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Titre : Et Harry aima Draco
Auteur : Artoung
Disclaming : pas à moi mais à J.K.R
Rating : M Couple : HP/DM
Genre : Drama/romance
Note de l’auteur : bonjour à tous, je vous présente ma fic, il s’agit d’une histoire moins marrante que les autres, j’espère cependant que vous l’aimerez, comme toujours je tenais à vous informer que cette fic est classée M et qu’elle traite d’une relation homosexuelle donc je conseille vivement à ceux que cela déplait de ne pas lire ce qui suit.
Chapitre 1 : Le secret de Potter
POV de Draco.
Nous sommes tous réunis dans la grande salle, je suis assis à ma place habituelle, et je n’ai qu’une envie : sortir de cette pièce et retourner enfin dans mes appartements.
Comme souvent depuis le début de l’année, Dumbledore nous a tous réunis, la guerre a débuté et le vieux fou se sent obligé de nous sortir encore un de ses nombreux discours. Encore une fois je l’écoute d’une oreille distraite, je crois que depuis le début de son monologue j’ai entendu au moins dix fois le mot « espoir », « courage » et puis mon préféré de tous « solidarité ». Pfff, il est vraiment pathétique le vieil homme, il me ferait presque pitié si j’étais capable d’éprouver ce sentiment. Oui, il est vraiment lamentable, comme s’il ne savait pas que l’espoir était déjà mort, comme s’il ne voyait pas que la guerre était déjà à l’intérieur de sa précieuse école.
Je ne sais pas à qui il essaie de faire croire que tout peut s’arranger si nous y mettons du notre. Je ne suis même pas sûr que les poufsouffles croient encore en son baratin, trop ont vu ce que la guerre faisait. Cela ne fait pourtant que trois mois que la guerre est devenue officielle et déjà le nombre des victimes est impressionnant, et les victimes ne sont pas souvent du côté du seigneur des ténèbres et de ses mangemorts.
Cela fait deux semaines que les cours ont repris, les visages sont sombres, tous ces gens me dégoûtent…la guerre me dégoûte.
Pansy me regarde encore une fois, elle non plus elle n’écoute pas le vieux fou, je n’ai pas besoin de me retourner vers elle pour savoir qu’elle doit avoir son petit sourire victorieux.
Oui : Pansy doit être contente, Dumbledore vient de nous annoncer encore une nouvelle victime du côté des Aurors. Je reste de marbre, alors que je sais que je suis constamment épié dans cette école.
Je sens aussi le regard du balafré sur moi, j’en frisonne de dégoût, Potter me regarde beaucoup trop souvent en ce moment et je n’aime pas cela. Il y a aussi le regard de Rogue sur moi, il cherche des signes qui lui permettront de savoir dans quel camp je suis.
C’est la question à dix mille Gallions ! Je sais qu’ils cherchent tous à le savoir, Dumbledore sait que j’ai de l’influence dans cette école, il faut dire qu’il est si facile de manier l’esprit humain, les serpentards aiment les leaders, et j’en suis un, peu d’entre eux ont choisi un camp, ils attendent que je me décide, et alors ils me suivront. Ces crétins sont près à me suivre moi et pas la plupart de leurs parents…C’est amusant, alors que je ne connais pas le nom de la moitié d’entre eux, alors que je me fiche de leur avenir…ce sont des moutons…je me fiche de leur survie, il n’y a que la mienne qui compte.
Pansy a au moins le mérite d’avoir fait son propre choix, elle est du côté des plus forts…et Voldemort a vraiment recruté quelqu’un de redoutable. Pansy me fait souvent penser à ma tante Bélatrix, elle a cette sorte de lueur de folie qui anime son regard, je sais qu’elle a goûté au meurtre, Voldemort aime que ses recrues tuent et Pansy a aimé cela elle aussi. Elle a beaucoup changé, elle est plus sûre d’elle et je dois avouer que son attitude ténébreuse est bandante, pourtant physiquement elle est quelconque. Mais Pansy a vu sa côte de popularité accroître, je sais qu’elle me veut dans son lit, elle veut que je devienne un mangemort.
