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au 20 Nov 08 :
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Et Harry aima Draco
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Drame
22 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 11     Les chapitres     23 Reviews    
Il ferme les yeux pour ne pas pleurer

Note : IMPORTANT, dans ce chapitre il y a un viol, je conseille vivement à tous ceux que cela dérange de ne pas lire ce chapitre.

Chapitre 10 : Il ferme les yeux pour ne pas pleurer.

Couloir de Poudlard, lundi 22 décembre, 11h22

Je me dirige vers les cachots, il faut absolument que je parle à Rogue, impossible de le trouver hier mais j’ai appris qu’il était aujourd’hui à Poudlard. Il faut qu’il comprenne qu’il ne doit pas divulguer les véritables sentiments que j’ai pour Draco. Je suis sûr qu’il va s’en servir pour me mettre plus bas que terre mais dans ce cas là, c’est Draco qui sera en danger. Je suppose qu’il va falloir aussi que je m’excuse de l’avoir insulté. Je frissonne à cette idée mais si c’est pour Draco, je suis prêt à le faire.

Lorsque j’arrive devant la salle de potion, j’entends deux personnes se disputer donc je décide d’attendre un peu, juste par politesse, pas du tout par curiosité. Je comprends assez vite que les deux personnes en train de se disputer ne sont autres que Rogue et Remus.

-C’est hors de question ! s’écrie Remus.

-Lupin tu es vraiment fatiguant, répond Rogue d’un ton méprisant.

-Dumbledore a été très clair, c’est à toi que revient la tâche de faire les potions Tue-loup !

-Dis plutôt que ça te répugne de devoir travailler avec moi, au moins jusqu’à ce que tu saches toi-même les faire…

Les voix se taisent un instant, puis j’entends doucement Remus répondre que c’est exactement ça avant que la porte ne s’ouvre. J’essai de me recomposer un visage innocent alors que Remus sort.

-Tiens, tu étais là Harry ?

Remus a vraiment l’air fatigué, en fait non, il a vraiment l’air triste.

-Tu vas bien Remus ?

Il fait signe que oui mais le pauvre sourire qui accompagne son hochement de tête ne rend vraiment pas sa réponse crédible mais avant que je puisse l’interroger de nouveau, Rogue sort à son tour.

-Potter !Vous ici ? me dit-il d’un ton moqueur.

Remus détourne les yeux et Rogue a un sourire crispé. Bon, ce n’est pas vraiment la joie ici ! Mais d’une manière ou d’une autre je dois convaincre Rogue de ne rien dire à propos de Draco. Je jette un coup d’œil anxieux à Remus et me lance.

-Ecoutez, c’est à propos de l’entraînement de samedi, je…

-C’est bon, Potter, me coupe-t-il, je ne vais pas m’amuser à raconter vos pitoyables secrets au monde entier. Cessez un peu de penser que tout tourne autour de vous. Je me moque de votre misérable vie privée.

Rogue a un reniflement de dédain avant de s’en aller et cette fois Remus le regarde à la fois tristement et avec colère. Je me demande bien ce qu’il lui trouve.

-Allez, viens Harry, murmure-t-il, allons dehors prendre l’air…

Je le suis, il n’a vraiment pas l’air bien. Je me demande ce que Rogue a bien pu lui dire. Cela va faire dix minutes maintenant que nous sommes dehors et Remus se contente de regarder la forêt enneigée. Finalement, n’y tenant plus, je brise le silence.

-Quelque chose ne va pas ?

Il sursaute et prend un air blasé.

-Il veut m’apprendre à faire la potion Tue-loup…

Je fronce les sourcils, je me demande pourquoi ça le met dans cet état, c’est plutôt une bonne nouvelle, comme ça, il n’aura plus besoin de Rogue chaque mois.

-Tu sais, reprend-t-il, c’est lui qui a inventé cette potion, avant j’étais obligé de me transformer. Je me suis toujours demandé pourquoi il avait passé tant de temps à bosser là-dessus. Dumbledore m’a dit qu’il en a passé des nuits blanches, des années de travail acharnées. Et je crois savoir que je suis la seule personne à en profiter.

