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au 20 Nov 08 :
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contenant 3547 chapitres
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Et Harry aima Draco
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Drame
22 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 5     Les chapitres     23 Reviews    
Le prix à payer lorsqu'on est aimé de Potter

POV Draco: 

 

Vendredi 9 octobre, chambre du préfet en chef des serpentards, 22h51

Je crois que je n’ai jamais regagné ma chambre aussi vite de toute ma vie. Mon cœur bat à tout rompre, il n’a pas cessé de battre ainsi depuis qu’il a enlevé sa cape.

Je le déteste !

Je me précipite dans la salle de bain, prend ma brosse à dent, vide pratiquement mon tube de dentifrice dessus et passe les 20 minutes suivantes à essayer de me décontaminer, à essayer d’effacer ce qu’il s’est produit par ce simple geste. Mais c’est impossible.

Je le déteste !

Lorsque je consens enfin à lâcher ma brosse à dent, je me regarde dans la glace. Ce que je vois m’effraye, il y a cette drôle de lueur dans mes yeux que je ne comprends pas. Et le goût des lèvres de Potter est toujours en moi.

Je le déteste vraiment !

Je préfère détourner les yeux et j’essaie de me calmer. J’essaie de faire abstraction de mon état depuis que je suis rentré mais cela va faire 30 minutes que rien n’a changé, cela va faire 30 minutes qu’une érection douloureuse me tiraille le bas ventre. Je…je le déteste…

Je me déshabille en hâte et me glisse sous la douche. J’ai besoin de cette eau froide sur moi. Il faut que je me calme. Je ne comprends pas pourquoi je suis dans cet état. Cela est juste arrivé au mauvais moment. Mon corps s’est trompé, il n’a pas compris qu’en face de lui se trouvait un mec et non une fille. Il n’a pas compris que c’était un garçon qui m’embrassait, que c’était ce déchet de l’humanité qui avait osé poser ses lèvres hideuses sur moi. Oui, c’est la seule explication, mon corps a eu un dérèglement passager, il a cru que Potty était une putain de fille ! C’est sûrement dû à la fatigue ou à un autre truc du même genre. Lorsque enfin, mon état redevient normal, je consens à sortir de la douche. Je passe devant mon reflet et vois que la lueur étrange est toujours là. Je me dépêche de sortir de cette salle de bain et rejoins directement mon lit dans le but d’oublier tout cela et de me réveiller demain en sachant que ce n’était qu’un cauchemar. Car cela ne peut être que cela.

Même endroit, une heure plus tard

Bon, il semblerait que je ne puisse pas m’endormir tout de suite. Je vais compter silencieusement des scroutts à pétards sautants par-dessus une barrière les uns après les autres, ça marchait lorsque j’étais enfant, cela doit bien marcher encore, non ?

Même endroit, encore une heure plus tard.

1207 scroutts à pétards, 1208 scroutts à pétards, ce petit con a osé m’embrasser ! 1209 scroutts à pétards, je devrais le tuer pour cela ! 1210 scroutts à pétards, 1211 scroutts à pétards, et puis son pyjama est vraiment ridicule , 1212 scroutts à pétards ! « si tu m’attrapes, je t’appartiendrais pour toujours »….pffffff, quelle niaiserie ! Qui voudrait de ce stupide cœur ! De toute façon ce cœur m’appartient, Potter me l’a dit…alors pourquoi se trimbale-t-il avec ce pyjama ridicule, il remet son cœur en course sur le marché? Il veut que quelqu’un d’autre l’attrape ?

Merlin ! Qu’est ce que je raconte ? Ce n’est qu’un stupide pyjama porté par un propriétaire encore plus stupide! Et puis je veux bien refiler ce cœur de gryffondor a qui le veut ! Pour l’intérêt que j’y porte ! Je n’ai aucune envie de me refaire agresser sexuellement par le potty en chaleur ! Je laisse ma place à qui me le demande ! Ce crétin a osé m’embrasser ! Il a mis ses foutues lèvres sur les miennes…il a…il a suçoté ma lèvre inférieure ! Il l’a même mordillée ! Mordillée ! Est-ce que je mordille les lèvres des gens moi ? Non, cela ne m’est jamais arrivé ! Alors pourquoi lui il le fait ? Et puis c’était quoi ce gémissement qu’il a poussé ? On ne gémit pas de cette façon pour un simple baiser ! On ne fait pas battre le cœur des gens à toute allure juste en les embrassant de force ! On ne fait pas bander un mec juste en posant ses lèvres sur les siennes ! Et putain de merde, on ne met pas une drôle de lueur dans les yeux des honnêtes gens qui n’ont rien demandé à personne juste parce qu’on s’appelle Harry Potter et qu’on ne sait pas se contrôler ! Demain Potter va payer ! On n’embrasse pas un Malfoy impunément !

