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au 05 Sep 08 :
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contenant 3121 chapitres
qui ont générés 6233 reviews
 
     

     
 
L'étrange noël de Monsieur Potter
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour
One Shot - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     4 Reviews    

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Disclaimer : Les personnages sont à JKR, l’idée de départ est de Zoo, les chansons appartiennent à Tino Rossi and Co, la blague c’est mon frère qui me l’a raconté (c’est pas de ma faute si je l’ai retenue).

Genre: One Shot, Romance

Pairing: Draco/Harry

Rating: M

Oo0o00o0o0o0o0o0o00o0o00o0o0o0o0o00o0o0o0o0

Note pour Zoo: Ma petite Zoomalfoy (qui est, je sais, plus grande que moi), je te souhaite un joyeux anniversaire, je te fais plein de gros bisous.

J’espère que ce modeste cadeau te plaira.

Je n’ose te mettre le nombre de fois que j’ai écouté mes CD de Noël pour écrire cette histoire, mais je peux te dire que mes oreilles en tintillent (si si ça existe) encore !

Je n’ose aussi te dire combien j’ai avalé de cagettes de clémentines (que cela soit clair, j’ai avalé les clémentines pas les cagettes en bois) devant mon ordinateur, mon estomac est en manque maintenant dès que je passe une heure sans en manger (je parle toujours des clémentines !) !

Donc, au moins pour mes oreilles et mon estomac, j’espère que ça te plaira et aussi pour l’amour des chauves qui sourient !

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L’étrange Noël de Monsieur Potter

Samedi 24 décembre

Comme la plus part des commerçants, la boutique de jouets « Enfantillage » du Chemin de Traverse était ouverte en ce 24 décembre. Et étrangement il y avait eu beaucoup de clients qui s’étaient aperçus en retard qu’il manquait un cadeau à un de leur neveu ou à leur petit cousin ou encore des papas assez tête en l’air à qui on avait confié l’achat du dernier jouet à la mode qu’il fallait absolument obtenir car tous-les-autres-copains-de-leur-adorable-tête-blonde allaient l’avoir, ça c’était sûr.

Harry s’occupait de son magasin depuis maintenant 3 ans. Après la guerre, il avait eu envie de ça. De cette ambiance de fête chaque jour de l’année car vendre des jouets était vraiment un travail formidable. En plus ça marchait bien pour lui. Il aurait même pu ouvrir un second magasin mais il préférait ne pas s’étaler et pour l’instant ce qu’il avait lui convenait. Il travaillait en étroite collaboration avec les jumeaux Weasley qui lui fournissaient une partie conséquente de ses marchandises.

Donc Harry travaillait en cette veille de Noël mais il ne s’en plaignait pas. De toute façon, cette année il allait passer le réveillon seul.

Ron et Hermione était en France avec le reste de la famille Weasley pour passer Noël avec Fleur et Bill. Ils l’avaient bien sûr invité mais Harry avait vraiment trop de travail, mais il allait venir le 26 décembre pour passer les fêtes avec eux jusqu’au nouvel an.

Ron avait épousé Hermione il y avait près d’un an et demi, cette dernière était enceinte de trois mois et Harry allait être le parrain pour sa plus grande joie. Il commençait déjà à acheter à son ou sa futur(e) filleule des cadeaux, ce qui laissait croire qu’il allait être un véritable parrain-gaga.

Dans la boutique était diffusé en continu des chants de Noël et une joyeuse sonnette tintait à la porte à chaque entrée ou sortie des clients.

Harry aimait beaucoup l’ambiance de Noël. Dehors la neige tombait, mais il ne la voyait que faiblement, il commençait à faire nuit, pourtant la rue était bien éclairée

Il lisait le journal. Maintenant les clients étaient plus rares, beaucoup devaient déjà se préparer pour le repas.

Sur la porte d’entrée était affiché un drôle de mot : Le 500ème client de la journée aura le privilège de demander ce qu’il veut, se trouvant bien entendu dans le magasin.

Harry en était à 497 clients et il doutait qu’il y en ait d’autres. Il allait fermer d’ici 20 minutes, il était déjà plus de dix-neuf heures.

Il était donc derrière le comptoir et lisait le journal. On y parlait encore de lui. Comme chaque semaine ou presque.

Si Harry avait une vie simple qui avait lassé les médias, ce n’était pas le cas de Draco Malfoy. Son ancien condisciple de Poudlard était devenu le célibataire le plus en vue de la communauté sorcière. Il était riche, noble, et incroyablement beau…

Harry soupira. Draco Malfoy sur la page du journal souriait avec charme à une jeune femme ravissante avant de lui faire un baisemain.

Harry était amoureux de l’ancien serpentard. Il s’en était aperçu il y avait deux ans de cela. C’était à Noël aussi. Il avait 21 ans à l’époque. Cette année là il avait eu une grosse commande de jouets pour un orphelinat, l’acheteur était Draco Malfoy. Il ne l’avait pas vu personnellement mais c’est à ce moment là, en voyant son nom sur le bon de commande qu’il avait compris que si son cœur s’accélérait dès qu’il pensait à l’ancien serpentard c’était tout simplement parce qu’il l’aimait et non pas parce qu’il faisait une allergie étrange à Malfoy.

Pourtant l’excuse de l’allergie avait marché un bon nombre d’année. Il y avait cru dur comme fer qu’il le détestait ce sale snobinard. Il avait réussi à se convaincre pas mal de temps mais bon il fallait bien ouvrir les yeux un jour.

Il avait revu Draco assez souvent depuis la fin de la guerre, ils avaient même parlé quelques fois. C’était toujours Malfoy qui venait vers lui, il ne lui disait rien de gentil mais rien de méchant non plus, juste des banalités, comme pour que Harry sache qu’il était toujours une partie de sa vie.

Il l’avait croisé aux rares cérémonies où il avait accepté d’aller. Draco était devenu un homme influent, il était invité à tous les galas, la presse l’adorait et la population sorcière aussi. Il fallait dire que Draco était l’un des héros de la guerre et le public avait pris en sympathie ce garçon qui avait dû trahir sa famille pour la cause des Justes, comme on l’appelait maintenant. Son histoire avait ému tout le monde et le fait qu’il garde toujours une attitude impassible et aristocrate, presque blasée faisait qu’il était considéré comme un des héros du siècle dernier, la classe et le charme, un dandy dans toute sa splendeur.

Harry, le connaissant mieux que la plupart des gens, savait que la guerre avait changé Draco Malfoy, son regard arrogant était maintenant teinté de tristesse et un peu perdu. Mais qui ne l’aurait pas été après avoir vécu autant d’horreurs.

