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Défi donné pas ma n'Auréole, une phrase, quatre mots: "Il en faut pour tout les goûts", -église -arbre -Circus Maximus (J'te retiens pour celui la XD) -poubelle
Pairing: Letocest. Rating: NC-17 Disclaimer: Je ne connais aucun des Marsmen, je ne sais rien de la relation qui unit les frangins et je ne fais pas d'argent avec tout ça. Dedicace: Pour Narcheska, bien évidemment. Parce que c'est ton défi, parce que tu m'as permis d'écrire une fic dont je suis véritablement fière (chose rare!) et... Parce que c'est toi *calin* Note: Je tiens seulement à dire que j'ai rarement été aussi contente de moi. Que ce soit pour une fic' ou n'importe quoi d'autre. Alors j'espère qu'elle vous plaira autant qu'à moi !
ATTENTION, lemon, inceste et gros délire... Maintenant jme tais __________________________________________________________________________________ Il en faut pour tout les goûts.
POV Shannon (NdL: Gnia gnia gnia...oui encore lui !)
Je glisse ma clé dans la serrure et déverrouille rapidement la porte. J’ai fait des photos toute la journée, et même si cela est loin d’être horrible, le simple fait d’entendre le verrou tourner efface le moindre de mes problèmes. J’entre dans notre appartement, jette mon trousseau dans le vide-poche et me dépêche de fermer le battant avant de crier :
« Mon amour ! Je suis rentré ! »
Je sais… Cela fait très « Petit couple tranquille, l’homme qui part travailler, la femme qui reste à la maison pour élever les enfants. » mais cette simple phrase m’apporte une étonnante sensation de sécurité. Alors, dès que je passe cette porte, je répète les même mots, pour montrer à l’homme qui partage ma vie qu’il n’y a qu’ici que je me sens vraiment bien.
En parlant d’homme de ma vie, le voilà qui apparaît au bout du couloir, alors que je mets un genou à terre pour retirer mes chaussures. Je ne le quitte pas des yeux, tandis que je défais rapidement mes lacets. Je le détaille avec délice : Ses longues et fines jambes moulées dans un jean noir ; la finesse de sa taille, que je devine en contre jour, cachée sous sa chemise blanche ; son torse finement musclé, doux et tellement viril à la fois ; ses bras croisés, si maigres et pourtant tellement protecteurs lorsque je me glisse entre eux ; l’une de ses mains, qui passe lentement dans ses cheveux et m’a tant de fois fait entrevoir les étoiles et enfin, son visage, que j’ai vu évoluer, mûrir, changer aux fils des années mais qui a toujours gardé cette beauté qui me coupe le souffle. Cette merveille de la nature, je l’ai tant de fois regardé, dévoré du regard, touché en trente sept ans, qu’il me suffit de fermer les yeux pour la reproduire dans mon esprit.
Oui, trente sept ans… Car ce corps qui n’appartient qu’à moi, cet homme exceptionnel… C’est mon frère. Jared, mon amour, mon ange, ma vie, mon plus grand mensonge… mon plus beau secret.
Enfin déchaussé, je m’approche lentement de lui. Il colle son dos au mur et vient effleurer mes fesses, avant de glisser ses mains dans les poches arrières de mon pantalon. Je suis déjà parcouru de frissons, alors qu’il n’a même pas ouvert la bouche et qu’il me touche à peine. Mes gestes sont tout aussi lents que les siens, un silence d’église règne autour de nous et le moindre de mes mouvements semblent fonctionner en mode ralenti… Et même arrêt sur image. Mes doigts parcourent ses flancs pour aller s’ancrer dans le bas de son dos puis je m’immobilise, plongeant avec amour dans la profondeur de ses yeux et m’y noyant sans aucun regret.
Etant son grand frère, je connais Jared depuis sa naissance mais, parfois je me dis que s’il avait été un parfait inconnu, c’est de ses yeux que je serais d’abord tombé amoureux. J’ai tant de fois essayé de mettre des mots sur ce regard, sur les couleurs qui s’y mélangent, sur leur beauté indéniable, mais j’ai fini par abandonner. Ils sont comme Jared : indéfinissable.
Perdu dans ma contemplation, je me rends compte que ses magnifiques prunelles sont fixées sur ma bouche, n’attendant qu’une chose.
« Bonsoir toi… »
Mon murmure ressemble plus à un souffle et il porte le coup de grâce aux dernières résistances de mon frère. Pour toute réponse, il libère une de ses mains, agrippe ma nuque et force mes lèvres à entrer en contact avec les siennes. Notre baiser est passionné, grisant… mais bien trop rapide à mon goût !
