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au 15 Mar 10 :
1631 comptes dont 538 auteurs
pour 1895 fics écrites
contenant 5448 chapitres
qui ont générés 10676 reviews
 
     

     
 
L'abominable Draco des Glaces
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
2 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     Les chapitres     14 Reviews    
Chapitre 1 : Dix points pour la tête, vingt pour le cœur et quinze pour les ...

Titre: L'abominable Draco des glaces

Genre: Romance

Paring: HP/DM, what else ? ( merci à Nespresso )

Rating: Je dis « M » et je le sèèème sur ma planèèète ( merci à Mathieu Chedid )

Disclamer: Rien à moi. Tout à JKR.

Remerciement: A HaniPyanfar qui a corrigé ce chapitre au lieu d'écrire sa fabuleuse histoire « Âmes soeurs » que je vous conseille vivement! Et toi Pyanfar: VA ECRIRE!!!

 

Notounette: Quoi Génie du Mal? Quoi FCO? Quoi Et Draco perdit Harry? Je ne vois pas du tout ce à quoi vous faites allusion! Je n'ai jamais entendu parler de ces fics alors il est de mon droit le plus strict d'en entamer une nouvelle.

Bon, ok j'avoue, je ne suis pas à jour dans mes fictions, mais c'est la faute de BadAngel ( ouais je dénonce ! ) si j'ai écrit cette histoire en sus. Figurez vous qu'on a fait un pari débile et que j'ai perdu ( VENDETTA ! ) ...Un OS je lui devais mais comme cet OS est long, j'en ai fait une mini fic. Z'avez le droit ( voire le devoir) de la lyncher.

 

Bref, cadox pour toi, Baddynette ( que tu m'as soutiré de la plus vile des manières !!! )


Chapitre 1 : Dix points pour la tête, vingt pour le cœur et quinze pour les ...

 

Draco regardait sans les voir les lourds flocons de neige virevolter derrière la fenêtre de la bibliothèque. Il poussa un minuscule soupir d’ennui et ses yeux se reposèrent sur le livre ouvert devant lui. Il reprit sa très intéressante lecture sur l’effet du sortilège Dissandium mais les rires, venant des élèves jouant en bas dans le parc, troublaient quelque peu sa concentration.

 

Il émit un reniflement de dédain. La plupart des Gryffondors et des Poufsouffles étaient sûrement dehors en train de chahuter. C'était comme ça dès que deux flocons avaient le malheur de tomber. Il imaginait sans mal Potter et ses crétins d’amis s'amusant comme des gosses dans la neige. Les Gryffondors étaient des êtres immatures par définition, mais ceux là semblaient détenir vraiment le pompon.

 

« Et ça a dix-sept ans ! » pensa-t-il.

 

Lui trouvait beaucoup plus intelligent de bosser ses cours ou à la rigueur d’écouter les nouveaux ragots dans sa salle commune. Voire même de concocter avec Blaise et les autres de nouveaux coups bas contre les Gryffondors.

C’était devenu une voie sans issue, cette guerre entre les Serpentards et les Gryffondors. Mais Draco s’en contentait très bien. Il aimait ça, se mesurer à Saint Potty. Il aimait moins quand le Saint en question avait le dessus mais il faisait en sorte que cela n’arrive pas ou presque

.La veille encore, pendant le cours de Divination – alias cours de glandage intensif --, et en faisant semblant de lire ça dans les astres, il avait inventé une histoire dans laquelle Potter souffrait mille morts. Ce à quoi le Gryffondor avait répondu qu’il racontait n’importe quoi.

Alors Draco avait soudainement trouvé cette divergence d’opinions très intéressante et il avait demandé poliment à Trelawney si ça ne serait pas judicieux que Potter travaille sur ce sujet et en fasse un exposé à toute la classe. Le professeur avait positivement adoré l’idée et malgré les protestations du Balafré, l'avait affublé d’un travail supplémentaire pour le prochain cours ... Noté, le travail !

 

Draco eut un sourire en se souvenant du regard noir de Potter à son encontre et de cette promesse qu’il lui avait murmuré à voix basse « Tu vas payer ! ».

Ce à quoi Draco avait répondu en levant un sourcil amusé « Moi aussi je t’aime Potty. »

Il se rappela que cela avait fait ricaner les autres Serpentards. Potter lui avait répondu par un geste obscène. Ce type était vraiment d’une vulgarité affolante.

Il avait sûrement passé ses heures de travail imprévu à le maudire et à chercher comment se venger. Draco avait presque hâte de voir ce que son ennemi de toujours avait trouvé. Ça serait certainement moins ennuyeux que ce qu'il était en train de faire.

 

Soudain, alors qu’il s’apprêtait à replonger dans son bouquin, il sentit en bas de son dos, à la limite de sa chute de reins, une sorte de coup suivi d’un grand froid.

Se retenant pour ne pas crier, il sursauta sur sa chaise et se frotta la partie touchée. Mais la sensation glaciale venait de partir, si bien qu’il crut avoir rêvé.

Lorsqu’il reçut le deuxième choc glacial, ce fut au niveau de sa poitrine. Cette fois, il poussa un petit cri sous la surprise. Il lui semblait que de la neige lui coulait sur le torse très lentement. Mais il avait beau regarder et toucher, il n’avait rien

.Pourtant les chocs glacés continuèrent de l’atteindre. Draco se dit que les quelques élèves présents devaient le prendre pour un fou puisqu’il sursautait toutes les dix secondes en regardant frénétiquement diverses parties de son corps.

