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au 8 Sep 10 :
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Farces ou... Friandises ?
Par Juicy
Tokio Hotel  -  Romance/Erotique
One Shot - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     19 Reviews     Illustration    
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Introduction : Bonjour à tous ceux qui s'aventureront à lire... ça.

Un petit OS écrit vite fait pour l'adorable Fanny et pour son site qui déchire ! Aussi parce que j'ai failli faire une crise cardiaque quand j'ai vu que rien n'avait été encore posté ici côté twincest kaulitzien...

Donc voilà, thème : Halloween ! Comme d'hab', j'ai du retard, Halloween, c'est passé depuis belle lurette mais bon, on s'en fiche, c'est une fiction donc ordre de vous auto-persuadez que nous sommes le 31 octobre 2007 ! *Va se taper la tête contre un mur à portée*

Sinon, je me suis mise hors-concours parce que je ne garantis pas le résultat étant donné que je débute sur ce site, je ne suis pas encore bien à l'aise avec le mode de poste, de mise en page ni avec les rating... En même temps, tous ceux qui me connaissent savent que je suis un boulet donc... Pour le rating, j'ai mis M (18 ans et +), dîtes-moi si j'ai bien fait svp.

Côté Disclaming, les personnages ne m'appartiennent pas et vous comprenez bien que ça me désole. Les twins s'appartiennent à eux-mêmes, j'irai même plus loin, ils s'appartiennent mutuellement... *Petit clin d'oeil à celles qui se reconnaitront*

Je préviens au cas où, c'est-à-dire pour les égarés, j'écris du twincest mais j'ai la flemme de redire ce que c'est alors, si vous ne connaissez pas la signification de ce mot, un petit passage éclair sur mon profil pourrait être utile...

Bon, bah je pense ne rien avoir oublié... Ah si : je vous souhaite la meilleure des lectures possibles !

Chanson conseillée : "Piece by Piece" de Feeder.

 

OoOoOoOoOoOoOoO

 

{Point de vue de Bill}  

 

En cette sombre soirée d'Halloween, Tom était d'une humeur exécrable. Nullement besoin d'une quelconque gémellité ou d'une "connexion" très puissante avec lui pour s'en rendre compte étant donné qu'il ne cessait de ronchonner, de maugréer et d'insulter tout ce qui bougeait… Ou pas d'ailleurs. En ce moment même, il se trouvait engagé dans un duel de la plus haute importance… Il fusillait des yeux la citrouille que son jumeau, retombant en enfance, avait passé l'après-midi à évider et à sculpter, semblant persuadé qu'elle le défiait de son regard éclairé d'une lueur de folie meurtrière (ou tout simplement d'une bougie placée à l'intérieur de son corps vide mais ne vexons pas Tomi pour des broutilles !). 

Tom détestait Halloween depuis l'enfance, Bill le savait même s'il en avait toujours ignoré les raisons. Le problème était que le plus brun des deux, lui, adorait cette fête. Quand il était petit, il passait des heures entières à se déguiser en vampire ou en sorcier et à se maquiller pour un résultat de plus en plus abouti au fil des années. C'était d'ailleurs à l'occasion de ce genre de préparatifs qu'il s'était rendu compte à quel point il aimait s'ombrer les paupières. Rien de tel qu'un regard charbonneux pour mettre en valeur la chaude couleur mordorée de ses yeux. C'était même devenu l'un de ses principaux atouts de séduction. 

On entendait souvent parler de la magie de Noël mais Bill trouvait qu'Halloween possédait sa propre féerie... C'était une fête mystérieuse, excitante et angoissante à la fois. Si tout était fait dans les règles, on se laissait envahir par de délicieux frissons et une légère chair de poule. Tout semblait pouvoir arriver une nuit d'Halloween et, à cette occasion, c'était tellement agréable de tenter le diable en se moquant de tout ce qui pouvait se cacher dans les ténèbres… 