Il avait donc revu Malfoy, souvent de loin dans une rue, mais quelques fois Draco venait jusqu’à lui comme pour lui donner de quoi rêver avant de disparaître. Il l’appelait toujours Potter et Harry l’appelait toujours Malfoy. Il disait des phrases comme : « Alors Potter, tu as daigné venir à une cérémonie, c’est bien, je te présente Marie-Zoé, une amie… »

Ou encore : « Ah Potter…J’ai vu une tignasse noire dans la foule. J’avais raison c’était toi. Voici Elisabeth, une amie qui mourrait d’envie de te rencontrer. »

Harry avait vite compris que Malfoy avait beaucoup d’amies. A chacune des soirées, le blond amenait avec lui sa conquête du moment et à chaque fois Harry avait mal. C’est pour cela qu’il avait décidé d’arrêter de se rendre à tous ces galas et aussi parce que ça l’ennuyait. En vérité il y avait été juste dans l’espoir de voir le blond mais à chaque fois celui-ci était accompagné alors il avait cessé de s’y rendre et avait commencé sa paisible petite vie.

Enfin il devait quand même être un peu maso pour regarder les journaux parlant de l’ancien serpentard. Là aussi il était rarement seul sur la page. Toujours avec une femme. Poitrine généreuse. Jambes interminables. Bouche pulpeuse. Longue chevelure chatoyante…

Lui n’avait ni décolleté généreux, c’était plat de chez plat, ni jambes interminables, les siennes se terminaient à ses pieds comme la plupart des mortels. Ils ne possédaient pas non plus une bouche pulpeuse, ses lèvres étaient normales, et Malfoy ne verrait jamais sa chevelure que comme « une tignasse noire » et sûrement pas comme une « longue chevelure chatoyante ».

En quelques mots, il était un garçon et pas une fille.

En quelques mots la vie était mal faite quand un homo aimait un hétéro.

Harry leva les yeux de son journal quand tinta la porte d’entrée. Un homme d’une soixantaine d’année lui acheta un balai pour enfant, c’était son 498ème clients.

Harry allait fermer dans cinq minutes. Il n’avait pas vraiment envie de rentrer chez lui. Personne ne l’attendait. Il avait beau dire à ses amis que ça ne le dérangeait pas de passer Noël tout seul, en vérité il aurait bien aimé être comme tous ses gens qui venaient dans sa boutique et qui s’apprêtaient à fêter Noël avec les gens qu’ils aimaient.

La porte s’ouvrit, sur une femme cette fois, alors que Harry commençait à ranger sa caisse. Elle lui acheta une peluche-nuit-bon-sommeil qui réchauffe l’enfant comme le ferait une bouillotte et qui chasse les soucis.

C’était sa 499ème clientes. Il n’y aura pas de gagnant cette année. Harry allait fermer son magasin.

Au moment où il posa sa main sur le bouton du store la sonnette sonna, le carillon carillonna, la clochette clocha, la tintette tinta. Bref la porte d’entrée fit du bruit et Harry vit entrer son possible 500ème client de la journée, si celui-ci décidait d’acheter quelque chose.

Il portait une lourde cape en velours vert foncé. Harry fronça les sourcils. Le visiteur était caché sous sa capuche.

Enfin il n’y resta pas longtemps car d’un geste gracieux, deux mains pâles et masculines repoussèrent la capuche sur des épaules, dévoilant ainsi une tête aussi pâle que les mains sous des cheveux d’un blond presque blanc.

Des yeux gris moqueurs se fixèrent sur Harry et un sourire amusé étira les lèvres de Draco Malfoy.

Car c’était bien lui qui avait poussé la porte de sa boutique en cette soirée de Noël, faisant par le même coup sonner la sonnette, carillonner le carillon, clocher (mais si ça existe) la clochette et tinter la tintette (ça existe aussi et c’est moi qui raconte l’histoire d’abord !).

-Alors Potter, dit la voix sensuelle et sexy de Draco, quelle belle soirée, n’est ce pas ?

-Malfoy, mais que fais-tu là ? questionna Harry qui se demandait s’il n’était pas en train de rêver éveillé.

Draco eut un sourire ravi comme s’il attendait exactement que Harry pose cette question.

-Je suis venu chercher mon cadeau de Noël, répondit-il.

Harry fronça les sourcils, il n’y avait que des jouets pour enfant ici. Draco attrapa une poupée à portée de main, ne semblant même pas se rendre compte de ce qu’il avait pris et la posa devant le comptoir.

-Je prends ça, dit-il en sortant une bourse. Je te dois ?

Harry regarda la poupée blonde vêtue d’une jolie robe rose à froufrou, puis il regarda l’ancien serpentard.

Draco Malfoy s’achetait une poupée pour Noël ? Harry secoua la tête, il était sûrement en train de rêver. Il annonça le prix d’une voix sourde et Draco paya avec un grand sourire.

-Tu veux un papier cadeau ? demanda Harry espérant que le blond accepterait prouvant ainsi que la poupée n’était pas pour lui mais pour quelqu’un d’autre.

Mais Draco refusa prenant le sac que contenait la poupée presque négligemment mais toujours avec autant de grâce.

Malfoy le regardait avec une drôle de lueur dans le regard mais ne disait plus rien.

La caisse enregistreuse de Harry indiqua le chiffre 500.

-Si on reparlait de mon cadeau…, dit la voix amusée de Draco.

-Pardon ?

D’un geste ennuyé du menton Draco montra l’affiche concernant le 500ème client. Puis il se remit à dévisager Harry.

-Ah oui, tu as le droit de choisir ce que tu veux dans le magasin. Mais comment sais-tu que tu es le 500ème ?

Malfoy sembla un instant gêné mais il se reprit bien vite.

-Je le sais, c’est tout !

Harry soupira. Il avait compris que la poupée n’était qu’une excuse pour Draco, juste pour qu’il puisse choisir ce qu’il veut. D’un côté ça le rassurait. Mais d’un autre il était inquiet. Le serpentard pouvait s’acheter le magasin avec l’argent qu’il avait alors pourquoi être si content d’avoir un cadeau gratuit ? Et pourquoi est-ce qu’il le regardait toujours fixement avec cet agaçant sourire en coin ?

Soudain Harry fut prit d’un horrible soupçon. Non Malfoy ne serait pas aussi insultant.

-Tu vois Potter, commença le blond toujours en le dévisageant, je peux avoir tout ce que je veux ou presque dans ce monde. Mais ce qu’il me ferait vraiment plaisir c’est d’avoir mon ennemi de toujours à mon service !

-Pardon ?

Harry n’en croyait pas ses yeux. Si, si, il était en train de l’insulter ce snobinard !

-Tu as très bien entendu. Je t’ai gagné. Je suis le 500ème, je peux prendre ce que je veux dans la boutique et c’est toi que je veux.

L’ancien gryffondor éclata de rire avant de revenir d’un sérieux inquiétant.

-Tu es fou Malfoy, dit-il d’une voix froide. On est à Noël, pas le premier avril !

Harry allait lui dire de partir mais Draco le regarda de telle façon qu’il sut qu’il était sérieux. Il pensait vraiment qu’il venait de le gagner.

-Malfoy, dit Harry inquiet, tu ne m’as pas gagné, je ne suis pas à toi !

Il avait l’impression de s’adresser à un enfant capricieux, ce qui n’était pas tout à fait faux, Malfoy avait toujours été un gamin pourri gâté. Sauf que maintenant, du haut de ses 23 ans il n’avait plus rien d’un gamin. Il était un homme diablement séduisant, un adulte responsable sexy comme c’était pas permis, et il souriait souvent depuis qu’il était arrivé. Mais la dernière phrase de Harry avait enlevé son sourire et maintenant Draco le regardait avec énervement.

