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Titre : Canard En Plastique Rating : M Genre : Romance, Humour, Univers Alternatif Avertissement : Ben y a deux hommes y vont tomber amoureux et peut être même y vont s’embrasser tout ça, alors fais gaffe. Remerciement : Moi même, avec tout mon amour. ____________________________________________________ I – De la notoriété de savoir dessiner des Canards En Plastiques. La maison de Harry était bleu et le toit fait de tuile noir. Au dessus de la porte d’entrée, James, son père, avait accroché un panneau avec cette inscription « The world is beautiful», il était tellement content de sa pancarte que Lily, la mère d’Harry n’avait fait aucun commentaire. La famille Potter avait toujours vécut à Seattle, d’aussi loin que Harry se souvienne. Sa mère, Lily, lui avait dit un jour qu’ils avaient habité à Londres très longtemps et qu’ils étaient venus dans la région peu avant sa naissance. Il y a aussi un banc en dessous de la fenêtre de la cuisine, James l’a récupéré une nuit dans un parc avec l’aide d’Harry et de son frère jumeau Hector, ils avaient par ailleurs rencontrés quelques petits problèmes en s’apercevant que le banc était fixé dans l’herbe. James l’a ensuite repeint en vert pour dissimuler les preuves et l’a fièrement exposé à la vue des voisins qui se sont contentés de leur jeter un regard morne. Harry vient d’avoir 17 ans et il a sept frères et sœurs. Plus deux parents, mariés et heureux en ménage, aussi incroyable que cela puisse paraître de nos jours. L’occupation principale de Roméo, le frère aînée de Harry et âgé de 23 ans, est de faire de la guitare en médisant sur le monde entier retranché dans son garage. Il se proclame rebelle, en marge de la société. Que la vie n’est qu’une vaste plaisanterie. Il est toujours le premier à vouloir aller chez McDonald. Harry pensait que sa majorité arrangerait les choses, mais depuis ses 18 ans il était entré dans une période de régression (ou crise post-adolescente) dont Harry doutait qu’il puisse un jour sortir. Il a arrêté le lycée à 16 ans, n’a aucune idée de ce qu’il va faire de sa vie et pour l’instant, vivre aux crochets de ses parents lui convient tout à fait. Kathaline, deux ans plus jeune que Roméo, est une écologiste confirmée. Elle se bat pour tout un tas de cause (dont la moitié est absurde) et travaille avec acharnement au sein de Greenpeace. Parallèlement, elle passe un doctorat en philosophie et prépare actuellement son mémoire ce qui restreint drastiquement ses activités extra-scolastiques. Hector, le frère jumeau d’Harry, sort tout le temps. C’est simple, il a toujours un endroit où aller : fête, rave, soirée, cinéma, tournée de bar. Il a arrêté les cours après son BAC. Une entreprise multimédia très renommé convoitait ses services depuis longtemps mais Lily avait toujours tenus à ce qu’il aille jusqu’au bout de son parcours lycéen. Eliot vient d’avoir douze ans et passe sa vie à lire ( de Dostoïevski à Black & Mortimer), comme Harry au même âge. C’est un garçon très calme, qui parfois fait des crises de nerfs, laissant le reste de la famille perplexe. Il a déjà sauté deux classes et est bien partit pour en sauter encore une l’année prochaine, malgré les protestations de Lily (encore et toujours) qui ne désire pas que cela arrive. Georges à quelques difficultés mentales, on s’est aperçut très tôt qu’il était autiste et que certaines de ses connexions neuronales ne fonctionnaient pas très bien. Ce qui ne l’empêche pas d’être parfaitement intégré à la famille Potter, la plupart du temps il reste assis sur une chaise à rêver (retrancher dans un monde complètement onirique ou la réalité n’existe plus pour lui) mais il lui arrive aussi d’être tout à fait lucide du monde qui l’entoure. Jimmy, 7 ans, sort lui aussi tout le temps quand il ne doit pas aller en classe. Mais à 6 ans ce n’est pas pour aller faire la fête. Il se promène au gré des rues toutes la journée, parfois sans but, parfois si. Il