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rating: j'ai mis 16+ parce que je ne pense pas qu'il y aura réellement des scènes dépassant des baisers très sensuels. Je ne veux pas écrire du Arlequin, cette fois xD voilà la première fanfiction que je poste sur ce site, après l'avoir déjà mise sur ffnet. J'ai longuement hésité à la publier ici mais je crois que l'on ne perd rien à demander l'avis de plus de personnes :-) Dois-je préciser que les personnages ne m'appartiennent pas? Chapitre 1 : immoral
Tout était calme à cette heure, dans les couloirs de Poudlard, mais trois élèves essoufflés venaient quelque peu gâcher ce tableau de tranquillité sereine qui envahissait les couloirs entre les cours. Celui qui était en tête du trio, courant comme un dératé, était plutôt grand, roux, le visage parsemé de taches de son et soufflait actuellement comme une forge. Il portait des vêtements assez classiques quoique démodés et peut-être un peu trop petits pour lui. Il était suivi de près par un garçon aux cheveux noirs un peu plus petit que lui, aux yeux verts masqués par des verres de lunettes assez impressionnants, qui lui, ne semblait pas aussi essoufflé que le premier. Il était habillé de rouge et noir, de la tête aux pieds. La dernière personne du groupe était une adolescente aux cheveux bruns ondulés qui cascadaient jusqu’au creux de ses reins, elle avait de jolis yeux noisette et un visage doux mais était complètement hors d’haleine. Habillée d’une jupe assez courte et portant des hauts talons, elle ne pouvait courir aussi vite que ses deux amis.
« Je vous avais dit qu’on serait en retard, » lâcha-t-elle après avoir repris son souffle, alors qu’ils se trouvaient devant la classe d’histoire. On dirait que vous oubliez souvent qu’on est pas encore en terminale, comme Draco. »
Le brun haussa les épaules et passa une main dans ses cheveux en désordre. « On ne t’avait pas obligée à nous suivre, n’est-ce pas Ron ? » répondit-il avec un sourire mutin en direction du rouquin répondant au nom de Ron. La jeune fille leva les yeux au ciel, désespérée, en croisant les bras.
« Oui, et c’est pas comme si on t’avait pas dit d’y aller sans nous, » continua le rouquin avant de frapper à la porte de la classe.
« Je sais, » souffla la jeune fille sur un ton exaspéré. « N’empêche que sécher dix minutes du cours d’histoire pour voir la nouvelle voiture de Draco, c’était un peu abusé. »
Aucun des deux garçons ne répondit, se contentant de sourire au souvenir de la nouvelle voiture de leur ami. Et pas n’importe quoi comme voiture ! Une porsche carrera GT noire, s’il-vous-plait… La voix du professeur, monsieur Binns, les autorisa à entrer dans la classe déjà remplie d’élèves à moitié endormis. Binns était un vieil homme ventripotent et totalement plongé dans son monde, tellement que peu lui importait que ses élèves arrivent avec quinze minutes de retard, tant qu’ils venaient à un moment. Les trois amis allèrent donc s’asseoir au fond de la classe, à leurs places attitrées, sous le regard endormi de quelques élèves.
Oui, la voiture de Draco avait la classe, et dans ces moments-là, Harry était bien content d’être son ami. Il pourrait les emmener tous les quatre en soirées et ils se la pèteraient grave. Draco Malfoy était le fils d’un riche entrepreneur et propriétaire immobilier, son nom de famille lui ouvrirait toutes les portes qu’il désirait et le portefeuille de son père lui permettait de vivre bien au dessus de la moyenne des étudiants de Poudlard. Ce type avait la classe, il était beau et il le savait. Il avait l’air hautain, présomptueux, pédant, snobinard et tout et tout, mes ses amis savaient qu’en réalité il était plutôt humble et savait que l’argent ne faisait pas toujours le bonheur (il n’y avait qu’à voir sa mère…).
Cela faisait déjà bien longtemps qu’ils se connaissaient tous les quatre, et à présent, ils s’entendaient et se comprenaient mieux que personne. Du moins était-ce le cas encore récemment… Harry avait eu un léger différend avec Draco et, même si d’apparence ils étaient toujours aussi proches, Ron et Hermione avaient bien remarqué que ce n’était plus pareil.
