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au 14 Sept. 17 :
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contenant 14394 chapitres
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Noel au balcon enrhumé comme un con.
Par Tsuukoo
Noël '07  -  Romance
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    Chapitre 1     3 Reviews     Illustration    
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-Atchaaa !

-A tes souhaits, répondit une voix mi amusée –mi inquiète.

-Ouais ! Ouais c’est ca, trancha son interlocuteur.

-Aller Moony tu vas pas me bouder comme ca jusqu'à la fin du semestre ? supplia Sirius.

-Qui sait ?

 

Les traditionnelles bougies qui décoraient la grande salle avaient ce soir un mal fou à se faire remarquer a travers le foisonnement de bibelots, machins, choses, trucs, et autre entitées moins définissables qui peuplaient le château pendant les fêtes de fin d’année.

Albus Percival Wulfric Brian Dumbeldore, décoré de l’ordre de merlin première classe, président sorcier du Magenmagot, Manitou suprême de la Confédération internationale des mages et sorciers ne pouvait simplement pas résister a l’attrait des fêtes.

Qu’il s’agisse d’halloween, de Pâques ou de la saint Glin-glin ; ses élans festifs ne pouvaient êtres contenus ; et cela que très légèrement encore ; par sa sous-directrice Minerva Mc Gonagall.

Elle avait très probablement évité pour cette année aux élèves de Poudlard de se voir affublés :

-« D’un uniforme réglementaire de Noel. »

Concept qui peut aisément se résumer à :

-« Une modification saisonnière de l’uniforme réglementaire. »

Mais le professeur de métamorphose n’avait pas cédé :

-« Pourtant Minerva je vous assure… »

Ainsi aucun élève n’était déguisé en elfe du père Noel.

-« pantalon vert rainette, veste rouge avec gros boutons doré, chouchou avec du houx pour les filles, et cravate en gui pour les garçons. 

-Non Albus laissez ces premières années tranquilles ! »

 

Et même si Albus  n’avait pas obtenu la pièce maitresse de sa représentation, le château regorgeait de ce qui aurait pu suffire a décorer Londres et toutes se banlieue réunies.

Cet effort particulier de la direction avait insisté un nombre important d’élèves à rester a Poudlard cette année pour Noel ; on avait donc organisé un bal après le gargantuesque festin du réveillon.

Et pendant que certains a moitié assoupis digérait leur repas ; ce qui était le cas de Peter Pettigrow (affalé de tout son long sur un canapé).

D’autres dansaient, discutaient et profitaient allègrement du fait que les professeurs avaient quelque peu abusé de l’hydromel et des Bièraubeurre.

Alors même si James Potter, les cheveux presque peignés était partit se chercher a boire au moment ou Lucius Malfoy passait a proximité ; Sirius Black ne put se retenir de l’insulter.

Seulement Malfoy ne se promenait jamais seul et très vite Sirius avait du prendre la fuite entrainant Remus ; qui n’avait eu le tort que de se trouver là ; avec lui.

 

Les bruits de course se rapprochaient derrière eux. Leur dernier raccourci leur avait fait gagner du temps ; mais les pas lourds et anormalement vifs de Crabbe et Goyle faisaient s’entrechoquer les boules de Noel accrochées au mur dans un tintement cristallin.

Malheureusement le couloir était encore long et la statue d’Heymeryck le chevalier aux gnomes ne les dissimulerait pas tous les deux, d’après ce que Remus pouvait observer.

-AH !... Bravo Sirius… Grâce à toi on va encore… finir la soirée à… l’infirmerie !...Ou être en retenue jusqu’a la fin du mois !, cracha Lupin à bout de souffle.

-Mais non !...Viens ! dit-il en saisissant le bras de Remus et en l’attirant derrière la statue d’Heymeryck.

-Si tu crois qu’ils ne vont pas nous voir ici ! Siffla Lupin entre deux respirations bruyantes.

