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et si le manyvillage existait ?
Par july
Et si...09  -  Humour/Fantaisie  -  fr
1 chapitre - Rating : K (Tout public) Télécharger en PDF Exporter la fiction
    Chapitre 1     15 Reviews    
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et si le manyvillage existait ?

Et si le manyvillage existait ?

Voici ma fiction pour le concours "et si..." Il est complètement sans prétention, je suis même persuadée que je vais perdre, mais je me suis  beaucoup amusée à écrire ce texte, alors il fallait que je le partage avec vous . En espérant que ça vous plaise autant que moi (voir plus que moi, vous pouvez aussi, hein XD). Bonne lecture ^^

Ps: Je n'ai pas pu citer tout le monde , il ya tellement de gens que j'apprécie dans le manyvillage, l'histoire serait trop longue (j'ai promis a Fanny de faire court XD). Alors pour ceux que je n'ai pas cités explicitement, je pense à vous quand même <3

OoOoOoOoOoO

Je m’avançais péniblement sous le soleil de plomb, j’avais auparavant marché des kilomètres avant de trouver ce petit village perdu au milieu de nulle part. J’étais exténuée, il me fallait à boire. J’avais besoin de trouver quelqu’un pour m’aider, surtout, même si je n’étais pas sure de retrouver le chemin menant à ma montgolfière, qui s’était écrasée à quelques kilomètres de là. Je ne sais pas ce qu’il m’avait pris d’aller faire un documentaire sur une petite ville perdue dans l’ouest du Web. Surtout si c’était pour me cracher à quelques kilomètres de ma destination…

La ville qui se trouvait devant moi n’avait rien d’une ville de notre temps, des murs de briques rouge décrépies, des maisons alignées les unes aux autres, sans jardin, malgré la place dont les habitants de ce village disposaient. Une vieille église trônait en arrière plan, dont la girouette grinçait, rajoutant de la tension à l’atmosphère qui régnait. L’endroit était désert, seul un vent chaud mouvait les particules de terres et de poussières, formant un gigantesque nuage dont je ne pouvais pas voir la fin.

Soudain, à ma grande joie, un homme sortit du nuage. Cependant, mon exaltation perdit de son ampleur quand je vis son accoutrement. Cet étrange être humain ne portait en tout et pour tout que des collants, dont je ne pourrai définir la couleur, des talons et des manches bouffantes. Mais j’avais besoin de manger, boire et me reposer, aussi je ne fis pas attention à la tenue vestimentaire de celui qui m’interpela bientôt :                                        

- Hey! Qui va là ?

Son ton sec me conforta dans l’idée que je n’étais pas la bienvenue, je baisais la tête, prise en faute, et répondais timidement, un sourire forcé sur les lèvres.

- Heu … Je m’appelle Fanny.

Subitement ses traits se radoucirent, et un sourire radieux apparu sur ses lèvres.

- Une nouvelle Fanny! Encore une Fanny ? Mais vous aller toutes me rendre barge !

Il me tendit une main bienveillante qui ne correspondait pas au ton sec qu’il avait employé la première fois. Je me surpris à penser qu’il devait garder la ville, et qu’il devait parler sèchement pour imposer le respect. Je faisais ainsi dans ma tête la hiérarchie des gens de cette ville, à mettre dans mon futur article.

- Je m’appelle Pierre, enchanté !

Puis, l’esprit ailleurs, il soupira avant d’ajouter :

- Ah !  Je suis content qu’il y ait une nouvelle…

Un sourire carnassier s’afficha sur ses lèvres ensuite :

- ça faisait longtemps que le bizutage ne se faisait plus …

J’avalai difficilement ma salive.

- Bizu…bizutage ?

 - Ne t’inquiète pas, c’est jamais bien méchant. Enfin, ça dépend de qui te le fait.

- Ah bon ?

- Oui, il faut se méfier de certaines personnes ici…

N’écoutant pas le sens premier de sa phrase, j’étais rassurée, si cet homme ne m’était d’aucune aide, je pourrais trouver des gens plus … normaux, pour m’aider, ou à interviewer.