Harry sortit ses affaires de son sac – noir – rapidement imité par Ron et Hermione, mais fut même incapable d’écouter le professeur plus de deux minutes entières. Le menton reposant sur sa paume droite, il griffonnait de sa main gauche sur la feuille à carreaux sur laquelle il avait juste écrit la date et le titre du cours. Harry travaillait à devenir ambidextre, du moins en ce qui concernait le dessin et la guitare, et à vrai dire, à part cela, peu de choses l’intéressaient réellement dans la vie.
« Hey, Harry, » murmura Ron à côté de lui en lui donnant un léger coup de coude dans les côtes. Harry releva son regard rêveur de sa feuille et interrogea Ron muettement. « Tu viens avec nous au Starbucks tout à l’heure ? » lui demanda son ami avec un sourire plein d’anticipation.
Harry fit non de la tête en retournant à son griffonnage. « Je peux pas, j’ai plus une thune et Sirius veut qu’on discute de je-sais-pas-quoi, » lui expliqua-t-il dans un chuchotement conspirateur. Il vivait avec son parrain depuis quelques années déjà et en était bien content, ainsi que son oncle et sa tante qui en étaient ainsi débarrassés. Mais Harry qui pensait que ce serait une libération de ne plus avoir toujours son cousin sur le dos, s’était retrouvé à s’en mordre les doigts car à présent, il y avait Sirius. Certes, son parrain était un homme charmant, adorable, gentil, attentionné comme un père, mais c’était là que se trouvait le problème. Harry était habitué à ce qu’on ne s’inquiète pas pour lui et cela l’avait longtemps bien arrangé parce qu’alors il pouvait faire ce qui lui chantait. Mais Sirius n’était pas comme ça : il avait besoin d’avoir un œil sur tout ce que faisait Harry et cela commençait à l’agacer plus qu’autre chose.
Malgré tout, il sentit une pointe de remords… Il n’avait pas dit toute la vérité à Ron. En même temps, il se voyait mal dire à son meilleur ami qu’il allait voir quelqu’un après les cours, et pas n’importe qui. Non, parce que Ron serait très certainement enchanté de savoir qu’Harry voyait quelqu’un, là n’était pas le problème. Il se mordit la lèvre inférieure. Savoir que ce que l’on faisait était immoral était une chose, et accepter de ne plus le faire était autre chose. Et à vrai dire, Harry aimait faire des choses immorales…
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Draco reprit son expression neutre en voyant ses trois amis s’éloigner en courant pour rejoindre leur cours d’histoire. Après tout, ce serait mauvais pour sa réputation que quelqu’un d’autre le voie sourire comme un gamin face à son nouveau jouet. Il jeta un dernier regard à sa nouvelle voiture et partit en direction de la bibliothèque pour rejoindre des élèves de sa classe.
Il avait un travail à réaliser avec Zabini et celui-ci était toujours accompagné de Parkinson – malgré le fait qu’il ne soit pas atteint de tremblements (nda : haha, mes jeux de mots bidons xD). Avec ces deux là, il aurait à s’armer de patience pour parvenir à terminer son travail dans les temps : Blaise était un bon-vivant qui ne se gênait pas pou être cru et outrageusement vulgaire car son nom lui excusait tout. Leurs pères travaillaient ensemble, ainsi que celui de Pansy. Parkinson quant à elle avait la réputation d’être une veuve noire, une mangeuse d’hommes, et ne faisait rien pour démentir ces dires, mais Draco savait que c’était une fille sensible et intelligente. En fait, s’il n’y avait pas eu Harry – surtout Harry-, Ron et Hermione, Blaise et Pansy auraient hérité de l’insigne honneur d’être ses meilleurs amis.
Le problème était qu’il avait été un peu trop protecteur avec Harry, ces derniers temps, et celui-ci ne l’avait pas supporté. Certes, Draco avait deux ans de plus que lui mais ce n’était pas pour autant qu’il devait toujours lui faire des remarques sur chacun de ses gestes, lui avait dit un jour Harry. La discussion avait évolué en véritable pugilat et depuis, leur amitié était quelque peu compromise. Hermione faisait cependant tout pour que les deux amis se réconcilient, ce qui n’était pas gagné. Harry était d’un tempérament buté, tout autant que Draco, et aucun ne ferait le premier pas pour s’excuser de sa conduite.
Draco poussa les portes de la bibliothèque d’une main et pénétra dans son paradis. Des étagères immenses couvraient les murs du sol au plafond, sur plusieurs étages et formaient un tel dédale qu’un visiteur se serait très certainement perdu directement. Un petit sourire apparut sur ses lèvres, toute trace de mauvaise humeur, rancœur ou autre disparaissant instantanément.
