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au 29 Jui 10 :
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Noël, joyeux Noël !
Par Lusaka
Harry Potter  -  Romance/Erotique
4 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 3     Les chapitres     11 Reviews    
Tentation et initiation.

Disclaimer :  les persos sont à JK Rowling bien sûr. ^^

Couple :  encore et toujours Lucius, Severus et Harry.

Résumé : Le désir de Potter pour Mafoy et Snape n'est plus un secret. Désormais, il ne s'agit plus que de saisir la bonne occasion.

Petit post it : Oups ! J'ai mis plus de temps que prévu. Je ne vous raconte pas la galère pour écrire le lemon (mais oui, y'en a un !). J'ai essayé pleins de positions avant de me fixer sur celle que vous allez lire. (euh.... essayé... à l'écriture hein, pas en vrai) =D Bref ! Je vous souhaite une bonne lecture !

_____________________________________________________

Chapitre 3 : tentation et initiation.  

Aucun sous-entendu mesquin n'avait été fait le lendemain de cette première nuit au manoir. Harry avait pris la sage décision d'ignorer toute remarque acerbe, mais il n'eut pas besoin de mettre en pratique ce choix, car ses deux hôtes s'étaient contentés de le saluer au petit déjeuner sans une ombre de sourire moqueur, et la journée avait commencé, identique à toutes les autres lorsqu'il venait encore de chez lui.

Les jours passèrent, lentement, plongés dans la passion des fleurs. Harry était parvenu à mettre au point une potion qui, si cela fonctionnait, devait rendre certaines roses phosphorescentes. Selon Snape, c'était parfaitement inutile, selon Lucius, purement génial. Ils discutaient donc de leurs découvertes communes ou individuelles aux repas, cherchant chacun de leur côté ou ensemble dans la journée.

Rien n'avait véritablement changé pour Potter, en dehors du fait qu'il pouvait rester sur place en permanence. En dehors également du fait qu'une certaine tension régnait dans son esprit. Il avait à présent parfaitement saisi la technique de séduction qu'employaient les deux amants, et comme il s'y était attendu, elle était fine et complexe. Ils se montraient, tout simplement. Harry n'arrivait jamais dans une pièce sans les surprendre en train de s'embrasser. Il ne passait jamais devant leur chambre sans entendre quelques soupirs un peu rauques. Cela lui procurait quelques visions des plus appétissantes. Et c'était précisément ce que cherchaient ces deux serpentards : lui donner envie, non pas en s'occupant de lui, mais en lui laissant voir ce qu'il pouvait obtenir.

Il n'y avait en réalité que le soir où Potter sentait son cœur battre un peu plus fort. Chaque soir, la même question revenait : allait-il les rejoindre ? Et chaque nuit, il plongeait sous ses draps, avec ses toutes nouvelles boules quies, se refusant de lancer un sort de silence qui développerait trop l'imagination des deux autres, et s'endormait du sommeil du juste. Ça n'était pas qu'il ne voulait pas céder, car après tout, cela faisait partit du marché, et il était particulièrement tenté par la proposition. Mais il refusait d'être le troisième, celui qui se rajoutait aux deux autres, celui autour duquel ils allaient tourner. Il savait, par expérience, que rien ne lui procurait plus de plaisir que de dominer l'autre et lui offrir toute sa puissance. Comment pouvait-il arriver à cela en rentrant, tel un jeune garçon timide, dans la chambre de deux adultes consentants ?

Aucune chance…

Non, vraiment, l'occasion devait se présenter différemment. Et c'est ce qui arriva. Lucius et Severus avaient peut-être fini par comprendre les réticences de l'ancien gryffondor, et ils lui offrirent la plus belle des chances.

C'était en fin d'après midi. Les deux amants avaient passé leur journée dans la serre principale, laissant la maison à Harry qui recevait des amis. Ron et Hermione étaient en effet venus lui annoncer qu'ils allaient s'installer dans une maison spécialisée en France, pour faire naître leur enfant dans les meilleures conditions possibles. L'éloignement n'étant pas un problème pour le futur parrain qui maîtrisait la vitesse de son balai comme personne, il félicita le jeune couple de cette décision.