- Il y a d’autres personnes ?

- Oui, ici les gens vont et viennent dans la Manyville, passant du bistrot à la salle informatique, de la salle informatique à l’hôtel, de l’hôtel au restaurant etc.

Une salle informatique? Dans cet endroit perdu ? Je n’en croyais pas mes oreilles.

- Vous avez des salles informatiques ici ?

- Bien sur !, répondit Pierre comme si c’était une évidence, comment on écrirait sinon ? T’en a de bonne toi !

- Vous écrivez ?

- Oui, ici tout le monde écrit ou lit les écrits des autres, c’est la règle si on veut rester.

- Vous écrivez quoi, au juste ?

- Eh bien des fan fictions, ou des originales, ou même …

Le jeune homme se mit à baisser subitement la voix, en regardant de tous les cotés, comme si les murs de la ville avaient des oreilles.

- Des fics sur Harry Potter

- Pourquoi est-ce que vous chuchotez ? ya t-il une honte à lire et écrire des fictions sur Harry pot…

Pierre se précipita pour mettre la main sur ma bouche.

- Chuuuuuuuuuut ! Jaiga pourrait vous entendre et vous seriez kickée à tout jamais …

- Kickée ?

- Bannie par un Administrateur, ou un modérateur. C’est les administrateurs et les modérateurs qui font la loi ici. Pour une durée déterminée par celui qui vous kick, si il ne veut pas que vous reveniez, vous pouvez essayer, l’administrateur vous kick et vous kick jusqu'à que vous abandonniez la partie.

Décidément ce qu’on disait sur cette région du Web était vrai. Je trouvais cette ville particulièrement étrange, et un peu dure aussi … Le bannissement avait été aboli dans les autres parties du Web.

- Oh, et … ça arrive souvent ?

- Non, la dernière fois c’était pour l’examen final, certains étudiants ne voulaient pas réviser, on les a kickés encore et encore ! Ils étaient tenaces ! Ce fut une véritable guerre, du rouge partout, de la violence et de la colère … vraiment effrayant.

La légende racontait que les gens qui visitaient le Manyvillage ne revenaient jamais, ou s’ils revenaient, ils revenaient fous. Ne croyant pas à ces histoires au départ, j’étais partie en jurant de rentrer… mais plus j’y pensais, plus je trouvais que mes chances de revenir se minimisaient… Je pris le temps de faire un pas en arrière, pour m’éloigner le plus possible du jeune homme au regard fou sans le mettre en colère, avant de répondre :

- Effrayant en effet…Et il y a beaucoup de modérateurs et d’administrateurs ici ?

- Les administrateurs sont sur le premier rang de l’échelle hiérarchique, ce sont nos dieux, Mani, Sky et Fanny. Ils n’interviennent qu’en cas de force majeure. La plupart du temps c’est les modos qui sévissent. Il y en a plusieurs, je ne sais plus combien exactement.

Puis il répéta la phrase que je n’avais pas bien entendu tout à l’heure, avec le regard mystérieux de l’homme qui sait tout.

- Mais il y a des personnes dont tu dois te méfier …

Je m’imaginais déjà entourée de zombies dans cette ville où personne ne pourrai me venir en aide.

- Qui ?

Pierre prit sa voix la plus mystérieuse et effrayante que je connaisse. Et le nom qu’il me cita alors me paraissait plus effrayant encore.

- Sean … SeanConneraille, la légende de l’ouest du Manyvillage ! elle kick plus vite que son ombre, il faut se méfier, elle kick parfois pour des raisons qui restent obscures, je pense qu’elle aime ça …

 Sean avait l’air d'être injuste, cruelle et sadique. Je me surpris à me demander si je n’allais pas partir avant de me faire kicker.

- Elle vient souvent ?

- Elle rode et ne dit jamais rien, mais un jour, PAF! tu te retrouve kikée ! Mouhahahaa !

