps… Vous avez un saladier de rechange ?

Kanon se précipita pour en prendre un dans le placard et le tendit au Bélier, tandis que Shura marmonnait quelque chose comme « erreur de calcul » en examinant sa main droite d’un air perplexe. Mu se concentra ; les morceaux de fruits se rassemblèrent tous dans le récipient, les bouts de verre et autres déchets finirent dans la poubelle, et les éclats de bois s’empilèrent dans un coin – sauf un, long et pointu, qui se planta dans la fesse gauche du fautif.

– Aïeuh ! Ca va pas ? protesta-t-il. Enlevez-moi ça !

– Pas fait exprès, rétorqua le Bélier, tout en adressant un clin d’œil complice aux Gémeaux hilares. Erreur de calcul…

– Ne bouge pas, conseilla Aioros en essayant de retirer la fléchette malgré son fou-rire.

– AOUH !!! hurla le Capricorne lorsque son ami parvint enfin à arracher l’éclat de bois.

– Hé ! On égorge quelqu’un ? demanda Milo en entrant à son tour dans la cuisine – qui commençait à être surpeuplée. Camus, qui était arrivé avec lui, préféra rester sur le seuil.

– Non, c’est Mu qui maltraite les fesses de Shura, énonça Aioros avec le plus grand sérieux.

Le Scorpion ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.

– Ici ? Devant tout le monde ? Mu, je ne te connaissais pas comme ça…

Tous éclatèrent de rire, et personne ne remarqua la légère rougeur qui colorait les joues du Bélier.

– Non, t’y es pas, expliqua Kanon. Shura a dégommé toute la cuisine en voulant nous aider à couper les fruits, Mu est intervenu pour éviter le désastre et en a profité pour lui rappeler de contrôler sa force…

– Avec ça, compléta Aioros, brandissant l’épine qu’il tenait toujours à la main.

– Mouais… fit Milo, pas vraiment convaincu. C’est quand même tendancieux.

– Milo, tout est tendancieux pour toi, rappela Camus, nonchalamment appuyé contre un des montants de la porte.

– Tiens, Camus, puisque tu es là, tu pourrais nous faire des glaçons ? demanda Saga, qui ne perdait pas le Nord. [2]

Le Verseau soupira.

– Ne me dis pas que votre congélateur est encore en panne…

– Ben non, c’est juste qu’on a oublié de remplir le bac à glaçons… expliqua l’ex-Dragon des Mers d’une voix peu assurée.

Camus lui jeta un regard… glacial, avant de pousser un nouveau soupir, plus appuyé. Il pointa le doigt sur l’évier et ordonna :

– Ouvrez le robinet. Shura ?

– Je suis prêt.

Saga plaça un récipient dans le bac, puis fit couler l’eau. Celle-ci était gelée dès sa sortie du robinet, puis débitée en glaçons par Excalibur – savamment contrôlé, cette fois.

– Au fait, lança Kanon à la cantonade, tout en ajoutant du jus de citron à la salade de fruits, vous n’avez pas l’impression d’être un peu en avance ? Il est à peine six heures…

– Ben, répondit Milo en répartissant des biscuits apéritif dans des soucoupes, c’est pas qu’il y ait des masses de trucs à faire à cette heure-ci… Alors si on peut se rendre utile…

Les autres approuvèrent. Camus et Shura étaient occupés avec leurs glaçons, Aioros confectionnait des brochettes et Mu contrôlait une batterie de petits couteaux qui découpaient les légumes pour la ratatouille.

– Youhou ! Y’a quelqu’un ? fit une nouvelle voix, très légèrement efféminée, en provenance de l’entrée.

– Par ici ! Dans la cuisine ! cria Saga sans lever le nez des toasts qu’il était en train de beurrer.

La tête d’Aphrodite apparut dans l’encadrure de la porte.

– Coucou ! Ouah, tous ces beaux garçons rassemblés dans une même pièce ! Je craaaaque !!

– Dis, ça ne te gêne pas que je sois là, Aphro ? demanda la voix de Deathmask, un peu plus loin dans le couloir. Et puis, t’es gentil, mais tu pourrais porter tes bouteilles toi-même !

Le Cancer apparut, les bras chargés d’une demi-douzaine de cartons empilés en un colonne fort instable. Le Chevalier des Poissons se tourna vers lui et le déchargea de la moitié de son fardeau pour le déposer contre le dernier mur libre de la cuisine.

