manyfics
     
 
Introduction Les news
Les règles Flux RSS
La Faq Questions
Concours Résultats
ManyChat ManyBash
Plume&Crayon ManyBlog
Goodies Nous aider
  Les crédits
 
     

     
 
Par date
 
Par auteurs
 
Par catégories
Animés/Manga Comics
Dessins-Animés Films
Jeux Livres
Musiques Originales
Pèle-Mèle Séries
~ Concours ~ ~Défis~
  ~Manyfics~
 
Par genres
Action/Aventure Angoisse
Conte Drame
Erotique Fantaisie
Fantastique Général
Horreur Humour
Mystère Parodie
Poésie Romance
S-F Surnaturel
Suspence Tragédie
 
     

     
 
au 20 Nov 08 :
1059 comptes dont 373 auteurs
pour 1388 fics écrites
contenant 3547 chapitres
qui ont générés 7129 reviews
 
     

     
 
Et Harry aima Draco
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Drame
22 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 18     Les chapitres     23 Reviews    
Et Harry aima Draco, et Draco aima.

POV de Draco

Lundi 7 mars, couloir de Poudlard, 9h01

J’ai beaucoup réfléchi au sujet de mes probables rapports sexuels avec Potter depuis le désastre de la Saint-Valentin.

Je me suis montré faible devant Potter. Moi, qui ne cessais de lui répéter qu’il pouvait me toucher, que ce que j’avais subi je savais l’affronter…

Je me dégoûte, mes propres réactions me dégoûtent.

Potter avait sa bouche presque sur mon sexe et rien que l’idée de ses lèvres entourant mon érection, m’a à la fois donné envie de jouir et celle de vomir.

Je me déteste pour avoir quelque part, au fond de moi, voulu qu’il me fasse ce que j’ai été obligé de faire.

J’étais tellement dur que j’ai dû fuir dans ma salle de bain et me soulager, sachant qu’il était resté dans ma chambre…

Je ne savais pas si je voulais qu’il parte ou qu’il reste. Mais j’aurais dû me douter qu’il resterait.

Et finalement, j’en suis heureux. J’ai aimé cette nuit, j’étais bien, juste en dormant près de lui. Et c’est peut-être con à dire et cela est sûrement juste une coïncidence, mais cette nuit-là, je n’ai fait aucun cauchemar.

J’aimerais d’autres nuits comme celle-là.

Surtout que j’ai eu son corps à portée de mains et de lèvres. Il semblait si abordable…pas que d’habitude il soit inaccessible…mais ce n’était pas pareil…il était juste à moi cette nuit-là et son corps…si tentant. C’était bien.

Puis il y a eu la fois où on était de nouveau bien parti pour le faire, il m’avait de nouveau excité, même s’il m’avait énervé. Plus jamais je ne perdrai mon temps a essayer de faire rentrer des notions de potions dans sa tête de pioche.

Enfin même énervé, je le désirais et on avait à demi-mot dit qu’on allait le faire. Il tremblait un peu lorsque j’ai enlevé sa chemise et il soufflait doucement mon prénom. Moi, je le déshabillais, imaginant déjà l’effet que ça me ferait de m’enfoncer en lui et mon érection était douloureuse.

Il me rendait fou et je le voulais déjà nu sur mon lit et écartant les cuisses pour me recevoir…

Mais on n’en était pas encore là, lorsque Blaise a frappé à ma porte.

J’ai fait semblant de ne pas entendre et Potter aussi et on était torse nu tous les deux, prêts à enlever le reste…

Mais Blaise a insisté. Je crois que je n’ai jamais été aussi frustré de ma vie. Potter m’a fait un pauvre sourire en remettant sa chemise. Il a passé une main dans ses cheveux d’un air gêné et l’autre crétin tambourinait toujours à ma porte. Et sans un mot, juste après un dernier baiser, Potter a ouvert la porte et est parti, laissant devant l’entrée un Blaise qui avait l’air confus et qui me regardait avec inquiétude.

Il a eu raison…

Il a passé un sale quart d’heure.

Et moi, je n’en peux plus…

Je veux Potter à un point qui me fait peur.

Il s’agit de Potter, bordel ! Et moi…et moi…je ne suis plus rien entre ses bras…

A chaque fois que je passe du temps avec lui, je pense au sexe. Je pense à lui faire l’amour. Et je tremble seul dans mon lit, quand vient la nuit, et je jouis dans ma main en chuchotant son prénom…

Blaise pense que c’est normal, à mon âge d’être obsédé par le sexe. Il ne comprend pas que avant Potter, le sexe était pour moi ennuyeux au possible. Il ne comprend pas que cette obsession me fait peur…

Et s’il y avait autre chose que du sexe ?

Merlin, je ne veux pas qu’il y ait autre chose !

Je ne suis pas fait pour aimer…je ne suis pas fait pour ça.

J’ai pris une décision. Il est évident qu’avec Potter nous allons passer à l’acte. Et je ne veux pas, je ne dois pas perdre pied.

A chaque fois qu’il me touche, je me sens si bien que pendant ces moments-là, il n’y a plus que lui.

C’est effrayant d’avoir seulement une personne qui compose son monde, de tout oublier et de n’être plus que sensation…

Je ne veux pas de cela. Si je peux l’éviter alors je le ferai. Et j’ai trouvé un moyen pour ne pas me laisser aller.

S’il me prend…si c’est lui qui s’enfonce en moi, encore et encore…alors je ne perdrai pas pied.

Et peut-être même que je ne prendrai pas mon pied non plus…

Le mieux serait encore que je ne jouisse pas. Comme ça, cela prouvera que Potter n’est pas si bien…que je peux me contrôler en sa présence.

Même si je n’ai aucune expérience dans le domaine homosexuel, je ne suis pas stupide. Je sais bien que la sodomie est douloureuse. Et j’imagine que moins on est habitué à être « envahi » et plus cela fait mal.

Moi, je ne me suis même jamais caressé intimement, pas de cette façon du moins. Je n’en ai jamais eu l’envie, ni le besoin. Je suppose alors que je risque d’avoir très mal. J’espère ne pas avoir trop mal quand même, juste assez pour ne plus ressentir de plaisir…

Je me demande si Potter s’est touché de cette façon…

Une image de lui me vient, nu, dans son lit, les jambes écartées, en train de se faire plaisir, et je crois que je rougis. En tous cas, j’ai très chaud.

Je secoue la tête et me recompose un visage impassible alors que j’arrive près du cours de potion.

A mon grand étonnement, mes camarades ne sont pas dans la salle mais devant la porte d’entrée. Potter est là aussi avec ses amis qui sont de nouveau en couple et les autres gryffondors. Il ne m’a pas encore vu et parle avec animation à la belette qui ne lâche pas la main de Miss-Je-sais-Tout. Quand je pense que je ne les insulte même plus…parfois, je regrette le bon vieux temps.

Je m’approche doucement derrière lui, faisant silencieusement signe aux amoureux de taire ma présence.

-Et en plus, se lamente-t-il, je ne vois vraiment pas comment Rogue veut que l’on fasse ses quatre-vingt centimètres de parchemin sur sa potion qui ne sert à rien !

J’ai un sourire amusé et je passe mes bras autour de sa taille. Il sursaute et se tourne vers moi.

-Ah c’est toi ! dit-il soulagé.

