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au 20 Nov 08 :
1059 comptes dont 373 auteurs
pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
qui ont générés 7129 reviews
 
     

     
 
Et Harry aima Draco
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Drame
22 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 10     Les chapitres     23 Reviews    
Révélations

POV de Draco.

La vie est étrange parfois. J’ai passé la plupart de mon temps à détester Harry Potter. Cela a commencé avant même que je ne le connaisse. Mon père en parlait avec un mélange de crainte, de dédain et de mépris. Je n’étais qu’un petit garçon alors, mais je n’oublierais jamais le son de sa voix lorsqu’il parlait de cet enfant, qui devait avoir mon âge et qui étant bébé avait réussit l’impossible. L’enfant avait contrarié les plans de mon père et mon père lui en voulait beaucoup. Pourtant je voyais qu’il ne comprenait pas comment ce bébé insignifiant avait pu réussir à défaire son maître. Il disait que c’était un énorme coup du destin et pourtant la crainte brillait dans ses yeux. On a souvent peur de ce qu’on ne comprend pas. J’ai donc détesté ce héros qui faisait vibrer la voix de mon père ordinairement impassible. J’ai détesté Potter d’avoir ainsi l’attention de mon père alors que moi je n’étais pour lui que son héritier. Il mettait plus de passion à parler de Potter qu’à parler de moi. J’ai détesté Potter pour cela.

Ensuite je l’ai rencontré. La première fois ne compte pas, je ne savais pas qui il était mais dans le train…

Il a refusé ma main tendue. Un Malfoy n’offre pas son amitié. Ce jour là, je l’ai fait, j’avais envie d’être son ami. Je voulais que ce garçon maigrichon et mal coiffé mais avec des incroyables yeux verts devienne mon ami. J’y repense maintenant et je souris. Je ne savais pas comment m’y prendre pour avoir des amis et j’ai insulté Weasley et Potter a refusé ma main. Ma fierté en a pris un coup. On préférait un Weasley à moi ! Je ne pouvais pas tomber plus bas. Par la suite, je me suis félicité de son refus, je le haïssais tellement que je me demandais comment j’avais pu osé vouloir ne serait-ce qu’un bref instant devenir son ami. Je l’ai réellement détesté et je suppose que je le hais toujours. Peut être même encore plus qu’avant. Je le hais d’accaparer ainsi mes pensées. Je le hais de m’envahir jusque dans mes rêves. Je le hais d’avoir ce pouvoir sur mon corps, de lui permettre de me blesser. Je le hais vraiment mais je crois que je me hais encore plus. J’ai toujours été faible face à lui, mais aujourd’hui ce n’est pas pareil.

Avant, je m’entraînais jusqu’à épuisement au Quidditch pour le battre. Avant, j’étudiais dix fois plus que les autres pour être meilleur que lui. Avant, je me battais pour le surpasser, j’étais conscient de ma faiblesse et je ne cessais pourtant pas de vouloir devenir le plus fort. Je me disais qu’un jour sa chance insolente allait tourner et qu’alors le monde verrait que Draco Malfoy est le meilleur, c’était obligé, mon acharnement allait payer.

Aujourd’hui j’ai une fois de plus conscience de ma faiblesse. Je ne suis pas stupide, j’ai vu ses entraînements, il est magiquement plus fort que moi, même s’il est loin d’être aussi intelligent. Mais ce n’est pas cette faiblesse là qui me dérange, non celle-la, je peux toujours essayer de la surpasser, c’est autre chose. Potter me fait faire des choses étranges. Potter me dérange. Potter me hait et depuis quelques mois cela ne me convient plus. Il a un pouvoir sur moi dont il n’a même pas conscience. Ce crétin de gryffondor est petit à petit entrain de me rendre différent et je n’aime pas cela. Je sais que c’est à cause de lui que j’ai ce désir malsain qui me brûle les entrailles. C’est de sa faute si je me surprends parfois à le regarder avec autre chose que de la haine. Le désir que j’éprouve pour lui m’empêche de le détester comme je le voudrais. Et je ne me suis jamais sentit autant humilié que lorsqu’il m’a repoussé il y a trois jours, sauf peut être lorsqu’il a refusé ma main dans le Poudlard Express. Mais il y a trois jours, j’étais bien dans ses bras et je le déteste pour cela. Il m’a rejeté. Il me suffit d’y repenser pour avoir l’impression de recevoir à nouveau un coup de poing dans l’estomac. Je n’aime pas cette sensation de malaise. Il y a trois jours, il m’a laissé me perdre un peu plus avant de me frapper et de m’insulter. Je ne sais plus où j’en suis. Je suis perdu.

Quelque chose est en train de changer en moi…et c’est à cause de lui.

Pourtant, Merlin sait que je le déteste !

Il n’y a plus que lui. Il est devenu omniprésent. Il est mon monde. Il l’a toujours été. Un monde de haine peut-être mais c’est le mien. Je le déteste à en perdre la tête, à en perdre le c….

Oh oui, je le déteste.