– Merci, mon ange. T’es chou !

Angelo posa ses cartons tintants en grommelant, et un doux effluve de rose se répandit dans la pièce.

– Qu’est-ce que c’est que ça ? s’écria Kanon, livide.

– Ma nouvelle cuvée, poussin. [3]

– Ouais ! Cool ! s’exclama Milo, couvrant de ce fait le grognement boudeur de Deathmask.

Aphrodite avait en effet découvert une nouvelle variété de roses, qui produisaient une essence extrêmement sucrée. Il ne lui restait plus qu’à faire fermenter ce jus pour obtenir un tord-boyaux qui dépassait – et de loin – tout ce qu’on pouvait trouver dans le commerce en matière d’alcool. Seul inconvénient : l’odeur de rose qui s’en dégageait, peu engageante pour une boisson. Mais comme Milo et d’autres après lui l’avaient découvert, il suffisait de se boucher le nez et d’avaler son verre d’une traite… L’eau de rose était donc rapidement devenue la boisson officielle des soirées du Sanctuaire.

– Et tu crois qu’on va boire tout ça ?! demanda à son tour Saga.

– Ben, Aldébaran va déjà en descendre un carton à lui tout seul, commença Milo en comptant sur ses doigts. Et encore, il ne sera même pas soûl. Si Shura et Aioros se lancent à nouveau dans un concours comme la dernière fois, il va bien leur falloir trois bouteilles avant de rouler sous la table…

– Tu rigoles ? Cette fois, on va se boire le double, pas vrai, Aioros ? fanfaronna Shura.

Le Sagittaire acquiesça avec un grand sourire, avant de se remettre à ses brochettes.

– J’aimerais bien voir ça, répondit le Scorpion, avant de continuer : Bon, bref. Et puis Aiolia va peut-être se joindre à eux…

– Non je ne crois pas, intervint Aioros, il a promis à Marine de l’emmener en ballade demain, et ils partent à l’aurore.

– Pfff… petit joueur, commenta Deathmask, secouant la tête.

– Ouais, et les quatre autres cartons, qu’est-ce que tu en fais ? voulut savoir Saga, tout en lâchant précipitamment ses toasts pour aider Mu à retenir Aioros qui s’apprêtait à défendre l’honneur de son frère à coups de poing.

Angelo en profita pour tapoter le crâne de l’adolescent [4] en ajoutant :

– Meuh non, t’énerve pas, c’est pas sa faute s’il est hétéro… et s’il sort avec une tigresse… enfin… mmmpff !

Le reste fut étouffé par la main d’Aphrodite qui s’était plaquée sur sa bouche, alors que Shura reprenait comme si de rien n’était :

– Remarque, ils vont bien ensemble…

– Le Lion et la Tigresse, approuva Mu, hochant sagement la tête.

– J’ose même pas imaginer leurs gamins… soupira Kanon.

– Dites, je peux continuer ? demanda Milo, une petite veine pulsant sur sa tempe droite.

– Heu… je crois qu’ils ne t’écoutent plus, répondit Camus en posant une main apaisante – et froide – sur son bras.

En effet, les sept autres étaient plongés dans une grande discussion sur les avantages et les inconvénients des enfants, du mariage et des différentes préférences sexuelles…

– Salut ! Oh, vous êtes déjà là ? fit Aldébaran en s’arrêtant à la porte – s’il avait voulu entrer dans la cuisine, il aurait fallu faire sortir tous les autres.

Il contempla la scène qui s’offrait à ses yeux : un groupe de Chevaliers papotaient autour des restes d’une table couverte de victuailles, tandis qu’un autre sanglotait sur l’épaule de son voisin qui lui tapotait distraitement le dos tout en essayant de suivre la conversation.

– Ben ?! Milo, qu’est-ce qui t’arrive ? demanda le géant avec sollicitude.

– Personne ne m’ai-hè-hèmeuh !! brama le Scorpion, désespéré.

– Hé ! C’est pas vrai, protesta Camus.

Milo releva vers lui de grands yeux emplis de larmes et d’espoir, et hoqueta :

– Tu… tu… c’est vrai ?

– Mais oui, acquiesça le Verseau, un embryon de sourire aux lèvres.