connaît la ville mieux que toute la famille réunit. Les Potter ont déjà eut des problèmes à cause de ça, une voisine un jour les a même menacé de les dénoncer pour négligence d’éducation et inconscience. Ca avait bien fait rire Harry à l’époque, James et Lily un peu moins. Rambo…est trop petit pour que l’on puisse parler de ses centres d’intérêt, ses premiers mots ont été « tu pues » qu’il à adressé à Roméo. Ce dernier vexé est partit encore une fois s’enfermé dans son garage. Kathaline avait été la seule qui semblait horrifiée d’avoir un frère nommé Rambo. Harry… et bien Harry est tout ce qu’il y a de plus normal, après avoir terminé le lycée, il s’est lancé dans des études de lettres et est actuellement en première année. En fait, la seule différence qu’il a avec les autres c’est qu’il est un génie. Seulement, il a toujours trop eu la flemme pour exploiter le filon. Ca faisait une semaine que les cours avaient repris et une semaine qu’Harry n’avait pas mis les pieds à l’université. Il s’ennuyait trop là bas. Même si ses meilleurs (et seuls) amis étudiaient dans la même section que lui, suivre une journée de cours était au delà de ses capacités de concentration. Sans blague. En ce vendredi il était présentement dans sa chambre, sa mère nourrissait Rambo en bas dans la cuisine, Kathaline prenait sa douche, Roméo était sûrement en train de dormir et les autres étaient déjà partis depuis longtemps vaquer à leurs occupation de la journée (travailler et étudier, quelle horreur). -Maman ! Cria Harry de sa chambre, je cherche un livre et je le trouve pas ! Après cette exclamation à valeur purement informative, il continua à mettre un peu plus le bazar dans sa chambre, puis se dirigea vers celle de sa sœur. Il cherchait un de ses exemplaires des Fleurs du mal de Baudelaire prit d’une irrépressible envie de le relire. A la place il trouva dans la chambre de Kathaline quelque chose de nettement plus intéressant. Il eut un sourire triomphant assez effrayant lorsque sa sœur entra dans sa chambre. -Tu t’es acheté un string ? Demanda-t-il d’une voix innocente tandis que les cheveux trempés, elle s’affairait à trouver la bonne couleur de vernis à ongle pour sa pédicure. -Non. -Ouais genre, c’est quoi ça alors ? -C’est ton imagination sale nuisible. -Tu veux que j’aille demander à maman pour voir ? -Fais ça. Tu veux pas plutôt aller…je sais pas moi, à la fac par exemple ? T’as pas des cours ? T’es pas une sorte d’étudiant ? -La fac c’est pour les nazes. Il développa devant son silence éloquent, nan mais j’veux dire, la fac ça craint tu vois. -Bah ouais je vois trop. Dis, rajouta-t-elle subitement, je suis prise d’un doute là, tu comptes pas sur moi pour t’entretenir plus tard ? Harry la regarda avec des yeux de merlan frit, alors qu’elle lui balançait un livre à la figure. -Mais tu comprends pas, je suis un artiste moi, je ne peux pas travailler ! Ca irait à l’encontre de tous mes principes ! -Arf, et tais-toi pour voir. -Je frémis, est-ce le froid ?Est-ce la pluie qui me pénètre ? Est-ce la peur ? Est-ce l’horreur ? Quelle est cette nostalgie mystérieuse que cette voix éveille en moi ?… Que cette voix me rappelle ?Suis-je déjà envoûté ? Il fit une pause. Tu vois je suis bon hein ? Kathaline ramassa son sac de cour et sortit de la pièce non sans lui préciser qu’elle avait étudier Macbett de Ionesco en Terminal et que le plagiat était passible d’une peine d’emprisonnement d’un mois. Harry se laissa choir sur lit de sa sœur, elle lui avait donné mauvaise conscience la bougresse. Il décida de se bouger et d’aller exceptionnellement en cours. Pour voir. Il se rappelait qu’il avaient une sorte de conférence sur la période du classicisme le lundi matin, un truc chiant mais bon. Il enfila un jean et une chemise, passa une main dans ses cheveux pour les débrouiller, attrapa un cahier et un crayon qu’il jeta dans son sac bandoulière en cuir et sortit. Nul besoin de préciser qu’il était affreusement en retard. Dans l’amphi, le cours