La bibliothèque, aussi bien chez lui qu’à l’école, était le seul endroit où il pouvait aspirer à un peu de calme, de tranquillité. C’était son havre de paix. Cependant, il se rappela bien vite qu’il avait deux personnes assez turbulentes à rejoindre, ainsi donc il n’aurait pas vraiment la paix à laquelle il aspirait.
Il traversa à grande enjambées l’espace de lecture et retrouva, à leur coin habituel tout au fond derrière la cinquième rangée à droite, le grand noir et son amie à la peau diaphane discutant joyeusement. Très certainement de manucure, pensa Draco narquoisement. Blaise était un garçon très masculin d’apparence, il fallait le dire, mais dans sa tête, il en était tout autrement.
Il s’avança de son pas léger et discret et s’arrêta à quelques pas d’eux, s’appuyant contre une étagère avec une nonchalance snob qui lui allait à merveille. Le jeu du jour était de voir combien de temps ils mettraient à remarquer sa présence. La dernière fois, il leur avait fallu presque cinq minutes, montre en main…
Ce jour-là, il n’eut pas longtemps à attendre. Blaise releva quasi instantanément les yeux du magazine duquel il discutait avec Pansy, et lui adressa un grand sourire sincère.
« Alors, Dray, fini de jouer avec ta nouvelle caisse ? » lui lança-t-il sur un ton taquin tandis que le blond parcourait la distance qui le séparait encore de la table.
« Pas encore tout à fait. J’aimerais essayer la banquette arrière, » dit-il sur le même ton que son ami en s’asseyant entre lui et Pansy. « Mais je suis persuadé que vous avez déjà commencé à faire des recherches pour notre exposé… » Il attrapa le magazine avant que l’un des deux n’ait pu s’en saisir et le referma pour regarder la couverture. L’incrédulité se lut instantanément sur son visage. Il avait entre les mains un numéro de « Jeune et Jolie » (nda : sorry, je connais pas de noms de magazines anglais xD). « Blaise -, »commença-t-il sur un ton quelque peu menaçant.
« Quoi ? Tu n’as jamais tenu de magazine de filles entre tes mains durant ces dix-huit dernières années ? » demanda le noir avec désinvolture, un léger rire pointant déjà dans sa voix.
Pour la peine, il reçut un regard glacial comme un iceberg de la part de son ami. Il ignora ses questions stupides et continua sa phrase. « Mets-toi au boulot, et plus vite que ça… »
« Bien, Ô maître vénéré, » répondit Blaise en riant franchement.
Pansy, qui avait écouté les deux amis sans dire un mot, profita du fait que Draco avait détourné son attention du magazine qu’il tenait pour le récupérer et se replonger dans sa lecture.
« Pansy. » Elle ne releva même pas les yeux et se contenta de répondre par un vague « mmh ? » plus ou moins interrogateur. Draco se pencha vers elle. « Je suis désolé de te déranger dans ta lecture si passionnante mais tu es aussi concernée par ce travail, alors tu lèves tes fesses de là, et tu vas chercher les bouquins dont on a besoin. »
C’était sa manière gentille de demander les choses… Elle lâcha son magazine du regard, relevant un sourcil circonspect, mais referma l’ouvrage d’un claquement sec.
« La prochaine fois, pense quand même à dire ‘s’il-te-plaît’ » soupira-t-elle en se remettant sur ses pieds. Draco leva les yeux au ciel tandis qu’il croisait les bras sur son torse, mais au plus grand étonnement de ses deux amis, il marmonna quelque chose qui ressemblait vaguement à un ‘s’il-te-plaît’. Celui qui disait que ça ne lui écorcherait pas la langue était un menteur.
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Harry, Ron et Hermione terminaient la journée avec le cours de français donné par le professeur Crivey. Il avait dépassé la trentaine de deux ans mais la plupart des jeunes filles aux hormones en folie adoraient hurler en plein milieu de la cour qu’il était à tomber parterre et que l’on ne pouvait décemment pas lui donner plus de vingt-cinq ans. Si Harry avait été une fille, il aurait été parmi celles-là.