– Mon iceberg adoré !! s’écria le Chevalier du Scorpion en se jetant dans le bras du très digne Maître des Glaces – lequel perdit du coup un peu de sa superbe en s’étalant à terre, entraînant avec lui un Milo ventousé à sa bouche.

– Snif… c’est beau, l’amour, renifla Aldébaran en écrasant une larme d’émotion.

– Hé, vous deux ! Allez faire ça ailleurs que dans ma cuisine ! tempêta Saga.

– Beu quoi ? On fait rien de mal, protesta Milo en relevant le nez de la chemise de Camus, qu’il avait déjà à moitié ouverte.

Le Verseau lui murmura quelque chose à l’oreille et il le regarda avec les prunelles d’un gamin à qui on a promis le plus beau des cadeaux pour Noël.

– Vraiment ?! (Comme son ami acquiesçait, il sauta sur ses pieds et l’aida à se relever.) Promis, je serai sage !

Les jumeaux échangèrent un regard mi-désespéré, mi-désabusé, et Saga gémit :

– Oï ! Ca promet…

– Et la soirée n’est même pas encore commencée, ajouta Kanon en se passant une main sur le visage.

 

 

Tout compte fait, la soirée ne commença pas si mal que ça. Dokho et Shaka arrivèrent avec cinq minutes d’avance sur l’horaire prévu, suivis de peu par Aiolia. Celui-ci regarda autour de lui et vit que tout le monde – ou presque – était déjà là depuis un bon moment. Il fronça les sourcils, perplexe, et demanda :

– J’ai combien d’heures de retard, exactement ?

Aioros lui adressa un grand sourire et répondit :

– Non, tu n’es pas en retard, petit frère. C’est juste que tu as un peu moins d’avance que nous… D’ailleurs, ça te dit, un tarot ? Il nous manque un cinquième…

– C’est vrai, approuva Shura. A quatre, c’est pas marrant, le preneur perd toujours.

– Pfff, c’est parce que vous ne savez pas jouer, protesta Milo. Moi, quand je prends, je gagne.

– C’est pour ça que tu n’as pas pris une seule fois depuis le début de la partie ? s’enquit Camus, narquois.

– Aha ! J’attends le moment propice, révéla le Scorpion avec un petit sourire mystérieux.

– N’importe quoi… soupira Shura, levant les yeux au ciel.

Kanon vint vers eux avec des bouteilles posées en équilibre précaire sur un plateau et une petite serviette au bras.

– Les gars ? Vous voulez quelque chose à boire ?

– Non, c’est bon, on a ce qu’il faut, répondit Aioros en désignant les quelques bouteilles plus ou moins vides qui trônaient à côté d’eux.

– Il reste des toasts ? demanda Milo.

– Non, mais les brochettes vont bientôt être prêtes.

– Ah bon, OK.

L’ex-Dragon des Mers abandonna le groupe à sa partie de cartes, et circula parmi les quelques autres invités, essayant autant que possible de maintenir la stabilité de son plateau.

– Kanon, par ici ! » héla Aphrodite, qui allégea son plateau de deux bouteilles d’eau de rose avant d’y reposer deux vides. « Merci ! lui dit-il avec un sourire éclatant, avant de déboucher une de ses bouteilles pour servir un Deathmask renfrogné et lui-même.

Une fois son tour de salle terminé, Kanon revint dans la cuisine pour remuer la ratatouille, puis il sortit du Temple et rejoignit son frère qui surveillait les brochettes.

– C’est prêt ? fit-il en humant la délicieuse odeur de viande grillée qui se dégageait du barbecue.

– Presque, lui répondit son jumeau, intensément concentré sur sa tâche.

– Pfffiouh ! Hé ben, heureusement qu’on ne fait pas ça tous les jours…

Saga leva enfin les yeux de ses grillades et sourit avec tendresse à son petit frère. Celui-ci continua, râleur :

– En plus, tout le Temple va sentir la rose pendant au moins une semaine.

– L’odeur n’a pas l’air de te rebuter lorsqu’il s’agit d’en boire, fit remarquer l’aîné. Et puis c’est pas si terrible…

Kanon fronça le nez en une grimace éloquente qui fit rire son jumeau.

– Allez, arrête de bouder et amène ça, dit Saga en lui fourrant dans les mains une grande assiette emplie de brochettes fumantes.