Affolé, il quitta la bibliothèque sous le regard incrédule des autres élèves et heurta de plein fouet Pansy Parkinson. Il ne tomba heureusement pas et rattrapa même la jeune fille de justesse. Il leur fallut deux secondes pour reconnaître la personne qu’ils venaient de percuter, ce qui les empêcha de s’engueuler vertement

.

-Draco, je te cherchais ! Je reviens du parc, il faut absolument que tu viennes voir ça ! s’exclama directement son amie.

 

-Pas maintenant, fit le Serpentard rapidement. Il faut que je trouve Snape, je…. MAIS C’EST QUOI CE BORDEL ? !

 

Draco se massait la nuque à présent, jetant des coups d’œil frénétiques un peu partout autour de lui. Ce qu’il ressentait, même si cela ne faisait pas vraiment mal, était très désagréable.

 

-Mais qu’est-ce qui t’arrive ? demanda Pansy, étonnée que Draco fasse preuve de vulgarité.

 

-Je n’en sais rien, grommela-t-il en se reprenant un peu. Depuis quinze minutes, j’ai l’impression qu’on me balance de la neige dessus ! Je suis complètement glacé et impossible de voir d’où vient ce truc !

 

Il serra les poings, irrité par le ridicule de la situation. Il ne fallait surtout pas qu’il panique. Il se contenta donc de cligner des yeux lorsqu’une nouvelle vague de froid le toucha à la jambe mais ses poings se crispèrent un peu plus.

 

-Draco … Je crois qu’il faut vraiment que tu viennes voir dehors…

 

Le Serpentard posa son regard gris sur son amie. Il y avait une sorte d’urgence dans sa voix. Comme si elle savait quelque chose que lui ignorait, quelque chose d’important. Il renonça donc à son problème pour l’instant et suivit sa camarade dans le dédale des couloirs, grognant à chaque fois qu’une nouvelle vague glacée l’atteignait.

Il y avait intérêt à ce que Pansy ne l’ai pas fait venir pour rien !

Il marqua un temps d’arrêt lorsqu’elle ouvrit la grande porte, n’étant définitivement pas habillé pour se balader dehors sous la neige mais il la suivit quand même, marchant un peu plus vite pour la rattraper.

Ils avancèrent pendant dix bonnes minutes, jusqu’à arriver de l’autre côté de l’école.

La première chose que Draco entendit, ce fut un éclat de rire, suivi de plusieurs autres. Il fronça les sourcils et ralentit un peu le pas.

 

Il y avait au moins une trentaine d’élèves qui formaient un demi-cercle et ils semblaient beaucoup s’amuser. Ils regardaient quelque chose que Draco ne voyait pas encore. Il s’approcha intrigué, se demandant si des élèves étaient en train de se battre. C’était le genre d’évènement qui rameutait les foules.

Et Draco était déjà prêt à enlever des points. Il joua un peu des coudes pour arriver jusqu’à la première ligne et fut déçu de ne voir aucun corps ensanglanté. Il y avait là simplement un groupe de Gryffondors de septième année ( et pas du tout ensanglantés, hélas ! )

Alignés par ordre de crétinisme, Weasley, Londubat, Finnigan et Thomas écoutaient tous religieusement Potter, qui se pavanait à quelques mètres devant eux, chacun tenant une boule de neige à la main.

Il y avait quelque chose juste derrière le Balafré mais Draco ne parvenait pas à voir ce que c’était.

 

-Bon, expliquait Potter avec un énorme sourire. Je suis toujours en tête, Ron arrive juste derrière moi avec 52 points. N’oubliez pas, la tête c’est dix points, les bras et les jambes cinq points, si vous arrivez à viser le cœur, c’est vingt points direct et c'est quinze pour les parties. Pour le reste, juste un point. On en était à qui ?

 

-A moi ! s’écria Finnigan semblant trépigner d’impatience. Mais je persiste à dire que tout à l’heure c’est le bras que j’ai eu et pas l'épaule !

 

-De toute façon, ricana Weasley, toi tu cherches toujours à viser les couilles !

 

-C’est simplement parce que ça doit être très désagréable à cet endroit-là, répliqua l’Irlandais avec innocence. Allez Harry, pousse toi, sourit-il en arrondissant un peu mieux d'un air sadique la boule de neige entre ses mains.

 

Draco, qui ne comprenait pas grand-chose, vit le Balafré se déplacer et se poster un peu plus loin. Il découvrit alors une statue de glace. C’était le truc qu’il ne distinguait pas avant à cause de Potter. Maintenant il la voyait bien. Elle représentait un homme et Draco eut un reniflement de dédain en comprenant le jeu de ces attardés de Gryffondors.

Il resta cependant là, à regarder la sculpture de glace. Quelque chose en elle lui semblait étrangement familier. En tout cas, elle avait dû être faite magiquement car elle était parfaite.

L’homme qu’elle représentait était nu, bien proportionné. Il avait le ventre plat avec des abdominaux bien dessinés même s'ils n'étaient pas excessifs, des jambes assez longues et finement musclées et son visage avait des traits réguliers, vraiment agréables à regarder

. Draco fronça les sourcils en s’attardant sur le visage puis il écarquilla les yeux, comprenant enfin pourquoi Pansy l’avait amené ici. Au même instant, Finnigan lança sa boule qui atteignit la cuisse de la statue ... la statue qui le représentait avec un souci du détail impressionnant.

Draco sentit la neige s’abattre sur sa cuisse et le froid dégouliner sur sa jambe.

 

-Merde, j’y étais presque ! gémit Finnigan, faisant rire les autres.

 

-Désolé mon pote, juste cinq points sur ce coup là ! fit Potter avec un faux air navré.

 

Ce fut à cet instant que Draco laissa sa colère prendre le dessus sur son calme légendaire. Il sortit sa baguette d’un geste brusque, faisant sursauter son voisin, un Poufsouffle, qui blêmit en le reconnaissant.