Harry était gay et à vrai dire, il l’assumait très bien. Selon ses propres termes, Colin Crivey était le prof le plus bandant de tout Poudlard. Mais bien sûr, il avait gardé cela secret. Ainsi donc, depuis déjà vingt minutes, il profitait de la magnifique vue qu’il avait sur le postérieur de son professeur. Postérieur qu’il reluquait allègrement sans aucune gêne, essayant malgré tout de rester discret. Il faisait donc mine de prendre des notes distraites sur sa feuille blanche, et n’attendait qu’une seule chose : que le cours soit terminé.
Bien sûr, cela semblait paradoxal puisqu’être en classe lui permettait d’avoir sous les yeux le corps d’Apollon de son enseignant. Mais en réalité, il gagnait beaucoup plus à être hors de la classe, et même hors du bâtiment scolaire, avec son professeur de français pour des cours plus que particuliers.
« Harry, » souffla Ron en se penchant vers lui, « tu es sûr que tout va bien ? »
Harry haussa les épaules sans détourner son regard de sa feuille. Certes oui, il avait hâte de se retrouver en tête à tête avec Colin, mais celui-ci avait dit avoir quelque chose d’important à lui dire, alors l’appréhension l’avait gagné au cours de la matinée. Ils ne se parlaient que très peu durant leurs entrevues mais cela ne dérangeait pas Harry qui n’était pas d’un naturel bavard. Exprimer ses sentiments lui était très difficile et ses relations amoureuses précédentes – qui se comptaient sur les doigts d’une main - en avaient fait les frais. Du coup, si Colin lui annonçait quelque chose qu’il ne pourrait avaler, il ne savait vraiment pas comment il allait réagir. Fronçant les sourcils de mécontentement, il tenta de chasser ces idées de sa tête et reporter son attention sur le cours.
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Harry avait laissé ses amis aller au Starbucks, ignorant royalement le regard interrogateur que lui avait lancé Draco, et il était allé à quelques rues de l’école pour attendre que Colin passe le prendre. Il était certain que si un jour le blond apprenait ce qu’il faisait après ses cours, il aurait pas mal de problèmes, et Colin aussi. Ce qui l’étonnait, c’était qu’avant, Draco n’était pas comme ça avec lui, aussi surprotecteur et toujours inquiet de savoir ce qu’il faisait. Cela ne faisait qu’un peu plus d’un an qu’il agissait comme ça, et Harry, qui avait déjà Sirius à supporter, trouvait ça vraiment lourd venant de son ami.
Harry aimait boire sortir, prendre des substances illicites, se défoncer comme on disait, et cela ne plaisait pas à Draco. Harry s’appuya contre un mur en soupirant. Il jeta un coup d’œil à sa montre et grommela en remarquant que Colin avait déjà cinq minutes de retard. En plus, ce n’était pas comme s’il faisait chaud en cette saison. Un coup de vent fit voleter son écharpe qui lui revint devant le visage. Il la rabattit contre lui et croisa les bras en frissonnant. Le regard rivé au sol, il attendit et se perdit dans ses pensées…
Quelques minutes plus tard, une main se posait sur son épaule, le faisant presque sursauter. Il se retourna vivement et sourit lorsqu’il vit Colin face à lui.
« Tu as l’air frigorifié. Ca te dit de boire un café ? » lui demanda son professeur.
« On ne va pas chez toi ? » demanda Harry sans même réfléchir à ce qu’il disait. Colin lui adressa un sourire amusé et tendre en même temps, celui qui le faisait craquer à chaque fois.
« On peut boire un café chez moi, » dit-il, le rire perçant dans sa voix. Harry fut rassuré de sa réponse, parce que s’il avait dû rester une heure en face de Colin dans un lieu public, juste autorisé à lui parler, il ne savait pas s’il serait parvenu à se contenir. Le professeur le mena à sa voiture dans laquelle Harry monta sans se faire prier.
Il boucla sa ceinture tandis que Colin s’asseyant devant le volant.
« Harry, pourquoi tu n’es pas allé au Starbucks avec tes amis ? » demanda Colin au moment où il mettait le contact. Harry lui jeta un regard étonné auquel Colin lui répondit par un regard oscillant entre l’excuse et l’amusement. « J’ai entendu ta conversation avec Weasley en classe. Tu aurais peut-être dû y aller. »
Harry haussa les épaules et colla son front contre la vitre. « J’avais pas vraiment envie d’y aller, de toute manière. »
Colin démarra et ne fit aucun commentaire. Harry, qui était obnubilé par le paysage qui défilait sous ses yeux, ne remarqua pas les fréquents coups d’œil que lui jetait son professeur. Celui-ci savait que ce qu’il allait lui dire ne plairait pas à Harry, mais il savait aussi que ce serait mieux comme ça pour son étudiant. Il savait pertinemment que sur ce coup, il avait manqué de façon flagrante de professionnalisme, et il n’avait aucune envie que cette boulette le suive durant toute sa carrière.
