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au 3 Sep 10 :
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pour 2103 fics écrites
contenant 6083 chapitres
qui ont générés 12201 reviews
 
     

     
 
Roméo et Juliette version sorcier
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
14 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     Les chapitres     41 Reviews    
Punition

Note: Voici sur manyfic ma toute première fic (donc la plus imparfaite, je trouve). J'attendais d'avoir du temps pour la corriger avant de la poster mais je n'en trouvais pas. Heureusement que HaniPyanfar a eu la gentillesse de devenir ma bêta lectrice pour cette histoire.  C'est donc grâce à elle que je peux la poster ici.

Bref, tout n'est pas identique que dans la version sur ffnet, car HaniPyanfar non seulement a corrigé mes nombreuses fautes mais à grandement amélioré certains passages. 

 Merci beaucoup miss.



 

Chapitre 1 : Punition

-Sujets rebelles, ennemis de la paix ! Profanateurs de cet acier souillé du sang de vos concitoyens ! ...Est-ce qu’on ne m‘entend pas ? ... Holà ! Vous tous, hommes ou brutes, qui éteignez la flamme de votre rage pernicieuse dans les flots de pourpre échappés de vos veines, sous peine de torture, obéissez ! Que vos mains sanglantes jettent à terre ces épées trempées dans le crime, et écoutez la sentence de votre prince irrité !

Roméo et Juliette, acte I, scène première ( Le Prince).

 

                                          ()()()()()()()()()()

 

« Ça ne peut plus durer ainsi !!!»

 La voix du directeur de Poudlard s’éleva dans la Grande Salle, forte et déterminée. Surpris par le ton de cette déclaration, les élèves cessèrent de manger et se turent, attendant la suite avec appréhension.

Dumbledore s’était levé et toisait ses élèves d’un air irrité.

«Rien que cette semaine, il y a eu 33 accidents !!! Enfin par « accidents »,  j‘entends altercations entre élèves se terminant par un séjour à l’infirmerie ! Parmi ces 33 altercations, 30 ont eu lieu entre des élèves de Gryffondor et de Serpentard !!!»

Le directeur fusilla du regard les deux tables concernées qui se regardaient en chiens de faïence.

«C’est inadmissible, continua-t-il, et je compte bien mettre un terme à cette hécatombe ! A la demande de Madame Pomfresh et de tous les professeurs, j'ai  décidé de mettre en place une punition exemplaire !!!»

A ces mots, les Gryffondors et les Serpentards portèrent toute leur attention sur Dumbledore.

«En effet, reprit le vieux sorcier, la rivalité entre ces deux Maisons n’a que trop duré. Il est temps de passer à autre chose. Cependant, il n'est pas question de  punir la totalité des élèves mais seulement un groupe composé des éléments les plus perturbateurs de l’école selon mes distingués collègues.»

Dumbledore vit nettement blêmir les Gryffondors et les Serpentards de septième année et se permit un petit sourire intérieur.

«Bien, pensa-t-il, on dirait qu'ils ont compris de qui il s'agit!»

«Ces élèves devront travailler ensemble et présenter pour la soirée d’Halloween un spectacle de leur choix : théâtre, danse, chant ... libre à eux de décider mais j’insiste, ce doit être à la fois une œuvre originale ET un travail d’équipe !

Maintenant je vais citer les noms des personnes concernées et sachez  avant tout que cette décision est irrévocable, Tout élève qui ne participera pas verra 200 points enlevés à sa Maison par sa faute. Et par participer, j’entends bien sûr un acte de présence mais aussi de la bonne volonté.

Les élèves désignés sont : Vincent Crabbe, Seamus Finnigan, Grégory Goyle, Hermione Granger, Neville Londubat, Draco Malfoy, Harry Potter, Pansy Parkinson , Ronald Weasley et Blaise Zabini. Sur ce, bon appétit !!!»

Dumbledore se rassit et commença à manger comme si de rien n’était. Les élèves restaient silencieux, jetant des coups d’œil anxieux vers les deux groupes désignés, attendant visiblement une réaction violente de leur part.

Mais le silence s’éternisait et c’était vraiment flippant. Les deux blocs se regardaient avec haine, surtout leurs deux Princes alias Harry Potter et Draco Malfoy qui eux, s’envoyaient des regards plus que haineux : c’étaient des échanges d’un froid mortel.