Il faut que je pense à autre chose où je ne vais jamais arriver à dormir. En plus à cause de lui, j’ai perdu le compte de mes scroutts à pétards et je dois tout recommencer ! Je le déteste !

Demain après le cours de ASS, je vais devoir rentrer au manoir. La lettre de ma mère a été très claire là-dessus, elle veut qu’on discute de « mon avenir » ce week-end ! Je ne sais pas quoi penser, Narcissa ne s’intéresse pas à mon avenir, elle ne s’intéresse qu’à elle et Pansy m’a dit que j’allais revenir changé. A-t-elle dit cela parce qu’elle savait que Potter était avec nous et qu’elle voulait lui faire peur ? Je n’en sais vraiment rien. Qu’est ce qui lui prend aussi à ce crétin de gryffondor de se balader au milieu de la nuit vers les cachots ? Et en pyjama en plus ! Je le déteste.

Finalement je sens le sommeil me gagner et je m’enfonce plus confortablement dans mon matelas. Je m’imagine me venger de Potter, oui, je revis la scène du baiser, mais au lieu de m’enfuir, une fois que je l’ai fait tomber, je l’attrape brutalement par son pyjama et ma main se referme sur ce cœur qui bat si fort des ailes…je ne sais pas ce qu’il se passe après car le sommeil devient trop fort, je vois seulement le visage de Potter se rapprocher dangereusement du mien avant de m’endormir.

O°O°O

samedi 10 octobre, couloir de Poudlard, 11h23

Le cours de ASS vient de se terminer, comme toujours nous sommes les seuls du collège à bosser un samedi, mais je prends de plus en plus de plaisir à ce cours. A vrai dire, maîtriser la magie sans baguette ne m’intéresse pas plus que cela, ce que je veux c’est être quelque instant en compagnie de la panthère. Je la vois à chaque fois que nous avons ce cours, c’est vraiment étrange, tous les cours se passent de la même façon, le professeur nous envoie chacun dans notre illusion et c’est dans cet endroit que nous apprenons petit à petit à contrôler la magie sans baguette.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres, mais moi je suis toujours envoyé dans ce village africain. Finalement, j’apprends beaucoup de Yassaï, celui qui m’a défié à la course la première fois. Il est aussi sorcier, comme toutes les personnes du village de mon illusion, et ils ont tous la magie du cœur comme seconde source. La plus part du temps, je me contente de parler avec eux, je ne peux pas dire que je les apprécie mais j’ai appris à les respecter, je ne crois pas qu’ils m’apprécient aussi de toute manière. Les écouter raconter leurs légendes et me parler de la magie du cœur n’est pas ce qui m’intéresse. Ce qui me pousse à suivre encore ce cours, c’est qu’à chaque fois je peux la voir. Elle reste là, à la lisière de la forêt et elle me fixe. Je n’ai jamais vu un animal aussi beau, aussi mystérieux et son regard vert posé sur moi me fait me sentir important. A chaque cours elle se rapproche un peu plus de moi, où plutôt elle se laisse approcher, c’est comme si en apprenant à accepter ma seconde source, la panthère me laissait petit à petit la rejoindre.

Aujourd’hui j’ai presque pu la toucher. Je me suis avancé vers la forêt doucement sans la quitter des yeux. Elle me regardait venir, nonchalamment allongée près d’un arbre pourtant je savais que son apparente tranquillité n’était qu’un leurre. Je savais qu’au moindre faux pas elle était prête à bondir, peut-être même à m’attaquer. Car je ne me fais aucune illusion, cette panthère est un prédateur, et je peux très bien devenir sa proie. Peut être est-ce déjà le cas ? Cela expliquerait le fait que je sois si troublé par elle. Pourtant, elle est aussi troublée que moi, je ne sais pas comment je le sais mais j’en ai la certitude. La panthère m’aime et j’en suis heureux. J’approchais donc d’elle et sans savoir pourquoi, je me suis mis à penser à Potter, à ce qu’il s’était passé la vieille et la panthère s’est mise à ronronner.

C’est le bruit le plus merveilleux qui m’ait été donné d’entendre, son regard sur moi était doux maintenant, les battements de mon cœur plus rapides car je n’avais qu’à tendre la main pour pouvoir caresser sa fourrure noire. Mais Potter était toujours dans ma tête et je me suis mis à le détester pour venir s’incruster dans ma parfaite illusion, pour venir gâcher ce moment par son simple souvenir et surtout pour cette histoire de baiser. Ce petit pédé m’avait embrassé et je devais le lui faire payer, j’en frissonne de dégoût en y repensant ! Et alors que ma haine envers Potter se faisait plus forte, alors que ma main allait toucher ma divine panthère, un grondement menaçant est sorti de sa gorge. J’ai sursauté de surprise, quelque chose avait changé, le regard de la panthère n’avait plus rien de doux, et une lueur mauvaise brillait dans ses yeux.