-Je sais bien que tu ne m’appartiens pas, dit-il acide, je ne le sais que trop. Mais je te demande de bien considérer ma proposition. Il n’y aura rien de mal, disons juste que je t’ai gagné pour cette nuit jusqu’à 7h00 demain. Tu devras bien sûr m’obéir et…

-Pardon ? Mais tu es en plein délire Malfoy ! Je ne vais pas être ton esclave pendant une nuit !

Harry commençait franchement à s’énerver. Malfoy était vraiment odieux lorsqu’il s’y mettait.

-Potter, dit-il d’une voix froide, je t’ai gagné, même si tu dis le contraire, c’est ce qu’il y a de marquer sur ta pancarte « : Le 500ème client journée aura le privilège de demander ce qu’il veut, se trouvant bien entendu dans le magasin ». Je suis le 500ème et tu te trouves dans le magasin !

Malfoy était clairement en plein délire.

-Je parlais d’emporter un jouet uniquement ! s’écria l’ancien gryffondor.

-Tu aurais dû préciser. Maintenant si tu ne veux pas que je t’accuse de publicité mensongère et que je te traîne devant les tribunaux, tu vas me suivre !

Harry le regarda abasourdit, Malfoy ne plaisantait pas. Ce petit crétin osait le menacer !

-Et encore, continua le blond, je suis généreux, je ne te demande que de passer Noël avec moi, alors que tu pourrais être à moi définitivement !

La colère de Harry retomba alors qu’il fixait le regard gêné de Draco. Il voulait passer Noël avec lui et il avait inventé toute cette histoire car il n’osait pas le lui demander. Le cœur de Harry battait plus vite que jamais, Draco voulait passer Noël avec lui ! Le même Draco sur lequel il fantasmait comme un dingue ! Le même Draco dont il était éperdument amoureux !

Le silence devenait pesant et Draco avait toujours l’air aussi gêné.

-Il faudra mettre des conditions, dit Harry d’un air neutre. Je veux dire si je dois t’obéir cette nuit, je…

-Oui, coupa Draco avec un grand sourire, c’est évident. Tu n’auras rien à faire de dégradant, d’illégal ou de sexuel, tu devras juste me laisser tout organiser et te laisser guider pour passer cette soirée avec moi.

Harry essaya de ne pas montrer sa déception, il aurait bien aimé être l’esclave sexuel de Draco, juste une fois…

Mais le blond était hétéro. Alors pourquoi voulait-il passer cette soirée avec lui ?

-Avant d’accepter je veux savoir pourquoi tu veux passer Noël avec moi.

Draco prit un air blasé et sembla tout à coup très intéressé par un cheval en bois dans un coin de la pièce, si bien qu’il ne le quitta pas des yeux lorsqu’il répondit à Harry.

-Il se trouve que je suis tout seul à Noël cette année et on m’a dit que toi aussi. Alors j’ai pensé que si je t’invitais on pourrait peut être passer un bon moment et apprendre à se connaître.

Harry fronça les sourcils, Malfoy mentait c’était évident. Que cachait-il ? De plus Harry et lui se connaissaient déjà. Ils avaient été ennemis tellement longtemps qu’ils se connaissaient sûrement mieux qu’eux même. C’est pour cela d’ailleurs que Harry savait que Draco mentait.

Mais il était loin d’être bête et si Draco lui proposait de passer Noël avec lui alors il devait accepter, ne serait-ce que pour passer un peu de temps en sa compagnie.

Il hocha la tête pour donner son accord et Draco lui fit un sourire éclatant qui fut la cause d’une douce chaleur dans le ventre de Harry. C’était la première fois qu’il le voyait sourire ainsi. Comme si il venait de gagner à la tombola. Comme si on venait de réaliser son plus beau rêve. Et Harry captura ce sourire dans un coin de son cœur pour ne jamais l’oublier. Il sourit à son tour mais assez timidement et Malfoy le regarda fermer sa boutique.

Une fois dehors un froid mordant l’agressa alors que dehors un groupe de personnes chantait « vive le vent d’hiver ». Lui il était en train de le maudire le vent, en plus de la neige recommençait à tomber. Il ferma sa porte en grommelant alors que Draco l’attendait patiemment.

A peine eut-il terminé qu’une main chaude et douce attrapa la sienne. Il se tourna étonné vers Draco qui ne le lâcha pas.

-On va transplaner chez moi, dit-il.

Harry hocha la tête incapable de parler. Il allait aussi capturer la douceur de cette main dans un coin de son cœur. Et demain il aurait au moins deux beaux souvenirs de cette soirée : un sourire magique et la main de Draco dans la sienne…

L’ancien serpentard ne lâcha la main de Harry qu’une fois devant le manoir et à contre cœur. Mais bon, le fait que Harry accepte de passer Noël avec lui était déjà un grand pas, plus qu’il n’avait jamais osé espérer. Potter ne disait rien, contemplant le manoir enneigé avec admiration, de fières statues de glace représentant des fées de tailles humaines se trouvaient de part et d’autre de l’allée.

Draco savait que la vue était belle, mais lui ne voyait que Potter. La neige tombait dans ses cheveux noirs et Draco du faire appel à toute sa volonté pour ne pas glisser une main dans la chevelure indisciplinée mais incroyablement sexy.

Les yeux verts derrière les fameuses lunettes se posèrent sur lui avec un étonnement poli alors Draco s’empressa d’ouvrir la lourde porte ornée d’un M majestueux. Il ne fallait pas que Potter se doute de ses intentions. Il devait le séduire avec subtilité. Avec beaucoup de chance, Potter tomberait amoureux de lui cette nuit. Et peut être s’autoriserait-il alors à croire aux miracles de Noël.

Pour l’instant, il avait avec l’aide, il est vrai de ses elfes de maison, décoré le manoir de telle façon que cela respirait Noël dans chaque recoin du manoir. Potter étant un gryffondor pur et dur, il était sûrement fan de cette fête. Draco avait tout prévu et depuis un an.

L’année dernière en effet Potter avait déjà mis sa charmante annonce sur la porte d’entrée de sa boutique. Draco aurait donné n’importe quoi pour être le 500ème client cette année là. Mais Potter passait Noël avec ses amis et Draco s’était dit que si Potter aurait du choisir entre lui et eux, son choix se serait porté sur ses amis.

Mais cette année, Weasley lui avait assuré que Potter serait seul.

C’était marrant, il s’était beaucoup rapproché de Granger et de Weasley. Il leur avait même fait part de son projet de conquérir le gryffondor. Un peu comme un prétendant demanderait aux parents l’autorisation de faire sa cour à l’élu de son cœur. Et étrangement, la belette et sa femme avaient semblé heureux de sa décision et s’étaient arrangé pour que Potter soit libre à Noël.

Bon, la belette lui avait aussi promis qu’il l’étriperait sur place si jamais il faisait du mal à Harry. Draco n’avait de toute façon aucune envie de faire du mal à Harry. Il se tuerait plutôt que de le faire souffrir.