Les deux jeunes hommes étaient grands et mince et même si le bloc de pierre pouvait les dissimuler dans un certain angle de vue ; une fois parvenu à leur hauteur personne ne pourrait les ignorer.

- Tiens-toi prêt ! lança Sirius en sortant sa baguette de sa robe de soirée.

A ce moment là Heymeryck qui ronflait quelques instants plus tôt une chope de Bièraubeurre a la main ; ouvrit paresseusement les yeux.

-Sacre bleu ! Comptez-vous vous  estourbir quelque maraud avec ceci petit damoiseaux ? Marmonna t-il la voix enrouée par le sommeil. J’ai en ma personne une certaine qualité pour ce genre d’office, bailla t-il bruyamment en étirant son torse, révélant ainsi le groupe de Serpentards qui se rapprochait dangereusement d’eux.

-Chut… supplia Remus. Vous aller les attirer encore plus vite.

Les yeux de roches du chevalier semblaient encore embués par l’alcool.

-Point de crainte ! L’intrigue de cette affaire sera mienne. Brava t-il fièrement. A l’arrière garde les jouvenceaux ! Et joignant le geste a la parole il poussa brusquement les deux adolescent dans l’interstice entre son socle et le mur.

C’était une sensation proche de la transplanation , l’impression d’être écrasé entre la pierre dense de la statue et celle granuleuse du mur, comme un linge un peu trop bien essoré. Mais leurs corps reprirent presque immédiatement leur volume tridimensionnel.

  

Ni l’un ni l’autre n’avait eu le temps de comprendre ce qui s’était passé, mais le choc du bras de pierre d’Heymeryck puis le passage dans l’interstice leur avait fait perdre leurs baguettes qu’ils tenaient chacun a la main. Et tout ce que Remus savait c’est qu’après être passé dans un rouleau compresseur, il était maintenant assis sur un sol très dur, et que la température avait violement baissé.

Il ouvrit un œil Sirius était allongé à coté de lui, les jambes entremêlées dans le siennes.

-Waouh ! Qu’est ce qu’il nous a fait ? Brailla Sirius tout en se massant le crâne et en essayant de se redresser sur les coudes.

Malgré la mélodieuse et puissante voix de Sirius, le loup-garou avait perçu un autre bruit étouffé.

-Attends ! Lui intima Remus.

-Quoi ? Qu’est ce qui se passe ? demande Black.

-Chut ! J’entends rien ! Le coupa le châtain en mettant sa main sur la bouche de Sirius pour le faire taire.

Le murmure d’une conversation parvenait a ses oreilles de loup ; la voix trainante de Malfoy qui menaçait quelqu’un de le faire déplacer dans les cachots ; et la voix éraillé d’Heymeryck qui l’envoyait promener en y mettant les formes.

-Mais quoi ? demanda Sirius en dégageant la main de Remus.

-Chut ! Souffla Lupin en replaçant sa main, et en mettant la deuxième derrière la nuque de Sirius.

Remus était obnubilé par la conversation que Sirius lui ne pouvait entendre. La tête légèrement inclinée, les yeux dans le vague ; et surtout…. Surtout, ses mains sur la peau de Sirius.

Ce n’était évidement pas la première fois qu’ils se touchaient, mais depuis un certain temps déjà le contact de la peau de Moony avait un drôle d’effet sur le jeune Black.

Comme un fourmillement qui se répandait partout dans son corps et réchauffant chaque atome de son être ; en clair l’exact contraire de la sensation qu’il avait éprouvé en voyant une fille de 5eme année de Poufsoufle attirer Remus sous le gui pour lui voler un baiser.

En y repensant son estomac se contracta et il frémit, faisant s’enfoncer encore plus les doigts chauds de Remus dans ses cheveux.

Ce mouvement aussi léger fut-il statufia Sirius ; il prenait soudain conscience de leur proximité et de la position dans laquelle il était maintenu.

C’était comme si les nerfs de Sirius ne recevaient  des informations que de la part de sa nuque et de ses lèvres, la tête commençait à lui tourner, et l’envie irrépressible de toucher encore plus son camarade l’envahi.