semblait avoir commencé depuis déjà pas mal de temps. Il se glissa auprès de ses amis en faisant mine d’ignorer les regards exaspérés des autres étudiants. -Harry ! S’exclama Neville en le voyant arriver à côté deux. Nous avions abandonné tout espoir de te voir un jour dans cette salle ! Je ne crois pas me tromper en disant que nous sommes heureux de nous être trompés. -Qu’est-ce qu’il t’arrive, t’es malade ? Lui demanda Ron moins naïf que Neville. -Nan, j’ai décidé qu’il fallait que je me range, assez de cette vie dissolue qui ne m’apporte rien. Le premier pas vers la socialisation est encore de venir étudier. Il aurait presque pu se croire… honnêtement il devrait faire du théâtre, il était vraiment bon. Tout à fait modestement bien entendu. -T’es quand même en retard, crut bon de préciser Seamus en collant un chewing-gum sous sa table. -Je sais, répondit Harry avec fatalisme. Mais je me dis qu’un jour je pourrais peut être y arriver… je peux encore changer mon destin ! Nan, en fait je ne devais pas venir du tout, donc bon. -T’as trop raison mec, intervint Neville, moi non plus j’devais pas venir mais ma grand mère tu vois… Tout le groupe acquiesça gravement, et Harry réprima un frisson d’horreur. Il voyait bien sa grand mère effectivement. -Alors qu’est-ce qu’il raconte de beau notre… Harry leva les yeux vers le conférenciers avant de s’arrêter en plein milieu de sa phrase. Whaou. Neville en profita pour analyser ses réactions : -Perte de la parole, bouche béate, les yeux d’un poisson mort… je crois que tout y est Docteur Ronald… -Je sais pas si je dois te le dire Harry, mais tu as à peu près la même réaction que toutes les filles en entrant dans la salle le premier jour, lui confia Ron, vaguement compatissant. -Dois-je vraiment en croire mes yeux ? Suis-je vraiment le témoin d’une telle apparition ? -S’il repart dans son délire lyrique je vous préviens, je le frappe. -Seamus ! Tu ne peux pas en vouloir à Harry, ce sont ses hormones qui le travaille. Je ne sais pas si tu sais, mais ça doit bien faire une semaine qu’il a pas tiré son coup. -En fait ça fait trois jours Ron, rectifia Harry en continuant à fixer le conférencier. Ce mec est une bombe. Ron écarquilla des yeux, soudainement très pâle. -Tu veux dire que… ? -Ouais. -J’y crois pas Harry, comment t’as pus me faire ça ? Je veux dire, on avait dit une soirée entre pote ! -C’est bon, t’y as vu que du feu. -Nan mais c’est finit, tu viens de briser notre amitié. Le faire dans les toilettes de cette boite de nuit en sachant très bien que je t’attendais c’est trop pour moi, déclara-t-il en croisant les bras sur sa poitrine, jetant un regard mauvais à Harry qui daigna enfin tourner ses yeux vers lui. -Tu sais bien que c’est toi mon grand amour Ron. Le seul, l’unique. -Je suis jaloux, déclara Seamus qui venait d’engager une bataille navale avec Neville. -Toi ta gueule, dit Ron définitivement de mauvaise humeur. -Boude pas Ron, je le ferais plus, promis. Voilà, content ? -Va te faire foutre. Harry se rendit alors compte que des excuses ne suffiraient pas, pas cette fois. Il arracha un morceau de papier à une des feuilles de son cahier et dessina un gros cœur en rouge avec deux petits bonhommes en dessous qui se tenaient le main. Comme il n’avait pas de orange pour faire les cheveux de Ron, il fit des flèches avec leur prénom et lui passa la papier. Ron déplia le papier sous le sourire angélique d’Harry, grogna et marqua sur le même papier « Tu fais mieux les canards plastique ». Ce qui était vrai. Harry pour faire bonne mesure et puisqu’il était là décida donc de suivre le cours. Les filles qui étaient au premier rang gloussaient à chaque blague du conférencier qui leur distribuait alors des sourires goguenards ravageurs. Mais malgré toute la bonne volonté d’Harry, il décrocha rapidement, ça restait une conférence sur le classicisme. -Je glousse pas encore, fit remarquer Harry à Ron en s’affaissant sur un coude, soudainement exténué d’être là. -J’ai envie