Note : Warning ! Warning ! Warning ! Dans les lignes suivantes, il y a une grande possibilité que Harry et Draco se jettent l’un sur l’autre dans une autre optique que celle de se battre…donc si cela vous dérange braves gens je vous conseille de passer votre chemin.
Là où tout a commencé : Connaissez-vous Lemoncurd ? Je suis sûre que oui, si ce n’est pas le cas, laissez moi vous dire que c’est une manipulatrice de première. Car moi, pauvre et innocente jeune fille je papotais tranquillement avec elle sur msn et lui demandais les yeux emplis d’espoir un one shot pour moi toute seule. Quelle ne fut pas ma joie lorsqu’elle accepta de m’en écrire un, je me revois encore un sourire idiot aux lèvres, impatiente déjà de lire son chef d’œuvre, perdue dans ma joie innocente je n’ai rien vu venir…
Et puis, en deux lignes je suis redescendue sur terre, car voilà qu’à son tour elle voulait un one shot…vous voyez, je me suis fait manipuler ! J’ai bien sûr acceptée, car en réalité j’étais vraiment ravie qu’elle veuille un one shot de moi, ravie et très fière !
Mais bien sûr la vie n’est pas si simple, car Lemoncurd avait des envies précises, elle voulait une songfic sur « le jour s’est levé » du groupe Téléphone, elle voulait que Draco et Harry soit déjà en couple mais que le couple en question batte un peu de l’aile et elle voulait enfin que ce soit Draco qui rêve qu’il va mourir. Avec tout cela j’ai fait mon possible et le résultat a eu l’air de lui plaire.
Elle m’a aussi permis de diffuser son cadeau sur le net et dans le numéro 2 du fanzine du Troisième oeil, donc je voulais la remercier pour sa correction, pour ses encouragements et lui dire que tout le paragraphe d’avant où il est question d’elle en manipulatrice n’était pas « vraiment » vrai car j’ai adoré écrire ce one shot, voilà, j’espère qu’il vous plaira aussi.
Le jour s’est levé
POV de Draco
Le jour s'est levé
Sur une étrange idée
C’est étrange, ce matin je viens de me lever. Ce n’est pas ça qui est étrange, car bien sûr je me lève tous les matins, mais ce matin j’ai peur de me lever. Car cette nuit j’ai fait un drôle de rêve.
Je crois que j'ai rêvé
Que ce soir je mourrais
Alors je reste dans mon lit encore un peu, encore un instant, pourtant d’habitude ce genre de rêve ne m’atteint pas, mais là cela me semblait possible…enfin plus que possible, cela me semblait réalisable…
Donc je reste dans mon lit. J’aimerais dire qu’il est accueillant mais ce n’est pas vraiment le cas. Je me demande à partir de quand cela n’a plus été le cas, un mois, deux mois, un an…qu’est-ce que j’en sais après tout ?
Ce que je sais c’est que « ça » je ne l’avais pas vu venir. C’est vrai quoi, je pensais que vivre avec le survivant, qu’être son amant ça serait tous les jours une aventure mais si c’était en effet le cas au début, cela ne l’est plus vraiment aujourd’hui. Je me demande de plus en plus souvent ce que m’apporte notre relation.
Je me tourne dans ce lit, et j’aperçois enfin Harry, il est dos à moi et il dort encore…
Quand je pense qu’au début il me prenait toute la nuit dans ses bras, et au petit jour nous étions encore enlacés, comme si dans nos rêves nous faisions encore l’amour, comme si la fatigue n’existait que dans nos corps et que nos âmes s’aimaient encore et encore, à n’en plus finir.
Maintenant j’ai l’impression que mon âme se fatigue avant mon corps, je ne lui fais plus l’amour corps et âme, je lui fais l’amour corps, juste corps, l’âme s’en fout maintenant…
Je me demande ce qu’il nous est arrivé. C’est peut être ça qu’on appelle la monotonie…vous savez quoi, je n’aime pas la monotonie.
Cela fait 5 ans que nous vivons ensemble et le train-train quotidien nous a prit en route, il nous a kidnappé et je n’aime pas cela.
Notre relation n’avance plus et je me demande ce que je fais dans ce lit…puis je me souviens que je l’aime encore.
C’est pour cela que je reste, parce que il est mon amour malgré tout.
Je me rappelle nos débuts, nous avions 19 ans, il était si passionné, j’étais encore si passionnant, nous étions complémentaires, il était mon autre, mon opposé, et les opposés s’attirent et Merlin il m’attirait !
Entre nous c’était explosif, on se disputait souvent et souvent à propos de pas grand-chose, mais les réconciliations étaient…hummm
Elles étaient divines, pleines de sexe et de passion, pleines de rage et d’amour, pleines de folie et de luxure, pleines de lui, et c’était foutrement bon.
Nous ne nous disputons quasiment plus…cela veut donc dire qu’il n’y a plus de « réconciliation ».
Je me demande si c’est raisonnable de se disputer avec l’homme qui est censé être celui de sa vie juste pour avoir une bonne baise bien torride…
Non ce n’est pas raisonnable…
Alors je ne le ferais pas…
Merlin ! Je suis devenu raisonnable, je crois que c’est de là que vient le problème. Je suis trop raisonnable, du coup Harry se comporte lui aussi raisonnablement, du coup nous faisons l’amour raisonnablement, une fois par nuit, jamais plus, comme si c’était un passage obligé avant de s’endormir, il y en a qui lise avant de dormir, d’autre qui regarde la télé, nous nous faisons l’amour, chacun son truc.
C’est d’un triste ! Mais c’est ma vie avec le grand Harry Potter.
Ça y est, on dirait qu’il va se réveiller…
Oui, il bouge un peu, et encore un peu…il doit être réveillé maintenant.
Avant, avant même de se lever du lit, il regardait si j’y étais et si c’était le cas, il me faisait un petit bisou qui voulait dire « Bonjour mon amour, bien dormi ? », oui, un de ses petits bisous arrivait à dire tout cela, mais c’était avant, aujourd’hui, la première chose qu’il fait c’est de regarder son réveil et seulement après il se tourne vers moi, et seulement après il me fait un petit bisou.
Mais quelle honte ! Moi, un Malfoy, je suis relégué au second rang, après un vulgaire réveil !
Et son petit bisou du matin ne veut plus rien dire, à part peut être « Tiens Dray, encore là ? » ou alors «J’ai une de ces envies de pisser », ou même « Putain, je vais être en retard ! ».