Mais Tom ne voyait pas ça sous cet angle, il trouvait ça "tellement débile", "une stupide fête commerciale pour gamins attardés et leurs pigeons de parents", "une gigantesque farce à laquelle on se prêtait parce qu'on pouvait avoir des bonbecs gratuits puisque offerts par des vieux croulants qui s'emmerdaient tellement dans leur vie monotone et sans intérêt qu'ils étaient tout heureux de voir une jeunesse pleine d'enthousiasme frapper à leur porte pour leur parler cinq minutes et les rendre complices de leur idiotie affligeante". Le jour où le guitariste avait sorti ce laïus à son double, ce dernier en était resté bouche bée. Comment pouvait-on être autant insensible à l'ambiance si particulière d'Halloween ? Comment de ne pas s'attendrir devant les frimousses peinturlurées des chenapans venant cogner à leur porte ? Comment ne pas frissonner si, comme par magie, le temps se mettait au diapason de leur état d'esprit et qu'un ciel chargé d'électricité semblait se fendre sous la puissance d'un orage sans pareil ? Bill avait questionné son frère des années durant, il l'avait harcelé, il l'avait menacé afin de savoir la cause de cette répulsion mais en vain. Néanmoins, il avait décrété que jamais, au grand jamais, il ne laisserait Tom lui gâcher une de ses fêtes d'Halloween… 

Alors, plus jeune, même si cela avait tendance à lui déchirer le cœur, il passait l'une de ses fêtes préférées sans son frère, il sortait faire la tournée des maisons avec son meilleur ami Andréas et d'autres enfants, laissant son jumeau aussi aimable qu'une porte de prison à la maison. A l'adolescence, cela n'avait pas vraiment changé, il restait chez lui avec son guitariste de frère tant que les enfants du voisinage passaient réclamer des friandises (il devait bien avouer qu'il avait peur que Tom ne les agresse ou, sans pousser jusque là quand même, ne les rembarre s'il le laissait seul se charger de cette tâche) puis il retrouvait toujours les mêmes amis pour aller en boîte pendant que Tom restait avachi dans le canapé devant un film d'horreur navrant, alors que, tous les autres jours de l'année, il était le premier à vouloir sortir… 

Aujourd'hui encore, malgré les regards menaçants et exaspérés du blond, Bill avait consciencieusement décoré toute la maison comme il le faisait chaque année. Un mannequin de paille se balançait gentiment au bout d'une corde sous l'arbre devant la maison, un squelette fumant un cigare avait été cloué à la porte d'entrée, du faux sang avait été déposé sur les carreaux et formait le mot "help", les lumières avaient été tamisées, de fausses toiles d'araignées ornaient les rampes d'escaliers, un CD acheté spécialement laissait par moments entendre des cris à vous faire glacer le sang etc. Et bien sûr une citrouille, la fameuse citrouille, surveillait la porte d'entrée depuis son poste d'avant-garde qu'était la table de la cuisine. 

Mais cette soirée était spéciale. Cette année, Bill en avait marre d'être éloigné de son double pour Halloween, il avait donc décidé de le pousser dans ses derniers retranchements et de le forcer à aimer cette fête quitte à perdre lui-même une soirée si ça ne fonctionnait pas. Il avait donc prévenu tous ses amis qu'il ne passerait pas la soirée avec eux, qu'il resterait chez lui avec Tom même si ce dernier ne le savait pas encore. Il alla donc le retrouver dans la cuisine et lui fit son plus beau sourire pour tenter de le dérider un peu. 

"Alors frèrot, toujours pas mort sous les assauts de la grande méchante citrouille ?"

"Très drôle, Bill, très drôle. Pourquoi toute cette mascarade à nouveau, tu peux m'expliquer ? Je veux dire, pourquoi ici ? Tu sais que je trouve ça con comme la lune tous ces machins et toi, tu en fous partout dans la baraque alors que bientôt tu vas te casser et que c'est moi qui vais rester comme un imbécile face à toutes ces idioties pour lobotomisés…" 

"Oh Tomi ! Et si tu te détendais cinq minutes, tu crois vraiment que ça te tuerait ? Tu ne crois pas que ça serait plus symp…" 

Bill fut interrompu par la sonnette. Visiblement, les premiers enfants arrivaient pour réclamer leur dû. De la cuisine, Tom put entendre le rituel "farces ou friandises ?" crié en cœur et cela l'énerva au plus haut point. Il se leva, excédé, et grommela sur différents tons plus niais les uns que les autres "farces ou friandises ?", "farces ou friandises ?", "farces ou friandises ?", "qu'est-ce qu'ils peuvent me gaver avec leurs farces ou friandises à la con…" C'est ainsi que son jumeau le retrouva ; Bill soupira : son frère ne changerait-il donc jamais ? 