Je fronce les sourcils. Ça veut dire quoi ça ?

-Parce qu’il y a d’autres types qui te serrent dans leurs bras ? je demande avec la drôle d’impression que mon ventre se glace.

Il rougit un peu et le froid s’accentue. Je n’aime pas ce qu’il m’arrive et je le serre un peu plus contre moi, de manière possessive. Il soupire de contentement et niche sa tête dans mon cou.

-Tu n’as pas répondu à ma question, je marmonne alors que je voulais avoir une voix impassible.

Je vois Weasley se marrer et le bloc de glace dans mon ventre fond lorsque Potter me susurre que non, personne ne le prend dans ses bras…personne d’autre que moi…

-Monsieur Potter, veuillez lâcher Monsieur Malfoy ! Vous vous agripperez à lui ailleurs que durant mes heures de cours !

Harry sursaute et se détache de moi. Rogue toise Potter avec un rictus mauvais avant de reprendre la parole.

-Aujourd’hui, nous allons faire un cours spécial. Nous irons dans la salle de duel. En effet, le professeur Dumbledore a trouvé que le moment était venu de faire des duels de magie de secondes sources. Il y aura les sixièmes et les cinquièmes années aussi, donc je souhaite du silence et de la discipline !

Comme presque tous les autres, je ne vois vraiment pas comment je pourrais me battre avec la magie instinctive…je ne connais aucun sort tout simplement parce qu’il n’y en a aucun.

Lorsque nous arrivons dans la grande salle, les autres sont déjà là, nous posons tous nos baguettes. Dumbledore et N’Dinga sont là aussi avec Rogue et les autres directeurs de maisons.

-Bien, commence Dumbledore, vous êtes tous là c’est parfait ! Je vous donne les consignes. Vous ne devez pas utiliser votre baguette donc j’espère que vous l’avez tous posée. Et seuls les élèves désignés vont se mesurer l’un à l’autre. Les autres se contenteront de regarder. Vous allez voir, que c’est très intéressant, les secondes sources vont s’affronter entre elles, cela promet d’être amusant.

Amusant ? Décidemment Dumbledore est de plus en plus cinglé.

-Bien, nous allons commencer tout de suite, poursuit Mc Gonagall. Professeur N’Dinga, comme vous êtes le groupe le moins important, nous vous laissons commencer. Choisissez donc l’élève qui va représenter la magie du cœur.

N’Dinga sourit et je sais déjà qu’il va me choisir. Mais pourquoi est-ce que ce vieux fou m’aime-il autant ?

-Monsieur Malfoy fera un excellent combattant ! Il est vraiment très doué !

Tous les yeux se posent sur moi et je hausse les épaules avant de venir dans la zone de combat. Je n’ai vraiment aucune idée de ce que je dois faire et je jette un regard noir à mon professeur qui sourit toujours comme un idiot.

-Pour la magie de l’âme, continue Mc Gonagall, nous avons beaucoup de bons éléments, donc, s’il y a un volontaire…

Tous les élèves de ce groupe sont des sangs purs, quand je pense que j’étais sûr d’aller là. Weasley et Londubat me regarde semblant peser le pour et le contre mais finalement c’est la voix froide de mon cousin qui s’élève.

-Moi, je suis volontaire.

J’ai un sourire moqueur, j’aurais dû m’en douter. Finalement ce duel sera une bonne chose. Il va enfin payer pour ce qu’il m’a fait dans les couloirs, ce malade !

Il me sourit froidement avant de passer sa langue sur ses lèvres. Ses cheveux sont toujours noirs et il se tient face à moi. Il ressemble à Sirius Black, le cousin de ma mère, je ne m’en étais jamais rendu compte avant…mais là, je trouve cela frappant. Je me souviens d’une des rares photos de Black que j’ai vu, il avait à peu près notre âge. Il portait quasiment le même uniforme que nous et sur le cliché il souriait de ce même air narquois et sûr de lui qu’aborde Hadès. Oui, ils se ressemblent vraiment…Si ce n'est que Black n'avait pas cet air de mépris que mon cousin semble avoir adopté, non ça c'est plus la marque de fabrique des Malfoy…

Les autres sont étrangement silencieux. Je me demande ce qu’ils voient. Je suis aussi blond qu’il est brun, tous les deux avec la même peau blanche et le même air hautain. Blaise m’a dit une fois, qu’on ressemblait à deux frères. Mais lui c’est un Black et un Lestrange et moi je suis un Black et un Malfoy.

Dumbledore lance le début du duel. Et Hadès recule d’un pas,comme pour mieux m’attaquer.

-Tu vas voir cousin…tu vas adorer ce que je vais te faire…

Je fronce les sourcils, je ne sais toujours pas quoi faire alors que lui commence à marmonner quelque chose en me regardant fixement.Je ne m’attendais pas à ça. Je pensai que, comme moi, lui aussi ne savait pas tellement quoi faire.

Apparemment, c’est tout le contraire et, soudain, je sens un froid glacial m’envahir alors qu’il murmure toujours des incantations et je commence à trembler.

Mais qu’est ce qu’il me fait ?

Le froid s’accentue.

J’ai froid et j’ai peur, et j’entends la voix de Voldemort dans ma tête.

Je tombe à genoux, je me sens tellement impuissant. Il n’y a plus rien autour de moi, plus d’élèves et plus de professeurs, juste mon cousin et moi. Il sourit je le sais et je me retiens de le supplier d’arrêter. Mais j’ai de plus en plus froid et la voix de Voldemort commence à dire des mots que je comprends.

Pourquoi personne ne vient m’aider ? Ne voient-ils pas que j’ai peur ? Ils ne comprennent pas que je vais mourir ?

Je ferme les yeux, j’ai envie de pleurer. Je me sens comme quand j’avais huit ans et que je disais à mon cousin que je n’avais pas d’ami.

La partie consciente de mon cerveau me dit qu’il m’a lancé un sort qui joue avec mes souvenirs mais l’autre partie a huit ans et pleure mais personne ne vient…

Puis doucement, il se passe quelque chose en moi. Le froid se retire peu à peu de mon corps. Je me sens mieux. J’ai chaud et je les entends…

Les tam-tams…

Je croyais que c’était les battements de mon cœur mais ce n’est pas cela…et la chaleur remplace le froid. Je me sens bien et protégé et doucement une lumière sort de moi. Un minuscule globe lumineux qui sort au niveau de ma poitrine sans que je n’en ressente aucune gène.

Je ne comprends pas et je regarde étonné la petite sphère lumineuse se poser sur le sol. La lumière commence à grandir et à grossir et bientôt elle apparaît devant moi, prenant une forme de plus en plus nette de plus en plus dense et opaque et enfin elle se matérialise complètement. Réelle, féline, noire et sauvage. Et c’est elle qui tremble sous le sort de mon cousin.

Je reste à genoux perdu et heureux. Ma panthère est venue. Elle est venue me sauver. Je regarde mon cousin qui accentue son sort et ma panthère feule de douleuren se ramassant sur le sol, tout en muscles endoloris qui roulent sous sa fourrure satinée. Je me lève alors énervé et la panthère grogne contre lui, semblant puiser des forces dans ma colère. Je ne bouge pas mais elle le fait pour moi, elle s’avance vers lui menaçante et son sort ne l’atteint plus.