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Vendredi 19 décembre, vestiaire des serpentards, 16h27

Ils sont enfin tous partis, je vais pouvoir prendre ma douche. Je ne montre plus mes avant-bras depuis que j’ai été marqué. Alors, je m’entraîne toujours quelques temps en plus au Quidditch, le temps que mes camarades se lavent. La prochaine fois, j’irais directement me laver dans ma chambre. Mais à cette heure de la journée, des tas d’élèves déambulent dans le château et je n’ai aucune envie qu’ils voient Draco Malfoy dégoulinant de sueur. Je me dois d’être toujours impeccable. De toute façon, le vestiaire est enfin vide. J’enlève mes vêtements, évitant de poser mes yeux sur mon avant-bras gauche. Je crois que je ne m’habituerais jamais à cette marque noire. J’entre dans les douches spacieuses et toutes carrelées de vert et d’argent et je laisse l’eau chaude couler sur ma peau. Cela fait du bien, il fait tellement froid dehors en ce moment. Je resterais bien ainsi pendant des heures. J’attrape mon shampoing et commence à me laver les cheveux. Potter avait glissé ses mains dans mes cheveux l’autre jour. Je frissonne, pourtant je n’ai pas froid. Je délaisse mon shampoing et prends mon gel douche essayant de ne penser à rien.

C’est toujours la même chose, je sais pourtant que cela n’effacera rien mais je ne cesse de frotter mon avant-bras sans le regarder. C’est devenu un geste machinal maintenant lorsque je me lave. Je ne cesse de me frotter le bras que lorsque cela commence à me faire mal. Je regarde alors mes ongles, ils sont légèrement tachés de sang et mon avant bras me pique. Si je le regarde, je sais qu’il sera rouge avec de fines griffures, comme lorsqu’on se gratte un peu trop violemment une piqûre de moustique mais la marque sera toujours là. Indélébile. Mais de toute façon, je ne regarde jamais. Je finis de me laver, essayant de ne pas me souvenir des mains de Potter qui avaient glissées sous ma chemise et qui caressaient mes hanches et mes côtes. Qui remontaient sur mon dos, et glissaient jusqu’à mon ventre. Je frissonne plus violemment encore et tourne le robinet d’eau froide. Ainsi j’aurais une bonne raison de frissonner et je n’aurais surtout aucune mauvaise réaction corporelle.

Je me rince donc rapidement, l’eau est glaciale maintenant et c’est un véritable soulagement lorsque je l’arrête complètement. J’attrape ma serviette et la mets autour de ma taille. Je m’apprête à sortir et en levant la tête, je vois mon cousin qui me regarde. Je fronce les sourcils et serre un peu plus ma serviette sur mes hanches. Depuis combien de temps est-il là ?

-Que fais-tu là ? je demande en passant devant lui.

Il ne répond rien et je peux sentir qu’il me suit des yeux alors que je me dirige vers mes vêtements. Je suis mal à l’aise et je ne comprends pas pourquoi. Ce n’est que mon cousin et pourtant je refuse de me changer devant lui. Je reste là, dos à lui, pétrifié devant mes vêtements. Je voudrais qu’il parte. Je ne comprends pas pourquoi mon esprit me dit que c’est dangereux d’être seul avec lui.

-Je suis venu te prévenir, dit-il enfin d’une voix légèrement précipitée, demain, on va à l’entraînement du soir de Potter.

Demain ? Mais je suis sensé rentrer au manoir demain après midi , pour les vacances de Noël.

-Tu retarderas ton départ, à partir de dimanche je serais le seul à l’espionner puisque Pansy part aussi.

Je me tourne vers lui et je vois un sourire mauvais fleurir ses lèvres. Il reste nonchalamment appuyé contre le mur, les mains dans les poches.

-Je sens que je vais bien m’amuser, dit-il en agrandissant son sourire.

Je fronce les sourcils. Que veut-il dire ?

-Hadès, je me moque de ce que tu vas faire de tes vacances. Tu as dit ce que tu avais à me dire alors dégage maintenant. Ta vue m’est toujours aussi insupportable.

Il cesse de sourire et s’approche lentement de moi, les mains toujours dans les poches.

-Alors cela ne t’intéresse pas, me souffle-t-il à mon oreille, de savoir que j’ai prévu de sauter le Survivant durant ses vacances.

Il se recule un peu pour voir l’effet de ses paroles sur moi mais je me contente de rester impassible alors que je n’ai qu’une envie, c’est de l’étriper de mes propres mains. Je ne comprends pas pourquoi, cela devrait m’être indifférent. La vie sexuelle de Potter ne me regarde pas, ne m’intéresse pas. Il peut coucher avec tout Poudlard je m’en moque.

-En effet, cela m’indiffère, je réponds d’un ton froid. Tout ce que je sais c’est que moi, je vais passer Noël au manoir. Ta mère préfère te laisser ici, elle a compris qu’elle était beaucoup mieux loin de toi, c’est cela ? Est-elle au moins au courant de ton existence ?

Je vois avec joie mon cousin pâlir. C’est trop facile, sa mère a toujours été son point faible. Il serre les dents et essaie de se contenir. Je ricane franchement.