Une peur sourde m’a remué les tripes alors que je la voyais soulever ses babines méchamment faisant apparaître des crocs menaçants. Je me suis souvenu qu’en face de moi était une bête sauvage et non un gentil minou comme j’avais trop tendance à le croire et j’ai eu peur. J’ai commencé à reculer sans la quitter des yeux alors qu’elle se levait, le grondement de sa gorge s’est accentué et ses muscles ont joué sous sa peau. En un mouvement elle aurait pu être sur moi et me tuer mais elle s’est contentée de sauter sur un arbre et de s’enfuir après m’avoir jeté un dernier regard maussade.

Je me demande encore ce qu’il lui a pris de réagir comme cela alors que tout semblait si parfait. Mais cela m’a enfin permis de comprendre qu’il me faudrait de la patience pour l’apprivoiser. Et la prochaine fois, je pourrais peut-être la toucher. Qui sait ?

Je repense encore à elle alors que je me dirige vers ma chambre pour préparer mes affaires pour ce week-end. J’attends avec impatience le prochain cours pour pouvoir la revoir en espérant que cela se passe mieux. Je n’aime pas lorsqu’elle est en colère contre moi. Je me sens alors coupable de je ne sais quoi, et j’éprouve l’étrange besoin de me justifier. Cela est une première pour moi, un Malfoy ne justifie jamais ses actions et pourtant devant elle…Devant elle, je ne suis plus vraiment un Malfoy, je suis juste Draco, et je ferais tout ce qu’elle voudra pour qu’elle me laisse l’approcher.

C’est étrange comme cette illusion, car je sais bien que c’en est une, prend de l’importance pour moi. Elle prend même trop d’importance, mais le bien être qui m’envahit en sa compagnie est tel que j’accepte ce pouvoir qu’elle a sur moi et puis personne n’est au courant. Je n’ai parlé à personne de la panthère mais je soupçonne le vieux fou qui m’enseigne cette magie de le savoir. Et il est même possible que Dumbledore le sache aussi.

Tout à mes pensées, je n’ai pas vu Potter arriver essoufflé devant moi. Ce n’est que lorsque que j’entends sa voix que je me reconnecte à la réalité. J’ai un mouvement involontaire de recul qu’il remarque. Puis une rage sans nom m’envahit, je l’attrape violement par le col et le plaque contre un mur. Ce crétin congénital ne fait même pas un geste pour se débattre alors que je suis à deux doigts de le massacrer sauvagement. Ses grands yeux verts me regardent sans ciller alors que d’une voix neutre il me dit que je peux le frapper parce que c’est ce qu’il mérite.

Pourtant je ne le frappe pas, cela lui ferait trop plaisir de me voir perdre mon sang froid. Je me contente de le garder plaqué contre ce mur et je lui demande d’une voix froide comment cela se fait qu’il ose encore m’adresser la parole après ce qu’il m’a fait.

-Je suis venu te demander pardon, dit-il sérieusement ses yeux toujours dans les miens.

Cela il l’a déjà dit hier et je croyais que ma réponse avait été claire. Apparemment non puisqu’il me revient avec son air de bâtard implorant, dans ce cas, je pense qu’il faut que je remette les points sur les i.

-Ecoutes-moi bien Potty, dis-je de mon ton le plus méprisant, je me moque de tes excuses. Ce que tu as fait, je vais te le faire payer au centuple.

Potter ouvre grand les yeux et se met à rougir.

Il rougit ?

Alors que je me demande pourquoi cette erreur de la nature se met à rougir, je constate que je me suis plaqué contre lui, pour l’empêcher de s’enfuir. J’aurais fait cela avec n’importe qui d’autre mais ce con est en train de rougir. Je me détache dégoûté de lui et il rougit encore plus car il sait que je viens de comprendre ce qu’il l’a mis dans cet état. J’en ai marre de toute cette histoire. J’en ai marre de son soi-disant amour pour moi. Cette petite mascarade a assez duré.

-Potter, dis-je en soupirant, cette comédie a assez duré. Je sais que tu n’es pas amoureux de moi.

Je le vois ouvrir la bouche pour me contredire mais je continue sur ma lancée pour mettre une fois pour toutes les choses au clair.

-Tu ne peux pas m’aimer, tu ne me connais pas. Ne dis pas le contraire, tu ne sais rien de moi. Ce n’est pas ton cœur qui parle lorsque tu es près de moi mais c’est ta bite, on en a tous les deux eu la preuve hier et de la plus dégueulasse des manières !

Cette fois Potter se détache brutalement de moi et cette fois c’est de colère qu’il rougit.

