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Disclamer : Pas à moi, tout appartient à JKR Paring : HP/DM Rating : M Note : Voici une mini histoire en trois chapitres, qui figure dans le fanzine du Troisième Œil numéro 6, 7 et 8. J’espère qu’elle vous plaira. Remerciement : A Badangel pour sa correction, à BlackNemesis pour ses suggestions^^
__________________________________________________________________ Fan Club Officiel Partie 1 : Ouske ça boit Arrf, l’affreux mal de tête qui me vrille le cerveau m’apprend qu’hier soir j’ai dû boire plus que de raison. C’est un spectacle désolant que de voir un aristocrate s’imbiber d’alcool, d’autant plus désolant lorsqu’il s’agit de moi. Heureusement que personne ne se trouve dans mon lit. J’ai l’affreuse habitude de devenir un peu trop empressé quand j’ai bu et si je continue de la sorte, je vais me retrouver un matin en compagnie d’un gryffondor ou pire : de Potty. Enfin ce n’est pas comme si cet avorton venait à nos soirées. Et coucher avec un gryffondor n’est vraiment pas de bon goût. Sans compter que père m’arracherait le cœur si cela se produisait et pire, il irait même jusqu’à diviser mon argent de poche de moitié ! Fort heureusement, je n’ai encore jamais été bourré à ce point là. Quoi que je n’ai pas trop de souvenir de la soirée d’hier. Je me souviens que cette fois nous étions dans la salle commune des serdaigles et Blaise a eu la bonne idée d’apporter de l’alcool. Parce que si les serdaigles restent encore fréquentables, ils ne savent pas recevoir comme il se doit. La bièreaubeurre ça devient presque comique à nos âges. Donc Blaise a apporté des boissons dignes de ce nom. Après ça, Pansy a commencé à me parler de son nouveau voisin, un jeune lord français de vingt et un ans et je n’ai pas suivi son monologue jusqu’au bout parce que Jonshon était à quelques mètres de moi en train de discuter et que j’avais tout le loisir de reluquer son magnifique postérieur. Ruppert Jonshon est un serdaigle de sixième année et s’il a un prénom à coucher dehors, le reste de sa personne, je l’allongerai bien sous moi. Il est mignon, a une conversation pas trop ennuyeuse, de bonnes manières et c’est un sang pur. Quel dommage qu’il ne soit pas de la noblesse sorcière, j’aurais été à deux doigts de le trouver parfait. Enfin, il reste assez bien pour que je veuille coucher avec lui. Et puis il est gay aussi ce qui est un détail qui peut me simplifier la vie. Quoi que je me sens capable de détourner n’importe quel hétéro du droit chemin, question de doigté, que voulez vous. Oui, peut être ne suis-je pas capable de cette prouesse maintenant, tout de suite, c’est mieux de tenter ça sans gueule de bois et langue pâteuse. J’appelle un elfe de maison spécialement attaché à ma personne. On est riche où on ne l’est pas. Et je lui demande –ordonne – une potion anti-gueule de bois. Tout en la buvant – le bougre a fait vite, un bon point pour lui – je tente de remettre mes idées en place. Je me souviens donc d’avoir couvé Ruppert des yeux durant une bonne partie de la soirée pendant que lui allait de convives en convives tout en s’arrangeant pour être toujours dans mon champ de vision. Ce qui me laissait penser que j’avais une bonne chance de conclure si tant est qu’il arrête son manège et qu’il vienne me parler. Oui, parce que je n’avais pas envie de faire le premier pas, mon fauteuil était trop moelleux pour ça. J’ai bu et je ne suis pas le seul car Blaise c’est bientôt retrouvé en train de danser avec la folle de service, Luna Louffoca, ce qu’il n’aurait certainement jamais fait s’il avait eu toute sa tête. Pansy, elle, pleurait dans les bras d’un Théo qui pleurait aussi, ces deux là ont toujours eu l’alcool triste. Crabbe et Goyle, plus résistants, étaient en train de manger à l’autre bout de la pièce ce qui m’a fait froncer les sourcils. En temps normal, ils auraient dû rester à mes côtés. C’est justement pour éviter que je fasse des conneries quand je suis saoul qu’ils doivent rester près de moi. Enfin, ils ont dû faire leur job vu que je me suis réveillé seul. J’avais perdu Jonshon de vue et étais en train de chronométrer mentalement un couple en train de s’embrasser lorsque des nouveaux venus sont arrivés. Les gryffondors. Et ça se voyait que la fête était organisée par les serdaigles, ces rebuts de la société n’auraient jamais pu mettre les pieds à une de nos soirées. A ce moment là de la soirée, je me souviens avoir été content de ne pas être encore totalement saoul. Potter et sa clique étaient là, un peu perdus au milieu de tous ces gens déjà bien faits alors que moi j’y étais complètement à l’aise. Remarquez, je suis à l’aise en toutes circonstances. Bref, Potter était là avec son absence de coiffure, sa balafre, ses affreuses lunettes rondes, ses horribles fringues, ses pathétiques amis et ses agaçants yeux verts rieurs. Je me souviens très bien de lui et de son bref salut dans ma direction, que je ne me suis pas abaissé à rendre bien entendu. Ce type est exaspérant. Depuis plus d’un an, il a cette affreuse manière de se comporter avec moi qui le pousse à me saluer et à être poli. C’en est vomitif. Le Potter des années duales est mort. C’est à cause de lui que je m’ennuie autant à présent. Ce n’est pas drôle d’insulter quelqu’un qui reste indifférent. Paraît que c’est moi qui me comporte comme un gamin. Et je me souviens aussi que Potter est venu jusqu’à moi et j’ai vidé un nouveau verre en le voyant approcher. -Alors Malfoy, tu passes une bonne soirée ? -Plus depuis deux minutes, ai-je répondu en le fixant. Ça n’a pas eu l’air de l’offusquer. Je suis totalement incapable de savoir comment je dois me comporter avec lui. C’était mieux avant, quand il me détestait. -Tu n’as pas l’air bien. Tu ne crois pas que tu as trop bu ? Pour répondre à ça je me suis servi un autre verre que j’ai bu cul sec et il a grimacé. Si je n’avais pas l’air bien c’était sûrement parce que son attitude me rendait malade. -Tu n’as rien d’autre à faire Potty ? Je suis occupé là. -J’aurais aimé savoir pourquoi tu me détestes toujours autant. Je pense qu’il est temps qu’on calme le jeu. -Bien tenté Potter, ai-je ricané, mais je ne suis pas encore assez bourré pour vouloir faire une chose pareille. Il a haussé les épaules et à ajouter un « c’est toi qui vois » avant de repartir. Son air déçu m’a un peu choqué je l’avoue. Potter est de pire en pire, j’appréhende le jour où il me proposera de devenir son ami. Ce jour là, je changerai de nom et je quitterai le pays ou alors je ferai un arrêt cardiaque. Potter aura ma peau. Je me rappelle avoir encore bu quelques verres pour me remettre de l’étrange conversation que m’avait offerte Potter. C’est à cause de lui que j’ai trop bu en fait. Après ça, Jonshon est venu et m’a tenu un discours complètement surréaliste. -Tu comptes le déshabiller du regard encore longtemps ? m’a-t-il demandé. -Pardon ? -Potter. Depuis qu’il a passé cette porte tu ne l’as pas quitté des yeux. Je dois dire que je suis jaloux. -J’ai besoin d’un verre