L'après midi passa rapidement, entre la visite du manoir qu'admira la future maman, se moquant des grognements de son mari, et la visite de la serre privée du brun. Ils avaient aperçu, de loin, Malfoy et Snape et s'étaient contentés d'un signe de tête en leur direction. Enfin, après une dernière tasse de thé, le jeune couple prit congé, remerciant Harry de son accueil, et l'invitant à venir les voir dès que possible en France.

Le manoir parut soudain bien silencieux à Potter une fois que ses amis furent partis. Il se dirigeait vers ses appartements lorsque Bret parut à ses côtés.

- Je viens simplement annoncer à monsieur Potter que le repas va bientôt être servi, annonça l'elfe de maison en s'inclinant légèrement.

- Ah, merci Bret, je vais aller chercher Severus et Lucius dans ce cas.

L'elfe s'inclina encore davantage et disparut dans un plop caractéristique. Se protégeant du froid avec sa cape la plus chaude, Harry sortit dans le parc, accélérant le pas sous la bise qui sifflait dans son cou. Les lumières qui bordaient la petite allée étaient déjà toutes allumées et donnait au terrain une allure enchanteresse. Le brun observait tout cela avec ravissement. Dommage qu'aucune fleur ne vienne rajouter sa beauté à ce paysage. L'idée de créer des roses hivernales était déjà venue dans les discussions entre les trois collaborateurs, mais ils n'avaient encore jamais mis leur projet à exécution, trop accaparés par d'autres ambitions. Mais peut-être était-il temps de tenter quelque chose.

Tout à ses réflexions, Potter arriva à la serre principale, illuminée dans la nuit tombante. A peine eut-il poussé la lourde porte en verre, à peine sentit-il le souffle chaud des tours de chauffage, que les gémissements lui parvinrent. Il resta d'abord interdit, un pied dehors, l'autre dedans, la main sur la poignée. Puis, comme les bruits se renouvelaient, il entra. Ça n'était pas la même chose que de les surprendre en pleine journée, dans un endroit incongru, que d'aller les rejoindre la nuit dans leur chambre. Il s'avança donc, contournant les plantes vertes énormes qui lui cachaient les différentes allées. Les soupirs provenaient de l'espace végétation, là où, en plus des roses, se trouvaient des herbes diverses qui avaient certaines propriétés lorsqu'elles étaient plantées à proximité des fleurs.

Harry se déplaçaient sans bruit, pour ne pas se faire voir au début. Il ne savait pas encore ce qu'il ferait, ce qu'il verrait.

Il s'arrêta net brusquement. Là, juste devant lui, au tournant d'un chèvre-feuille géant, il vit ce à quoi qu'il avait rêvé si longtemps. Snape, la chemise déboutonnée, le pantalon tombé sur une cheville, était à moitié allongé sur un établit où quelques pots brisés témoignaient de l'ardeur de Lucius. Celui-ci, complètement nu, tenait son amant par les hanches et le pilonnait avec force.

Mais la tendresse qu'il y mettait fit comprendre à Harry qu'ils n'en étaient qu'au début. Savaient-ils qu'il était là, juste derrière eux, à les regarder ? La tentation était forte… Un gémissement s'échappa de ses lèvres serrées lorsque Snape, les yeux fermés, perdu dans son plaisir, murmura enfin le surnom tant espéré du blond.

- Luce…

Il ne tint plus. Il s'avança, automate fou de désir. Il se colla contre le dos brûlant de Malfoy qui frémit à son contact. Il posa une main sur les fesses pâles qui s'offraient à lui, et passa l'autre devant où il saisit le sexe abandonné de Snape. Le moindre de ses gestes lui semblait parfaitement naturel, la peur était loin désormais. Seul le plaisir comptait.

Lucius rejeta sa tête en arrière et la posa sur l'épaule du brun, tandis que Severus gémissait de plus belle sous les vas et viens rythmés des deux hommes.

- Bienvenue, murmura le blond contre l'oreille de Potter.