Il l’aimait comme un fou mais le gryffondor ne le voyait même pas. Seuls ses jouets et ses amis semblaient trouver grâce à ses yeux. Il se serait bien lui-même transformé en jouet pour avoir un peu d’attention de la part du gryffondor mais soyons réaliste, un jouet ne peut pas vraiment faire grand-chose de…disons d’intéressant. Il reste immobile, ne bouge pas, alors que la dernière chose dont Draco eut envie en compagnie de Potter était bien de rester inactif.

Rien que de le voir si près de lui, il avait envie de le prendre dans ses bras et de le serrer contre lui. Bon, il avait aussi envie de lui faire l’amour jusqu’à épuisement mais cela faisait moins pervers de dire qu’il voulait juste le prendre dans ses bras. Et un Malfoy n’est pas pervers, c’est un gentleman, c’est la classe et le charme incarné !

Le regard de Draco se posa sur les fesses de l’ancien gryffondor qui avançait dans le vestibule. Le jeune homme blond se lécha les lèvres à cette vue appétissante.

Non, non, il n’était pas pervers mais était-ce sa faute si Potter était aussi sexy ?

Quoiqu’il en soit, il avait déjà réussi à amener Potter jusqu’à chez lui.

Ce dernier regardait émerveillé les bougies volantes qui illuminaient le hall d’entrée, il y a avait aussi des petits anges dorés qui se déplaçaient calmement en souriant avec des paniers dans les bras, contenant du houx, du chocolat ou d’autre chose que Harry ne pouvait voir car les faux anges, même s’ils volaient ne semblaient pas s’intéresser à eux.

-C’est très beau, souffla Harry impressionné.

Draco se contenta de hausser les épaules, se donnant une attitude nonchalante mais il était secrètement ravi que cela plaise au gryffondor.

Harry sursauta lorsque Draco posa ses mains sur lui, pour le débarrasser de son manteau. Il suivit le serpentard passant dans plusieurs couloirs féeriquement décorés et des grandes salles magnifiques et lumineuses.

Tout était parfait et semblait soigné dans les moindres détails. Harry essayait en vain de ne pas trop paraître impressionné. Il se demandait si Draco avait tout préparé pour lui ou si c’était comme cela à chaque Noël. Finalement prenant son courage à deux mains, il posa la question qui lui brûlait les lèvres.

-C’est comme cela chaque année, répondit le blond en soupirant de lassitude, mes elfes de maison adorent cette fête, donc ils décorent le manoir au moins un mois à l’avance pour ne l’enlever que vers début février et encore c’est parce que je les y oblige, sinon, ils feraient de mon manoir un gigantesque lieu de Noël toute l’année !

Draco eut une grimace en prononçant sa dernière phrase qui fit sourire Harry.

-Ce n’est pas si dramatique, moi je trouve ça sympathique de garder toujours un esprit de fête, c’est mignon…

-Il est là, le problème Potter, dit Draco en ouvrant une énième porte, le manoir Malfoy n’est pas sensé être mignon ! Fichtre ! Même les gens du ministère rigolaient en voyant le sombre et terrifiant manoir des Malfoy lors de leur dernière visite d’espionnage !

Draco se retourna irrité vers Harry, ce dernier était en train de sourire avec amusement ! Il haussa un sourcil exaspéré dans sa direction ce qui sembla faire agrandir le sourire niais du brun.

Ok, Potter avait un sourire délicieux, mais Draco détestait que l’on se foute de sa personne. Surtout qu’il n’y avait rien de drôle, au contraire, il avait à demi-mot raconté que le ministère ne le laissait pas tranquille ayant peur de voir surgir en lui le côté mage-noir riche et influent qu’avaient été son père et son grand père. Il pensait que l’ancien gryffondor lui aurait dit un truc comme : Moi je sais ce que nous te devons !ou encore : Tu devrais avoir une statue de toi dans le hall du ministère ! voire même : Tu es mon héros Draco et je t’aime !

Mais non, ce crétin se marrait !

-Qui a-t-il de drôle ? demanda finalement Draco d’une voix froide.

-C’est toi qui es drôle Malfoy ! Je ne savais pas qu’on disait encore « fichtre ! », ou qu’on haussait un délicat sourcil pour montrer son mécontentement ! Tu me fais penser à un Dandy d’un autre temps.

-Je vois, prononça le blond. Potter, je suis un des derniers dans ce monde en perdition à utiliser encore les bonnes manières, alors tu ferais mieux d’en profiter au lieu de te moquer et…

-C’est bon, le coupa Potter, qui de toute évidence ne connaissait pas les bonnes manières. Je ne me moquais pas. En réalité, je trouve cela très plaisant.

Séduisant étant le mot juste mais Harry n’avait pas osé le prononcer.

Draco sembla se calmer et Harry pénétra enfin dans la pièce. Elle n’était pas très grande par rapport à celles qu’il avait vu. La première chose qu’on voyait s’était l’immense sapin, magnifiquement décoré. Du feu crépitait dans la cheminée, il y avait une petite table ronde, recouverte d’une nappe rouge avec des arabesques en or. La table était mise pour deux personnes et des bougies éclairaient ce charmant tableau. De toute évidence, c’était là qu’ils allaient manger.

Un dîner aux chandelles…

C’était ainsi qu’on appelait ce que Harry avait sous les yeux. Avant ce soir, il avait toujours cru que « dîner aux chandelles » c’était un autre nom pour « dîner en amoureux ». Mais là, il devait se rendre à l’évidence que c’était deux choses différentes. Pour une fois, il aurait donné n’importe quoi pour ne pas avoir tort et pour que ce dîner soit un repas en amoureux…

Draco veut juste être ton ami !

C’était ce que se répétait Harry inlassablement pour ne pas se jeter sur le blond, qui était à ses côtés dans cette pièce si chaleureuse.

Il y avait deux fauteuils, en velours rouge près de la cheminée que Draco lui indiqua.

-Assied-toi, je t’en prie…l’invita Draco en prenant lui-même place dans l’un des fauteuils.

Harry regarda un instant le jeune homme blond en face de lui nonchalamment installé et diablement sexy.

« NonHarrytunevaspastassoiresurlui.NonHarrytuneva… » Il fallut à l’ancien gryffondor une volonté de fer pour s’installer à côté du serpentard. Une fois cela fait, il soupira de soulagement. Il était fier de lui !

A peine fut-il assis qu’un elfe vêtu en costard noir saillant apparut dans un « plop », un plateau de verres alcoolisés dans les mains !

Harry fut un instant décontenancé de voir un elfe de maison si parfaitement vêtu, on était bien loin de l’image de Dobby avec son chiffon gris. Même lui, avait l’air débraillé par rapport à l’elfe.

Sans un mot, il attrapa un des verres. Il avait besoin d’un remontant ! Tout ceci était trop étrange !

Draco eut un sourire amusé en voyant la tête de Potter, le pauvre avait l’air complètement dépassé par les événements.

