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Attention !!! Cette histoire traite explicitement d'une relation amoureuse et sexuelle homosexuelle. Si vous êtes mineur ou simplement pas intéressé, merci de passer votre chemin. Bienvenue aux autres!
--- Auteur : Origine Rating : M Pairing : Draco x Harry
Disclaimer : L’univers et ses personnages sont empruntés à JK Rowling. + Remarque : Cette histoire a été publiée pour la première fois sur fanfiction.net en mai 2004. Merci donc d'excuser mon vieux style. J'espère quand même que vous prendrez plaisir à me lire. ;-) Titre : Fais en bon usage Résumé : Draco a toujours été inventif pour pimenter notre relation. Pourtant cette fois le jeu est d’un réalisme cruel… Cette dernière heure qu’il se propose à me céder, sera-t-elle vraiment celle de notre ultime fois ? POV Harry. * Chapitre un : Just married (ou presque) Draco est face à moi et je lui demande de me répéter la phrase qu’il vient de dire. Ses yeux froids me font comprendre qu’il le fera et que, oui, il répétera cette phrase encore et encore jusqu’à ce que j’en pleure peut-être. « Je vais me marier. » dit-il. Mes oreilles encaissent de nouveau le choc. Je n’aurais jamais pu croire une telle chose. Qu’est-ce qui ne va pas avec lui ? Hier soir encore, dans cet appartement, dans la chambre, il me… On… Oh mon Dieu. Il ment. Il ment, n’est-ce pas ? Je ne peux pas y croire. Je le lui dis. « Il faudra pourtant t’y faire, Harry. » répond-il d’une voix blanche. Dans ses yeux de glace, aucune émotion ne transparaît. Ça a toujours été ainsi avec lui : une impossibilité totale de savoir ce qu’il pense. Mais chez moi… Chez moi, c’est tout le contraire, mes sentiments sont offerts au monde. Comme si mon esprit était à cœur ouvert. Et en cette seconde, mon cœur vient d’être écorché. Ce n’est pas possible. Il ne peut pas se marier. « Pourtant, c’est la stricte vérité. » Je ne peux pas. Je ne veux pas. Je ne comprends pas. Je croyais que… « Tu croyais quoi ? Que toute notre vie nous allions nous voir pour baiser un bon coup ? » Sa voix crache. Sa voix siffle. Sa voix blesse. « Et non ! Surprise ! Tadaaaam. Je me marie. Je ne veux plus de cette vie. C’est fini entre nous. » Ma bouche pend misérablement. Je dois avoir l’aspect d’une carpe. Un pitoyable poisson abandonné sur la plage… Oui, c’est cela : abandonné. Ce mot me lacère. « Ne fais pas cette tête là. Nous n’avions rien à faire ensemble de toute manière. » Je n’arrive même pas à noter l’amertume de sa réplique tellement je suis abasourdi. Ses cheveux blonds qui flottent sur son front me fascinent. Je le regarde. Je l’observe. Je veux encrer son visage dans mon crâne. Je ne veux pas l’oublier. Je ne veux rien oublier. Je le lui dis et je me surprends moi même à monter aussi haut dans les aigus. Il hausse un sourcil comme il sait si bien le faire. « Dommage, Potter. Moi j’ai déjà oublié » Un bruit de verre brisé provient de mon cœur. Il a explosé en mille morceaux. Et ses mots résonnent encore dans ma tête. Surtout un. Un seul mot. Potter. Comment ai-je pu redevenir pour lui le vulgaire Potter ? La confusion m’envahit. Comment peut-il utiliser mon patronyme alors que nous avons été aussi loin que possible dans l’intimité entre deux êtres ? Comment pourrait-il même redevenir Malfoy à mes yeux ? Oh Seigneur… Ça fait si mal… Trop mal. Mon regard vacille et son image se trouble. Draco… Je souffle son prénom comme un fantôme. Une étrange lueur habite une seconde ses prunelles. Je n’arrive pas à en déterminer la nature… Est-ce de la tristesse ou de la colère, je ne sais pas trop. « N-Non, c’est Malfoy désormais. » L’hésitation du début me serre la gorge. Je ne pourrais jamais. Il le sait et lorsqu’il répond, c’est avec indifférence. « Tu pourras, je t’assure. Tu t’y feras vite. » Il fait un pas vers moi et je recule d’autant. Je ne veux pas qu’il me touche. Je me sens trahi. Trahi au plus profond de mon être. « C’est Malfoy dorénavant, et cela pour toujours.» Pour