Harry se lève donc et regarde son putain de réveil, il a du temps devant lui, je le sais, avant il aurait mis à partie ce temps pour attenter à ma vertu, oui, avant il usait et abusait de son charme pour n’avoir ne serait-ce qu’un minuscule câlin du matin, mais maintenant c’est fini, il me fait juste son petit, oh si petit bisou, il se lève, murmure un bref « bonjour », et va en direction de la salle de bain.
Un doute m’étreint, je me demande de plus en plus souvent si Harry m’aime encore…
Ce gryffondor a réussit l’exploit de faire douter un Malfoy sur son charme naturel ! Moi je dis qu’il a du toupet. Moi je dis que je ne sais plus où j’en suis.
Bien sûr, il n’est pas le seul en cause, avant, moi je l’aurais rejoint sous la douche, et je lui aurais montré comment un Malfoy se sert de ses attributs, oui, avant de bon matin, je lui aurais fait travailler ses cordes vocales, en lui faisant crier mon prénom, et lui il en aurait redemandé.
Et puis, ensuite, je lui aurais peut être parlé de mon rêve, pas pour être rassuré, et puis quoi encore, je suis un Malfoy ! Non, juste pour voir sa réaction, juste pour sentir ses bras autour de moi, juste pour l’entendre murmurer que ce n’était qu’un mauvais rêve…Bon d’accord peut être que c’était en effet pour être rassuré, mais alors juste un peu !
Mais aujourd’hui,
Le jour s'est levé
Plein de perplexité
Mon rêve est toujours présent, il m’entoure, il ne me lâche pas, ce n’est pas normal.
Ce rêve avait pourtant commencé de manière tout à fait banale. J’étais tranquillement installé, dans le fauteuil en cuir qui se trouve dans le salon et je regardais les flammes danser dans la cheminée, il devait être assez tard, peut être 22 heures ou 23 heures, bon, je n’en sais rien, ce n’était pas précisé dans le rêve !
Puis Harry venait d’entrer du travail, je me levais dans l’intention de lui dire qu’il venait de plus en plus tard et que cela ne me plaisait pas du tout mais aucun son ne sortit de ma gorge.
J’étais perplexe et depuis son arrivée Harry n’avait pas regardé une seule fois dans ma direction, je me suis levé pour le rejoindre mais mes pas ne faisaient aucun bruit.
Harry semblait différent, et je m’aperçu que c’était son regard qui avait changé…il avait un regard si triste…je ne comprenais pas pourquoi mais ce regard me broyait le cœur.
J’avais envie, non, j’avais besoin de le consoler alors j’ai avancé ma main pour le toucher et elle l’a traversé.
Là, cela devenait étrange, et inconsciemment j’ai compris que tout cela n’était pas réel, je venais de me rendre compte que je vivais un rêve et que dans ce rêve je n’étais que spectateur et pas acteur.
Etrangement cela me rassura, j’avais l’impression de jouer les voyeurs mais cela m’amusait un peu. Harry se dirigea d’un pas las vers le téléphone et mis le répondeur en marche…j’ai mis du temps à comprendre comment ce truc moldu marchait mais en vivant avec Harry j’ai du apprendre à utiliser tous ses objets moldus et j’avoue que les répondeurs sont efficaces quelques fois mais moi, je préfère la télévision et surtout la play station 2, je suis trop fort, je bats même Weasley fils, le fils de la belette et de la sang de bourbe, bon, ok il n’a que 4 ans mais il est déjà très fort !
Bon, là n’est pas la question, Harry se dirigea donc vers le répondeur et j’entendis le bruit caractéristique qui indique qu’il y a des messages.
Et là j’ai eu un choc, avant le message d’accueil était le suivant : « Bonjour, vous êtes bien chez Harry et Draco, nous ne sommes pas là pour le moment, mais laissez-nous un message et nous ne manquerons pas de vous rappeler », c’était classique, mais c’était bien, mais là, le message d’accueil disait à peu près cela : « Vous êtes bien chez Harry Potter, je suis absent pour le moment, laissez moi vos coordonnées et je vous rappellerais ».
J’ai eu donc la légère impression que quelque chose clochait, moi, Draco Malfoy, j’avais été viré du message d’accueil ! J’étais outré, j’ai bien sûr engueulé Harry qui bien sûr ne m’entendait pas, et puis ma colère est tombée d’un seul coup car j’ai regardé autour de moi, et j’ai vu avec horreur qu’il n’y avait plus aucune de mes affaires, je suis allé dans toutes les pièces de l’appartement et j’ai du faire le même constat.
Il n’y avait plus aucune trace de moi dans cet appartement, juste ma photo bien encadrée sur la table de chevet prés du lit.
Heureusement que je savais que c’était un rêve…
Puis j’entendis alors les messages du répondeur alors que Harry se préparait un plat à la va vite, (ça ne m’étonne pas de lui, dès que je m’absente, il mange n’importe comment !)
Bref, le premier message était de la belette, je ne l’ai pas entendu en entier, mais sa voix était inquiète et il invitait Harry à manger pour le week-end…
Ce fut le message qui vient ensuite qui me perturba, il venait d’un certain William et Harry cessa alors de manger pour écouter attentivement, alors je fis la même chose.
« Harry, c’est William, tu sais, j’ai beaucoup aimé la soirée d’hier, et je voulais te dire que je ne t’en veux pas d’avoir crier son nom, après tout, cela ne fait que 5 mois qu’il est mort, je comprends qu’il te faille du temps, et je voulais te dire que si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n’a qu’à m’appeler, je… »
Harry venait de couper le répondeur, il était pâle et moi je venais de comprendre ce que ce dernier message signifiait : j’étais mort.
Ce que je veux dire c’est que ce « William », que soit dit en passant je vais me faire un plaisir de déchiqueter si je le retrouve, parlait de moi dans ce message, je le sentais au plus profond de mon être, cela faisait donc cinq mois dans ce rêve que j’étais mort.
Ensuite, je suis resté comme un con, planté devant le répondeur, puis lorsque enfin je me remis du choc, je m’aperçu que Harry était dans la chambre.
Il était déjà dans le lit, en caleçon. Il dort toujours en caleçon même en plein hiver, et moi je me demande comment il fait, j’ai toujours besoin de chaleur la nuit, et avant j’avais ses bras.
Bref, il ne dormait pas encore, il était toujours pâle, et doucement, je vis sa main descendre sur son torse…et malgré moi ma respiration s’accéléra.
Harry Potter est vraiment quelqu’un de sexy, et là dans ce lit, alors qu’il commençait doucement à se caresser, il était beau à se damner.
Sa main se faufila sous son caleçon, et l’autre caressait toujours son torse et moi j’avais envie de lui.
Mais je restais là, à le regarder, je savais de toute façon qu’il ne me verrait pas, ne m’entendrait pas et ne me sentirait pas. Pour ma part, je crois bien que c’était la première fois que je le voyais se caresser, et ce spectacle était vraiment…bandant, il n’y a pas d’autre mot.