 

-POTTER ! cria Draco et ses joues étaient rouges de colère.

 

Les Gryffondors ainsi que leur « public » sursautèrent et Londubat lâcha la boule de neige qu’il tenait dans ses mains.

 

-Malfoy, répondit simplement le Gryffondor d’un ton léger en le fixant de ses yeux verts et amusés

.

Il ne semblait pas avoir peur de la baguette pointée dans sa direction. Pourtant tous les autres avaient pâli.

 

-Tu es allé trop loin cette fois Potty, annonça Draco froidement. Ça faisait longtemps que j’attendais l’occasion de me défouler sur toi !

 

Il leva sa baguette mais son sort ne sortit jamais de sa bouche car le Balafré venait de se glisser derrière la statue. Il ricana d’un air mauvais en enroulant ses bras autour d'elle. Draco frissonna, se trouvant soudainement enlacé par des bras forts et invisibles.

Avec une précision terrifiante, il sentit sur sa poitrine le tissu un peu rêche et froid des manches de Potter et dans son dos, la chaleur de son torse qui se collait à lui.

 

-Je te déconseille de lancer ton sort, tu pourrais te faire très mal …, susurra Potter.

 

-Dégage de là ! siffla Draco en approchant encore, essayant de ne pas penser aux bras qui l’entouraient.

 

Voir Potter se planquer derrière sa statue augmentait encore plus la colère du Serpentard.

 

-Quoi ? s’exclama le Gryffondor faussement déçu. Tu n’aimes pas la statue que j’ai créée ? Moi qui pensais qu’un être aussi narcissique que toi ne pouvait qu’apprécier ! La ressemblance est frappante, n’est-ce pas ? Quoique, à mon avis, tu es encore plus froid qu’elle …

 

Potter ricanait toujours et ses amis aussi, quoique un peu plus nerveusement. Draco écarquilla les yeux lorsque Potter posa sa main gantée sur la poitrine glacée en le fixant avec un air étrange.

Lui sentait parfaitement le gant sur sa peau nue et la tiédeur de la main à l'intérieur, cette main posée bien à plat sur son torse, au niveau de son cœur, cœur qui se mit soudain à battre plus vite.

 

-Arrête ça ! ordonna-t-il, essayant de garder son calme.

 

Potter ne devait surtout pas se rendre compte de l’effet qu’il lui faisait.

 

-Draco … le Prince des Glaces, murmura Harry ... C’est comme ça que les filles t’appellent, non ? demanda-t-il plus fort. Il paraît que ton cœur est un bloc de glace. Je ne suis pas d’accord avec elles. Tu n’as rien d’un prince et ton cœur est simplement pathétiquement vide. Le remplir de glace serait lui donner plus de poids qu’il n’en aura jamais.

 

Draco esquissa un sourire. Etrangement, les mots de Potter lui faisaient mal, alors il souriait d'un petit sourire ironique qui voulait dire qu’il s’en moquait. Il réussissait peut-être à berner le monde entier, mais pas Potter qui le connaissait trop bien et savait que ses paroles avaient fait mouche.

En bon ennemi qu’il était, le Balafré enfonça un peu plus le clou.

 

-Bien. Maintenant que je t’ai à ma merci, je vais enfin pouvoir m’amuser.

 

-Ne fais pas le con, Potter, prévint Draco d’une voix basse.

 

Mais Potter semblait trop se distraire pour seulement y faire attention. Il pointa sa baguette sur le cou de la statue et fit un petit sourire faussement contrit au Serpentard.

 

-Maintenant Malfoy, si tu ne veux pas que d’horribles furoncles s’installent inopinément sur ta peau pâlichonne, tu vas reconnaître devant nos chers amis ici présents que je te suis infiniment supérieur.

 

-Et ça t’amuse, ce genre de truc ? ricana Draco. Remarque, pas étonnant étant donné que tu es aussi intelligent qu'un troll moyen.

 

-Que veux tu, il n’y a pas de petites joies ! Allez, j’attends

-Va te faire foutre ! répondit Draco en souriant à son tour mais son sourire était très crispé.

 

Pour tout dire, à cet instant, il ne savait pas du tout quoi faire pour que la situation tourne en sa faveur. Il était bel et bien pris en otage par ce bouffon de Potter.

 

-Hum, je vois que tu ne considères pas les furoncles comme une menace sérieuse mais peut être que quelqu’un dans l’assemblée peut proposer quelque chose de mieux ?

 

Harry s’amusait vraisemblablement beaucoup et prenait maintenant à partie les élèves autour d’eux. Bien entendu, le premier à ramener sa fraise fut Finnigan. La plus grande gueule des Gryffondors.

 

-Je pense que le recouvrir de merde serait une bonne option ! s’exclama-t-il.

 

-Je ne connais hélas pas ce sort, répondit Potter navré.

 

-Mais tu connais celui des brûlures ! se souvint Thomas avec un grand sourire.

 

-Oui, c’est vrai ! Que penses-tu des brûlures Malfoy ?

 

-Arrête ça Potter ! cria soudainement Parkinson. Ton petit jeu est vraiment pitoyable !

 

-Oh, oh ! s’exclama Harry en ricanant. Ta petite amie prend ta défense. Comme c’est mignon !

 

Auparavant, le Gryffondor avait su qu’il avait blessé le Serpentard alors que celui ci semblait impassible. Mais cette fois, le blond comprit que Potter trouvait l’intervention de Pansy tout sauf mignonne. Il suffisait de regarder ses yeux verts durs et froids quand il parlait d’elle.