-Le repas sera prêt quand vous le désirerez, Monsieur Malfoy !

-Et bien, d’ici un quart d’heure, ce sera parfait Lex!

L’elfe s’inclina et disparu dans un nouveau « plop ».

-Malfoy que fait ton elfe habillé en costard ?

Draco fronça les sourcils.

-Ne me dis pas que toi aussi tu voulais qu’ils portent de ridicules habits de lutin !

-Pardon ?

-Ha, c’est vrai que tu n’es pas au courant ! Vois-tu Potter, tous mes elfes sont des employés, ils sont rémunérés ! Ils n’étaient pas très chauds pour ça, mais j’ai réussi à les persuader, j’en avais marre de les voir habillés en loques, c’était complètement disgracieux ! Donc pour un salaire misérable, ils deviennent présentables. Bien sûr, il y a quelques petits inconvénients, par exemple, en tant qu’employés, ils peuvent donner leurs avis sur mes exigences. D’habitude, ils sont corrects, mais ils voulaient tous des vêtements de lutin. Du coup, je dois diviser leur salaire en deux pour qu’ils acceptent de s’habiller normalement. Enfin, je te rassure, quand je ne reçois personne, ils mettent ce qu’ils veulent, je m’en moque.

-Tu as divisé leurs salaires ?

Draco eut un sourire ravageur et Harry se sentit fondre.

-Ne cherche pas trop à comprendre Potter, les elfes ont une manière de penser assez …« elfique » je dirais et complètement incompréhensible pour les humains.

Harry avala une autre gorgée de sa boisson, il ne savait pas ce qu’il buvait mais c’était délicieux. Cela le détendait, il se sentait bien.

-Tu aimes ? demanda Draco presque dans un murmure.

Oh oui, je t’aime !

L’ancien gryffondor secoua la tête, il ne devait surtout pas faire de gaffe ce soir. Si jamais Draco se rendait compte de ses sentiments pour lui, plus jamais il n’accepterait qu’ils se revoient.

-Oui, c’est très bon, répondit enfin Harry, d’une voix qu’il n’espérait pas trop rauque.

-C’est de l’ambroisie, « la boisson des dieux », par contre dit-il en lui prenant le verre des mains, c’est traître, il ne faut pas en boire beaucoup, sinon tu ne seras plus vraiment maître de tes actions…

Harry essaya de rattraper le verre mais le blond le fit disparaître en claquant des doigts. Il grogna un peu. Malfoy, ne comprenait pas qu’il avait besoin d’un truc pour ne pas qu’il se focalise sur lui ?

-Je sais me contrôler Malfoy, ce n’est pas un verre qui va me rendre ivre !

-Je m’en doute Potter, mais c’est une boisson qui détruit tes inhibitions et elle est puissamment aphrodisiaque, c’est une boisson spéciale. Et je ne tiens pas à ce que tu te jettes sur moi…

Draco se leva et Harry blêmit. Bien sûr que Draco ne voulait pas qu’il se jette sur lui ! Il serra les dents alors qu’il avait une boule qui commençait à poindre au fonde de sa gorge. Malfoy se dirigeait vers ce qui semblait être une chaîne hi fi dans un coin de la pièce.

Il sentait le regard de Potter sur lui. Mais quel con ! Draco se serait bien donné des baffes. Ses mains tremblaient alors qu’il mettait en marche la chaîne hi fi. Sa stupide conscience avait choisi le bon moment pour se manifester, tiens ! Il était à deux gorgées d’avoir Potter à ses pieds et non, il avait tout gâché ! Tout ça parce que son cœur lui disait que ce n’était pas de cette façon qu’il voulait Harry, pas en étant séduit grâce à l’ambroisie. Mais son corps disait autre chose, il disait que Potter était bandant et que ça faisait trop longtemps qu’il le voulait.

Draco s’efforça de respirer calmement alors que la musique commençait à s’élever dans l’air. Bien, puisque c’était ainsi, il aurait Potter par lui-même. Il pouvait le faire ! Il fallait passer au plan B.

Plan A : Amener Potter dans son antre.

Attirer sa sympathie en parlant du système judicaire qui ne me fait toujours pas confiance.

Montrer combien j’ « aime » les elfes de maison.

Ne surtout pas parler du fait que je divise leurs salaires en deux !

Lui faire boire de l’ambroisie jusqu’à ce qu’il me prenne pour son dieu de la luxure personnel

Lui faire l’amour toute la nuit

Plan B : Si L’ambroisie de marche pas…

Mettre de la musique sensuelle et intimiste…

Dîner avec lui en étant charmant et charmeur

Retirer silencieusement ma chaussure pendant le repas et passer mon pied torridement sur l’entrejambe de Potter.

Le faire durcir jusqu’à ce qu’il se jette sur moi.

Lui faire l’amour toute la nuit !

Le plan B, semblait débuter par un problème. Pourquoi toutes les musiques que jouait sa chaîne hi fi étaient des stupides chants de Noël plein de grelots et de joyeux troubadours ? Il avait beau changer de disque, il tombait sur « vive le vent », « Mon beau sapin » et autre joyeuseté.

Il pesta dans sa barbe contre ses elfes et se retourna en souriant faussement vers Potter alors que la musique jouait.

« Peeeetiiiit papaaaaaaaaaaaaaa Noëllllllllllllllllll »

-Et si on se mettait à table ? demanda Draco avec un sourire crispé.

« Quaaaaaaaaand tu descendraaaaaaaaaaaaas du cielllllllllllllllllllll »

-Si tu veux !

Harry était surpris que Draco aime autant les chants de Noël, mais il trouvait ça charmant, il s’installa à la table. Les entrées apparurent presque immédiatement et Harry en eut l’eau à la bouche.

« Maaais avannnnnnnnnt de partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir »

-Bon appétit !

« Il faudraaaaaaaaaa bien te couuuuuuuuuvriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir »

-Merci toi aussi !

Le repas se déroula dans la bonne humeur. Draco et Harry se parlaient avec animation. Harry passait une soirée formidable. Draco était exquis et il avait un humour mordant qui fascinait Harry. Il n’aurait pas déjà été amoureux de lui, il le serait devenu après cette soirée. Il souriait pourtant tristement sachant que d’un instant à l’autre tout cela ne serait plus qu’un souvenir.

Draco avait retiré sa chaussure avec délicatesse et souriait de toutes ses dents à Harry. Il allait le rendre fou de lui. Il le fallait !

« Douuuuuuuuuuuuuuuuuuuceuh nuiiiiiiiiiiiiiiiit »

-Le pire coup qu’on m’ait fait, c’est une fille qui lors d’un bal m’a carrément gobé le lobe de l’oreille avant de susurrer « Ô Draco, allons aux toilettes, j’ai envie de toi ! »

Harry se mit à rire et son rire fit monter des frissons dans l’épine dorsale de Draco. Il sourit encore plus en avalant une gorgée de vin. Son pied s’approchant de la jambe de Potter.