Il sourit de nouveau d’un air triste en marmonnant que Rogue est vraiment un homme étrange alors que je viens de comprendre que c’est juste pour Remus qu’il a fait tout cela…Oui, Severus Rogue est vraiment quelqu’un d’étrange.

-Je me contentais très bien, continue-t-il, du fait qu’il soit le seul détenteur de ce secret. Mais il veut m’apprendre…Il veut m’apprendre au cas où il lui arriverait quelque chose…

La voix de Remus se brise et il secoue la tête. Mais Rogue a entièrement raison, s’il lui arrive quelque chose, il n’y aura plus personne pour aider Remus.

-Tu devrais accepter ! je m’écris. Je suis d’accord avec lui, c’est vraiment logique comme décision !

Remus me lance un regard noir.

-Je refuse d’envisager cette possibilité ! s’écrit-il. Je refuse de penser qu’il puisse mourir ! Tu m’entends !

C’est donc cela…

Je regarde Remus partir d’un pas énervé vers le château et lui cours après. Je le rattrape facilement et lorsqu’il se retourne, il n’a plus l’air fâché, juste fatigué et triste.

-Excuse-moi, me dit-il, je me suis emporté.

-Je comprends, mais Remus s’il te plaît accepte la proposition de Rogue, ça me tranquilliserait…

Remus s’apprête une nouvelle fois à m’envoyer paître mais il semble changer d’avis au dernier moment puisqu’il soupire longuement avant de dire qu’il veut bien faire un essai.

Je lui souris largement.

-Et puis comme ça tu pourras passer du temps avec lui, je rajoute l’air de rien.

Il se contente de secouer la tête en riant.

Severus et Remus ?…Pourquoi pas après tout ?

O0o0o0o0oo0o0o0o0O

Mardi 23 décembre, dortoir des gryffondors, 15h12

Je regarde par la fenêtre les lourds flocons de neige tomber. Cette année nous aurons un Noël blanc. Depuis que les vacances ont commencé, je suis beaucoup moins fatigué, je n’ai plus que les entraînements le soir et toute la journée pour me reposer. C’est les premières vacances où autant d’élèves sont restés. Il faut dire que Poudlard reste l’endroit le plus sûr. J’aurais aimé que Draco reste aussi, je n’aime pas le savoir si loin. Son cousin est bien resté lui ! Je m’inquiète sûrement pour rien, il doit être entouré de sa famille et faire la fête. J’imagine déjà une horde de ses cousins et cousines en train de s’extasier devant lui, et je l’imagine lui, plus beau que jamais se comportant comme un prince et racontant à ses amis des anecdotes amusantes sur Poudlard et ses habitants. Peut-être leur dit-il à quel point Harry Potter est pathétique. Je n’ai même pas osé envoyer son cadeau. Je ne sais pas ce qu’il m’a prit de lui acheter cela, c’est complètement ridicule. J’ai bien fait de ne pas lui envoyer même si Ron dit le contraire. Il se serait moqué de ce cadeau débile et il l’aurait jeté de toute façon ou pire, il n’y aurait même pas fait attention, ce n’aurait été qu’un cadeau de plus dans la masse.

Il faut que j’arrête un peu de penser à lui. C’est bientôt Noël après tout, ce soir on va faire la fête et demain aussi. Je suis dispensé d’entraînement pour une fois donc je vais profiter de cette soirée. Si ça se trouve c’est mon dernier Noël alors…

L’ouverture de la porte détourne mon attention de la neige qui tombe.

Ron, Seamus et Dean entrent assez essoufflés et assez bruyamment dans notre dortoir.

-Il faut absolument que tu viennes Harry ! On fait une partie de quidditch contre les serdaigles et on a besoin de toi !

Je sais bien qu’ils font cela pour que je ne reste plus dans mon coin et je me dis qu’ils ont raison et c’est avec le sourire que j’attrape mon balai. On va les massacrer ces serdaigles !