-Allons cousin, ne fait pas cette tête. Je suis sûr que tu vas t’amuser comme un fou au milieu des poufssoufles et des gryffondors qui vont rester.

A mon grand étonnement, mon cousin se reprend assez vite. Il se maîtrise beaucoup mieux que je ne le pensais. Il me lance un sourire moqueur et insolent.

-Bien dans ce cas, nous passerons tous les deux des vacances excellentes. Tu me raconteras ton super Noël au manoir et je te raconterais comment Potter est quand il baise. Il doit être très étroit et je me ferais un plaisir de défoncer son petit cul !

Je n’ai jamais eu autant envie de le frapper que maintenant mais je me contente de serrer les dents alors qu’il sort en riant. Je sais pourtant qu’il n’essaiera même pas de séduire Potter. Il a juste dit cela pour voir ma réaction. De toute façon, j’ai menti moi aussi. Je sais déjà qu’aucun magnifique Noël ne m’attend chez moi. Cela va juste être des vacances très longues où je serais plongé dans la paperasse. Je préférerais rester ici. Au moins ici, je serais avec Blaise et je pourrais voir si Hadès a réellement l’intention de « défoncer le petit cul du Survivant ». Je grimace à cette pensée et je soupire lorsque que je réalise que je pourrais tuer Hadès s’il fait du mal à Potter. Je suis vraiment ridicule. Je me moque de Potter. M’éloigner pendant deux semaines de tout cela me fera le plus grand bien et me remettra les idées en place. Lorsque je reviendrais, Potter ne me hantera plus et je lui ferais payer les quelques semaines durant lesquelles j’ai été si confus. Et il payera très cher.

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Samedi 20 décembre, salle de cours de ASS, 9h07

Je n’aime pas cela. Je suis une fois de plus dans l’illusion mais je veux partir avant qu’elle ne me voit. Il n’y a personne au village africain et la nuit est tombée. Seul les bruits de la forêt me permettent de dire que je ne suis pas seul. Il ne faut pas que la panthère me voit ainsi. J’essaie de l’approcher à chaque cours et en même temps je commence à contrôler ma seconde source. J’arrive à l’approcher mais pas encore à la toucher et aujourd’hui je ne veux pas la voir. J’ai tellement honte…

Si elle la voit, elle me détestera. Je ne comprends pas pourquoi, cette fois-ci, je suis torse nu. Depuis que j’ai la Marque des Ténèbres, à chaque fois que je vais dans cette illusion, je porte un haut qui me permet de camoufler la preuve de mon appartenance au Seigneur des Ténèbres. Mais cette fois ci , je suis torse nu. Elle ne doit pas voir.

Je marche sans bruit, je dois trouver un moyen de sortir de l’illusion avant de la voir, car je la vois toujours. Elle m’aime et elle est là à chaque fois pour moi. La dernière fois, j’ai presque pu poser ma main sur elle. J’ai fait des recherches sur cette illusion, sur les panthères et je ne comprends pas ce qu’elle me veut, je sais juste ce que moi je veux. Je veux qu’elle m’aime encore. Je sais aussi qu’elle n’aime pas Voldemort, je le sens, elle n’a rien à voir avec les ténèbres et pourtant elle est peut être si sombre parfois. Elle va me détester et je vais la perdre. Je dois partir d’ici. Elle va croire que je l’ai trahie.

Cette illusion est vraiment spéciale. C’est la première fois que le village est vide et c’est la première fois qu’il fait nuit. Je ne suis pas à l’aise. Je décide de m’avancer au centre du village, je suis presque certain qu’elle ne s’aventurera jamais là bas. A mesure que j’avance pieds nus, avec juste la pleine lune qui éclaire mes pas, une odeur de plus en plus nauséabonde et forte se fait sentir. Je n’aime pas cela et pourtant j’avance encore.

Je suis presque au centre du village, les huttes me cachent la vue, l’odeur est omniprésente maintenant et je l’ai reconnue. Une odeur de pourriture. Une odeur de cadavre. Je n’ai plus envie d’avancer maintenant. Je veux faire demi-tour mais mes pas se dirigent vers le centre du village. Je me mets à trembler alors que les premiers cadavres se dévoilent à ma vue. Ils sont tous là. Assassinés sauvagement. Je ne peux plus bouger. Morts. Tous morts. Les femmes et les enfants aussi. Ce n’est qu’une illusion. Qu’une illusion. Je vais me réveiller et les enfants du villages vont se moquer de ma pâleur, les filles me regarderont du coin de l’œil en gloussant, leurs mères seront entrain de rire en tressant des paniers, les jeunes hommes essaieront de me voler l’amour de la panthère, leurs pères seront en train de pêcher ou de chasser et les vieillards me raconteront leurs légendes. Je vais me réveiller et ne plus voir cet enfant avec cette grimace absurde figé sur son visage. Je vais me réveiller et ne plus voir cette fille nue, les jambes tachées de sang. Je vais me réveiller et ne plus voir cet homme éventré.