– Ouais, ouais, bougonna Kanon en s’éloignant avec son plat. J’y vais…

 

 

Quelques heures plus tard, la plupart des bouteilles gisaient, vidées, sur le sol de marbre de la Maison des Gémeaux, et l’atmosphère était emplie de rires plus ou moins avinés.

– Alleeeez, fais pas cette tête-là ! disait Aioros qui, pour garder un semblant d’équilibre, s’appuyait lourdement sur un Deathmask plus renfrogné que jamais.

Le Cancer observait d’un œil jaloux son amant en train de discuter joyeusement avec Kanon et Mu. Le rire cristallin du Chevalier des Poissons s’éleva et Deathmask se raidit, au bord de la crise de nerfs.

– T’inquiète donc pas, continua le Sagittaire en lui tapotant le torse avec sollicitude. Tout le monde sait qu’Aphro est à toi. Personne ne va te le piquer…

Le Cancer grommela quelque chose d’incompréhensible et croisa les bras, son regard sombre passant sans relâche du Bélier à l’ex-Dragon des Mers. Au fond de lui, il savait que sa jalousie était sans fondement, mais il ne pouvait s’empêcher de grincer des dents à chaque fois que son Poisson adressait un de ses sourires lumineux à quelqu’un d’autre que lui… Il faut dire aussi qu’Aphrodite ne lui facilitait pas vraiment la tâche : il avait besoin de se sentir entouré, admiré, alors qu’Angelo ne rêvait que de l’enfermer dans son Temple afin de le garder rien que pour lui – les relations sociales n’avaient jamais été son fort…

Plongé dans ses pensées, il ne vit pas le Chevalier des Poissons se diriger vers lui, et ne s’en rendit compte que lorsque le poids d’Aioros fut brusquement retiré de son bras. Il revint alors à la réalité, et ce fut pour plonger dans un regard semblable à un coin de ciel d’été.

– Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il d’un ton volontairement bourru, pour masquer son trouble.

– Arrête de bouder, mon ange, ou tu vas avoir de vilaines rides, le taquina Aphrodite.

Le Cancer détourna la tête avec une moue boudeuse, justement, mais le cœur n’y était plus. Il adorait quand son amant délaissait ses discussions futiles pour venir le voir.

– Tu te joins à nous ? lui demanda Dokho, une bouteille à la main.

Non loin de lui, Aldébaran avait les bras chargés d’un carton qui paraissait ridiculement petit par rapport à lui.

Angelo adressa un regard interrogatif au Chevalier des Poissons, qui lui expliqua :

– Il reste quelques bouteilles, alors on s’est dit qu’on pourrait peut-être monter dérider un peu ce cher Shion…

Un petit sourire étira les lèvres de Deathmask à la pensée d’asticoter le sage Grand Pope et il répondit :

– Je vous suis.

Aiolia était en train de charger son frère sur son dos – l’adolescent était déjà profondément endormi lorsqu’ Aphrodite l’avait détaché du Chevalier du Cancer.

– Je vous accompagne, soupira le Lion, il faut que je ramène Aioros à son Temple.

– Tu n’as qu’à l’amener juzqu’à chez toi, et je me chargerai du rezte, déclara Shura d’une voix qui trahissait son état d’ébriété pour le moins avancé.

Aiolia le considéra d’un œil critique.

– Tu crois que tu vas y arriver ?

– Meuh voui, môssieur, rétorqua le Chevalier du Capricorne en s’appuyant à une colonne pour éviter de se casser la figure.

– Bon, euh… on verra là-bas, temporisa le Lion, hésitant à confier son précieux frère à un homme qui, à cet instant, tenait plus de l’éponge que du digne défenseur d’Athéna.

Kanon se tourna vers son jumeau, qui lui adressa un sourire d’excuse.

– Allez-y, moi je vais rester là… ranger un peu, et puis je vais aller me coucher. Amusez-vous bien, dit-il avant de disparaître dans la cuisine.

Personne ne tenta de le retenir et, de toute manière, qu’auraient-ils pu lui dire ? Tous savaient que le Chevalier des Gémeaux se sentait encore un peu mal à l’aise en présence de Shion, et ce malgré le pardon bienveillant que lui avait accordé le Grand Pope. Saga savait bien que nouvelle vie voulait dire nouveau départ, mais sa culpabilité ne le laissait pas en paix. Il est vrai que, dans son esprit, peu de Chevaliers avaient autant à se reprocher que lui, sauf peut-être son frère – et encore, si ce dernier avait mal tourné, c’était principalement à cause de lui. Kanon avait beau lui répéter que ce n’était pas sa faute, qu’il n’était pas responsable des agissements de sa diabolique deuxième personnalité, Saga ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir – ne serait-ce que pour sa faiblesse…

– OK les garçons, on y va ! s’exclama Aphrodite avec un entrain un peu forcé, pour chasser la gêne qui s’était installée.