là. -Ne prends pas cet air incrédule. Je ne fais qu’énoncer les faits. -Je ne reluque pas Potter. Je suis en train de tenter de l’anéantir par la force de mon regard. Ça a eu au moins le mérite de faire rire le serdaigle. -Tu as des yeux prodigieux, mais pas à ce point. J’ai souri face au compliment, la tête un peu brumeuse. La quantité astronomique d’alcool que j’avais ingéré commençait à faire son office. -Oh et à quel point le sont-ils ? -Au point de me faire perdre la tête. Alors sur le coup je n’ai pas fait attention à sa réponse parce que Potter était en train de danser avec Ginny Weasley d’une manière totalement alarmante. J’étais tellement sous le choc de cette vision que j’ai un peu laissé de côté Jonshon et j’ai bu un autre verre. Le balafré allait tuer quelqu’un à force de se trémousser de cette façon. Peut être que ça allait être moi d’ailleurs. Qui aurait cru qu’il savait si bien bouger son corps… ? Oui, j’avais définitivement dépassé mon seuil de résistance à l’alcool. Après ça, je ne me souviens plus de grand-chose, sauf du déhanchement de Potter et de la voix de Jonshon. Et maintenant que j’y repense, je n’arrive pas à croire que j’ai laissé passer l’occasion de conclure. C’est à cause de Potter, pour changer. Mais je ne me souviens plus du tout de la fin de la soirée. Va falloir que je demande à Crabbe et Goyle. A coup sûr ce sont eux qui m’ont ramené. O°O – Non, ce n’est pas nous, tu étais déjà parti. Je plisse les yeux. Crabbe et Goyle ont l’air un peu inquiets. Ils feraient mieux d’être très inquiets. – Et savez-vous comment je suis rentré ? – La dernière fois que je t’ai vu, tu étais près de la porte avec un serdaigle. – Mignon ? je demande, passablement angoissé. Deux regards perdus se posent sur moi. Ils sont apparemment incapables de répondre à cette question si simple. Les mecs hétéros sont vraiment des boulets. – Laissez tomber, je marmonne, dès que vous le reconnaissez vous me prévenez, c’est compris ? Nous nous dirigeons vers la grande salle lorsque Millicent m’intercepte. Rien ne me sera donc épargné aujourd’hui ? – Draco ! commence-t-elle immédiatement. Pansy m’a appris hier que tu étais homosexuel ! – Oh, je pensais que tu le savais. Toute l’école est au courant depuis un bon bout de temps déjà, je réplique en continuant à marcher, pressé de ne plus avoir à lui parler. – C’est donc pour cette raison que tu rejetais mes avances ? demande-t-elle comme s’il elle venait de comprendre les mystères de la création. – Oui, si on veut, je réponds. Mais bon, c’est surtout dû au fait que j’ai un minimum de goût. Elle s’arrête, outrée, ce qui me permet de la semer. C’est dur d’être un sex-symbol. Arrivé dans la grande salle je m’assois en soupirant à côté de Blaise qui a l’air déprimé. – Quel est le problème ? je demande. – Me suis réveillé avec Louffoca ce matin. – Ah merde… – Comme tu dis. – Tu aurais pu choisir quelqu’un d’autre. – Quand on est bourré, on n’est pas regardant sur la marchandise, grogne-t-il. Quoiqu’elle est bien roulée si on lui enlève toutes ses fringues bizarres. Un peu comme Potter, je ne peux m’empêcher de songer, quoique lui c’est quand il danse. – Draco, le serdaigle, c’est celui qui est assis sur la droite, à côté du grand blond, me glisse Crabbe. Je ne suis pas surpris de découvrir Ruppert. C’est donc lui qui m’a vu pour la dernière fois hier. Je crois qu’une petite conversation s’impose. Comme s’il sentait que je le regardais, il lève les yeux vers moi et m’adresse un léger sourire que je lui rends. Ce type va être à moi très vite. Je déjeune tout en m’assurant qu’il ne part pas. Potter arrive avec sa bande au même moment et je lui jette un regard noir parce qu’il m’exaspère d’avoir l’air si frais alors que tout le monde ici a une tête de déterré. Encore une fois, ma haine semble glisser sur lui et il n’a aucune réaction. Son indifférence polie aura ma peau. Je suis en train de finir ma dernière tartine quand Jonshon passe devant moi. – Restez là ! j’ordonne à Crabbe et Goyle qui se lèvent en même temps que moi. J’ai quand même besoin d’être un minimum seul pour flirter. – Hé Jonshon! je m’écrie, en voyant mon serdaigle à quelques mètres de moi. Attends, je voudrais m’entretenir avec toi. Après ce qui semble être une brève hésitation, il s’arrête enfin et se tourne vers moi en souriant. – Draco, je sais ce que tu veux et autant te dire tout de suite que c’est impossible. – Pardon ? – Oui, tu as prêté serment et même si tu étais saoul, personne ne peut défaire ce genre de truc. J’ai dû louper un wagon. Je ne comprends rien à ce que Jonshon déblatère. – Un serment, tu dis ? Pitié, faites que je ne l’aie pas demandé en mariage ou un truc stupide de ce genre ! – Oui, déclare-t-il, en me tendant un parchemin. Fichtre, ça s’annonce mal. Une preuve papier c’est pire que tout. Manquerait plus qu’il y ait ma signature au bout de ce parchemin. Un bref coup d’œil dessus me fait pâlir. Le seul point positif, c’est que maintenant je sais que même ivre, mon écriture garde tout son éclat. Je lis le papier en m’attendant au pire. C’est bien d’un contrat dont il s’agit… – C’est une blague, je murmure. – Non, me dit Jonshon en souriant de toutes ses dents. Qui aurait pu croire que les serdaigles étaient aussi sournois ? O°O – C’est une blague ? me demande Blaise plusieurs heures plus tard en lisant le parchemin. – Non. – Et donc si tu ne gagnes pas Potter au match, tu vas devoir devenir membre de son fan club officiel. – Oui. – Et si tu n’honores pas les termes du pari, tu vas mourir parce que tu as prêté un serment de sorcier là-dessus. – Oui, qui aurait cru que ce serdaigle fusse aussi sournois ? – Pas moi. – Il a dit que c’était pour me punir d’avoir soi disant regardé Potter pendant la soirée. Que si je l’aimais autant je n’avais qu’à devenir membre de son fan club. – Ridicule. – C’est ce que je lui ai dit mais le parchemin est signé. Il m’a quand même fait prêter serment alors que j’étais saoul. Ce serdaigle est vraiment sournois ! je m’offusque. – Oui, approuve Blaise en fin connaisseur, il aurait eu sa place chez nous. Il ne te reste plus qu’à gagner le match dans deux semaines et tu n’auras pas à t’humilier. – Sans compter que si je gagne le match, il doit coucher avec moi. – Oh ! Tu es sournois aussi, sourit Blaise. – Merci, je m’entraîne beaucoup. O°O – Bien, s’exclame Bibine, capitaines serrez vous la main et que les meilleurs gagnent ! Je n’écrase même pas les phalanges de Potter, ce qui a l’air de le surprendre, et Bibine siffle le début du match. Faut dire que j’ai un peu la tête ailleurs. Deux semaines que je cherche un moyen de battre Potter, en vain. L’empoisonnement ou la chute dans l’escalier étaient à proscrire d’office, Jonshon a stipulé la clause « sans tricherie » dans le pari et j’ai signé. C’est décidé je ne boirai plus jamais. Je dois donc gagner ce match comme un gentleman. Je me suis entraîné tous les soirs pendant deux semaines. J’ai fait plus d’efforts physiques pour cette rencontre que pour toute autre. C’est la dernière