O0o0o0o00o0o0o0o00o0o0

Salle commune des gryffondors, jeudi 25 décembre, 7h28

Cela va faire une bonne heure que nous avons ouvert nos cadeaux. Je crois que c’est le seul jour de l’année où Ron se lève le premier. Je porte le nouveau pull que Molly m’a envoyé, cette année, il est d’un joli gris avec toujours un « H » au milieu. Remus m’a offert une chemise verte en soie et les jumeaux les chaussons qui vont avec le pyjama. Je souris alors que Hermione regarde son livre comme si c’était la huitième merveille du monde tout en touchant tendrement sans s’en rendre compte le pendentif en forme de lune que Ron lui a offert. Elle avait les larmes aux yeux en le voyant et elle s’est jetée dans les bras de Ron qui est devenu tout rouge. Par contre, peu après, il s’est mis à devenir tout blanc lorsque Hermione nous a annoncé qu’elle allait mener l’enquête pour savoir qui a bien pu lui offrir le livre de Viviane La Dame du Lac.

-Encore perdu, gémit Seamus, c’est vraiment lassant de jouer contre toi ! On a aucune chance !

Ron sourit victorieusement en replaçant les pièces de son nouvel échiquier. Je sens son regard sur moi et je détourne rapidement les yeux. Il est dans sa phase « je-veux-foutre-la-patée-à-tout-le-monde-pour-Noël ».

-Harry ? me demande-t-il « trop » innocemment.

Je fais semblant de ne pas l’avoir entendu et regarde fixement le très beau papier peint de la salle. Lorsque je relève la tête croyant le danger passé, il est en face de moi et me sourit d’un air narquois.

-Harry ? répète-t-il en souriant sadiquement.

-Non, joue avec Hermione, moi je n’ai aucune envie de me faire battre…

-Mais regarde-la, elle est plongée dans son livre et tu sais bien, que lorsqu’elle est comme cela c’est impossible de lui faire retrouver ce qui fait d’elle, un être humain !

-J’ai entendu Ron, marmonne Hermione tout en continuant à lire.

-Et puis, continue Ron, comme si de rien n’était, tu as l’air de tellement t’ennuyer ! Tu as eu pourtant un « beau » livre toi aussi !

Je l’entends ricaner et vois Hermione sourire alors que je pose mes yeux une nouvelle fois sur le livre qu’ils m’ont offert : Les fouines : Comment les dresser pour en faire un bon animal de compagnie ?

Mes amis sont vraiment des cas…n’empêche, ce livre a vraiment l’air intéressant...

C’est au milieu de l’après midi que je me laisse enfin convaincre par Ron, sûrement l’euphorie de Noël ! Quoiqu’il en soit, j’ai finalement envoyé le cadeau pour Draco, anonymement bien sûr ! Je regarde le hibou s’envoler avec le paquet léger mais encombrant dans les pattes et je soupire, il va rire de ce cadeau…

J’espère juste qu’il ne se doutera pas qu’il vient de moi. J’ai passé le reste de la journée en compagnie de mes amis et de Remus, et je suis heureux, décidemment j’aime Noël, cette journée est vraiment magique, je n’ai pas pensé une seule fois à mes soucis et à la guerre.

Par contre j’ai constamment pensé à Lui, mais il est celui qui met la magie dans mon cœur alors c’est parfait.

J’ai l’impression de l’aimer chaque jour de plus en plus. J’ai hâte que les vacances se terminent, je ne croyais pas pourvoir dire cela un jour, mais il me manque trop pour qu’il en soit autrement. Et en m’endormant, en ce 25 décembre, ma dernière pensée est pour lui.

Encore une dizaine de jour et il revient…

O0o0o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0oo0O

Dortoir des gryffondors, vendredi 26 décembre, 2h08

Ma cicatrice me brûle et j’ai la douloureuse conscience que je dors toujours.

-Alors Harry, susurre une voix dans ma tête, c’est gentil de venir me voir…

Je frisonne dans mon lit alors que je comprends que Voldemort a réussit à passer les barrières de mon esprit. Je pensais que j’étais assez puissant pour qu’il ne contrôle pas mon sommeil. A l’évidence je me suis trompé.

-Ne te débats pas…Tu es mon invité alors tu vas rester encore un peu.

J’essaie de ne pas écouter cette voix trop doucereuse à mon goût. Je sens avec une netteté impressionnante qu’il est heureux. Il faut que je me dégage de son emprise. Je lutte seul contre son esprit et ma cicatrice me fait de plus en plus mal. Je dois me réveiller !