Alors, je restais à le regarder, avec mon membre qui commençait à durcir alors que sa main dans son caleçon laissait sortir son sexe me laissant tout le loisir de l’admirer.
Et doucement, Harry commença à faire de légers mouvements de va et vient avec sa main. J’avais de plus en plus l’impression d’être un voyeur, mais ce que je voyais me plaisait vraiment, la pression de sa main s’accentua et il commença à se cambrer.
A l’évidence, il aimait beaucoup ce qu’il se faisait.
Son sexe sembla se gonfler et grossir dans sa main alors que sa respiration se transformait en gémissements.
J’étais là, à regarder Potter se masturber, à regarder l’homme qui partageait ma vie depuis cinq ans se donner du plaisir et je n’avais envie que d’une chose : m’empaler sur ce membre puissant.
Puis soudain, un murmure passa la barrière de ses lèvres, et c’est seulement au bout de la deuxième fois que je compris qu’il murmurait mon prénom…
J’étais content de moi mais d’un autre côté, c’était normal que je lui fasse cet effet, après tout je suis une bombe sexuelle…
Mais mon sourire est tombé alors que je posais mes yeux sur son visage…
Il avait accéléré ses mouvements et ses hanches bougeaient elles aussi en rythme. Seulement je ne pouvais pas détacher mes yeux de son visage, alors que mon prénom était dit de plus en plus fort, et j’avais mal alors que je regardais Harry qui se masturbait tout en pleurant.
Chacune de ses larmes semblait directement me transpercer, je n’avais plus envie de sentir son sexe en moi, je voulais lui dire d’arrêter de pleurer parce que cela me faisait mal, mais Harry ne m’écoutait pas et il jouit en criant mon prénom et alors que les derniers spasmes du plaisir secouait son corps, ses larmes continuaient à couler.
Puis Harry s’endormit, pleurant encore et murmurant inlassablement mon prénom.
J’ai regardé encore autour de moi, cherchant à voir autre chose que cet homme qui pleurait jusque dans ses rêves, je ne voulais plus le voir car je ne pouvais rien faire pour le consoler. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi mal de ma vie, aussi inutile, je suffoquais dans cette chambre que je connaissais par cœur. Je suis allé dans la pièce qui me servait de bureau, tout était vide, il y avait juste une petite table en bois avec un papier dessus. Je me suis approché et j’ai lu ce qu’il y avait marqué dessus.
L’encre était noire et le papier était froissé, à quelques endroit l’écriture semblait avoir couler, comme si quelqu’un avait fait tombé des gouttes d’eau sur le papier…des larmes ?
Je crois que c’était des larmes car le papier en question annonçait à Harry ma mort, datée du 18 mai 2002 à 22h…
Je crois que c’est à ce moment là que je me suis réveillé, je n’ai pas appris la façon dont j’étais censé être mort.
Et là, alors que j’entends l’eau de sa douche couler un gros doute m’étreint, ce n’est pourtant pas du tout mon style de dire cela mais…aujourd’hui nous sommes le 18 mai 2002.
Si ce n'était pas un rêve
Qu'il faille s'en aller
S’en aller
Bon, je ne suis pas un de ces stupides poufsouffles qui croient aux rêves prémonitoires, mais quand même, je ne peux m’empêcher de trouver ce rêve troublant.
Donc imaginons, j’ai bien dit « imaginons » que je doive mourir ce soir, je veux dire, c’est possible après tout, donc j’ai décidé de vivre cette journée comme si c’était la dernière de ma vie. Comme ça si jamais je meurs vraiment j’aurais au moins vécu une journée parfaite.
Je réfléchis donc à ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui…
Déjà, c’est sûr que je ne vais pas aller travailler, je ne vais pas rester toute la journée au lit non plus, je crois que je vais me balader, ou alors je vais braquer une banque, ou faire du saut en parachute ou encore faire mon testament, ou même…
- Dray, dépêche toi un peu…tu vas encore être en retard !
Harry me regarde d’un air désapprobateur, il est déjà tout propre et ses cheveux mouillés tombent sur son front.
- Je ne vais pas travailler aujourd’hui !
Je reste dans le lit et je croise les bras sur mon torse, je sais, j’ai l’air de bouder comme un enfant de 5 ans mais j’ai décidé qu’aujourd’hui je ferais ce qu’il me plaît et uniquement cela.
Harry me regarde étonné puis légèrement inquiet, car c’est vrai que ce n’est pas mon style de ne pas aller au boulot, je suis plutôt un affamé de travail d’habitude. Harry se rapproche de moi et met une main sur mon front.
-Tu ne te sens pas bien ? Demande t-il d’un air inquiet.
Je ne répond rien, j’aime bien quand Harry s’inquiète pour moi.
-Tu n’es pas chaud pourtant , continue mon petit ami.
Ça c’est sûr que ce n’est pas en me regardant comme un de ses patients que je vais avoir chaud.
Et oui, le grand Potter est médicomage, et pour l’instant il a son air je-suis-docteur-alors-je-sais-tout, je n’aime pas quand il a cet air, moi je préfère quand il son air je-suis-ton-esclave-pour-la-nuit-fais-de-mon-corps-ce-que-tu-veux, c’est vrai que si il avait cet air j’aurais d’un seul coup plus chaud mais bon, il ne faut pas rêver, cela fait trop longtemps que je ne l’ai pas vu avec cet air, à tel point que je me demande si il n’est pas le fruit de mon imagination.
En effet, depuis que Harry exerce il est de moins en moins souvent à la maison, je sais que c’est pour son travail, je sais que je n’ai pas le droit de lui en vouloir, après tout moi aussi j’ai un travail qui me prend du temps. Je suis chercheur, je travaille en étroite collaboration avec Londubat, lui c’est plutôt les plantes son rayon et moi les potions, en ce moment, on bosse sur un antidote pour la nouvelle grippe sorcière. Mais bon, je suis quand même plus souvent à la maison que lui.
Lui il entre à des heures pas possible, il mange, me fait l’amour et dort…il se lève, se lave, s’habille, part à l’hôpital et ne revient qu’à des heures indues et…bref la suite vous la connaissez, c’est toujours la même chose.
-Draco , me dit-il d’un air las, tu n’es pas malade, tu peux parfaitement aller bosser.
Et là, je sais que cela ne se fait pas mais je m’énerve ! C’est vrai quoi, je suis un grand garçon, je fais ce que je veux, je n’ai aucun compte à lui rendre !
-Je n’irais pas !