C’est à ce moment-là, que je vois que les autres sont toujours là et qu’ils nous regardent avec des yeux ronds.

La panthère a les yeux fixés sur mon cousin. Immobile, elle l’observe avec une lueur dangereuse au fond de son regard de pédateur et je peux ressentir la haine qu’elle éprouve pour lui alors qu’il lance des sorts de feu et de glace sur elle, sans aucun succès.Les langues de lave la lèchent, les dards scintillants veulent la transpercer mais on dirait qu’un étrange bouclier la protège. Et sans que personne ne sache pourquoi, mon cousin se met à trembler, la panthère le regarde toujours. Il gémit de douleur et elle feule de joie. Je sens la joie m’étreindre également. Puis abasourdi, je vois Hadès se tourner, quelque peu chancelant, vers les professeurs et demander dans un souffle d’arrêter cela.

Dumbledore hoche la tête.

-Le duel est fini, me dit-il, tu peux dire à ton amie de laisser Hadès tranquille maintenant.

Je voudrais bien moi, mais je ne sais pas comment on fait. Mais finalement la panthère semble avoir compris toute seule puisqu’elle revient vers moi et se frotte contre mes jambes en ronronnant.Je commence à vraiment me demander si nous ne somme pas, en quelque sorte, connecté.

Je lui caresse la tête, je n’ai jamais été aussi heureux de revoir quelqu’un et j’aime à penser qu’elle le sait.

Hadès est très pâle lorsqu’il rejoint les serpentards et il regarde Londubat nerveusement. J’entends Pansy lui demander ce qu’il a vu mais il ne répond rien et réprime un frisson. Londubat comme tout le monde ne semble pas comprendre ce qu’il vient de se passer et se contente de renvoyer un regard impassible à mon cousin.

-Et bien, sourit N’Dinga, on dirait que la seconde source de Draco veut encore combattre. Ce serait amusant de l’opposer à Monsieur Potter !

Je me fige et cherche Harry du regard qui n’a pas l’air enchanté de devoir combattre contre moi.

Il vient cependant dans la zone de combat et regarde la panthère près de moi avec inquiétude. Elle, elle continue à se frotter contre moi, visiblement contente.

-Tu es sûr que cette bestiole ne va pas te faire de mal ?

Je souris amusé et la panthère tourne sa tête vers lui, le toisant. Elle a autant de chance de vouloir me faire du mal que Potter lui-même. Je sais que je n’ai rien à craindre. Comme pour narguer Potter, elle se frotte encore plus fort contre mes jambes et son ronronnement se répercute maintenant dans la grande salle. Surpris, par son attitude possessive, je perds presque l’équilibre sous ses coups de tête et pour l’apaiser je m’accroupis de façon à être à sa hauteur et frotte ma joue contre son museau.

Je me relève enfin et toise moi aussi Potter.

-C’est bon, Potter, ne t’en fais pas, et affronte moi !

Il a un drôle de sourire et ferme les yeux.

La panthère se redresse brusquement et se met tout de suite sur ses gardes. Elle le fixe intensément prête à bondir mais Potter ne bouge pas, les yeux toujours clos. Pourtant elle bondit sur lui, toutes griffes dehors en hurlant l’attaque sous mon regard effrayé.

Mais avant que je ne puisse crier, un boulier invisiblese matérialise autour de sa cible et je la vois être projetée au sol alors que Potter a les yeux toujours fermés. La panthère se jette encore et encore sur le bouclier, le lacérant, le mordant et petit à petit Potter tremble et soudain ce n’est plus Potter qui tremble mais la salle entière et moi avec ! Le sol semble s’agiter sous les flux d’une aura intense et je vois les élèves se tenir les uns aux autres, certain s’écroulent à terre ou effondrent à genoux en se protégeant le visage des gravats qui tombent du plafond.

Lui, il semble impassible à un point que c’en est presque frustrant. Comme s’il était inconscient de ce qu’il déclenche.

La panthère feule de rage. Potter ouvre enfin les yeux et ils sont rouges. Je recule d’un pas effrayé, alors que la panthère se jette de nouveau sur lui, mais cette fois, il l’arrête d’un geste nonchalant de la main.

Je ne connais qu’une autre personne ayant les yeux rouges…

-Couché minou, susurre-t-il.

La panthère semble incapable de bouger mais elle grogne toujours, sa queue battant rageusement l’air.

-J’AI DIT COUCHE !

Une douleur sourde broie mon cœur et la panthère se couche à terre en tremblant de douleur.

Je n’ai plus aucun doute, nous sommes bel et bien liés l’un à l’autre, elle et moi, et c’est sa douleur que je ressens.

Potter a un petit sourire effrayant et je ne peux plus la regarder souffrir. Alors qu’il va pour lancer un nouveau sort, je me place devant, entre Potter et elle.

-Ne la touche pas ! je crie.

Il sursaute et son regard redevient vert.

-Ne lui fait pas de mal Potter !

Il me regarde un peu perdu, comme si on venait de le réveiller et puis il a un nouveau mouvement de surprise et regarde derrière moi d’un air pétrifié. Je vois les regards des autres élèves se braquer également avec stupeur sur un point dans mon dos.

Je me retourne comme au ralenti. Et la forme tremblante derrière moi, n’est plus celle d’une panthère.

Alors je me baisse et serre dans mes bras un Potter tremblant et nu. Et la salle murmure de plus en plus fort, je m’en moque, je veux juste qu’il aille bien.

-Draco…souffle le vrai Potter.

Le Harry dans mes bras lève la tête et regarde son double avec colère. Il lui en veut de l’avoir battu et quelque part je me sens jaloux d’être encore une fois perdant contre lui.

Il se lève dans sa glorieuse nudité et je me lève aussi, comme pour le seconder. Dans la salle quelques sifflements admiratifs retentissent et Potter pâlit lorsque son double lèche mes lèvres brièvement en émettant un petit ronronnement amoureux.

-Mais qu’est-ce qu’il veut ce type ? grogne-t-il excédé et visiblement jaloux.

J’avoue que je comprends son point de vue mais ce n’est pas une raison pour qu’il s’énerve.

-Potter, dis-je d’une voix froide en me détachant de l’autre, ça ne sert à rien de lui parler, il ne comprend pas et…

Un drôle de sifflement me coupe et Potter en face de moi répond de la même façon mais visiblement excédé.

Les deux Potter sous mes yeux ébahis discutent en fourchelangue.

J’avais 12 ans quand je l’ai entendu parlé pour la première et dernière fois dans cette langue.

J’avais 12 ans et ça m’avait effrayé. J’aimerai ne pas en voir 17, pour ne pas être excité par ses drôles de sifflement. En plus ils sont deux et l’un d’entre eux est tout nu !

Je remarque alors que la plupart des élèves le mate outrageusement et d’un geste agacé de la main, je jette un sort pour qu’il ait au moins un pantalon.

Il se retourne vers moi, avec un air contrit définitivement adorable, ne comprenant pas pourquoi je lui fais porter des vêtements, mais l’autre Potter a l’air amusé-et, lui aussi, je le trouve à croquer avec ce sourire là.

Et puis alors que rien ne m’y préparait le Potter sauvage se déplace très vite vers l’autre mais il est arrêté par une rafale de vent qui le projette à terre. Mon cœur se serre mais il se relève et attaque encore. Il semble constamment transplaner tellement il va vite mais à chaque fois Potter le contre juste à temps.