"Qu'est-ce que tu as contre le bon vieux "farces et friandises" Tom ? Qu'est-ce que tu peux bien lui reprocher ?"

"Nan mais attends, c'est du chantage ni plus ni moins ! Ils devraient dire "file-nous des bonbons ou on te ruine ta baraque avec nos œufs et notre PQ" !"

"Mais on l'a tous fait ! C'est la tradition, c'est pour s'amuser Tom ! S'a-mu-ser, tu visualises ? T'es pourtant pas le dernier pour ça d'habitude, si je me rappelle bien…"

"C'est pas pareil, là, ils font des conneries mais tout le monde est complice, on les encourage quoi, c'est pas sain !" 

Bill leva les yeux au ciel : mieux valait entendre ça que d'être sourd mais franchement ! Qu'est-ce que son frère pouvait être de mauvaise foi quand il voulait ! La soirée se déroula ainsi, entre Bill faisant des efforts pour détendre Tom et ce dernier qui faisait assurément tout pour lui gâcher son plaisir… Vers Minuit, Bill baissa les bras, Tom n'avait jamais aimé Halloween, Tom n'aimait pas Halloween et Tom n'aimerait jamais Halloween, c'était sûrement l'une des constantes de ce bas monde… Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait absolument voulu tenter ce pari perdu d'avance de lui faire changer d'avis. Peut-être parce que ça le déchirait de plus en plus de passer cette soirée loin de lui année après année ?

Il lui dit alors : "Bon, Tom, ok, you win ! T'es content ? J'abandonne ! Game over ! Fais ce que tu veux, tu n'as pas l'esprit d'Halloween, c'est mort…"

"Ah bah voilà… C'est bien Billou, enfin tu ouvres les yeux… Si on oubliait ces gamineries et si on se comportait en adultes ?"

Bill haussa son sourcil percé pour faire comprendre à son frère qu'il attendait la suite.

"On sort l'alcool ?" dit Tom avec un petit sourire en coin.

Bill le reconnaissait bien là, il soupira mais fut rapidement traversé d'un éclair de génie ! Vu que rien ne marchait avec la tête de mule qui lui servait de frère pourquoi ne pas employer les grands moyens ? Pourquoi ne pas entrer dans son jeu et se servir des trucs "d'adultes" pour faire avancer les choses ? C'est ainsi qu'un plan prit forme dans l'esprit du jeune chanteur… Il se composa un air quelque peu déconfit et résigné, et répondit : "Pourquoi pas Tomi, pourquoi pas ?" 

L'androgyne se dirigea alors vers le minibar pour sortir plusieurs bouteilles d'alcools forts. Il leur servit un verre pendant que Tom allumait la télévision et cherchait une chaîne musicale.Ils se détendirent peu à peu, le blond regardant la télévision et son brun le regardant lui en train d'enchaîner les verres qu'il lui versait généreusement…

A un moment, Tom commença à somnoler et Bill attaqua : "Dis Tomi, pourquoi t'aimes pas Halloween ?"

"Oh non, Bill, recommence pas avec ça ! Je t'ai déjà dit que c'était comme ça point…"

"Mais… Je sais qu'il y a une raison ! Ca ne fait ça qu'avec cette fête-là ! S'il te plaît…"

Bill lui fit un sourire à faire se damner tous les saints de la Création et Tom, qui, rappelons-le, avait ingurgité assez d'alcool pour enflammer tout Berlin, eut l'agréable sensation de se sentir lui-même se réchauffer à une vitesse hallucinante à la lueur de ce sourire… Ayant la légère impression de perdre la tête, il répondit presque malgré lui : "C'est à cause de toi Bill, juste à cause de toi…"

"Quoi ? Je… Moi ? Mais… Je…Je veux dire, j'adore tellement Halloween, comment ai-je pu te faire détester cela à ce point ?"