Mon ton est sec et Harry pousse un soupir de lassitude qui achève de m’énerver. Il n’a pas l’air de se rendre compte que je vais mourir ce soir, CE SOIR, pas demain, pas après demain, mais CE SOIR ! Et ce tâchon de gryffondor s’en fout, je sais que j’avais dit que je ne croyais pas aux rêves prémonitoires, et c’est toujours le cas, mais là, Harry pourrait faire un effort et comprendre mon désespoir ! Ok, il ne connaît pas mon rêve, mais ce n’est pas une raison, un peu de compassion, que diable !
Alors je prends mon air méchant, ce qui n’a pas l’air de lui faire de l’effet, et lui ose me dire que je me comporte comme un gamin…
UN GAMIN ? MOI ? Il m’a bien regardé ?
- Hé, tu m’as bien regardé Potter ?
On ne dirait pas. Monsieur Potter ou devrais-je dire Sieur Potter se dirige vers la porte de la chambre sans un mot de plus, pourtant il a l’air énervé.
Ni une, ni deux, je me lève et je le rejoins avant qu’il n’atteigne la cuisine.
-Peut-on savoir pourquoi cela te gêne tant que je n’aille pas travailler ?
Il ferait mieux de faire très attention à sa réponse car je suis à deux doigts de m’énerver.
-Je trouve que c’est une attitude puérile, des gens comptent sur toi, et toi, parce que aujourd’hui tu as décidé de rester à ne rien faire chez toi, tu laisses tomber tout le monde.
Harry fait une pause et me regarde dans les yeux.
-C’est une attitude égoïste Draco, je croyais pourtant que tu t’étais rendu compte que la vie n’était pas toute acquise, j’ai dut me tromper, finalement l’éducation de tes parents a fait son effet.
Je suis soufflé, il ose me ressortir ce truc de mon éducation, et cela me fait mal, il sait pourtant que j’ai souffert, que je n’étais pas le petit con arrogant que tout le monde pensait que j’étais, je lui ai pourtant raconté mon enfance, et là il ose me dire que moi je me comporte comme un égoïste ! Je crois qu’il vient de se rendre compte de son erreur car il se met à pâlir.
-Je…je ne voulais pas dire cela , bégaie-t-il lamentablement.
-Ce n’est rien Potter ( il pâlit un peu plus alors que je l’appelle par son nom), mais après tout, peut être que tu voulais la maison pour toi tout seul !
Il me regarde surprit cette fois-ci et moi je ne peux m’empêcher de penser que s'il veut que je parte bosser c’est parce qu’en fait il a prévu un truc à la maison, si cela se trouve, il fait ça à chaque fois…si cela se trouve il a un amant…
Je suis en colère, alors que mon rêve et le message de William me reviennent à l’esprit. Je sais que je me fais sûrement des films mais mes paroles s’échappent de ma gorge avant même que je puisse faire le moindre mouvement pour me taire.
-Oui, tu dois en avoir besoin pour voir William !
Harry me regarde de plus en plus abasourdi alors que je me traite de stupide jaloux, je le sais pourtant que jamais Harry ne me tromperait, mais c’est à cause de ce fichu rêve, je sais bien que William n’existe pas et que…
-Tu parles de William Grey, qui travaille dans mon service ?
Parce qu’en plus d’exister REELLEMENT ce William possède un nom de famille et travaille avec MON mec ! Enfin, je veux dire que vu le temps que Harry passe à l’hôpital, il voit William beaucoup plus que son propre petit copain, je ne sais pas si vous vous rendez compte du choc que cela fait, et l’autre binoclard qui me regarde et me demande si je parle bien de William Grey, le mec avec qui il s’offre des parties de jambes en l’air une fois que je suis mort !
-« Oui, je parle de lui », dis-je d’un ton acide qui achève de dérouter Harry, « tiens si tu me le décrivais ce William ! »
-« Tu es jaloux », souffle Harry qui décidemment ne comprend rien.
Moi, jaloux ! Mais il rêve, je suis juste curieux de savoir à quoi ressemble mon remplaçant.
- « Ne détournes pas la conversation Potter, je t’ai posé une question il me semble ! »
Harry a horreur que je l’appelle Potter, il a horreur aussi quand je lui donne des ordres, je le vois qui devient rouge, il va même pas dans la cuisine pour le petit déjeuner, à la place il se dirige vers l’entrée, prend son blouson accroché au porte-manteau et je comprends enfin qu’il a décidé de fuir la conversation, de me fuir et de rejoindre l’hôpital et ce William.
- « Réponds à ma question Potter ! » Lui dis-je en le retenant par le bras.
Harry me regarde, il a l’air vraiment énervé.
- « Draco lâche-moi, je n’ai pas envie d’avoir une dispute idiote avec toi, je préfère partir bosser et te laisser te calmer ! »
Je rêve, dites moi que je rêve, Harry me parle comme si j’étais une putain de fille qui avait ses règles et qu’on ne devait surtout pas énerver…
Il n’a pas l’air de se rendre compte qu’il a en face de lui, Draco Malfoy et qu’on ne fuit pas une discussion avec Draco Malfoy.
« -Réponds à ma putain de question ! »Je hurle presque et non, je ne suis pas du tout jaloux.
Si Harry n’aime pas que je l’appelle « Potter », il aime encore moins que je lui crie après, il se dégage de ma poigne d’un geste brusque et ouvre la porte à la volée.
« Si tu veux tout savoir Malfoy », alors ça c’est un coup bas, peut on m’expliquer pourquoi il m’appelle Malfoy, j’ai un prénom il me semble, Harry semble l’avoir oublié, il me lance un petit sourire concupiscent avant de continuer sa phrase. « Will est une bombe sexuelle, ce mec respire la luxure, c’est une invitation constante au viol et je me demande souvent comment j’arrive à me retenir de lui sauter dessus ! »
Sur ces mots Harry sort, alors que moi je me retiens d’aller à l’hôpital pour tuer la luxure incarnée, le fameux Will, pff, Will, quelle abréviation idiote, et pourquoi pas Wi ou W ou même rien du tout, oui le mieux c’est que ce type n’ait aucun nom du tout, comme ça personne ne l’appelle et il n’appelle personne, même si c’est sur un répondeur et en rêve.
Bon, je décide de me calmer, il est évident que Harry n’a dit ça que dans le but de m’énerver et ce n’est pas du tout ce que j’avais prévu pour commencer ma journée parfaite.
Je ne vais pas laisser ce Will me gâcher ma peut-être-dernière-journée-de-ma-vie !
Comme le jour avançait
En moi je pensais
Si ce n’était pas un rêve
J’ai tout à aimer
Bon, je fais le constat de ma journée de folie et je me rends compte alors qu’il est déjà 16h23 que je n’ai pas fait grand-chose.