Je l’entends rire de ma tentative. Il est beaucoup trop puissant. Je ne peux que rester là où il veut que je sois et je vois tout ce que lui-même voit mais de manière très floue. Nous sommes dans une grande salle assez sombre et je m’aperçois qu’il est seul. Il est assis et j’analyse rapidement les lieux à la recherche d’un indice. Si je ne peux pas bouger d’ici autant récolter des informations.

-Je me trouve au Manoir de Suliblade, me dit-il d’une voix aimable.

Il me donne cette information que l’ordre recherche activement comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.

-Pourquoi me le dire ?

-Disons que c’est mon cadeau de Noël…

Un cadeau de Noël ? Mais il est cinglé ! Je me débats encore une fois pour me sortir de cet endroit lugubre. Je dois me réveiller…mais je n’y arrive pas, j’ai l’impression de lutter contre le néant. D’habitude il n’utilise pas autant de puissance pour atteindre mon esprit. Il veut que je reste et c’est pour cette raison que je dois partir.

-Je ne veux rien de toi !

-Oh mais ce n’est qu’un juste retour des choses ! Vois-tu, grâce à toi, je vais aussi avoir un merveilleux cadeau.

Je me sens de plus en plus mal. Je n’ai presque plus la force de me débattre et je vois de plus en plus nettement ce qui m’entoure. Il y a un grand feu dans une cheminée que je n’avais pas remarqué. Je vois aussi une vaste porte en face de moi. Et chacun de ses mots raisonne dans ma tête. Je me demande de quel cadeau il parle et encore une fois il lit dans mes pensées. Sa voix est étrangement joyeuse lorsqu’il me répond qu’il veut me faire la surprise. Je le sens mal, très très mal. J’entends des coups frappés à la porte et le regard de Voldemort suit la direction du bruit.

-Entre !

Bellatrix arrive alors en souriant doucement, une bouffée de haine m’envahie et je sais que Voldemort s’en rend compte. Je suis trop transparent. Je dois canaliser mes émotions. Plus il en apprend sur moi et plus je serais en position de faiblesse.

-Notre invité est prêt ? susurre Voldemort

-Oui, il a reçu quelque Doloris mais rien de bien méchant comme vous nous l’avez ordonné.

-Bien, l’autre personne que j’attendais est là aussi. Tu peux me l’amener et tu nous laisseras.

Un invité ? Quel invité ? Ils ont torturé quelqu’un et Voldemort veut que je le sache.

Bellatrix semble surprise qu’il n’y est personne d’autre que son Maître dans la salle, elle ne se doute pas que je suis dans l’esprit de Voldemort. Elle ne dit rien pourtant et se contente de sortir dans un bruissement de robe. Les secondes s’écoulent sans que je n’ose rien dire. Je sens qu’il fouille mon esprit et je fais en sorte de ne penser à rien, de ne rien ressentir. Jusqu’à ce que le lien qui nous uni se brise. Il a beau être puissant, ce n’est pas un dieu, à un moment ou à un autre sa magie ne sera plus suffisante pour me retenir prisonnier. D’ici là, je dois rester là, sans broncher, en priant pour qu’il ne perce pas à jour mes secrets, pour qu’il ne découvre pas mon point faible…

Je ne dois pas penser à lui.

-Tu bloques une partie de ton esprit, dit-il clairement amusé. Que cherches-tu à me cacher Harry ? Ou plutôt « qui » cherches-tu à me cacher ?

-Laisse-moi partir…

- Tss-tss, mon jeune ami, ce n’est pas ainsi que l’on s’adresse à un Lord.

-Tu es une pourriture.

-Et toi, tu es trop sûr de toi. Moi, à ta place je me ferais tout petit. Tu n’es pas en position de force et tu ne l’as jamais été.

Je dois avouer qu’il n’a pas tout à fait tord. Je me contente de me taire mais essaie une nouvelle fois de sortir de sa tête.

-Tu sais, continue-t-il, j’ai appris, il y a déjà quelque temps de cela une chose aberrante…Tu vas rire lorsque je vais te le dire tellement c’est grotesque…

Je n’ai pas du tout envie de rire. Et ma cicatrice me brûle. Je sens que je me retourne dans mon lit mais je ne me réveille toujours pas.