« Saiiiiiiiiiiinteuh nuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit »

-Je lui ai répondu « Désolé, très chère, mais les toilettes j’y vais justement quand je dois me soulager seul, maintenant rendez-moi mon oreille et allez chercher quelqu’un qui est fan des odeurs des sanitaires et autres joyeusetés lorsqu’il baise. Moi, ce n’est pas mon cas ! »

« C’estttttttttttt Noëlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll »

Le rire de Harry redoubla, il but aussi une nouvelle gorgée de vin, il ne savait pas vraiment combien il avait bu de verres.

-Moi, sourit-il, la pire drague qu’on m’est faite, c’est un type, l’année dernière, on était au resto et d’un seul coup j’ai sentit son pied sur mon entrejambe ! J’étais tellement choqué que je me suis enfui sans demander mon reste ! On n’a pas idée d’être si peu subtil !

« Joyeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux Noëlllllllllllllllllllllllllll »

Bon. Pensa Draco en remettant son pied dans sa chaussure, on passe au plan C.

Plan C : Si pour une raison quelconque le coup de la caresse avec le pied ne marche pas…

Ne pas se décourager, rien n’est perdu !

La musique a sûrement dû faire son effet sur Potter !

Finir le repas tranquillement en se rendant le plus sensuel possible.

Par exemple, lécher sa bûche glacée avec un air érotique.

Ne surtout pas lancer la blague de Blaise à propos des nains sur les bûches !

Prendre tendrement la main de Potter dans la sienne et la caresser avec le pouce.

Lui avouer les yeux brillants (ça c’est important) qu’on est fou de lui !

Faire un petit sourire timide mais malicieux (sourire numéro4)

Attendre que Potter, incapable de résister, se jette sur vous.

Lui faire l’amour toute la nuit !!!

Il était déjà plus de 23 heures lorsqu’ils commencèrent leurs desserts. La musique de Noël jouait toujours et Draco faisait de son mieux pour ne plus l’entendre. Il devait se concentrer sur sa glace et pas sur ce stupide vent d’hiver qui s’en va sifflant soufflant dans les grands sapins verts !

« Sur le loooooooong chemiiiiiiiiin
Tout blanc de neige blancheuuuuuuuuuuh »

A cause de ça, il planta rageusement sa cuillère dans sa bûche. Il jeta un coup d’œil à Potter et perdit son souffle.

Ce n’était pas possible d’être aussi sexy.

Il mangeait sa glace en fermant les yeux, un air extatique sur le visage.

Draco reprit un verre de champagne, car il avait soudainement du mal à déglutir.

« Boule de neigeuuuuuuuuuuh et jour de l'aaaaaaaaan
Et bonne annéééééééééééée grand-mèreuuuuuuuuh... »

Harry entrouvrit les yeux et sourit d’un air satisfait. Ce dessert était délicieux. Draco avait les yeux étrangement sombres et Harry pensa qu’il avait dû un peu trop boire. Ses pupilles étaient un peu trop dilatées, c’était à peine si on voyait du gris dans tout ce noir. Il regarda un des petits nains de Noël qui souriait planté sur la bûche. Et l’attrapa, s’apprêtant à lécher le chocolat sur la pique.

-Harry, demanda Draco d’une voix rauque, sait-tu pourquoi les nains sur les bûches ont toujours le sourire ?

-Aucune idée.

-Parce qu’ils vont se faire sucer…

Harry écarquilla les yeux avant de regarder le nain souriant qu’il tenait entre ses doigts. Draco semblait être très pâle soudain, il avait dit la blague de Blaise à l’homme de sa vie ! Mais qu’est ce qui ne tournait pas rond chez lui ? Il devait le séduire, bordel, pas lui raconter des blagues douteuses !

-Et bien, sourit Potter poliment en reposant sagement le nain, je suis sûre que cette blague plaira à Ron, je vais devoir la retenir.

Draco hocha la tête sans un mot, toujours aussi abasourdi par sa propre bêtise.

-Et toi, demanda Harry, qu’est-ce qui te fait sourire ?

Draco le dévisagea s’attendant à un piège.

-Pourquoi cette question ? demanda-t-il d’une voix soupçonneuse.

Il vit étonné Potter rougir un peu et cela lui fit un drôle d’effet dans l’estomac. Merlin ! Qu’il pouvait l’aimer !

-Parce que j’aime te voir sourire, répondit enfin l’ancien gryffondor.

Le cœur de Draco redoubla de vitesse alors que Harry se mettait à rire nerveusement.

-Oulà, je crois que j’ai trop bu ! dit-il gêné. Oublie ma question….

-Toi.

-Pardon ?

-C’est toi qui me donne envie de sourire, avoua Draco dans un souffle.

Le rougissement de Harry s’intensifia mais il lui sourit en retour alors Draco se dit que peut-être rien n’était encore perdu et qu’il lui restait le plan D.

Plan D : D comme Dernière chance (comme Draco aussi et comme Divin mais on s’en fou) !

Si le plan D ne marche pas, se suicider !

Finir le repas tranquillement.

L’emmener auprès du sapin et lui offrir son cadeau.

Lui avouer qu’on l’aime et qu’on veut vivre sa vie avec lui !

Si il essaie de se sauver le rattraper et lui faire boire de force de l’ambroisie !

Lui faire l’amour toute la nuit !!!!!!!!!!!

Harry avait passé une soirée divine, il avait un peu bu mais il était bien, le blond ne lui avait jamais paru aussi accessible. Il faut dire, qu’il savait détendre l’atmosphère avec ses blagues ridicules. Bref, maintenant, il était remonté à bloc, le courage de sa maison semblait avoir envahi chaque pore de sa peau. Il avait envie d’embrasser le blond et de lui avouer ses sentiments. Il se sentait prêt et tant pis s’il gâchait tout ! C’était cette nuit où jamais !

-Draco, ce repas était merveilleux. J’ai passé une soirée excellente !

-Moi aussi ! Maintenant, viens près du sapin avec moi…

Draco le prit par la main et Harry oublia un instant ce qu’il devait dire, ce n’est qu’une fois vers le sapin, qu’il se rappela qu’il devait tout lui avouer. Il prit une grande inspiration, et regarda le blond qui était en train de se baisser.

-Ecoute Draco, je…

-Tiens.

Harry écarquilla les yeux, son regard tombant sur un petit sachet en velours que Draco lui tendait.

-C’est pour moi ?

Le jeune homme brun, essayait de ne pas sourire stupidement.

-Mais, je n’ai rien pris pour toi, dit-il d’un air mortifié.

-Oh Potter, tu ne pouvais pas savoir que tu venais ici, je t’ai quasiment kidnappé ! Allez prends le !

Harry prit le petit sachet et défit les cordons, il regarda à l’intérieur et tâta le sac mais il semblait ne rien y avoir. Peut être que le sac était le cadeau ? Oui, ça devait être ça ! Elle était bien cette minuscule bourse en velours gris.

-Merci, dit-il en souriant.

Draco fronça les sourcils avant de comprendre que Potter ne savait bien entendu pas comment ça marchait.

-Il faut poser le sac sur du plat…

Harry rougit avant de poser la bourse à même le sol.