Celui-ci ricana doucement et enfonça aussitôt un doigt dans la chair tendre de Malfoy qui se cambra avec délice. Harry lâcha un instant le membre de son ancien professeur de potions pour faire tomber son propre pantalon. Son désir, parfaitement visible, pointa contre les fesses pâles. Il y était, après tant d'attente. Il s'enfonça avec calme, appréciant le moindre des soupirs de Lucius qui vint à sa rencontre avec force.

- Plus vite nom d'un chien, siffla celui-ci entre ses dents.

Le son de la voix excita davantage Potter qui le poussa violemment contre la table, le forçant lui-même à prendre Severus avec plus de rage. La sensation était inouïe : il maîtrisait tout, le rythme, la cadence. Chaque gémissement des deux hommes venait de lui. Il avait l'agréable impression de les avoir tous les deux au bout de son membre tendu à l'extrême. C'était purement divin. Pour sentir davantage encore la présence de Snape devant Malfoy, il fit glisser ses mains des hanches du blond jusque sur son ventre, et vint effleurer le sexe qui prenait possession du corps étendu sur l'établit.

- Ah… Potter…

L'utilisation de son nom déplut à Harry qui punit l'insolent d'un nouveau coup de butoir. Puis, sans lâcher la cadence, ses mains poursuivirent leur chemin jusqu'à l'entrejambe de Severus. Lucius s'occupait déjà du membre, main la main habile du plus jeune se joignit à la sienne. Ils n'étaient plus que sensations et vibrations internes. Snape fut le premier à venir, se libérant entre les doigts mêlés de ses deux amants.

Harry, plus jeune et plus fougueux, le suivit de près, s'accrochant aux épaules du blond pour ne pas tomber. Lucius ricana pour lui-même, probablement satisfait d'être le dernier, et se joignit aux autres dans un long gémissement retenu derrière ses dents serrées.

Il retomba sur le corps du brun qui l'enlaça aussitôt. Harry se dégagea, une main toujours appuyée sur le bas du dos pâle pour se maintenir debout. D'un geste ample, il remonta son pantalon et soupira en fermant le bouton : voir ses deux amants enlacés avait brièvement ravivé sa peur de n'être qu'un troisième larron.

- Messieurs, le repas va être servi, murmura-t-il d'une voix sourde.

- Tu veux parler d'un nouveau dessert ? susurra Snape qui repoussa légèrement Malfoy pour se redresser.

La nudité de l'ancien professeur eut la décence de faire rougir Potter, bien plus que l'emploi du tutoiement qui ne le choquait pas, après un tel partage d'intimité.

- Entrée, plat, dessert, probablement même apéritif, confirma-t-il d'une voix malicieuse. Bret m'avait envoyé vous chercher.

- Bret est un bien gentil petit elfe, rigola Lucius en s'étirant. Devrions-nous le faire attendre ?

Harry ne répondit pas. Il était complètement envoûté par le fin duvet blond qui suivait une ligne duveteuse jusqu'à l'objet de ses désirs. Comme Lucius lui tournait le dos un peu plus tôt, il ne l'avait pas encore remarqué.

- Ah, il a découvert mon point faible, murmura Severus. Tu as très bon goût Harry.

Le brun détourna le regard et haussa les épaules.

- Probablement moins que vous, puisque vous m'avez choisi, répondit-il d'un ton de suffisance qui plut énormément aux deux anciens serpentards.

Sa mauvaise impression était passée : les deux hommes l'intégraient si facilement qu'il n'avait pas de souci à se faire. Ils se rhabillèrent tandis que le plus jeune réparait les quelques pots brisés, et se dirigèrent ensemble vers le manoir. La nuit était tombée tout à fait, et le froid glaça les trois hommes jusqu'à la chaleur accueillante du grand hall de la maison. Bret arriva aussitôt pour prendre leurs capes et leurs écharpes. Harry aurait aimé aller se changer avant le dîner. Il en informa donc ses hôtes et se dirigea vers le grand escalier.

Mais dans son dos, Snape et Malfoy se jetèrent un coup d'œil. Ils se mirent tacitement d'accord et rappelèrent Harry.