 

-Disons juste qu’elle relève le niveau de tous les crétins qui sont assemblés ici, fit Draco en haussant les épaules.

 

Potter avait cette fois définitivement perdu son sourire et Draco se demanda un bref instant si c’était parce qu’il n’avait pas nié qu’il sortait avec Pansy.

 

-Hé Harry, tu pourrais lui jeter un sort de chatouille ! s’exclama un petit Poufsouffle de seconde année que Draco était pourtant sûr de n’avoir jamais martyrisé.

 

Décidément les Poufsouffles n’étaient plus ce qu’ils étaient !

 

-Ou tu pourrais le faire atrocement souffrir ! proposa un Gryffondor de sixième année.

 

Par contre les Gryffondors restaient pitoyablement prévisibles…

 

-Tire-lui les cheveux !

 

-Pince-le !

 

-Griffe-le !

 

Il semblait à Draco que tous ses ennemis étaient réunis ici. Ce qui n’était pas une impression franchement agréable. Il sursauta en sentant les ongles de Potter s’enfoncer dans sa chair. Le Balafré semblait s’être finalement décidé pour les griffures. Il grimaça en pensant à toutes les fois où il avait imaginé Potter en train de le griffer. Décidément la réalité était beaucoup plus amère.

 

-Embrasse-le ! cria soudainement Weasley et il y eut un grand silence.

 

Même Draco se tourna vers la belette, l’air complètement hébété, mais Potter se mit à rire en disant à son ami que c’était une bonne idée. Il sortit de derrière la statue et avant que le blond ait pu répliquer quoi que ce soit, il sentit une bouche étrangement douce se poser sur la sienne…

C’était bizarre d’être embrassé sans avoir personne en face de soi. C’était comme dans un rêve. Draco se mit à rougir lorsqu’une langue tenta de passer la barrière de ses lèvres. Et avec la même précision qu’il avait senti les boules de neige tomber sur lui, il goûtait à présent la saveur de Potter. Et c’était …déstabilisant.

Puis aussi vite qu'il avait commencé, Potter s’arrêta en riant franchement comme s’il venait de faire la meilleure blague au monde. Son rire s’arrêta net quand il vit la tête de Malfoy. Le blond était aussi pâle qu'un mort et touchait ses lèvres du bout des doigts, l’air de ne pas croire à ce qui venait de se passer.

Harry ne savait vraiment quelle raison avait poussé Ron à lui demander d’embrasser la statue. Sur le coup il avait trouvé ça vraiment marrant et il avait pensé que Malfoy en serait humilié. Il avait complètement occulté de son esprit le fait que Malfoy allait ressentir le baiser. Lui n’avait posé ses lèvres que sur de la glace … mais pour Malfoy, c’était comme s’il l’avait vraiment embrassé.

 

-Je … Je ne voulais pas, bégaya-t-il mais le Serpentard avait déjà changé de comportement et avançait vers lui à grandes enjambées, le regard haineux et les poings serrés.

 

Harry recula et cogna la statue qui commença à tomber sous le regard horrifié de tous les élèves assemblés. Draco quant à lui se voyait déjà émietté et avait fermé les yeux, s’attendant au pire.

 

-Leviosa ! cria une voix derrière le Serpentard et la statue fut maintenue dans les airs.

 

Draco ouvrit les yeux difficilement mais il était trop étonné d’être encore entier pour rester dans le doute. En face de lui, Potter était aussi pâle qu’un mort. Severus Snape avait sa baguette tendue en direction de la statue et tout doucement la reposait au sol.

Il était accompagné de Dumbledore et de MacGonagall et aucun des trois n’avait l’air très content. Un peu plus loin derrière eux se tenait Blaise Zabini. Il fit un signe de tête entendu à Draco que le blond lui rendit.

 

-Peut-on savoir, Monsieur Potter, ce qui se passe ici ? demanda Snape en fusillant le Gryffondor du regard.

 

Potter regardait la statue, semblant soulagé qu’elle n’ait rien, ce que Draco trouva vraiment étrange.

 

-Je … commença Potter complètement mal à l’aise, c’était pour rire

-Il a tenté de me tuer ! fit valoir Draco avec un reniflement méprisant. Il a ensorcelé cette statue pour me faire souffrir par procuration !

 

-C’est vrai Harry ? questionna Dumbledore. C’est toi qui a créé cette statue ?

 

-Heu … oui

-Et tu l’as ensorcelée ?

 

-C’était juste une blague, tenta de nouveau le Gryffondor avec un sourire crispé. Ce n’est pas quelques boules de neige qui allaient tuer Malfoy…

 

Le Serpentard se contenta de lever un sourcil sceptique et résista à l’envie de répliquer que Potter n’avait pas fait que lui jeter de la neige dessus mais il ne tenait pas à ce que les professeurs soient au courant pour le baiser. L’essentiel, c’était qu’ils se rendent compte que Potty était un irresponsable, un crétin, voire un dangereux détraqué.

 

-Mais tu es complètement inconscient ! s’exclama Dumbledore.

 

-Potter, si à votre âge, vous vous comportez de la sorte, c’est de la bêtise pure et simple ! rajouta McGonagall.

 

-C’est un fou furieux ! siffla Snape. Je l’ai toujours dit !

 

Draco ne put s’empêcher de sourire cruellement, sourire que Harry intercepta et qui lui donna la soudaine envie de castrer la statue.

 

-Je commence à en avoir assez de vos inlassables disputes à vous deux, reprit Dumbledore. Harry, enlève le sort sur la statue et suis-moi dans mon bureau, avec Draco.