-Ecoutes Malfoy ! Dit-il en haussant la voix. Je suis désolé pour hier, je n’aurais pas dû faire cela, c’est vrai ! Mais tu n’as aucun droit de me dire que je ne t’aime pas. Tu n’as pas le droit de dire cela, reprend-t-il, pas lorsque j’ai si mal quand que je te vois triste ! Pas lorsqu’une colère sourde m’envahit quand je vois des filles dans tes bras ! Pas lorsque je tremble de peur à la seule pensée qu’il puisse t’arriver quelque chose ! Alors s’il te plait crois-moi lorsque je te dis que je t’aime parce que c’est la seule chose dont je sois sûr et certain !

J’émets un petit rire sardonique, Potter ne sait vraiment pas de quoi il parle ! Jamais Harry Potter ne pourra réellement tomber amoureux de Draco Malfoy.

-Non mais, tu t’es entendu parlé Potter ? Tu me parles de souffrance, de colère et de peur ! Ce n’est pas cela l’amour. Tu te mens à toi-même. Tu es vraiment pathétique.

Potter semble fulminer littéralement et ses yeux lancent des éclairs. Pourtant il ne se met pas à crier et à hurler ses soit disant sentiments envers moi comme j’en avais peur. Non, il se contente de respirer un grand coup, comme pour s’adjurer au calme.

-Bien ! Commence-t-il d’une voix qu’il veut neutre, après tout pense ce que tu veux ! Mais si je suis venu te voir ce matin, ce n’est pas seulement pour te demander pardon. Je voulais aussi te demander de ne pas aller voir ta mère ce week-end.

Je suis soufflé par son audace et son air si sérieux. Je ne peux m’empêcher de rire avec mépris. Potter me demande de ne pas aller voir ma mère ? Et il croit que je vais accepter comme cela, pour ses beaux yeux ?

-Tu rêves Potter ! Tu ne devrais même pas savoir où je me rends ce week-end mais il a encore fallu que tu espionnes le monde ! Je vais chez moi ce week-end et ce que tu le veuilles ou non !

Sur ces mots, je me détourne et m’apprête à reprendre mon chemin lorsque je sens Potter attraper la manche de ma robe.

-Lâche-moi, je murmure froidement sans me retourner.

Il ne lâche pas ma manche et j’entends sa voix s’élever derrière mon dos.

-J’ai…j’ai un mauvais pressentiment, dit-il, j’ai fait un cauchemar cette nuit, je ne m’en souviens pas mais je me suis réveillé en sursaut en criant ton prénom. Et puis ce que t’as dit Pansy hier ne me rassure pas. J’ai peur Draco, termine-t-il d’une voix basse, n’y va pas s’il te plait.

Je me tends à ces mots. Potter est vraiment ridicule. Cette discussion n’a que trop duré. Sa présence et son ton suppliant me donnent envie de vomir. Il faut que je parte loin de lui et vite.

-Lâche moi, je répète un peu plus fort, toujours sans le regarder.

Potter me lâche enfin et je peux sentir son regard sur moi alors que je m’éloigne sans un mot de plus. Il est venu exprès me voir pour me sortir sa stupide demande. Remarque il lui en a fallu du courage sachant que je devais être dans une colère noire depuis ce qu’il s’était passé hier, mais il est vraiment ridicule.

J’entre enfin dans ma chambre et je prépare mes bagages pour le week-end. Je pars dans deux heures et Potter pourra rien y changer.

O°O°O

Samedi 10 octobre, manoir Malfoy, 17h15

Cela va faire trois heures que je suis arrivé. Ma mère m’a à peine salué avant de retourner dans ses appartements. Elle ne sort plus du manoir depuis l’arrestation de mon père. Elle s’enferme dans son monde, elle passe ses journées à lire des romans où tout finit bien pour oublier la réalité. Comme chaque fois que je viens ici, je m’occupe des papiers appartenant à mon père. Je gère comme je le peux les biens des Malfoy. Ma mère ne s’en occupe même plus. Je n’aime pas faire cela, je trouve que c’est d’un ennui mortel et je tombe parfois sur des documents assez louches, qui pourraient nous nuire. Dans ce cas là, je les brûle. Je ne veux pas que le ministère trouve encore de quoi faire traîner mon nom dans la boue.

Je suis l’héritier des Malfoy et je vais m’employer s’il le faut toute ma vie, à rétablir le nom des Malfoy à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, tout en haut de la hiérarchie.

Je replonge dans les papiers ennuyeux, lis le courrier entassé depuis plusieurs semaines, et réponds à quelque lettre. Il fait nuit lorsqu’un elfe de maison me demande si je veux manger.

Je regarde l’heure, il est déjà 21 heures. Je demande à l’elfe de m’apporter à manger et la seconde d’après j’ai un délicieux plateau repas sous les yeux. Je mange rapidement, range un peu le bureau et me décide enfin à déranger ma mère dans sa lecture pour lui parler sérieusement.