C’est le combat le plus étrange de ma vie.

Le premier se bat instinctivement et bestialement et l’autre utilise de la magie, une magie que je n’ai jamais vu, presque élémentaire, mais aucun des deux ne prend l’avantage. Il faut dire que Potter ne semble pas être en transe comme tout à l’heure.

L’autre, mon autre, arrive enfin à l’atteindre à la jambe, d’un coup de griffe rageur et acéré. Potter, le « vrai » fléchit alors que du sang tâche rapidement son pantalon.

Il jure et lance un sort qui envoie valser l’autre Harry au bout de la salle. Il s’encastre durement contre le mur avant s’écraser au sol dans un gémissement. Au bout de quelques secondes, il se relève en grimaçant de douleur et siffle encore quelque chose.

L’autre Harry répond et me regarde avec incertitude et c’est à ce moment-là que je comprends.

Je ne veux pas de ce combat. Je ne veux pas qu’ils se fassent du mal. Aucun des deux !

Je m’approche du Harry sauvagetout couvert d’égratignures sanglantes et qui tremble un peu et je me penche à son oreille.

-Merci, je souffle, tu peux y aller maintenant, il ne me fera pas de mal…il m’aime, tu sais ?

Il me fixe de ses grands yeux verts et je ne suis même pas sûr qu’il m’ait comprit. Je lui caresse doucement les cheveux et il ronronne de plaisir en fermant les paupières. Et doucement il redevient une lumière, perdant petit à petit sa forme et sa densité, jusqu’à redevenir une minuscule sphère qui voltige un peu avant de revenir à l’intérieur de moi. Et je souris car j’ai chaud soudainement avant que tout ne redevienne comme avant.

En face de moi, l’autre Potter me regarde avec un étrange sourire.

Je me demande alors comment je vais bien pouvoir expliquer le fait que ma seconde source prenne sa forme…

0o0o0oo0o0o00o0o0o0o0o0o0o0o00o0o0o00o00o0o0o00oo0

Lundi 7 mars, salle sur demande, 20h18

Je n’arrive pas à croire que je sois ici avec Potter et ses amis. Ils ont aménagé la salle d’une façon assez douillette, je dois bien l’avouer. Un feu crépite dans une cheminé, des banquettes et des fauteuils confortables et colorés remplissent cette pièce assez petite mais qui donne justement une impression de sécurité.

Je me sentirais d’ailleurs en sécurité s’il n’y avait pas autant de gryffondor autour de moi. Heureusement que Blaise est là même s’il ne semble pas vraiment à l’aise lui non plus. Enfin sa belette passe son temps à l’embrasser sous les grommellements de son frère.

Je dois juste me dire que je fais cela pour lui. Passer une heure ou deux avec ceux qu’il considère comme sa famille.

Bien sûr la discussion a rapidement dévié sur les secondes sources et la panthère, même si moi je trouve plus impressionnant le drôle de truc qu’a fait Potter, surtout quand la salle s’est mise à trembler et qu’il avait les yeux rouges.

Il dit juste que c’était un truc instinctif et qu’il ne sait pas comment c’est arrivé avant de regarder de nouveau sa montre en soupirant.

Il a bientôt entraînement et n’a pas l’air très enthousiaste à l’idée de devoir y aller. Il se cale un peu plus contre moi, sur le canapé et je résiste à l’envie de lui caresser les cheveux lentement et longuement pour essayer de l’apaiser. Mais il y a ses amis qui nous regardent et je ne comprends pas pourquoi ils restent là au lieu de partir se bécoter dans un coin tranquille comme le ferait n’importe quel couple et comme j’aimerais beaucoup le faire avec Harry.

-Ton cousin ne t’aime pas beaucoup, on dirait ? demande soudainement Weasley.

Harry se tend contre moi et Hermione lance un regard noir à son petit copain. Même Blaise et Ginny ont cessé de s’embrasser.

Pour ma part, même si je n’ai pas envie de raconter ma vie privée au rouquin, je ne vois pas en quoi sa question est dérangeante. Tout le monde sait qu’on ne peut pas se voir Hadès et moi.

-Oui, je réponds d’une voix impassible, on n’a pas des liens familiaux très étroits. Mon cousin, n’est pas quelqu’un de très fréquentable…

-Pourquoi, demande Harry en tournant sa tête vers moi, il t’a fait du mal ?

Je fronce les sourcils, il ne vaut mieux pas qu’il se mêle de cette histoire.

-Il ne m’a rien fait et il ne me fera rien, il n’en a pas les capacités.

Ma tirade ne semble pas rassurer Potter qui me regarde comme s’il cherchait à lire en moi. Il est assez agaçant parfois…

-Bon, dit soudain Blaise, je vais vous laisser, j’ai un devoir de métamorphose à finir.

Ginny se lève avec lui et ils s’en vont tous les deux. Je regarde Weasley amusé qui lui est en train de marmonner des phrases comme quoi Zabini n’a sûrement pas besoin de Ginny pour son devoir ect ect…

-Je dois dire Weasley que je suis surpris par ton self-control, tu n’as pas insulté une seule fois Zabini de toute la soirée ! dis-je moqueur.

-Je ne t’ai pas insulté non plus, réplique-t-il d’un air mauvais.

Je souris, enfin cette soirée devient intéressante.

-Bien évidemment, je suppose que Potter t’a donné des directives pour que tout se passe bien…

Potter soupire de lassitude et Granger aussi mais les yeux de Weasley s’allument dangereusement.

-Toi aussi tu ne m’as pas insulté Malfoy ! Je suppose que Harry a réussi à t’amadouer. Dis-moi, si tu m’insultes, il se passe quoi ? Pas de câlin du soir ou un autre truc du même genre ?

Mais il s’est pris pour qui le miséreux !

-Potter ne m’a donné aucune instruction ! je siffle en me levant. Il se trouve que j’ai été élevé avec de bonnes manières. On ne peut décidemment pas dire la même chose de tout le monde !

-Et moi, répond Weasley en se levant à son tour, j’essaie d’être civilisé pour que mon meilleur ami sache qu’il a mon soutien quels que soient ses choix ! Et permet-moi de ne pas acclamer la manière dont tes parents t’ont élevé, on voit ce que ton père est devenu !

Je tremble de colère, je vais étrangler ce bouffon de mes mains, Harry s’est levé aussi et pose une main qui se veut apaisante sur mon épaule.

-Cependant, continue Weasley plus doucement, tu n’es pas comme eux. Tu as plus de mérite que moi d’être devenu la personne que tu es. Je n’irais pas jusqu’à dire que tu es mon ami, mais si Harry est amoureux de toi alors c’est que tu es quelqu’un qui vaut la peine d’être connu.

Je reste sous le choc de ce que je viens d’entendre et Weasley me sourit franchement. Il n’y a pas deux secondes j’étais à deux doigts de le massacrer et là…

-Tu n’es pas mon ami, reprend-t-il en me tendant la main, mais j’aimerais qu’on essaie de le devenir.

Je regarde sa main tendue et je sens le souffle précipité de Harry derrière moi. Sans un mot je serre brièvement cette main. On peut toujours essayer, on verra bien ce que ça donne.

Granger a l’air un peu ému et me serre aussi la main en souriant et en la secouant fortement.