Le groupe se mit en route, les conversations reprenant peu à peu un cours plus enjoué. Ils passèrent la Maison du Cancer et parvinrent à celle du Lion, où eut lieu une discussion assez agitée pour savoir qui se chargerait d’Aioros. Ce fut finalement Milo qui le prit sur son dos car, bien qu’ayant bu plus que de raison, il tenait encore sur ses jambes, contrairement à Shura qui n’avait réussi à grimper la dernière volée de marche que grâce aux efforts conjoints de Mu et Dokho.

L’ascension se poursuivit ; ils laissèrent Shaka dans son Temple, traversèrent rapidement ceux de la Balance et du Scorpion, s’arrêtèrent à celui du Sagittaire – le temps de mettre Aioros au lit – et reprirent le chemin du Temple d’Athéna où résidait le Grand Pope. Kanon et Camus prirent le relais pour soutenir Shura lorsque celui-ci décida de continuer la soirée, au lieu d’aller se coucher comme le bon sens l’ordonnait. Ils passèrent encore les Temples du Capricorne et du Verseau, et personne ne fut étonné quand, au sortir de la Maison des Poissons, Aldébaran fit remarquer que Deathmask et Aphrodite ne les suivaient plus…

C’est donc une Chevalerie pratiquement réduite de moitié qui parvint aux portes du Temple d’Athéna, portes qui leur furent ouvertes par un garde absolument ahuri de voir passer toute une troupe de Gold Saints plus ou moins ivres morts et qui braillaient :

– Shion, t’es où ?

– Arrête de bosser et viens faire la fête !

– Il dort pas déjà, quand même ?!

Dérangé par ces clameurs importunes, le Grand Pope leva la tête, repoussa ses papiers et soupira. Il pouvait dire adieu à sa nuit de travail… Bah, de toute manière, il n’arrivait à rien. Cela ne lui ferait certainement pas de mal de se détendre un peu…

A cet instant, la porte du bureau s’entrouvrit et la tête de Dokho apparut. A son regard plus brillant que de coutume, Shion devina que son ami avait bu, mais ce fut d’une voix parfaitement sobre que le Chevalier de la Balance demanda :

– Tu viens ? Il reste de l’eau de rose, ajouta-t-il avec un clin d’œil coquin.

Le Grand Pope leva les yeux au plafond.

– Qu’Athéna nous protège du démon de la boisson ! professa-t-il d’un ton excessivement solennel en se dirigeant vers la porte où l’attendait Dokho.

Celui-ci éclata de rire et passa un bras autour des épaules de Shion.

– Allez viens, allons le combattre ensemble…

L’Atlante se laissa conduire dans une salle annexe où son arrivée fut accueillie par un concert d’acclamations. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il se retrouva assis par terre au milieu de ses Chevaliers, un verre embaumant la rose à la main.

– C’est gentil de vous joindre à nous, Maître, déclara Mu avec un grand sourire.

– Avais-je vraiment le choix ? soupira le Grand Pope avant d’avaler d’une traite la moitié de son verre.

– Absolument pas, intervint Dokho. Je serais venu te chercher dans ton lit, s’il l’avait fallu, ajouta-t-il dans un murmure, de façon à ce que seul Shion l’entende.

– Ah oui ? Et crois-tu que tu aurais été capable de me ramener ici ? répliqua l’Atlante sur le même ton.

– Hé ! C’est quoi ces messes basses ? s’écria Milo avant que le Chevalier de la Balance ait pu répondre.

Ce dernier fit un vague signe de la main et déclara :

– Tu es trop jeune pour être dans le secret des Anciens, petit Scarabée.

Milo resta un instant silencieux, perplexe, puis :

– Mais je suis un Scorpion, pas un Scarabée, protesta-t-il, déclenchant l’hilarité générale.

– Oublie ça, lui conseilla Camus en le resservant.

– Et toi, n’essaie pas de me soûler pour échapper à ta promesse, fit le Scorpion en le considérant d’un œil suspicieux.

