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au 29 Jui 10 :
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Ah, la foudre !
Par ulrich_yumi_odd
Harry Potter  -  Romance/Humour
11 chapitres - Rating : T (13ans et plus)
    Chapitre 2     Les chapitres     27 Reviews    
Chapitre Deux

Pairing : Harry/Draco/Harry

Rating : K +

Disclaimer : Rien n'est à moi, ni les personnages, ni les lieux.

Dédicace : À Spelllly, une fille géniale.

Note : Merci pour vos gentilles reviews. J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas. Prendre note que "Psychanalyse des contes de fées" est un vrai livre de Bruno Bettelheim. (C'est une suggestion de Spelllly, car je ne connais pas du tout ce livre ou son auteur.)

 

Ah, la foudre !

 

Installé dans sa salle commune, Harry laissa son regard se perdre dans les flammes qui crépitaient dans la cheminée. Un léger soupir franchit le mur de ses lèvres et il regarda un court moment ses deux meilleurs amis, assoupis à ses côtés. Il les avait trouvé ainsi à son retour et n'avait pas osé les réveiller, malgré son besoin inexpliqué (et sans doute inexplicable) de leur parler du comportement plus qu'étrange de Malfoy.

 

Dire qu'il avait été surpris par les paroles du Serpentard aurait été un doux euphémisme. Aucun mot n'existait pour décrire la stupeur qui l'avait frappée quand il avait entendu son ennemi de toujours prononcer les mots amoureux et Harry Potter dans la même phrase. Malgré toutes les déclarations d'amour qu'il avait reçues (toute personne disant «crapaud frais du matin» en sa présence le regretterait amèrement), il ne savait jamais comment réagir pour ne pas blesser la personne en face de lui.

 

Les regards déçus ou les crises de larmes que son refus suscitait le rendaient toujours mal à l'aise et il cherchait rapidement un échappatoire à ces situations plus que gênantes. Même s'il n'avait aucune envie de l'admettre, il devait avouer que Malfoy avait eu une réaction tout à fait sensée. Une lueur de déception brillait dans ses yeux, certes, mais il s'était contrôlé d'une façon remarquable et n'avait visiblement pas voulu l'embarrasser.

 

Même son baiser ressemblait simplement à un abandon définitif de tous ses espoirs, à un adieu fait à ses illusions. Un arrière-goût de désespoir flottait encore sur les lèvres d'Harry et il les effleura, songeur. Son coeur s'agitait dans sa poitrine dès qu'il pensait au visage du blond si près du sien. En d'autres circonstances, il aurait sûrement été tenté de sortir avec la personne qui faisait ainsi battre son coeur, que ce soit pour une brève idylle, une amourette passagère ou une relation à long terme.

 

Le seul problème (et il était de taille) tenait en quelques mots : il s'agissait de Draco Malfoy. Pas une première année rêvant au prince charmant, un Poufsouffle en manque d'affection ou un admirateur secret, mais bel et bien celui qu'il avait pris plaisir à détester pendant de nombreuses années. Celui qui répliquait à chaque insulte, qui rendait chaque regard haineux, qui enchaînait les coups sans remords. Celui qui n'aurait jamais dû être amoureux de lui.

 

Alors qu'Harry soupirait pour la énième fois, un léger mouvement attira son regard et il vit sa meilleure amie ouvrir lentement les yeux. Ses paupières papillonnèrent pendant quelques secondes, puis elle posa ses yeux sur lui et son visage s'éclaira.

 

- Harry ! s'exclama-t-elle, soulagée qu'il soit enfin rentré. Nous étions si inquiets, Ron et moi, en voyant que tu ne revenais pas !

 

Réveillé par les cris d'Hermione, le rouquin acquiesça mollement en essayant de chasser la torpeur dûe au sommeil.

 

- J'ai croisé Malfoy, déclara Harry après une courte hésitation.

 

- Vous ne vous êtes pas bagarrés, j'espère ! Tu sais ce que Dumbledore a dit à propos de l'entente entre maisons...

 

- Je sais, Hermione, et non, nous ne nous sommes pas bagarrés. Nous avons simplement... discuter. En fait, tout allait bien jusqu'à ce qu'il dise qu'il était amoureux de moi.

 

- Il a dit quoi ?! s'écria Ron, le choc l'ayant apparemment sorti de son état de somnolence.

