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au 20 Nov 08 :
1059 comptes dont 373 auteurs
pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
qui ont générés 7129 reviews
 
     

     
 
L'Anneau du Dragon
Par FeeVerte
Harry Potter  -  Romance/Fantastique
13 chapitres - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 8     Les chapitres     26 Reviews    
Chapitre 7
 

Bonsoir !

 

Vous allez bien ? Vous êtes prêts pour ce chapitre ? Le rating M s'impose particulièrement.

 

Que dire à part que j'y ai mis tout mon coeur et que ça m'a pris du temps à l'écrire parce qu'il est un peu douloureux à mes yeux.

 

J'espère que mon travail vous plaira et qu'il ne sera pas trop maladroit parce que c'est là mon premier « vrai » lemon ! J'avais bien écris quelque chose mais c'était beaucoup plus soft...

 

Sur ce, bisous et bonne lecture !

 

+ Chapitre 7 +

 

 

Harry ne pensait plus. La partie rationelle dans sa tête s'était tue. Il ne voyait plus rien, n'entendait plus rien. Il ignorait les yeux gris emprunts de tristesse et de regret qui le suppliaient de le pardonner. Il ignorait les seaux de mots que le blond lui envoyaient pour purifier ses fautes, pour laver sa trahison.

 

Tout en lui bouillait. Drago venait de le détruire, définitivement. Jamais il ne l'aimerait... non, jamais. Alors Harry ignora les picotements de son coeur et s'approcha dangereusement de son frère qui reculait, terrifié. Il ne vit pas ses yeux verts briller d'une haine silencieuse tandis que sa main s'enroulait autour du cou du Slyhterin. Il serra. Il serra avec autant de rage qu'il aurait voulu le serrer avec amour. Drago commençait à s'étouffer et son visage pâle devint rouge mais il se laissait faire en fermant les yeux. Il allait payer pour tout le mal qu'il avait fait dans sa vie...

 

Un maigre sourire se dessina sur ses lèvres en songeant qu'il allait mourir de la main d'Harry. C'était sûrement la plus belle façon de perdre la vie. Il aurait juste voulu s'éteindre dans un endroit à eux, dans le corps d'Harry, et non par sa main. Un endroit juste à eux.

 

Il aurait voulu mourir en lui faisant l'amour...

 

En faisant l'amour... C'était la seule belle chose que la vie lui avait donner de créer.

 

Cependant, Drago sentit la poigne de son frère se desserrer et il put reprendre son souffle. Ses yeux s'agrandirent de stupeur quand il s'apperçut que le vent balayait leurs visages et qu'il faisait sombre, ici. Il sentit dans son dos ce qu'il identifia comme le tronc d'un arbre et il réalisa qu'ils étaient désormais sous le saule-pleureur de leur enfance. Harry quant à lui respirait bruyemment, ayant fourni trop d'efforts pour tenter de l'étrangler. Et la réalité de son geste le heurta tandis qu'il se recula, paralysé.

 

Il avait... Il avait... Les mots mourrurent dans sa gorge. Il voulait demander pardon à Drago. Il avait envie de pleurer. Comment avait-il pu souiller son ange ? Lui qui n'était rien... rien.

 

« On a transplané », murmurèrent alors les lèvres du blond et Harry cligna des paupières, se forçant à rester lucide. « Je suis désolé... Ma magie m'a échappée. »

 

« Transplaner ? », répéta le Griffindor, abasourdi, prenant soudain conscience du paysage qui l'entourait. « Mais... On est dans le parc... Comment a t-on atteri là ? »

 

Il y eut un long silence et Drago hésitait à répondre. Il paraissait vraiment mal à l'aise et détourna le regard, toujours appuyé contre l'arbre.

 

« J'ai... », bégaya t-il. « J'ai acquis ce pouvoir il y a quelques jours alors ne t'énerve pas s'il te plait. Je peux me déplacer où je veux juste en fermant les yeux et en pensant au lieu de ma destination. Je suis désolé, Harry, je t'assure que je n'avais pas ce pouvoir quand je t'ai aidé à faire évader le rebelle ! »

 

« Et je dois te croire sur parole peut-être ? » railla le brun, soudain fatigué de tout ça.