fois de ma vie que j’affronte Potter au quidditch. Mais je ne suis pas stupide au point de croire que deux semaines d’entraînement intensif vont suffire. Ce type vole comme il respire. Et il vole vers moi en ce moment. Peut pas me laisser en paix dix minutes ? – Alors Malfoy, tu m’as l’air bien songeur. Pas une seule insulte, pas un seul ricanement mesquin. Tu es sûr que tu vas bien ? – Je ne suis pas songeur mais concentré Potter. J’aurai le vif cette fois. Et arrête de me demander tout le temps si je vais bien, ça va finir pas me rendre malade. – Tu sais bien que tu ne l’attraperas pas, n’est ce pas ? Sa question me choque un peu et je le regarde de toute ma hauteur pendant qu’en bas gryffondor marque un premier but. – Et pourquoi pas ? – Et bien statistiquement, c’est tout vu. – Il y a un début à tout et la chance tourne. – Ce n’est pas de la chance mais du talent Malfoy. Je manque m’étouffer pendant qu’il se met à rire. Le voir aussi pédant est perturbant. Il me fait un sourire éblouissant et un clin d’œil. Un clin d’œil… Potter est fou. Puis alors que je me remets doucement du choc, il plonge vers la tribune des gryffondors et commence à faire des figures dangereuses. Les rouges et or et la plus part des autres élèves aussi, l’acclament. Et les filles hurlent son nom comme des possédées. Je ne comprends pas ce qu’ils lui trouvent. C’est Potter, quoi… Je le regarde encore essayant de répondre à cette question épineuse alors qu’il revient vers moi. – Tu as fini de faire l’idiot ? je m’énerve. C’est un match de quidditch Potter pas une représentation de cirque. – Tu devrais te décrisper un peu Malfoy, me dit-il en volant juste à côté de moi. C’est un jeu. – Peuh, je ne joue pas moi, je gagne ! Son air joyeux le quitte un instant et il ancre ses yeux verts dans les miens. – Sais-tu pourquoi tu ne l’attrapes jamais avant moi ? dit-il. Pour notre dernier match je vais te confier ce petit secret. Tu es plus préoccupé par moi que par le vif. Ton envie de me voir perdre est plus grande que ton envie de gagner. – C’est la même chose Potter. – Non, ça n’a rien à voir. Moi par exemple je veux gagner et parallèlement te voir perdre n’a plus rien de très amusant. – Tu m’en vois désolé, je réplique, mais moi je vais trouver ça très amusant de te voir perdre. Surtout que j’ai un supporter entreprenant et tout frétillant de désir qui va me rejoindre dans ma chambre en cas de victoire. – Tes histoires de cul ne m’intéressent pas, lâche Potter froidement. Il s’éloigne rapidement en scrutant le ciel sombrement. Prude et hétéro petit Potter faudra que quelqu’un songe un jour à te décoincer. Mais je n’aime pas son air déterminé. A croire qu’il veut vraiment que je fasse ceinture ce soir. Ce type a une pierre à la place du cœur, c’est officiel. Je le poursuis. – Allez Potter, de toute façon vous allez gagner la coupe même en perdant ce match, suffit pour ça que tu gagnes tous les autres. Tu peux bien me laisser le vif pour une fois. – Je rêve Malfoy où tu me demandes de te laisser gagner ? – Tu es un héros et en tant que tel il est de ton devoir de faire preuve d’altruisme et d’aider ton prochain. Oui, je sais, je m’écœure moi-même en parlant de la sorte mais je tente le tout pour le tout. Que Jonshon attende un peu, passe encore, mais plutôt mourir que d’être officiellement nommé fan du balafré. J’ai une fierté trop conséquente pour ça. – Va au diable Malfoy ! Je vais t’écraser. Bon, apparemment ça ne marche pas. La théorie du cœur de pierre était donc bonne. Le voilà qui file comme un cinglé vers une destination inconnue et je le suis car il a encore dû voir le vif d’or avant moi. N’était-il pas sensé avoir une vue moins bonne que la mienne ? Alors pourquoi est-ce qu’il repère le vif toujours avant moi ? Il a peut être un radar inséré dans le cerveau. Son éclair-de-feu-passé-de-mode a gardé tout de même un punch douteux mais j’arrive bientôt à sa hauteur, non sans effort. Il descend en piqué et le problème c’est que je ne vois toujours pas le vif alors je le suis en essayant de le distancer. J’entends les clameurs de la foule et Potter prend un virage à droite brusquement. Mon estomac proteste dans ce revirement inattendu mais je tiens toujours. Je vomirai plus tard. On prend de la vitesse et un virage à gauche et j’aperçois enfin le vif d’or entre mes paupières papillonnant à cause du vent. Il ne me restait plus que des lunettes roses de protection et plutôt mourir que de les porter. Je préfère encore ne rien voir devant moi. Je vais encore plus vite et je commence à dépasser Potter. Je peux presque sentir le vif entre mes doigts et déjà un sourire s’incruste sur mes lèvres mais l’instant d’après un choc me propulse violemment sur la droite. Mon balai devient incontrôlable et je viens de comprendre que c’est Potter qui vient de me pousser. Quel sale fils de chienne ! Je le maudis tout en essayant désespérément de reprendre le contrôle de mon Murduson et j’entends Bibine siffler la fin du match en même temps que dans les tribunes on annonce la victoire de gryffondor. O°O – Je n’arrive pas à croire que Potter m’ait poussé ! Quel sale petit… – C’est qu’il avait l’air de tenir à la victoire, me coupe Blaise en s’asseyant à côté de moi. – Mais c’est un geste anti-gryffondor ! Je ne l’avais même pas insulté ! – Il a pété un plomb, ça arrive aux meilleurs d’entre nous, commente Blaise. Je prends ma tête entre mes mains. Je suis désespéré. Pourquoi tant de haine ? – Ca n’aurait pas dû lui arriver à lui. C’est Potter quand même ! Si on va par là bientôt Weasley sera riche et tout le monde trouvera ça normal. – Ne raconte pas de telles horreurs Draco. – Désolé. – Et du coup, qu’a dit Jonshon ? – Que j’avais jusqu’à la fin de l’année pour m’inscrire sinon le serment aura ma peau. Qu’il est sournois celui là ! – On a le temps alors, c’est dans plus de sept mois. – Sept mois avant que la honte ne m’accable. – Personne ne sera obligé de savoir ça. Il y a tellement de monde dans des fans clubs de Potter que personne ne fera attention à ton nom. – Tu as raison, mais moi je le saurai et jamais je ne pourrai m’en remettre. Blaise me tapote l’épaule avec compassion. Il me reste sept mois avant la déchéance suprême. Quelqu’un aurait-il une corde pour moi ? O°O La salle de permanence est le meilleur endroit pour échafauder des plans de vengeance. Jonshon s’est assis à côté de moi et commence à m’horripiler. Certes, il est mignon mais de quel droit a-t-il profité de mon état d’ivresse ? Personne en temps normal n’aurait osé me faire une chose pareille. Il pose sa main sur ma cuisse, il a dû voir que mon humeur était sombre. – Allons Draco, ne fais pas la tête, c’est de ta faute aussi, tu me dragues mais tu n’as d’yeux que pour Potter. – Ne sois pas ridicule, je siffle. Je hais Potter. Et maintenant par ta faute je vais devoir m’inscrire dans un de ses fans clubs ! – Euh…tu dois être dans son fan club Officiel. – Je sais et vire ta main de là. Il enlève sa main et souffle sur une mèche de ses cheveux châtains qui