Je frappe à sa porte et d’une voix absente elle me demande d’entrer. Elle est assise dans un fauteuil de velours rouge et elle daigne fermer son livre alors que je prends place sur un fauteuil face à elle. Bien il semblerait que je doivent commencer cette conversation puisqu’elle reste étrangement silencieuse.

-Il me semble que vous souhaitiez me parler de mon avenir ?

Ma mère plante ses yeux bleus dans les miens et me fait un sourire sans joie.

-Je suppose en effet que je le dois, soupire-t-elle. Mais avant de te parler de ton avenir, je vais te parler de mon passé.

Je hausse un sourcil interrogateur, ma mère ne m’a jamais parlé de son passé, en réalité, elle ne m’a jamais réellement parlé, sauf lorsque j’étais encore enfant. A cette époque, elle me racontait des histoires fabuleuses, des contes de fées où tout fini bien. Mais un jour je suis arrivé à un âge où je n’y croyais plus alors j’ai cessé d’écouter ses histoires et elle a finalement cessé de me les raconter. Il existe gens qui croient même en étant adulte aux contes de fée et ma mère en fait partie. Cela peut sembler charmant et touchant mais ce ne l’est pas. Dans son monde onirique je n’ai pas ma place, ni mon père d’ailleurs. Elle aussi est en prison, elle est prisonnière de son propre monde et cela la rend heureuse. Le problème c’est que depuis l’enfermement de mon père, cela s’est accentué, si bien que je me demande si le jour où elle m’oubliera moi aussi n’arrivera pas bientôt.

-Vois-tu Draco, je suis une Black et j’ai été élevée avec un destin tout tracé. Je n’ai jamais aimé ce destin. J’ai pourtant aimé ton père, il y a longtemps, mais il ne me comprenait pas. Il est comme les autres finalement, terriblement ennuyeux.

Elle lève son beau visage vers moi, ses yeux soudain ailleurs, dans le vague.

-J’ai été incapable de prendre ma vie en main Draco. Je n’ai rien fait pour vivre réellement, je me suis contentée d’exister. Je ne m’en plains pas, ma vie a été tranquille, mais il me manque toujours cette part de rêve. Tu grimaces Draco…Tu es comme ton père. Tu n’as donc aucun rêve ?

Ma mère me regarde assez curieuse de ma réponse. Je soupire doucement et ne quitte pas mes yeux gris des siens.

-Je suppose que comme tout le monde j’ai des rêves…mais ces rêves ne sont rien. Ce qui importe c’est la réalité.

Ma mère s’approche de moi un peu plus, jusqu’à ce que ces yeux soient juste devant les miens.

-Draco, chuchote-t-elle, tu mens. Tu as une lueur dans les yeux et cette lueur est celle d’un rêveur…

La lueur ? Mais qu’est ce qu’elle raconte ? Soudain je me rappelle du drôle de regard que j’avais hier soir…à cause de…

-Potter…je souffle sans pouvoir m’en empêcher.

Ma mère sourit froidement alors que je me dis qu’elle se trompe, il n’y a aucune lueur dans mes yeux. Je ne suis pas un taré comme elle et surtout pas à cause de Potter.

-C’est donc Potter, chuchote-t-elle encore, on va voir mon ange si toi, tu es assez fort pour suivre tes rêves !

Ses dernières paroles sont étrangement menaçantes, comme si elle me défiait d’arriver à vivre une vie que j’ai choisie, de parvenir à réussir là où elle a échoué. Comme si elle attendait de voir si je pourrais vivre heureux.

-Je…je ne comprends pas…

Cette fois ma mère se recule et se lève de sa chaise, me toisant de toute sa hauteur. Et je me rends compte que devant moi se tient Narcissa Black, sang pur dans toute sa splendeur.

-Bien sûr que tu ne comprends pas ! Dit-elle d’une voix froide. Tu es comme ton père. Alors tu vas devenir comme lui. C’est cela ton avenir Draco et la lueur dans tes yeux va disparaître !

-Que voulez-vous dire ? Je demande en me levant à mon tour.

-Demain Draco, tu vas devenir mangemort, le seigneur des ténèbres m’a demandé de t’informer de sa décision. J’ai fait ce que j’avais à faire, continue-t-elle en reprenant son livre, maintenant laisse moi, veux-tu ?

Je reste figé sous le choc, alors qu’elle se rassoit et commence à lire comme si je n’étais plus là. Elle vient de m’annoncer que j’allais devenir mangemort et elle s’en moque. Elle se moque de savoir qu’à l’instant où elle a prononcé cette phrase mes espoirs se sont envolés. Je suppose que j’aurais dû m’en douter mais je pensais que j’avais encore du temps devant moi avant de d’être appelé à son service. Je quitte la pièce dans un mot et me dirige vers ma chambre comme un automate.

