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Salut à tous ! Voici une nouvelle fic Il s’agit d’un UA m’ayant été inspiré par la lecture de « Teleny », roman attribué à Oscar Wilde (pour le trouver, il m’a fallu la patience d’un chasseur). En espérant que vous apprécierez. Bonne lecture ! Note : Pour ceux qui suivent « Diplomatie et Décadences », ne vous en faites pas, je n’oublie pas de bosser dessus. En gros je voudrais tellement travailler sur tout à la fois que j’écris pas du tout (étrange) XD et il faudrait que je me mette aussi sérieusement à la réécriture de « Malfoy M.D. ». Pff… Tant de choses à faire :p Harmony of Art Rencontre « Nocturne » Severus Snape avait finalement cédé à la proposition incessante de Lady Lestrange et avait quitté son atelier pour venir écouter les derniers musiciens en vogue. En somme, une parfaite réunion mondaine dont il se serait bien passé. Il était grand et mince aux yeux d’un noir aussi intense que ses cheveux mi-longs qui encadrait son visage, certes rendu un peu disgracieux par un nez plus long que la moyenne. Pourtant il dégageait une certaine noblesse et son aura mystérieuse était souvent source de curiosité. Peintre de talent, les plus grandes familles londoniennes faisaient appel à lui pour les immortaliser dans leur galerie des ancêtres, lorsqu’il ne travaillait pas à l’une de ses nombreuses commandes, dont les sujets pouvaient varier du tout au tout. Comme tout génie, il a ses caprices : le mot d’or de sa maison est le silence et préférait lire plutôt que fréquenter le monde, trop bruyant à son goût. On croirait un véritable reclus. Bien que ce soir, il fit une exception, afin de cesser d’entendre les reproches de Lady Bellatrix. L’époux de cette dernière, le baron Rodolphus Lestrange, était son mécène depuis quelques années, et donc il accompagnait sa « charmante » femme à ce concert auquel, lui avait-t-elle dit, son beau-frère devait participer. Les musiciens se succédaient et jouaient les derniers morceaux de musique de chambre à la mode, de Paris essentiellement. Severus s’ennuyait ferme, les mélodies bien qu’agréables à son oreille pour la plupart, ne le distrayait pas beaucoup. Jusqu’à ce qu’une en particulier, le réveille brusquement, le faisant consulter le programme. Une Nocturne de Chopin. Et, si la musique était enchanteresse, son exécutant l’était encore plus. Même assis, on pouvait lui deviner une grande taille. Un visage noble et pointu, les cheveux si blonds qu’ils en paraissaient blancs, cascadant dans son dos d’un mouvement qui aurait semblé finement étudié. Sa silhouette, bien qu’élancée, était beaucoup plus musclée et menue que celle de Severus et quoique que son teint fut pâle, il ne lui donnait point l’air maladif. Le morceau fini, le peintre retomba dans sa torpeur mais ses yeux brûlaient d’un feu passionnel, allumé par cet ange blond. La mélodie, si triste, de la nocturne, lui avait montré Didon sombrer dans la folie suite au départ d’Enée, Hadrien pleurant son Antinoüs, Orphée et son Eurydice. Finalement le concert pris fin. Le peintre allait pouvoir retrouver le calme et la sérénité de son atelier afin d’immortaliser à l’aide de papier et de fusain, toutes les visons que ce pianiste avait fait naître en lui. Il devait dessiner ces esquisses et ensuite peindre, cela en devenait presque vital. Grand Dieu, jamais il ne fut aussi inspiré dans sa carrière artistique, pas même lorsqu’il était encore un enfant. Snape, oubliant la bienséance de rigueur lorsqu’on accompagnait une dame (ce qui, de sa part, n’était pas étonnant), commença à se diriger vers le grand corridor afin de rejoindre la sortie et héler un cab pour rentrer à son domicile. Du moins c’est ce qui se serait passé si Lady Lestrange ne l’avait retenu par le bras, lui rappelant ainsi sa présence. -Mon cher, où allez-vous donc ? demanda-t-elle. -Veuillez me pardonner, tenta Severus pour racheter sa conduite. J’ai tendance à oublier tout ce qui m’entoure. -Ce n’est pas grave. La musique était-elle