tombe sur son front. Quel gamin ! – Non, tu n’as pas l’air de comprendre. Le Fan Club Officiel de Potter n’est pas comme les autres. Ils n’acceptent qu’un seul nouveau membre par an et les sélections sont rudes. Etre accepté dans ce club pour les fans c’est comme atteindre le sommet. Il y a beaucoup de candidat pour un seul élu. – Dis-moi tu es bien au courant… – Colin Crivey est dans mon année, il est le président du club, et c’est son seul sujet de conversation, siffle-t-il amer. – De la façon dont tu en parles, on pourrait croire que tu es jaloux de l’attention qu’il porte au Survivant. Jonshon hausse les épaules et me coule un regard langoureux. – Crivey ne fait pas le poids face à toi, sourit-il. – Evidemment. Quoi qu’il en soit je serai le nouveau membre du Fan Club Officiel du balafré. – La compétition est dure… – Pas pour moi. Ce n’est pas une bande de gamins pré pubères qui parviendra à prendre le dessus sur Draco Malfoy. – Si tu le dis… Ce sournois serdaigle commence à m’exaspérer à douter de moi de la sorte. Et puis c’est une question de vie ou de mort. Un homme au bord du précipice se doit de tenter l’impossible. O°O Je n’aime pas la tête que fait Blaise en ce moment, pour la simple et bonne raison que je dois avoir la même. Yeux exorbités, mâchoire tombante, halètement incrédule…Pas beau à voir tout ça. Nous sommes devant le panneau d’inscription pour être candidat au FCO comme ils l’appellent et déjà une bonne centaine de nom s’étalent sous nos yeux ébahis. – Nous sommes dans une école de cinglés, commente Blaise. – C’est marqué que le premier cours débute demain à dix sept heures dans la salle sur demande. Des cours de quoi au juste ? – Aucune idée, peut-être qu’il s’agit juste d’une réunion qui explique le déroulement du concours. Allez Draco, inscris-toi. Je n’ai aucune envie de mettre mon nom sur cette feuille, heureusement que le couloir est vide. Je sors rapidement mon stylo de la poche et me décide enfin la mort dans l’âme. Je sens que les jours à venir vont être très durs. O°O – Bien, j’espère que vous êtes tous là, autant vous prévenir tout de suite que tout manquement au cours de Harry Potter verra votre exclusion immédiate du concours. Je me présente, je suis Denis Crivey, le vice-président du FCOHP et je serais votre professeur de VRHP, Vie Relationnelle de Harry Potter. Je suis tombé dans la cinquième dimension. La salle sur demande a été agencée pour l’occasion comme un grand amphithéâtre. Nous devons bien être près de deux cents et tout le monde a les yeux rivés sur le petit blond qui se tient sur l’estrade. Personne n’est venu à côté de moi, fort heureusement, il y a comme un cercle vide d’un mètre de circonférence avec moi en son centre. On me regarde avec crainte et méfiance. J’esquisse un sourire cruel en direction d’un première année de Poufssoufle assis à quatre places de moi (il n’a pas pu aller plus loin), qui se tasse un peu plus sur sa chaise. – Voilà comment l’année va se dérouler, reprend le microbe blond. Vous êtes exactement deux cent huit et un seul d’entre vous fera parti du FCOHP. Ce club est à la tête de tous les autres clubs de fan de Harry. Mon frère, Colin, en est le président et je le seconde. Lola Hunt, quatrième année de serdaigle est la trésorière. Et Lionel Muret, septième année de poufsoufle s’occupe des produits dérivés, c’est le gagnant de l’année dernière. Nous nous occupons aussi chacun de la bonne marche des autres fans club existants dans le monde. – Et bien, il y en a qui ont des journées palpitantes ! j’ironise, faussement admiratif. Aucune réaction des mes « voisins », ils sont tous pendus aux lèvres pâlichonnes de Crivey et moi je baille. Je m’ennuie et ce n’est bon pour personne quand je m’ennuie. – Durant trois mois, vous aurez différents cours pour vous apprendre à connaître un maximum Harry Potter. A l’issue des ces trois mois, début février donc, vous passerez un examen et les vingt meilleurs d’entre vous pourront accéder à la partie pratique du concours. Durant la pratique, vous devrez mener à bien une série de défis qui vous seront donnés en temps et en heure. Cela se fera aussi sur une durée de trois mois, ce qui nous amène à début mai et nous retiendrons les dix meilleurs. Après cela, il restera un examen écrit où le ou la première des dix restants aura le privilège d’intégrer le FCOHP. Mais ce n’est pas vrai ! Il faut être fou pour mettre en place un tel truc. C’est pire que les ASPIC ce machin ! Et tout ça pour être dans le fan club de Potty. Je n’aurais pas vu ça de mes propres yeux, je ne l’aurais jamais cru. Et le pire dans tous cela c’est que Potter n’a sûrement aucune idée de ce que ces bouffons sont prêts à faire pour avoir le titre « honorifique » de fan. Je ne suis même pas sûr qu’il ait capté qu’il avait des fans clubs. – Une feuille va apparaître devant vous, il s’agit de l’emploi du temps des trois prochains mois. Nous avons mis les cours en soirée pour que tout le monde puisse venir, il ne sera donc accepté aucune excuse en cas d’absence. Vous voilà prévenus. Sur ce, je vous dis à demain, c’est avec moi que vous commencez. Je regarde la feuille et manque m’étrangler. Les cours ont lieu TOUS les soirs pendant DEUX heures. Mais ce sont de grands malades ! Demain, cours de Vie Relationnelle. Jeudi, cours d’histoire Pottérienne. Vendredi, cours de Psychologie Pottérienne. Samedi – mon dieu le samedi aussi ! – cours d’anatomie Pottérienne, mais qu’est ce que c’est que ce truc ? Lundi, cours de fans…Erk, je sens que je vais vomir... Je reste prostré alors que la salle se vide petit à petit. Mes yeux rivés sur le planning, je sens un mal de tête carabiné se pointer doucement mais sûrement. Et pour la première fois j’ai du mal à prendre toute cette histoire avec désinvolture. Tout ce ramdam autour d’un fan club ça a quelque chose d’effrayant. Et si je n’y arrivais pas ? Est-ce que je vais mourir pour une stupide blague d’écolier ? O°O – Tu as un cours d’anatomie pottérienne ! s’exclame Pansy en arrachant l’emploi du temps des mains de Blaise. Mais qu’est-ce qu’ils vont vous apprendre là dedans ? – Aucune idée, je réponds sombrement, et crois moi, je ne suis pas pressé de le savoir. – C’est dingue quand même, s’exclame Blaise, on se croirait dans une secte. Moi j’aimerais bien savoir ce qu’ils vont raconter dans ce cours, juste pour ça j’aurais dû m’inscrire. – Tous des fous, je marmonne. Tu les aurais vus avec leurs yeux brillants et leur air ravi… – Potter a beaucoup d’admirateurs, plus que toi Draco. Je jette un regard noir à Pansy. Dans moins d’une heure j’ai mon premier cours que je suis obligé de suivre si je ne veux pas être viré du cursus et je ne suis pas d’humeur à plaisanter. Enfin, je vais prendre un livre, et j’ai des devoirs de potion à faire, ça m’occupera pendant que l’autre débile débitera des absurdités. Je m’assois au fond de l’amphithéâtre et comme hier personne ne s’installe à mes côtés, dieu merci ! Crivey fait son entrée et les élèves deviennent silencieux. J’ouvre mon livre de