 

Fatigué que Drago se justifie comme s'il était désolé, comme s'il regrettait ses actes. Alors qu'il avait lui-même envoyé le corbeau pour le dénoncer. Alors qu'il avait lui-même enfoncé le poignard. Mais ça devait le faire jubiler de le faire souffrir encore un peu. De retirer la dague pour la planter à nouveau, plus fort, plus loin. Toujours plus loin.

 

Harry poussa un soupir à s'en fendre l'âme et haussa finalement les épaules, perdant la bataille. La colère avait laissé place à la tristesse et il ne désirait plus qu'une chose : partir.

 

« J'étais venu pour te dire adieu Drago. Je m'en vais... Je quitte ce château, je quitte cette vie. Tu seras enfin débarassé de moi », dit-il avec un sourire sans joie.

 

« Quoi ? »

 

Le regard vide d'Harry se perdit sur les brindilles d'herbe, incapable de soutenir celui de son frère. Il ne voulait surtout pas voir ses yeux gris briller de joie. D'anticipation.

 

Pourtant, s'il aurait lever les yeux, il aurait vu autre chose. De la douleur. De la peur. La peur de le perdre. Et peut-être même du désespoir. Le désespoir de perdre les sourires chaleureux d'Harry, de perdre leurs jeux d'enfants, leurs caresses, leurs baisers. Perdre cette nuit. Perdre tout. Le désespoir du vide. L'enfer.

 

Drago se félicita mentalement pour réussir à parler d'une voix quasiment impassible où son trouble ne transparaissait pas. Car il avait failli hurler. Il ne voulait pas qu'Harry le quitte ! Pas pour ce rebelle ! Pas comme ça ! Il ne voulait pas qu'il parte... Mais il aimait l'autre. Et lui, il le haïssait.

 

Sans réfléchir, mû par la force du désespoir, le blond attrapa les poignets d'Harry et inversa leurs positions, plaquant celui-ci contre l'arbre. Harry plongea ses yeux verts dans l'océan argenté, des milliers de questions silencieuses flottant dans l'air. Il s'était laissé faire comme un pantin et il pouvait aisément sentir le corps chaud du Slytherin collé au sien. Dans le silence et la fièvre de la nuit. Il songea avec un sourire triste que c'était la troisième fois qu'il se faisait plaquer de cette manière et que Drago devait vraiment aimer ça.

 

« Reste... »

 

C'était un chuchotement si faible qu'Harry crut rêver. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il sentit le souffle chaud de son frère contre son cou. Lorsqu'il entendit à nouveau la requête.

 

« Reste », murmura le blond, la voix chargée d'émotions, et il déposa un baiser sur sa nuque. Juste un. Juste un frôlement.

 

Le coeur d'Harry s'accélera si fort qu'il en eut honte. Honte que son frère puisse sentir cette bombe à retardements qu'étaient les pulsations de son coeur. Et Drago les entendit. Mais il ne fit pas que cela. Emu de pouvoir faire palpiter le coeur de son frère si rapidement ; Drago le saisit. Il prit les battements entre ses doigts. Il caressa doucement la veine où le pouls d'Harry battait des records puis y déposa sa langue. Doucement, il lécha. Comme un vampire préparant sa proie. Et la caresse fut si bonne pour la victime qu'elle pencha la tête sur le côté, offrant plus de peau, offrant toujours plus à son frère. Il aurait suffi que Drago lui dise de s'abandonner pour lui à cet instant-là et il l'aurait fait.

 

Puis la caresse cessa et Harry gémit de frustration ; avant de gémir à nouveau mais cette fois de plaisir lorsque la bouche de Drago remonta pour s'emparer de ses propres lèvres et les titiller. Le baiser s'intensifia et dura longtemps, leurs langues jouant un ballet qui les enflammait. Leurs peaux étaient brûlantes et si un arbre pouvait brûler au contact de la chaire humaine ; ils étaient sûrs que le saule-pleureur ne serait déjà plus que cendres.

 

Ils s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle, et Harry put lire l'abandon se peindre sur les traits de Drago et le désir dans les yeux gris. Cela lui fit l'effet d'une douche froide.

 

« Pourquoi ? », demanda t-il douloureusement. « Pourquoi veux-tu que je reste ? Pour me baiser, c'est ça ? C'est ça qui t'excite ? »

 

Drago se mordit la lèvre et un éclair de rage passa dans les orbes grises. Il émit un rire moqueur, mais c'est de lui dont il se moquait. De sa naïveté. Parce que le brun le haïssait et ne voyait en lui que l'éternel salaud qu'il avait toujours été. Harry interpréta mal ce rire et sentit son sang se glacer. Drago se moquait de lui ! Il lui avait demander de rester avec lui juste pour assouvir son désir et lui il avait bêtement cru que...