Alors elle tente de me séduire, mais si coucher avec elle ne me dérangerait pas plus que ça, ce qui me dérangerait c’est voir son petit sourire victorieux. Pansy ne m’aura pas, ni elle, ni personne. Lorsque que je couche avec une de ses cruches c’est moi qui prends, elles ne me prennent jamais rien. Personne ne me prendra jamais rien.
Je lance un regard froid à ma camarade de maison mais cela n’a pas l’air de la perturber, elle me fait un sourire charmeur.
Joue donc de ta position auprès de ton maître, petite Pansy, cela ne me fait rien, je n’aime pas les pions, je n’aime pas les esclaves, je ne t’aime pas.
Je me concentre sur ce que dit le vieux fou car la salle est devenue tout à coup silencieuse, mais je vois que Mc Gonnagall a apporté le choipeau et elle le dépose sur le tabouret avant de regagner sa place le visage sombre.
Je crois que j’ai du louper un épisode, je jette un coup d’œil intrigué à Blaise qui me lance un sourire amusé.
-Tu devrais écouter un peu plus ce que dit le vieux fou, ça peut être intéressant parfois !
-Ne me dis pas que toi tu l’as écouté, qu’arrive t-il au grand Blaise Zabini ?
Blaise se contente de sourire un peu plus, alors que Dumbledore appelle un élève de troisième année de Poufsouffle.
-J’ai écouté, je l’avoue, reprend Blaise assez dépité, mais pour une fois cela valait le coup !
Il m’énerve lorsqu’il prend son air du gars qui a un secret, s’il croit que je vais m’abaisser à lui demander de quoi il s’agit, il se trompe lourdement, un Malfoy ne demande rien, un Malfoy se contente d’obtenir.
De toutes façons, je connais Blaise depuis plus de six ans maintenant, et ce type est incapable de se taire plus de cinq minutes d’affilées, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi bavard, mais étrangement cela ne me dérange pas, il parle peut être beaucoup mais ce qu’il raconte est assez intéressant pour que je daigne l’écouter.
Le poufsouffle se trouve assis sur le tabouret, et le choipeau est sur sa tête.
-Ce n’est pas une nouvelle répartition, me souffle Blaise répondant sans le vouloir à la question que je me posais, en fait, Dumbledore veut trouver notre « seconde source » et il parait que le choipeau peut faire cela.
Je dois dire que je suis surpris, je ne pensais pas à cela et je regarde de plus en plus intrigué le jeune poufsoufle.
Soudain, un vent léger s’engouffre dans la salle et une légère odeur de cerisier en fleur me parvient, le poufsouffle a un sourire alors que le choipeau crie « Magie de l’âme ! »
Le poufsouffle retourne à sa place et un second élève est appelé.
Je regarde les élèves défilés, par ordre alphabétique et je comprends ou Dumbledore veut en venir, mais c’est un atout à double tranchant qu’il utilise.
La magie peut être séparée en quatre catégories, nous utilisons la magie de l’esprit, c’est pour cela que nous devons « apprendre », cette magie se travaille tout au long de notre vie, c’est une sorte de muscle, mais il y a les autres magies, dites « magies instinctives », chaque sorcier possèdent une seconde source et ceux qui parviennent à la maîtriser peuvent alors arriver à faire de la magie sans baguette.
Je pense que Dumbledore veut que ses élèves parviennent à ce résultat, mais c’est complètement insensé, seuls les plus puissants des sorciers peuvent contrôler la « seconde source ».
Je me remémore ce que je sais sur les secondes sources…elles sont au nombre de trois :
La magie de l’âme a son berceau en Asie, les grands mages de cette catégorie n’apprennent pas des sorts comme nous le faisons, tout est une question de puissance psychique, de puissance de ancestrale aussi, la plus part des sangs purs possèdent cette « seconde source ».
Il y a aussi la magie du corps, cette magie peut être considérée comme l’ancêtre de la magie de l’esprit, il paraîtrait que Merlin était un maître dans cette catégorie, je pense que Voldemort aussi parvient à la maîtriser, cette magie agit directement avec la nature.
Et il y a aussi la magie du cœur, elle vient d’Afrique, elle est puissante mais il n’y a que très peu d’information à ce sujet, pour tout le monde il s’agit de la magie des sauvages, c’est une magie barbare et sans intérêt.