– Loin de moi cette idée ! se récria le Français, un peu trop fort pour être crédible.

– Au fait, demanda Kanon en se tournant vers Dokho et Shion qui avaient repris leur discussion à voix basse, je me suis toujours demandé : qu’est-ce que ça fait de retrouver une deuxième jeunesse après des siècles d’existence ?

– Ca dépend par qui elle est accordée, répondit le Grand Pope entre deux gorgées, avant de s’étrangler avec sa boisson suite au coup de coude que Dokho lui avait discrètement asséné dans les côtes.

– C’est assez plaisant, je dois dire, dit le Chevalier de la Balance en tapotant avec sollicitude le dos de l’Atlante qui était en train de cracher ses poumons. Pas vrai, Shion ?

Ce dernier, incapable de parler, se contenta de hocher la tête en signe d’assentiment.

– D’autant plus qu’on peut vraisemblablement penser que les Guerres Saintes sont terminées pour cette époque, ajouta Dokho.

– C’est vrai qu’on en a eu plus que notre part, approuva Mu en déplaçant légèrement Shura, qui s’était endormi sur son épaule, afin de retrouver une position un peu plus confortable.

Tous les autres acquiescèrent. Avant de partir au Japon, Athéna leur avait bien confirmé qu’il n’y avait pas de Guerre Sainte en vue, et qu’il ne leur restait plus qu’à former des disciples pour perpétuer la Chevalerie… mais ils avaient tout le temps, et se contentaient pour l’instant de profiter de la vie.

La soirée continua, savant mélange de beuverie et de discussions philosophiques entrecoupées d’inextinguibles fou-rires, jusqu’à ce que tous se mettent à bâiller de concert. Alors se posa le délicat problème de la station verticale. Tous surhommes qu’ils étaient, et même si leurs esprits restaient relativement lucides, les effets de l’alcool se faisaient puissamment ressentir sur leurs corps, provoquant un décalage parfois cocasse… Heureusement, la salle qu’ils avaient choisie était pourvue de colonnes qui leur furent fort utiles pour se remettre debout – et surtout pour le rester.

Aldébaran, qui grâce à son extraordinaire constitution était le moins ivre de tous, chargea Shura sur son épaule comme un vulgaire sac de pommes de terre et se mit à marcher vers la sortie encore plus pesamment qu’à son habitude, un Mu rond comme un œuf zigzaguant dans son sillage.

– Allez les mômes, au lit ! dit Dokho en aidant Kanon à se relever, alors que Camus s’occupait tant bien que mal de Milo.

– Ca va, ça va, fit l’ex-Dragon des Mers en s’accrochant à une colonne. Je devrais arriver à marcher droit…

Ils parvinrent devant l’escalier qui conduisait au Temple des Poissons et considérèrent avec effroi la descente vertigineuse.

– La prochaine fois, rappelez moi de ne pas boire quand la soirée se déroule dans un Temple qui est au-dessus du mien, supplia Kanon.

Dokho s’esclaffa :

– Tu dis ça à chaque fois…

– Raison de plus.

– Vous croyez que si je me mets en boule et que je roule jusqu’en bas, j’aurai mal, demain ? demanda Milo lorsque le Chevalier de la Balance les eût abandonnés pour retourner auprès de Shion sur un « Bon courage ! » rigolard.

– Y’a des chances, oui, répondit le Gémeau. Mais bon, au point où on en est…

– Non mais ça va pas, vous deux… gémit Camus. Kanon, tu fais ce que tu veux, mais s’il t’arrive quelque chose, Saga va me tuer. Et puis j’aimerais autant que Milo reste entier également.

Ils observèrent un instant les marches menaçantes, rassemblant leurs forces défaillantes. Aldébaran avait déjà un peu d’avance sur eux et s’en tirait plutôt pas mal. Il tanguait tellement que, lui aurait-on attaché une voile dans le dos, il aurait pu passer pour un bateau naviguant sur les flots déchaînés des escaliers…

Kanon cligna des yeux, puis fronça les sourcils.

– Je dois avoir des hallucinations, murmura-t-il.

Un coup d’œil à ses compagnons le convainquit que, si hallucination il y avait, elle était collective. Milo, bouche bée, dit :

– Ouah… j’ai jamais vu un bateau avec des jambes…

– Vous croyez qu’il accepte les passagers clandestins ? s’enquit Kanon.

