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au 20 Nov 08 :
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pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
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L'Anneau du Dragon
Par FeeVerte
Harry Potter  -  Romance/Fantastique
13 chapitres - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 9     Les chapitres     26 Reviews    
Chapitre 8
 

 

+ Chapitre 8 +

 

Dans le désert d'Ariga qui s'étendait au Sud du royaume de Griffindor, et qui le séparait du royaume ennemi Slytherin, la chaleur atteignait son paroxysme et il était impossible pour un humain d'errer sans y perdre la vie.

 

Pas un seul point d'eau à des kilomètres, juste d'immenses dunes de sable à perte de vue. Harry songeait qu'il était décidémment plus que stupide pour avoir ne serait-ce qu'immaginer survivre dans ce désert maudit jusqu'au moment où il trouva un miniscule oasis et, après avoir bu goulumment, il plongea dans un profond sommeil au pied de l'unique palmier.

 

Lorsqu'il se réveilla, le soleil était bas dans le ciel et le jeune prince déshérité observa longuement le paysage qui l'entourait. La tête lui tournait.

 

« Mais où suis-je ? », murmura t-il pour lui-même.

 

« Tu t'es enfui du château et maintenant tu es seul au milieu du désert. »

 

Harry cligna des yeux et se gifla mentalement. Avait-il rêvé ou quelque chose venait de parler à l'intérieur de son sac ?

 

Il se pencha vers celui-ci dans l'intention de l'ouvrir tandis que les derniers évènements reprenaient lentement place dans son esprit. Et il se rappela son envie de partir, la conversation avec le corbeau, la sensation d'être trahi, puis Drago. Le saule-pleureur. Leur nuit ensemble et son départ précipité dans les bois. Et son coeur tourna aussi ; il avait l'étrange envie de vomir.

 

La fermeture du sac se défit cependant toute seule et Harry vit émerger la tête de son pantin qu'il serrait étroitement contre lui quand il était enfant.

 

« Bonjour Prince Harry. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus. Tu étais déjà mignon quand tu étais petit mais maintenant je dois dire que tu es vraiment un beau garçon, même si tes vêtements sont sales et laissent à désirer. »

 

« Dobby... », dit Harry en posant une main sur sa bouche, choqué. « Mais comment est-ce possible ? Tu peux... parler... et bouger ? »

 

« Eh bien, les poupées au château le faisaient bien, ces sales pestes. Pourquoi pas Dobby ? »

 

« Mais c'est différent », répondit le Griffindor en empoignant le pantin et en le regardant sous tous les angles. « Tu n'as jamais parlé toi. Et comment se fait-il que tu ne sois qu'en un seul morceau ? »

 

Harry ne comprenait plus rien. A l'âge de huit ans, il se souvenait très bien qu'il se sentait plus seul que jamais et que le soir, parfois, il parlait à sa pantin et lui confiait ses malheurs. Les humiliations de son petit frère. Les absences de son père. Les préférences de sa mère pour Drago.

 

Il se souvenait aussi des poupées dans son placard qui lui parlaient la nuit à l'abris des oreilles indiscrètes. Elles disaient toujours qu'il était un méchant garçon et que Drago était bien mieux que lui. Il ne les supportait plus et un soir il confia à Rusard que ces poupées parlaient et ce dernier s'était moqué de lui, bien sûr.

 

En punition, il les lui avait toutes retirées (pour son plus grand plaisir) mais il lui avait aussi arraché Dobby et comme Harry ne voulait pas s'en séparer ; ils avaient tiré si fort chacun de leur côté que le pantin s'était déchiré.

 

Le petit garçon avait pleuré longtemps et avait fini par faire le deuil de sa peluche.

 

« C'est Molly qui m'a recousu », sourit Dobby. « Et j'ai toujours eu des facultées motrices et linguistiques, seulement je ne voulais pas parler devant les poupées. J'avais peur qu'elles me dénonçent et qu'elles nous séparent. »

 

« Oh... », fut la seule chose qu'Harry put prononcer à cet instant-là.

 

Décidémment, la magie commençait à faire de plus en plus partie de sa vie et tous les jours il allait de surprise en surprise.