-Ne te débats pas, cela ne sert à rien. Donc, reprend-t-il, j’ai appris l’existence d’une prophétie…

Je cesse de me débattre et écoute attentivement, mon cœur battant à tout rompre. Et mes pires craintes commencent à renaître. J’avais un peu d’avance sur lui mais il semblerait que…

-Cette prophétie, inutile de le nier, tu la connais aussi. Il est donc dit que l’un de nous deux mourra de la main de l’autre. Et tu sais quoi Potter, ça sera toi.

Il sait ! Il est au courrant pour la prophétie. Je dois le dire à Dumbledore, je…

-Je ne veux pas seulement te tuer Harry, continue-t-il, je veux que tu souffres, encore et encore. Je veux que lorsque tu te tiendras face à moi tu ne sois plus qu’une loque. Je veux que tu me supplie de m’achever, je veux que…

-Je vous vaincrais ! Je m’écris. Je vous vaincrais même si je dois en perdre la vie !

Je l’entends rire franchement et il se calme d’un seul coup. Je sens à froid glacial m’envahir alors que sa voix s’élève à nouveau.

-J’ai appris autre chose Potter…

Des coups sont frappés à la porte, Bellatrix doit être revenue.

-Tu es si typiquement gryffondor. Et ton petit cœur palpite pour quelqu’un…

Ma gorge se noue, alors que d’une voix calme, il autorise les personnes se trouvant derrière la porte à entrer.

-Je veux que tu saches…

Bellatrix s’efface et j’ai terriblement peur. Une autre personne se trouve derrière elle. Je sais qui elle est.

-Que tu sois entièrement conscient que tout est de ta faute…

Que fait-il ici ? Je le vois avancer et mon cœur se serre douloureusement alors que j’ai de plus en plus peur. Il a les mains attachées derrière le dos mais il marche le plus dignement possible.

-Je vais briser ton amour Potter…et te briser aussi par la même occasion.

Non.

Bellatrix se retire et Draco se retrouve face à Voldemort. Il ne montre aucune trace d’angoisse. Il se contente de planter ses yeux gris dans ceux de Voldemort.

-…Tu as bon goût Potter, il ressemble à un ange. Je vais me faire un plaisir de lui arracher ses ailes.

Non…

-Non ? Voyons Harry, ne sois pas si terrorisé, c’est Noël après tout !

-Ne…ne lui faites pas de mal. Je vous en prie…

Je me moque de le supplier. Je veux juste qu’il relâche Draco.

Voldemort se contente de rire à haute voix ce qui fait sursauter Draco.

-Draco, ne fais pas cette tête ! N’es-tu pas content d’être auprès de ton maître ?

-Vous savez bien que non…

La voix est laconique et je sens la colère de Voldemort croître comme s’il s’agissait de la mienne.

-Tu as toujours été un mauvais sujet Draco. Doloris !

-NOOOOON !

J’ai beau crier Voldemort n’arrête pas le sortilège et je vois Draco s’écrouler à terre en gémissant. J’essaie de me débattre. Je dois me libérer et aller rejoindre Draco. Je dois le sortir de là….

Le Doloris vient de s’arrêter et Draco reste à terre. Voldemort ricane et Draco se relève difficilement avant de le regarder de nouveau avec mépris.

-C’est…tout…ce…que…vous…savez…faire ? souffle-t-il.

Mais pourquoi ne se tait-il pas ? Il va le mettre hors de lui…et je ne peux rien faire…je me débats de plus en plus et je ne peux rien faire.

-LAISSEZ-LE !

-Tiens, on ne me tutoie plus Potter, tu as compris qui était ton maître ?

-SI TU TOUCHES A UN SEUL DE SES CHEVEUX JE…

Il n'écoute pas ce que je dis et s'adresse de nouveau à draco.

-Draco, Draco, Draco, je te trouve bien bavard, tu as une langue acérée Mangemort…Voyons voir si je peux lui trouver une autre utilité…

Je sens avec horreur une joie malsaine s’emparer de Voldemort alors que Draco blêmit nettement semblant comprendre quelque chose que j’ignore. Voldemort bouge dans son fauteuil mais ne me montre pas ce qu’il fait. Je ne vois que les yeux de Draco emplis d’horreur fixés sur le corps de Voldemort.