Pour résumer, j’ai pesté une bonne partie de la matinée contre ce Will, bon ok, j’ai pesté toute la matinée contre ce type, mais je suis fier de moi car vers midi je me suis raisonné, je me suis dit que aller à l’hôpital et démembrer ce type n’était, à bien y réfléchir, pas une bonne idée.
Donc à la place j’ai appelé Blaise, et je lui ai parlé de mon rêve, la conversation a durée deux heures et j’ai eu l’impression que Blaise était plus intéressé par la partie « travaux manuels » de Harry que part l’affreux et affligeant constat de ma mort, mais bon après l’avoir menacé de tortures sanguinolentes deux ou trois fois parce qu’il me demandait des détails, nous avons enfin pu parler sérieusement, et j’ai compris que mon rêve signifiait en fait que j’avais peur que Harry m’oublie, que pour lui je n’existe plus que dans un souvenir…
Je dois avouer que sur ce coup Blaise m’a épaté, mais ce qu’il dit est assez logique, en réalité j’ai peur d’être mort pour Harry, après cet entretien téléphonique, je me suis dit que je ne voulais pas de ça, je ne veux pas que notre couple s’englue dans la routine, je vais prendre mon courage, j’ai horreur de ce mot, cela sonne si gryffondor, bon, je vais prendre mon… « Vas y Dray tu peux le dire », courage, « bien, très bien », à deux mains, « excellent », et je vais montrer à Harry que je l’aime comme au premier jour, je vais lui montrer que le seul mec à violer dans le secteur c’est moi, et personne d’autre et surtout pas William Grey !
Je me suis donc mis à réfléchir sérieusement et je me suis dit que si ce n’était réellement pas un rêve et que je devais mourir ce soir, ce que je voudrais faire de ma journée, c’était de la passer avec Harry. Et puis je me suis rendu compte que ce que je voulais faire de ma vie c’était aussi de la passer avec Harry.
Et que je ne lui ai jamais dit.
C’est étrange n’est ce pas alors que cela fait 5 ans que nous vivons ensemble, je ne lui ai jamais dit que je voulais passer le reste de ma vie avec lui, pour moi c’était une évidence, mais peut être que pour lui ça ne l’est pas, plus j’y réfléchis et plus je me dis que j’ai du gaffer quelque part, que je suis vraiment con, que finalement, c’est vrai on ne sait pas ce que nous réserve la vie, je peux mourir ce soir ou pas, Harry peut mourir du jour au lendemain, et je ne lui ais jamais dit ce qui était important.
Je ne lui jamais dis que je l’aimerais toujours.
J’ai honte, j’aurais du faire cela depuis longtemps, mais finalement je suis content d’avoir fait ce rêve, il est 16 heures 23 et je viens de prendre une décision :
Ce soir je demande à Harry de m’épouser.
Quand le jour s’est couché
J’ai réalisé
Que ce n’était qu’une trêve
Dans ma réalité
Il est 23 heures, l’heure de ma mort est donc cliniquement passée et je suis toujours en vie, quelque part ça soulage, bon ce n’est pas comme si j’avais cru une seconde que ce rêve pouvait se réaliser, mais quand même je suis bêtement content d’être toujours en vie.
Je suis sur le pas de ma porte d’entrée et je suis étrangement ému, j’ai passé le reste de la journée dehors pour préparer ma demande en mariage, je suis allé chez le bijoutier, le fleuriste, et en dernier je suis passé chez Mme Guipure, il était déjà tard mais elle m’a accueillie avec un grand sourire quand je lui ai expliqué les raisons de ma venue, je ne pouvais décemment pas faire ma demande en mariage habillé comme monsieur tout le monde, je dois être irrésistible, il faut que Harry ne puisse pas faire autre chose que dire « oui ».
Et si jamais il disait « non » ?
Pas que je doute de mon charme naturel, mais si il dit « non », qu’est ce que je fais ?
Mon ventre se contracte à cette idée, on ne dirait pas mais demander quelqu’un en mariage demande beaucoup de cran, je crois que c’est la première fois que je suis aussi anxieux.
Si jamais il dit « non », je risque de mourir sur place tellement mon état est pitoyable, d’ailleurs je crois que si il dit « oui » je vais mourir aussi, mes nerfs lâcheront et mon cœur sera trop fragilisé pour contenir ma joie. Ce soir Harry va me tuer…
J’entre finalement, habillé sur mon 31 et un bouquet de roses rouges dans les mains.
-« C’est à cette heure là que tu rentres ? »
Oups, je regarde discrètement l’heure, c’est vrai qu’il est peut être un peu tard et vu la tête de Harry, je crois qu’il va vraiment me tuer.
« -J’étais inquiet Draco ! S’exclame Harry hors de lui, je suis là depuis 17 heures, j’ai fais exprès de quitter le boulot plus tôt, pour qu’on puisse discuter, j’entre et toi tu n’es pas là, j’ai attendu, j’ai appelé tous tes amis, d’ailleurs Blaise ma raconté un truc aberrant à propos d’un rêve que tu avais fait ! »
Harry reprend sa respiration, il a l’air vraiment énervé, et moi je me demande pourquoi, ok je suis en retard, ok il s’est inquiété, mais je fais ce que je veux, on n’est pas marié que je sache…enfin pas encore ! Alors que je me demande ce que Blaise a bien pu raconter à Harry, mon gryffondor continue à m’engueuler.
« Tu racontes à ton pote tes rêves cochons sur MOI… »
Mais qu’a donc raconté Blaise ? Je vais le tuer !
« Tu ne me dis plus rien », continue Harry, « cela fait des mois que ça dure, mais à ton pote tu racontes tout, j’en ai marre de cette situation Draco, je t’aime moi, mais toi je me le demande. Je me demande ce que tu fais encore avec moi, puisqu’il est évident que tu te fais chier en ma compagnie… »
Je vais pour lui répondre mais il me coupe la parole.
« Je sais que je ne suis pas souvent là, mais je peux faire des efforts, je préférerais me consacrer juste à toi, mais Draco même quand on fait l’amour on dirait que tu te fais chier…
-Harry… »
Je veux lui dire qu’il se trompe, mais finalement je sais qu’il n’a pas tout à fait tord, je suis autant coupable que lui de cette situation, et je vais changer cela, je vais monter à mon amour que je l’aime toujours, et je vais lui monter tout le reste de ma vie si il le veut bien.
