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au 06 Oct 08 :
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qui ont générés 6563 reviews
 
     

     
 
La mort te va si bien
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
One Shot - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     1 Review    

Auteur : Artoung

Disclaming : pas à moi mais à J.K.R

Genre : Romance/ One shot/Angts?

Pairing : HP/DM

Rating : M

Note: Ce OS était dans le numéro 4 du Troisième Oeil donc certains d'entre vous le connaisse peut être. Je tenais à remercier les illustrateurs qui ont bossé là dessus.

J'espère que cette histoire vous plaira. Je pense que je peux dire qu'elle est "spéciale". Bonne lecture.

La mort te va si bien

-Et c’est pourquoi Mesdames et Messieurs les jurés, cet homme doit être relâché et innocenté !

La salle d’audience se leva comme une seule et même personne et se mit à applaudir à tout rompre. Le juge William Fletcher essayait tant bien que mal de rétablir le silence alors que Draco Malfoy s’autorisait un sourire d’autosatisfaction. L’affaire était dans la poche. Il était le meilleur des avocats et il venait encore une fois de le prouver. De le lui prouver. Il regarda son client qui étirait un sourire de vainqueur sur ses lèvres. Le silence était maintenant revenu mais on entendait encore des gens entrain de renifler. Lorsque le public était ému alors l’accusé n’avait plus rien craindre. Draco posa un regard circulaire sur la salle. Tous attendaient le verdict du juge, pour Draco ce n’était plus qu’une formalité. C’est alors qu’il croisa le regard empli de colère de Harry Potter et sa victoire n’en fut que plus grande…Et alors que le juge prononça le verdict qui innocentait son client, Harry Potter partit de la salle d’audience visiblement dégoûté.

Et le sourire de Draco s’agrandit.

O°O°O°O°O°O°O°O°O°O

Pourquoi était-ce toujours ainsi que cela se passait ?

Pourquoi ce bouffon réussissait-il toujours à les sortir d’affaire ?

Une ordure venait d’être libérée à cause d’une autre ordure.

L’Auror Harry Potter transplana jusqu’à son appartement. Il était énervé…énervé et dégoûté. Il avait envie de crier, envie de le frapper…envie de lui faire mal.

Il pensa à la petite Margaret Scallin, dix ans, qui venait de perdre son père et qui voyait son assassin se faire innocenter. Légitime défense. C’était ce qu’il avait trouvé cette fois-ci et cela avait marché. Il en avait les larmes aux yeux. Lui il avait vu le cadavre, lui il avait passé des mois sur cette affaire parce que le visage d’une fillette en pleure qui lui demandait de retrouver l’homme qui avait tué son papa, venait le hanter et parce qu’il savait que Raoul Gniassu était un assassin et de la pire espèce.

Et il n’avait fallu que trois jours de procès à Draco Malfoy pour réduire à néant des mois de travail et pour remettre en liberté un tueur. Il avait envie de hurler devant tant d’injustice. Il revoyait le sourire mauvais de Malfoy et il frappa de toutes ses forces dans le mur en face de lui en souhaitant que ce soit la tête du blond. De ce sale con. De ce pourri. Et tant pis pour la douleur qui s’emparait de sa main, remontant même jusqu’à son bras, il frappait toujours le mur. Il ne s’arrêta que quand un craquement inquiétant se fit entendre. Il émit un rire amer. Il venait de se péter la main, il avait mal. C’était à cause de Malfoy.

Dieu qu’il le haïssait !

La matinée suivant le procès, Harry retourna travailler un bandage sommaire sur la main. Il croisa des coéquipiers le regard désolé pour lui. Il ne répondit à aucun salut et il s’enferma dans son bureau pour se plonger dans de la paperasse.

Deux minutes plus tard, après un bref coup frappé à la porte et s’en attendre une réponse, Ron Weasley Chef des Aurors de la section criminelle entra.

-Merde Harry ! s’exclama-t-il Ce con a encore réussi à en faire libérer un ! Comment vas tu ?

Harry Potter vainqueur de Lord Voldemort et Auror de talent regarda son meilleur ami et poussa un soupir las.