-Moi aussi je veux essayer ! dit-elle d’une voix surexcitée. Tu veux bien ?

Je marmonne un vague « oui » tout en essayant de récupérer ma main. Elle a une sacrée poigne cette fille !

Finalement Granger lâche mes pauvres doigts et les deux amis de Potter s’en vont aussi, me laissant seul avec lui.

Je me tourne vers lui, étonné de son silence. Il me regarde avec un sourire tremblant avant de se jeter dans mes bras en murmurant merci.

Je le serre contre moi. Il n’a pas à me remercier. Il se trouve juste que je pense qu’il est temps que j’évolue un peu. Après tout, je suis dans leur camp maintenant…et je les connais moins bien que les mangemorts.

-Il te reste combien de temps ? je demande en nous réinstallant dans le fauteuil.

Il regarde sa montre en soupirant.

-Une dizaine de minutes.

Je soupire à mon tour.

Dommage…

-Je voulais te demander, dit-il, pourquoi est-ce que ta panthère s’est transformée en ce beau gosse ?

Je savais qu’il me poserait cette question.

-Je ne sais pas pourquoi elle a pris ta forme Potter.

-Donc tu avoues que je suis un beau gosse, dit-il amusé.

Je soupire de lassitude et il se colle contre moi en souriant diaboliquement.

-Je te trouve bien présomptueux, dis-je en touchant son visage du bout des doigts.

Il frisonne un peu et ferme les yeux de contentement.

-Et si tu m’embrassais ? demande-t-il dans un murmure.

-C’est la meilleure idée que tu aies eu de la journée, dis-je d’une voix rauque.

Il garde les yeux fermés et moi je suis hypnotisé par ses lèvres soyeuses et pleines. Doucement, je me penche vers lui, et je ferme les yeux aussi lorsque je commence à sentir son souffle chaud sur mes lèvres. Sa bouche bouge contre la mienne avant de s’ouvrir doucement dans un soupir de plaisir pour me permettre de glisser la langue à l’intérieur et ainsi de me délecter de son goût à nouveau. Je crois que je ne pourrai jamais m’en passer.

Il se détache de moi, juste un peu et passe sa langue sur mes lèvres en une caresse excitante. J’essaie de l’attraper mais bientôt je gémis lorsque sa bouche emprisonne ma lèvre inférieure et commence à la sucer avec un mélange de douceur et de dureté qui achève de me faire perdre la tête.

Il a suffi d’un baiser pour qu’il me fasse devenir dur et tremblant contre son corps. Il se détache enfin de moi, les joues rougies et les yeux à la fois sombres et brillants et je comprends qu’il est dans le même état que moi.

Mais savoir ça ne m’est d’aucune aide, c’est même encore pire.

Il soupire et je me recule. On n’a pas le temps ce soir. Il a entraînement.

-Au fait, je demande pour penser à autre chose, qu’est ce que vous vous êtes raconté en fourchelangue toi et l’autre Harry?

Il fronce un peu les sourcils avant de répondre.

-Et bien, il m’a regardé d’un air mauvais et il a dit « c’est mon âme sœur » en te désignant.

-Ah bon ? Et tu as dit quoi ?

-J’ai répondu : « je ne crois pas non ! », c’est vrai quoi ! Ce type croyait que tu étais à lui !

Je souris doucement, il n’y a vraiment que Potter pour être jaloux de lui-même.

-Qu’est ce qu’il a dit ?

-Battons-nous !

Je regarde Potter en me demandant pourquoi il veut se battre maintenant.

-Je n’ai aucune envie de me battre Potter !

Il glousse un peu et son rire se répercute au creux de mes reins.

-Mais non, reprend-t-il, « battons nous ! » c’est ce que l’autre a dit !

Il rit encore et je lui donne une tape derrière la tête. Il n’ a qu’à s’exprimer plus clairement lui aussi !

-Qu’as-tu répondu ? je marmonne

Décidemment, il faut lui soutirer les informations au compte goutte.

-J’ai pris ma voix de serpent killer et j’ai répondu « ouais ! »

-De « serpent Killer » ?

Mais qu’est ce qu’il raconte?

-Ben oui, tu sais, les serpents qui ne sont pas des mauviettes. Là, sans vouloir me venter, j’ai imité l’anaconda à la perfection, bon, le mieux c’est encore l’imitation du basilic mais je ne me suis pas encore assez entraîné et mon basilic ressemble plus à une couleuvre mais…

-Harry, je souffle désespéré, tu t’amuses à imiter les serpents ?

Il rougit un peu.

-Ben, oui, quand je m’ennuie…

-Et l’autre n’a pas trouvé cela ridicule ?

Je ne sais pas moi, mais quand j’entends quelqu’un imiter quelqu’un d’autre je trouve ça marrant, et là ils étaient sensé se battre, pas se faire rire !

-Bien sûr que non, s’écrit Harry outré, il était très impressionné !

-Il n’a pas semblé être impressionné de là où j’étais.

-Tu étais mal placé, voilà tout ! rajoute-t-il avec une mauvaise fois évidente

Il croise les bras sur son torse. Ne me dites pas que je l’ai froissé ? Il n’est quand même pas aussi susceptible ?

-Qu’est ce que vous vous êtes dit, après qu’il se soit remis de ton imitation ?

Potter me lance un regard noir, je pensais pourtant que mon ton ironique était passé inaperçu.

-Ensuite, repend-t-il, il m’a dit que tu étais sa femelle et que tu allais lui faire des bébés panthères !

-Quoi ? Il m’a traité de femelle ? Et il a dit quoi d’autre ?

-Qu’il t’avait déjà vu danser torse nu et qu’ensemble vous gambadiez dans la forêt interdite et…

-C’est bon Potter, arrête de mentir ! Il n’a rien dit de tout cela !

Il a un drôle de sourire mais on dirait un sourire triste.

-C’est vrai, dit-il, il a dit « battons-nous » et il n’a rien dit d’autre.

Je fronce les sourcils, si mes souvenirs sont bons, ils ont encore parlé après s’être battus, Potter venait de l’envoyer bouler et le Harry sauvage a sifflé quelque chose et Potter a répondu avant de me regarder avec incertitude.

-Qu’est ce que vous vous êtes dit à la fin du combat ?

Il a un petit rire nerveux et il ne me regarde pas dans les yeux.

-Il m’a dit, répond Potter à voix basse, que tu lui avais dit que tu l’aimais. Et j’ai répondu que je ne le croyais pas.

Il lève ses yeux sur moi et tout à coup je me sens mal sous ce regard trop franc. Je ne sais pas ce que je dois répondre.

-Ne dis rien, reprend Harry, je ne veux pas savoir. Je ne saurais pas si je devrais en être heureux que tu ais dis cela à cette personne qui me ressemble ou triste. Mais si c’est le cas, je voudrais qu’elle soit moi !

-Harry…je souffle.

-Je dois y aller, dit-il précipitamment en regardant l’heure et en évitant de me regarder moi.

Je le laisse partir, me sentant perdu.

J’ai toujours pensé que la panthère avait pris la forme de Harry.

Je me demande maintenant si ce n’est pas le contraire, si ce n’est pas depuis le début Harry qui était caché sous cette forme.

Je ne veux pas de réponse. Pas maintenant. Je ne suis pas prêt.