de dire que c’est normal, lui répondit ce dernier en plissant des yeux. -Honnêtement Ron, il faut que je me le fasse. -On avait crut comprendre, soupira Neville dépité d’avoir perdu la bataille navale contre Seamus. Harry sembla soudain se rendre compte d’un truc super important. -Elles sont où les filles ? -Devine, répondit Ron en grognant. Harry leva les yeux et scanna la pièce avec son super regard laser de super héros trop fort qui fait peur à Seamus. -Ron, il me fait peur avec son regard, pleurnicha Seamus en agrippant les épaules du rouquin. -Repéré ! s’exclama Harry (mais pas trop fort quand même), premier rang, baves aux lèvres et yeux globuleux. Y a de la concurrence les gars… Ron ferma les yeux : -T’es pire qu’une… Mais fut bâillonné de justesse par Harry. -Tu aurais regretté des années ce que tu t’apprêtais à dire, s’excusa-t-il. Cela faisait cinq bonnes minutes que la conférence aurait du se terminer pour qu’ils puissent aller manger et ce genre de retard exaspérait Harry tout autant que ses congénères. Il avait une montre le beau blond, non ? Il pouvait pas la regarder genre ? Un élève –il ne sait pas qui, mais le bénit tout de même- lança un « tic-tac » à travers l’amphi et monsieur j’ai des fesses à damner sembla réaliser qu’il était temps de libérer ses petites têtes blondes. Il annonça la fin du cours avant de sortir et Harry dévala les marches pour rejoindre les filles qui rangeaient leurs affaires. Luna et Hermione. -Harry ! s’exclama Hermione, je suis contente de te voir ici, ça fait presque bizarre ! Oui, bon, ça va. -Ouais… même que pour fêter ça je vous emmène manger au mac do, on reprend qu’à treize heures je crois ? -Oh oui Harry ! Emmène nous manger de la nourriture capitaliste ! Depuis ma naissance je ne rêve que de ce moment ! lui répondit Hermione des étoiles dans les yeux. -Moi aussi j’ai faim, renchérit Luna. -Et en plus elle se fiche de moi, dit Harry d’une voix plaintive, le jour où tu auras faim tu me préviendras, que je brûle tous mes exemplaires de La recherche du temps perdu. -Tu aurais du choisir les livres de Cohen, moi je te les aurais brûlé avec joie. -Rho tout de suite, c’est pas si nul que ça. -Non c’est vrai tu as raison, c’est pire. Ils continuèrent leur discussion autour des hamburgers qu’ils avaient commandés et Harry fut heureux de passer un peu de temps avec ses amies, elles avaient tendance à lui manquer mine de rien. Et puis les filles c’était plus intelligentes que les garçons, enfin sauf quand elles parlaient de fringues, de maquillage, et de romans arlequins. -Bref ! Luna fit sursauter une bonne partie des clients qui commençaient à affluer en masse dans le fast-food. On va au Brocatelles demain soir, pour heu… « s’éclater », tu viens avec nous ? -Pourquoi on va jamais dans des boites de pédés pour changer ? Y en a plein la ville ! -Je vois pas pourquoi tu te plains Harry-chéri, argumenta Hermione, tu finis toujours par te trouver quelqu’un, quelque soit la boite… -C’est le gay dar, précisa Luna mortellement sérieuse, sous les yeux ébahis des deux autres. Après un moment de silence, Harry reprit la parole. -C’est fille est folle, conclu-t-il en sirotant son coca (sans glaçon parce que sinon ils mettent que des glaçons et un fond de coca). Enfin c’est pas le tout, mais faudrait penser à reprendre le chemin de la connaissance et du savoir… -J’ai chinois cet après-midi, se plaignit Hermione, je déteste ma prof, c’est une grosse vache puante et… -C’est pas hyper originale tu sais, lui fit remarquer Harry avant de se faire puérilement tiré la langue. -Harry a raison, nous allons effectivement être en retard…reprit Luna. -J’ai toujours raison, dit Harry avec un grand sourire pédant. Ils allèrent ranger leur plateau et rejoignirent la fac, avant de se séparer, Harry crut bon de mettre au clair une chose. -Le Sex Symbol qui nous sert de prof de littérature, il est pour moi. -T’aurais pu choisir quelqu’un de plus accessible. Parce que là dans le genre