Soudain, j’y pense tellement fort que tous les cadavres disparaissent et les gens du village se retrouvent autour d’un grand feu. Ils sont en train de chanter.

-Aujourd’hui c’est la fête du Dieu des Morts chez nous, me dit une voix me faisant sursauter.

Je me retourne et vois avec surprise mon prof de ASS avec son sourire toujours édenté.

-Tu es bien pâle Draco, quelque chose ne va pas ?

Il ose me demander si quelque chose de va pas ! Je viens de voir des morts joncher le sol et l’instant d’après il n’y a plus rien.

-Je n’aime pas cette illusion, dis-je d’un ton froid, changez-la !

Mon professeur me regarde, étonné.

-Tu n’as toujours pas compris que l’illusion vient de ton cœur ? C’est toi qui a tout cela en toi. Moi je me contente de t’y envoyer.

-C’est ridicule, je ne connaissais pas tous ses gens avant de les voir dans vos cours. Si nous suivons votre raisonnement, vous êtes aussi dans mon cœur, dis-je d’un ton dégoûté, et c’est loin d’être le cas.

Il a un grand sourire.

-Cela veut dire que tu m’aimes bien, j’en suis flatté, j’ai moi-même beaucoup de respect pour toi.

Quoi ? Qu’ouies-je ? Qu’entends-je ? Il a un peu trop fumé le vieux !

-Mais…mais…mais pas du tout ! Vous être un vieux cinglé et je ne vous aime pas !

Et puis quoi encore ? Il a vraiment un grain.

Il fait semblant de ne pas avoir entendu ma dernière phrase.

-Quant aux autres personnes de ton illusion, elles existent vraiment mais pour l’instant, tu les vois ainsi. Tant que tu n’auras pas compris que cette illusion veut te montrer quelque chose tu sera obligé d’y aller pour apprendre la magie. Si un jour tu n’as plus besoin de l’illusion, c’est que tu arriveras contrôler la magie du cœur et tu sauras quelle est la source de cette magie pour toi. Tu seras puissant alors et tu seras faire de la magie sans baguette.

Je crois que le vieux a lu trop de bouquin de science fiction et cela lui est monté à la tête. Je me contente de hausser les épaules.

-Pourquoi ai-je vu tous ces morts ? Je demande d’un air qui se veut indifférent alors que j’en ai presque la nausée.

-Tu as peur que ton monde s’effondre si elle te voit. Il ne s’effondra pas. Son amour est plus puissant que tu ne le croies.

Je me tourne vers lui, éberlué. Il est au courant pour ma panthère !

-Vous la connaissez ? Vous savez ce qu’elle représente ? je demande précipitamment.

Je dois savoir. Il le sait depuis le début et il ne m’a rien dit. Mes recherches n’ont rien donné mais lui il peut me dire.

-Je suis désolé Draco, me dit-il avec air pas du tout désolé, je peux juste te dire que la présence de la panthère est tellement forte et importante pour toi que je l’ai ressentie. Je ne sais pas qui elle est. Je dois te laisser.

Hein ? Quoi ?

-Non, atten…

Ce crétin de vieillard vient de disparaître et les crétins de villageois chantent toujours atour de leur crétin de feu de bois. Je me détourne énervé et commence à marcher. Pourquoi ne m’a-t-il rien dit ? Je suis sûr qu’il sait quelque chose sinon il ne se serait pas enfui ! Mais c’est un sadique, il aime que ses élèves se prennent la tête !

Soudain, une bourrasque de vent me fait lever la tête. Je m’aperçois avec horreur que je suis déjà devant la forêt. Ce n’est pas possible ? Je vais pour faire demi-tour et c’est à ce moment que je la vois toujours aussi magnifique et sauvage et son regard est fixé sur mon avant-bras.

Je reste figé sur place, j’ai l’impression que tout se brise autour de moi alors que je vois de la douleur et de l’incompréhension passer dans son regard. Elle ne comprend pas pourquoi je suis devenu un monstre, je la vois reculer un peu, le regard encore plus triste. Je l’ai blessée. Elle a mal, je le sens. Je sens couler des larmes sur mes joues, elle va me laisser. Elle recule encore.

-Ne me laisse pas…

Je ne reconnais pas ma voix, elle est anormalement suppliante mais je m’en moque.

-Ne me laisse pas, je répète plus fort alors qu’elle recule encore, je ne voulais pas…

Elle s’arrête et lève les yeux pour les plonger dans les miens. Elle ne regarde plus la marque. Je respire un grand coup et avance d’un pas.

-Je ne veux pas te perdre.