«-Draco », reprend Harry d’une voix lasse, « je ne veux pas te faire de scène, dis moi juste que c’est fini et je m’en irais. »
Je regarde l’homme en face de moi, et je remarque qu’il a les larmes aux yeux, ses yeux incroyablement verts sont brillants de larmes, il s’attend visiblement à ce que je le quitte ce soir et moi je ne comprends pas pourquoi. Je veux juste qu’il arrête d’être triste par ma faute, qu’il arrête d’être triste tout court.
-Pourquoi dis-tu cela ? Je lui demande d’une voix étrangement faible.
-Dray, soupire-t-il, il est évident que tu viens de sortir, tu avais un rendez-vous galant…
Il ne dit rien d’autre et se contente de me regarder, où plutôt de regarder ma tenue de soirée, c’est donc pour cela qu’il était aussi en colère, il croit que je reviens de soirée, il croit que je pourrais le tromper.
-Tu ne m’as pas l’air vraiment jaloux pour un mec qui croit que son copain vient de passer la soirée avec quelqu’un d’autre.
Les yeux de Harry s’allument dangereusement, et je crois que je viens de dire une gaffe. Harry s’approche dangereusement de moi et mon corps réagit au quart de tour comme à chaque fois…
J’ai envie de lui.
-Dis-moi qui c’est, me susurre Harry à l’oreille, dis-moi avec qui tu es sorti Draco…et. Je. Le. Tue.
Mon dieu, il est tellement beau lorsqu’il est en colère, et je sais que quel que soit le nom que je dirais, Harry irait de ce pas le tuer, l’espace d’une seconde, l’envie sadique me vient de lui donner réellement un nom, je cherche dans mes connaissances quelqu’un que je n’aime pas et que j’aimerais beaucoup voir mort mais Harry m’attrape brusquement par les hanches, ses yeux luisants toujours dangereusement.
-De toute façon Dray, c’était la dernière fois que tu le vois.
Je ne peux m’empêcher de hausser un sourcil sceptique alors qu’intérieurement je tremble, c’est que Harry Potter semble vraiment décidé.
-Ha bon, et en quel honneur ?
Harry plaque alors ses hanches contre les miennes et son regard est glacial.
-Tu es à moi Draco !
Sa voix est basse et il me fixe toujours.
-Je croyais que si je te le demanderais tu partirais ? Je lui demande innocemment.
Harry se penche alors à mon oreille et en attrape le lobe entre ses dents…
Il le mordille un peu, et malgré moi je me cambre, pour sentir si il est excité, car moi je le suis…
Harry lâche enfin mon oreille alors que je sens son état d’excitation contre ma cuisse, il passe une main sur mes fesses et de l’autre attrape ma nuque.
Son souffle sur mon cou achève de me perdre alors que d’une voix dangereuse il me murmure qu’il a mentit, qu’il ne partirait pas, et que cette nuit, même en essayant de toutes mes forces, je n’allais pas me faire chier, car il allait entrer son sexe dur en moi encore et encore et que j’allais tellement aimer cela que la seule chose à laquelle je serais capable de penser c’est : peut-on mourir de plaisir ?
Je regarde alors Harry dans les yeux et je ne peux m’empêcher de sourire.
- « Chiche ? » Je lui chuchote tout contre ses lèvres.
- «-Chiche », me répond Harry avant de glisser directement sa langue entre mes lèvres offertes.
Je crois que je ferais ma déclaration après, ce n’était pas prévu mais j’aime assez ce changement de programme, et les fleurs tombent par terre alors que je réponds au baiser me plaquant un peu plus contre lui.
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Pour qui veux bien voir
J’ai décidé de vivre ma vie comme si je pouvais mourir le soir même, j’ai décidé que le but de mes journées sera de faire tomber Harry amoureux de moi, oui, chaque jour je le ferais tomber amoureux de moi, et chaque nuit se finira comme celle là…
Incroyablement bien…
Et si à la fin de ma vie, les derniers mots que j’entends de sa bouche seront « je t’aime » alors je pourrais partir l’esprit tranquille, car j’aurais l’impression d’avoir réussi ma vie.
Je cesse de penser à tout cela car Harry ou plutôt les mains de Harry coupent le fil de mes pensées alors qu’elles se faufilent sous ma nouvelle chemise.
Nous sommes toujours dans le hall d’entrée, et Harry me prend alors la main pour me conduire jusque dans notre chambre.
Il se tourne vers moi une fois arrivé et me serre fort dans ses bras.
- «-Je t’aime, me chuchote-t-il.
- Alors fais moi l’amour, je lui répond sur le même ton, fais moi l’amour comme si j’allais mourir ce soir… »
Harry me regarde étrangement, puis il prend mon visage entre ses mains…
- Non Draco, je vais te faire l’amour comme si je savais que demain je pourrais recommencer, car vois-tu mon ange, me dire cela, ça me fait vraiment bander. »
Comme pour prouver ses dires Harry se plaque de nouveau contre moi, et je sens qu’il est en effet assez excité.
- Harry, je lui murmure alors qu’il commence à me déshabiller, demain nous feront encore l’amour. »
Harry gémit et se jette sur mes lèvres, notre baiser me fait trembler et tout en l’embrassant j’essaie de lui enlever son pull.
Il se détache un instant de moi pour finir de l’enlever et il enlève aussi son t-shirt, il se retrouve torse nu et moi je m’empresse de finir d’enlever ma chemise.
Le voile est levé
Sur ma pauvreté
Qu'ai-je donc à garder
Qui ne sera soufflé
Je le regarde, ou plutôt je l’admire alors qu’il semble faire la même chose, je me rends compte que cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de le détailler, et je ne peux m’empêcher de le trouver beau, Harry Potter est magnifique et Harry Potter est à moi.
Harry Potter m’aime et juste cela me fait penser que la vie vaut la peine d’être vécue, oui, je sais que je pourrais mourir heureux ce soir car Harry Potter a les yeux posés sur moi.
Et je sais que cet amour là est juste pour moi, et si je meurs personne ne pourra me l’enlever, car je suis unique…et lui il aime uniquement moi.
« A quoi tu penses Draco ? »Demande mon amour en posant sa main sur mon ventre.
Je frémis à son toucher, et je lui réponds que je pense que je suis heureux car je suis avec lui.
- Tant mieux », me chuchote-t-il, « je suis heureux aussi. »
Sa main se met à caresser mon ventre alors que ses lèvres s’attardent sur mon cou, je sens son sourire contre ma gorge alors que mes mains essaient de détacher son pantalon.
« -On est pressé ? » Murmure-t-il.
Je grogne, bien sûr que je suis pressé ! J’ai tellement envie de lui que je tremble de partout.
- C’est que tu m’as bien allumé tout à l’heure, je réponds, tu m’as promis monts et merveilles mais pour l’instant j’ai l’impression que tu m’as mentit sur la marchandise ! »
Je fais exprès de le faire enrager, j’adore ça, et puis je suis content, j’ai réussis à baisser son pantalon.