 

Le Gryffondor hocha la tête et pointa sa baguette sur la statue avant de se rendre compte qu’il ne savait pas du tout quoi faire. Pour tout dire, il ne savait même pas comment il avait réussi à ensorceler la statue. Il y avait juste pensé en la créant tout en remuant vaguement sa baguette magique.

 

-Un problème Potter ? Le professeur Dumbledore vous a demandé quelque chose il me semble ? persifla Snape.

 

-C’est que ... je ne sais pas comment enlever le sort…

 

Snape eut un soupire agacé et poussa le Gryffondor avant de lever sa baguette sur la statue.

 

-Finite Incantatum ! rugit-il.

 

Puis il tapota sur l’épaule de la statue en se tournant d’un air interrogateur vers Draco.

 

-Ça n’a pas marché, grogna le Serpentard qui avait senti le tapotement de son directeur de Maison comme s’il était à la place de la statue.

 

Snape marmonna quelque chose d’incompréhensible avant de jeter un autre sort sur la statue. Toujours sans changement …

Une demi-heure plus tard, Snape était blanc de rage et il lançait sort sur sort, s’énervant de plus en plus sous le regard inquiet de Draco. Le blond avait peur que son professeur préféré ne se mette à jeter, sous le coup de l’émotion, un sortilège dangereux sur la statue.

Le Maître de potions avait beaucoup de mal à admettre qu’il ne puisse pas défaire un sort jeté par Harry Potter … Le Survivant avait beau être celui qui avait tué Voldemort, pour lui, il restait un immature gamin de dix-sept ans. A contre-cœur il se tourna vers Dumbledore.

 

-Je n’y arrive pas, dit-il en serrant les dents, vous devriez essayer…

 

-Mon cher Severus, sourit le directeur, je crains de ne pas pouvoir faire mieux que vous. A mon avis, ce sort s’enlèvera tout seul, enfin il faut l'espérer …

 

-Comment ça, il s’enlèvera tout seul !?! s’exclama Draco furieux. Vous ne pouvez pas rester les bras croisés, c’est ma vie qui est en jeu !

 

-Oui, enfin il ne faut rien exagérer, marmonna Potter en levant les yeux au ciel.

 

Il s’attira plusieurs regards noirs et préféra sagement ne pas en rajouter, du moins pour le moment.

 

-Nous allons mettre la statue à l’abri dans le château, annonça Dumbledore. Je vais lui lancer un sort qui l’empêchera de fondre, ce sera toujours ça de pris.

 

-Mais ça ne va pas du tout ! s’énerva le Serpentard blond. Même si elle ne fond pas, il y aura toujours des petits malins comme Potter pour tenter de me faire du mal grâce à la statue ! J’exige qu’on s’occupe sérieusement de ma sécurité !

 

-Bien entendu, Draco, c’est notre priorité, sois-en sûr, dit Dumbledore d’un ton apaisant. C’est pourquoi je vais assigner une personne à la surveillance de la statue. Je pense que Harry sera parfait pour ce travail.

 

-PARDON ?!

 

Harry et Draco s’étaient récriés en même temps et avaient le même air choqué sur le visage.

 

-Cela te servira de punition, Harry. Et s’il arrive le moindre mal à Draco, tu en seras tenu pour responsable.

 

-Mais…, commença le Gryffondor.

 

-C’est hors de question ! coupa Draco. Je n’ai aucune confiance en ce type !

 

Harry leva de nouveau les yeux au ciel. Malfoy était décidément beaucoup trop mélodramatique, ce n’était qu’une blague, après tout. Bon, il avait peut-être un peu exagéré. Il aurait dû se contenter de faire une statue à l’image de Malfoy sans l’ensorceler en plus pour que le Serpentard ressente tout par lui-même. Mais franchement, ça n’aurait pas été aussi marrant.

 

-Pourtant, c’est ce qui va se passer, Monsieur Malfoy, dit McGonagall. Harry surveillera la statue et je peux vous assurer que s’il veut rester dans cet établissement, il prendra son rôle très au sérieux. N’est-ce pas Monsieur Potter ?

 

Harry hocha la tête à contre cœur. Surveiller une statue semblait vraiment ennuyeux à mourir. Il fallait juste espérer que le sort qu’il avait lancé s’efface de lui même et assez vite.

 

°O°O°O°O°


Harry avait été installé dans la salle sur demande, avec pour unique compagnie la statue et un repas apporté par les elfes.

Il n'avait pas le droit de quitter la pièce tant qu'aucune autre solution plus convenable ne serait pas trouvée, à moins que le sort qu'il avait lancé sur la statue ne s'annule tout seul.

Harry soupira en s'allongeant sur le lit, croisant les bras derrière sa tête. C'était l'enfer, cette punition. Il s'ennuyait déjà comme un rat mort alors que ça ne faisait que cinq heures qu'il était là. Hermione lui avait bien apporté ses livres de cours mais il préférait encore compter les arabesques sur les tapisseries de la chambre plutôt que d'en ouvrir un ... et les murs étaient couverts d'arabesques.

 

La statue avait été mise dans un coin de la pièce et elle était tournée vers lui comme une sentinelle silencieuse. Harry se suréleva légèrement en prenant appui sur ses coudes et la regarda avec un certain malaise. Depuis qu'il s'était retrouvé seul avec elle, il n'avait plus du tout envie de rire.

Elle ressemblait vraiment beaucoup à Malfoy. Beaucoup trop en réalité. Oui, c'était lui qu'il l'avait créé et oui, c'était fait exprès mais Harry avait été un peu trop bon sur ce coup là.

De là où il était, il détailla le corps de glace. Il refusait de s'approcher trop près de sa création. Ouais, le moins qu'on puisse dire, c'était que Malfoy était bien foutu. Il était même mieux que ça! Il était grand et finement musclé. Pas une once de graisse ! Pas un seul bouton ! De la pointe des pieds jusqu'au bout de ses cheveux, Malfoy était canon.