potion. – Bonsoir, tout le monde. On va commencer le cours sans perdre de temps. Voici Harry Potter ! Je lève les yeux de mon livre, affolé de savoir que Potter est dans la salle et je me tasse un peu plus sur ma chaise. Il ne faut surtout pas qu’il me voie ici ! Mais le balafré n’est pas là, Crivey a seulement fait apparaître un diaporama de Potter sur le mur du fond. A côté de sa photo, il y a marqué sa date de naissance, son groupe sanguin, son signe du zodiaque et même son ascendant. Je me rends compte avec stupeur que tout le monde dans la salle prend des notes de manière frénétique. – Harry Potter a une famille et même si il ne semble pas bien s’entendre avec elle– nous y reviendrons plus tard – je vous la présente ici. Des portraits des membres de la famille moldue de Potter apparaissent et ils sont tous moches. Me demande comment il fait pour supporter leur compagnie. Dix minutes plus tard, Crivey présente rapidement les amis de Potter. La belette et Granger sont bien évidemment en tête de liste et on apprend – ô joie – leurs groupes sanguins et tout un tas de trucs que j’aurais aimé ne jamais savoir qui va de leurs maladies infantiles à leur moyenne scolaire en passant par leur plat préféré et …Oh mais c’est pas vrai ! La date des premières règles de Granger ! Je vais pleurer…ou vomir…ou les deux. Surtout que j’ai toujours été persuadé que Granger était une sorte de chose pas franchement humaine et là, on m’apprend non seulement que c’est une femme mais qu’en plus, elle est capable de se reproduire ! Demain si elle veut, elle fait un gosse ! L’humanité court à sa perte, c’est tout ce que j’ai à ajouter(1). Arrive ensuite toute une tripotée de gryffondor, deux poufssoufles, Louffoca et trois autres serdaigles. Fort heureusement aucun serpentard. Ce n’est que lorsque la présentation des ennemis de Potter arrive que je cesse de bailler. L’ensemble de la salle frissonne devant l’image de feu Voldemort mais prend toujours ses notes consciencieusement. – Il était sans conteste le plus grand ennemi de Harry. Lui et tout ses Mangemorts. Crivey appuie ses dires par plusieurs clichés et je grimace en voyant qu’ils n’ont pas pris mon père sous son meilleur profil mais ça n’empêche pas quelques filles de soupirer langoureusement. – A noter que Lucius Malfoy a changé de camp et qu’il n’est plus considéré comme un Mangemort par la justice sorcière. Mais ça n’empêche pas qu’entre Harry et lui ce n’est pas le grand amour, bien au contraire. – Encore heureux, je marmonne alors qu’une photo de tante Bellatrix vient d’apparaître et là ce sont les garçons qui gigotent sur leurs chaises. Pas facile tous les jours d’avoir une famille composée uniquement de beautés envoûtantes. – Mais Harry a encore des ennemis, ici même à Poudlard. Et vous savez tous de qui il s’agit. Une photo de moi plein pied, adossé contre un mur et les mains dans les poches, apparaît alors devant nous. Je dois avouer que cette photographie me plait assez. La légende dit que je suis entrain de comploter un mauvais coup contre Potter, ce qui devait sûrement être vrai, et diverses informations sur moi apparaissent aussi. – Draco Malfoy est un peu sa Némésis ! continue Crivey – Némésis, je siffle impressionné, quel terme délicieux ! Une fille devant moi, en quatrième année je dirais, se retourne et me fait un petit sourire. Je lui fais un clin d’œil et elle se met à rougir. – Eh, tu ne préfères pas faire partie de mon fan club ? je demande. Je suis beaucoup plus mignon que Potter. Elle glousse un peu et se retourne à contrecœur car Crivey vient de lui demander de se tenir tranquille. – Nous reviendrons sur Malfoy plus en profondeur une autre fois, reprend Crivey. Passons aux professeurs à présent… – Merlin ! Dois-je commencer à avoir peur là ? J’espère que tu utiliseras un bon lubrifiant Dennis, je lance assez fort pour qu’il puisse m’entendre. L’ensemble de la classe se met à rire et je suis content de mon petit effet quand je vois Crivey bafouiller. Finalement, ce genre de cours peut s’avérer amusant. Il suffit de décoincer un peu tous ces amoureux de Potty. O°O Le cours d’histoire de Potter est beaucoup moins marrant que celui d’hier. On parle de son passé et de celui de sa famille. Pour ce qui est du côté sorcier, je connais déjà l’histoire, les Potter sont une ancienne famille de sorcier, pas aussi noble et prestigieuse que les Malfoy ou les Black mais pas inintéressante. Quand à la famille moldue, je m’en moque un peu de savoir que son arrière arrière grand père travaillait dans les mines et que son grand oncle mort à la guerre était agriculteur. Je pense que même Potter ne connaît rien de tout ça. Je ne l’ai jamais entendu questionner quiconque sur sa famille sorcière alors je ne vois pas pourquoi il s’intéresserait plus à l’histoire de son côté moldu. Ce n’est pas un des Crivey qui donne le cours, mais c’est la Trésorière, la serdaigle et apparemment elle connaît le sujet sur le bout des doigts. Cette fois-ci, j’ai des voisins de tables, deux serdaigles qui gloussent à chacun de mes traits d’esprits. C’est toujours bien d’avoir un public. – J’ai hâte d’être à samedi, me glisse Mélanie, septième année, le cours d’anatomie me tente beaucoup. – Et bien, si tu as vraiment besoin de cours, je peux t’aider, je susurre charmeur, mais ma spécialité reste l’éducation sexuelle. Elle rougit et ricane un peu bêtement. Les filles sont vraiment idiotes parfois. – Je croyais que tu étais gay, souffle-t-elle. – Je suis ce que tu veux que je sois, je souris en lui baisant la main. Son regard marron se trouble carrément et je la fixe le plus sérieusement du monde. Je n’y peux rien si la séduction est chez moi une seconde nature. Et puis ça sera plus facile de lui emprunter ses notes si elle est folle amoureuse de moi. Un élève trois rangs devant nous se retourne d’un air excédé. – Vous ne pourriez pas faire moins de bruit !? Il y en a qui essaient de suivre ici ! Il s’agit d’un asiatique binoclard, plus jeune que moi, le genre premier de la classe que je ne peux pas supporter. Il me jette un regard noir et je remarque qu’il vient de poufssouffle. – Je ne crois pas non, je fais encore ce que je veux. Il n’a pas l’air impressionné mais se retourne quand même. – Il s’agit de Christopher Yiu, me chuchote mon voisin de gauche, l’année dernière il a loupé le concours de très peu, il n’a pas pu faire le dernier test car il avait une grippe carabinée. Mais tout le monde le mettait en favori. Et quand les gens ont su qu’il se représentait cette année, il y a eu beaucoup moins de candidat. – C’est triste pour lui, il va encore le louper cette année. – Et pourquoi ? – Parce que je suis le prochain membre, voyons. Oui, ce Yiu n’a aucune chance. Je ne veux pas paraître prétentieux, mais qui dans cette école peut se vanter de connaître Potter autant que moi ? O°O Les semaines ont passé depuis mon premier cours. Et le cours d’anatomie n’a rien d’extraordinaire, même si on y voit des photos de Potter torse nu et même une où il est en caleçon. Crivey