-Plutôt crever, murmure t’il dans un souffle en remontant ses yeux jusqu’au visage de Voldemort.

-Je crains que tu n’ais pas le choix, susurre Voldemort. Suce-moi !

-Plutôt crever, répète Draco.

Voldemort baisse rapidement son regard sur son corps et je vois avec horreur son sexe érigé poindre vulgairement vers Draco.

-Alors Harry, que penses-tu de mon cadeau de Noël ? Une petite pipe de la part de Draco, n’est ce pas un cadeau inoubliable ?

-Ne…ne fais pas ça…

-C’est de ta faute Potter. Tu le veux alors qu’il m’appartient ! N’as-tu pas vu sa marque ? MA Marque ! Ne vois-tu pas combien il tremble ? Il a comprit ce qui l’attendait.

-Tu n’es qu’une ordure ! Un monstre ! Laisse le tranquille ! LAISSE LE TRANQUILLE !

Je bouge dans mon lit de plus en plus, je le sais, j’entends les autres dans le dortoir, j’ai dû les réveiller. Il faut que je sorte d’ici. Je peux sentir que Voldemort est heureux et qu’il a envie de Draco. J’ai envie de vomir. Je pleure, je crois, alors que Voldemort ordonne une nouvelle fois à Draco de le sucer.

Mon amour…

-Puisque tu ne veux pas le faire par toi-même, je vais t’y obliger !

Les yeux de Draco s’agrandissent d’effroi et il recule nerveusement.

-Vous…vous êtes fous, souffle-t-il.

-Imperium !

Draco lutte désespérément contre le sort alors que je supplie Voldemort de le laisser tranquille, je ferais ce qu’il voudra, tout ce qu’il voudra…mais seul un rire mauvais me répond. Il me semble que je vomis dans mon lit. Mais à mon grand étonnement, Draco semble résister et le sortilège cesse. Je peux sentir la frustration de Voldemort.

-Tu sembles plus fort que je ne le pensais. Cela doit être à cause de ta seconde source…

-Va en enfer ! S’écrit Draco à bout de souffle.

-Mais j’y suis déjà et toi aussi…DOLORIS !

Je voudrais fermer les yeux mais je vois petit à petit le visage de Draco se tendre. Voldemort a lancé le sort avec sa pleine puissance. Draco a reçu je ne sais combien de Doloris et deux Imperiums. Il ne va pas résister. Draco, je t’en prie, résiste !

Je vois doucement ses épaules s’affaisser et comprends que mon cauchemar est devenu réalité. Je ne suis même pas capable de me défaire de son emprise. Il va violer l’homme que j’aime sous mes yeux et je ne peux rien faire.

-A genoux, ordonne Voldemort.

-Je vais te tuer !

Il ne m’écoute pas, ses yeux sont fixés sur Draco qui s’avance et se met à genoux tel un automate. Mais ses yeux gris…Ils brillent de peur. Il est conscient de tout.

-NE LE TOUCHE PAS !

J’ai beau hurler Voldemort ne m’écoute plus. Il ordonne à Draco de le prendre en bouche et le regard de Draco vacille. Je peux presque l’entendre crier son désespoir et son dégoût mais aucun son ne sort. Seuls ses yeux parlent. Et les larmes coulent sur mes joues et je tremble dans mon lit alors que la bouche de Draco se pose sur le sexe tendu de Voldemort. Draco ferme les yeux et je sens Voldemort tressaillir de plaisir.

Je vais le tuer.

Je le tuerais.

Je le ferais souffrir lentement et longuement.

-TU ENTENDS JE VAIS TE TUER JE VAIS TE TUER JE VAIS TE TUER…

-Tu sais Draco, hummm oui, je fais cela à cause de Potter…

Draco, Draco, pardonne-moi, pardonne-moi, pardonne-moi, Draco, pardonne-moi, pardonne-moi…

Ses mains s’agrippent aux cheveux blonds sans aucune douceur et les mouvements se font plus brusques. Draco s’étouffe presque. Je te jure que je lui ferais payer Draco. Je te le promets.