Sans vraiment s’en rendre compte sa main avait fait la moitié du chemin vers l’un des poignets de Remus.

Les doigts de Sirius glissèrent sur la peau fine de Remus, rappelant à ce dernier la présence de son compagnon.

-Oh Je suis désolé, se rattrapa le châtain avec précipitation, libérant Sirius de son étreinte. Ils s’en vont. Heymeryck leur a dit que, nous étions partis vers les tours est.

Remus avait senti une étrange vibration dans ses reins quand Sirius l’avait frôlé, et il priait toutes les constellations pour ne pas être en train de rougir.

-Euh… marmonna –t’il en se relavant. On devrait attendre un peu qu’ils s’éloignent, ca m’étonnerait qu’ils aient cru a l’histoire d’Heymeryck ; ajouta t-il en tendant une main a Sirius pour le relever.

Le brun semblait déconcerté et ses pommettes avaient pris une teinte rosée des plus inhabituelles.

Le froid mordant vint se rappeler cruellement a Remus ; s’engouffrant dans son col ouvert et faisant danser des mèches de ses cheveux fauves devant ses yeux.

Il semblait maintenant plus qu’évident au loup-garou que c’était le froid qui rougissait les joues de Sirius ; cette constatation lui serra étrangement le cœur et il fut d’autant plus déçu de devoir lâcher la main de son ami.

-Et on est ou là ? lança Sirius en détachant son regard des mèches dansantes de Moony.

-Aucune idée. Je ne savais même pas qu’il y avait des balcons a Poudlard.

-Voyons Moony ! Il a de tout a Poudlard, même des statues ivrognes et des rebuts de Serpenbatards.

Remus étouffa un rire et s’approcha de la balustrade en marbre.

Le balcon d’un style italien renaissant en marbre blanc jurait affreusement avec l’architecture gothique de l’école.

-Qui aurait cru qu’il y avait un passage secret derrière Heymeryck le chevalier aux gnomes ?

-Franchement ! Après la salle sur demande, le passage de la sorcière borgne et le chemin sous le saule cogneur, tu devrais pourtant savoir qu’il a à Poudlard bien des choses que tous ignorent ! claironna Sirius en s’accoudant sur le marbre.

Souriant, Remus soupira laissant échapper de la vapeur d’eau de ses lèvres colorées par le froid.

Les yeux gris de Sirius avaient suivis le filet de vapeur et redessinait maintenant les lèvres fines de Moony.

- On devrait y aller, suggéra Lupin, sinon on va geler ici.

-Hein ? Mais et si ils sont encore là ? Sursauta Sirius.

_Y’a qu’a demander a Heymeryck. Heymeryck! Lança Remus. Heymeryck! Dit-il plus fort.

_Peut-être qu’il ne nous entende pas ? S’enquit Sirius.

-Attends.

Lupin colla son oreille contre la pierre glacé du mur a l’endroit qui devait correspondre a l’emplacement du chevalier aux gnomes.

Le vent les fit frissonner un instant puis l’expression sur le visage de Remus passa de l’incrédulité a une indifférence froide.

-Il s’est rendormit… Il s’est rendormit et il ronfle ! On va jamais sortir d’ici !

Un instant Sirius pensa que ce n’était pas si mal d’être coincé avec Remus, mais en voyant la mine défaite de son camarade il se sentit coupable d’avoir pensé ca.

-Sirius, dis moi que tu as ta baguette… supplia Remus.

-Euh…

-Sirius …?

-Ben… J’ai du la laisser tomber quand il nous a poussé…

-C’est pas vrai ! gronda Remus.

-Et toi t’as pas la tienne ?

-Je l’avais laissé dans ma veste, qui est probablement toujours sur ma chaise dans la grande salle… ronchonna t-il.

-Aller ! t’inquiète pas comme ca Moony ! Tu vas te faire des cheveux blancs ; plaisanta Sirius. Quelqu’un finira bien par nous retrouver, et au pire l’autre alcoolo se réveillera bien un jour, répondit Sirius avec un grand sourire.