 

Harry pensa que ses jambes longues et nerveuses devaient être une prison d’érotisme si jamais elles décidaient de s’enrouler autour d’un autre corps. Il secoua la tête pour chasser cette pensée malvenue avant de déglutir en regardant le sexe de glace.

Il resta un moment à le contempler et se maudit encore une fois d’avoir créé cette statue avec autant de précision. Sa gorge s’assécha. Il sentit son entrejambe avoir un léger sursaut de réveil à l’idée de ce qu’il ferait à cette partie de l’anatomie – trop alléchante - du blond s’il était vraiment ici, nu devant lui.

Il remua un peu dans le lit pour trouver une position plus confortable et réussit à se convaincre qu’il n’avait rien d’un dépravé sexuel. Et que mater ainsi la reproduction malheureusement congelée de la bite de Malfoy était une réaction tout à fait normale de la part de son ennemi juré.

Et pour se prouver qu’il était tout à fait capable de détacher son regard des attributs Malfoyens, il passa à l’observation du buste de la statue. Ses bras figés semblaient à tout moment sur le point de bouger et Harry pouvait presque voir les muscles de ses épaules noueuses rouler sous sa peau.

Il imaginait aussi très bien les longs doigts arachnéens, qui même sous cette forme, semblaient suinter de pouvoir et de délicatesse, se tendre dans sa direction dans une invite silencieuse.

Il avait toujours été jaloux des mains de Malfoy. Les siennes étaient larges et un peu calleuses, très prolétariennes en fait. Celles du blond dégageaient une sorte de dextérité à toute épreuve. Il se demanda, encore une fois, quel effet cela ferait d'avoir de telles mains posées sur lui.

Question aussi inutile que douloureuse.

Si un jour Malfoy posait les mains sur lui, ça serait sûrement dans le but de l'étrangler. Mais là, seul dans la salle sur demande, il avait bien le droit de rêver tout éveillé. Certes le blond avait un caractère de chien mais il était indéniable que Harry était attiré par lui, -- malgré ça ou peut-être à cause de ça justement --.

 

Le problème, c'était que le vrai Malfoy était comme la statue, froid et intouchable. Harry remonta son regard jusqu'au visage glacé de la sculpture à l'effigie de son ennemi. Là aussi, tout était parfaitement dessiné mais il émanait des traits Malfoyens - certes d'une beauté stupéfiante - un certain dédain agaçant, rajoutant encore une touche de réalisme à l'œuvre immobile.

Oui, Harry avait été bon pour reproduire Malfoy. Il l'avait vu sous la douche plusieurs fois. A une certaine époque, les vestiaires des Serpentards avaient été hors service pendant des mois, donc les douches s'étaient faites en commun. Harry avait bien essayé de ne pas regarder mais il y avait eu des fois où il n'avait pas su résister, il était humain après tout.

De plus, Malfoy n'était pas vraiment pudique ou alors il imitait très bien le mec à l'aise avec sa nudité. Il n'en était certes pas à jouer du tambour avec ses parties génitales mais il semblait parfaitement décontracté en tenue d'Adam.

 

Enfin, de toute façon, on ne pouvait nier qu'il y avait de quoi assumer un corps pareil.

Harry se dit qu'il assumerait bien lui aussi le corps dévêtu du Serpentard sur ou sous son propre corps, - il était plutôt polyvalent dans ce domaine -.

Bien évidemment, il y avait plus de chance pour que les poissons du lac se mettent à voler pour migrer vers les mers des Caraïbes plutôt qu'un truc pareil n'arrive.

Déjà Malfoy était hétéro. Ce qui était un obstacle assez conséquent. Mais d'un autre côté, Harry était nul pour détecter qui était gay ou pas.

La rumeur disait que les homosexuels avaient une sorte de radar mental pour reconnaître leurs semblables mais Harry n'avait vraisemblablement pas bénéficié de cette option dans sa panoplie du parfait homo. En fait, il n'avait pas bénéficié de grand chose à part son goût malvenu pour un type qu'il était sensé détester.

Donc peut-être qu'il se trompait et que Malfoy était gay ... ou bi à la rigueur mais même dans ce cas, il faudrait être timbré pour penser que le blond puisse s'intéresser à lui.

Et dire qu'il l'avait embrassé ! C'était la honte absolue ! Enfin pour lui, c'était un bloc de glace qu'il avait embrassé mais Malfoy avait tout ressenti.

 

Il se demanda pourquoi Ron avait proposé un truc pareil ... La réponse était évidente. Ron savait bien entendu. Il avait d'ailleurs probablement déjà compris quand lui en était encore à penser que s'il cherchait tout le temps Malfoy du regard, c'était simplement pour s'assurer qu'il ne préparait pas un mauvais coup.

Comme s'il pouvait faire un coup tordu à poil sous la douche ... ou en train de lire son devoir de potions ... ou en volant sur son balai. Bordel ! Il y avait des milliers d'exemples encore plus foireux que ça mais Harry avait mis un temps fou avant de le comprendre !.

Donc Ron - ce faux frère - avait proposé le baiser et Harry avait vraiment cru, sur le coup, que cette blague allait être marrante. Lui même n'avait jamais fantasmé sur le fait d'embrasser de la glace, même si les lèvres de la statue représentaient celles de Malfoy.

Il n'était pas - encore heureux ! - un de ses adolescents attardés qui embrassent les posters de leur idole avant d'aller se coucher. Donc non, embrasser la statue ne lui avait laissé qu'une sensation de froid désagréable mais Malfoy, lui, avait tout senti.