OO0O0O0O0O0O00O0O0O0O00O0O0O0O0O00O0O0O0O0

Samedi 12 mars, salle sur demande, 23h45

J’ai donné rendez-vous à Potter dans la salle sur demande après son entraînement. J’ai trouvé qu’ici c’était mieux que dans ma chambre. Ma chambre ne nous a pas porté chance les deux dernières fois.

Je me demande ce qu’il va dire en voyant le grand lit qui a remplacé les fauteuils et les canapés. J’ai laissé la cheminée et le feu crépite joyeusement.

J’aimerais dire que je ne suis pas stressé mais ce serait mentir. C’est différent de mes autres fois. Je sens que je ne fais pas cela pour soulager un besoin…mais pour autre chose. Car je n’ai aucune envie ni aucun besoin d’être en dessous. Et pourtant…

Je vérifie une nouvelle fois que tout est bien. C’est simple et limpide, quiconque entrerait dans cette pièce comprendrait qu’elle a été conçue pour qu’on puisse y faire l’amour. J’ai pensé exprès à un lit immense, pour après, quand on aura fini. Je ne peux décemment pas partir dès que ce sera fini mais au moins avec un grand lit on ne sera pas obligé d’être l’un contre l’autre.

J’avais moins de problème avant, il suffisait que je dise à la fille de dégager et elle le faisait. Je n’ai jamais été très attentionné après l’acte mais il s’agit de Potter alors peut être que quelque chose va changer. Il a déjà changé tellement de chose en moi que cela ne m’étonnerait pas.

Je suis dans le flou avec tout ça, les premières fois font toujours un peu peur, et elles font mal aussi.

La porte s’ouvre et Harry entre. J’essaie de me composer un visage impassible. Finalement cette mascarade est peut-être une mauvaise idée. Je vois son regard étonné lorsqu’il se pose sur le lit avant de revenir sur moi.

-Draco, pourquoi y a-t-il un lit ?

Je ne réponds rien, je remarque juste ses cheveux humides, ils doivent sentir bon. J’aime l’odeur du shampoing de Harry. Je me demande toujours quelle marque il utilise. Et en voyant ce regard étonné posé sur moi, je sais que finalement j’ai fait le bon choix.

J’ai envie de lui.

-Il y a un lit pour mieux te coucher mon enfant !

Il rit doucement en reconnaissant le Petit Chaperon Rouge, où plutôt le loup. Je m’approche de lui.

-Draco, pourquoi as-tu une démarche si sensuelle ?

J’ai un sourire amusé. J’aime qu’il me complimente et je m’approche encore de lui.

-C’est pour mieux te captiver mon gryffondor…

Il hoche la tête et j’arrive enfin en face de lui. Doucement, je commence à déboutonner sa robe de sorcier et les seuls bruits de la pièce sont ceux de nos respirations et des bûches qui crépitent dans la cheminée.

Au bout d’un moment sa robe tombe et sa voix rauque s’élève à nouveau alors que je déboutonne sa chemise.

-Draco, pourquoi me déshabilles-tu ?

Je m’arrête un instant avant de souffler dans son oreille.

-Pour que tu me fasses la même chose Potter…

Il tremble un peu et ses mains se posent enfin sur mes habits. Il attrape mon pull avant de le faire glisser pour le retirer, avec mon aide bien entendu.

Sa chemise tombe enfin et alors qu’il essaie d’enlever la mienne, je pose mes mains sur son torse magnifique. Lorsqu’il parvient à ouvrir complètement ma chemise, je ne résiste pas à la tentation et je pose ma bouche dans son cou, l’embrassant doucement.

Il frisonne lorsque mes mains voyagent lentement sur ses côtes et l’une d’entre elle se pose sur son ventre qui se contracte sous le toucher.

Nos souffles sont de moins en moins réguliers et ma main sur son ventre chaud descend un peu pour atteindre les boutons de son pantalon.

-Draco, pourquoi ta bouche sur mon cou, me fait-elle trembler ?

Il finit d’enlever ma chemise et pose ses mains sur moi. Je frissonne de délice lorsque ses doigts emprisonnent un de mes tétons. Il va me rendre fou.

-Pour la même raison que tes mains sur moi me font frissonner…

Il relève les yeux vers moi et doucement je déboutonne son pantalon, écoutant sa respiration s’accélérer. Il enlève ses lunettes d’un geste fébrile et elles tombent sur sa chemise à terre. Puis il attrape mes lèvres avec les siennes et je gémis contre sa bouche car nos corps viennent de se coller. Et il m’excite au plus haut point. D’un geste nerveux, j’abaisse son pantalon et je fais la même chose avec le mien. Lorsque nos corps se touchent encore, nous sommes pratiquement nus et mes genoux flagellent pathétiquement et mon estomac est chaud.

J’ai chaud.

Je l’attrape par la main et l’entraîne jusqu’au lit. Un drôle de gémissement s’échappe de sa gorge mais il ne lâche pas ma main.

-Tu es sûr Draco ?

-Faisons l’amour Harry…

Il me sourit faiblement avant de m’embrasser doucement avec une tendresse qui briserait toutes les résistances que j’aurais pu avoir.

-Je voudrais juste que tu n’y ailles pas trop fort, souffle-t-il, c’est ma première fois…

Je suis sa première fois ? Nous n’avons jamais parlé de nos expériences. Mais je pensais qu’il avait déjà été avec des filles. Je le serre contre moi. Qui serait assez fou pour le laisser après l’avoir connu ? J’aurais dû me douter qu’il n’avait jamais été avec personne.

-Je serais doux quand viendra mon tour…mais cette nuit…je veux que tu me fasses l’amour Harry…

Ça y est, je l’ai dit. Je ferme les yeux mais je sens les siens posés sur moi.

-Je…tu es sûr ?

Pour toute réponse je l’embrasse voracement et le feu qui couvait en moi depuis son arrivé se met à grossir encore et encore.

Mes mains sur lui se font plus appuyées, plus rapides et il gémit brusquement lorsque je plaque son bassin contre moi et que nos érections se touchent.

Il attrape mon boxer et me l’enlève rapidement et gémit encore lorsque son regard se pose sur moi.

-Enlève le tien aussi, dis-je en pointant son caleçon noir du menton.

Il hoche la tête et je respire plus fort lorsque son vêtement glisse sur ses jambes, dévoilant ainsi des cuisses musclées et son sexe tendu et pointant nerveusement vers le haut.

Il est nu et beau. Je n’ai jamais rien vu d’aussi excitant que Harry Potter prêt à me faire l’amour. Et cette fois c’est moi qui gémis lorsque d’une main hésitante il touche mon pénis. Mes jambes chancellent encore et je dois m’asseoir sur le lit pour ne pas tomber.

Sa main continue de me toucher et je tremble entre ses doigts. Il est le seul à me faire ressentir ce genre de choses.

Ses doigts sont autour de moi et sa main bouge lentement. Ma bouche se fait vorace et je dévore son cou de baisers de moins en moins contrôlés au fur et à mesure que ses mouvements se font plus appuyés, me donnant l’impression que je vais atteindre d’un moment à un autre la jouissance finale.

Mais sa main quitte soudainement mon sexe et je me mords les lèvres de frustration.

Ce type va me rendre fou.