Les élèves défilent, la plus part se retrouve dans la magie de l’âme ou celle du corps, mais de manière plus ou moins forte.
-Mathilda Fuliano !
La gryffondor monte à son tour sur le tabouret, et là l’atmosphère change, il n’y a pas de vent et d’odeur d’arbre en fleur comme pour ma magie de l’âme, il n’y a pas de bruit d’eau et de cri d’oiseau comme pour la magie du corps, non, tout à coup, une chaleur se propage dans mon corps et j’entends un bruit sourd et lancinant mais pourtant assez discret.
-Des tam-tams, souffle Blaise.
Je hoche la tête, alors que le choipeau lance un fort « Magie du cœur !» et que la gryffondor légèrement rouge retourne s’assoire.
Mon dégoût doit être visible, la magie du cœur est une magie de sauvage, elle n’a aucune classe, cela ne m’étonne pas que ce soit un gryffondor qui la possède.
Les élèves continuent de défiler, la majorité ont comme seconde source la magie du corps, mais chez les serpentards c’est la magie de l’âme qui prime, Crabbe et Goyle ont cette magie en eux. Il ne doit y avoir que trois élèves qui possèdent la magie de cœur…et c’est hélas bien suffisant pour me couper l’appétit.
Puis vient enfin mon tour, je me lève en prenant mon temps après l’appel de Dumbledore, je crois qu’avec Potter je suis l’un de ceux dont en attend la seconde source avec le plus d’impatience, pour ma part je suis sûr que je serais dans « la magie de l’âme ».
Je sens le regard du balafré suivre le moindre de mes geste et encore une fois je frisonne de dégoût. Je n’aime pas son regard sur moi, j’ai l’impression qu’il cherche quelque chose que je suis incapable de lui donner, de toutes façons je ne donne rien à personne, Potter me dégoûte voilà tout !
J’arrive enfin devant le choipeau, il est moche ce bout de tissus mais la puissance magique de cet objet me fascine, je frissonne en pensant que le grand Salazar Serpentard a participé à sa création. Je le pose sur ma tête et j’attends.
Je ne comprends rien, il ne se passe rien, je darde mes yeux sur les élèves qui me regardent avec étonnement, pour les autres cela se passait assez vite et moi il n’y a rien.
-Patience Jeune Malfoy, cela va venir…
La voix du choipeau me parvient mentalement et j’entends son petit rire amusé, mais avant que j’aie pu lui demander ce qu’il y avait de drôle à la situation, je sens quelque chose…
C’est puissant, tellement puissant que ma respiration se coupe pendant quelque seconde, ce sont des vagues de puissances que je sens déferler en moi et s’en est presque jouissif.
Puis je commence à l’entendre, d’abord faiblement, très faiblement, le rythme est lent, mesuré, mais il prend aux tripes.
Boum
La chaleur de la pièce augmente.
Boum
La chaleur augmente est pourtant je me sens bien.
Boum
Boum
La cadence du tam-tam augmente, je regarde les autres, je sais que c’est loin d’être fini, car les vagues de magie arrivent de plus en plus puissantes.
Boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum, boum.
Ça y est, c’est partit, je le sais. Les percussions sont si fortes que les fenêtres du château en tremblent, mais je maîtrise le bruit, je lui fais prendre le rythme des battements de mon cœur, à moins que cela soit le contraire. Je ne sais plus trop où j’en suis alors que mon regard devient flou, je vois les élèves devant moi pâlir, et je me sens soulever dans les air.
Mes yeux se ferment et des images m’assaillissent, puis je la vois, sauvage, féline et terriblement dangereuse, elle darde ses yeux verts sur moi, et gronde doucement, je sais instinctivement que je ne dois pas baisser mes yeux, je ne dois pas perdre ce combat visuel où elle me tuera.
Alors je laisse mon regard dans les yeux verts presque hypnotique de la panthère qui gronde un peu plus en montrant ses crocs. Puis peu à peu, la lueur de sauvagerie meurtrière quitte le regard du félin, et je vois de la douceur, de la confiance, de l’acceptation, passer dans ce magnifique regard avant que les yeux ne se détournent en signe de soumission.