 

« Bien sûr », fit froidement le blond en mordant les lèvres d'Harry un peu violemment et en heurtant son bassin de façon à allumer l'entrejambe du brun. « Tu croyais quoi ? Je te demande de rester juste pour ça, évidemment. Ensuite tu pourras aller baiser ton rebelle comme bon te semble. »

 

« Je ne baise pas, je lui fais l'amour ! Et comment sais-tu que je vais aller le rejoindre ? Tu n'as aucune idée de pourquoi je pars ! »

 

« Allons, allons, frérot », cingla Drago. « C'est évident. C'est évident que tu l'aimes et que tu finiras avec le beau prince rebelle et adorablement niais, comme il est évident que Griffindor et Slytherin se sont toujours détestés et comme il est évident que nous ne sommes pas frères de sang et que nous ne le serrons jamais. Ah oui et pardon, tu vas lui faire l'amour. Excuse-moi de ne pas connaître ça. », railla t-il.

 

« Je sais, c'est dans ta nature de ne pas connaître ce genre de choses, puisque tu n'es pas humain », cracha Harry, voulant le blesser à son tour et cela réussit brillamment puisque le blond pâlit dans l'obscurité de la nuit. « Et finalement, c'est bien vrai que tu ne m'as jamais considéré comme ton frère. T'es vraiment dégueulasse, dire que moi je t'ai aimé comme mon petit frère... Dire que je voulais te protéger... »

 

« Je n'en veux pas de ton amour fraternel », jeta glacialement le blond. « Tu m'énerves avec tes nobles valeurs, putain. Tu ne vois pas que j'en ai rien à foutre de ça ? »

 

Et c'était vrai...

 

Aimer Harry comme un frère ? Il ne pouvait pas faire ça. La vérité, c'est que Drago ne l'avait jamais aimé de cette manière. Et cela le révoltait qu'Harry accepte seulement un ridicule amour fraternel de sa part. Lui, il était prêt à tout lui donner, l'amour d'un homme, d'un amant. Alors pourquoi fallait-il que le brun ne le voye que comme un vulgaire membre de sa famille ? Il ne voulait pas être ça ! Il voulait être sa famille ! Pourquoi ne l'avait-il pas réalisé plus tôt ?

 

« Tu aurais pu au moins faire semblant de m'aimer un peu au lieu de m'humilier ! », fit le Griffindor, blessé. « Je ne t'ai jamais demandé des promesses d'amour éternel, juste un peu d'affection, c'est tout. »

 

« Ecoute frérot », soupira le blond, soudain las. « Tu sais ce que j'ai vu quand je suis arrivé à l'âge de six ans dans ce château ? J'ai vu un petit garçon aux cheveux décoiffés qui m'observait d'un oeil curieux, caché en haut des escaliers. Je l'ai trouvé magnifique. Les années passaient et je te trouvais toujours plus beau, plus attirant. A l'âge de dix ans ton entraînement a commencé et je venais te voir au dôjo en cachette avec ma cape d'invisilité. Je regardais tes débuts de muscles saillir quand tu te battais et je ne désirais qu'une chose : pouvoir les toucher. A douze ans je touchais d'autres garçons mais c'est toi que je touchais à travers eux. C'est toi que je voulais. Je t'ai toujours désiré. Tu diras que c'est sale, mais je l'assume. Alors des liens de sang à cause d'une vulgaire coupe que l'on boit chaque année ; tu t'en doutes que j'en ai rien à foutre. »

 

Harry resta interdit face à ces révélations. Jamais il ne se serait douté d'une telle chose... Il se mit à rougir bêtement, songeant qu'il avait été bien prude pendant toutes ces années. Et puis cela flattait un peu son égo, car il se sentait beau dans les yeux de Drago. Comment le blond avait-il pu être attiré par lui dès leur enfance ? Harry ne comprenait pas.