à votre goût ? -Oui beaucoup, répondit-il, un peu troublé. En particulier Chopin. -Ah, il est vrai que ce jeune compositeur ira loin, dit Lestrange toute philosophe. De même que l’exécutant de son morceau. Ah ! D’ailleurs, j’oubliais. Je tiens à vous présenter mon beau-frère. Bellatrix entraîna Severus dans son sillage avec autorité. L’artiste en était désespéré. Se préparant à dire adieu à son inspiration intense, qui aurait pu être à l’origine de grandes peintures à son sens, il vit soudain apparaître le pianiste à la nocturne dans son champ de vision. Se pourrait-il que… ? -Ah Lucius, vous voilà !, s’exclama Lestrange. Le brun n’en revenait pas d’une telle coïncidence. Celui qui l’avait tant impressionné et inspiré se trouvait être le beau-frère de Lady Lestrange. Mais Severus voulu se persuader qu’il ne s’agissait pas d’une coïncidence mais bien d’une rencontre voulue par le Destin. -Lucius, reprit la baronne. Laissez-moi vous présenter Severus Snape, le peintre le plus célèbre à Londres. Severus, je vous présente le mari de ma sœur : Lucius Malfoy. -Enchanté, répondirent les deux hommes d’une même voix. Que lui-même soit troublé, le peintre n’en doutait pas un seul instant (mais il était champion du monde pour le cacher), cela dit, il s’étonnait de percevoir du trouble dans la voix de don interlocuteur (un léger chevrotement difficile à déceler tant le blond avait un air suffisant), car, après tout, ils ne se connaissaient pas. -Votre interprétation de Chopin était excellente, dit Snape, s’étant décidé à parler en premier pour ainsi affirmer une certaine assurance. -Merci pour votre compliment, rétorqua Malfoy un sourire étudié et très charmeur aux lèvres. Mais l’interprétation n’est pas mon activité habituelle. -Comment cela ? -En tant normal je suis compositeur, expliqua le blond, mais pour ce concert de charité il fut un autre arrangement que de jouer l’une de mes variations. -Je comprends, circonstances exceptionnelles, dit Severus en riant doucement et faisant sourire Lucius. Pourquoi avoir choisi Chopin en particulier ? Il n’est pourtant pas encore fortement connu. -Justement je voyais là une occasion de le faire connaître à Londres. Ses Nocturnes en particulier sont vraiment magnifiques : belles et mélancoliques à la fois. -En effet, celle que vous jouiez aurait parfaitement pu coller avec une scène de l’Enéide… -Didon et Enée, n’est-ce pas ?, coupa le pianiste, assez surpris qu’une autre personne ait eu la même vision que lui. -Exactement !, s’exclama Snape avec étonnement. Tout comme d’autres passages d’histoires mythologiques, tels Orphée et Eurydice. Vous lisez dans mes pensées Monsieur. -Je crois plutôt qu’on devrait dire l’inverse, dit Lucius en rougissant un peu. Mais cela n’a pas d’importance. Alors vous êtes peintre ?, relança-t-il pour pouvoir à son tour sonder le beau brun en face de lui. -En effet, malgré des débuts bien difficiles, j’ai réussi à grimper les échelons dans les références de la haute société. -Aurais-je déjà eu l’honneur de voir l’une de vos œuvres ? -Et moi, aurais-je eu l’occasion d’entendre l’une des vôtres ?, rétorqua Snape pour taquiner son interlocuteur. -Je vous vois venir, mais il me semble avoir posé la question en premier, dit Malfoy avec un sourire de gosse malicieux. -Et bien j’exécute bons nombres de portraits de nobles, à commencer par celui de mon mécène : le baron Rodolphus Lestrange, expliqua Severus. Sinon à mes débuts j’ai participé à une exposition amateur, qui m’a fait connaître et me fait ainsi bénéficier de nombreuses commandes. -Il est vrai que vous aillez donc autant de talent que les rumeurs laissent à supposer, car j’ai vu le nouveau portrait de mon beau-frère alors que j’accompagnais ma femme rendant visite à Lady Bellatrix. Mais je ne m’y suis pas intéressé outre mesure, veuillez m’en excuser. Il ne savait pas pourquoi, mais Severus senti son estomac se contracter à l’énonciation de la femme du blond. Serait-il jaloux ? -Vraiment ridicule, pensa le peintre. Ne