La panthère commence à s’éloigner, mais je ne veux pas qu’elle parte, c’est mon amie, c’est mon âme sœur… le bruit lancinant des tam-tams se ralentit, j’appelle la panthère par son prénom mais le souvenir du nom m’échappe en même temps que je le prononce, elle se retourne, et change de forme, devant moi se trouve un homme mais la brume l’entoure, je ne distingue que ses yeux verts.
Les tam-tams se sont presque tus, et soudain alors que je vais enfin voir son visage, le dernier « boum » retentit, et tout s’en va.
-La magie du cœur ! Crie le choipeau.
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Cela va faire deux jours que ce stupide choipeau a désigné ma seconde source, mais je garde la tête haute, je sais que tout cela n’est qu’une stupide erreur, comme si moi, Draco Malfoy pouvait posséder la magie des sauvages. C’est impossible ! Et bien sûr le vieux fou a refusé de me faire repasser le test. Et maintenant, je vais devoir m’entraîner à maîtriser cette magie avec les quatre autres débiles de l’école qui possèdent cette source (trois gryffondors et deux poufsouffles), je crois que je suis maudis.
Nous allons en potion, je suis accompagné de Blaise, Crabbe et Goyle, aucuns d’entre eux n’osent reparler de ce qu’il s’est passé, et ils ont raison de ne pas le faire, je ne suis pas d’humeur.
La plupart des bouffons que nous croisons me regardent bizarrement, eux aussi trouvent cela incongrue que la magie du cœur soit ma seconde source. Je suis un serpentard, bordel ! La magie des indigènes, des sous-hommes, pour moi, Draco Malfoy et avec toute sa puissance en plus ! C’est vraiment n’importe quoi ! Je pense de plus en plus que cette « répartition » a été truquée par Dumbledore, pour satisfaire un de ses plans stupides, comme la réconciliation entre les maisons par exemple.
Nous arrivons presque à destination, lorsque la voix de Pansy nous parvient.
-Draco, qui aurait cru, que tu serais un sauvage au fond de toi ?
Je me tourne vers elle, je ne supporte pas son petit sourire en coin.
-La magie du cœur, susurre-t-elle, je ne savais pas que tu en possédais un.
-Je n’en possède pas Pansy, c’est ce que tout le monde dit n’est ce pas ?
Pansy se contente de sourire plus franchement alors que je reste impassible.
A ce moment là, je vois Potter et sa bande qui nous regarde, ils sont devant la salle de classe, ces sales morpions sont toujours là à espionner les conversations qui ne les regardent pas. J’oublie un instant Pansy, et fixe Potty, ce bouffon soutient mon regard, comme toujours mais c’est joues sont étrangement roses, il doit avoir trop chaud.
J’en ai marre de garder mes yeux dans les siens, Potter ne mérite pas que mon regard s’attarde ainsi sur sa personne sans intérêt. Je le déteste, son existence est la pire chose qui pouvait arriver. S’il n’existait pas, je serais tellement mieux, mon père ne se serait pas retrouver en prison, mon nom ne serait pas entaché, je n’aurais pas été comparé toute mon enfance à ce type si « exceptionnel ». Exceptionnel, mon cul ! C’est juste un enfoiré de chanceux, sa vie entière est un immense coup de bol, il aurait du disparaître depuis longtemps déjà, mais il est là, encore et toujours à survivre, encore et toujours à empoisonner mon existence. Si seulement il n’existait pas.
JE
LE
HAIS
Il n’y a que lui pour me faire réagir si violemment, même la belette n’y parvient pas. Ce bouffon reste là, planté devant moi, bloquant l’entrée de la salle, et j’ai envie de le frapper. Je trouve cela répugnant pourtant les gens qui en viennent au main comme de vulgaire moldus, mais avec Potter c’est ce que je ressens. Je me trouve alors répugnant, et j’ai encore plus envie de le frapper.
-Bouge de là Potty !
Potter semble se réveiller, mais il ne bouge pas, il commence vraiment à m’énerver.
-Allons Malfoy, tu pourrais être un peu plus poli, je croyais que tu étais un « gentleman ».
Le ton de Potter me surprend, il n’est presque pas méprisant, si je ne le connaissais pas, je dirais que Potter veux réellement que je lui parle gentiment.