 

« Je... »

 

« Ne dis rien, surtout, ne dis rien », le coupa sèchement Drago. « Je suis une ordure, hein ? Ton corps, c'est la seule chose que je veux de toi. Alors ce soir... ce soir, je vais en profiter, comme un adieu. Je vais te baiser. Mon désir est de toute façon la seule chose que tu acceptes de moi, Harry. »

 

Et comme pour appuyer ses dires, le blond commença l'exploration de ce corps tant convoité, glissant sensuellement sa main le long du torse d'Harry. Puis sa main se figea au niveau de son bas-ventre et il le caressa à travers les vêtements. Le brun n'était pas en érection car les précédentes paroles de Drago lui avaient suffi à débander. L'entendre dire qu'il ne le considérait que comme un vulgaire morceau de viande l'avait achevé.

 

Toutefois le sang ne tarda pas à affluer dans une certaine partie de son anatomie et Harry se tendit, parce que le Slytherin faisait ça si bien, trop bien. Et dans son cou, il lui chuchotait des choses qui l'excitaient. Des choses interdites. Des choses abjectes. Des choses qu'il allait faire avec son corps. Et le brun se haïssait parce qu'il ne voulait pas que Drago le baise, comme il le disait si bien. Il voulait qu'il l'aime, bon sang. Il ne voulait pas qu'il le baise mais son corps réagissait de la pire des manières aux chuchotements du blond.

 

« Je... Je ne veux pas, Drago... » parvint-il à murmurer, la voix étrangement rauque.

 

« Chut... »

 

La langue du blond était à présent partout dans sa nuque, partout dans sa bouche. Car si la main experte de Drago le faisait gémir sans retenue ; ses baisers l'embrasaient comme jamais. Parce qu'ils étaient doux, chauds, sensuels. Si tendres.

 

« Laisse-moi... Pas comme ça... Arrête... »

 

Mais Drago ne retira sa main que lorsque Harry jouit violemment, les mains encore appuyées sur les épaules de Drago et la tête rejetée en arrière.

 

« Je ne voulais pas », pleura presque le brun au bout de ce qui sembla être une éternité de silence.

 

« Mais ça t'a plu, non ? Je n'ai pas été assez bien, c'est ça ? » demanda Drago d'une voix étrange en se reculant.

 

En réalité, le blond avait envie de pleurer lui aussi. Le coeur serré dans un mélange de peine et de rage, aussi. Il avait envie d'Harry et il avait envie que le brun lui donne au moins la seule chose qu'il semblait accepter de lui : son corps. Mais était-il si mauvais au lit que son frère ne daignait même pas accepter ses caresses ?

 

« De quoi tu parles ? », soupira son frère qui se disait que, décidémment, Drago ne comprenait rien.

 

« Tu as aimé, ne mens pas ! »

 

« Bien sûr que j'ai aimé... mais je ne veux pas coucher avec toi. »

 

« Pourquoi ? Je ne suis pas assez bien pour toi, peut-être ? Tu te crois supérieur, hein, frérot ? Tu te crois meilleur parce que tu prétends prôner le bien ? Mais la vérité c'est que tu ne sers à rien ! Tu n'es pas meilleur que moi. Personne ne t'a jamais aimé, c'est bien la preuve de ton inutilité ! Tu les as tous déçu au château ; ils attendaient tellement de toi, leur héritier. Ils attendaient que tu te maries à quartorze ans et monsieur a refusé parce qu'il était trop innocent et qu'il attendait l'amouuuur ! », cracha Drago, sachant que ces paroles feraient mal au brun et c'était ce qu'il cherchait. Lui rendre sa douleur. Même s'il ne pensait pas ce qu'il disait... Il fallait qu'il appuie là où ça fait mal.

 

« Tellement innocent et mû par de nobles valeurs comme l'amour éternel et la fidélité qu'il n'a pas hésité à coucher avec son frère qu'il considérait pourtant comme un membre à part entière de sa famille ! Très... sain, tout ça. Ah oui, y'a pas à dire Harry, tu incarnes la perfection. Et moi, je suis tellement maléfique et abject que le château entier m'a toujours adoré et me considère comme un ange. Alors remets-toi en question et assume ton désir, merde. C'est la dernière fois qu'on se voit... »

 

C'est la dernière fois qu'on se voit... Cette dernière phrase avait été ponctuée d'une touche de désespoir dans la voix de Drago alors que le reste de sa tirade n'était que rage pure.

 

Harry quant à lui gardait les yeux fermés depuis le début, l'empêchant de perçevoir ses émotions.