inaccessible t’es servis, fit remarquer sa chère et tendre Hermione. -Je suis Harry Potter. -…ha bah ouais ça change tout. Il s’enfuit sous le regard moqueur des filles, et il éclata de rire sans raison, effrayant deux étudiants qu’il croisa. Le reste de la journée fut plutôt cotonneuse pour Harry. Il était fatigué (une journée entière de cours, je sais pas si vous pouvez réaliser) et pressé de rentrer chez lui. Il n’eut d’ailleurs pas le courage d’attendre le bus et se fit ramener en stop par la première voiture qui passait. Il eut la malchance de tomber sur un étudiant militant communiste qui lui parla d’engagement politique pendant tout le trajet. Maintenant il était de retours chez lui et il était littéralement é-pui-sé. -Mamaaaan, cria-t-il à travers la maison. Seul l’écho lui répondit et il faillit fondre en larme. Qu’était-il sans sa mère ? Il n’était rien ! le néant, le vide, l’abyssale trou noir, enfin tout ça quoi. Il traîna sa carcasse jusqu’à la cuisine, Rambo babillait tout seul sur sa chaise haute et Harry lui écrasa une banane, faut penser à les nourrir de temps en temps ces petites choses là. Il s’amusa à lui faire coucou avec ses mains parce qu’il n’avait rien d’autres à faire et aussi un peu parce que c’est marrant, mais Rambo semblait plus occupé à mettre la purée de banane dans ses cheveux. C’est vrai, c’est tellement marrant de mettre de la purée de banane dans ses cheveux…Il allait imiter son frère quand son père débarqua dans la pièce. -Harry arrêter de jouer avec la nourriture. Je sors avec ta mère ce soir, tu t’occuperas de tes frères et sœurs … Pour rajouter à son malheur, Rambo lui écrasa un morceau de banane dans l’œil avec un « gha ! » joyeux. -Mais y a Kathaline, elle peut s’occuper de nous elle ! protesta-t-il avec véhémence. -Elle révise chez une amie ce soir pour son truc là, son dossier de Master où je sais pas trop quoi. Les études de Kathaline n’était visiblement pas une préoccupation première pour James. En même temps… pour qui le dossier de master de Kathaline était-il une préoccupation ? -Ben Roméo alors, il peut pas s’occuper de nous lui ?… ouais nan en fait. Mais c’est trop injuste ! -Ha oui ça je veux bien te croire, confirma son père en s’asseyant sur une des chaises de la cuisine, d’ailleurs t’ai-je raconté la fois où Bobby Barnes, un camarade de classe m’a… Et oui, effectivement, James lui avait déjà raconté. Harry s’empressa de déserter ce qui n’empêcha pas James de raconter encore une fois l’histoire, seul… pour le fun. C’est ainsi qu’Harry passa sa soirée à s’occuper de Rambo, qui était le seul à avoir vraiment besoin de ses services. Les autres pouvaient se débrouiller sans lui. Enfin, il se demanda quand même qui avait eu l’idée de mettre un œuf avec sa coque dans le micro onde. Sans doute ne le saurait-il jamais. Vers minuit il s’assura que tout le monde dormait et que Roméo ronflait dans le canapé avant de rejoindre sa chambre qui se trouvait sous le comble avec le berceau de Rambo. Au cas où le petiot s’étoufferait pendant la nuit. Quand il se réveilla, il était tout seul dans sa chambre et il devait être environs midi, il décida de s’octroyer une journée de congé après son dur labeur de la veille. Il erra dans la maison toute la journée, alla aider sa mère à faire les courses, emmena Eliot à un de ses nombreux cours rajouté dans l’après-midi, fit le poirier pendant dix minutes dans sa chambre, puis fit une sieste d’une heure après avoir regardé un documentaire sur les caïmans. -Hector tu sais quoi ? demanda-t-il un peu plus tard en allant s’asseoir dans le canapé à côté de son frère. -J’ai peur. -Je sors ce soir ! Je vais en boite et tout. T’es fier de moi ? -Trop. -… -… -Tu veux venir ? Hector accorda alors toute son attention à son frère jumeau. -Toi tu m’invites à une soirée ? -Euh…ouais. -Okay. -Tu veux dire, okay-d’accord ? Hector tenta de le frapper puis voyant que ça ne lui faisait rien, de l’étouffer sous un des oreilles du canapés. Harry fit quelques