Je devrais m’enfuir, je devrais partir loin de cette guerre.

Arrivé dans ma chambre je sors mes valises et commence à entasser mes affaires dedans. Et puis je m’arrête alors que je comprends que cela ne sert rien. Ils me retrouveront où que j’aille et je vais devoir participer à cette guerre. Ainsi donc demain je vais devenir un pion moi aussi, demain je vais avoir un maître…

Je me sens tellement faible. Je ne suis même pas capable de tout quitter. Je ne suis même pas capable de vivre la vie que j’ai choisie. Je suis comme ma mère finalement. Je suis aussi lâche qu’elle. Non, ce n’est pas vrai ! Je ne suis pas comme cela. Je vaux mieux que cela et demain je montrerai à Voldemort que Draco Malfoy ne se traîne aux pieds de personne. Si je dois être marqué, cela sera de force et je serais une épine dans son pied. Je n’obéirais pas à ce sang mêlé.

Je souris tristement dans le noir. J’avais su que ce jour serait le dernier que je passerais en étant libre, j’aurais fait autre chose de ma journée. Je serais resté à Poudlard à discuter avec Blaise, où alors on aurait joué au quidditch et j’aurais même pu battre Potter s’il s’était mis à jouer avec nous. Je me serais moqué de son pyjama et il aurait rougi.

Je regarde mes deux bras si pâles que la lune éclaire. Ils sont blancs et identiques, vierges de toutes marques. Je les regarde vraiment pour la première fois de ma vie car je sais que demain…

Demain l’un d’entre eux aura sur lui la preuve de mon esclavage.

 

O°O°O

Dimanche 11 octobre, 14h02, manoir Malfoy

Je me trouve en face de Voldemort et je tremble. Cela va faire dix minutes que je suis dans la même pièce que lui et le tremblement qui m’agite ne me quitte pas. Nous sommes dans un des salon du premier étage assez chaleureux. Mais toute la chaleur de la pièce ne fait pas le poids face au froid glacial que provoque le seigneur ténébreux par sa seule présence. Il est assis sur un grand fauteuil vert, ma tante Bellatrix se tient debout à sa droite et me sourit sadiquement. Derrière moi, ne me lâchant pas d’une semelle se trouve Crabbe et Goyle senior. Mais ils ne servent à rien, je ne suis pas en état de m’enfuir, je suis pétrifié par la puissance magique qui émane de l’homme en face de moi. Voldemort a l’apparence d’un homme de cinquante ans, les cheveux grisonnant, ses yeux sont rouges comme le sang, mais le plus impressionnant chez lui ce n’est pas cela, c’est le fait qu’il transpire la magie noire. Je me trouve en face du Mal et je me fais l’effet d’un pauvre microbe face à lui. Cela fait dix minutes que nous sommes là et personne n’a parlé encore. J’essaie vainement de contrôler mes tremblements mais cela m’est impossible.

-Draco Malfoy, chuchote Voldemort me faisant sursauter, j’ai enfin le plaisir de te rencontrer. Et crois moi cela est vraiment un plaisir. Tu ressembles à ton père. Comment se porte-t-il ?

-Il attend que vous veniez le libérer, je réponds d’un ton narquois.

Mon ton ne semble pas lui plaire puisqu’il fronce les sourcils et il lève sa baguette nonchalamment et la pointe vers moi et murmurant « Doloris ».

Une douleur aiguë me traverse de part en part et je tombe à genoux. La douleur ne s’en va pas, j’ai l’impression que ma tête va exploser, et j’entends quelqu’un crier affreusement. Je prends conscience que c’est moi qui crie alors que je suis pris de tremblements convulsifs. J’ai mal, je veux mourir, je veux que la douleur cesse, j’ai si mal que je suffoque à la recherche d’air mais chaque inspiration me fait encore plus souffrir.

Puis soudainement tout s’arrête alors que je suis toujours à terre, et j’essaie difficilement de reprendre une respiration normale.

-Draco, ton père restera en prison. Dit-il d’une voix dure. Il a voulu jouer au plus fin avec moi, mais je sais que son seul véritable maître c’est le pouvoir. Or je n’aime pas que mes mangemorts aient un autre maître que moi. Enfin, je compte sur toi pour me montrer que les Malfoy travaillent pour mes intérêts.

Je lève doucement la tête alors que je sens du sang s’échapper de ma lèvre inférieure. Je me suis mordu durant le doloris. Je lève les yeux vers lui et me permets un petit sourire qui semble le décontenancer. On ne matte pas un Malfoy à coup de doloris.

-Les Malfoy n’ont pas de maître. Le jour où je m’abaisserais face à vous, il neigera en enfer !