 

Euh... oups ? Le survivant se fit la réflexion qu'il aurait été plus judicieux de garder cette information pour plus tard et d'expliquer un peu le contexte. Même si la surprise de ses amis aurait sans doute été aussi grande.

 

- Il a été victime du saule cogneur et a perdu le seul neurone qu'il avait ou quoi ? demanda Ron, stupéfié.

 

- Je pensais plutôt à un imperium, répondit Harry, à moitié sérieux. Ou encore...

 

- N'avez-vous pas envisager qu'il puisse être sérieux ? l'interrompit Hermione, exaspérée.

 

- Allons, cette déclaration n'était sans doute qu'une blague, n'est-ce pas Harry ?

 

L'élu mordilla sa lèvre inférieure et ne répondit pas, incertain.

 

- Harry ? interrogea de nouveau Ron, cherchant le soutient de son meilleur ami.

 

- Eh bien... C'est à dire... Il m'a aussi... embrassé.

 

- Il a fait quoi ? s'étrangla le rouquin.

 

Rougissant violemment, Harry préféra se concentrer sur la couleur de ses lacets plutôt que de répéter. Cela semblait d'ailleurs préférable pour la santé de son ami. Ron Weasley, frôlant l'apoplexie à cause de Draco Malfoy et d'un baiser volé. Harry ne trouva même pas la force de rire et fixa ses chaussures comme s'il voulait les trouer par le seul pouvoir de son regard.

 

- Il doit bien y avoir une explication rationnelle, affirma Hermione, qui pensait déjà à chercher la réponse dans un livre. Est-ce qu'il t'a dit autre chose ?

 

- À part quelques insultes dissimulées et des détails anodins, il a simplement affirmé que son plus grand défaut était d'être amoureux de moi.

 

Laissant les deux autres réfléchir au sens caché des paroles du Serpentard, Ron essayait vainement de comprendre comment son meilleur ami pouvait se sentir en découvrant que son ennemi ressentait de l'amour pour lui. Il tenta de mettre en pratique un conseil d'Hermione et de se mettre à la place d'Harry, mais l'effet ne fut pas celui recherché. Imaginer Draco Malfoy lui avouer son amour et l'embrasser lui donna une teinte verte qui jurait énormément avec ses cheveux roux.

 

-oOo-


Étendu sur son lit, dans son dortoir, Draco Malfoy tentait vainement de comprendre le paragraphe qu'il relisait pour la sixième fois. Il ne parvenait pas à se concentrer suffisamment sur sa lecture et le sens des mots semblait lui échapper. Il finissait toujours par divaguer, imaginant des yeux trop verts, une peau trop cuivrée, des cheveux trop sombres, une bouche trop douce. Ses pensées dérivaient sur le corps du survivant qui était définitivement trop séduisant pour le bien-être du Serpentard.


Draco referma brusquement le livre Psychanalyse des contes de fées, constatant avec contrariété qu'il n'avait rien retenu de ce qu'il venait de lire. Le souvenir de ses lèvres sur celles de Potter l'obsédait, propageant en lui une joie indescriptible, mêlée à un léger malaise. L'élu ne l'avait pas vraiment repoussé, mais il n'avait pas non plus semblé très enclin à sortir avec lui. À travers toutes les lueurs qui troublaient son regard, la surprise avait été le sentiment prédominant. L'idée que son ennemi puisse l'aimer n'avait sans doute jamais effleurer son esprit, paraissant incongrue et risible.


- Merlin, soupira Draco, c'est moi qui suis risible.


Il n'avait jamais cru qu'une histoire avec Potter puisse être possible, alors pourquoi savoir que son amour n'était pas réciproque lui faisait si mal ? Il avait l'impression d'être un prétendant éploré et cette pensée lui faisait grincer des dents. Son comportement lui rappelait parfois celui d'un gamin vivant sa première peine d'amour.


- Je suis pitoyable, murmura-t-il avec amertume.


Il rêvait de regards complices, de sourires amoureux, de baisers langoureux, mais il devait se contenter des coups brutaux, des insultes méprisantes, des blessures infligées avec hargne. C'était à la limite du supportable de voir Harry si près de lui, de savoir qu'il suffisait de se pencher un peu pour que son souffle caresse ses lèvres, encore un peu pour que sa bouche en rencontre une autre.


Soupirant, il posa son livre sur sa table de chevet et ferma doucement ses paupières pour rejoindre un monde onirique où son amour était partagé.

 
 
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