est vraiment un sale fouineur. On y parle plutôt de ses points faibles. Ils font tous une fixette sur sa cicatrice alors que moi je sais qu’il est sensible au niveau du tibia et qu’il a aussi horreur des coups de poings dans l’estomac. Il y a les testicules aussi mais personne n’aime qu’on attaque ce genre d’endroit. On parle aussi de ses zones érogènes mais ils ne font qu’émettre des suppositions. Personne n’a jamais eu d’informations à ce sujet. Enfin, il y a sûrement les testicules, mais tout le monde apprécie qu’on léchouille un tel endroit. Je préfère largement le cours de psychologie Potterienne, là-dessus je suis le meilleur, et même Crivey semble impressionné à chaque fois. Plus le temps passe et plus je me dis que ma victoire est assurée. – Draco ? Encore entrain de réviser ? – Oui, le premier examen est dans deux semaines, ils ne prennent que les vingt premiers tu sais… – Je sais, soupire Blaise, tu me l’as déjà dit…au moins cinquante fois. J’ai beau être plutôt sûr de moi, je préfère mettre quand même toute les chances de mon côté. Je n’ai pas envi de mourir parce que je n’aurais pas assez révisé. – Merde, elle est née quand déjà l’arrière grand-mère paternelle de Potter ? Je ne sais plus si c’est le 30 décembre 19O1 ou le 31… Je farfouille dans mes notes sous le regard incrédule de Blaise. Qu’il pense ce qu’il veut, il faut que je réussisse. – Mais tu as fais ton devoir de Défense Contre les Forces du Mal ? demande-t-il. – Pas eu le temps. Ah ! C’est bien le 30 ! – Mais c’est pour demain. – Je le ferai vite fait, ce n’est pas le plus important là. Tu savais que son père était un animagus non déclaré ? O°O Bon, je stresse à mort. Je viens de finir l’examen. Il y a des questions pour lesquelles je ne suis pas sûr, vraiment pas sûr de la réponse. Les autres sont dans le même état. Mais comment voulaient-t-ils qu’on sache en quelle année son oncle avait acheté sa première voiture ? Ce n’était même pas au programme ! – C’était en 1969, une Coccinelle jaune d’occasion ! lance soudainement Yiu derrière mon dos. Je fais volte face, ce petit con regarde ses ongles avec un sourire satisfait et il y a un troupeau d’élève autour de lui. – Et tu as mis quoi pour « Comment d’après vous faire pour que Harry vous sourie ? » demande un gryffondor de seconde année. – Qu’il suffit d’être sympathique et de dire un mot gentil sur ses amis…ou alors d’être une première année qui tombe devant lui et là il l’aide à se relever en lui souriant gentiment, répond le binoclard sur de lui. – Attends ne me dis pas qu’il fallait répondre une idiotie pareille, c’est ridicule ! Tout le monde me regarde et le sourire de Yiu s’agrandit. – Et peut-on savoir ce que tu as répondu Malfoy ? – Euh…Qu’il fallait lui faire des chatouilles. Je sais ma réponse est nulle mais elle reste quand même plus logique que la sienne. Tomber devant Potter, complimenter ses amis, et puis quoi encore ? – Tu apprendras que Potter a horreur des chatouilles ! répond Yiu. Je pense que ta petite mascarade va s’arrêter très vite. Tout le monde sait ici que tu n’es pas un vrai fan de Harry. Tu viens juste pour te moquer ! Tu le détestes ! – Et j’aurai encore plus de joie à gagner cette place sachant que toi tu l’adores. Est-ce que Potter connaît seulement ton existence ? Tu n’es rien pour lui. Vous êtes tous pitoyables à le porter aux nues de la sorte. Il n’est pas parfait ! C’est juste un type de dix sept ans… Ils sont tous silencieux et je crois que ma côte vient de fondre comme neige au soleil. Je m’en vais d’un pas rageur. Comment peut-il savoir que Potter n’aime pas les chatouilles ? Je suis tellement énervé que plusieurs mètres plus loin j’oublie la marche manquante de l’escalier de l’aile ouest et je trébuche, atterrissant durement sur ma cheville. – Merde ! je jure en m’écroulant. Je ferme les yeux, j’ai une stupide envie de pleurer et je sais que ça n’a rien à voir avec ma cheville douloureuse. J’ai bossé tellement dur pour cet examen et je suis sûr que je l’ai loupé ! Bordel ! – Malfoy ? Oh non, tout mais pas lui ! J’essaie de me relever mais je crois que je me suis vraiment foulé la cheville et je me retrouve étalé aux pieds de Potter en train d’haleter douloureusement. C’est donc ainsi que tout doit se passer entre nous ? Pourquoi faut-il toujours qu’il me surprenne dans mes pires moments de faiblesse ? C’est pour cela que je le déteste. Parce que devant lui je me sens ridicule… – Vas-t-en ! je souffle en faisant une nouvelle tentative pour me relever. Je sens un de ses bras passer autour de ma taille et je suis obligé de m’appuyer sur lui pour ne pas tomber. Je voudrais le frapper. – Du calme, Malfoy murmure-t-il doucement, je ne vais pas te faire du mal… – Je sais bien ! je crache. Est-ce que tu vas me sourire Potter ? – Pardon ? Je le regarde et il ne sourit pas. Tant mieux j’aurais pu lui arracher les yeux s’il l’avait fait. – Laisse tomber ! Il hausse les épaules et me demande de m’appuyer contre le mur. La seconde d’après il enlève ma chaussure avec une délicatesse dérangeante. – A quoi tu joues ? – Je connais la plupart des sors de soins légers, on m’a obligé à les apprendre l’année dernière. Ne bouge pas, finit il en pointant sa baguette sur mon pied douloureux. – Je te préviens Potter, si tu te loupes je… Je me tais car il vient de murmurer un sort et je ne ressens plus aucune douleur. – Voilà, fait-il en se redressant. Sois un peu plus attentif la prochaine fois, tu sais bien que cet escalier est dangereux. – Tu n’es pas ma mère Potter ! – Ne me remercie pas, ironise-t-il. – Oh ? Tu veux une médaille peut-être ? Une de plus dans ton impressionnant palmarès. – L’ironie te va décidemment très mal, commente Potter en mettant les mains dans ses poches. – Tu m’en vois navré, je souris cruellement. Je commence à partir mais Potter me rattrape par le bras. – Comment sais-tu que j’ai reçu des médailles ? demande-t-il en fronçant les sourcils. J’ai toujours refusé que cela s’ébruite, le ministre m’avait promis de ne rien dire. – Simple supposition Potter ! Lâche-moi maintenant. Il m’obéit et je m’en vais en me traitant d’idiot. Pourquoi ai-je mis ses médailles sur le tapis ? Si je ne fais pas plus attention il va se douter de quelque chose. O°O – Sers-moi un autre verre, veux-tu ? Je tends mon verre à Pansy qui s’empresse de me resservir. Les fêtes organisées par les serpentards sont vraiment les meilleures. Et même si ma bonne résolution de ne plus boire est vraisemblablement tombée à l’eau (plutôt dans un tonneau de WhiskyPurFeu), je me sens à ma place. Jonshon vient d’arriver et me fait un petit sourire séduisant. Celui là, ce soir, je me le fais…Vais lui faire payer son stupide pari ! Je vais lui faire oublier son prénom à-la-mort-moi-le-nœud et mourir d’extase sous mes assauts! – Oulà Draco, fais attention ! s’exclame Pansy alors que je j’essaie de sortir de mon fauteuil. La terre tourne un peu mais je vais très bien. – Je vais bien, je murmure…en me levant enfin et ma voix est un peu pâteuse. Je crois que j’ai