Puis la voix du Survivant s’éleva, relâchant pour un temps la tension dans la salle. Les yeux toujours dans ceux de sa Némésis, il dit d’un ton glacial :

«Je refuse.»

«J’y crois pas ! pensait Harry outré. J’ai vaincu Voldemort, j'ai sauvé ce putain de monde de la menace du Grand Crétin, j'ai failli me faire tuer vingt fois et pour me remercier, sous prétexte qu’il y a quelques tensions avec ces tarés de Serpentards, Dumbledore veut que je fasse équipe avec la fouine !!!»

Harry avait les yeux fixés sur Malfoy. Il ne s’était même pas rendu compte du silence glacé qui plombait la Grande Salle. Il ne voyait que LUI, avec son air suffisant sur le visage. C’était toujours ainsi. La haine qu’il ressentait pour Malfoy lui faisait oublier tout ce qui n’était pas LUI. Et à son grand désespoir, il y avait aussi autre chose que de la haine.

En effet, le fier Héros du monde sorcier, Celui-qui-a-survécu-et-qui-a-tué–Face-de-Serpent, le Leader incontesté de la Maison Gryffondor, Harry Potter donc, était fou de désir pour son ennemi de toujours, le hautain, le méprisant, l'orgueilleux, le magnifique Draco Malfoy, Prince des Serpentards.

Cela faisait maintenant trois mois qu’il se l’était avoué et deux mois qu’il  avait mis Ron et Hermione au courant. La jeune fille l’avait plutôt bien pris, si tant est qu’une telle incongruité puisse être bien prise. Et Ron, après avoir testé sur lui toutes sortes de contre-sortilèges pour le « désenvoûter », avait finalement accepté que son meilleur ami ait des pensées pas très catholiques sur une  fouine peu orthodoxe.

Enfin, il y a un mois, Harry s’était résigné à désirer furieusement le jeune homme qu’il haïssait férocement et il s’était aperçu que ces deux sentiments extrêmes n’étaient pas forcément incompatibles.

Ainsi consacrait-il ses journées à montrer à tout Poudlard sa haine envers le vil Serpentard, haine que ce dernier lui renvoyait avec une hargne égale et la nuit, lorsqu’il était dans son lit, il fermait ses rideaux, jetait un sort d’insonorisation et évacuait seul la tension sexuelle accumulée dans la journée à la simple vue du beau Malfoy.

Mais il était de plus en plus difficile pour Harry de contrôler son désir en présence du blond et il sentait avec angoisse que bientôt, se masturber la nuit en pensant au Serpentard ne lui suffirait plus.

Alors, à le côtoyer pendant un mois pour organiser un spectacle, il savait ne pas pouvoir tenir en laisse  ses hormones en rut. C’est pourquoi il fit part de son point de vue à toute l'assemblée d’une voix froide et ferme.

«Je refuse.»

Avant que Dumbledore ait pu répliquer, la voix traînante de Draco Malfoy retentit à son tour, hautaine et déterminée.

«Je refuse aussi.»

Les deux jeunes hommes se regardaient toujours et Harry sentit avec horreur son sexe réagir à cet échange visuel pourtant glacial et son pantalon devenir de plus en plus étroit. Aussi, c’est avec soulagement qu’il détourna son regard vers Dumbledore qui venait de reprendre la parole.

«Comme je l’ai dit précédemment, vous n’avez pas le choix et je compte sur vous, Messieurs Potter et Malfoy, pour faire en sorte que tout se passe bien. Tenez, prenez exemple sur vos camarades qui eux ont l’air d’accepter la chose.»

Harry se tourna vers ses camarades Gryffondors. Leur silence pouvait à première vue passer pour de l’acceptation, alors qu’en fait, c’était une réaction plutôt inquiétante, surtout de la part de Ron qui aurait dû normalement hurler son désaccord.

Au vu des regards assassins qu'ils lançaient au groupe des Serpentards désignés par Dumbledore, Harry eu la certitude que ses camarades n’avaient pas du tout « accepté la chose ». Et il se demanda si le directeur de Poudlard  n'était pas devenu fou pour vouloir faire travailler en équipe « ces » Gryffondors et «ces » Serpentards.