Remus lui ne souriait pas, bien au contraire, il commençait a percevoir qu’ils étaient peut-être les premiers a jamais avoir atterri sur ce balcon, et qu’aucune  aide extérieur n’était a espérer. Quand à Heymeryck il ne se réveillerait probablement que tard dans la journée, si seulement il se souvenait encore d’avoir enfermé des personnes sur le balcon.

Or la perspective de passer la nuit enfermé avec Sirius Black sur un balcon aurait été plus réjouissante s’il ne faisait pas depuis quelques semaine déjà des rêves on ne peut plus érotiques sur son meilleur ami.

Car non content de fantasmer sur un garçon, il avait fallu que se soit sur Sirius Black ; le seul garçon de Poudlard à avoir au moins un fan club actif dans chacune des maisons.

Le pire serait qu’il rougisse stupidement et bégaye, ou qu’il s’endorme et rêve de Sirius.

Les réflexions de Remus en étaient là quand elles furent interrompues par son camarade.

-Hey Remus ! Qu’est ce qui t’arrive ? T’est tout silencieux depuis tout à l’heure.

-Quoi ? s’exclama Remus en rougissant, Non pas du tout ! J… je réfléchissait a un moyen d… de nous sortir de là ! … et euh…

-Faudra surtout qu’on marque ca sur la carte ! C’est James qui va être content ! C’est vraiment l’endroit rêvé pour emmener des filles !

Bien qu’il n’ait eu en tête aucun nom de filles avec qui il aimerait passer une soirée, il cherchait surtout un moyen de retarder leur départ et de passer un peu plus de temps en tête à tête avec Moony.

-Tu voudrais pas plutôt m’aider à trouver une sortie d’abord ? Rumina Remus.

-Qu’est ce que j’en ai fais ?... elle doit bien être là… J’espère que je l’ai pas laissé à Peter ?! C’est pas lui qui dégoterait des filles à qui montrer la vue de toute façon.

-C’est pas bientôt fini ? S’énerva Remus. En plus c’est de ta faute si on en est là ! Tu pouvais pas laisser Malfoy tranquille pour une fois ?

-Hein ? Ma faute ? C’est quand même pas ma faute si ce sale Serpenbatard prétentieux à du mal a accepter la vérité sur ses tares congénitales ! Se défendit Sirius en plaisantant.

-Arrête de jouer au crétin ! S’emporta Remus ; A moins que tu ne joues pas ? Apparemment tu n’as pas remarqué qu’on va geler tous les deux ici ! Alors la prochaine fois, tu me feras le plaisir de t’y fourrer tout seul dans tes galères ! Rugit le loup.

A la seconde ou la dernière syllabe mourrait sur ses lèvres il prit conscience de ce qu’il venait de dire. Il n’avait pas voulu aller aussi loin et certainement pas traiter Sirius de crétin, il ne voulait pas non plus être mis de coté lors des aventures ; mais la panique avait pris le dessus, et il avait préféré dire ca plutôt que de citer les véritables raisons de son trouble.

Sirius était resté immobile pendant la tirade du loup-garou seul son sourire moqueur  s’était évanouit. Le regard gris se fit soudain d’acier et il fronça les sourcils.

-Ah ouais ? Je ne suis qu’un crétin uniquement capable d’attirer des emmerdes ? Et ben puisque t’es si malin Mr Je -sais-tout t’as qu’a te démmerder pour sortir d’ici. Moi je suis très bien là !

Il croisa brutalement les bras et s’assit dans un coin contre la balustrade, un air buté et blessé sur le visage.

Remus n’avait jamais aimé qu’on le traite de Je-sais-tout, mais cette fois l’insulte ne le touchait même pas, ce qui le blessait bien trop c’était le regard rageur et peiné que Sirius lui avait lancé avant de se retourner.