Je pleure toujours, mais là aussi je m’en moque. Je continue d’avancer vers elle. Elle ne recule plus, ses grands yeux me regardent avec un mélange de peur et de confiance. J’ai peur moi aussi. J’ai peur qu’elle ne choisisse finalement de me laisser. J’ai peur et pour la première fois de ma vie, d’une main tremblante je touche sa fourrure noire. Elle aussi tremble un peu. Elle me laisse la toucher. Je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie. Je tombe sur les genoux, puis m’assois en tailleur, elle sursaute mais ne s’en va pas. Alors doucement, je glisse mes bras autour de son cou et je la serre contre moi. Je la sens se tendre mais elle frotte doucement son museau dans mon cou. Je ne dis plus rien, je suis bien ainsi. Elle a bien voulu de moi malgré tout. Je la sens petit à petit se détendre et elle se met doucement à ronronner alors que ma main passe derrière ses oreilles. Mon cœur ne cesse de battre comme un fou et pourtant je suis apaisé. Je me sens à ma place. Soudain, son museau se déplace et je sens son souffle chaud sur mon bras. Ça me chatouille un peu. Je me tends alors que je comprends, qu’elle va atteindre la marque des ténèbres. Je voudrais dégager mon bras mais je suis comme paralysé, je ne peux que la regarder faire. Un grondement menaçant sort de sa gorge alors que ses yeux fixent une nouvelle fois la marque. Puis ses yeux incroyablement verts se lèvent et rencontrent les miens pour ne plus les lâcher . Elle commence doucement à lécher avec sa langue râpeuse la marque, elle la mordille même un peu. Elle fait cela avec application, comme pour l’effacer et je ne peux m’empêcher de lui sourire tristement. Cette marque ne s’effacera jamais. Au bout de plusieurs minutes elle lâche enfin mon bras et remonte contre moi. Me permettant, d’enfouir ma tête contre son cou et de tout oublier le temps de cette étreinte. Elle est à la fois si sauvage et si humaine…bien plus humaine que moi.

Je ne sais combien de temps je suis resté à la serrer dans mes bras. Je sais juste que j’aurais voulu que cela dure indéfiniment mais elle a fini par se reculer. Elle me regarde quelques secondes avant de me donner un grand coup de langue bien baveuse sur le visage..

-Hé ! Mais c’est dégoûtant ! je m’écrie alors qu’elle bondit sur un arbre.

Je suis presque sûr qu’elle sourit et je sais que, bien que j’essaie de paraître outré, je souris aussi. Cette panthère arrive avec une facilité déconcertante à me rendre ridicule. Elle ronronne encore doucement du haut de son arbre avant de partir.

-Mouais, c’est ça, bonne journée à toi aussi ! je marmonne faussement boudeur.

Pourtant, je suis de bonne humeur. Elle m’aime encore et j’ai pu la toucher, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi heureux. Elle m’aime toujours malgré la marque noire. La prochaine fois, je le serrerais de nouveau dans mes bras si elle le veut bien et je lui dirais que je ne suis pas comme les autres personnes qui portent la marque. Je lui dirais qu’il n’y a qu’elle qui compte et que je ferais tout pour ne plus voir ses yeux voilés de tristesse. J’ai déjà hâte de reprendre les cours, je ne vais pas la voir pendant plus de deux semaines, ça va être long. Très long.

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Samedi 20 décembre, salle d’entraînement de Potter, 23h05

Je le regarde fasciné malgré moi. J’essaie de rester impassible mais sa détermination est tellement évidente que comme chaque soir je suis bluffé. Potter a l’air plus en forme que d’habitude. Il a l’air heureux. Cela coïncide avec le retour de Lupin au château. Je ne sais pas pourquoi il est si heureux de voir ce type. C’est vrai, il n’a rien pour lui ! Il a une tête de déterré. Je veux bien avouer que ce fut notre meilleur prof de défense contre les forces du mal mais ce n’est pas vraiment flatteur étant donné la flopée de crétin ou de fous furieux que nous avons eu comme professeur au cours de ces sept années. Enfin, cette fois ci il vient officiellement pour aider Hagrid et officieusement pour entraîner Potter.

Ce soir c’est Rogue qui « torture » le Survivant mais hier c’était Lupin et j’ai eu l’impression qu’il savait que nous étions là à les espionner. J’ignore comment. Peut être que je me trompe mais il avait l’air sur ses gardes, même Potter l’a trouvé étrange mais Lupin s’est contenté de poursuivre l’entraînement.

Enfin, ce soir c’est Rogue qui l’entraîne…il l’épuise serait le mot le plus juste. Les autres professeurs se contentent d’alterner pratique et théorie mais Rogue ne fait que l’attaquer. Parfois c’est de lui-même et d’autre fois c’est en créant des illusions plus vraies que nature. Des vampires, des dragons, des samouraïs, des fous sanguinaires…Bref, ce sont des illusions qui donneraient des cauchemars à n’importe qui. Mais Potter reste stoïque, sûrement car il sait que ce ne sont que des illusions. Ça serait en effet vraiment étrange qu’une horde de vampire viennent d’un seul coup dans une salle de cours de l’école de sorcellerie la mieux protégée, juste pour s’attaquer à Harry Potter. Les illusions de Rogue ont vraiment l’air réel, c’est le cadre qui ne l’est pas. De toute manière, combattre des illusions est aussi épuisant qu’un combat réel. Cela va bien faire trois heures que son entraînement se poursuit et même s’il essaie de ne pas le montrer, je vois bien qu’il est épuisé.

-Incendio ! lance Rogue.