-oOo-
« Du sucre dans ton café ? » demanda Colin depuis la cuisine.
Harry, affalé dans le canapé, balança ses chaussures sous la table du salon avant de répondre « non merci, juste noir ça ira. »
Colin revint avec deux tasses qu’il déposa sur la table basse avant de s’asseoir sur un des deux petits fauteuils encadrant le canapé en croisant les jambes. Le silence s’installa, chacun se perdant dans ses pensées. Harry attrapa la petite tasse et but délicatement une gorgée en faisant bien attention à ne pas se brûler. Il pouvait presque sentir le regard de Colin glisser sur lui et cela lui arracha un léger frisson. Il déposa délicatement la tasse et se tourna vers son professeur.
« Donc, t’avais quelque chose à me dire ? » demanda-t-il alors que les battements de son cœur s’accéléraient. Colin redéposa sa tasse à son tour sur la table et posa ses mains sur ses genoux en soupirant. Il avait l’air profondément désolé.
Oh, non ! pensa Harry en se mordant la lèvre inférieure, les sourcils froncés.
« Je sais que ce que je vais te dire ne te plaira pas, Harry, mais… J’ai beaucoup réfléchi et honnêtement, je crois qu’il faut mettre un terme à toute cette histoire. »
Silence. Si Harry avait eu la tasse entre ses mains, elle serait allée se fracasser au sol. « Pourquoi ? » fut la seule chose qu’il parvint à articuler. Oui, Pourquoi, pourquoi, pourquoi maintenant, là, comme ça. Mais je l’aime, moi ! criait son esprit. Colin baissa les yeux mais ne fit pas un geste vers lui. Des cheveux châtain clair trop longs retombèrent devant son visage tandis que quelques mèches mutines venaient caresser son cou. Les mèches de cheveux qu’Harry affectionnait tant. Il ferma les yeux pour tenter d’échapper à ce sentiment de chute infinie, à la boule douloureuse coincée dans sa gorge, aux larmes qui s’apprêtaient à rouler sur ses joues.
« Harry… Je sais que tu comprends exactement le pourquoi. Si quelqu’un l’apprend, toi tu n’auras aucun problème. Moi, par contre… »
« Je sais, » lâcha Harry dans un souffle. Il rouvrit péniblement les yeux et affronta courageusement le regard de son professeur. Il se sentit quelque peu soulagé de voir que cette idée semblait ne pas enchanter Colin beaucoup plus que lui. Ce que Colin ne savait pas, c’était qu’Harry ne se laissait pas arguer si facilement. Et si Harry ne l’avait pas, personne d’autre ne l’aurait, foi de Potter. Il se leva, titubant légèrement sur le poids de la nouvelle, et alla s’installer sur les genoux de Colin qui le regardait faire sans comprendre…
Jusqu’à ce qu’Harry pose ses lèvres sur les siennes, entourant son cou de ses bras. L’amertume que ressentait Harry se goûtait même sur ses lèvres. Il embrassa son professeur avec toute la douceur et la tendresse dont il était capable, et combattit les larmes qui menaçaient de poindre au coin de ses yeux. Il laissa un Colin légèrement essoufflé et pantelant, et alla se blottir tout contre lui, enfouissant son visage dans le creux de son épaule.
« Prends-moi, une dernière fois… » murmura Harry sur un ton suppliant en collant son bassin contre celui de Colin.
« Harry, je… » commença-t-il à répondre.
« S’il-te-plaît, » dit Harry en se collant tout contre lui tout en l’embrassant dans le cou. S’il ne pouvait plus jamais goûter au fruit défendu, alors qu’il puisse lui dire adieu était la moindre des choses…
------------------------HPDMHPDMHPDMHPDMHPDM------------------------ Ceci n'est pas ma première fanfiction donc n'hésitez pas à me dire honnêtement ce que vous en pensez. J'ai déjà publié sept chapitres sur ffnet (sous le même pseudo) pour les curieux. J'ai juste changé l'un ou l'autre détail dans ce chapitre et je le ferai pour chacun en tentant de tenir compte des remarques que je reçois sur ffnet. Je poste le prochain chapitre dans une semaine, donc mercredi prochain. |