– Arrêtez, si on monte tous dessus, il va dessaler… intervint le Verseau sur le ton ferme de celui qui sait de quoi il parle.

Pendant ce temps, le courageux esquif nommé Aldébaran avait récupéré un Mu en perdition et, après l’avoir chargé sur son épaule libre, reprit sa périlleuse traversée.

Camus secoua la tête pour se débarrasser de ces images maritimes et suggéra :

– Bon, on y va ?

Ils s’agrippèrent les uns aux autres pour plus de stabilité, posèrent un pied sur la première marque, et manquèrent de tomber. Ils se rétablirent par miracle et continuèrent à descendre, priant pour que la gravité les oublie quelques temps. Malheureusement, leur coordination avait grandement souffert de leur excès d’alcool…

– Milo, ta main est-elle vraiment obligée d’être ici ?

– Mais ne mets pas ton pied là !

– Et où veux-tu que je le mette ?!

– Devant toi, ça serait bien…

– Oh toi, ça va, hein. Et arrête de me tirer le bras comme ça, je vais – OUAAAH !

Quelques instants et un magnifique roulé-boulé plus tard :

– Eh ben voilà, c’est malin. Va falloir se démêler, maintenant.

– Oh, fais pas ta chochotte. Au moins, on a gagné quelques marches…

– Je maintiens que ça serait plus pratique de descendre en roulant.

– T’as envie de te retrouver couvert de bleus demain ?

– Remarque, ça irait bien avec tes cheveux…

– T’es bien placé pour dire ça, toi…

Ils parvinrent tant bien que mal au Temple des Poissons où les attendait Aldébaran, qui avait déposé ses fardeaux à terre et rigolait doucement.

– Je vous préviens, les gars, je ne vais pas pouvoir porter tout le monde.

– T’inquiète, répondit Kanon, on a pas envie de te faire chavirer.

– Ouais, ajouta Milo, ça serait trop difficile de te remettre à flots…

– Ah, vous aussi, vous avez eu l’impression que c’était un bateau ? intervint Mu par-dessus le rire tonitruant du Taureau.

Par miracle, il avait réussi à ne pas vomir malgré le roulis auquel il avait été soumis…

– Je ne savais pas que tu avais le pied marin, lui dit Camus d’une voix où on percevait une pointe d’admiration.

– Ben figure-toi que moi non plus… avoua le Chevalier du Bélier.

– On continue ? fit Aldébaran en reprenant Shura sur son épaule après avoir essuyé les larmes de rire qui ruisselaient sur ses joues.

Il tendit la main à Mu, mais celui-ci refusa poliment et réussit à se mettre debout tout seul en s’appuyant à la colonne contre laquelle il était adossé. [5]

– Je crois que je vais pouvoir continuer à pied, merci.

Kanon abandonna Milo et Camus et le rejoignit en disant :

– Ca sera peut-être plus pratique deux par deux.

– Lâcheur, râla le Scorpion.

– Quoi ?! Et qui c’est qui va nous abandonner au prochain Temple, hein ?

– Absolument pas, protesta Milo. On descend jusqu’à chez moi.

Camus le regarda avec de grands yeux effarés.

– T’es fou ? Il n’en est pas question !

– Vous pourriez arrêter de crier ? fit une voix pâteuse – celle de Shura, qui venait d’émerger de son « sommeil » éthylique. Vous aller réveiller Aphro et Deathmask…

– Trop tard, c’est déjà fait.

Le Chevalier des Poissons apparut, vêtu d’un peignoir brodé de motifs floraux, bras croisés et arborant l’expression peu amène de quelqu’un qui a été tiré du lit à une heure indue.

– Ca vous dérangerait de continuer votre discussion un peu plus loin ? ajouta-t-il avec humeur.

– Heu… désolé. On s’en va, s’excusa Aldébaran.

– C’est ça. Bon vent, lança Aphrodite au groupe qui s‘éloignait.

Il étouffa un bâillement et retourna se coucher d’un pas traînant.

 

 

Comme l’avait prédit Kanon, Camus et Milo s’éclipsèrent une fois arrivés au Temple du Verseau. Les quatre Chevaliers restants continuèrent jusqu’à la Maison du Capricorne où ils déposèrent Shura. Incapable d’aller plus loin, Mu déclara qu’il resterait dormir là et mit les deux autres à la porte en leur promettant de bien s’occuper de l’Espagnol. Aldébaran et Kanon échangèrent un regard entendu et l’ex-Dragon des Mers soupira :

– Bon allez, courage. Il ne nous reste plus qu’une demi-douzaine de Temples à traverser.