 

Puis soudain Drago recula inconsciemment d'un pas. Harry venait de le fixer droit dans les yeux ; et il y avait tellement de tristesse et de rage dans ce regard que Drago en fut choqué. Intérieurement, il remerçia les esprits de la forêt de ne pas avoir donner de dons maléfiques au Griffindor, sinon il serait déjà évicéré et bel et bien mort. D'ailleurs, c'était une haine meurtrière qu'il lisait dans les yeux verts et Drago pensa que la dernière parcelle de raison venait de quitter son frère. Remplacé par la passion meurtrière. Celle qu'ont les guerriers avant de tuer sur les champs de bataille.

 

Un sourire mesquin éclaira le visage du brun, un sourire cruel et Drago eut peur parce qu'il n'avait jamais vu cette expression sur le visage si doux d'Harry. Et lorsque la voix de ce dernier résonna dans le silence de la nuit, elle se fit plus glaciale que l'air froid de l'hiver :

 

« Tu vas me prendre, Drago. Tu vas me prendre et venir en moi si fort que tu vas en perdre la raison, si c'est la seule chose que tu veux de moi. Si pour y parvenir tu es près à me salir et m'humilier de tes mots tranchants. Prends-moi mais je te promets que tu vas t'y perdre. Je serai tellement bon que je te ferai pleurer et je vais te montrer lequel de nous deux est le meilleur. Tu m'as toujours brisé mais ce soir ma fierté est la seule chose qui me reste. Et si un jour, nos chemins se recroisent, sache que je me vengerai. Je te prendrai à mon tour, je te baiserai comme tu le dis si bien, et je détruirai ton trône. Je ne laisserai pas le royaume entre les mains du mal. C'est une promesse. »

 

Voyant que le blond restait pétrifié, Harry esquissa un sourire sans joie et attrapa les poignets de son frère pour le coller à nouveau contre son corps.

 

« Tu as peur ? », susurra t-il à son oreille.

 

Puis il noua ses bras musclés autour du cou fin du Slytherin et fit de même avec ses jambes qu'il enroula autour de la taille de Drago. Le blond le soutint immédiatement par les genoux pour l'empêcher de tomber et dut l'appuyer contre le tronc avec force. Drago avait fermé les yeux et respirait bruyemment.

 

« Ouvre les yeux », chuchota le Griffindor en caressant affectueusement sa joue.

 

Harry se disait que le visage du blond était la chose la plus magnifique qui lui ait été donnée de voir.

 

« Ouvre les yeux et prends-moi... »

 

« Je ne veux pas », chuchota t-il doucement en déposant un léger baiser sur ses lèvres tandis qu'il transpirait à force de soutenir le brun.

 

« Tu te dégonfles ? C'est un peu tard, maintenant » railla Harry. « Ce n'est pas ce que tu voulais ? »

 

« Si mais... Laisse-moi te préparer... Laisse-moi enlever nos vêtements... Laisse-moi t'embrasser, te caresser, partout... »

 

« Ca s'apelle faire l'amour, ça. Et ce n'est pas ce que je t'ai promis. Ce que tu m'as promis. Alors utilise ta magie pour nous déshabiller et quant au fait de me préparer, je n'ai pas peur de la douleur. Crois-moi, je suis largement prêt... », susurra t-il, allumeur.

 

Et il donna un coup de hanche suggestif qui frotta leurs intimités et fit gémir Drago. N'en pouvant plus, celui-ci utilisa alors sa magie pour faire glisser son pyjama de soie le long de ses propres jambes qui tremblaient à la fois d'impatience mais aussi d'effort, parce que soutenir le corps musclé d'Harry n'était pas chose aisée. Le froid lui donna la chaire de poule mais son sexe lui brûlait tellement qu'il n'en avait strictement rien à faire.

 

Il aurait pu prendre Harry allongé sur la neige que celle-ci aurait fondue et que cela ne l'aurait pas dérangé du moment qu'il s'enfonçerait profondémment dans son corps... Il immagina alors son frère étendu sur la poussière blanche et le contraste avec sa peau hâlée ; il immagina son visage tendu de plaisir et son cerveau satura d'images qui l'excitèrent au plus au point.

 

Ne contrôlant plus rien, il arracha mentalement la cape qui recouvrait Harry et déchira la chemise du Griffindor par la simple force de son désir. Les boutons de son pantalon sautèrent un à un et le pauvre vêtement fut cisaillé en son milieu, ne laissant que deux pans de tissus qui tombaient dans le vide sur les mollets d'Harry. Son sous-vêtement subit le même triste sort et le brun songea vaguement qu'il avait bien fait de prendre des habils de rechange dans sa valise.