Il semble un instant perplexe et je me prépare mentalement à recevoir un autre doloris mais ce qu’il fait me glace le sang. Devant moi, Voldemort se met à rire. C’est un rire d’une joie malsaine qui me fait trembler de la même façon qu’un de ses doloris. Je vois avec horreur qu’il se lève de son fauteuil et qu’il s’accroupit devant moi. Il sourit méchamment alors qu’il attrape mon menton pour m’obliger à le regarder. Ses yeux rouges se font glacials et je crois que le mot « peur » prend un nouveau sens pour moi.

-Laisse-moi t’expliquer quelque chose petit dragon. Je me moque des Malfoy. Vous n’êtes plus rien sur la scène politique. Je me moque de toi, je vais même t’avouer que je t’aurais laissé en dehors de tout cela si je n’avais pas appris une chose incroyable dernièrement.

Qu’est ce qu’il raconte ? Il m’aurait laissé tranquille ? J’aurais pu rester en dehors de cette guerre ? Mais alors pourquoi ?

-Oui, reprend-t-il en me caressant la joue me faisant frissonner de dégoût. Tu as un pouvoir extraordinaire et c’est pour cela que je vais faire de toi un mangemort. Je vais te voler ta précieuse liberté, je vais faire de toi un simple pantin. Mon pantin.

Il pose sa main sur mon avant bras et je ressens des picotements. Je comprends qu’il va m’infliger sa marque. Mes yeux s’agrandissent de terreur, j’essaie de me dégager de sa poigne mais cela m’est impossible et les picotements sur mon bras s’intensifient.

-Tu ne veux pas savoir quel est ton pouvoir ? Tu ne veux pas savoir pour quelle raison je fais de toi un mangemort ?

Je le regarde effrayé et je m’entends le supplier d’arrêter cela. Je ne veux pas. Je ne peux pas finir esclave. Mais les picotements sur mon avant bras commencent à me brûler alors que de sa voix sifflante il me parle au creux de mon oreille.

-Je vais te dire qui est la cause de tout cela…mais tu dois bien t’en douter. J’ai appris que tu étais la faiblesse de Potter…Et il y a un prix à payer lorsqu’on est aimé du survivant.

A ces mots mon cœur se fissure un peu…je commence à comprendre.

-Nous sommes en guerre Draco, susurre-t-il toujours à mon oreille alors que je sers les dents sous la douleur qui me vrille le bras, et en guerre tous les coups sont permis. Et cela va vraiment blesser Potter lorsqu’il saura quel camp tu as choisi.

Po…Potter ? Tout cela à cause de Potter ! Soudain je crie parce que mon bras me brûle et parce qu’une haine sans nom envers Potter me submerge. Puis Voldemort lâche mon bras alors que je reprends ma respiration.

-C’est de sa faute Draco, dit-il d’un ton triste alors que je ne peux détacher mes yeux de la marque noire qui s’étend dorénavant sur mon avant bras, tout est de sa faute ! Tu es à moi maintenant mon tout beau.

Il me sourit froidement une dernière fois avant de se lever. Son regard glisse sur moi et j’ai l’impression que je vais rendre mon déjeuner alors que je l’entends susurrer que Potter a bon goût. Puis je les entends tous transplaner loin de chez moi mes yeux toujours sur la marque et mon cœur battant à tout rompre.

J’ai mis du temps à réaliser ce qu’il vient de se passer. Je suis un mangemort maintenant. Et « mon maître » m’a explicitement dit qu’il allait se servir de moi pour faire souffrir Potter. Qu’il allait me blesser pour blesser Potter. Je viens de perdre ma liberté à cause de ce connard de gryffondor. Sa putain d’amourette d’ado à la con va me tuer ! A moins que je ne le tue avant ! Je regagne ma chambre d’un pas morne et je m’arrête devant un miroir du couloir. J’ai la peau encore plus pâle que d’habitude, des cernes violettes sous les yeux et la lèvre fendue. J’ai vraiment une sale tête. Pourtant je souris froidement. Je suis heureux, méchamment heureux lorsque je regarde mes yeux gris. Mes yeux sont indifférents et froids et j’en suis heureux.

Dans mes yeux la lueur a enfin disparu.

Je hais Potter.

 

O°O°O

Jeudi 21 octobre, terrain de quidditch de Poudlard, 21h56

Cela va faire plus de dix jours que je suis marqué. Et la marque des ténèbres me fait souffrir chaque jour, cette souffrance m’empêche de faire comme si tout était un cauchemar, la brûlure sur mon bras me tient même réveillé une bonne partie de la nuit, je n’arrive à m’endormir que lorsque le sommeil devient plus fort que la douleur et que je ne peux faire autrement que de tomber de fatigue.