-Sirius, appela t-il d’une voix timide… Sirius je…

-Humpf… grogna le brun en se renfrognant un peu plus.

-Je ne sais pas ce qu’il ma pris… Excuse moi, s’il te plait, implora Remus.

Mais Black lui tournait résolument le dos et semblait plus prêt a danser un slow avec Severus Snape  que d’admettre que Remus existait.

Remus mortifié par le rejet de son ami se laissa glisser contre le mur et serra ses genoux contre sa poitrine pour lutter contre le froid sur ses joues comme contre celui de ses entrailles.

 

Une demi-heure avait dû passer depuis leur dispute et Sirius s’ennuyait ferme ; il n’avait pas très envie de s’excuser, il avait sa fierté, mais il ne supportait pas de rester fâché avec Remus et il aurait  préféré passer ce temps a plaisanter avec son ami plutôt qu’a bouder dans son coin.

Surtout qu’en y réfléchissant bien c’était effectivement sa faute s’ils étaient sur le balcon, mais la réaction de Moony l’avait blessé plus profondément qu’il n’aurait cru possible. Cherchant ce qui avait ainsi put mettre son ami hors de lui il releva la tête vers le ciel étoilé et son regard fut attiré par l’astre sélénite.

Sa bouche s’ouvrit en grand ébahit par sa propre bêtise.

Comment son cerveau atrophié avait-il fait pour oublier que la pleine lune était dans moins d’une semaine ? Il ne le savait pas lui-même, mais ca expliquait la saute d’humeur de Remus. Et dire qu’il était resté la a le bouder alors que son ami devait se sentir coupable et surement mal a cause de ces symptômes mensuels.

Il se retourna précipitamment, et vit Remus recroquevillé a l’autre bout du balcon, tremblant de froid.

-Merde ! Remus est-ce que ca va ? demanda Sirius très inquiet en s’approchant de son ami.

-J’ai froid, répondit le loup-garou en relevant doucement son visage.

Son teint était pâle et ses lèvres étaient bleuies par le froid. Sirius s’agenouilla a coté de lui et posa sa main sur son front.

-T’as pas de fièvre mais t’as du choper froid, dit Sirius.

-La faute a qui ? répondit un peu sèchement Lupin.

Il releva rapidement les yeux comme pour s’excuser d’avoir encore agressé son ami mais Sirius lui fit un regard compatissant.

-Je suis désolé Moony j’avais pas remarqué que c’était bientôt la pleine lune… Tu m’en veux?

-Hein ?

Lupin leva les yeux pour voir le rond presque parfait que dessinait la lune dans le ciel d’hiver. Lui aussi avait oublié.  Il baissa les yeux vers Sirius et lui fit un regard d’excuse.

-Aller Moony j’peux pas te laisser prendre froid maintenant. Il aurait l’air malin notre loup avec la crève ! Ricana t-il.

Il se pencha et passa ses bras autour de Remus, le loup resta figé dans ses bras, redoutant ses propres réactions. Au bout de quelques minutes les genoux de Sirius commencèrent à lui faire mal et il changea de position, il s’accroupi détendant quelque peu ses jambes.

Sirius avait appuyé son front sur l’épaule de Remus et tentait du mieux qu’il le pouvait de réchauffer son camarade, il en profitait également pour s’imprégner de cette rare proximité physique avec le châtain, respirant son parfum en espérant pouvoir en conserver un peu dans les narines.

Il avait glissé ses bras dans le dos de Lupin pour l’isoler un peu mieux de la pierre et du vent et par un heureux hasard provoqué ; sa main droite arrivait juste au niveau des mèches rebelles sur la nuque de Remus. Cette disposition particulière occasionnait a chaque coup de vent un effleurement entre les cheveux et les doigts. Chaque brise, souffle, ou bourrasque était donc intérieurement béni par Sirius Black.

Le jeune loup-garou emmitouflé dans le cocoon de chaleur que le brun avait crée autour de lui se laissait aller a penser que c’était bien plus agréable qu’un bain chaud après une longue journée.