– Argh.

– Tu l’as dit.

– Tu veux monter sur mon dos ? proposa le Chevalier du Taureau.

– Non, merci. Contrairement à Mu, je n’ai pas vraiment le pied marin…

Aldébaran émit un petit rire et ils se mirent en route.

La descente passa plus vite qu’ils ne l’auraient cru. Sous ses airs de grosse brute, l’immense Brésilien possédait une culture plutôt étendue et un solide sens de l’humour. [6] Ils bavardèrent, plaisantèrent, et arrivèrent enfin au Temple des Gémeaux. Le Taureau souhaita une bonne nuit à son compagnon et prit la direction de sa propre demeure.

Titubant encore un peu, Kanon se dirigea le plus silencieusement possible vers sa chambre. Il ôta sa tunique dans le noir, l’envoya au jugé en direction de la chaise et s’apprêtait à faire de même avec son pantalon lorsque quelque chose le perturba, titillant son sixième sens.

Quelqu’un était là, tapi dans la pénombre. Il fronça les sourcils et lança :

– C’est toi, Saga ? Tu ne dormais pas ?

Il se dirigeait vers l’interrupteur lorsque des bras se refermèrent autour de lui, l’immobilisant. Un corps se pressa contre le sien et une voix qui n’était pas tout à fait celle de Saga souffla à son oreille :

– Rassure-toi : ton frère dort comme un bébé. Quant à moi, je viens juste de me réveiller…

Totalement dégrisé pour le coup, Kanon étendit son cosmos pour savoir qui lui jouait ce mauvais tour, et une sueur froide glissa le long de son dos quand il reconnut l’aura de celui qui se tenait tout contre lui, là, dans le noir.

Le Mal.

 

~ ~ ~

 

NOTES DE L’AUTEUSE :

[1] : Ou comment redorer en 3 lignes le blason d’une divinité décriée (« Miss Cruche » pour ne pas la citer, rappelez vous dans Hadès…), avant de l’envoyer à l’autre bout de la Terre pour avoir les coudées franches… hehehe…

[2] : ben là, pour le coup, c’est même le Grand Nord… non ? ok, bon, j’arrête. T_T

[3] : Et un Kanon-Caliméro, un !! ^_^

[4] : ben vi, vous vous rappelez que âge il avait quand il est mort, Aioros ? Niéhéhé !! (Aioros : Maieuh ! La valeur n’attend pas le nombre des années, d’abord !! Alake : Ouais, ouais. On lui dira.)

[5] : C’est quand même vachement pratique, une colonne, quand on y pense… surtout quand on est bourré… et puis faut dire que c’est pas ce qui manque au Sanctuaire…

[6] : Bon, je commence à me sentir une âme de redoreuse en série, là… manquerait plus que je m’attaque à Seiya, et… nan, là c’est pas possible. Chuis pas faiseuse de miracles, non plus :P

 

Bon euh… le taux de nawakitude de cette intro atteint des sommets… En même temps, quand vous réunissez une douzaine de mecs entre 20 et 30 ans, qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire, hein ? (et non, « partouze géante » ne fais pas partie des réponses acceptables, merci…) Pas trop original, j’avoue… mais je pense que la suite le sera beaucoup plus.

Argh, c’est dur d’écrire des scènes où y’a plein de gens… faut penser à tout le monde, n’oublier personne… tout le temps se demander qui pourrait dire ça et ça, écarter les trop nombreux chemins qui partent de chaque réplique… OSCOURS !!!

Bon et puis la fin… augure bien de la suite, mais je n’en dirai pas plus !

A suivre : Affrontement, gueule de bois, et un personnage original qui vient pointer le bout de son nez...

Prochaine update, dans une semaine. Pour ceux qui ne voudraient pas attendre autant, elle est sur ff.net jusqu'au chaptre 25... Et pour les reviews c'est à vot’ bon cœur, m’sieurs-dames !!

Alake.

 
 
Chapitre précédent
 
 
Chapitre suivant
 
 
 
     
     
 
Pseudo :
Mot de Passe :
Se souvenir de moi?
Se connecter >>
S'enregistrer >>