"Tu ne te souviens pas ? Quand on avait cinq ans ? Je suis tombé malade cette année-là, pour Halloween, et je croyais dur comme fer que tu allais rester avec moi toute la soirée, comme on le faisait à chaque fois que l'un d'entre nous tombait malade… Que tu sacrifierais ta soirée pour moi parce qu'après tout, elle ne serait jamais aussi réussie si je n'étais pas présent. Mais nan, toi tu es sorti…"

Maintenant que Tom avait commencé à tout déballer, il lui semblait que jamais il ne pourrait s'arrêter. L'alcool délie les langues dit-on… 

"Ca peut paraître vraiment puéril, mais ça m'a déchiré le cœur Bill, tu ne peux pas savoir à quel point… Toute la soirée, je suis resté au lit, en sueur, avec je ne sais plus combien de fièvre et je ne pouvais cesser de t'imaginer dehors à rire et à t'amuser sans moi Depuis, à chaque Halloween, j'ai cette douleur en moi dès le réveil. J'ai l'impression d'avoir cinq ans à nouveau et de trembler de peur à l'idée que tu ne m'abandonnes encore et encore. Et c'est ce que tu fais Bill, c'est ce que tu fais. Oh, pas consciemment, mais tu le fais et à chaque fois, tu me tues un peu plus… Et dès que je ressens toutes ces émotions idiotes et puériles, je me sens tellement ridicule, tellement pitoyable si tu savais… C'est tellement plus simple dans ces cas-là de faire l'autruche et de me dire que c'est juste Halloween que je ne supporte pas, que cette fête me rend mélancolique, qu'elle me donne la nausée… Mais, au fond de moi, je sais que je mens à tout le monde en commençant par moi-même. Mais j'ai peur de comprendre tout ce que cela signifie… Tu représentes beaucoup trop pour moi Bill, c'est… Trop, tout simplement. Si tu t'en rendais compte, tu prendrais peur je pense. Si tu lisais dans mon cœur, tu verrais que tu es ma vie. On dit que si un jumeau perd son double, il perd une partie de lui-même mais si je venais à te perdre, c'est sur moi tout entier que je pourrais faire une croix. La vie ne vaudrait plus la peine d'être vécue. Pour couronner le tout, je suis jaloux Bill, je suis terriblement jaloux. De tous et de tout. Jaloux de tous ceux que tu regardes parce qu'ils te détournent de moi. Jaloux de tous ceux à qui tu souris parce que ce sont autant de sourires qui ne me seront pas destinés. Jaloux de tous ceux à qui tu parles parce que tu pourrais leur confier un secret dont je ne serai jamais le gardien. Jaloux de tout ce que tu touches parce que ce n'est pas ma peau l'heureuse bénéficiaire de tes précieuses caresses. Jaloux de tout ce qui te rend heureux parce que j'aimerais être ta seule raison de vivre étant donné que tu es la mienne depuis toujours. Juste retour des choses en somme. Et enfin, jaloux de cette putain d'étincelle de bonheur que j'aperçois dans tes yeux quand c'est Halloween parce qu'elle n'aura jamais de jumelle dans les miennes vu que jamais tu ne pourras ressentir tout ce que je ressens pour toi. Tu ne m'aimeras jamais comme je t'aime. Car je t'aime Bill et pas simplement comme mon frère jumeau." 

Bill avait un plan pour faire parler Tom c'est vrai mais il n'avait pas prévu qu'il marcherait aussi bien et surtout qu'il se retournerait contre lui de cette manière. Il ne pensait plus. Non, c'est faux. Il pensait trop. En cet instant, trop de choses tournaient à une allure folle dans sa tête. Il fit alors la première chose qu'il lui vint à l'esprit, la plus naturelle selon lui. Il s'approcha doucement de Tom et effleura sa bouche de la sienne. Oh il n'avait en tête rien de bien provoquant. Mais il avait omis un détail : ils avaient bu, beaucoup trop bu. A peine ses lèvres étaient-elles entrées en contact avec leurs jumelles qu'il s'était senti électrisé. Et à en juger par le frissonnement qui parcourait Tom tout entier, il ressentait la même chose. C'était incomparable, Bill n'avait jamais ressenti ça, avec aucune de ses copines. Il ne cessait de se répéter : un baiser, un simple baiser et j'arrête. Mais il ne pouvait se détacher de son frère. Trop de sensations déferlaient en lui, il perdait la tête alors il se mit à penser : un baiser, un simple baiser et je ressens tout ça, alors qu'est-ce qui se passera si on va plus loin ? Il se mit en tête de faire de ce "si on va plus loin" un "quand on ira plus loin".  