toujours ? Mes cordes vocales semblent donc avoir opté définitivement pour les aigus. « Oui » fait-il simplement. Je ne sais pas ce que je dois lui dire. Si je dois le frapper ou le serrer dans mes bras jusqu’à ce qu’il étouffe. Ou même le tuer définitivement en sortant ma baguette. Le tuer. Ça pourrait être une solution. Je gueulerais au monde entier que Draco Malfoy n’aura appartenu qu’à moi ! Oui, Draco, tu es à moi. Uniquement à moi. Tu me l’avais promis. Cette dernière pensée franchit mes lèvres comme un appel désespéré. Et c’en est un. S’il le faut je me mettrais à genou. Je pourrais lui faire l’amour tous les jours. Je le laisserais me faire ce qu’il veut. Tout ce qu’il veut. Et si ce n’est pas mon corps qui l’intéresse, je jouerais de mes positions dans le monde magique. Je pourrais même réhabiliter tous les mangemorts encore à Azkaban s’il croit encore à l’idéologie de Voldemort. Je pourrais renoncer à mon poste de Directeur des Jeux et Sports Magiques ou jouer de mes influences pour qu’il rentre dans quelconque Conseil Sorcier comme le Magenmagot. Je pourrai même lui attribuer l’Ordre de Merlin Première Classe, ou tout autre honneur ! Je suis même prêt à lui laisser voir une maîtresse ou des amants. Mais tant que… qu’il reste un moment à moi. Mais pas un mariage ! Pas un mariage sorcier ! Qu’ai-je fait pour mériter cette malédiction ? Pourquoi faut-il que l’homme que j’ai appris à aimer doive promettre fidélité et protection à une sorcière ? Un mariage : un serment magique inviolable sous peine de devenir cracmol. Oh, oui, Dites à un Malfoy de devenir Cracmol ! Dites lui de faire ça pour Harry Potter ! Je suis pathétique. Véritablement pathétique. Et moi qui croyais ne plus jamais m’attacher après les horreurs de la guerre. Merde. Je suis lamentable et je dis de ma voix éraillée : Tu avais promis ! « Tu devrais savoir… » réplique-t-il de sa voix traînante. « …qu’un Malfoy n’a pas de parole. » De nouveau ce bruit de verre dans mon corps. J’ai l’impression d’imploser. Mes nerfs sont des milliers de lames qui me traversent de part en part. Je souffre. Tu me fais souffrir. Je le lui dis. « Je sais. » souffle-t-il. Tu sais ? Tu sais et ça ne te fait rien ? « Qu’est-ce que tu voudrais que ça me fasse ? » C’était comme s’il venait de me gifler. Je lui tend presque l’autre joue : je croyais que je t’importais, Draco. Il ricane. Je suis tellement stupide. J’ai en face de moi le Grand Draco Malfoy dans toute sa splendeur : acerbe, méprisant, venimeux. Et beau aussi. Tellement beau avec sa peau pâle et sa bouche fine. Oh mon dieu… « Potter » continue-t-il de ricaner « C’est ton cul qui m’importait si tu veux savoir ! » Je le fixe. Je m’avance d’un pas. Il ne bouge pas. La dureté de sa réplique chauffe dans ma conscience. Je fais encore un pas de plus. Nous sommes tout proches. Comme si j’allais le toucher. Comme si j’allais l’embrasser. Oooh, comme je voudrais le faire. Mais non, je me contente de l’interroger d’un ton qui se veut le plus froid possible. Pourtant je suis écœuré. Littéralement. Mon cul ? Draco fait descendre son regard gris sur mon corps. Je sens ses iris parcourir mon nez, ma gorge, mes épaules, ma poitrine, mon ventre et sa tête se penche un peu sur le côté. L’effet est presque théâtral quand il renifle en posant un œil mi-intéressé, mi-indifférent sur mes fesses. « Oui, Potter, tu as un joli p’tit cul, c’est vrai. » Je suis à deux doigts de rougir furieusement à sa remarque, mais je ne sais si c’est de rage ou de pudeur. Il n’y a aucune tendresse dans sa voix. C’est loin de ce qu’il pouvait me dire avant… Avant, il posait délicatement ses mains sur mes fesses en disant : « C’est à moi ça ! A moi ! ». C’était affectueux. C’était une petite remarque taquine et coquine… C’était. Je suis presque énervé. Son visage reste tellement impassible que j’ai envie de lui foutre mon poing dans la figure. J’ai envie de bousiller sa gueule d’ange, de faire saigner ses yeux charmeurs, j’ai