« Tu es pressé ? Je lui demande alors qu’il s’éloigne déjà de moi. - Pas du tout. C’est juste que… J’ai une surprise et j’ai vraiment trop hâte de te la montrer… »
Ah bon ? Vu le niveau de son hystérie (qui monte dangereusement) et la lueur Made in « Gamin de 5 ans » qu’il a dans les yeux, je n’aurais jamais deviné…
Avec un soupir, je me détache de son corps pour lui permettre de m’entraîner brusquement vers notre salon. Nous avons à peine parcouru quelques mètres qu’il s’arrête et m’ordonne de fermer les yeux. Je pose une dernière fois mon regard mi-agacé, mi-amusé sur mon frère qui sautille et obéit sagement. Il m’aide à avancer, pendant une ou deux secondes, puis m’immobilise, s’éloigne de moi et m’autorise à rouvrir les paupières. Mes yeux ont à peine le temps de s’habituer à la lumière que son cri emplit la pièce :
« Tadam ! »
Devant moi, hormis mon frère heureux comme un gosse en période de Noël, se trouve… la commode la plus immonde que j’ai jamais vu de ma vie… La taille ne compte pas mais le reste est insoutenable. Passons sur la forme qui n’a rien de descriptible et attardons nous sur la couleur : Vert, kaki, marron, bref… treillis. Mes yeux se détachent de cette infamie pour vérifier que les teintes de notre salon sont toujours les mêmes, en l’occurrence noir et rouge. C’est à ce moment là que mon cerveau se remet en marche. Ce meuble fait décidément trop tâche avec le reste, il ne peut y avoir qu’une seule autre explication :
« On sert de garde meuble à Mister Farrell maintenant ? » (NdL : Je sais ! Incruster Colin dans une fic-cadeau pour toi c’est méchant ! Mais tu remarqueras qu’il est accusé de mauvais goût ici ! *grand sourire*)
L’intonation de ma voix, on ne peut plus sérieuse, file un sacré coup à l’enthousiasme de Jared. Il baisse subitement les bras et son grand sourire niais fond comme un sorbet citron sur le tournage d’Alexandre. Son regard déçu fait pourtant revenir mes doutes. Il n’a quand même pas…
« Pitié Jared… Tu as vraiment acheté… cette… chose?! »
Les mains toujours levées au niveau des épaules, mon cadet me fixe d’un air de dire « Tu es trop débile mon pauvre Shannon » et secoue plusieurs fois énergiquement la tête de bas en haut. Je pousse un énorme soupir, agrippe mes cheveux et lève les yeux au ciel.
« Je peux au moins savoir où tu as trouvé cette mer… - C’est une commode Shann’ ! - Appelle ça comme tu veux… - Au Circus Maximus… En solde ! - Ah oui ?! Oh génial ! Donc tu t’es dis : Tiens ! La déchèterie baisse les prix ! Profitons-en pour enlaidir notre salon ! - C’est un modèle unique ! - Encore heureux !!! - Allé mon cœur ! Je suis sur que tu vas l’aimer à force… - Parce que tu comptes la laisser ici ?! - Evidemment ! Où diable voudrais-tu que je la mette ?! - Mais… A la poubelle ! »
A l’expression outrée de mon frère qui se retourne pour me tourner le dos, je comprends que je suis allé trop loin. Je relâche ma tête, fais claquer mes mains sur le côté de mes cuisses dans un grand geste théâtrale et tente une autre technique.
« Mon ange… » Je commence, de ma voix la plus tendre en me collant doucement à son dos. « Je vois bien que tu l’aimes ce… cette…. commode mais… On ne peut pas la garder… - Mais pourquoi ?! - Déjà, tu vois bien qu’elle jure totalement avec le reste de notre déco’… - C’est pas un problème ça ! On peut… - Non Jared…On ne repeindra pas les murs pour la troisième fois en 1 mois… Et puis, tu imagines tout les arbres innocents qu’il a fallu TUER pour la construire ! - C’est du bois recyclé… »
Mon front s’écrase sur l’épaule de mon amant. Je viens de griller mon dernier argument et j’ai du mal à retenir mes larmes de désespoir. Jared fixe toujours sa… dernière acquisition, tout en effleurant mes glyphes, preuve qu’il est en pleine réflexion. Allez… Un dernier essai et je vais chercher le chalumeau, accord de Jay’ ou pas. Je prends une voix attristée pour essayer de l’avoir par les sentiments :
« Sweety… - Non Shannon! A moi d’essayer de te convaincre ! Je ne l’ai pas choisit totalement au hasard ! Tu vas voir… »
D’un geste un peu brusque, mon petit frère se détache de moi et se met à courir vers notre canapé. Il attrape les quatre coussins qui s’y trouvent, les pose côte à côte sur la commode et se retourne vers moi, en pointant son œuvre, un grand sourire plaqué sur son visage d’ange.