- Alors pourquoi tu trembles déjà ?» me demande-t-il en enlevant aussi mon pantalon.
Je préfère ne pas répondre et le pousser sur le lit, je me contente d’entendre son rire raisonner à mes oreilles et je souris moi aussi.
Harry s’empresse d’enlever son caleçon et je fais de même, ce n’est que quand je le vois nu que je me souviens de mon rêve et qu’une idée germe dans ma tête.
Oui, le voile est levé
Tout est si coloré
Qu'ai-je donc à donner
Qui ne sera soufflé
Je m’allonge sur lui et la rencontre de nos virilités dressées lui arrache un râle alors que moi je tremble un peu plus, Harry m’embrasse et ses mains se posent sur mes fesses alors que je gémis dans sa bouche.
- Je t’aime »
Je n’ai pas pu m’empêcher de le lui dire alors que son autre main se pose sur mon sexe, mais je ne regrette pas car le sourire que cela lui arrache me fait voir des étoiles.
Je lui donnerais mon amour jour après jour, c’est décidé, et quand je serais mort personne ne pourra le lui enlever.
Je me lève de son corps sous l’œil surpris de Harry, je me mets debout en face du lit et je le vois de plus en plus étonné.
- Caresse-toi ! »
Harry me regarde un peu perdu, moi je repense au rêve, et cette fois je veux qu’il se caresse en sachant que je suis vraiment là, je regarde son sexe qui semble avoir perdu de son entrain et je me passe la langue sur les lèvres.
Harry gémit doucement, et les yeux plantés dans les miens, il pose ses mains sur son torse.
Je ne peux que le regarder, hypnotisé alors qu’il prend entre ses doigts les pointes brunes de ses tétons…
Ses yeux se voilent de plaisir et un halètement lui échappe alors que mon sexe se dresse bien malgré moi.
Une de ses mains descend encore, elle glisse sur son ventre et semble hésiter à descendre plus bas, je remonte mes yeux à son visage et je vois que les siens sont fixés sur mon sexe, semblant attendre quelque chose…
Alors doucement, je fais descendre une de mes mains le long de mon corps et je la pose sur ma verge tendue.
Comme si c’était ce qu’attendait Harry, il enroule lui aussi sa main sur son sexe et commence à la bouger tout en gémissant un peu plus fort.
Je l’imite d’abord lentement et de plus en plus vite tant le spectacle qui s’offre à moi est envoûtant, Harry se caresse, et se cambre sur le lit, ses yeux posés sur moi et murmurant mon prénom de plus en plus fort. Je le vois fermer les yeux, comme si il essayait de s’imaginer, que c’était autre chose que sa main qui lui donne du plaisir, peut être une bouche…peut être ma bouche ?
-Hummm Draco…
Ok, sûrement ma bouche !
Finalement, je n’en peux plus, et alors qu’il se caresse toujours, je m’avance vers le lit et sans le prévenir je me mets à califourchon sur lui, il hoquette de surprise alors que je m’empale lentement sur lui tout en capturant ses lèvres pour qu’elles retiennent mes gémissements de douleur.
Harry pose alors sa main sur mon pénis tandis que je descends un peu plus sur son sexe dur. Sa main commence à me caresser et je râle de plaisir alors que je le sens au plus profond de moi…
Mes yeux ne quittent pas ses incroyables yeux verts et je bouge mon bassin de haut en bas, la sueur donne à ses lèvres un goût salé et j’adore cela, et sa main sur moi continue ses vas et viens.
Il gémit de plus en plus bruyamment et je me délecte de ce son, puis bientôt je ne pense plus à rien alors que de ses hanches il fait des mouvements de plus en plus brusques pour s’enfoncer plus profondément en moi et qu’il touche ma prostate.
Je suis incapable de dire le moindre mot logique, je suis juste capable de pousser des petits cris incohérents tandis que petit à petit je sens l’orgasme se répandre dans mon corps.
La seule pensée que je suis capable d’avoir c’est celle qui consiste à me demander si on peut mourir de plaisir, parce que là je vais mourir c’est sûr, c’est certain…
- « Je t’aime… je t’aime… Oh Merlin, comme je t’aime… »
La voix rauque de Harry me parvient je ne sais comment aux oreilles et soudain, je sens que je jouis, Harry lève et abaisse encore mon bassin sur son sexeplusieurs fois avant d’exploser à son tour en moi…
Je m’écroule sur lui, le sourire aux lèvres, on essaie tous les deux de récupérer une respiration normale, et je suis content car je sais qu’on ne peut pas mourir de plaisir…
Mais je vous assure que j’étais à deux doigts d’y passer !
Harry nous fait rouler et en profite pour se retirer de moi, je soupire de bonheur alors qu’il caresse mes cheveux trempés de sueur.
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Et qu'il est déjà tard
Je crois qu’il est temps que j’ai une discussion avec lui, il est aussi plus que temps que je le demande en mariage, j’aurais dut le faire depuis longtemps déjà.
Je veux croire en nous, en notre avenir, je veux vraiment que ça marche, car je l’aime ce type, je l’aime comme un dingue…
- « Harry ?
- Oui », murmure-t-il en embrassant mon cou.
Déjà tard
Mais pas trop tard
A toi de voir
A toi de croire
Je me colle un peu plus contre son corps, puis je me souviens que la bague est encore dans la poche de ma veste. Je me lève alors sans tenir compte de son gémissement faussement désespéré.
Je cours comme un fou, tout nu jusque dans le hall, et là je trouve enfin ma veste par terre, je fouille dans les poches et je sors enfin l’écrin de velours.
Je retourne dans la chambre et de nouveau j’angoisse, mes mains derrière le dos, je cache la boîte aux yeux de Harry.
« -Dray, souffle-t-il, que fais tu ? Reviens, j’ai froid sans ma bouillotte. »
J’émets un petit rire nerveux et Harry comprend tout de suite qu’il se passe un truc étrange. Il me regarde légèrement inquiet.
C’est vrai que notre position est bizarre, lui dans un lit avec la tête de quelqu’un qui vient de prendre son pied et moi, debout, tout nu, devant ce même lit, avec les genoux qui tremblent et mon estomac qui remonte au niveau de mon cœur.
Vraiment je ne pensais pas que c’était si dur de faire une demande en mariage, déjà, ça ne s’est pas déroulé du tout comme je l’avais prévu et ensuite il faut bien dire ce qui est : j’ai les boules !
Je suis mort de peur !
Je regarde Harry qui a l’air de s’inquiéter de plus en plus et je me jette à l’eau, oui, Moi, Draco Malfoy, pour la première fois de ma vie, je vais devenir un gryffondor !