Remus se détendait totalement, appréciant la caresse des longs cheveux de Sirius sur sa joue, une langueur délicate s’installait en lui quand Sirius se mit  tanguer légèrement berçant encore plus le loup. Mais bientôt le roulis de Sirius ressemblait à une mer déchainée. Rester accroupi n’était pas beaucoup plus confortable que d’être sur les genoux.

-Tu sais tu n’es pas obligé de… commença Lupin.

Mais Sirius c’était dégagé pour étirer ces jambes, et le froid avait repris son emprise sur le corps de Remus avec encore plus de force, comme s’il voulait le punir d’avoir cru échapper a ses embrassades.

-Tu vois que je suis obligé, répondit Black avec un sourire.

Il se déplaça pour être sur le coté de Remus et passa son bras sur son épaule ; l’avantage était que d’un coté  les jambes de Sirius pouvaient s’étirer de toue leur longueur a leurs guise mais tout le coté opposé de Lupin était glacé par le vent.

Sirius se mis de nouveau à gigoter, essayant de parer aux attaques du froid avec  ses mains qui commençaient elles aussi a s’engourdir.

-Laisse Sirius. Tu dois avoir froid toi aussi. Dit Remus en attrapant une des mains de Sirius, Tu vois tes doigts sont glacés aussi. Et tu ne me sers pas à grand-chose si tu te transforme en glaçon.

-Pourtant avec un bon Whiskey pur feu les glaçons c’est vraiment génial, assura Sirius dans une affirmation exagérée.

Le rire discret de Remus fut rompu par une timide quinte de toux, il étouffa le faible toussotement  mais les secousses qui parcoururent son corps n’échappèrent pas à Sirius.

-Tu vas vraiment être mal si tu ne réchauffe pas, dit-il inquiet. Et a ce rythme la je ne pourrais bientôt plus te servir a grand-chose comme tu le faisais si finement remarquer.

- Le soleil n’est pas prêt de se lever alors qu’est ce tu suggère ?

-Que tu ne m’en veuille pas trop pour ca.

Sirius c’était levé et était venu se placer juste derrière Remus, il fit glisser ses jambes de chaque coté du jeune loup-garou et commençait a enroulé ses bras autour des épaules de ce dernier quand Remus réagit enfin.

-Euh… Sirius ? Qu’est ce que tu fais ?chevrota Lupin.

-Désolé… je sais que c’est bizarre, mais je vois pas de meilleur moyen de te réchauffer.

-C’est juste que… hésita Remus.

-Euh… Je veux pas faire quelque chose de euh…  bizarre si ca te gène…

-C’est…

-Ah ! nan nan  c’est pas grave, il dois bien y avoir une meilleur façon de te réchauffer, lança Sirius avec un sourire forcé, en commençant a se relever.

Mais en y réfléchissant honnêtement Remus ne s’était pas senti  aussi réchauffé depuis longtemps ; et c’était surement sa seule chance d’être aussi proche de Sirius, d’autant qu’il ne risquait pas de se retrouver dans une position inconfortable vu que Sirius serait derrière lui.

-Non attends !

Remus avait attrapé la main de Sirius juste avant que celui-ci ne l’enlève de son épaule.

-J’ai encore plus froid quand tu t’en va, murmura t-il sans oser se retourner pour regarder Sirius.

-Mais… ca te gène pas ? Tu sais je veux pas…

-Ca va, ca me gène pas, je m’attendais juste pas à ca.

-…

-…

Remus tira un peu sur la main de Sirius pour l’inciter à se rassoir. Le brun se pencha et pris appuis sur le dos de Lupin pour se positionner confortablement. Les mouvements entre leur vêtements masquèrent le tremblement qui parcouru le corps de Sirius.

Il positionna de nouveau ses bras autour du corps transit de Remus et commença à frictionner doucement ses bras et ses épaules.

-Ca va mieux ? demanda doucement Sirius.

Mais les mots s’étaient perdus dans sa gorge et il n’avait émis qu’un faible chuchotement.