 

Drago se plaça maladroitement contre son entrée, sa respiration saccadée donna des frissons dans le cou d'Harry qui se rappela très bien la sensation d'être pénétré. La douleur. Et elle serait pire, cette fois, parce qu'il voulait le blond en lui, profondément, et sans préparation. Il serra les dents et agrippa les cheveux de son frère.

 

Un effleurement de lèvres plus tard pour lui signaler qu'il était prêt à l'aceuillir ; Drago ne bougeait toujours pas. Il avait le front appuyé sur l'épaule d'Harry et son coeur battait la chamade. Il ne voulait pas, pas comme ça. Il avait peur de lui faire mal... Encore. Même s'il mourrait d'envie. Harry lui embrassa tendrement la tempe et ce geste fit fondre le coeur du Slytherin.

 

Une seconde plus tard, Harry s'empalait abruptemment sur son sexe et Drago poussa un râle de plaisir complètement indécent. Il sentit les mains de son frère se resserer sauvagement dans ses cheveux et ses dents sur son épaule qu'il mordait pour s'empêcher d'hurler.

 

Drago baissa alors la tête pour déposer un baiser tendre sur sa joue, pour savoir s'il allait bien. S'il pouvait continuer. Parce que c'était si dur de se retenir...

 

Harry leva les yeux et leurs regards se croisèrent pour la première fois depuis le début. Et leurs coeurs manquèrent plusieurs battements. Ces regards... S'ils n'étaient pas pur bonheur, pur amour, qu'étaient-ils alors ? Harry mordit la lèvre inférieure du blond et murmura un peu sèchement : « Vas-y ». S'il était brusque ; c'est parce qu'il ne voulait pas espérer le moindre amour de la part de son frère. La moindre caresse l'aurait tué à cet instant-là. Mais Drago ne pensait visiblement pas de la même façon car celui-ci l'embrassa sensuellement, créant une nouvelle multitude de frissons chez le Griffindor.

 

Leurs langues s'entremêlèrent et leurs firent perdre la tête. Harry donna un premier coup de rein et gémit à nouveau de douleur dans le bouche de Drago, qui dut se retenir pour ne pas exploser de plaisir. Au deuxième coup, la douleur commença à s'estomper pour laisser place à une première vague de bien-être. La sensation que Drago était à sa place, en lui. Qu'ils se complétaient. Comme les deux pièces d'un puzzle.

 

Encore un coup et cette fois Harry enfouit violemment sa langue dans la bouche de Drago pour s'empêcher de crier de plaisir, ignorant le fait qu'ils étaient à bout de souffle. Sentant qu'il était enfin prêt, le blond posa ses mains sous les fesses musclées du brun, retira presque entièrement son sexe et poussa en Harry. D'abord lentement, puis la cadence s'accélera tandis qu'Harry l'accompagnait de mouvements du bassin.

 

Leurs regards s'accrochèrent une nouvelle fois et ils ne se lâchèrent plus, conscients que quelque chose d'unique se passait entre eux. Leurs fronts s'entrechoquaient et le dos d'Harry heurta plusieurs fois le tronc de l'arbre alors Drago s'obligea à ralentir.

 

Perdu dans son plaisir, Harry remarqua à peine que les pieds du blond s'élevaient lentement dans les airs, qu'ils étaient en train de voler à ras du sol. Il utilisait sa magie pour l'aider à soutenir le corps du brun car le guerrier avait beau être mince ; il n'en était pas moins trop musclé pour le corps fin et androgine du jeune Slytherin. Par contre, lorsqu'ils chutèrent pour se retrouver allongés l'un contre l'autre à quelques centrimètres au dessus de l'herbe ; Harry cria. Drago sourit, montrant qu'il contrôlait parfaitement la situation, et le brun se détendit, songeant qu'il était en train de voler et qu'il ne pouvait rien lui arriver de plus intense.

 

Et il n'y avait pas que son corps qui volait ; il y avait aussi son coeur qui se sentait pousser des ailes tandis qu'il fixait les perles grises imbibées de plaisir. Comment avait-il pu trouver que le bleu des yeux du rebelle était plus beau ? C'était incensé. Les yeux gris brillaient plus. Parce qu'il y avait ce contraste entre la lumière et les ténèbres. Parce qu'il y avait Harry contre Drago. Le soleil contre la lune.