Je sais qu’elle me brûle pour la simple et bonne raison que Potter n’est pas au courant que je suis du côté de son ennemi. Voldemort veut que cela soit de ma bouche qu’il l’apprenne. Ce serait pourtant une joie pour moi, de voir la tête du balafré se décomposer, peut-être se mettrait-t-il à pleurer. En tous les cas, ce petit pédé sera secoué. Je voudrais tant le voir souffrir, j’ai l’impression que cela minimiserait ma propre souffrance. Mais je ne lui ai encore rien dit car cela rendrait fou de joie mon « maître » et je ne veux pas qu’il soit heureux, je le déteste autant que Potter.

Pansy est positivement ravie de mon statut de mangemort. Je sais qu’elle est chargée de me surveiller, mais je m’en moque. Je passe mes journées à essayer d’oublier ma douleur et à me retenir de tuer Potty. Je suis sûr qu’il n’est même pas vraiment amoureux de moi, je suis sûr que je souffre pour rien. Si cela se trouve s’il apprend que je suis mangemort cela ne va rien lui faire. Il haussera juste les épaules en disant « je le savais, Malfoy devait finir ainsi, ce n’est pas grave, je vais me trouver un autre petit cul sur qui fantasmer ».

Il fait déjà nuit alors que je reste voler sur le terrain, l’entraînement pour les autres est fini depuis longtemps mais moi je reste encore. Je suis fatigué pourtant étant donné que je ne dors que très peu. Mon bras me brûle soudainement à nouveau et la douleur maintenant familière me fait perdre l’équilibre. Je dois vite me poser avant qu’elle ne devienne insupportable. J’atterris un peu maladroitement et tombe directement à genoux, ma main tenant mon avant bras comme pour atténuer la douleur mais je sais déjà que cela n’atténuera rien du tout. Je serre les dents pour empêcher des gémissements de sortir, il faut que j’attende que la douleur cesse.

-Draco ?

Je sursaute au son de cette voix et lève mes yeux emplis de rage sur Potter. Ce con est toujours aux endroits où il ne devrait pas se trouver. Il s’approche à grandes enjambées de moi, se demandant sûrement ce que je fais à terre. Il ne peut pas dégager ce crétin ! Devant ma posture pas très ordinaire je dois dire, il a l’air vraiment inquiet, il s’accroupit tout de suite près de moi alors que j’essaie encore de ne pas hurler de douleur.

-Draco ! Mon amour qu’est-ce qu’il se passe ? Demande-t-il d’une voix affolée.

Mon amour ? Pitié pas ça ! Je me contente de serrer les dents un peu plus, ma main toujours plaquée sur mon bras. Pourquoi il ne dégage pas ce bouffon ? Mais il ne dégage vraiment pas ! A la place il attrape mon bras m’ordonnant de lui montrer où j’ai mal. Je ne veux pas qu’il voie, je ne veux pas qu’il sache…

Mais je n’ai pas eu le temps de faire un geste qu’il relève ma manche visiblement inquiet. Soudain alors que Potter à les yeux rivés sur mon bras je ne ressens plus aucune douleur, le seigneur des ténèbres a finalement eu ce qu’il voulait. Enfin plus de douleur sur mon bras mais mon cœur se serre étrangement alors que je le vois pâlir. Il détache ses mains de mon bras, comme si c’était lui qui venait de se brûler et ses yeux restent fixés sur la marque des ténèbres qui salit mon bras.

Il ne dit rien et se met à trembler, puis ses yeux remontent jusqu’aux miens. Ce que j’y vois me cloue sur place. Il semble si déçu, si brisé que étrangement je n’en ressens aucune joie. Puis je me souviens que c’est moi qui suis réduit à l’état de sujet, que c’est moi qui ai été marqué comme du bétail. Et je me souviens aussi que c’est de sa faute. Alors je me mets à lui crier dessus. Je lui crie que tout est de sa faute et que ce n’est que le début. Je lui hurle que je ne veux pas être aimé par lui parce que son amour allait me tuer un jour ou l’autre, parce que Voldemort est au courrant et que je sais qu’il ne veut pas s’arrêter là. Il veut le briser et si pour cela il doit me briser moi, il le fera. Et je le supplie de ne plus m’aimer, parce qu’il allait me tuer.

J’essaie de ne pas trembler alors qu’au fur et à mesure de mes paroles je vois des larmes couler sur ses joues, il me regarde et ne cesse de murmurer qu’il est désolé et qu’il ne voulait pas cela. Je ferme les yeux pour ne plus voir ce spectacle affligeant tout en lui disant que je le déteste et en lui demandant de dégager loin de ma vue.

Après ce qui me semble une éternité je l’entends partir après qu’il m’ait murmuré qu’il allait faire en sorte que je ne souffre plus à cause de lui.

Un sourire narquois étire mes lèvres dans la nuit, seul sur le terrain de quidditch, parce que je sais que cela est impossible. Harry Potter ne m’a jamais rendu heureux.

A suivre…

 
 
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