- Ce n'est pas nécessaire, lança Lucius. Nous pouvons tout à fait prendre le repas dans la chambre.

- Oui. Bret, servez-nous à l'étage, ordonna Severus. Sans oublier le rhum et les glaçons.

L'elfe ne parut pas particulièrement surpris. Il s'inclina et disparut. Ses deux maîtres grimpèrent les escaliers jusqu'au plus jeune qui n'avait pas bouger. Le nœud de son estomac venait de faire son grand retour. Dans la serre, il avait suivi une pulsion. Ça avait été comme dans un rêve, précisément. Pouvait-il renouveler l'expérience ? 

- Connais-tu les merveilleuses propriétés du glaçon Harry ? susurra Snape lorsqu'il fut à la hauteur du brun.

- Oh je t'en prie Sev, ne joue pas au professeur ce soir, grommela Lucius qui les dépassa. Et dépêchez-vous, le dîner va refroidir.

Potter jeta un regard de travers à Severus qui lui fit un rictus moqueur, puis ils suivirent le blond. Le brun les admirait : ils étaient empreint de cette aisance aristocratique, jusque dans les scènes les plus intimes. La chambre des deux hommes était assez similaire à celle du plus jeune. Un grand lit circulaire occupait le centre de la pièce, posé sur un tapis blanc moelleux, deux armoires se faisaient face, à gauche et à droite de la porte, un grand bureau meublait la niche que creusait la fenêtre et quelques commodes légères achevaient de meubler l'ensemble. L'unique différence entre sa chambre et celle-ci était la présence d'une imposante cheminée là où lui avait la porte de ses toilettes.

Le dîner, encore fumant, se trouvait déjà sur une table à roulette vers le lit. Lucius se mit aussitôt à l'aise en retirant l'ensemble de ses vêtements. Harry ne sut comment réagir lorsque le blond se tourna vers lui avec un sourire goguenard après avoir posé ses effets sur une chaise.

- Tu exagères Luce, il faut toujours que ton orgueil…

- Laisse mon orgueil à sa place Severus, ricana Malfoy en quittant le brun des yeux. J'ai le plus beau corps de la terre, je ne vois absolument pas pourquoi je conserverais mes vêtements dans cette pièce surchauffée.

Et c'était vrai qu'il faisait chaud. Vrai aussi que le corps du blond aurait pu faire pâlir d'envie celui des statues grecques et romaines pourtant déjà si parfaites. Snape était déjà torse nu, conservant malgré tout son pantalon dont le bas retombait sur ses pieds nus. Il s'assit sur le lit, attirant à lui la table à roulettes, pendant que Lucius fouillait le bas d'une petite commode derrière son armoire et en sortit trois verres à alcool.

Harry ne se lassait pas de les regarder. Certes il s'était douté de ce que pouvait être leur vie de couple : riches, arrogants, quelque peu célèbres, même tristement, ils ne pouvaient que mordre la vie ainsi : nus sur un lit à grignoter du caviar accompagné d'un vin blanc frais, faisant l'amour dès qu'ils le désiraient. Sa principale question était : avait-il réellement le droit de partager tout ça ? Pouvait-il définitivement quitter l'adolescent Potter qui s'affalait encore par terre pour ouvrir ses cadeaux de Noël ? Serait-il capable d'évoluer pleinement vers celui qu'il se sentait irrémédiablement devenir, un homme aux épaules faites pour supporter une carrière mondiale de chercheur floral, un homme toujours propre sur lui, qui rentre dans cette catégorie appréciée des hommes d'affaires sages et galants ?

En regardant Lucius prendre une grappe de raisin entre ses doigts fins et en sucer chaque petites boules, il comprit qu'il pouvait tout à fait faire concilier ces deux parties qui se disputaient en lui. Il pouvait très bien jouer ce rôle d'homme riche, et le jouer avec plaisir, tout en savourant des moments moins dignes, mais peut-être plus palpitants.