Il y avait bien cette petite voix au fond de lui qui lui disait que c'était mal, que Tom était son frère, son jumeau de surcroît, que c'était de l'inceste, que ce qu'ils faisaient était puni par la loi mais à vrai dire cette voix était si faible… Elle n'avait déjà pas énormément de chances de l'emporter sur ses sentiments et ses désirs mais elle n'en eût plus aucune quand Tom, de sa langue, réclama doucement l'accès. Il lui accorda bien vite et il crût perdre la raison : la bouche de Tom avait un goût de paradis. Ils se découvraient et cela leur plaisait au-delà de toutes limites. Etre jumeau, croire se connaître sur le bout des doigts puis découvrir que l'autre recèle encore de tant de délicieux mystères, il y a de quoi vous faire devenir fou…  

Au bout d'un moment, tout cela ne sembla plus satisfaire le blond, il voulait plus. Non, il avait besoin de plus, sinon il mourrait sur le champ c'était certain. Il passa presque timidement une main sous le t-shirt de son frère et alla la poser dans son dos qu'il caressa avec dévotion. Bill avait l'impression d'être un objet incroyablement précieux et fragile quand Tom le caressait, c'était magique. Mais c'était trop doux, trop gentil, trop beau et il ne voulait pas de ça. Il se sentait mal. Il avait fait souffrir son jumeau pendant des années sans le savoir alors que lui aussi, il l'aimait de tout son être.

Il aurait voulu lui hurler que ce jour-là, quand ils avaient cinq ans, il avait catégoriquement refusé de sortir avec ses amis et de laisser son frère mais que leurs parents l'avaient forcé car ils trouvaient qu'ils devenaient un peu trop fusionnels, même pour des jumeaux, et que ce n'était pas sain. Leur père avait même dû le porter durant tout le temps qu'avait duré la tournée des maisons car il ne cessait de pleurer et de le supplier de le laisser rejoindre son Tomi. Mais lorsqu'il était rentré ce soir-là et qu'il avait couru dans leur chambre pour le retrouver, le petit Tom lui avait parlé tellement durement, lui avait dit qu'il s'était très bien passé de lui, que Bill s'était senti obligé de jouer le fier et de lui dire qu'il avait également passé une super soirée loin de lui.

Puis, il avait tout fait pour oublier cette soirée qui lui avait semblé atroce et s'était mis à réellement apprécier Halloween même s'il savait au fond de lui qu'il lui manquait toujours un élément essentiel pour être parfaitement heureux. Bill aurait voulu ajouter qu'il était aussi affreusement jaloux de tout ce qui avait trait à Tom et pas à lui et qu'il l'aimait à en crever même si son amour avait toujours eu un goût d'impossible, de destin contré, d'ironie du sort. Alors, ce soir, s'il devait se passer quelque chose entre eux, il fallait que ce quelque chose soit violent. Au moins un petit peu. Pas dépourvu d'amour ou de toute douceur mais sauvage. Le brun avait besoin de ça pour réaliser que ce qu'il désirait le plus au monde était bel et bien en train de se réaliser. C'en était fini des fantasmes, bienvenue dans la vraie vie. 

Bill poussa Tom dans le canapé et s'assit brutalement sur lui. Ce dernier hoqueta de surprise mais ne le repoussa pas pour autant. Au contraire. Cela sembla agir sur lui comme un électrochoc, il comprit exactement où voulait en venir le brun et cela lui plût : il y avait bien pensé mais il ne voulait pas brusquer Bill car, après tout, il avait beaucoup moins d'expérience que lui dans ce domaine et, en tout cas, il le savait vierge de toute expérience avec un homme.