Je l’embrasse encore goûtant sa langue avec désespoir alors que son sexe frôle le mien. Il est si dur…j’ai tellement envie…

D’un geste brusque je pousse Harry sur le lit. Son regard vert semble un peu perdu mais étrangement brillant. Ses lèvres enflées et humides appellent les miennes.

Il est là, allongé dans le lit que j’ai créé pour nous.

Son corps tendu, essoufflé, excitant, en parfait contraste avec les draps blancs sous lui. Il me fait l’effet d’un trésor dans son écrin. Une chose précieuse et magnifique et à cet instant précis, je n’ose plus le toucher.

Et je ne comprends pas comment cet être hors du commun a pu tomber amoureux de moi. Peut-être que je suis en train de rêver…

J’ai un sourire tremblant et Harry me regarde avec inquiétude.

-Si tu ne veux pas, chuchote-t-il, ça ne fait rien…

Sa voix me sort de ma contemplation. Il n’a pas le droit de me faire ressentir ça ! Il n’a pas le droit d’être si gentil ! Ne voit-il pas que chaque jour un peu plus il est en train de me faire perdre pied un peu plus ? Ne comprend-t-il pas que c’est ça qui me fait peur ?

Je ne veux pas être si faible. Je ne veux pas qu’il soit si important. Il va me faire l’amour et ça me fera souffrir. De toute façon depuis qu’il m’aime j’ai souffert. Je me suis fait marquer et violer. Je ne dois pas penser qu’être aimé par lui est une bonne chose ! Il va m’aimer cette nuit et je vais avoir mal, c’est dans l’ordre des choses. Cela a toujours marché comme ça.

Alors je m’allonge sur lui et il me serre fort dans ses bras en soupirant dans mon cou. J’essaie de me détendre. Il est si chaud. Et ses mains se font si douces sur mon dos…

Je ne sais pas comment il fait pour allumer en moi ce feu. Je ne pense pas qu’il puisse s’éteindre un jour. C’est sûrement cela qu’on appelle la passion.

-Draco-Draco-Draco-Draco...

Il murmure mon nom comme une litanie délicieuse alors que j’ondule sur lui. Je sens ses doigts se crisper sur mon dos et je gémis.

Je me demande juste pourquoi est-ce que je ne gémis pas de douleur alors que ses ongles s’appuient sur ma chair. J’ai seulement envie de m’enfoncer en lui. Il suffirait que je lui écarte les jambes et que je pousse. Il suffirait juste de ça pour que je parte au paradis. Je m’imagine déjà en train d’aller et venir dans ce corps brûlant et mes mouvements de hanches se font plus brutaux, nous arrachant un cri de plaisir.

Je dois être lourd sur lui. Je n’essaie même pas de le libérer d’une partie de mon poids. Je suis sur lui et je bouge de plus en plus désespéramment.

Ce n’est que lorsqu’il attrape mon visage dans ses mains et qu’il m’embrasse doucement que je me calme enfin. Je cesse de bouger sur lui et réponds paresseusement au baiser. J’ai encore failli me détourner de ma ligne de conduite. Je sens ses mains voyager sur mon dos et atteindre mes fesses alors que sa langue taquine la mienne.

Je ne sais plus si je dois me concentrer sur sa langue ou sur ses mains. Je frissonne alors que ses mains attrapent mes fesses pour me faire bouger une fois de plus contre lui.

Cette fois c’est lui qui ondule sous moi, le peu de souffle que j’avais, il me le ravit entre ses lèvres. Je n’ai jamais donné de baiser en haletant mais là c’est ce que je suis en train de faire. J’ai honte de paraître si désespéré mais je ne ferais cesser ce baiser pour rien au monde.

Tant pis si mon cerveau ne semble plus correctement irrigué, tant pis si Potter voit que je ne suis qu’une pauvre petite chose tremblante entre ses bras. Je veux encore qu’il capture mon souffle. Et je veux encore sentir son sexe dur sur mon ventre, j’ai envie d’abaisser mon bassin pour le sentir se frotter contre mon érection mais Potter a les mains bien plaquées sur mes fesses et m’empêche de bouger.

Je suis à sa merci et j’aime cela.

Je sursaute quand un de ses doigts s’égare plus bas, taquinant juste la raie de mes fesses mais n’entrant pas. Ça me fait des frissons dans tout le dos. Je le sens sourire contre ma bouche et je regrette de ne pas pouvoir le regarder en ce moment.

J’aimerais ne louper aucun de ses sourires.

Finalement ses deux mains reviennent sagement sur le bas de mes reins et lentement il nous fait rouler de manière à ce que je me retrouve sur le dos et lui au dessus de moi.

Je ferme les yeux lorsqu’il embrasse doucement mon visage. Ses baisers sont si légers et si doux que j’ai soudainement l’étrange envie de pleurer.

Il va me faire l’amour…

Sa bouche descend sur ma mâchoire et je garde les yeux fermés. Peut-être que si je ne le regarde pas je tremblerai un peu moins. Peut-être que si je ne vois plus ses yeux brillants je serai moins heureux.

Ses lèvres descendent encore et je retiens un gémissement désespéré lorsque sa langue caresse un de mes mamelons. Il joue avec mon corps de la même manière qu’il joue au quidditch…avec perfection. Et un long gémissement sort finalement de ma gorge lorsque ses dents mordillent doucement mon mamelon devenu ultra sensible. Je pose les mains sur sa tête, ne sachant trop si je veux qu’il arrête ou qu’il continue alors je me contente de caresser ses cheveux soyeux, le laissant faire ce qui lui plait.

J’entrouvre les yeux lorsque finalement il glisse sa langue sur mon abdomen, un océan vert m’accueille pour ne plus me lâcher et l’océan s’assombrit lorsque le bout de sa langue rouge touche mon nombril d’une manière torride, indécente et incroyablement excitante. Mon ventre se tend contre sa langue et je ne peux que gémir son prénom.

Il arrête un instant de me lécher pour me parler.

-Je vais descendre encore Draco, me prévient-il, mais ne t’inquiète pas, je ne vais pas faire ce que tu ne veux pas que je fasse, d’accord ?

Je hoche la tête et les muscles de mes cuisses se détendent, je n’avais même pas conscience d’être si contracté. La bouche de Harry descend encore en effet, mais elle ne touche pas mon sexe. Je suis perdu dans un monde de plaisir et de frisson. Mon érection n’a jamais été aussi douloureuse mais cette fois je sais qu’il ne la soulagera pas avec sa bouche et cela m’apaise tout en m’excitant encore plus à l’idée qu’il suffirait de rien pour qu’il le fasse. C’est vraiment étrange.

Lorsqu’il remonte jusqu’à moi, il me demande dans un chuchotement si j’ai du lubrifiant. J’essaie de ne pas rougir et hoche la tête lui indiquant du regard la table de chevet.

Il l’ouvre et en sort le petit pot. Il met le gel sur ses doigts et je le regarde faire comme hypnotisé.

Alors ça y est…

On va le faire…

On va définitivement le faire.

Je déglutis et écarte les jambes lorsqu’il revient en m’embrassant. Il ne dit rien et se contente de diriger sa main vers mon sexe.

J’ai l’impression un instant qu’il va enduire mon sexe de lubrifiant pour s’empaler dessus et je gémis à cette idée mais sa main ne le touche pas, elle descend un peu plus bas.

Je dois m’obliger à respirer lorsque je sens son doigt frais sur moi.