 

« Je me suis réveillé quand tu étais encore à Hogwarts. Mais lorsque j'ai sorti la tête du sac, j'ai entendu des sons... bizarres, et j'ai préféré retourner dormir. On aurait dit d'étranges bêtes en période de reproduction. »

 

Harry écarquilla les yeux et l'image de Drago s'enfonçant en lui et le culbutant contre le tronc d'un arbre lui revint en mémoire. Il rougit violemment et détourna le regard ; remerçiant tous les esprits et les saints le fait que Dobby n'ait rien vu, juste entendu.

 

« Hm et... », fit-il pour essayer de changer de sujet, mal à l'aise, « tu n'aurais pas par hasard une idée pour nous sortir de là ? Je dois aller à Slytherin. »

 

« Une idée ? Mais oui bien sûr ! Dobby a une idée Prince Harry ! Dobby peut réaliser trois souhaits », fit le pantin en bombant le torse, fier de lui.

 

Soudain, sept hommes vêtus de robes noires émergèrent du sable où ils s'étaient cachés et se jetèrent sur le jeune Griffindor, qui malgré toute sa force eut du mal à parer les attaques déchaînées de sept adversaires en même temps. Dobby avait été projeté à terre et Harry se jeta immédiatement sur lui pour le protéger.

 

Il enfonça bien sa capuche sur sa tête pour ne pas dévoiler son identité. C'étaient peut-être des Slytherin et si c'était le cas, il ne ferait pas long feu sans la protection de leur chef, Draco...

 

« Alors, jeune homme, tu t'es perdu ? », fit l'un d'eux avec un sourire vicieux. « On peut s'occuper de toi si tu veux. »

 

« Ouais on a faim », approuva un autre en se léchant les doigts. « On a plus eu d'hommes pour satisfaire nos envies depuis la nuit des temps. Peut-être voudrais-tu jouer avec nous ? Ou avec nos femmes, selon tes préférences ? »

 

Harry rampa en reculant en arrière, tétanisé. Comment allait-il se sortir de là ? Il n'allait pas gaspiller un voeu de Dobby aussi bêtement quand même !

 

« Qu'il le veuille ou non, il sera à nous... », murmura le premier avec un regard gourmand. Et il lui attrapa brusquemment le bras en riant comme un dingue et en cherchant à l'embrasser tandis qu'Harry se débattait entre ses bras.

 

« Laissez-le ! »

 

La voix de Draco Slytherin venait de s'élever dans les airs et les hommes aux robes noires jetèrent un regard effrayé au nouvel arrivant avant de détaler sans demander leur reste. Cela se passa si vite qu'Harry se demanda s'il n'avait pas rêvé.

 

« Vous allez bien ? », fit le prince rebelle en s'approchant sur son cheval. « Vous n'êtes pas blessé ? »

 

Harry regarda cette main tendue vers lui tandis que les battements de son coeur s'accélérèrent. C'était la première fois qu'il le revoyait et il le trouvait toujours aussi beau avec ses longs cheveux et ses yeux bleus. Ayant peur qu'il ne le reconnaisse, Harry cacha son visage dans ses mains et se recula.

 

« N'ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal », chuchota Draco qui se disait que ce garçon au visage barbouillé de boue avait les mêmes réflexes que celui qui l'avait sauvé au château. Peut-être était-ce lui...? « C'étaient des Ravenclaw, une secte du désert qui prône le savoir et les plaisirs de la chaire. Mieux vaut ne pas tomber dans leurs filets. Ces gens sont bizarres. »

 

Si seulement il pouvait voir ses yeux...

 

Mais Harry les baissa et détourna le regard.

 

« Viens », chuchota Draco la main toujours tendue. « N'aies pas peur. Je t'emmène à mon campement, tu y seras en sécurité. »

 

Le brun hésita puis accepta son offre et monta derrière lui sur le cheval. Il savait qu'en faisant cela ; il tournait définitivement le dos à son royaume. Il espérait de tout coeur qu'avec les Slytherin il serait aimé et surtout, aimé par Draco. Il devait oublier son frère... Tout était fini avec lui... Il n'y avait jamais eu d'espoir entre eux.

 

Il ne dit rien quand il sentit les mains du rebelle s'emparer des siennes et les placer autour de sa taille mais son coeur battait la chamade. Avait-il seulement une chance avec le rebelle ?