Pierre se mis à rire machiavéliquement. Je le trouvai très louche, voire complètement fou. Prenant pour prétexte que j’avais soif, je laissai Pierre à son hilarité diabolique et me dirigeais vers le saloon. A peine avais-je fais deux pas que je me fis renverser par une jeune fille, assise sur les fesse d’un bouc.

Une autre jeune femme, que je n’avais vue avant, se mit à crier

- Padidu! T’en a pas marre de renverser les gens ? et une nouvelle en plus ! C’est pas bientôt finis ça ? on te l’a dit : fesse de bouc, c’est le maaaaal ! tu sux a mort, ma chère!

La dite Padidu, galopant sur son bouc, fière, les cheveux aux vents, hurla sa réponse :

- Mohnn, Je te prooooooute !

Je ne comprenais pas tout de leur langage, et je me demandais si je n’allais pas gentiment partir avant de me faire attaquer par je ne sais quelle autre créature.

Mohnn se pencha vers moi pour me relever en bougonnant,

- Attend que Sean revienne tu verras si tu me proutes… hey !, je suis Mohnn, Bienvenue parmi nous ! je te paie un verre ?

- Ahem… pourquoi pas ?

Entrée dans le saloon, l’atmosphère semblait changer du tout au tout, les gens parlaient ensemble de manière conviviale, comme une famille l’aurait fait. Je fus bien mieux accueillie qu’au dehors. D’une certaine façon, je m’étais déjà un peu intégrée. Et Mohnn me faisait faire la connaissance, au fur et a mesure, de tous les habitants.

- Mohnn, qui est cette jeune femme là-bas ? Elle fait une tête bizarre…

- Oh, ça c’est July, elle a cette tête la tout le temps maintenant, parce qu’a force de sourire niaisement, elle est restée coincée comme ça, à vie.

- Oh, la pauvre…

Soudain, une cloche retentit, et je vis tous le petit monde courant vers la porte de sortie, et hurlant « tooooous dans la serre n°2 !!!!! ». Ils avaient une serre en plus ?je n’eus pas longtemps pour réfléchir à cette question. Prise de panique, je commençai à courir, remarquant au passage que Jaiga était restée dans son coin au saloon. Arrivée à la serre, je fus surprise de voir la cause de leur agitation : tous les habitants avaient le nez dans la mousse qui formait le sol de la serre, et les fesses en l’air.

-  Mais qu’est ce que vous faites ?

- On grattouille la mousse, ordre d’artemis … mais bon il faut bien qu’on mange…

- Vous mangez de la mousse ?

- Mais non ! regarde !

Je regardais l’endroit qu’elle avait gratouillé et vis surgir tout doucement une sorte de petit champignon charmant.

- C’est un champi ! me dit-elle avec un air tendre sur le visage.

- Il est mignon, répondis-je avec un sourire niais. Ça se mange ?

- Non ! dit-elle précipitamment, c’est formellement interdit !Ils sont trop jolis pour les manger voyons ! Il faut les échanger contre la nourriture !

Plus le temps passait, plus j’oubliais ma vie d’avant. Les habitants de cette ville particulière m’avaient fait oublié ce pourquoi j’étais venue. Peu à peu, je tombais amoureuse de cette ville perdue au milieu de nulle part. La vie de ces habitants était simple, grattouiller la mousse pour avoir à manger, éplucher les écureuils, être ensemble en communauté, prendre le temps de se connaitre chacun. C’est une vie dont je rêvais, moi qui venais de New Web où tous vivent cent a l’heure… Une réflexion me fit sortir de mes pensées :

- Je me demandais…pourquoi Jaiga ne cherche pas le champi avec vous ?

- Oh… elle préfère ses lardons. Ils sont joli aussi, mais elle ne les partage pas.