envie de casser ses dents insolentes. J’ai envie de l’enlaidir. Mais je ne le ferais pas. Je ne le toucherai plus jamais. Joli petit cul ? je répète. Un rictus étire abominablement sa bouche. Sa bouche qui me faisait tellement de choses… « Oui, Potter, tu as bien compris. » Son souffle me fait frissonner quand il effleure ma joue. Je ne peux pas accepter. Je sais qu’il me ment. Je sais qu’il ne veut pas que l’on se sépare. Je le sais. J’aimerai tellement le savoir pour du bon… Il me ment. Je me mens. Le silence est lourd autour de nous. Ce n’est pas un silence plein de promesse. Ce n’est qu’un silence insipide. Ma salive est aigre pourtant. Oui, très aigre. L’air qui s’engouffre dans ma trachée est puant, acide, putride. Puis il parle de nouveau : « Tu ne me demandes pas pourquoi ? » Pourquoi quoi ? Le ton est sec. « Pourquoi je me marie. » énonce-t-il clairement. Mes yeux verts le foudroient. Non, Draco, je ne te le demanderai pas parce que je le sais déjà. Je sais toute la puissance qu’apporte un mariage sorcier. Je sais que ça te permettra de recouvrer ton honneur et de flatter ton ego. Tu seras riche comme autrefois et influent aussi. Très influent, tu auras redoré ton blason et tu pourras poursuivre impunément la transmission de ton sang pur. Je me tais donc, me contentant de l’observer. Il s’approche un peu plus de moi. Mon dieu ! Son torse touche le mien. Ses cheveux blonds s’emmêlent déjà avec ma chevelure de jais indomptable. Il pose une main sur ma nuque. Je reste stoïque. Totalement immobile. Il ne pourrait pas être méchant à ce point, n’est-ce pas ? Il ne va pas m’offrir un baiser d’adieu, n’est-ce pas ? Je ne veux plus goûter sa bouche. Je ne veux plus rien avoir à faire avec lui. Plus rien. Ne me tente pas Draco. Je risque de ne plus pouvoir me contrôler après cela. Ne me fais rien. Ne me force pas. Je vais si mal. Mais, Draco Malfoy est un serpentard dans toute sa vérité… tentateur, sadique, cruel. Ses lèvres emprisonnent mon lobe d’oreille. Je me retiens de mordre son cou. J’ai l’impression d’être violé. Il me vient de me violer par ses mots aiguisés et maintenant il… Non, je ne veux pas de sa langue qui lèche ma peau. Je n’en veux pas. Je dois m’en convaincre… Et déjà cette langue assassine s’éloigne… Et moi. Moi si faible je gémis par le vide qui s’engouffre dans tout mon être. Je ne suis entier qu’avec toi, Draco. Je ne le dis pas, je ne veux pas qu’il prenne son sourire suffisant. « Auriez-vous une heure de libre devant vous, Mr Potter ? » susurre-t-il le long de ma gorge affolée. Mon cerveau hurle à la tromperie ! Ma mémoire se sent souillée… Pourquoi a-t-il pris ce ton alléchant ? Et cette expression quasi-professionnelle est la même qu’il employait jadis. Jadis : le tout début de notre relation. Il veut me charmer. Sa main sur ma hanche qui mime déjà les mouvements d’un rapport sexuel m’électrocute. Je suis foudroyé. Je ne sais pas ce que je vais faire. Je ne sais pas ce qu’il faut faire. Personne ne pourra m’aider… Moi qui suis si faible. Tellement faible Dans la pièce, l’horloge magique sonne une fois. Il est pile. Je gémis un mot indistinct. Je crois que c’est un ‘non’. « Pardon ? Je n’ai pas compris. » Sa main s’arrête, je suis con et pantelant dans ses bras. Et je me perds. Et je l’autorise. Je dis ‘oui’. Je préfère fermer mes paupières qui brûlent et ne pas voir la lueur de triomphe éclairant ses prunelles. Je ne veux pas voir le rictus arrogant qui déchire son visage. Je ne voudrais même plus le voir. Je l’aimais tant. Pourquoi dis-je cela passé ? Parce que… Parce je ne veux pas qu’il gagne. Draco Malfoy ne gagne jamais contre Harry Potter, n’est-ce pas ? Sauf cette fois puisque c’est un adieu. Et dire que je pourrais presque pleurer devant sa figure douloureusement belle. Malfoy, je te laisse mon corps pour la dernière fois. Fais en bon usage. --- (à suivre) Merci d'avoir lu jusque là. N'hésitez pas à me laisser vos impressions avec un commentaire. A bientôt, O. |