Je lui fais un sourire aimable qui le surprend tellement qu’il en perd presque l’équilibre. Potter est pathétique.
-Harry, (berk, ce nom m’écorche à vif), aurais-tu s’il te plait l’amabilité de te décaler légèrement pour que je puisse passer ?
Potter bafouille un oui presque incompréhensible et se déplace légèrement dans ma direction, je lui refais un sourire mais qui devient vite méprisant et j’ai le plaisir de voir Potter commencer à s’inquiéter. Il a raison le bouffon d’être inquiet. Avant que ses amis la belette ou la sang de bourbe aient pu faire un geste, je place Potter devant moi, ma baguette tout contre sa gorge.
Je suis bien ainsi, je n’écoute même pas les deux tarés beugler pour que je lâche le balafré, je me sens bien, il me suffit de prononcer deux mots et Potter meurt, et je dois avouer que c’est bandant.
Potter ne dit rien mais sa respiration s’est accélérée, je sens son corps contre le mien et j’en frissonne de dégoût.
Je me penche à son oreille et Potter frissonne aussi, bien, ainsi je ne suis pas le seul à être dégoûté.
-Ecoutes Potty, je lui murmure, lorsque je dis « bouge », tu bouges, c’est ton dernier avertissement, la prochaine fois, ma baguette servira vraiment.
Potter ne dit toujours rien mais je sais qu’il sait que je suis sérieux.
-Je n’hésiterais pas, Pansy a raison Potter, je n’ai pas de cœur…
Je me demande pourquoi ma voix est si peu méprisante, elle a l’air presque mélancolique. J’attends une remarque acerbe de la part du balafré mais ce qu’il me dit m’étonne tellement que je lâche ma prise, et me dépêche d’entrer dans la salle. Je suis choqué par sa remarque, à croire que Potter est fou, ou alors j’ai du mal entendre après tout, il a murmuré tellement bas que j’ai du halluciner.
Ce n’est pas possible, n’est ce pas ?
Je m’installe à ma place et me plonge dans la lecture du livre de potion, essayant d’oublier ce que je viens d’entendre, je ne réponds même pas à Blaise qui me demande ce qu’il se passe alors qu’il s’assied à mes côtés.
Quelques minutes plus tard Rogue arrive enfin et le cours commence.
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Quatre heures de potions d’affilées, c’est le pied, j’ai fini la mienne depuis une bonne demi heure, et je me délecte à regarder la tête désespérée et surtout désespérante des gryffondors. Pour l’instant Rogue est encore entrain de descendre Londubat, j’adore ce prof, j’adore cette matière et j’adore voir les gryffondors durant ce cours. C’est bien les seuls moments où j’aime regarder les gryffondors, mais il faut dire qu’ils ont l’air si pitoyable que c’est un plaisir à voir.
Potter et Weasley ont encore une fois loupé leur potion et Rogue pour les punir a décidé que Potter testerait la potion la plus réussie.
Je m’en réjouie d’avance, car la potion que nous préparons est un « révélateur de secret », le plus grand secret de la personne qui boit cette potion sera révélé au reste de la classe. Et je tremble presque d’impatience de connaître le grand secret du balafré.
Depuis l’annonce de Rogue, Potter est livide, Weasley essaie de lui remonter le moral mais ça n’a pas l’air de marcher. Blaise fait une liste des secrets qu’il pense que Potter peut nous révéler, et j’avoue que si Harry nous dévoile qu’il est le fils caché du seigneur du ténèbre alors Blaise aura raison, mais je préfère attendre plutôt que d’émettre des suppositions.
Le cours se termine et Rogue prend ma potion pour la faire tester au balafré, je suis fier car en plus c’est MA potion que Potter va boire, j’espère ardemment que son secret est bien honteux, je crois que oui car il est vraiment pâle et regarde la porte de sortie d’un air nerveux.
Tu es pris au piège Potter !
Rogue le regarde d’un air particulièrement content de lui, comme s’il préparait ce coup depuis longtemps, comme s’il était sur le point de se venger de quelque chose que lui aurait fait Potter.
Finalement le silence se fait et Potter boit la potion.