 

Harry eut envie de se frapper la tête contre le mur devant sa bêtise affolante mais se comporter comme Dobby n'allait pas l'aider dans cette situation.

En plus il était sûr que Malfoy devait se dire qu'il embrassait comme un pied. Comme si on pouvait embrasser correctement une statue de glace !

Le Gryffondor envoya un regard noir à celle qu'il considérait désormais comme la cause de tous ses soucis. La statue se contenta de rester statique, indifférente à ses états d'âme – ouais, c'était Malfoy tout craché ! -

 

Il avait, bien entendu, essayé d'annuler le sortilège en reproduisant les sorts de Snape mais ça n'avait pas marché et Malfoy avait encore une fois hurlé au scandale. C'est qu'il avait une légère tendance à l'exagération, le blond !

Harry plissa les yeux, il avait sommeil à présent mais si Malfoy apprenait qu'il avait dormi au lieu de surveiller la statue, il allait faire de sa vie un enfer.

 

-Tu fais chier ! murmura-t-il à la forme blanche au coin de la pièce.

 

Et comme elle ne lui rétorqua rien, il soupira de nouveau. Au moins Malfoy, lui, avait de la repartie même si c'était un connard insensible.

 

« Un putain de sexy de connard insensible! » rajouta Harry dans sa tête et il eut un sourire amer.

 

°O°O°O°O°

 

Draco avait mal dormi. Enfin non, Draco n'avait pas dormi du tout. Comme s'il était possible de fermer ne serait-ce qu'un œil, sachant que Potter avait la garde de sa statue. Il s'était attendu à tout moment à se faire torturer. Il s'était tenu prêt à aller voir Dumbledore au moindre picotement bizarre mais rien ne s'était passé. Il avait juste été incapable de dormir.

 

-Tu as une sale tête, fit remarquer Blaise à sa droite en mordant dans un croissant. T'as pas arrêté de te tourner dans ton lit cette nuit.

 

Draco jeta un regard noir à son meilleur ami.

 

-J'ignorais que tu m'espionnais, répondit-il.

 

-Non, j'essayais juste de dormir, moi ! Mais un de mes voisins de chambre semblait avoir décidé que, puisque lui ne dormait pas, il pouvait grogner, bouger, se lever, se balader dans la chambre et allumer sa lampe de chevet en toute impunité et ainsi empêcher ses potes de dortoir de roupiller en paix.

 

-Ouais ! approuva Grégory à sa droite.

 

-Vous allez me faire pleurer ! rétorqua Draco. Tiens, le remord de vous avoir empêché de dormir est en train de briser mon petit cœur trop pur et trop délicat !

 

-Oui, ironise tant que tu veux, grogna Blaise, c'est plus facile que de présenter des excuses à ses amis.

 

-En tout cas, Potter semble bien s'occuper de sa mission, intervint Pansy pour couper court à ce qui pouvait dégénérer en dispute. Il n'est pas dans la grande salle, ce matin. Il a dû rester dans la salle sur demande.

 

-Encore heureux ! marmonna Draco, intérieurement content que Pansy ait fait arrêter les remontrances de Blaise.

 

Mais, comme un fait exprès, les portes de la grande salle s'ouvrirent sur un Harry Potter à l'air inquiet. Il jeta un bref coup d'œil à Draco avant de se diriger vers la table des professeurs d'un pas pressé.

 

-Putain, ça sent la merde ! remarqua Blaise en voyant Potter s'entretenir à voix basse avec Dumbledore.

 

Draco ne put qu'approuver. Au bout de cinq minutes de discussions houleuses, - car Snape semblait s'être mis de la partie - Dumbledore se leva, sembla chercher quelque chose à la table des Serpentards, croisa le regard de Draco et lui fit signe de venir.

Le blond serra les dents en se levant alors que Blaise répétait à quel point ça puait la merde.

Il se dirigea calmement vers l'estrade, conscient que la plupart des élèves commençaient à regarder dans sa direction. Potter le fixait d'un air coupable qui n'avait rien de rassurant.

 

-Oui ? demanda-t-il d'une voix égale, une fois arrivé devant les professeurs.

 

Il fit semblant de ne pas voir Potter debout à côté de lui. Ce serait peut-être mal vu de le frapper devant le corps enseignant.

 

-Il y a un problème, Draco, commença immédiatement Dumbledore. Ta statue a disparu.

 

Draco cligna des yeux, se forçant à ne pas crier après l'abruti à côté de lui.

 

-Je ne comprends pas, dit-il, se félicitant mentalement pour sa voix calme et posée, Potter n'avait-il pas la garde de la statue pour que justement il n'arrive rien de ce genre ?

 

-Arrête de parler de moi comme si je n'étais pas là ! s'exclama Potter, agacé.

 

Oh, il était agacé ce con ? Draco se demanda s'il serait encore agacé lorsque sa tête d'ahuri roulerait à ses pieds. Il se tourna obligeamment vers son ennemi.

 

-Je suis à deux doigts de te faire très mal Potter, avoua-t-il calmement. Je pense que pour le moment, il vaut mieux pour toi que je fasse en effet comme si tu n'étais pas là.

 

-Arrête de faire l'idiot ! siffla Harry. Quelqu'un a volé la statue!

 

-C'est très grave, approuva Dumbledore en plissant le front. Cette sculpture fonctionne comme une sorte de poupée vaudou. Je ne veux pas t'inquiéter inutilement, Draco. Je ne pense pas que quiconque dans le château en veuille à ta vie mais il va falloir qu'on la retrouve et vite.