vraiment forcé sur l’alcool et demain je risque de m’en mordre les doigts mais là, ce n’est pas mon problème. Je voudrais juste que le sol tangue un peu moins… – Alors beau blond, susurre Jonshon qui est arrivé à mes côtés par magie, tu m’as l’air un peu ivre…C’est l’approche des résultats qui te stresse ? – Hum, pas du tout…Dis-moi Rup-pert, tu es sournois, tu sais ça ? Je ne t’en veux pas, non, non, mais quand même pour un serdaigle… Il ne répond rien et pose sa délicieuse bouche sur la mienne. C’est un rapide le petit ! – J’ai envie de toi… – Tout le monde a envie de moi, j’énonce en grimaçant un peu car ses mains se faufilent sous ma chemise. – Ca fait des mois que tu m’évites…Tu ne veux plus de moi ? Je ne comprends pas ce qu’il dit, j’arrache un verre des mains de Théodore Nott qui passe devant moi et le bois cul sec. – Eh ! – Merci Théo, t’es un pote ! Je sens Jonshon dans mon dos qui m’ouvre la chemise en se déhanchant au rythme de la musique…Ce n’est pas du jazz, et Potter adore le Jazz. – Pourquoi il n’y a jamais de jazz ? Je frissonne et gémis un peu quand ses mains glissent sur mon ventre. Est-ce que le ventre est une zone érogène chez Potter ? – Allez viens, me murmure Jonhson, on va aller dans un endroit tranquille. Il me prend par la main et je le suis difficilement car la terre tourne vraiment trop autour de nous. – J’ai pas envie, je proteste, je m’amuse bien moi… – Oh mais on va bien s’amuser aussi, promis ! – On va voir Potter ? Il grimace et continue de me guider dans les couloirs mouvants. – Non, juste nous deux et un lit pourquoi pas ? – Oh ! Oui, c’est une bonne idée ! Comme ça je pourrai te baiser ! – C’est un peu l’objectif en effet…, dit-il en levant les yeux au ciel. Je me lèche les lèvres et le plaque contre un mur. – J’ai hâte d’y être, je souffle tout contre lui avant de l’embrasser. Ses mains sont partout et sa langue envahit ma bouche. Ça me donne soif. – Vous devriez faire ça ailleurs. Jonhson sursaute et se retourne vers la voix glaciale qui vient de parler. Potter n’a pas l’air très content… Pas son truc apparemment de surprendre des gays en plein baiser et je ne peux m’empêcher de sourire. – Peut-on savoir ce qu’il y a de drôle Malfoy ? – C’est juste que… J’imaginais ta tête si tu nous avais surpris dix minutes plus tard… Potter fronce les sourcils et ses beaux yeux verts s’assombrissent. – Tu es saoul ? Je veux démentir mais je me mets à glousser bêtement. – Et tu profites de lui alors qu’il est saoul ? Cette fois Potter s’adresse à Jonhson qui pâlit. Il est vraiment marrant quand il est fâché. – Il sait ce qu’il fait. – Non. Je vais le ramener à sa chambre. – Quoi ? Mais pour qui tu te prends ? – C’est Harry Potter, je glisse à Ruppert qui n’a pas l’air de s’en souvenir. – Je suis préfet, répond Harry, et je ne vais pas laisser un élève saoul avec un autre qui semble vouloir profiter de son état. Je me retourne pour chercher l’élève saoul mais je ne vois personne. Ah si il y a un tableau intéressant avec un dragon ! – J’adore les dragons…ce sont les meilleurs ! Les chats aussi sont bien mais ils ne volent pas. Par contre j’ai horreur des hippopopopotames, on ne peut pas rigoler avec eux. Les chèvres sont plus marrantes… – Malfoy ? Je me retourne en souriant. – Potter ? – Je vais te raccompagner à ta chambre. – Ah ? Si tu veux. Où est l’autre…tu sais celui qui a un prénom affreux ? – Il avait quelque chose à faire… – Oh dommage, il voulait qu’on baise tu sais ? Potter est marrant quand il grimace. Je m’accroche à sa chemise. Il sent meilleur que Jonshon. – Tu devrais vraiment arrêter de boire Malfoy. Ça ne te ressemble pas de perdre le contrôle… – Je suis désolé…Tu m’en veux beaucoup ? – … Non. Mais je m’inquiète pour toi… Je m’accroche toujours à sa chemise et me redresse pour passer une main dans ses cheveux. – Ils sont doux…J’ai bien envie de t’embrasser… – Tu es ivre, soupire Potter, allez en route ! Il attrape ma main et je le suis joyeusement. Je préfère sa main à celle de l’autre. Je suis sûr que ses lèvres sont mieux aussi ! – Juste un petit baiser ? – Non. – Tu es méchant ! Il ne répond rien et je boude. C’est vrai quoi, tout le monde veut m’embrasser sauf lui ! Pourquoi ne m’aime-t-il pas ? Je suis si mignon… – On est arrivé. Il s’arrête et murmure un mot qui ouvre ma chambre. Ses yeux verts me regardent avec inquiétude. Je passe mes mains autour de son cou. – Bonne nuit, je glisse avant de poser mes lèvres sur les siennes. Et oui, moi aussi je suis rapide ! La terre tourne encore plus quand ma langue pénètre sa bouche. Il embrasse bien. J’en veux encore plus…Je glisse une main sous son pull et je caresse son ventre chaud. Il frémit et se recule. – Je dois y aller, fait-il précipitamment. Je soupire de frustration. Ce qu’il peut être énervant ! Il a de la chance que je sois fatigué. – Vas-y mais la prochaine fois, tu feras l’amour avec moi… Il s’en va sans répondre, j’entre dans ma chambre et m’écroule sur mon lit tout en chantonnant une chanson d’amour qui porte son prénom et qui est trop belle, je viens de l’inventer. O°O Un sourire étire mes lèvres et mes yeux ne quittent plus mon nom inscrit sur la feuille des admis. Je suis quatorzième. J’ai réussi le premier test du FOC. Mon stress des derniers jours me semble ridicule à présent. Hier j’étais tellement angoissé que j’ai encore bu au point de ne plus me souvenir de ma soirée. Je me suis réveillé ce matin dans mon lit avec mes vêtements de la veille et un affreux mal de tête. Pourquoi les lendemains de cuite doivent-ils toujours être si douloureux ? Ça doit être un genre de mise en garde orchestré par un dieu quelconque pour nous empêcher de faire la fête… Les dieux sont si barbants ! Enfin pas tous, je suppose que le dieu de la luxure doit être cool…celui des glaces à la vanille aussi (j’adore les glaces à la vanille). Yiu est arrivé premier et je ne ferai aucun commentaire à ce sujet. Juste, qu’il aille ce faire foutre ce mec (et sans vaseline)! Les épreuves pratiques ne commencent que dans deux semaines mais je ne suis pas inquiet. Le plus dur est passé. Je suis sûr que le reste va aller tout seul… Comme sur des roulettes. O°O – PARDON ? – Il faut vendre des T-shirts Harry Potter, lors du prochain match des gryffondors, répète Muret (Directeur des produits dérivés) en essayant de ne pas faire attention à mon regard meurtrier. Je l’observe, halluciné, ouvrir un carton, les yeux brillants de joie. Les dix-neuf autres candidats penchent tous la tête vers le carton pour essayer de voir… – La nouvelle gamme de T-shirts HP ! Tout droit sortis de l’usine en avant première pour nous, évidemment, les autres ne l’auront que cet été. Regardez, cette texture et ce sourire ! Harry n’est-il pas magnifique ? – Oh oui, ils sont vraiment plus beaux que les anciens ! – Moi j’achète les nouveaux à chaque saison ! – Oh et regardez, il fait un clin d’œil et lève le pouce ! – Oui, toute les dix secondes exactement. – Oh, c’est trop chou ! – Vais vomir… – Il va donc falloir que vous en vendiez une