-Il se caresse la nuit et imagine que tu le pompes comme tu me le fais.

C’est faux, je n’ai jamais pensé à toi comme cela, pas…de cette façon. Je t’aime…Voldemort m’oblige à regarder, il est proche de la jouissance. Moi, tout ce que je vois c’est un jeune homme se faire violer. Tout ce que je sens c’est que mon cœur est en train de se briser. Tout ce que je sais c’est que je tuerais le monstre qui est entrain de jouir dans ta bouche. Je le tuerais même si pour cela je dois vendre mon âme au diable.

Dans un dernier râle de plaisir Voldemort relâche la tête blonde et l’imperium cesse de faire son effet. Je vais le tuer.Tu es là, à terre et tu trembles. Je vais le tuer. Il se lève de son fauteuil et s’approche de toi. Je vais le tuer. Tu ne fais pas un geste comme tétanisé. Je vais le tuer. Et il te murmure à l’oreille :

-Tu diras à Potter que tu es une délicieuse suceuse et tu le remercieras. Sans cet « amour » qu’il te porte, jamais je ne t’aurais fait cela. Tu peux rentrer chez toi maintenant. Un Mangemort brisé ne m’intéresse plus.

Voldemort frappe des mains et un homme imposant arrive. Il lui ordonne de ramener Draco chez lui. Draco qui reste toujours cloué au sol. L’homme lui agrippe le bras brusquement et l’oblige à se relever. Lorsqu’ils partent, je sens petit à petit l’emprise de Voldemort sur moi se relâcher et une haine sans nom m’envahie.

-Je vais venir te tuer, lui dis-je.

Je n’ai jamais été aussi sûr de moi et ma haine devient de plus en plus forte. Oh oui, il va mourir. Je l’entends juste me dire en souriant qu’il m’attend et je me réveille enfin.

Ron a l’air soulagé en me voyant et Dean, Seamus, et Neville sont aussi autour de mon lit. Mes draps sont mouillés de larmes et tachés de vomi mais je m’en moque. Je me lève rapidement et attrape ma baguette. J’ai quelqu’un à aller tuer.

-Harry ? Tu nous as fait peur. On a essayé de te réveiller mais rien à faire. C’est à cause de tu-sais-qui ? Harry ? Mais où vas-tu ?

Je n’écoute pas Ron, je descends les escaliers. Il va mourir et il va souffrir.

-Harry, où vas-tu ? s’écrie Ron d’une voix inquiète alors que je passe la porte de la salle commune en courant.

Il me suit dans les couloirs, accompagné des trois autres et il arrive bientôt à ma hauteur.

-Harry, dit-il en m’attrapant le bras, arrête toi bon sang !

-Je vais tuer cette pourriture ! je crache en me dégageant brusquement. Je vais le tuer Ron, et je vais le tuer maintenant !

Ron semble comprendre de qui je parle parce qu’il devient livide alors que je sors du château et arrive dans le parc. On ne peut pas transplaner à Poudlard.

-N’y vas pas ! Tu n’es pas assez fort ! Tu vas te faire tuer !

Il me retarde avec ses jérémiades. S’il faut que je le blesse pour qu’il me laisse partir je le ferais.

-Lâche-moi Ron ! LACHE MOI !

Il s’accroche toujours à mon bras et me supplie de ne pas partir. Je vois du coin de l’œil les trois autres arriver. Je n’ai pas de temps à perdre.

Je me concentre un peu et la magie crépite autour de moi, Ron est projeté à terre dans l’herbe du parc. Je l’avais prévenu. Je suis en train de courir alors que j’entends sa voix désespérée m’implorer de ne pas y aller.

Je me moque de mourir. Je vais le tuer. Je vais le tuer pour toi Draco. Je suis enfin sortir du parc et je sais exactement où transplaner.

Un sourire sans joie orne mes lèvres. Dans quelques secondes je serais face à lui et je lui ferais payer.

-Manoir Suliblade, je murmure avant de transplaner.

Ne t’inquiète pas mon amour, il paiera ou je mourais…

A suivre…

 
 
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