Il lui ôta son t-shirt noir d'un geste preste et sa bouche impatiente alla se perdre dans son cou. Bill gémit : son cou. Son cou avait toujours été sa faiblesse et Tom l'avait naturellement deviné. Ce dernier le dévorait littéralement, il léchait, suçait, mordillait, aspirait ; il semblait avoir mille bouches et Bill perdait déjà pied. Tom ne se détacha, satisfait, qu'après lui avoir laissé une belle marque bleutée. Il captura à nouveau la bouche de son amour pour goûter son souffle chaud et désormais erratique. Sa drogue, il était en passe de devenir sa drogue mais il trouvait ça absolument divin. Tout en approfondissant son baiser, il fit descendre ses mains jusqu'à la ceinture du chanteur dont il se débarrassa bien vite. Il déboutonna son jean et descendit doucement sa braguette. Les yeux enflammés par le désir, Bill ne put retenir un grognement et Tom sourit. Il avait peur d'aller trop vite, il voulait que Bill ne soit plus qu'attente, qu'il n'y ait plus qu'une chose qui compte pour lui sur Terre en cet instant : qu'il lui fasse toucher les étoiles. Alors, s'il fallait, il allait le torturer un peu et, malheureusement pour le frangin, il savait exactement comment s'y prendre. Après tout, s'il avait passé des nuits et des nuits à se taper des filles et des mecs dont il n'avait strictement rien à faire simplement pour oublier son frère, s'il avait acquis une large expérience des choses de l'amour, il fallait bien qu'elle lui serve avec la seule personne qui comptait réellement pour lui… Il effleura de ses doigts la bosse que révélait plus que ne cachait le boxer de Bill. Ce dernier gémit plus fort et planta ses ongles dans la peau tendre de la nuque blonde. Puis il murmura, suppliant, la respiration saccadée et la tête penchée en arrière, le nom de son reflet. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase, Tom perdit la tête : voir Bill abandonné dans ses bras, voir le plaisir monté en lui, entendre sa supplique, c'était trop pour lui. Il le releva et lui enleva rapidement son jean et son boxer avant de l'admirer longuement. Pour la première fois depuis longtemps, il était entièrement nu devant lui et il était beau. Il était magnifique. Il était parfait. Et encore mieux, il était sien. 

Tom entreprit de se déshabiller rapidement : chaque pore de sa peau le brûlait de ne plus connaître celle de Bill aussi intimement qu'avant leur naissance. Une fois la chose faite, il poussa son frère un peu sauvagement contre le mur du salon. Tout en l'embrassant à nouveau, il fit s'entrechoquer leurs bassins doucement et sensuellement, il caressa son érection de la sienne et attendit la réaction du brun. Elle ne se fit pas attendre : ses yeux se révulsèrent, il cria pour la première fois avant de retenir son souffle. Tom descendit alors, il alla souffler sur la virilité de Bill, il la léchait par endroits, il jouait avec son piercing dont la froideur contrastait avec la chaleur de sa langue. Il voulait entendre Bill le supplier, lui dire qu'il le désirait autant que lui le désirait sinon il savait que son cœur allait exploser, il avait l'air confiant comme ça mais il avait besoin d'être rassuré car après tout, il était le seul à avoir fait une déclaration d'amour alors, d'accord, il voulait bien être le seul à aimer ce soir, à mettre son cœur en jeu, mais il ne voulait pas être le seul à désirer, il ne voulait pas passer pour le pervers qui abusait de son frère si innocent alors qu'il avait trop bu. Mais le chanteur fit entendre sa délicieuse voix pour enfin calmer les angoisses de son jumeau.

"Tom, han, Tom, c'est trop, je t'en prie, je n'en peux plus… Si longtemps… Si longtemps que j'attends… Vas-y…" 

Tom ne se fit pas prier et prit son frère en bouche immédiatement. Il encercla sa virilité plus qu'éveillée de ses lèvres et la combla de la langue. Bill cria puis grogna quand Tom stoppa tout mouvement pour se relever. Le blond lui mordilla les lèvres comme pour lui dire d'arrêter ça puis les suçota plus gentiment. Il lui présenta ensuite trois doigts que Bill, bien que légèrement inquiet, entreprit de sucer consciencieusement.  

"Bill, tu sais ce que je vais faire là, nan ?"

"Hum, oui…"

"T'as confiance en moi ?"

"Bien sûr !"

"Alors c'est tout bon bébé, t'inquiète pas, ferme les yeux et profite tout simplement. N'oublie pas que c'est moi et que mon seul but c'est de t'emmener tout là-haut à tout prix, quitte à ce que, moi, je ne décolle pas." 