Lentement, il porta ses mains à son col et commença à défaire les boutons de sa chemise. L'attention des deux autres, qui lui avaient laissé le temps de s'adapter, fut immédiatement sur lui. Exagérant ses mouvements amples et lents, il fit glisser le vêtement de ses épaules, penchant la tête sur le côté, s'émerveillant des deux regards pleins d'envie qui le fixaient. La chemise glissa au sol dans un silencieux vol fluide.

Puis, ce fut au tour du pantalon. Avec la même conscience tranquille, Harry défit le premier bouton, puis le second, et ainsi de suite. Lorsque sa braguette fut ouverte, il en écarta largement les deux pans, les laissant pendre ainsi sur ses hanches, dévoilant un triangle de tissu de son boxer noir. Il se pencha pour ôter ses chaussures et ses chaussettes, comme Severus l'avait lui-même fait. Une fois ainsi dévêtu, il s'avança à son tour vers le lit d'une démarche qu'il voulait féline et s'empara lui aussi d'un fruit. Il choisit une pomme bien rouge qu'il admira à la lumière tamisée de la pièce.

- Le fruit défendu, murmura-t-il avant de croquer dedans à pleine dent.

Aucun des deux autres hommes ne réagissaient. C'était la première fois qu'il voyait de si près le corps de celui qu'ils convoitaient. Harry était fier de penser qu'ils avaient l'air d'apprécier ce qu'ils voyaient. Malgré son emploi du temps chargé, il avait tenu à conserver une activité sportive à travers ses voyages en balai, ou avec les minis tournois de Quidditch qu'organisait la famille Weasley en été. Chaque détail de son torse musclé passa au scanner des yeux avides de Snape et Malfoy.

Le silence n'était coupé que par le crépitement des flammes dans l'antre chaude, et par la pomme qu'Harry mangeait sans vergogne. Lentement, un nouveau rictus apparut sur les lèvres sournoises de Severus. Celui-ci se félicitait intérieurement d'avoir parlé en premier à Lucius de son attirance pour son ancien élève. S'il ne l'avait pas fait, en seraient-ils là ? Lorsque Potter eut presque fini sa pomme, il décida de prendre la parole. La peur était toujours là, et il voulait, en bon gryffondor, donner son point de vue avant toute chose.

- Je ne sais si vous l'avez deviné ou non, commença-t-il en léchant ses doigts un à un, mais j'ai tendance à vouloir exclusivement dominer mes adversaires. Le complexe du héros solitaire, si vous voulez, ajouta-t-il avec un regard moqueur en direction de Severus.

Celui-ci renifla de dédain tandis que Lucius rigolait doucement.

- J'avais cru le remarquer oui, murmura-t-il ensuite.

Harry lui fit un large sourire. Il s'était toujours demandé vers qui il irait en premier lorsque enfin, la situation se prêterait à un tel choix. Il n'hésita finalement pas longtemps : le blond venait de reposer sa grappe de raisin et lui tendait une main qu'il prit sans hésiter.

Lucius l'attira à lui et leurs lèvres se scellèrent pour la première fois. Ils approfondirent le baiser, sans tenir compte du grognement rauque qui venait du lit. Harry passait ses mains dans le dos pâle, caressant les longs cheveux d'ors, se délectant du goût de la langue que Malfoy posait sur la sienne. Leurs torses se touchaient, avides de contact. La peur sourde du brun commençait doucement à disparaître, il était rassuré : les deux hommes n'attendaient pas de lui qu'il joue un rôle. Ils le prenaient comme il était. Il leur en était profondément reconnaissant, non qu'il ne les pensait pas capables de tels égards, mais il n'avait imaginé, même sans ses rêves les plus fous, être l'objet, non seulement de leur désir, mais également de leur bienveillance.

Alors que les mains de Potter glissaient vers les fesses rebondies du blond, des doigts se posèrent soudain sur son propre dos. Il frissonna : il n'avait pas entendu Snape s'approcher. Celui-ci se pencha par-dessus son épaule.

- Aurais-tu l'obligeance de me prêter ton jouet ? murmura-t-il.