« Euh… C’est censé m’aider à voir l’intérêt de cette atrocité ? »
Nouveau soupir de sa part. En trois pas, il est de nouveau en face de moi et, sans que j’ai eu le temps de critiquer à nouveau son meuble, il glisse une main dans mon cou, écrase ses lèvre sur les miennes et, de sa main libre commence à… masser mon entrejambe ! Instinctivement je me cambre mais il me tient fermement contre lui tout en me dirigeant vers l’objet de notre altercation. Je sens le bois à hauteur de mes fesses lorsqu’il arrache totalement son corps du mien.
« Assieds toi dessus. » M’ordonne-t-il d’une voix délicieusement rauque.
Comment résister quand il me fait ces yeux là ? Promesse d’une extase sans fin… Je m’exécute sans réfléchir et ce n’est que lorsqu’il me force à m’allonger sur les coussins que je comprends enfin. Et, la seule chose que je trouve à faire… C’est exploser de rire.
« Petit dévergondé… » Je souffle entre deux éclats. « J’y crois pas… - Je t’ai autorisé à parler ? »
Penché au dessus de moi, une main de chaque côté de ma tête et le visage aussi froid qu’un sorbet citron (NdL : Oui ! J’aime le citron… Et alooors ?), mon cadet semble sur le point de me dévorer sur place. Je déglutis et cela semble lui convenir puisqu’il affiche un sourire de prédateur juste avant de fondre sur mes lèvres et de me les mordre jusqu’à ce que gémissements s’en suivent. Il se redresse légèrement, juste assez pour avoir accès à ma taille sans s’écraser sur moi. Ma ceinture est la première victime de la folie sexuelle qui l’anime. A peine enlevée qu’il relève mes mains au dessus de ma tête et lie mes poignets avec la bande de cuir. J’ai besoin de ses lèvres sur les miennes… J’en crève d’envie mais il serait capable de me laisser en plan si je désobéissais à son ordre de silence. Alors j’attends… Plus ou moins patiemment, qu’il ai finis de m’enlever mon jean. Je suis maintenant à moitié nu, alors que les boutons de sa chemise n’ont même pas bougé, lorsque sa langue revient passionnément faire l’amour à la mienne. Puis, son visage à quelques millimètres du mien, un sourire carnassier en guise d’expression et ses yeux plantés dans les miens, il suce lentement trois de ses doigts, avec la même application qu’il aurait pour une certaine partie de mon corps. Toujours sans me quitter des yeux, il les dirige rapidement entre mes jambes et me prépare avec une rapidité bestiale que je lui ai rarement connue… Comme si j’allais m’en plaindre. Je l’entends, plus que je ne le vois, libérer rapidement son érection et, alors que ses mains se posent sur mes hanches, je me décide à briser le silence.
« Jay… - Je t’avais interdit de parler… - Je sais mais, juste… - Dépêche-toi… - Baise-moi… »
Il retient un gémissement de justesse mais lorsqu’il me pénètre la seconde d’après, ce sont nos râles communs qui emplissent le salon. Il reste immobile, le souffle court, mais je croise mes jambes dans son dos pour le rapprocher encore plus de moi et bien lui faire comprendre que je ne tiens pas à ce qu’il garde cette inertie trop longtemps. Le message passe parfaitement puisqu’il se redresse, repose ses paumes sur mes hanches et entame une série de vas et viens, vide de douceur mais certainement pas de sensations. Le meuble bouge de plus en plus mais ce détail, bien loin de m’inquiéter, semble exciter Jared au plus au point. Mon dos ne touche même plus les coussins, mes yeux sont fermés à m’en faire mal et mes cris dépassent ceux de mon frère, qui est le plus productif dans ce domaine en temps normal. Il sort complètement de mon corps, pour y revenir avec puissance, rapportant avec lui les premières vagues d’un orgasme que je sais déjà colossal. Je voudrais le ralentir, prolonger ce corps à corps animal, mais je nous sais incapable de tenir plus longtemps. De plus, l’une des mains de mon amour est déjà sur moi. Il referme ses doigts sur mon érection et il n’en faut pas plus pour que je me retrouve sur Mars. Une fois encore, nous explosons avec une synchronisation telle qu’elle me met les larmes aux yeux.
Jared tient encore quelques secondes sur ses jambes, juste le temps de se retirer et de détacher mes liens, puis s’écroule sur le sol. Je m’apprête à me redresser, pour vérifier qu’il va bien, mais le « Oh putain ! » qu’il pousse me rassure vite… De toute manière je suis incapable du moindre mouvement. Je rouvre les yeux, essuie la sueur qui a coulé sur mon visage et attends un peu que le rythme de ma respiration me permette de parler.
« Les gens vont… trouver ça bizarre… - De… quoi ? Articule difficilement Jared. - Les… coussins… Sur… la commode. - Ah ! …De toute manière… quoi que je fasse, tout… le monde me prend… pour un malade… Alors une lubie de plus… ou de moins… - Pas faux… P’is bon… Il en faut pour tous les goûts… »
Fin. ______________________________ Alors ? |