Soudain, il se passa un drôle de truc. La bourse s’ouvrit complètement jusqu’à former un rond tout aplatit sur le sol. Quelque chose sembla pousser mais sous le tissu, puisqu’une forme semblait grandir sous le velours.

L’instant d’après deux minuscules mains se dégagèrent du tissu, un peu comme quand Harry sortait de sa cape d’invisibilité.

Harry regarda avec stupeur un mini lui-même sortir du tissu, enfin un mini-lui de quatorze ans avec son uniforme de Poudlard et pas plus haut qu’un pouce. Il se souvint alors des figurines de Krum qui étaient à vendre lors de la coupe du monde de Quidditch, c’était une figurine du même style, un peu aussi comme le dragon miniature qu’il avait pioché dans le sac lors du Tournoi des Trois Sorciers.

Le petit Harry, se retourna vers le tissu et l’instant d’après une autre forme en surgit. C’était un chien noir miniature, qui secouait sa queue de contentement et aboyait silencieusement en direction du garçon qui lui souriait.

Harry avait les larmes aux yeux. Il ne se détachait plus de ses deux petits personnages et entendait à peine ce que Draco lui disait.

-C’est le premier que j’ai réalisé, je l’ai fini, lorsque j’étais en septième année et commencé au début de la troisième année. Il n’est pas très réussi, tes cheveux ne sont pas assez en pétard et tes yeux n’ont pas ta vraie lueur. Je t’avais vu avec ce chien à Pré-Au-Lard et tu avais l’air de bien l’aimer et j’ai compris plus tard que c’était ton parrain, en fait au début de la cinquième année. Je…ce n’est peut être pas une bonne idée de cadeau…

Draco baissa la tête. Il était vraiment idiot. Décidemment il gâchait tout ! Potter ne disait rien se contentant de regarder encore l’adolescent et le chien.

Finalement au bout d’un moment il leva ses yeux sur Draco. Des yeux un peu trop brillants au goût de l’ancien serpentard. Il comprit alors que Potter avait de la peine.

-Merde…souffla-t-il tendant une main tremblante vers le gryffondor.

Harry eut un faible sourire.

-Je dirais même « fichtre », dit-il en refermant enfin le cordon. Il se tourna vers le serpentard et sans signe avant coureur le serra dans ses bras. Très fort.

-Merci, souffla-t-il contre le cou du blond.

Draco était incapable de répondre quoi que soit. Son cœur voulait sortir de sa poitrine, pour rejoindre celui de Harry. Il se contenta de le garder dans ses bras.

Il voulait lui dire qu’il l’aimait, il voulait lui avouer que si il avait été son modèle c’était parce que déjà à cette époque, il l’aimait…

-Je peux voir tes autres créations ? demanda Harry toujours contre son cou.

Draco acquiesça silencieusement. Se retenant de frissonner lorsque Potter s’écarta de lui. Après tout, lui montrer ses créations était le moyen le plus simple pour que Harry comprenne ses sentiments. Quand il verrait qu’il était toujours le personnage principal de ses figurines, il allait savoir…

Draco avait un peu peur lorsqu’il amena Harry dans son atelier. Il n’y avait qu’une dizaine de petites sacoches en velours pendues par leur cordon. C’était un travail long et fastidieux, qui demandait de la magie et de la passion.

Il décrocha un sac en velours vert et le tendit à l’ancien gryffondor qui s’empressa de le poser sur une petite table.

L’instant d’après le sac s’ouvrit et avec une rapidité surprenante un minuscule Harry de dix-sept ans volant sur son éclair de feu sortit de sous le tissu.

Le vrai Harry le regarda, émerveillé, essayant de le suivre des yeux à travers la pièce. Finalement un minuscule vif d’or apparut et le minuscule Harry le poursuivit avant de le rattraper plusieurs minutes après. Il revient vainqueur vers le morceau de velours, regarda son créateur qui se tenait devant lui et lui tira la langue narquoisement en le narguant avec son minuscule vif d’or.

-Très mature ! commenta Draco.

Le Harry en chair et en os, rigola avant de fermer le petit sac.

-Il fait toujours ça ? demanda l’ancien gryffondor.

-Oui, soupira Draco.

Le sourire de Harry s’agrandit et il se demanda quand Draco allait lui montrer d’autres personnages. Il adorerait voir un mini Draco, il pourrait peut-être demander au vrai de lui laisser, pour pouvoir le contempler à loisir.

Draco remit en place le sac vert et décrocha un sac de velours rouge.

Cette fois ce fut un Harry de son âge qui sortit, minuscule, il y était derrière son comptoir de sa boutique de jouets. Il leva sa tête vers eux et leur fit un signe de la main avant de reprendre son travail. Il semblait très occupé par de la paperasse.

-Ca me rappelle que je n’ai pas fini mes commandes, soupira le grand Harry en refermant le petit sac.

Draco se contenta de sourire. Décidemment Potter, ne semblait pas encore avoir compris.

Le petit sac en velours violet, contenait un Harry qui devait avoir entre dix-huit et vingt ans, il se promenait juste, nettoyant de temps en temps ses lunettes où passant une main nerveuse dans ses cheveux. Puis il leva les yeux vers Draco et lui fit un sourire éblouissant.

-Celui là, à l’air de bien t’aimer !

-Oui, il a vu que j’étais irrésistible !

Harry sourit, amusé.

-Tu as d’autres personnages? Demanda-t-il

Draco hocha la tête et décrocha un petit sac de velours noir.

A peine fut-il posé sur la table que trois sorciers en robe noire en sortirent, Harry sourit en se voyant en compagnie de ses amis, Ron et Hermione. Ils étaient plus vrais que nature, en train de se disputer. Harry se voyait quelques années en arrière dans un des couloirs de Poudlard. Le petit Harry regarda ses amis et leva ses yeux vers lui en soupirant de lassitude. Mini Ron et mini Hermione se rendirent alors compte de leurs présences et cessèrent de se disputer. Hermione lui sourit doucement, et Ron qui venait d’apercevoir Draco se mit à l’invectiver silencieusement brandissant son poing et s’énervant tout seul en sautant rageusement, incapable de l’atteindre.

Draco eut un sourire amusé et referma le sac.

-Je suis sûr que Ron va adorer celui-ci ! s’exclama Harry enthousiaste.

-Tu es vraiment, incroyablement doué, continua-t-il, en regardant les sacs suspendus.

-Merci, répondit Draco très content que Harry apprécie son travail.

Le regard de Harry brillait se demandant quel sac il allait bien pouvoir regarder dans les cinq restants. Et puis étrangement son regard fut attiré par un autre coin de la pièce. Il fronça les sourcils, un petit sac tout blanc y était suspendu.

Alors que Draco se perdait dans les explications sur la façon de créer une figurine, Harry s’approcha du sac blanc. Maintenant qu’il était assez prêt, il vit qu’il n’était pas en velours mais en soie.

Il le décrocha et revint vers la table.

-Ensuite tu prends une pincée de fleur d’irréalité et…Potter qu’est ce que tu fous ?