moulinets avec ses bras avant de se rendre et de partir en beuglant dès qu’il fut relâché. Il appela ensuite les autres pour les prévenir de la venue de son frère (Luna qui ne l’aimait pas trop bouda un peu mais sinon ça ne posa aucun problème). Il se gratta ensuite la tête se demandant comment il allait bien pouvoir s’habiller ce soir et demanda à son frère en désespoir de cause. Il fut d’ailleurs bien content du résultat, enfin ça lui paraissait plus ou moins correct. Ron passa les chercher en voiture vers 00h30 avec Seamus et Neville, les filles devaient les rejoindre devant la boite. Seamus avait visiblement ingurgité une quantité d’alcool non négligeable avant d’arriver. « Vous comprenez les gars, ça coûte tellement cher en boite, hé on va se faire des meufs les gars ! » ajoutez un rire gras à la fin de la phrase et vous visualiserez en partie le tableau. -Il a bu quoi ? demanda Hector. -Ben en fait on sait pas trop, lui répondit Ron gêné (Hector l’avait toujours impressionné), on l’a lâché des yeux une secondes et paf… ! -Mais chuis lucide les mecs ! j’vais m’faire de la meuf ! continua Seamus dans son délire. -Charmant, conclu Hector en fixant la vitre de la voiture. Ils finirent par arriver non loin de la boite et se garèrent sur un parking gratuit. Ils payèrent l’entrée et Harry alla s’effondrer dans un fauteuil pas trop loin du bar (pour surveiller les allers et venues de Seamus). Les filles leur avaient envoyés un texto pour les avertir qu’elles étaient déjà à l’intérieur et ils leur fit un vague signe de main en les apercevant sur la piste. Il trouva que Luna était particulièrement jolie ce soir. Son visage brillait de joie et d’amusement, sa frange blonde lui arrivait au dessus des yeux et le reste tombaient en baguette bien droite jusqu’au niveau de ses reins. Une couche de rouge à lèvre pourpre s’étalait avec grâce sur ses lèvres et elle était vêtue d’une robe bleu électrique aux froufrous multicolores qui s’arrêtait au niveau de ses mollets découvrant une paire de bottine noir à talon. Talons qui tapaient sur le sol dans un rythme haché et dissolu. Au bout d’une demi heure passé affalé sur un fauteuil, Harry décida qu’il était grand temps qu’il aille se déchaîner sur la piste déjà bien remplie. A 10 euros l’entrée autant en profiter un minimum. Il fit abstraction des inconnus qui se pelotaient autours de lui (surtout des moche) et s’essaya à la musique techno (assez maladroitement). Le manque de place et d’air respirable ne facilitant pas sa tâche. En plus il était juste à côté d’une enceinte et ça lui vrillait dans les tympans. Mais il était jeune que diable ! Il se devait de s’amuser comme un petit fou ! Hahaha… Il se trémoussa de plus belle avant d’être attrapé par une manche et traîné jusqu’au toilette des filles. L’atmosphère était étrange à l’intérieur, fluo tamisé (obscure clarté !) et il avait l’impression d’être beaucoup plus pâle que d’habitude en se regardant dans le miroir au dessus des lavabos (c’était des lavabos qui s’allument tout seul quand on passe la main en dessous, trop la classe). -Elles sont mieux que les nôtres vos toilettes! Bien qu’Harry n’ait encore jamais mis les pieds dans les toilettes pour hommes de cette boite, il était convaincu de la véracité de ses propos. -Ben t’auras qu’à venir pisser ici, t’es à moitié une fille de toute façon… -L’hermaphrodisme n’a, à ce jour, été que reconnu chez les escargots et quelques autres rares espèces. Après si tu m’as emmené ici pour faire des allusions douteuse quant à ma virilité, bien existante entre parenthèse, je peux… -Rhô… je t’ai vexé ? le coupa Hermione. Enfin bref, tu sais on a dit qu’on rentrait tous ensemble ce soir ? Ben voilà, j’ai besoin que tu me couvres parce que y a ce mec super qui veut me faire visiter son appartement si tu vois ce que je veux dire et si les autres l’apprennent, je vais avoir droit à une tonne de sarcasme pendant des semaines et… -Ha ouais, ouais, d’accord, mais j’y gagne quoi moi ? -Pfft… je sais pas, qu’est-ce que tu veux ? -Un baiser. -Harry… -Hahaha, c’était trop drôle, excuse moi. Hermione laissa échapper un long soupir et Harry se félicita de mettre sa patience à rude épreuve. -Bon tu sais quoi, lumière de mes jours ? En fait t’as pas le choix, tu me couvres où je raconte aux autres tous tes travers lors de nos sorties en boite… tu voudrais pas que Ron apprenne à quel point tu es un traître ? -Mais t’as pas de cœur en fait ! -Disons que nous nous rendons mutuellement service. -Trop naze, j’avais envie de rester encore un peu… De toute façon, ça ne servait à rien de continuer à argumenter, elle avait gagné. Les filles étaient des êtres maléfiques, il était bien content de ne pas pouvoir tomber amoureux d’elles. Ils sortirent des toilettes ensemble et Hermione feint de ne pas se sentir très bien devant le reste du groupe. -Vaut mieux que je la ramène chez elle les gars, lança Harry avec trop de bonne volonté dans la voix, ce qui lui valut quelques regards suspicieux. Hermione l’aida à se sortir de l’impasse. -Ne vous inquiétez pas, je le surveillerais, renchérit-elle avec un sourire un peu faiblard. Elle était vraiment fourbe. Les autres se désintéressèrent de leur cas pour retourner se balancer de gauche à droite sur la piste. Sûrement que la musique était plus important que la santé d’Hermione. Bande d’ingrats. Il quitta Hermione à l’entrée de la boite en la laissant en compagnie d’un grand brun au cheveux mi-long (après avoir pris les coordonnés du grand brun en question et lui avoir juré qu’il retrouverait sa trace s’il arrivait quoique ce soit à son amie). C’est au moment où Hermione disparut complètement de son champs de vision qu’Harry réalisa qu’il avait un gros problème. Aucun moyen de rentrer. Et ils ne pouvaient pas retourner à l’intérieur sans trahir Hermione. Ne se laissant pas aller au découragement, il décida de rentrer à pied, après tout la maison n’était qu’à 10 kilomètres … environs. Avec de la chance, une voiture le ramasserait et l’emmènerait près du centre ville d’où il pourrait être chez lui en cinq minute. Plusieurs voitures filèrent devant lui sans le voir et il n’en crut pas à sa chance quand l’une d’elle finit par s’arrêter sur la chaussée. -Je vais dans le centre, informa-t-il en arrivant au niveau de la portière ouverte. Son cœur rata un battement en reconnaissant le conducteur. Viens à la maison y a les oiseaux qui chantent, viens à la maison, y a le printemps qui…quoi déjà ? Son prof de littérature (avec qui il n’avait eu cours qu’une seule et unique fois, rappelons le) était présentement en train de lui offrir un sourire charmeur en lui répondant que ça tombait bien, qu’il allait aussi dans le centre. Harry monta dans la voiture, n’osant croire à sa chance. La conversation resta assez superficielle, Harry mentit quant à son âge et ce qu’il faisait dans la vie (apprenti horticulteur) et son prof parût le croire. D’ailleurs il semblait plus occupé à essayer de le draguer (plus ou moins subtilement) qu’à disserter sur les raisons qui avait mené son passager à devenir apprenti horticulteur. Harry avait vécut assez de relation dans sa vie pour reconnaître un homme qui avait envie de coucher avec lui. Il lui rendit ses sourires et passa une main dans ses cheveux pour y remettre un peu d’ordre. Il ne se gêna pas non plus pour dévisager le blond, c’était la première fois qu’il le voyait aussi près. Quelques mèches de ses cheveux tombaient devant ses yeux, et Harry s’aperçut qu’il avait furieusement envie de l’embrasser. En arrivant dans le centre, ils furent arrêter par un feu rouge. Harry au lieu de descendre s’attarda quelques secondes dans l’habitacle, se fut sans doute le signe qu’attendait le conducteur (une fiat rouge au fait) pour poser une main sur sa manche et demander : -On va chez toi ou chez moi ? _________________________________________________________ Quel amas de débauche ! Vraiment, quelle honte ! (vous pensez quand même continuer à lire ?) |