Harry n'avait pas besoin de se retourner pour deviner le sourire fin de son ancien professeur. Il se détacha doucement de Lucius et écarta juste sa tête pour que, devant ses yeux remplis d'appétit, les deux hommes s'embrassent. De si près, il pouvait voir le jeu des langues, entendre les moindres soupirs. Il était bridé entre ces deux corps : l'un de porcelaine, face à lui, l'autre d'une couleur brune appétissante, dans son dos. Les mains de Severus agrippaient ses hanches, celles de Lucius s'étaient posées sur ses fesses, par-dessus son pantalon.

Il aurait pu rester là des heures, les regarder s'embrasser, reposer sa tête contre l'épaule ferme de Snape, s'endormir peut-être, entouré de toute cette chaleur.

C'était sans compter l'intention des deux autres. Leurs mains se joignirent autour de la ceinture de son pantalon, et celui-ci glissa lentement le long de ses jambes, entraînant le sous-vêtement dans sa course. Derrière lui, Severus fut le premier à se relever. Il passa ses bras autour du torse du brun et déposa une série de baisers dans son cou. L'application qu'il mettait à cela lui fit rapidement oublier que Lucius, lui, n'était pas remonté.

Le blond se trouvait toujours accroupi devant Harry. Il lui rappela brusquement sa présence en le prenant en bouche. Le plus jeune laissa un petit cri de surprise s'échapper de sa gorge, aussitôt accompagné d'une série de gémissements faisant vibrer son cou toujours contraint aux assauts de Snape.

La sensation était encore plus forte que dans la serre quelques instants plus tôt. Les mains, les caresses étaient partout à la fois : sur ses cuisses, autour de son sexe que la langue mutine de Malfoy rendait humide, sur son ventre contracté par le plaisir, dans son dos, et sur son cou. Les lèvres chaudes de Severus l'abandonnèrent, laissant un froid immense derrière lui. L'ancien professeur contourna le couple et se dirigea vers le repas où il prit sa part.

Complètement accaparé désormais par la langue et les doigts qui tournaient autour de son sexe dressé, Harry ne se soucia plus vraiment de lui. Mais lorsque Lucius se redressa à son tour, il grogna. Le ricanement du blond lui déplut. Pour le châtier, il se jeta sur ses lèvres, les dévorant dans un baiser fougueux.

- Un vrai lion, lâcha Malfoy à bout de souffle quand Potter, les sourcils froncés s'écarta enfin de lui. Je pense, qu'il aimerait en avoir sa part, ajouta-t-il en désignant le lit.

Harry tourna la tête et la plus belle des visions s'offrit à lui. Il ne mit pas longtemps à rejoindre Snape qui, allongé de tout son long sur le matelas rond, faisait rouler des grains de raisins sur son torse avant de les croquer. Il s'agissait d'un jeu, le gryffondor en était conscient, et il ne voulait en aucun cas perdre. Il grimpa sur le lit et attrapa le pantalon noir que l'ancien professeur n'avait toujours pas ôté. Il s'en chargea, libérant le reste du corps jusque là prisonnier. Une fois cela fait, il enjamba le corps de l'ancien professeur et s'installa sur ses hanches. Severus lui fit son sourire sarcastique.

- Tu ne feras rien de bon le ventre vide, prévint-il.

- Bret est un cuisinier hors pair, ajouta Lucius.

Potter tourna la tête vers le blond qui s'était assis sur le lit, face à la table sur roulette et piochait à son tour dans les cubes de magret de canard confit avec un plaisir non dissimulé.

- Tu devrais goûter Harry, confirma Snape.

- Pas avant d'avoir goûter tes lèvres, trancha le brun en se penchant effectivement en avant.

Il emprisonna la fine bouche de Severus entre ses lèvres et força aussitôt l'entrée de sa langue. A côté d'eux Lucius souriait en les regardant, tout en prenant un peu de riz au bout de sa fourchette. Ce repas était des plus délicieux. Son sourire s'agrandit lorsque d'un coup de rein, Snape retourna la situation, plaquant le plus jeune sur le lit. Leur baiser était vorace et Malfoy ne s'en sentait que plus excité. Il reprit la grappe de raisin qui traînait sur le matelas et en goûta quelques grains. Il allait bientôt être difficile de rester impassible tandis que les deux hommes de sa vie roulaient l'un sur l'autre, avec des gémissements purement divins.