Ça commence, Potter devient immobile et une sorte d’écran géant contenant ses souvenirs nous parvient. On se croirait presque devant un de ces trucs moldus dont je ne me souviens plus du nom. Pour l’instant l’image est noire, puis la lumière se fait.
Et je vois par les yeux de Potter comme le reste de la classe. La première image que je vois c’est la mienne, je suis entrain de parler avec Blaise dans un couloir, et je lui souris.
Je fronce les sourcils, je ne comprends pas ce que je fais sur cet écran.
Une deuxième séquence arrive, je me vois encore, je joue au quidditch, je me souviens, c’était notre dernier match contre gryffondor.
Troisième séquence : Je suis à la bibliothèque, gros plan sur mes lèvres alors que je mordille ma plume.
Je crois que je vais vomir.
Quatrième séquence : encore moi, je suis en train de parler à Potter sûrement car je suis face à l’écran, mon regard est froid et on voit clairement que je le méprise.
J’ai vraiment la nausée alors que je commence à comprendre, j’entends les autres chuchoter mais mes yeux sont toujours sur l’écran ou il n’y a que moi, moi et encore moi…
Une autre séquence arrive et celle là est la pire je crois, on voit d’abord le vestiaire des serpentards, puis petit à petit le regard de Potter se dirige vers la porte des douches, on s’approche doucement, la porte est entrouverte. Potter se retourne vers la sortie et je respire un peu, mais son regard se pose sur les seuls vêtements du vestiaire, et ceux sont les miens. Potter semble marquer une pose puisque ses yeux restent fixés sur mes vêtements. Puis les yeux bougent et Potter aussi, et je comprends que nous nous approchons des douches et que je dois être dedans.
Puis l’écran nous montre alors le carrelage de la douche, et le regard de Potter remonte, et je me vois, nu…
Le regard s’attarde sur moi, je suis observé comme on observe un objet de désir, même si lorsque cela c’est passé je n’ai rien vu ni entendu, Potter serait déjà mort dans le cas contraire.
On voit d’abord l’eau couler dans mes cheveux que je frotte avec du shampoing, je suis de dos, et les yeux sur moi descendent encore et encore avec une lenteur exaspérante.
Sur mon dos, ou Potter se focalise sur une goutte en particulier qui descend jusqu’à mes fesses.
Et là l’image semble bloquée, à moins que cela soit Potter, on voit mes fesses en gros plan, je me rends compte alors que toute la classe est étrangement silencieuse et que tout le monde fixe l’écran avec intérêt.
Je ne suis pas vraiment pudique mais c’est mon corps que tout le monde découvre, j’aimerais leur crier de détourner les yeux mais j’en suis moi-même incapable. Je vois mon moi des souvenirs de Potter se retourner, et comme il l’a fait pour le dos, Potter regarde le devant. Potter me matte, et lorsque son regard s’attarde sur mon sexe, je peux presque ressentir le désir que cela lui a procuré, tant la scène vue par ses yeux parait sensuelle.
Puis Potter se détourne enfin, comme conscient qu’il est en train d’espionner l’homme qu’il est sensé détester pendant qu’il se lave et la scène des vestiaires s’arrêtent.
Dans la salle Potter est toujours immobile, et tous les élèves ont les yeux sur moi, je pense que c’est terminé mais une nouvelle image arrive.
C’est celle d’aujourd’hui, je me revois faire mon sourire aimable à Potter, et je me souviens alors de ce qu’il m’avait murmuré.
-Je n’hésiterais pas, Pansy a raison Potter, je n’ai pas de cœur…
-Si tu en possèdes un, et c’est le mien Draco.
Merlin, ce n’est pas possible, je suis en plein cauchemar.
L’effet de la potion cesse et Harry revient à lui, la première chose qu’il fait c’est de me jeter un coup d’œil anxieux.
J’ai un mouvement de recul, et Harry baisse la tête tristement, tous les autres ne disent rien, même Rogue.
Voici donc le plus grand secret de Potter…
Ce secret me dégoûte…
Potter me dégoûte…
Potter est amoureux de moi.
Et je ne le hais que plus !
A suivre.
J’espère que ce premier chapitre vous a plu,
A bientôt pour le prochain chapitre.
Artoung
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