-Hein ? dit Remus en inclinant sa tête vers le brun.

Sirius au même moment c’était rapproché de l’oreille de Remus pour répété ses paroles.

-Je disais, est ce que ca va m… Murmurait-t-il quand ses lèvres frôlèrent le lobe de l’oreille de Remus répandant dans son corps un fourmillement bien plus intense que tout ce qu’il avait pu expérimenter auparavant.  ieux ?… fini t-il un peu chevrotant.

Le corps de Remus s’était un peu contracté a cet infime contact, mais quand il sentit les mains du brun se resserrer imperceptiblement sur ses épaules il se détendit.

-Oui ca va beaucoup mieux. Merci Sirius.

-Pas de quoi.

Et en effet il n’y avait pas vraiment de quoi ; ce tremblement donnait à Sirius l’impression qu’il profitait de la faiblesse de Moony pour faire quelque chose de mal.

Il voulut décoller son torse qu’il avait positionné contre le dos de Remus, mais ce dernier frissonna en sentant l’air frais s’engouffrer dans l’espace libre et s’enfonça dans les bras de Sirius pour retrouver sa chaleur.

-Tu dois avoir les mains gelées. Donne les moi que je te les réchauffe, dit le châtain en saisissant les doigts fins de Sirius.

Il plaça ses paumes douces autour et frotta lentement.

-Après tout, tu te donne un mal de chien pour me maintenir au chaud depuis tout a l’heure, dit Remus avec un sourire.

-C’est rien t’est pas obligé de…

-Bien sur que si ! D’ailleurs pourquoi se serait seulement toi qui t’occuperait de moi ? Toi aussi tu peux tomber malade non ? remarqua Remus avec une point de remord et de reproche dans la voix.

-Mais c’est ma faute si on en est là ! Alors je dois prendre soin de toi, je ne voudrais pas que tu sois malade a cause de moi, c’est tout.

Remus sentit son cœur s’enfoncer dans sa poitrine, et l’influence de la lune se faisait encore sentir, il avait envi d’envoyer Sirius promener. Pourquoi est ce que tout le monde le traitait toujours comme un malade ? Comme un faible ?

-Remus ?

La voix de Sirius calma Remus et son irritation se mua en mélancolie.

-Tu pense vraiment que je suis faible alors ? demanda faiblement Lupin.

-Quoi ? S’étouffa Sirius.

-C’est vrai ! C’est ce que vous pensez de moi ! Qu’il faut toujours veiller sur moi comme un enfant. Je le vois bien avec James tu fais tout ce qui te passe par la tête alors qu’avec moi tu réfléchis toujours à tout comme si tu avais peur que je me blesse tout seul !

Remus tentait de s’éloigner de Sirius, et se détacher de la puissance des bras de son ami, mais le brun raffermit sa prise sur les épaules de Remus et l’obligea à lui faire face.

-Quoi ? Mais pas du tout ! Tu vois bien aujourd’hui je t’ais tellement peu prêté d’attention qu’on s’est retrouvé coincé ici et que a cause de moi tu va passer une pleine lune encore plus difficile que d’habitude… Je suis désolé… Je sais que je le fais mal mais je veux pouvoir veiller sur toi, ca veut pas dire que t’est faible, juste que tu compte pour moi…

Remus était pris au dépourvu, ses yeux étaient fichés dans ceux de Sirius et il ne parvenait pas à articuler ou même a formuler une pensée cohérente.

-Aller quoi tu me verras pas faire tout ca pour n’importe qui, rajouta Sirius avec un de ces sourires charmeur.

Il ramena Remus contre lui et passa un de ces bras en travers de son torse dans une étreinte qu’il espérait n’être pas trop amicale. Il avait été vraiment touché que Remus lui parle si franchement, le loup avait du mal a se confier et deviner ce qu’il lui passait par la tête relevait souvent du casse-tête, il ne voulait donc pas tout gâcher avec une stupide réaction incontrôlable.