cinquantaine chacun pour passer la première épreuve. Plus vous serez rapide et plus vite on vous communiquera quelle est la seconde épreuve et ainsi de suite, les dix premiers d’entre vous ayant réussi toutes les épreuves pourront passer le dernier examen écrit. On a tous droit à un carton – youpi ! – et je confirme ce que je pensais, tous ces gens sont fous. S’ils pensent une seule seconde que je vais m’abaisser à vendre des T-shirts HP, c’est qu’ils me connaissent très mal ! J’ai autant de chance de faire ça que de me mettre à faire la manche ! Faut que je trouve un moyen pour faire disparaître ces T-shirts affreux, si je les achète tous, personne ne saura… – Encore une chose, reprend Muret, il faudra faire signer un bon à chaque acheteur pour prouver que c’est bien une tierce personne qui vous les a achetés. Il va sans dire que vous ne pouvez pas acheter des T-shirt de votre propre lot, ça serait trop facile... Je retiens une flopée d’insulte entre mes lèvres et regarde les autres qui ont l’air déçus mais pas pour les mêmes raisons. Je crois que je viens de trouver mes dix-neuf premiers acheteurs... O°O – Non, désolé Draco, ça ne me tente pas… – Ce n’était pas une demande Nott ! – Allez Théo, on en a tous pris un nous, glisse Blaise, et c’est une question de vie ou de mort. – Oui mais pourquoi Draco n’en prend pas lui ? – Je n’ai pas le droit, je réponds sèchement, allez c’est dix gallions ! – Mais c’est trop cher ! Et puis c’est Potter merde ! De toute façon, je n’ai que trois gallions sur moi… – Blaise ? – Oui ? – Prête lui 7 gallions, veux tu ? – Mais… Je lève un sourcil énervé vers mon meilleur ami qui semble se résigner tout d’un coup. Il faut dire que cette histoire de T-shirts m’agace prodigieusement, même si j’en ai déjà vendu plus de la moitié. Le match n’est que demain mais je préfère faire ça à l’abris des regards indiscrets et puis je sais que je ne suis pas le seul à m’y être mis tout de suite, j’ai entendu deux poufsouffle dire qu’ils avaient le nouveau T-shirt et j’ai vu un gryffondor porter cette horreur hier soir quand je faisais ma ronde. Je dois à l’évidence prendre au sérieux l’envie sans borne des fanatiques de faire partie du FCO… – Bien, je glisse à Nott, en prenant l’argent, tu auras la marchandise ce soir. – Oui, je préfère que ça se fasse discrètement, si on l’apprenait… – J’ai autant à perdre que toi, alors crois-moi, je ferai attention… Après un bref signe de tête nous nous séparons et c’est la que je remarque Potter qui se tient à un mètre de moi à tout casser et je sens le sang quitter mon visage. Je suis sûr qu’il nous a entendu…Merde, il fronce les sourcils, ce n’est pas bon signe ! Faut que je fuie et vite ! – Malfoy ! Faisons celui qui n’a pas entendu. Je presse le pas. Avec un peu de chance, il va lâcher l’affaire. – Malfoy ! Petrificus Totalus ! Je n’ai plus l’usage de mes jambes et je me sens tomber. Je n’ai même plus l’usage de la parole pour maudire Potter. Je vais le tuer ce connard ! Me pétrifier ! Moi ! Il va mourir ! – Je suis désolé, mais tu ne me laissais pas le choix, explique Potter en me retournant. C’est qu’il a vraiment l’air désolé ce crétin ! J’espère que j’aurai assez de patience pour le faire souffrir avant de le tuer. Il se met à fouiller mes poches et je frissonne intérieurement. Il OSE me toucher ! Il m’a pétrifié pour pouvoir me tripoter ou quoi ? C’est dégoûtant ! Il regarde même dans mes chaussettes ! Sa main glisse maintenant sous mon pull et passe partout sur mon torse avant de descendre un peu…Là il semble hésiter alors que je suis pétrifier aussi bien par la honte que par son sort. Mais à quoi joue-t-il ? – Désolé Malfoy, je dois vérifier que tu ne caches pas de drogue. De la drogue ? Mais qu’est ce qu’il raconte ? Je n’ai rien le temps de comprendre qu’il défait ma braguette et tâte visiblement avec dégoût mon caleçon en regardant ailleurs. – Désolé, répète-t-il et je crois qu’il rougit. Je suis tellement choqué que je dois être en plein rêve. Il ne met heureusement pas sa main dans mon caleçon mais je la sens nettement – quoique rapidement – passer sur mon service trois pièce et pour la première fois je bénis le fait d’être pétrifié…car mon sang bout à l’intérieur de moi et je n’ose imaginer la réaction que j’aurais eue en d’autres circonstances. – Apparemment, il n’y a pas de drogue… Non, juste mes couilles ducon ! Il remet mon pantalon correctement. Et je ne parviens pas à croire que personne ne soit passé dans ce couloir ! Bien sûr, un truc aussi chouette ne risque pas de m’arriver à moi ! – Je vais lever le sort mais avant tu vas m’écouter, reprend Potter piteux, et je te permettrai de me frapper s’il le faut. Le frapper ? Mais je vais le tuer oui ! Qu’il me libère et vite ! – Depuis trois jours tu te comportes bizarrement et tu trafiques quelque chose, la monnaie change de main quand tu es dans les parages et on pensait qu’il s’agissait de drogue… « ON » ? – Je savais que le seul moyen de te prendre sur le fait était celui-ci. Tu ne m’aurais jamais dit la vérité mais il n’y a rien. Je sais aussi que je n’avais aucun droit de te fouiller de la sorte mais je ne peux pas rester sans rien faire. C’est dangereux ce truc là…Tu…tu risques de te tuer…et d’en emmener d’autre dans ta chute… Mais quel crétin ! Voilà qu’il me prend pour un dealer ! Il me croit vraiment capable des pires bassesses ! – Finite Incantatem ! – Connard, je vais te tuer ! Je me jette sur lui et il ne fait pas un geste pour se défendre. Mais là j’ai un gros problème, ses attouchements ont eu un effet qui se manifeste plutôt vivement à présent que le sort a été défait. Et que ce soit les mains de Potter qui soient à l’origine de ça me laisse un goût amer dans la bouche. Il est là, au dessous de moi, avec son regard blessé, s’attendant au pire et ne se rendant pas compte de l’effet qu’il me fait. – Je ne me drogue pas ! Je martèle. Et je ne vends pas de drogue Potter ! – Alors que… ? – Mêle-toi de tes affaires bon sang ! Je ne fais rien de mal, ok ? Il a l’air rassuré et se détend et je me maudis d’en être soulagé. Je devrais me moquer de ce qu’il pense ! – Je te crois, souffle-t-il, et maintenant ? – Quoi maintenant ? je réplique hargneusement. – Tu vas me frapper ou tu comptes me clouer au sol encore longtemps ? – J’en sais rien, qu’est ce qu’il te ferais le plus chier ? – Rester cloué au sol… – Bien alors je crois qu’on va rester là un petit moment… Potter pousse un soupire de dégoût et remue un peu maudissant le sol si dur. Je retiens un sourire, pour ma part j’ai tout mon temps, je suis bien là… ________________________________________________________________________ A suivre… (1) : Cette partie sur les règles de Granger a été écrite par BlackNemesis ^^ qui m’a permis de la rajouter à mon texte. Merci beaucoup Miss^^ La suite viendra mais pas dans l'immédiat, elle sera dans le fanzine du Troisième Oeil tome 7 (puis 8 pour le chapitre trois) et quelques mois après je posterais ici. J'espère que ce début vous a plu. Bon weekend à tous Artoung |