Quand le temps de la cueillette eu cessé, la population partait petit à petit vers la sortie, et s’exaltait de plus en plus, jusqu'à la porte qu’ils poussaient avec frénésie, heureux d’être dehors, sans que je ne sache vraiment pourquoi. J’étais l’une des dernières à sortir, et le spectacle qui s’offrit à mes yeux raviva ma stupeur. C’était un vrai capharnaüm. De jeunes femmes s’embrassaient fougueusement contre un arbre, d’autre pelaient des écureuils, et d’autres encore se pavanaient en hurlant les obscénités qu’elles voulaient qu’on leur fasse. « jette moi au sol et pétris moi ! » « Jette moi au sol et pétris moi ! »

Je demandais pourquoi toute la population s’effarouchait comme ça, on me dit que c’était la récréation : Sean n’était pas la, il fallait donc en profiter jusqu'à qu’elle revienne.

Petit à petit, le chahut se tut, quelque chose n’allait pas.

L’ambiance se mit à changer subitement.

Elle était revenue.

 

SeanConneraille se trouvait là, au milieu de la place de débauche, à la façon des Cowboy, sur les fesses de son bouc, la paille à la bouche. Et tous était silencieux. SeanConneraille, what else ?

- Alors écoutez bande de vermine ! J’en vois un moufter, je le kicke comme ça !

Mais c’était sans compter sur … BadAngel666 !

En effet, celle-ci venait d’arriver, et outrée par ce qu’il se passait, elle était intervenue, sur les fesses de son bouc rouge à cornes noires.

- Ah ouais ? tu crois ça ?

 Si Sean avait été troublée, nul n’aurait put le dire, car elle se tenait toujours droite sur son bouc, les mains tombantes le long du corps, prête a kiker en cas de besoin.Elles descendirent de leurs boucs respectifs et se tinrent face à face.

- Moi BadAngel666, je te demande en duel!

- On dit pas provoque ? c’est provoque en duel, non ?

- Ouais bon je me comprends… tu veux alors, ou pas ?

- Ou pas…

- Alleeeez quoi c’pas marrant !

- Bon ok, mais bien parce que c’est toi, hein…

Il y eut un gros blanc, personne ne disait rien, de peur de déconcentrer les deux combattantes, la pression était à son comble, les deux jeunes filles attendaient le bon moment pour commencer le combat…

Au bout d’un quart d’heure, Sean perdit patience :

- Bon à trois…

- Ok, a trois

- Un

Non loin de la, un roulement de tambour se fit entendre, j’appris par la suite que tous les jeudi à dix-sept heures tapantes, Sean et Bad se combattaient pour des raisons diverses et variées, les tambours étaient donc sortis pour cet évènement.

- Deux

Le roulement de tambour se fit de plus en plus oppressant, dans l’attente du déclanchement des hostilités, nul ne savait qui allait gagner ce match décisif que tout le monde avait la certitude d’oublier.

- Trois ! feuille!

- ciseaux! hahaaaaaaa

Devant s’avouer vaincue, Bad fit la moue, Sean avait plus d’expérience, il fallait bien l’avouer, elle s’était entrainée dur. Sean, grâce à sa victoire, était calmée de sa colère de départ, et la vie put reprendre son cours.

Le soir même, le Manyvillage fit la fête pour célébrer la victoire de Sean et on but à la santé des dieux créateurs du petit village de l’ouest de Web : Mani, Sky et Fanny.

Ce fut ma première journée passée dans le Manyvillage. Dans les années qui suivirent, j’y ai trouvé des amis, des fous rires, et des problèmes aussi. Mais c’est ce qui fait l’unité de ce petit village, encore aujourd’hui. J’ai lu des magnifiques fictions, j’ai rencontré des gens qui on du talent, tout art confondu. Ces gens là, je ne les aurai jamais trouvé ailleurs. J’ai beau essayer de me souvenir de ma vie d’avant, je n’y arrive pas. Tant pis. Je suis surement devenue folle, je ne sais pas. Il y a des chances que cette ville ne soit que le fruit de mon imagination … ou pas

 

 
     
     
 
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