vous excusez pas, reprit-il tout haut. Après tout, je ne me souviens pas d’avoir un jour entendu un jour, une pièce musicale au nom de Malfoy. -Nous sommes donc quitte, rit Lucius. Mais c’est tout à fait normal. Je suis trop « moderne » au goût des critiques et du public. Il ne s’intéresse guère à mes productions. -Et cela ne rend pas votre condition difficile, demanda prudemment Snape. Enfin si ce n’est pas trop indiscret. -Du tout, je vous rassure, répondit Lucius, pas vexé pour un sou. J’ai l’avantage d’être né dans une famille à la fois noble et aisée, ainsi, même si je n’ai pas de succès dans le monde de la composition, je peux me permettre de vivre ma passion sans inquiétude. -Vous avez de la chance. Bon nombre d’artistes se voient dans l’obligation d’arrêter, si ça ne leur rapporte rien. -Oui, je fais partie des privilégiés. Et puis qu’importe les critiques, ils sont seulement jaloux de ne pas avoir réussi à percer dans ce milieu qui leur fait envie ! -Néanmoins, j’aimerais entendre l’une de vos études à l’occasion, si cela ne vous dérange pas. -Au contraire, ça me ferait vraiment plaisir, sourit sincèrement le pianiste, du fait que l’on s’intéresse à son travail. De même que je voudrais voir vos toiles. -J’en serai ravi, dit Severus. -Passez donc chez moi lorsque l’envie vous en prendra. Vous connaissez Bellatrix et elle se fera une joie de vous dire quand elle viendra, n’est-ce pas Bella… Lucius voulu l’approbation de sa belle sœur mais celle-ci ne faisait plus partie de la conversation depuis un certain temps, déjà. Mrs Lestrange conversait passionnément avec l’une de ses amies, Lady Parkinson, dont le mari tenait la plus grande entreprise de filature de Grande-Bretagne. Ils continuèrent de converser de tout et de rien, bien que principalement d’art et rien sur leur vie en tant qu’individu, terrain trop glissant pour une première rencontre. Le temps passait et Lady Bellatrix se senti fatiguée de toute cette agitation. -Severus, héla-t-elle ce dernier. Il se fait tard, je pense qu’il vaudrait mieux rentrer. -Oui, Mrs Lestrange, je vous raccompagne. Lucius, dit-t-il en se tournant vers le blond, ce fut encore une joie de faire votre connaissance. -Moi de même, répondit Malfoy en serrant fermement la main du peintre. J’espère que nous nous reverrons bientôt. -Bonsoir. -Ne rentrez pas trop tard Lucius, intervint Bellatrix. Narcissa n’aime pas rester seule trop longtemps. -Je vais suivre votre conseil Lady Bella, dit Lucius en lui faisant un clin d’œil. Bonne nuit. Severus, comme il le lui avait promis, raccompagna Lady Lestrange à son domicile et, après l’avoir saluée une dernière fois, héla un cab pour enfin rentrer chez lui. Il n’était pas vraiment sûr de l’heure et c’était loin d’être sa plus grande préoccupation. Sa maison ne comptait que peu de domestiques. Une gouvernante, une femme de chambre, un major d’homme et une cuisinière. Le service minimum pour tenir une maison dont il ne s’occupait guère. Normalement, seul le major d’homme était encore réveillé, attendant le retour du maître de maison, mais Snape lui avait certifié pouvoir se débrouiller seul lorsqu’il rentrerait, et pouvait aller dormir sur ses deux oreilles, ce à quoi le domestique obéi avec ferveur. A peine eut-il mis le pied dans sa demeure, qu’il se débarrassa de son manteau, son chapeau, ses gants et son gilet, pour enfiler une légère robe de chambre par-dessus sa chemise, troqua ses chaussures de soirée contre une paire de pantoufle, certes usées mais confortable, et puis alla s’enfermer dans son atelier. Jusqu’au petit matin, le peintre s’était laissé à simplement noircir des feuilles de croquis au fusain. Ses visions s’étendaient sur des dizaines de pages et tous les visages des héros ressemblaient étrangement à celui d’un pianiste blond. *fin du chapitre*
Vala premier chapitre fini !!!! Merci beaucoup d’avoir lu !! Une petite review pour avoir votre impression est plus que bienvenue !! A bientôt pour la suite et d’autres fics ! See you ! |