Il l’enfonce doucement et j’halète m’attendant à une douleur aigue mais ça ne fait pas mal, c’est juste étrange et inconfortable.

Dans mon champ de vision je vois de nouveau sa tête apparaître et l’instant d’après il m’embrasse. Je me perds dans ce baiser mais je sens cependant son doigt sortir de moi pour y entrer de nouveau.

Je décide de ne pas me préoccuper de cela et de recommencer plutôt à caresser Harry, juste pour l’entendre gémir. Mais le doigt ressort encore et revient et maintenant je ne trouve plus cela gênant.

Je pousse même un soupir. Mes mains sur Harry voyagent le faisant frissonner et le doigt ressort une nouvelle fois…

Mais cette fois quand il revient il n’est pas seul et je pousse un gémissement inconfortable parce que ça m’étire. Je me demande vraiment si tout cela est une bonne idée.

Il pose son autre main sur mon sexe et cette fois je gémis de plaisir. Je le trouve étrangement silencieux, concentré serait le mot le plus juste, comme s’il cherchait à ce que tout soit parfait.

Je fronce les sourcils, j’aurais préféré plus de perte de contrôle de sa part. Là, j’ai juste l’impression qu’il ne cherche que mon bien être et pas le sien.

Alors je mordille doucement son épaule, l’obligeant à bouger ses doigts en moi. Sa peau à un léger goût salé. Ses doigts vont et viennent et au bout d’un moment je commence même à apprécier leur présence en cet endroit pourtant inadapté pour ça.

Lorsqu’il enfouit un troisième doigt j’ai mal mais je ne dis rien. C’était prévu comme cela. C’est logique, c’est ce que je voulais…

Je l’embrasse voracement pour m’éviter de gémir et je pose ma main sur son sexe tendu pour le pousser à continuer. Il tremble contre moi et retire ses doigts. Il s’éloigne et sa chaleur me manque mais ne plus me sentir étiré me fait du bien. Je le vois gémir en lubrifiant son pénis et ses yeux ne me quittent pas.

Lorsqu’il a fini il se place au dessus de moi et écarte mes jambes un peu plus. Je ferme les yeux pour ne pas qu’il y voit la douleur.

Je sais qu’il est trop gros et trop grand. Je ne suis peut-être pas fait pour être pénétré…

Je sens le bout dur de son sexe contre mon entrée et je pince mes lèvres entre mes dents. Avec une lenteur abominable il entre en moi et j’ai envie de pleurer mais pas parce que j’ai mal. J’ai mal certes mais pas autant que je ne m’y attendais et il est si doux. C’est cela qui me donne envie de pleurer. La douceur de Harry.

Je le sens me remplir et je l’entends hoqueter. C’est ce drôle de bruit qui me fait ouvrir les yeux.

Il a les yeux posés sur moi complètement surpris et son corps se met à trembler.

-Draco…chuchote-t-il émerveillé, Draco…

Il ne semble savoir rien dire d’autre que mon prénom et je m’en contente très bien. Il pose ses mains de part et d’autre de ma tête et ses bras se tendent sous son poids. Il tremble encore et perd son souffle. Je le sens commencer à bouger toujours avec cette douceur qui semble presque lui faire mal.

Je gémis lorsqu’il revient j’ai encore mal mais pas autant. J’ai surtout chaud, très très chaud. Il souffle encore et se retire de nouveau, il tremble lorsqu’il revient et cette fois je l’attendais, enfin mon corps l’attendait car cette fois je n’ai pas eu mal.

-Viens…

Je ne reconnais plus ma voix et Potter refait son mouvement toujours si lentement. Je sens que je veux plus…mon corps réclame plus. Je me cambre.

-Viens, je répète plus fort.

Cette fois il avance plus fort aussi et il touche quelque chose en moi. J’écarquille les yeux et mon sexe durcit entre nos ventres.

Refais ça…

Ô Harry, refais ça….

Ça ne devait pas se passer comme ça…

Je lui dis encore de venir et il m’emplit de nouveau. Je bouge les hanches sans même le savoir pour aller à sa rencontre. Pour qu’il vienne avec plus de force, avec plus de vitesse…pour ressentir encore…

Et je ressens et je me sens possédé et j’aime ça…

J’aime ça à la folie.

Viens…

Viens encore…

Il gémit mon nom et ses bras tremblent.

Ne t’arrête pas…

Viens.

Possède moi Harry… Prend-moi !

Prend-moi !

Et donne moi ta passion, donne moi ton amour !

C’est plus fort maintenant et je tremble de plaisir et je gémis des choses mais je ne sais pas quoi, je sais juste que cela a un rapport avec lui et avec moi et avec son sexe que je bénis et que je vénère…

Il me fait voir les étoiles…

Je ris nerveusement alors que nos mouvements se font plus anarchiques.

Quand je pense que je voulais être en dessous pour moins aimer…

Mais je suis immortel entre ses bras.

Il m’emplit et j’ai l’impression qu’il est à sa place, que son sexe est à sa place dans mon corps.

Il frappe encore et encore au même endroit et à chaque fois je pousse un râle.

C’est le seul bruit que je suis capable d’émettre. J’ai presque mal d’avoir tant de plaisir.

Je voudrais me libérer. Je voudrais jouir.

Mon dieu ! Je l’aime tellement !

Jetaimejetaimejetaimejetaimejetaimejetaimejetaimejetaimejetaimejetaime !

J’ai envie de pleurer et mon sexe entre nos ventres ne m’a jamais semblé aussi douloureux et aussi près de la délivrance.

J’ai envie de rire de moi-même.

J’aime Harry Potter.

Je hoquette alors que Harry pousse encore plus durement.

Merlin !

Le plaisir est trop fort.

Je me cambre brusquement et je jouis entre nous par spasmes.

Je l’entends confusément gémir des mots d’amour et j’éjacule de nouveau en le sentant se répandre en moi.

Je respire difficilement et j’ai les yeux fixés au plafond encore sous le choc tandis qu’il s’écroule dans mes bras.

Il tremble encore.

Il n’a pas cessé de trembler pendant qu’il me faisait l’amour et il tremble encore.

Son poids m’écrase mais je m’en moque. Je suis juste inquiet.

Pourquoi trembles-tu ?

J’attrape sa tête et passe ma main dans ses cheveux en sueur.

Il tremble et pourtant son corps est encore brûlant contre le mien.

-Harry ! Qu’est ce qui se passe Harry ?

J’embrasse sa tempe et son front, suppliant pour qu’il me parle.

-C-c’est-ri-rien, bégaie-t-il enfin avec un faible sourire, je vais b-bien…

J’approche ses lèvres tremblantes des miennes et pose une grande couverture sur nous. Je le sens glisser hors de moi et je grogne légèrement. Je le serre contre moi, très fort.

-Je t’aime, me chuchote-il en tremblant nettement moins.

Je le serre un peu plus. Et je maudis ma lâcheté qui m’empêche de lui dire que je l’aime aussi.

Finalement le grand lit n’était pas une bonne idée. Un tout petit aurait bien pu faire l’affaire car je ne compte pas le lâcher de la nuit…

Je t’aime aussi Harry…

A suivre…

 
 
Chapitre précédent
 
 
Chapitre suivant
 
 
 
     
     
 
Pseudo :
Mot de Passe :
Se souvenir de moi?
Se connecter >>
S'enregistrer >>