Potter contre, serre les dents alors que des flammes gigantesques essaient de forcer un boucler invisible. La sueur coule sur ses tempes mais les flammes diminuent. Finalement après un dernier effort les flammes disparaissent et Potter relâche sa concentration. Le sort de bouclier commence à disparaître.

Il est essoufflé, des mèches de cheveux sont collées sur son front mais il ne quitte pas des yeux le professeur Rogue, attendant sur le qui-vive la prochaine attaque. Rogue aussi commence à fatiguer. Je crois que le cours va bientôt se terminer. Je ne serais pas fâché d’aller dormir, je ne sais pas comment fait Potter pour tenir le rythme. Pansy et Hadès commencent à se lasser de regarder chaque soir les entraînements de Potter. Pansy essaie d’étouffer un bâillement. C’est vrai que ce n’est pas très passionnant pour eux mais moi…Je ne sais pas ce qui m’arrive. Je ne sais pas pourquoi à chacun de ses entraînements mon cœur bat si vite. Pourquoi je n’arrive pas à détacher mes yeux de lui. Et pourquoi, je tremble lorsqu’il reçoit un sort trop puissant. Rogue lance à nouveau un incendio doublé cette fois d’un sort de saucissonnage. Comme toujours Potter arrive à les arrêter mais cette fois il tombe à genoux. Il est à quatre pattes et repend difficilement son souffle alors que Rogue ricane. Le corps de Potter tremble un peu et alors que ses yeux restent fixés sur le sol, je vois avec surprise Rogue créer une nouvelle illusion. Il créé une illusion de lui et lorsque Potter se lève enfin, il ne voit que le faux Rogue, le vrai, restant silencieux derrière son illusion. Je ne vois vraiment pas à quoi il joue. Hadès et Pansy semblent tout à coup beaucoup plus intéressés.

-L’entraînement est fini, dit le faux Rogue d’une voix froide.

Potter se contente de hocher la tête, alors que le Rogue de l’illusion quitte la salle sans un mot de plus.

Nous retenons tous notre respiration, Potter se croit seul à présent, alors qu’il est observé par quatre personnes. Il fait une grimace assez comique en direction de la porte où le faux Rogue est parti, puis doucement, il se laisse glisser contre le mur. Il enlève son T-shirt en grimaçant et je sens avec horreur la chaleur maintenant habituelle se propager dans mon corps. J’essaie de rester stoïque. Je sais que le regard de mon cousin est sur moi, alors que Pansy et Rogue eux, ont les yeux fixés sur le balafré. Mais que je reste stoïque ou non, ne change rien au fait que Potter a un torse vraiment sublime. Je regarde, une goutte de sueur, couler entre ses pectoraux et je déglutis. Je n’aurais jamais pensé que Potter soit aussi bien foutu. Il est musclé, pas excessivement, mais assez pour me filer des complexes. Sa poitrine se soulève au rythme de sa respiration haletante et je regarde fasciné les deux boutons de chaires roses que forment ses tétons. Je deviens fou je crois. J’oblige mon regard à descendre tout en sachant que je viens de causer ma perte. Son ventre dire ? Son ventre me fait me sentir étrange, je crois qu’un truc voltige dans le mien, alors que je détaille le dessin de ses abdominaux, le grain de sa peau, il a la chair de poule, la fine ligne de poil noir qui descend encore et encore….

Je sursaute en même temps que Potter. Qu’est ce qu’il m’arrive ? Je ne devrais pas le regarder de cette façon ! Ce n’est pas bien, ce n’est pas normal. Il touche son épaule et je remarque alors qu’il est blessé. Il grimace en essayant de voir ce qu’il a, mais il ne voit pas grand-chose puisque la blessure est de dos. Je ne peux m’empêcher de foudroyer Rogue du regard. Ce dernier reste silencieux et glacial, alors qu’il sait parfaitement qu’un de ses élèves est blessé et par sa faute en plus.

-Il ne m’a pas loupé, ce connard, marmonne Potter en serrant les dents.

Il grimace encore en remettant son T-shirt, je respire soudainement beaucoup mieux. Potter se relève et c’est à ce moment-là, que la porte de la salle s’ouvre.

Potter se fige sur place et avec stupéfaction, je vois que le nouvel arrivant n’est nul autre que moi. Rogue a un petit sourire froid alors que je comprends qu’il vient de créer une illusion de ma personne. Hadès et Pansy semblent vraiment de plus en plus intéressés. Quand à moi, je ne peux détacher les yeux de mon double qui s’approche de Potter avec un rictus mauvais.

-Malfoy, dit Potter d’un ton froid, qu’est-ce que tu veux ?

Mon double reste un instant silencieux et s’approche encore. Potter recule ne sachant trop quoi faire, jusqu’à ce qu’il se retrouve de nouveau contre le mur.

-Que veux-tu ? Répète-t-il plus doucement.

Mon double a un petit sourire doux et Potter rougit. Puis il avance une main pâle et caresse la joue du gryffondor qui semble vraiment tétanisé. Je fronce les sourcils. A quoi joue Rogue ?

-Je suis venu pour te tuer.