 

-J'espère que vous punirez Potter pour ça ! lança Draco. Vous avez dit qu'il était responsable de la statue. Il mériterait d'être renvoyé pour s'être endormi pendant sa surveillance!

 

-C'est tout ce qui t'intéresse !? s'énerva le Gryffondor. Pour ta gouverne, sache que je ne me suis pas endormi ! On m'a jeté un sort !

 

-C'est à se demander comment tu as pu battre Voldemort si un élève peut te mettre si facilement hors jeu ! siffla Draco.

 

-A t'entendre, on dirait que tu regrettes qu'il soit mort! C'est vrai que les Mangem .. Malfoy ont perdu pas mal de fric dans l'histoire!

 

Le sourire de Potter était comme une putain d'insulte et Draco blêmit de rage.

 

-Je regrette surtout que toi, tu ne sois pas mort!

 

-Harry ! Draco ! s'interposa Dumbledore. Vous insulter ne servira à rien! J'enlève vingt points à chacune de vos deux Maisons. Vous devriez avoir honte !

 

Draco n'avait pas honte, ou alors juste d'avoir laissé le Balafré lui parler sur ce ton. Potter avait les mâchoires serrées, il semblait être autant sur les nerfs que lui.

 

-Ce n'est pas la faute de Harry, reprit le directeur et Snape eut un reniflement de dédain. Si quelqu'un est à blâmer, c'est moi. J'aurais dû renforcer les protections autour de la statue...Ma seule excuse, c'est que je n'aurais jamais imaginé que quelqu'un veuille la voler. As-tu ressenti qu'on te touchait ou qu'on te jetait un sort de lévitation, Draco?

 

-Non, répondit le Serpentard reprenant son calme.

 

-Je ne pense pas que les sorts marchent sur la statue, ce qui est déjà une bonne chose, reprit Dumbledore pensivement. A mon avis, on l'a fait léviter sans la toucher, c'est pour cela que tu n'as rien senti.

 

-Ne t'inquiète pas, Draco, intervient Snape, nous allons fouiller le château et la retrouver. En attendant, tu vas rester sagement ici avec Potter et les autres élèves.

 

-Tout va s'arranger, renchérit Dumbledore en lui adressant un sourire confiant.

 

Mais Draco en doutait sérieusement. Il regarda Dumbledore lancer un Sonorus sur sa gorge avant de se mettre à parler.

 

-Chers élèves, dit-il de sa voix magiquement amplifiée, faisant sursauter la plupart des étudiants. Comme la majorité d'entre vous le sait, depuis hier, une statue de glace à l'effigie de Monsieur Malfoy se trouve dans l'enceinte du château. Harry Potter, qui était chargé de sa surveillance, vient de m'annoncer qu'elle avait disparu. Nous allons donc procéder à une fouille du château. Je vous demande de rester dans la grande salle le temps qu'il faudra. Les cours de la matinée sont annulés. Si jamais quelqu'un sait quelque chose qui pourrait nous être utile pour la retrouver, il ou elle peut venir me voir quand il le veut.

 

Il se leva avec les autres enseignants ainsi que Rusard. Seules MacGonagall et Pomfresh restèrent pour surveiller les élèves. Il y eut beaucoup de murmures. Chez les étudiants, la joie de ne pas avoir cours se mêlait à l'inquiétude de voir les professeurs fouiner dans leurs affaires personnelles.

Draco prenait sur lui pour avoir l'air impassible, limite blasé. Après tout, l’école entière le regardait. En réalité, il avait envie de se défouler sur Potter. Ce connard avait créé cette poupée vaudou de glace et il allait s'en sortir aussi simplement que ça ! C’était injuste !

Non, il n'avait pas peur de ce qui pourrait lui arriver. Ce qui l'énervait vraiment pour le moment, c'était le type qui se tenait à ses côtés.

 

-Tu es fier de toi, je suppose ? lui murmura-t-il du bout des lèvres.

 

-Merlin, Malfoy ! souffla le Gryffondor en passant une main nerveuse dans ses cheveux noirs, je suis désolé que tout ait dégénéré à ce point. C'était une blague foireuse, je te l'accorde mais tu m'en as fait des pires. J'ai juste joué de malchance.

 

-Si ça peut t'aider à dormir la nuit ..., répondit le blond.

 

-Ecoute, je suis désolé pour la statue et pour ce sort que je n'arrive pas à enlever mais je ne suis pas responsable du reste!

 

-Tu veux mon absolution, Potter ? cracha Malfoy en le toisant avec dégout.

 

Cette façon qu'il avait de se défausser semblait à Draco pire que tout le reste.

 

-Non, juste mettre les points sur les i.

 

-Et mon poing dans ta gueule, ça t'ira aussi ? demanda le Serpentard avec une hargne qu'il ne se soupçonnait pas avoir.

 

Au temps pour son apparente impassibilité.

Ce fut à ce moment là que Pansy, qui s'était levée, vint jusqu'à eux et passa un bras autour de la taille du Prince des Serpentards.

 

-Oh, Draco ! dit-elle. C'est affreux ce qui t'arrive ! J'espère que la honte te submerge Potter! reprit-elle plus durement à l'encontre du Gryffondor.

 

-Elle me submergerait si j'avais une sangsue comme toi pendue à mon bras, répondit Harry.

 

Il ne vit que trop tard le poing de Malfoy s'élancer vers son visage et ne parvint pas à faire un geste pour l'éviter.

 

A suivreuh

 

Alors ,à moins que je ne parte dans des divagations divaguantes, il ne reste qu'un chapitre à cette bafouille.

 

J'espère que ça vous a plu.

 

Zoux à tous

 

P.S : NE PARIEZ JAMAIS AVEC BADANGEL!!!

 

 

 

 
 
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