Le blond reposa la grappe, se lécha le bout des doigts, et repartit à l'attaque. Grimpant sur le lit, il attrapa par derrière les épaules de Severus qui se trouvait à ce moment là au-dessus et le força à se redresser, plaquant son dos sur sa poitrine.

- Laisse-le un peu respirer Sev, murmura-t-il en plongeant ses mains sur le torse chaud qu'il aimait tant. Harry, il faut vraiment que tu manges, insista-t-il.

Le brun ne l'écouta pas et se redressa à son tour, collant son torse contre celui de Snape, coinçant celui-ci entre lui et Lucius.

- Embrassez-moi, murmura-t-il, ensemble.

C'est à cette phrase précisément que le sexe comprimé de Severus acheva de se dresser contre le ventre du plus jeune. Ce dernier rigola doucement. Obéissant à sa requête, Lucius contourna le corps de son premier amant et posa délicatement sa bouche sur un coin de celle de Potter. Snape les rejoignit, prenant entre ses lèvres à la fois celles de Harry et celles du blond. La position était délicate. Ils se serraient les uns contre les autres, s'entourant de leurs bras, à genoux sur cet immense lit, passant leur langue d'une bouche à l'autre.

Mais les trois hommes en ressentaient un vif plaisir. Cette accolade était la première en vérité, celle qui marquait réellement le point de départ de leur nouveau rapport.

Avec ce baiser, tout s'enchaîna naturellement : les gestes, les mouvements, les accords. Un simple regard faisait comprendre à l'un ce que les deux autres voulaient. Ils se complétaient naturellement.

Severus finit par se rallonger sur le lit, s'offrant à Harry qui après une rapide préparation, le pénétra avec douceur. A genoux sur le lit, le jeune homme tenait fermement les cuisses de son amant et ne quittait pas des yeux son visage. Le temps s'arrêtait. Lucius tourna un peu autour d'eux, les caressant, les embrassant, et finit par trouver sa place. Il se leva carrément sur le matelas et enjamba les deux autres. Face à Harry, tournant le dos à Severus, il s'accroupit doucement entre eux deux. Comprenant ce qu'il s'apprêtait à faire, Potter ralentit ses mouvements tandis que Snape tendait les mains pour prendre ses hanches.

Progressivement, haletant sous l'effort et le plaisir, Malfoy s'empala sur le sexe tendu de Severus, s'accrochant aux épaules de Potter. Lorsque le visage du blond fut face à celui du jeune homme, il se pencha et l'embrassa. Les mouvements reprirent, plus tranquillement. Harry devait maintenir plus fermement encore les hanches de Severus qui supportait désormais le poids de Lucius. Se dernier contractait ses cuisses pour monter et descendre le long du membre, s'aidant toujours des épaules du brun qui lui faisait face.

Enfin, Snape essayait de contrôler les mouvements des deux autres, se laissant pénétrer et pénétrant lui-même à la fois. Il ne sentait même plus la présence des draps de satin autour de lui, ne voyait plus la chambre et ses murs. Il ne se concentrait que sur le dos pâle devant lui qui suivait une cadence de plus en plus effrénée. Tout était là : sur ce dos où la sueur perlait. Il s'accrochait pourtant aux draps, respirant avec force, se cambrant le plus possible, soulevant ses hanches pour aider Lucius.

Soudain, il rejeta la tête en arrière et explosa au plus profond du blond qui gémit longuement. Aussitôt, comme s'il attendait ce signal, Harry lâcha d'une main les hanches de Severus, et la posa sur le sexe libre de Malfoy. Il voulait être le dernier, et comptait bien y arriver. Tout en continuant à pilonner un Snape gémissant avec de plus en plus de force, il branlait le blond avec toute l'excellence qu'il pouvait. Il se sentait puissant, maîtrisant tout : les deux corps étaient à lui.