 

Leur fougue reprit si intensément que Drago toucha un endroit enfoui dans l'anus d'Harry. Un endroit qui lui fit pousser un grondement sourd et il murmura « encore, encore, encore » comme une litanie à l'oreille du blond. Il ne fallut pas longtemps pour que les coups de rein emmènent Harry au bord de la jouissance et son corps se contracta brusquemment. Il se libéra en un long orgasme sur le ventre de son amant. Ses chaires se resserèrent autour du sexe de Drago et celui-ci ne tarda pas à l'accompagner quelques secondes plus tard en jouissant violemment et par saccades dans le corps de son frère.

 

L'orgasme fut tellement intense que Drago ne contrôla plus sa magie et qu'ils tombèrent par terre, le blond sur le brun. Ils restèrent un long moment ainsi, reprenant désespérement leur souffle, trop secoués par ce qui venait de passer. Drago aurait tout donner pour rester à cet endroit, en lui ; mais il se contenta de se retirer et s'allongea sur le dos à côté du Griffindor, épuisé.

 

Le silence les gagna tandis qu'ils regardaient les branches de l'arbre retomber sur eux comme un cocon protecteur. Drago remonta son pyjama le long de ses jambes et Harry chercha sa cape pour s'en recouvrir (du moins avec les lambeaux qu'il en restait).

 

Ils finirent par se regarder comme des chiens en faïence et Drago fit enfin la demande qui lui brûlait les lèvres depuis qu'ils avaient fait l'amour.

 

« Reste et épouse-moi », quémanda t-il, la gorge nouée.

 

Les yeux verts s'agrandirent de stupeur et Harry s'efforça à ne pas s'envoler à nouveau, à garder les pieds du terre. Où était le piège ?

 

« Je t'en prie... Ainsi nous aurons le trône tous les deux et nous pourrons régner, ensemble. Je te promets d'essayer de partager avec toi. On pourra être heureux... »

 

Et Drago s'approcha du brun avec un doux sourire sur les lèvres. Il tendit la main pour caresser sa joue mais Harry se recula lentement, l'air écoeuré.

 

« Le trône... Après ce qui vient de se passer, il n'y a toujours que ça qui t'interesse ! », s'ingurgea t-il. « Tu sais quoi ? Je me casse ! J'en ai marre de toi Drago ! De ton égoïsme et de ta soif de pouvoir ! Je t'ai demandé de me baiser ce soir parce que c'est ce que tu semblais vouloir plus que tout. Au lieu de ça, tu m'as fait l'amour ! Mais qu'est-ce que tu veux bon sang ? Je ne sais plus... », murmura t-il en se prenant la tête entre les mains, perdu et blessé. « Si un jour tu te décides à accepter autre chose de moi que ma haine, et que tu changes ; peut-être que quelque chose sera possible entre nous. En attendant, continue à fermer les yeux et à t'aveugler ; mais si tu restes ainsi, sache que la seule fois où tu me reverras, je tiendrai ma promesse et tu n'auras de moi que ma haine et ma vengeance. »

 

Harry se leva et tituba, la semence de Drago coulant encore le long de ses cuisses. Il la sentit sécher immédiatement et songea que la seule chose qu'était capable de penser le blond après sa tirade était qu'il fallait essuyer le sperme inesthétique entre ses jambes (puisqu'il venait d'utiliser sa magie pour nettoyer le Griffindor). Drago n'était vraiment qu'un connard.

 

Il partit sans un regard en arrière, ignorant les « Harry » désespérés que lui lançaient son frère. Parce que s'il se retournait, si Drago lui demandait de rester encore une fois (et même pour le trône), Harry allait craquer et il ne voulait pas. S'il devait revenir un jour, c'était par amour, et pas pour autre chose.

 

Un long moment plus tard, toujours effondré par terre, Drago n'appelait plus.

 

Il était parti...

 

Harry était parti et il venait de réaliser qu'il l'aimait.

 

A ce moment-là ; s'il avait été un loup comme ses semblables, il aurait hurler de chagrin dans la nuit noire.

 

A suivre...

 

Pour les envies de meurtre, c'est en haut à droite lol.

 

Soyez indulgents pour les critiques et désolée pour la longueur de ce chapitre ! Sauf si vous avez apprécié...

 

A bientôt!

 

 
 
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