«Il va y avoir de la casse», pensa-t-il en voyant Seamus sourire narquoisement à Parkinson, Hermione regarder Grégory Goyle comme s'il  s‘agissait d’une merde, Ron avadakadavrer du regard Zabini et Neville grimacer de dégoût à la vue de Crabbe.

Et les Serpentards n’étaient pas en reste durant cet affrontement silencieux, loin de là ! Des poignards volants traversaient la Grande Salle et venaient transpercer les yeux et les cœurs des Rouges et Or.

 Enfin, ce délicieux échange de regards inter-Maisons avait eu le mérite de calmer son érection et c’est en soupirant de résignation que Harry poursuivit son repas au milieu de ses camarades silencieux.

()()()()()()()()()()()

Deux jours plus tard ils avaient tous rendez-vous dans une salle de classe au premier étage pour parler d'un projet. C’était Hermione qui avait organisé cette première réunion.

Les deux groupes ne s’étaient pas adressé la parole depuis la nouvelle de leur punition.

Harry et Ron arrivèrent avec dix minutes de retard car ils sortaient d'un entraînement de Quidditch. Il était donc 20h10 lorsqu’ils passèrent la porte de la salle.

Les Gryffondors et les Serpentards étaient installés en deux groupes distincts, chacun à un bout de la classe et semblaient les attendre. Enfin les Gryffondors semblaient les attendre, avec sur le visage un air maussade, pendant que les Serpentards, installés au fond de la salle, étaient très occupés à rire aux histoires de Zabini comme s'ils étaient seuls dans la pièce.

Pourtant Malfoy leva les yeux vers eux dès leur arrivée, il se leva, interrompant ainsi son ami dans la chute de sa blague.

-Tiens, tiens, Potty et Weasmoche daignent se joindre à nous ! Quel honneur ! Eurk ! Vous êtes couverts de boue ! Il n'y a plus de savon dans les douches de Gryffondor ? Mais peut-être que le miséreux ne sait  pas comment on s'en sert ? Tu devrais lui apprendre, Granger. Ses années d'études lui auraient au moins servi à quelque chose !

- La ferme, la fouine ! cracha Harry en retenant Ron pour l'empêcher de se jeter sur Malfoy. C'est pas ton air princier qui te fera gagner le prochain match ! Nous, on n'a peur de rien ! Ni de la pluie, ni du vent, ni de la boue ! Le Quidditch n'est pas un sport de mauviettes !...»

Malfoy, un rictus sur les lèvres, fit un pas en avant tandis que Crabbe et Goyle faisaient mouvement vers lui. Mais avant que la discussion ne dégénère, Hermione dit d'une voix forte :

«Assez ! On n'est pas là pour entamer une nouvelle querelle ! On a peu de temps et beaucoup de travail, Vous vous taperez dessus après si vous voulez. En attendant, commençons.»

Les deux groupes se fusillèrent du regard puis Malfoy reprit de sa voix traînante :

« C'est ça ! Commençons et finissons-en. Plus vite on en viendra au fait et plus vite je pourrai quitter cette salle où..., -- il eut un reniflement puis grimaça comme s'il avait senti quelque chose de nauséabond, -- ...il y a beaucoup trop de Gryffondors à mon goût !

-Si tu crois que ça nous amuse, Malfoy,» reprit violemment Harry. Puis il sentit une chaleur familière envahir son bas-ventre. Il se tourna vivement vers ses camarades. « Désolé dit-il d’une voie adoucie, on a fini l’entraînement un peu plus tard que prévu et...»

Hermione arrêta ses excuses d’un geste de la main et reprit la parole, s’adressant aussi bien aux Gryffondors qu’aux Serpentards :

« Malfoy a raison. Si nous sommes là, c’est pour parler de notre futur spectacle. Je sais que ça va être dur pour tout le monde, mais si on veut avancer et réussir à travailler ensemble pendant un mois, il faut que pendant nos réunions, on mette de côté nos différents, ou du moins qu’on essaie.»

Harry dut bien avouer qu’elle avait raison et que c’était la seule solution pour eux d’arriver à un résultat. Mais s'il ne pouvait plus cracher sa haine sur Malfoy, son désir prendrait rapidement le dessus. D’ailleurs ça ne faisait même pas une minute qu’il était dans la même pièce que le Serpentard et il ne pouvait s’empêcher de le détailler à la dérobée.