 

« Tu n'as pas peur de me toucher quand même ? », plaisanta t-il. « Je m'apelle Draco Slytherin. Et toi, quel est ton nom ? »

 

Harry ne répondit pas et Draco le taquina en disant qu'il avait sûrement affaire à un voyageur muet.

 

En vérité, le brun ne voulait pas révéler son identité, pas tout de suite. Il avait peur que Draco le rejette. Après tout, il était le fils du meurtrier de son père.

 

Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'au moment où il avait mis un pied sur le cheval, sa cape s'était légèrement relevée et Draco avait vu ses yeux verts. Verts. Et il sut que c'était lui. Son sauveur. Celui dont il était tombé amoureux.

 

O

 

O

 

Loin de là, dans une chambre de l'aile ouest de Hogwarts, Drago était en rage.

 

Il ne contrôlait plus sa magie et les meubles ainsi que les objets tournoyaient en l'air avec tant de force que si quelqu'un entrait il risquait sérieusement de se faire assomer.

 

Il tenait fébrilement entre ses mains un miroir qui lui montrait des images. Des images qu'il haïssait. Des images qu'il avait envie de lacérer avec ses ongles. Pourquoi ? Pourquoi n'avait-il pas réussi à le retenir ?

 

La veille, dans un état second, il avait fini par se lever et se diriger mollement dans sa chambre. Il ne se souvenait même plus comment il était arrivé à monter les escaliers de la tour, ni comment il s'était endormi, vidé. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il venait de se réveiller et qu'il avait demandé au miroir magique de lui montrer son frère.

 

Et il l'avait vu. Sur le cheval de Draco Slytherin. Et une colère sourde était montée en lui. Comment ce paria osait le toucher ?! Comment osait-il poser les mains sur ce corps qu'il avait dévoré de baisers et possédé le temps d'une nuit ? Un sentiment de jalousie était monté en lui et le consummait.

 

Sa magie réagissait avec la même violence et il envoyea le miroir contre un mur qui se brisa en mille morceaux. Les connards de son espèce ne finissaient pas avec les gentils. C'était ce qu'on disait dans les histoires pour enfants. Il n'avait jamais réalisé à quel point c'était vrai et à quel point ça faisait mal. Si mal.

 

Les objets reprirent peu à peu leur place alors que Drago se levait pour aller ouvrir la fenêtre et aceuillir le corbeau.

 

« Eh bien, une tornade est passée dans ta chambre ou est-ce de ton oeuvre ? » demanda ce dernier, un ton de reproche dans la voix. « Tu devrais être content pourtant. L'héritier de sang du Roi est parti. Tu as la garantie du trône et toutes les félicitations de ton père Asthar. »

 

Le blond lui lança un regard noir et s'assit sur son lit avant de se prendre le visage entre les mains. Inspiration. Expiration.

 

Comment le corbeau savait-il qu'Harry était parti ? Il les avait sûrement vu... C'était la seule explication. Et s'il avait tout rapporté à Asthar ; Drago était fichu.

 

« C'était une bonne idée, le baiser encore une fois pour le briser un peu plus et lui faire quitter le château. Je n'aurais pas trouvé mieux », railla le corbeau. « J'avoue avoir été surpris quand je volais non loin après ma visite et que j'ai surpris cette scène plus qu'étrange. Tu avais l'air de prendre ton pied Drago. Alors souris maintenant, parce qu'on dirait que le ciel vient de te tomber sur la tête. »

 

« Je... Tu n'as rien dit à Père, n'est-ce pas ? », fit la voix tremblante du blond, qui n'osa pas le regarder.

 

« Bien sûr que non », cracha l'animal. « Je t'avais pourtant dit de te méfier de l'amour Drago. Il est hors de question que je te laisse tout gâcher. N'oublies jamais ton but ! Je veux redevenir humain moi aussi. On compte tous sur toi. »

 

« Le trône, je sais... », soupira Drago. « Mais je... Harry me manque tellement... J'ai envie de le rejoindre... De lui dire que je l'ai... »

 

« Jamais !! Tu entends Drago ?! Ne dis jamais ça ! Aimer n'est pas un sentiment pour notre peuple. Les loups ne t'ont pas élevé ainsi. Seul le mal est notre leitmotiv. L'amour et le bien... »

 

« N'engendrent que la souffrance », coupa le Slytherin, comme un refrain qu'il connaissait par coeur. « Je sais, mais ce n'est pas parce que Père a été trahi par celle qu'il aimait qu'il doit m'imposer ses valeurs. »

 

« Je t'interdis de penser ainsi », s'ingurgea l'animal. « Ces valeurs régissent notre meute depuis longtemps et tu es notre héritier, tu dois les respecter. Et je ferai en sorte que cela arrive. »

 

Héritier...

