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Disclaimer: Harry n'est pas à moi Ce texte il est à toi ma rélie, du premier au dernier mot. Parce que tu es tellement importante pour moi que pour te faire plaisir je t’aurais créé un monde rien que pour toi, un monde tel que tu l’aime. Mais je n’en ai malheureusement pas le pouvoir. Aussi je t’offre ce texte sans prétention, la seule chose qui soit dans mes capacités. Juste un instant hors du temps. Un instant hors du temps La fête battait son plein à Poudlard. L’alcool coulait a flot sous l’œil un peu flou des différents professeurs qui en avaient abusé. Des adolescents déchaînés dansaient sur une musique assourdissante. Parés de leurs plus beaux atouts, les élèves tentaient de séduire leur proie. Il faisait chaud dans la grande salle. La chaleur humaine et celle des immenses cheminées s’ajoutaient pour faire augmenter le mercure, accordant à la soirée une chaleur moite malgré la rigueur de l’hiver au dehors. Une silhouette se fraya tant bien que mal un chemin parmi la foule, repoussant avec un sourire poli les mains qui tentaient de le retenir. Il réussit enfin à s’esquiver, et après un cours trajet, il poussa les immenses portes de l’école de sorcellerie. Derrière les lourds battant apparu le paysage paisible du parc de Poudlard sous son lourd manteau blanc, de gros flocons virevoltants dans les courants d’air. Sans hésiter, le jeune homme s’extirpa de la tiédeur du couloir pour atterrir dans le froid mordant du dehors. Il rajusta son écharpe rouge et jaune et se mit en chemin vivement. Sa belle cape noire parcourue de symboles argentés était à présent gorgée de neige fondue et ses chaussures pas tout a fait étanches condamnaient ses orteils à une mort par congélation. Mais le jeune homme n’en avait cure et il continuait son chemin, contournant l’immense bâtiment de pierre. Enfin il sembla arriver à destination. Il se dirigea vers ce qui ressemblait à un bloc de neige gigantesque. Mais une petite plaque argentée indiquait la serre numéro 13. Le jeune homme poussa la porte en fer forgée qui s’ouvrit avec le grincement lugubre de ces portes rarement utilisées. Il la referma soigneusement, empêchant ainsi la neige d’entrer. Il épousseta ses cheveux noirs en bataille où de nombreux flocons avaient élus domicile et retira la lourde cape gorgée d’eau et son épaisse écharpe. Il les accrocha soigneusement à un piton de fer dépassant du mur. Puis il retira ses chaussures et ses chaussettes et les posa près du mur. Il était vêtu à présent d’un simple pantalon blanc bien coupé et d’un doux pull noir à col roulé. Avec ses pieds nus et sa tenue qui le mettait parfaitement en valeur sans fioritures inutiles, il se dégageait du jeune homme une impression de beauté et de pureté désarmantes. Il pencha la tête, et ce simple mouvement dévoila sur son front une cicatrice tristement célèbre, logée entre deux yeux d’un vert émeraude affolant. Harry Potter, le héro de la petite fête, avait réussi à s’échapper de ce qu’il considérait comme un calvaire. En ce dernier jour de l’année, Poudlard tout comme le monde sorcier fêtait la victoire de la lumière sur les ténèbres. Harry Potter avait vaincu la veille Lord Voldemort. Une fête aux proportions démesurée avait été mise en place pour célébrer l’événement. Mais l’étoile que pour une fois tous encensaient n’arrivait pas à en profiter. L’alcool ne parvenait pas à effacer la douleur sourde qui l’accompagnait depuis la veille. La musique trop forte ne parvenait pas à l’abrutir. Les moues séductrices ne parvenaient pas à détourner son esprit des victimes de ce charnier. Il se sentait étrangement seul au milieu de cette foule compacte. Chaque sourire de bonheur tentait de cacher le goût salé des larmes, et il ressentait cruellement le manque. Malgré le nombre, les absences lui sautaient cruellement aux yeux. Alors il avait fuit. Lui le grand vainqueur, le courageux Gryffondor avait fui lâchement cet endroit où chacun s’évertuait à convaincre son prochain que tout allait bien, que la mort n’avait frappé que dans le camps des ‘méchants’ Et il avait rejoint son bout de paradis à lui tout seul. Et comme à chaque fois qu’il gagnait son refuge secret, il ne put s’empêcher de le trouver beau. Il l’avait découvert il y a de ça quelques mois. Cette serre était abandonnée depuis plusieurs années, car beaucoup trop proche de la forêt interdite et beaucoup trop éloignée du château. Et un ou plusieurs élèves avaient à une époque transformé l’endroit en ce qui semblait être un endroit parfait pour amener l’élu de son cœur. Mais comme toujours à Poudlard, les