- C’est pas possible d’être sexy comme ça, pensait-il, est-ce qu’il est obligé  de mettre un pantalon si moulant ? Ça devrait être interdit. Oh Merlin ! Il a un de ces cul !

Les pensées d’Harry qui commençaient, il faut bien l’avouer, à sérieusement dériver, furent interrompues par la voix de Zabini.

« Et que proposes-tu comme spectacle, Granger ? Tu dois bien avoir une idée derrière la tête, futée comme tu es ? 

-En effet, j’y ai pas mal réfléchi pendant ces deux jours et j’aimerais que vous écoutiez mon idée jusqu’au bout avant de donner votre avis. Comme ça, on évitera les disputes. Il vaut mieux que chacun parle à tour de rôle.

-On n'a pas d’ordre à recevoir d’une stupide Gryffondor, coupa Parkinson, je parlerai quand je le voudrai.

-Je vois ça, maugréa Hermione. Ça nous fera perdre encore plus de temps, c’est tout !

-Ah oui, reprit Parkinson, et si je...

-Pansy, coupa Zabini, Granger a raison, écoutons son idée.

-Mais...

-Je suis d’accord avec Blaise.»

Le ton de Malfoy était sans réplique, il se tourna vers Hermione et s’adossa nonchalamment contre un mur. « On t’écoute », dit-il.

Harry décida d’arrêter de mater Malfoy et lui aussi d'écouter Hermione.

Une fois que la jeune fille fut sûre d’avoir l’attention de tous, elle commença à parler.

« Bon, voilà à quoi j’ai pensé. Dumbledore nous laisse le choix du spectacle. Or, je nous vois mal danser ou chanter, donc j’ai plutôt recherché du côté du théâtre.»

Elle fit une pause, ses yeux firent le tour de la salle. Jusque là, tout le monde  semblait d’accord avec elle.

« Je suppose, reprit-elle, que vous connaissez tous Roméo et Juliette.

- Roméo et Juliette ? C’est qui ? Des nouveaux ? »

Ron regarda Hermione avec étonnement, se demandant en quoi ces deux personnes pouvaient les aider. Etonnement qui se lisait aussi sur le visage de Neville.

Hermione poussa un soupir d’exaspération et demanda.

« Bon, qui ne connaît pas Roméo et Juliette ?

-J’avoue ne pas connaître ces personnes, Granger, dit Draco.

-Moi non plus », ajouta Parkinson.

Il s’avéra que seuls Harry, Hermione, Seamus et ... Blaise Zabini connaissaient la célèbre pièce de Shakespeare.

« Qui t'a parlé de ... comment tu les appelles, Granger ? Rodéo et Muriel ? ... Enfin ces deux-là, Zabini ? questionna Crabbe.

-Oh ! C'est simple. Mon père, le troisième mari de ma mère, qui est mort étouffé par un Filet du Diable, était originaire d'Italie. La légende de ces deux personnages est née là-bas, dans une ville qui s'appelle Vérone.

- Et elle parle de quoi, cette histoire ? ajouta Goyle. 

Zabini sourit et commença à expliquer :

« En fait, c’est une pièce de théâtre moldue. - Les Serpentards firent la grimace.- Elle raconte l’histoire d’amour de Roméo Montaigu et Juliette Capulet. Il se trouve que leurs deux familles sont ennemies et alors que tout les sépare, ils tombent amoureux l'un de l'autre et se marient en secret, mais le destin s’acharne sur eux et à la fin, ils se suicident, chacun croyant à la mort de l'autre.

- Très bon résumé, Zabini, dit Seamus.

- Merci, sourit Zabini en s’inclinant ironiquement, mais dis-moi Granger, tu veux qu’on joue cette pièce ?

- Pas exactement. Je pensais plutôt qu’on pourrait s’en inspirer et l'adapter version sorcier. Par exemple, au lieu des Capulet et des Montaigu, ce seraient  les Gryffondors et les Serpentards. Le public comprendrait et ça vous permettrait de vous maudire sur scène. Ça fera très réaliste, je pense , ajouta-elle avec un sourire.

Zabini sourit aussi.

– Ça m’a l’air d’être une bonne idée, tu as pensé à la distribution des rôles, je suppose ?