Draco blêmit. C’était trop tard, Potter avait ouvert le petit sac. Cette fois il allait comprendre…

Harry regardait le tissu en soie, ça bougeait mais rien ne sortait, pourtant il y avait quelque chose dessous, soudain la soie glissa, révélant une jambe nue et incroyablement blanche.

Le tissu glissa encore et Harry écarquilla les yeux.

Sur un drap de soie blanc, un mini lui était en train de faire l’amour avec un mini Draco. Il se vit attraper les draps entre ses doigts pendants que Draco s’enfonçait en lui. C’était une scène magique. Harry n’arrivait pas à détourner le regard.

La figurine de Draco semblait prendre son temps, sa cadence était lente et sensuelle. La sueur perlait au creux de son dos et une petite main brune quitta les draps pour se poser sur une minuscule fesse blanche alors que le corps brun se cambrait un peu plus à chaque coup de rein.

Harry leva finalement les yeux vers le créateur de cette scène. Son cœur battait trop vite, sa respiration avait accélérée. Il attendait quelque chose qui lui prouverait qu’il n’était pas en train de rêver.

Draco ne le regardait pas, il contemplait toujours la scène avec un petit sourire triste.

-Ils ont l’air de s’aimer, dit-il d’une voix absente. Je suis jaloux de ma figurine…elle a le droit d’avoir ce que je n’aurai jamais…

Il referma le sac en soupirant et leva enfin ses yeux vers Harry.

-Tu peux partir, dit-il essayant de ne pas paraître trop amer, c’est gentil d’être resté dîner avec moi…

-Je croyais que je devais rester jusqu’à sept heures du matin et il n’est que une heure.

-C’est bon Harry, soupira Draco, je ne veux pas de ta pitié…

Draco ferma les yeux, il voulait que Harry parte. Il voulait rester seul et oublier que pendant un instant il avait cru que son rêve pourrait se réaliser.

-Moi aussi…

Draco leva la tête vers celui qui n’était pas encore parti.

-Toi aussi quoi ? demanda-t-il un peu abruptement.

-Moi aussi je suis jaloux de ma figurine, mais pas que de celle là, de toutes les autres, elles ont le droit à tes mains sur elles. Je voudrais moi aussi prendre vie sous tes doigts.

Harry s’approcha de lui, le regard déterminé.

-Je t’aime Draco…et ce soir, je veux faire l’amour avec toi.

Il y eut un silence pendant que Draco essayait de convaincre son cœur de recommencer à battre.

-Mon lit possède de très beaux draps blancs en soie, murmura-t-il finalement d’une voix enraillée.

Il sentit deux lèvres chaudes et douces se poser sur les siennes. Il ouvrit la bouche, son cœur battant trop vite à présent, un goût de champagne et de chocolat lui parvint tout d’abord et puis alors que le baiser s’accentuait, le goût de Potter était là, l’envahissant délicieusement, lui faisant tourner la tête plus fortement que le champagne où n’importe quel verre d’ambroisie.

-Emmène moi, soupira Harry dans un souffle.

L’instant d’après Draco les fit transplaner dans sa chambre.

Ils se déshabillèrent avec hâte, en partie guidés par l’alcool, mais surtout emportés par leurs cœurs et grisés par leurs corps.

Et bientôt Harry se retrouva allongé sur les draps soyeux, soupirant d’extase sous les coups de langue de Draco.

Il avait passé un Noël vraiment étrange et peut être que demain, il se réveillerait dans son lit et tout seul. Mais pour l’instant ça avait l’air vraiment vrai.

Et c’était vraiment bon.

Ça ne pouvait être qu’un rêve car Draco lui murmurait qu’il l’aimait tout en le préparant avec douceur.

Oui, c’est un rêve, pensa-t-il en embrassant désespérément son amour. Ses mains semblaient ne pas se rassasier de son dos, il les posa au creux de ses reins et appuya un peu. Juste pour sentir le sexe dur contre son ventre. Juste pour l’entendre gémir son prénom.

Draco lui faisait l’amour…

Harry ne pensait pas que c’était « ça » faire l’amour avec Draco. Sinon, il se serait décidé avant. Mais là, Draco avait sa tête dans son cou et suçait doucement sa peau alors que Harry l’appelait faiblement, pour qu’enfin il vienne en lui.

Il écarta un peu plus les jambes et les doigts magiques quittèrent son entrée. Il entendit Draco prendre sa respiration avant de le sentir s’enfoncer tout doucement.

Il pleura. Il s’en voudrait le lendemain d’avoir pleuré mais là c’était trop fort, c’était trop bon, c’était Draco.

Draco qui bougeait si lentement, si tendrement que Harry ne pouvait que pleurer. Pleurer pour plus. Pleurer pour encore. Pleurer pour toujours.

Draco qui murmurait son prénom comme si ce mot était devenu son univers, son seul port d’attache face au plaisir qui bouleversait tout, autour de lui, en lui.

Alors le rythme s’intensifia, les coups de reins se firent plus rapides, plus durs, plus saccadés. Les ongles de Harry griffèrent un peu le dos de Draco. La bouche de Draco mordit un peu l’épaule de Harry. Mais à part ça, ils ne se firent que du bien et même ces minuscules attaques passionnelles faisaient du bien.

Lorsque la main pâle se posa sur le sexe vibrant de Harry, ils étaient déjà très proches de la jouissance. Draco tremblait et Harry criait. Il hoqueta lorsque Draco le caressa au même rythme que le diabolique mouvement de ses hanches.

Lorsque Harry éjacula entre eux, il ouvrit les yeux en grand en sifflant le prénom de Draco. Draco gémit longuement en sentant l’étau de chair se resserrer par spasmes autour de son sexe et donna plusieurs coups de reins désespérés avant de jouir à son tour.

Quelques minutes plus tard, leurs respirations étaient presque calmées. Ils étaient toujours dans les bras l’un de l’autre.

Un peu poisseux, un peu paumés, ils ne réalisaient pas encore très bien.

Plus du tout bourrés, ils avaient dessoulé, même s’ils ne réalisaient pas encore très bien…

Assez fatigués et pourtant la main de Draco se trouvait déjà sur une partie du corps de Harry, touchant tout doucement, partie qui commençait à se réveiller à nouveau…

Prêts pour un autre round ?

Possible…si on en croit le sourire ravi de Harry.

Sûrement…si on en croit les caresses plus appuyées de Draco.

Et puis ils commençaient peu à peu à réaliser.

Vraiment réaliser.

Et Harry se disait déjà qu’il ne partirait sûrement pas à sept heures du matin.

Et Draco lui murmurait déjà qu’il ne le laisserait pas partir du tout et il se félicitait lui-même car il était bien décidé à réussir le plan E.

Plan E : Qu’importe le plan A, B, C, D

Voici le vrai plan !

Le seul plan !

L’unique plan !

Aimer Harry…

Et l’aimer toute la vie.

Thiii endeuh (La fin –pour les non anglophones-)

Voilà chers tous ! J’espère que ce petit conte de Novel vous aura plu ou tout du moins fait passer un peu le temps et encore un joyeux anniversaire à Zoomalfoy qui a bien grandit (snif, je suis émue) !

Bisous!

Artoung

 
     
     
 
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