Cette illusion a la même voix que moi et elle sourit méchamment, alors que Potter se dégage enfin d’un geste brusque.

Rogue a donc invoqué une illusion de moi pour attaquer Potter. Seulement cette fois, le balafré ne sait pas qu’il s’agit d’une illusion. Il regarde mon double avec dédain.

-Et tu te crois assez fort pour me battre ?

Pour toute réponse mon double sort sa baguette et lance un sort. Potter esquive et les sorts se suivent. Mon double attaque Potter encore et encore mais Potter est plus fort. Pourtant, il ne lance aucun sort d’attaque. Il se contente de parer et de se défendre. Ce n’est pas ainsi qu’il va gagner. Il est épuisé alors que le Draco de l’illusion, ne semble pas du tout fatigué. Il insulte Potter en même temps qu’il l’attaque. Toutes des insultes que j’ai déjà proférées. Cette illusion me fait presque peur tant elle me semble vraie. J’ai l’impression que c’est vraiment moi sur scène, j’ai l’impression de revoir une de nos énièmes disputes. Sauf que cette fois, je semble bien décidé à le tuer et que cette fois Potter est blessé à l’épaule.

Je ne sais pas combien de temps, a duré cet affrontement, peut-être une heure, peut-être plus mais tout est terminé maintenant et pour la première fois de ma vie, j’ai gagné contre Potter. La baguette de l’illusion est pointée sur la gorge de Potter alors qu’une de ses mains serre son épaule douloureuse. Je ne comprends pas pourquoi, il a laissé le dernier sort l’atteindre. Il aurait pu facilement le bloquer. A croire que Potter a baissé les bras. Il regarde l’illusion en souriant tristement alors qu’il n’y a que de la haine dans les yeux de mon double.

-Alors, tu veux vraiment me tuer ? demande Potter avec tristesse.

-Bien sûr ! crache mon double. Depuis le début, c’est soit toi, soit moi ! Et j’ai décidé que ce serait moi et que ce serait ce soir !

Potter pose sa main sur la joue du Draco qui n’existe que dans cette illusion.

-Moi, je suis incapable de te tuer, dit-il doucement, j’aurais préféré que ce ne soit pas ce soir…

Il sourit doucement alors que je tremble sans pouvoir m’en empêcher. Je voudrais tant qu’il se taise. Je voudrais tant qu’il continue. Que t’apprêtes-tu à dire Harry ? Pourquoi tes yeux brillent-ils de larmes ? Pourquoi mon coeur bat-il si vite ? Pourquoi tes lèvres se rapprochent de cette illusion. Je voudrais être à sa place…Je voudrais être dans tes bras…

-Mais je préfère aussi que cela soit toi qui vive, continue-il d’une voix rauque. Alors si c’est ce soir que je dois mourir, tue-moi ! Je veux juste que tu saches que…

-Tais toi Potter ! crie l’illusion, en serrant sa prise sur l’épaule blessée.

Mais Potter ne se tait pas. Il regarde l’illusion, lever sa baguette et commencer à prononcer un sort et doucement il murmure ces mots que j’ai tant souhaité ne plus jamais entendre et qui pourtant bourdonnent en moi et propagent une chaleur inconnue dans mon coeur.

-Je t’aime…

L’illusion s’évapore sous le regard surpris de Potter et bientôt le vrai Rogue apparaît enfin.

Il m’aime.

-Potter ! Quel imbécile ! Vous êtes vraiment faible, vous ne devez pas prendre en compte vos sentiments ! Ceci est une guerre ! crache Rogue méprisant.

Il m’aime.

Potter semble enfin comprendre que tout n’était qu’une illusion et foudroie notre professeur de potion du regard.

Il m’aime.

-Vous n’aviez pas le droit d’utiliser son image ! crie-t-il hors de lui.

-Vous croyez quoi Potter ? Une illusion peut blesser mais pas tuer ! Si l’ennemi vous prend lui aussi par surprise, je ne donne pas cher de votre peau ! Vous vous êtes quasiment laissé tuer !

-JE VOUS EMMERDE !

Potter semble vraiment hors de lui, il se dirige à grands pas vers la porte et la claque violemment. Rogue fronce les sourcils.

-Vingt points en moins pour gryffondors pour insulte à professeur, murmure-t-il avant de partir à son tour.

Tout c’est passé tellement vite, je suis encore sous le choc. Ainsi, depuis le début il jouait la comédie. Il m’aime…

Un silence pesant se fait dans la pièce alors que je commence à prendre conscience de ce que cet aveu va me coûter.

-Intéressant…,murmure Hadès.

Je me tourne vers lui, une joie enfantine semble l’habiter. Il me sourit narquoisement et j’ai un mauvais pressentiment.

-Je savais que tu étais sa faiblesse, susurre Pansy en me regardant froidement.

Je ne peux plus nier. Je fais mon possible pour rester de marbre alors que je sais que Potter vient de sceller mon sort. Je lui en veux pourtant et j’ai peur. S’il m’aime autant qu’il le dit, pourquoi n’est-il pas là pour me protéger ? Pansy sort au bout de quelques temps, en précisant que le maître allait être content d’apprendre la bonne nouvelle et je reste seul en compagnie de Hadès.