Rassuré, Bill écarta les cuisses. Pour le préparer, Tom entreprit de le pénétrer de ses doigts tout d'abord, le plus délicatement possible. Un éclair de douleur, un souffle retenu, un corps qui se crispe. Puis des caresses si douces, des paroles dont le sens n'est pas saisi mais qui détendent, des baisers papillons qui font sourire. Et un plaisir qui s'installe progressivement sans prévenir et qui enfle jusqu'à prendre le pas sur tout le reste. Tellement concentré sur son plaisir tout neuf, le brun ne fit pas vraiment attention quand Tom ôta ses doigts et humidifia sa virilité à l'aide de sa main. C'est quand il le sentit à son entrée que l'inquiétude refit surface mais cette fois, il se raisonna seul : Tom était attentionné, il l'aimait plus que tout, il lui avait assez répété et prouvé, il devait lui accorder toute sa confiance. Il referma les yeux et se força à respirer calmement. Tout en le soutenant d'une main et en le plaquant encore plus contre le mur, Tom s'insinua très doucement en lui. Il entendit son gémissement de douleur alors il l'embrassa tendrement tout en commençant à le masturber. Etre sur le plus de fronts à la fois pour le distraire et lui faire oublier sa douleur, telle était la technique employée, pensa Bill. Ca marchait pas mal son truc en fait… Il se détendait vraiment et commençait même à onduler du bassin pour en réclamer plus. Plus vite, plus fort, plus loin… Ce que Tom fit, bien entendu. 

Bill avait l'impression d'être enfin complet. Il avait retrouvé une partie de lui qui lui avait été arrachée à la naissance. Il se sentait entièrement lui quand Tom le possédait. Il avait enfin compris : ils n'étaient pas jumeaux, non, ils n'étaient que deux parties d'une même entité divisée par erreur. Ils n'auraient jamais dû être séparés, la nature s'était trompée, elle avait bâclé le travail. Il ne voyait pas d'autre solution. Voilà pourquoi ils étaient immanquablement attirés l'un par l'autre, l'entité cherchait à se reformer par tous les moyens comme en ce moment même. Il n'y avait que comme cela qu'ils se sentaient parfaitement en vie, parfaitement eux. Tout était tel que cela devait être. Rien à redire, rien à retoucher. Tom s'enfouissait de plus en plus profondément dans le corps de sa moitié mais ce qu'il ignorait c'est qu'il lui volait de plus en plus irrémédiablement son cœur. Vint le moment de décoller, de s'envoler. Tom tint sa promesse, il s'assura que Bill était déjà parti pour se laisser aller à voler. Quand ils se furent calmés, Tom dirigea Bill vers le canapé où ils se laissèrent tomber, tendrement enlacés. 

"Tom, je t'aime."

"Bill, tu n'es pas obligé de me dire ça juste parce que je t'ai avoué avoir fait de toi mon obsession amoureuse…"

"Tom, je t'aime. Depuis toujours. Je t'aime. Aussi fort que toi, peut-être même plus. Et si je n'étais pas aussi épuisé par nos ébats géniaux, je te raconterai l'histoire d'un gamin de cinq ans qui avait passé une soirée d'Halloween aussi pourrie que celle de son frère jumeau. Mais je te promets que je le ferai un jour."

"Je… Je te crois Bill. Je ne sais pas pourquoi mais je veux bien croire que tu m'aimes autant que je t'aime même si ça me semble difficilement concevable. Après tout, on n'est pas frères jumeaux pour rien…" 

C'est le sourire aux lèvres qu'ils s'endormirent, profondément heureux et comblés. Et le lendemain matin, quand Bill ouvrit les yeux sur un Tom le regardant les yeux pleins d'envie, il n'avait toujours pas perdu ce sourire extatique.  

"Dis Bill…"

"Hum ?"

"Farces ou… Friandises ?

Visiblement, Tom Kaulitz avait appris à aimer Halloween…

 

OoOoOoOoOoOoOoO

 

Donc, nous y voilà...

Mon premier OS, mon premier lemon.  

Verdict ? Juicy, arrête tes conneries et fais-nous le plaisir d'aller t'acheter une corde ou Juicy, vite, vite, à ton petit bloc-note bleu ? xD 

J'espère que même si ce n'est pas du Zola (Oh mon Dieu ! Zola écrivant du twincest... *DEAD*), vous avez passé un agréable moment en ma compagnie (spirituelle la compagnie hein) parce que moi j'ai bien aimé écrire... Bah ça, quelque soit son nom. 

Reviews ? *Noeils pleins d'étoiles* 

Besos et kissouilles. 

Juicy, pour vous servir. 

"Love me, hate me, but tell it !"  

 

 

 
     
     
 
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