- Oui, j’ai pensé mettre en premier Potter et Malfoy. Bien sûr, ce sont deux garçons , dit-elle très vite pour couper court aux protestations de Harry, mais ce sont les symboles de nos deux Maisons  et ça rajoutera encore une touche de réalisme, ajouta-t-elle en jetant un coup d'œil vers Malfoy.

Harry faillit s’étouffer. Hermione voulait qu’il joue les amoureux transis avec Draco devant toute l’école ! Il était sûr qu’elle l’avait fait exprès. Après tout, elle était au courant de ses pensées bizarres envers le beau blond. Il n’eut pas le temps de riposter que déjà s’élevait la voix du Serpentard.

- Tu proposes donc, Granger, que Potter et moi, nous jouions les amoureux ?

Son ton était bas et menaçant, mais à l'étonnement de tous, ce fut Zabini qui répondit d'une voix enthousiaste :

- C’est une super idée !

- Et en quoi serait-ce une bonne idée ? reprit Malfoy toujours sur le même ton polaire.

Pas démonté pour autant, Zabini commença à s’expliquer.

- Voyons, Draco, personne ne s’attend à ce que vous jouiez ce rôle, ça en bouchera un coin à notre cher directeur et aux profs. Allons Drake, je sais que tu adores clouer le bec aux gens et surtout à Dumby. C’est l’occasion rêvée !

Malfoy jeta un regard noir à Zabini et se tourna vers Harry.

- Qu’en penses-tu, Potter ? Es-tu prêt à endosser ce rôle ? demanda-t-il en soulevant un sourcil dubitatif.

Harry répondit avec un temps de retard, car pendant tout ce temps, son esprit avait encore vagabondé. Lui, il avait lu Roméo et Juliette et si ses souvenirs étaient bons, il y avait une scène où les deux amoureux étaient censés être ensemble dans un lit après une nuit d’amour, et son inconscient avait alors rejoué la scène mais avec Malfoy et lui.

... Draco le regardant avec les yeux remplis d’amour, ses cheveux décoiffés, nu contre lui, le serrant simplement dans ses bras en priant pour que le jour se change en nuit et l’embrassant d’abord doucement puis de plus en plus passionnément, glissant sa main sous le drap et ... La voix de Malfoy le ramena sur terre.

Il faut que je me calme, pensa Harry, qu’est ce qu’il dit le blondinet ? Si je peux jouer le rôle ? Bien sûr que je peux ! Il croit que j’ai peur de lui ! Il me regarde comme si je n’avais pas les couilles pour le faire! Eh bien, je les ai ! Je peux même te les montrer si tu veux ! ... Non Harry, pô bien, mauvaise, trèèèès mauvaise pensée ...

- Je peux endosser ce rôle, Malfoy !

Draco ne le quitta pas des yeux lorsqu’il murmura d’une voix un peu rauque.

- Alors c’est d’accord.

- Cool ! Je suis fier de vous les gars ! s'exclama Zabini en leur mettant à chacun une tape sur l’épaule.

- Oui, reprit Hermione, c’est très bien, on a bien avancé, on sait qu’on va jouer une pièce de théâtre, de quoi elle va être inspirée et quels sont les personnages  principaux. Je propose qu’on se voie dans deux jours, même heure, même endroit. D’ici là, j’aurai repris le premier acte et on pourra commencer à travailler, je distribuerai aussi les rôles et ...

- Attends ! s’écria Parkinson, je propose que Blaise travaille avec toi, étant donné que c’est le seul Serpentard qui connaît l’histoire. Je n’ai pas confiance en toi, Granger, et je n’ai pas envie de débiter des inepties !

Zabini haussa les épaules.

– Je suis d’accord, il vaut mieux qu’on soit deux, c’est un travail d’équipe et Dumbledore verra s'il y a ou non une touche de Serpentard.

- Il a raison, dit Neville qui n’avait encore pas parlé, il vaut mieux qu’il y ait les deux visions de l’histoire.

- Bon, c’est d’accord, dit Hermione. Zabini, on se voit demain pour le texte; les autres, je vous conseille de lire la pièce pour ceux qui ne la connaissent pas. C’est de Shakespeare et je crois qu’il y a des exemplaires à la bibliothèque.»

Elle se dirigea vers la sortie et lança :

« A dans deux jours et ne soyez pas en retard car on a pas beaucoup de temps devant nous ! »

 

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A suivre... 

 

 
 
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