 

Ce mot sonnait de plus en plus faux dans les oreilles du blond. Il s'était toujours considéré comme le fils d'Asthar ; parce que les choses avaient toujours été ainsi depuis ses plus lointains souvenirs.

 

Il était né dans la forêt et il avait été le seul de son peuple à échapper à la malédiction des loups. C'était ce que lui avait raconté son père. Mais pourquoi, lui, était-il différent ? Pourquoi n'était-il pas un animagi maudit ?

 

Parfois, il se posait des questions sur ses origines... et l'arrivée de cet étrange rebelle qui lui ressemblait tellement n'avait pas arrangé les choses.

 

Soudain, la dernière phrase du corbeau résonna dans sa tête et avant que celui-ci ne s'envole, Drago l'attrapa par les ailes pour le retenir.

 

« Qu'est-ce que tu veux dire par 'je ferai en sorte que cela arrive' ? »

 

« Que si tu t'avises ne serait-ce que reparler à ce Griffindor, ou si tu lui montres la moindre trace de tendresse, je t'assure que j'irai tout rapporter à Asthar. Tu ne veux pas le déçevoir, n'est-ce pas ? »

 

Interdit, Drago secoua lentement la tête. Son coeur allait exploser dans sa cage thoracique parce que la seule chose qui tournait dans sa tête était : C'est fini. C'est fini. C'est fini.

 

Mais est-ce que quelque chose avait réellement commencé ? Drago eut envie de pleurer et ne remarqua même pas l'oiseau prendre son envol. Il se retint toutefois et ravala ses larmes.

 

Les loups ne pleuraient pas. Les loups n'avaient pas mal, ils étaient le mal.

 

Les loups n'étaient pas amoureux.

 

C'est en se répétant ces paroles que Drago descendit dans le hall ce jour-là ; la tête haute et le visage impassible. Les servantes eurent beaucoup de travail lorsque la nouvelle de la disparition d'Harry se répandit dans le château. On ne vit jamais le Roi James plus en colère ni la Reine Lily au tempérament de feu pleurer autant que ce jour-là.

 

O

 

O

 

Un long mois s'était écoulé depuis la fuite de l'héritier du royaume.

 

Cette fugue avait fait parler d'elle à travers tout le pays. Mais les rumeurs n'étaient devenues plus que murmures et bientôt on oublia assez rapidement ce traître à leur sang.

 

Hogwarts ne s'était jamais mieux porté qu'à cet instant-là. Le château était animé par les préparations du Tournoi et le Roi James convoquait son fils restant, Drago, tous les soirs dans sa chambre.

 

Le Roi semblait avoir décuplé d'admiration devant le blond depuis que son propre fils l'avait profondémment déçu en fuyant comme un lâche. Cela faisait un mois désormais qu'il ne considérait plus le brun comme son fils.

 

Il s'était beaucoup disputé à ce sujet avec sa femme qui lui tournait souvent le dos dans leur couche. Il était difficile d'immaginer qu'autrefois ce couple s'aimait avec passion.

 

Lily semblait lui reprocher le départ d'Harry et, visiblement, elle était la seule à ne pas se remettre de la perte de son fils. Elle était aussi devenue dédaigneuse à l'égard de Drago qui n'y comprenait vraiment rien.

 

Sa mère adoptive l'avait pourtant tellement adoré, comme tous les gens du château... Maintenant elle disait qu'il était un imposteur et qu'il les ensorçelait tous avec son aura magique.

 

Harry pour sa part s'était rapidement habitué à sa vie de rebelle. Il se sentait un guerrier neuf aux côtés des Slytherin qui l'avaient accepté dans leur groupe.