Comprenant très bien son intention, Lucius lui jeta un regard noir avant d'exploser entre ses doigts habiles. Souriant de toutes ses dents, Harry le suivit aussitôt en poussant un râle de satisfaction.

Severus libéra ses jambes du poids du corps de Malfoy et se redressa sur ses genoux pour les enlacer par derrière, portant ses mains jusque sur les épaules du plus jeune. Ce dernier se sentit alors pleinement exister à cet instant précis, certain d'avoir fait le bon choix. Il remerciait mentalement les deux hommes de lui avoir fait une telle proposition, se félicitant lui-même de l'avoir accepté.

Soudain, gâchant quelque peu cet instant idéal qui couronnait leur jouissance, son ventre se mit à grogner. Severus ricana aussitôt en se détachant du dos pâle de Lucius. Ce dernier regarda Harry avec des yeux gentiment moqueurs.

- Nous t'avions bien dit qu'il fallait que tu manges.

Potter repoussa le blond dans un grognement et se dirigea vers la petite table. S'installant au bord du lit il commença à manger, sans plus s'occuper des deux autres dans son dos. Etait-ce sa faute si l'effort lui avait donné faim ? Sa mauvaise humeur partit cependant rapidement : le riz, le magret, le vin, tout était délicieux, particulièrement la sauce. Tellement délicieuse que son désir en fut soudain ravivé. Etonné lui-même, il regarda sans comprendre son sexe se redresser lentement contre son ventre.

- Oh, Luce, murmura Snape qui était resté allongé sur le lit, tu as oublié de dire un détail important à notre jeune ami.

Lucius se redressa et s'approcha du plus jeune qui avait cessé de manger en gémissant. Le blond passa un doigt fin le long de la verge.

- Ah oui, en effet, susurra-t-il en fixant avec appétit les deux yeux verts colériques.

- Du gingembre, souffla Harry.

- Tu croyais vraiment avoir gagné la première manche, n'est-ce pas Harry ? ricana Severus. Mais c'est que nous étions au maximum de nos possibilités, nous ne pouvions tenir plus longtemps.

- Tu vas vite comprendre, ajouta Malfoy en repoussant délicatement le plus jeune sur le lit par les épaules.

- Nous allons t'initier au plaisir du froid à présent, ricana Snape.

Harry allait répliquer qu'aucune initiation n'était nécessaire, qu'il pensait pouvoir se débrouiller parfaitement sans leurs cours de sexualité, mais lorsque le fond du verre froid de Severus se posa sur son ventre, sa bouche se crispa et aucun son n'en sortit.

Ses yeux assombris par le désir virent les doigts du blond plonger dans le liquide ambré du rhum et en sortir un glaçon tout rond. Très vite, tout ne fut plus que sensation mêlant glace et feu. Il apprit très vite, se servant à son tour de son verre pour exciter ses compagnons et les forcer à le rejoindre dans une nouvelle jouissance.

C'était ainsi qu'il les aimait, à présent il en était sûr : tout n'était que subtilité, finesse, stratagème et raffinement. Du magret au glaçon, il n'y avait qu'un pas. D'un repas de luxe à un lit circulaire, juste un peu d'appétit. Tout semblait naturel au brun à présent. Se retrouver dans les bras des deux hommes était ce qu'il attendait depuis longtemps, sans le savoir.

Mais il ne serait pas dit qu'il serait le moins espiègle des trois. Alors qu'il préparait Severus à son entrée à l'aide d'un peu de glace, et que leur jeu érotique prenait des dimensions particulièrement intéressantes, il s'exclama, faisant écho au cri orgasmique de l'ancien professeur :

- Oh, j'ai perdu le glaçon !

THE END (ou pas...)

____________________________________________________

Mais où a donc bien pu passer ce glaçon pour faire crier Snape ainsi ? @@  

Alors oui, "ou pas" parce que j'hésite à écrire une mini suite, une sorte d'épilogue. Disons que j'ai bien envie de décrire la tête de Ron quand il apprendra que son ami... rahh je sais pas. =D

En tout cas, j'espère que ça vous a plu !! Bisous à tous !!

 
 
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