plus belles choses retombaient dans l’oubli. Et la nature avait repris ses droits de la plus belle des façons sur la serre aménagée. Harry s’avança sur l’herbe douce et épaisse. Il prit plaisir à sentir les brins d’herbe d’un vert tendre lui chatouiller doucement les pieds. Il écarta de son chemin une branche souple d’un arbre qui poussait lentement au milieu de la serre. D’ici quelques années, sa cime crèverait le plafond de verre. Harry le contourna et poussa un soupir de contentement en se logeant dans son endroit préféré, un nœud entre deux branches, suffisamment large pour qu’il puisse s’y blottir. D’ici il avait une vue d’ensemble sur la serre. Il frissonna un instant. Même s’il faisait meilleur qu’à l’extérieur, la température était toujours inférieur à zéro et son pull bien que chaud ne le protégeait pas tout à fait de la rigueur de la température. Mais Harry ne tenta pas de se réchauffer d’un coup de baguette. Comme toujours, il se contentait d’admirer la beauté éphémère et changeante de l’endroit, malgré la vapeur qui se dégageait de sa bouche à chaque exhalation. La serre était imprégnée de magie. Ce qui expliquait les phénomènes déroutant qui avaient lieu ici. L’arbre sur lequel était perché le survivant était ainsi en pleine floraison. Des petites fleurs d’un violet pâle mais au cœur bleu foncé avait éclos il y avait à peine quelques jours. Et elle répandait leur odeur envoûtante malgré le givre qui les recouvrait. Une fontaine ornée en son centre d’un phénix majestueux avait elle aussi été touchée par le froid. Et comme si la température avait chutée brutalement, les jets d’eaux s’étaient vus figés par le gel, créant ainsi un entrecroisement d’arc gracieux. Le lierre qui recouvrait entièrement le mur du fond s’était transformé en une magnifique sculpture de glace, où chaque feuille présentait un entrelacs de fils de givres unique. L’ancien lit à Baldaquin d’un rouge sang, les créateurs de ce lieu devaient sûrement être Gryffondors, avait traversé les âges sans être endommagé. Et de fines stalactites en pendaient, lui donnant vaguement l’air d’une gueule rouge sang aux crocs de verre. La seule habitante de l’endroit, une araignée, ne semblait pas perturbée par la transformation de sa toile en une œuvre d’art, assemblement délicat de perles de givre. Harry leva les yeux au plafond en apercevant du coin de l’œil une lueur hésitante. La pénombre de l’endroit fut brisée quand un rayon lumineux traversa la vitre par le seul coin non enneigé. Le rayon se fraya timidement un passage, puis il prit de l’assurance au fur et à mesure que l’astre solaire se couchait et que l’angle lui permettait de passer à son aise par l’interstice. Emerveillé, Harry vit le faisceau lumineux entrer en contact avec l’une des stalactites. Aussitôt celui-ci se difracta et la lumière rougeâtre envahit l’endroit. Elle fit briller de mille feux le tapis végétal du mur, donna un aspect féerique aux jets d’eau figés. La toile d’araignée se mit à étinceler comme une parure de rubis. Chaque feuille, fleur ou particule de glace reflétait la lumière. La serre resplendissait, mélange d’or pur et de feux gelé. Seul l’herbe chaude et d’un vert tendre échappait au phénomène, couleur pastel au milieu de ce carmin omniprésent. Harry retenait son souffle, de peur de briser la beauté de l’instant. Puis, le soleil continuant sa course, la lumière disparu. Et la pièce retomba avec réticence dans la pénombre. Harry observa apaisé la pièce de nouveau en nuances d’argent. En tendant vraiment l’oreille, peut être aurait il put percevoir les pulsations étouffée de la musique, dont la puissance faisait même vibrer les épais murs de pierre du châteaux. Il aurait aussi put entendre les gloussements amusés d’un couple qui s’étaient esquivés dans le parc pour trouver un peu d’intimité. Mais tout ça, Harry ne le percevait pas. Il était hors du temps et de l’espace. Son monde se réduisait à cette serre de quelques mètres carré, concentré de beauté et de calme. Tout doucement, le héro du monde sorcier ferma les yeux. Il respira pleinement l’odeur épicée qu’émettait l’arbre sur lequel il reposait, mêlée à celle presque métallique du froid. Le bourdonnement continu de la vie qui se déroulait à l’extérieur le berçait doucement. Harry s’endormit dans son écrin d’argent, inconscient qu’une nouvelle année débutait en dehors. Fin Je te souhaite une bonne année Aurélie, en espérant en passer pleeeins d'autres en ta compagnie. Merci aussi à ceux qui passeront aussi par ici, peut être ce texte vous aura t'il plut aussi. Je l'espère. Artemis, enterré dans la serre à attendre Athena |