Je vous rassure, c’est juste l’histoire de quelques secondes, mais il me faut ce putain de courage qui est la caractéristique de leur maison.
Allez Draco respire ou Harry va vraiment commencer à prendre peur…
- «-Harry, veux-tu savoir où j’étais cet après midi ? »
Harry me regarde d’un air soupçonneux et ses yeux se mettent à briller dangereusement lorsqu’il me répond.
- « Et le soir aussi ! »
Je ne peux m’empêcher de sourire en pensant que mon petit gryffi est vraiment jaloux.
- « Tu sais que je ne te trompe pas, n’est ce pas ? »
Il me sourit à son tour et son sourire fait battre mon cœur un peu plus vite.
- « Je sais », dit-il d’une voix douce.
- « Et tu sais aussi que si je vois William je le tue ? »
Harry se met à rire franchement, puis devant mon air outré, il m’explique que William Grey a 55 ans et qu’il est marié avec trois enfants…
Je suis un peu soulagé mais bon, ce n’est pas parce que ce type est marié et père qu’il ne va pas se jeter sur mon homme qui est toujours en train de rire, autrement dit en train de se foutre de ma gueule.
Je prends une grande inspiration, sort mes mains de mon dos, ferme les yeux, tends le boîtier devant Harry et prononce la phrase fatidique.
- « Harryveuxtumépouser ? »
Seul le silence me répond, il a cessé de rire, c’est déjà ça.
J’ouvre lentement un œil et puis l’autre et je le vois qui fixe la boite puis ses yeux reviennent à moi.
- « Je n’ai pas compris ta question », me dit-il d’un ton étrangement doux.
Je m’approche alors de celui qui a décidé de me rendre fou, il s’assit sur le lit, les yeux de nouveau sur la boite, et il se met alors à rougir comme si il venait de comprendre quelque chose alors que je viens de mettre un genoux à terre devant lui.
Cette fois ses yeux se plongent dans les miens, plein d’interrogation et…d’espoir ?
Doucement, j’ouvre l’écrin de velours, et un anneau tout simple, en or blanc apparaît, je ne tremble plus maintenant, je sors la bague de la boite et prend la main gauche de Harry, par contre lui a les mains qui tremblent.
- « Dray… »Souffle-t-il
Je glisse l’anneau sur son annulaire et je lève les yeux sur son visage.
- « Harry, dis-je en passant mon pouce sur ses joues mouillées de larme, ne pleures pas mon amour… »
Mais Harry ne m’écoute pas, il se jette dans mes bras, ce qui nous fait tomber sur le sol. Cela ne semble pas le perturber car il commence à me couvrir de baisers, et moi, avec son corps chaud contre le mien et bien je me sens parfaitement en état de recommencer ce que nous avons fini il n’y a même pas un quart d’heure.
Bon, c’est bien beau tout ça mais est-ce que se jeter dans les bras de quelqu’un qui vient de nous demander en mariage et de le couvrir de baisers, et de « aïe ! », de morsures peut être considéré comme un oui ?
Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que Harry est en ce moment même en train de me faire un truc de folie avec sa bouche. Et cette bouche talentueuse trace un sillon humide sur mon cou, mon torse, mon ventre, tout en me faisant trembler à chaque coup de langue, à chaque petit mordillement, à chaque souffle…et elle descend encore un peu… Et, doucement, il embrasse enfin la partie de mon corps qui exigeait qu’on s’occupe d’elle. Merlin, j’adore quand il fait cela, et puis…
Oh
Oui
Hummmm
Mon dieu, Merlin, ou n’importe qui, faites que cela cesse…ou non, faites qu’il continue, qu’il ne s’arrête surtout pas.
Harry a en ce moment la bouche très occupée, et je crois que je peux patienter encore un peu pour qu’il s’en serve pour donner sa réponse…Oui, dans certaine situation je sais prendre mon mal en patience…Surtout quand il me fait autant de bien avec sa bouche.
Putain ! Il est doué…
- « Ha…Harry, je vais ve…venir… »
Harry relâche la pression de sa bouche quelques secondeset je ne peux m’empêcher de gémir de frustration.
- «Alors viens ! »
Et sur ces mots susurrés lascivement, Harry continue son incroyable fellation, et moi j’obéis et je viens en criant son prénom.
Ce n’est que quelques secondes plus tard alors que je m’efforce de reprendre mes esprits que Harry me murmure en me prenant dans ses bras, que oui, il veut bien se marier avec moi…
Et vous savez quoi ? Je ne suis pas mort, et oui, toujours pas, pourtant mon cœur a fait un triple saut périlleux avec un salto arrière et une rotation en entendant sa réponse, mais je suis toujours vivant. Je dois avoir un cœur de sportif, remarque avec le sport que Harry m’a fait faire rien que ce soir, je crois que je le savais déjà, surtout que vu la pression que je sens sur ma cuisse, il a l’air de vouloir poursuivre sa mise en forme.
Hummm, je ne suis pas contre, j’ai un grand sourire qui squatte mon visage depuis que j’ai sa réponse mais cela met égal, il partira bien un jour ce sourire, n’est ce pas ?
Et c’est toujours sur le sol, que je décide de m’occuper de mon futur mari et de soulager un peu tout ce qu’il peut y avoir de tendu chez lui…
Et d’après les râles et les gémissements qui me parviennent aux oreilles, je crois que je fais cela plutôt bien !
Il vaut mieux d’ailleurs car j’ai décidé de squatter son cœur tout le reste de ma vie, jusqu’à ce que la mort nous sépare…
….et même peut être après.
Qui sait !
Le jour s'est levé
Sur cette étrange idée
La vie n'est qu'une journée
Et la mort qu'une nuit
La vie n'est ajournée
Que si la mort lui nuit
Fin
Encore merci Lemoncurd…et merci aux illustrateurs du TO qui ont bien voulu bosser sur cette petite hisoire.
Alors, qu’en pensez-vous ? Bien? pas bien ?avec ou sans patates?
100 PATATES!
heu...Quoi? Ha, je viens encore de péter les plombs devant tout le monde...heu...désolée chers lecteurs, c'est la fin de la journée et mon seul neurone n'est pas encore connecté...
D'où la question que tout le monde se pose: Le dernier neurone de Artoung se reconnectera-t-il un jour?
Coment ça on s'en fou?
Mééééééééééé je suis une nain comprise!
snif
sniiiif
Bon ok, je vous laisse pour cette fois. Mais vous ne perdez rien pour attendre!
Bisous tous fous,
Arrrrrtoung! (ça fait plus peur si on prononce comme ça).