 

Ils n'étaient qu'une petite poignée de rebelles vivant dans un campement aux abords du désert et de la forêt. Cela avait au début choqué Harry mais Draco lui avait expliqué que depuis la chute de leur royaume aux mains des Griffindor ; le royaume de Slytherin était devenu inhabitable pour les rebelles, pour ceux qui cherchaient la paix.

 

C'est pourquoi ils se cachaient.

 

Tous les jours Harry et Draco s'entraînaient ensemble à l'épée et les combats étaient d'un niveau assez élevé, mais ils avaient des manières différentes de se battre et le lendemain était toujours un jour nouveau où ils apprenaient davantage de l'autre.

 

Il y avait souvent du corps à corps. Des fois Harry se disait qu'il rêvait ; que le rebelle blond ne faisait pas exprès de le toucher, de le frôler, ou que quand ils mangeaient le soir autour d'un feu, les prunelles bleus ne s'animaient pas de désir en le regardant. Oui, c'était sûrement la lueur des flammes et Harry rêvait.

 

Draco Slytherin était pour sa part complètement tombé amoureux de celui qui aurait dû être son ennemi. Dès le lendemain, il avait révélé au Griffindor qu'il connaissait sa véritable identité et qu'il avait fait le lien avec sa fugue. Harry était devenu rouge de gêne mais tous les Slytherin lui avaient tappé dans le dos et lui avaient souhaité bienvenue parmi eux.

 

A ce moment-là, le brun en avait eu les larmes aux yeux. Il s'était senti aimé. Il avait l'impression d'avoir trouver une famille. Une famille qui l'acceptait malgré qu'il soit (ou plutôt qu'il était) l'héritier des Griffindor.

 

Chaque jour, Harry et Draco échaffaudaient un plan pour prendre le trône des Griffindor et renverser la supprématie de ce peuple. Un soir, le blond lui avait soufflé à l'oreille que si Harry reprenait le trône qui lui était dû ; alors Draco aurait toute confiance en lui et cesserait de faire la guerre aux Griffindor.

 

Le brun s'était mit à rougir, profondémment gêné mais aussi profondémment touché.

 

Bien sûr il se sentait attiré par le rebelle et à cette seconde précisémment il eut envie de lui sauter dessus.

 

Toutefois il y avait ce « mais »...

 

Parce qu'en présence de Draco Slytherin, Harry n'était jamais lui-même. Pas comme avec son frère. Il était toujours gêné, il n'arrivait pas à être naturel. Au fond ; avec Draco, il avait la sensation de pouvoir enfin être aimé et pour recevoir cet amour, il ne devait pas le déçevoir.

 

Il pensait souvent à Drago aussi. Mais ça lui faisait mal alors il s'efforçait d'oublier et de se dire qu'il allait enfin être heureux. Harry savait aussi qu'il allait le revoir lors du Tournoi (c'était là que les Slytherin avaient prévu d'attaquer) et il n'avait pas oublier sa promesse.

 

Un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres en songeant qu'il allait avoir sa vengeance. Qu'il le prendrait et qu'il le briserait comme Drago l'avait fait avec lui. C'était juste une vengeance... Une simple vengeance.

 

Ce n'était pas comme s'il allait trahir Draco à ses yeux. Et Harry se força à penser que c'était justement parce qu'il s'agissait de vengeance et de haine que ses mains tremblaient et que son coeur s'affolait rien qu'à l'idée de s'enfoncer dans le corps de son frère.

 

O

 

O

 

Et ce qui devait arriver arriva.

 

Lors d'un entraînement, Draco Slytherin emprisonna les poignets de son sauveur et les remonta au dessus de sa tête avant de s'emparer de ses lèvres dans un baiser passioné.

 

« Je t'aime... », murmura t-il.

 

Il ne savait pas que cette déclaration était observée.

 

A Hogwarts, son frère jumeau les observait dans sa chambre à travers le miroir réparé. Il vit Harry répondre au baiser.

 

Alors, lentement, la larme qu'il s'était promis de ne jamais faire couler, glissa sur sa peau pâle.

 

A suivre...

 

D'accord, je martirise Drago lol. Le pauvre... Mais avec qui Harry va finir ? On me pose souvent cette question et la seule chose que je peux vous dire c'est que la suite va réserver bien des surprises alors vous verrez bien.

Bisous à tous.

 
 
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