Lupin se cala bien confortablement dans les bras de Sirius, il ne semblait pas pressé de les quitter, et il inclina légèrement sa tête pour l’appuyer sur celle de Sirius.

Malgré ses bonnes résolutions le contact provoqua en lui vague de chaleur, qui bourdonnait dans tout son corps.

Il senti son esprit s’alléger de toute pensée qui n’était pas celle de toucher Remus, de sentir l’odeur de ses cheveux, de toucher sa peau, d’embrasser ses lèvres.

Il resserra doucement son étreinte, désespérant que Remus lui réponde.

-Sirius ?

-Oui ?

Sirius s’avançait doucement de manière a pouvoir frôler leurs joues l’une contre l’autre.

-J’ai chaud. Haleta Remus.

-C’est tan mieux nan ? Souffla Sirius.

-Hum…

Plus le temps passait moins les caresses de Sirius étaient discrètes et il était persuadé que Remus finirait par s’offenser et s’éloigner de lui, mais au contraire plus il effleurait la joue de Remus avec ses lèvres et plus le châtain semblait perdre pied, tout comme lui perdait pied.

L’odeur de Remus l’enivrait, occultait tout ce qui avait pu un jour exister d’autre dans ce monde, et Sirius se mit a respirer de grandes bouffées dans les cheveux de son ami.

-Remus ?

-Oui ?

-Tu sens bon.

Le loup laissa échapper un petit rire clair.

Reprenant un peu ces esprits Sirius se détacha un peu de son ami.

-ben … euh… je voulais dire…

-Toi aussi tu sens bon Sirius, répondit simplement Remus, en passant sa main le long de la jambe du brun.

Remus fit doucement remonter sa main jusqu'à atteindre les cheveux de Sirius. Il n’était plus très sur que tout ceci soit la réalité mais ca lui était égal maintenant, après tout si Sirius le laissait faire pour de vrai il ferait bien d’en profiter ; le risque persistait cependant qu’il soit endormi et en train de faire un des rêves dont il avait la spécialité. Mais la voix de Sirius était trop basse pour être celle d’un rêve.

-Remus?

-Hum…

-T’as la peau encore plus douce que ce que je croyais.

Sirius posa ses lèvres sur la joue de Remus et commença a l’embrasser doucement, sur les tempes, sur le lobe de l’oreille, sur ses paupières. Remus ne le repoussait pas et il était bien décidé a continuer jusqu'à ce qu’on l’empêche d’aller plus loin. De toutes façons sont corps refuserait probablement de lui obéir même si voulait arrêter.

-Sirius ?

-Hum…

-Euh… tu… enfin, tu sais je suis allongé sur toi et…

Sirius se redressa précipitamment essayant au maximum de ne pas s’appuyer sur Remus, qui se mit de nouveau a rire.

-Je suis désolé, commença Sirius, je voudrais pas que tu me prennes pour un pervers… c’est que j’étais un peu… euh…

-Ne t’excuse pas. Moi aussi je suis un peu…

-Ah ?

-euh…

-…

-…

Le silence commençait a durer et la couleur sur les joues de Remus avait dépassé le stades des infrarouges. Chacun évitait soigneusement le regard de l’autre, alors quand Remus entendis des bruits de l’autre coté du mur il sauta sur ses pied d’un seul bond.

-J’entends quelque chose. C’est Mc Gonagall ! Je sais pas comment elle a su qu’on était la mais on va enfin pouvoir sortir ! s’écria Remus.

-Super, soupira  Sirius mi soulagé mi déçu, en se remettant lui aussi sur ses pieds.

Un étrange bruit de ronflement se mêlait aux remontrances du professeur de Métamorphose, et après l’attribution de quelques retenues, les deux Griffondor purent enfin rentrer dans leur dortoir, ou Peter et James les attendais pour une version presque complète de l’histoire.

Le Lendemain matin le dortoir des garçons de Griffondor retentissait des éternuements de Sirius et de Remus.

 
 
     
     
 
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