-Ainsi il t’aime ! dit-il d’une voix glaciale.

-Hadès, lâche moi, veux-tu, je vais me coucher !

Je suis las, las de toute cette histoire mais Hadès ne me laisse pas partir, il m’attrape brusquement par le bras.

-Il sera ta perte Draco ! s’exclame-t-il . Et tu le sais !

Je n’aime pas ce qu’il insinue. Je le regarde de haut, je sais qu’il a horreur de cela.

-Personne ne causera ma défaite, dis-je avec dédain, je suis un Malfoy !

Je sais bien que cet argument ne veut plus rien dire et Hadès le sait aussi puisqu’il se contente de ricaner.

-Passe de bonnes vacances Dray, murmure-t-il avec un sourire en coin avant de partir.

Les vacances ne seront pas bonnes, j’en ai la certitude maintenant. Pourtant Potter m’aime et malgré tout le mal que cela va me causer, je suis étrangement soulagé. Je ne comprends pas pourquoi. Tout était si simple avant…

Je suis la faiblesse de Potter, je ne sais pas ce que j’ai fait de si terrible dans une autre vie pour que cela m’arrive. Mais le pire, c’est que je me demande si ce que j’ai fait était terriblement bienveillant ou terriblement affreux. Je suis aimé de l’être le plus pathétiquement bon qu’il m’est été donné de connaître. J’ai un sourire sans joie. Peut être après tout que c’est lui qui a dû faire une chose abominable dans une autre vie pour être amoureux de moi aujourd’hui. Je ne suis pas de ceux que l’on aime.

Je suis sa faiblesse…

Et…je crois bien qu’il est la mienne.

O0o0o0o0o0o0o00o0o00o0o00o0o

Jeudi 25 décembre, 10h23, manoir Malfoy.

Cela va faire presque cinq jours que je vis dans l’attente de quelque chose. Je m’attendais à des représailles de Voldemort directement mais il ne s’est rien passé. A croire qu’il n’est pas au courant de l’arme que je représente pour atteindre Potter. Je suis sûr pourtant qu’il le sait. J’ai attendu qu’on vienne me chercher pour me torturer ou pour me tuer mais il ne s’est rien passé. Je suis donc resté au manoir à m’occuper des papiers de mon père, j’ai fini mes devoirs depuis longtemps.

Je n’ai pas revu ma mère depuis dimanche. Elle est descendue brièvement de sa chambre pour me saluer puis elle est remontée. Je n’ai pas le courage d’aller la voir. Je n’ai qu’une envie, que ces vacances se finissent pour que je puisse regagner Poudlard. Je dois parler à Potter. Je ne sais pas encore quoi faire, mais je dois lui dire que je suis au courant, que je connais la vérité et que je ne suis pas le seul. Je dois lui dire que même si je le déteste toujours autant, il ferait mieux d’assumer ce qu’il ressent, jusqu’à qu’il se lasse enfin de son amour pour moi. Ce qui finira, j’en suis sûr par arriver un jour ou l’autre. Il rencontrera un mec gentil qui sera son monde et il oubliera son obsession amoureuse pour l’héritier des Malfoy et tout le monde sera content.

C’est Noël aujourd’hui. Je me demande s’il est heureux. Je me donnerais bien des claques pour penser à cela. Je me moque de savoir s’il est heureux. Et puis Noël est un jour comme les autres. Je regarde le grand sapin scintillant qui trône comme chaque année dans le grand salon. Je suppose que les elfes de maison l’ont mis par habitude. Ma mère ne doit même pas savoir que c’est Noël aujourd’hui. Il n’y a aucun cadeau au pied du sapin comme l’année dernière. Depuis que mon père est en prison, nous ne fêtons plus Noël,nous ne fêtons plus rien d’ailleurs. Ma mère parce qu’elle n’y pense pas et moi parce que je m’en moque complètement.

Pas de cadeau pour Draco Malfoy cette année, il n’a pas été sage…

Je m’en moque…

J’imagine Poudlard à Noël avec ses fêtes, sa musique, ses jeux. Il doit avoir les yeux brillants en déballant ses cadeaux.

Je m’en moque…

Il doit sourire à ses amis et rire comme tout le monde le fait en période de fête.

Je m’en moque…

Je me dirige vers le bureau de mon père, j’ai encore du travail. Je traverse plusieurs couloirs avant d’arriver au bureau.

Je me fige en entrant. On dirait que j’avais un petit comité d’accueil. Décidemment, j’aime de moins en moins Noël !

Bellatrix , son mari, le père de Crabbe et celui de Parkinson m’attendent. Je ne suis pas assez rapide, je sors juste ma baguette alors que deux stupéfix m’atteignent de plein fouet. Je suis pathétique.

Je m’écroule et j’entends la voix froide de mon oncle s’élever avant le trou noir.

-On t’emmène voir le Maître mon mignon !

Ils sont venus finalement. ..

Je me demande si Potter rit avec ses amis…

A suivre…

 
 
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