-Plutôt mal. Admit-il.

-Je m’en doutais ! J’ai essayé de te parler par cheminée mais tu as bouché la tienne je suppose ?

Hochement de tête.

-Et je suppose que tu t’es défoulé sur un mur quelconque ?

Regard bleu qui se pose sur une main mal bandée.

Nouveau hochement de tête.

-Je le hais…

Juste un souffle.

Juste un fait.

Juste une vérité ?

-Tu devrais lui parler…

Harry Potter émit un petit rire et ses yeux brillèrent dangereusement.

-Je devrais le tuer.

-Je suis sérieux Harry ! Il est évident qu’il s’en prend à toi. Toutes tes affaires il les met à néant. Cette guerre entre vous a de lourdes conséquences. Il vient de relâcher un assassin !

-Tu crois que je ne le sais pas ? J’étais là bas, au cas où tu l’aurais oublié. J’y suis à chaque fois et à chaque fois il a une défense en béton, à chaque fois il gagne.

-Il fait bien son métier, voilà tout. Le problème c’est qu’il défend les mauvaises personnes et cela juste pour te blesser.

-Il fait cela parce que c’est une pourriture et il aide les gens qui lui ressemblent. Je n’irai pas lui parler, si j’y vais, je risque de ne pas me retenir et de le massacrer !

Le regard du rouquin se fit un peu plus dur et Harry serra les dents.

-Je suis ton supérieur Harry. Puisque tu ne veux pas écouter ton ami, tu vas écouter ton patron. J’en ai plein les couilles de voir des criminels relâchés juste parce que ça fou un pied d’enfer à Malfoy de te voir échouer. Le but de notre travail c’est de foutre au trou ces ordures pas seulement de les arrêter. Alors tu vas aller lui parler et faire en sorte qu’il se calme. C’est clair ?

Harry serra encore les dents mais le regard de son meilleur ami ne cillait pas.

-C’est clair, dit-il d’une voix morne.

-Bien, soupira le rouquin, ça m’aurait fait chier de te virer.

O°O°O°O°O°O°O°O°O°O°O°O

Draco Malfoy est en train déjeuner lorsque la sonnette retentie. Il pose son journal et se dirige vers la porte d’entrée. Il n’attend pourtant aucune visite. Il fronce les sourcils et regarde par le judas de la porte. Un regard un peu trop vert et assez coléreux se pose sur sa porte d’entrée.

Potter…

Qu’est ce que ce crétin fait là ? La sonnette retentie une nouvelle fois et Draco cesse de regarder le jeune homme brun qui attend derrière sa porte.

Il ne veut pas voir ce binoclard, ou alors si, il veut bien le voir mais…mort. Alors là, ce serait le pied ! Une détermination sans faille s’empare de lui, peut être qu’aujourd’hui se serait l’occasion…ça serait bien.

Il murmure un « accio baguette » alors que pour la troisième fois la sonnerie retentit. Il ouvre la porte en se composant un visage froid.

-Potter…

Harry lève les yeux vers son ennemi de toujours. Le ton est traînant, la voix froide. Il le hait tellement qu’il en a mal…

Mal aux reins

Aux creux des reins ?

Que fait-il dans cette tenue ?

Mal au cœur…

Un boxer noir et un T-shirt de la même couleur et bien sûr sa baguette à la main. Il ne doit pas être levé depuis longtemps. Il réfléchit à toute allure. Il est déjà en train de savoir si Malfoy est seul ou pas, son esprit d’Auror fait des déductions. Comme s’il est là pour neutraliser Malfoy et c’est en réalité de cela dont il s’agit. Neutraliser le blond, faire en sorte qu’il cesse de s’en prendre à ses « affaires », à ses prisonniers. Il est sur son territoire mais l’accoutrement de Draco met un point de son côté. Il sait que Draco se considère en ce moment même comme en position de faiblesse alors il s’autorise un sourire.

-Malfoy, je crois que nous devons parler.

Merde, il aurait du prendre le temps d’enfiler une autre tenue. Il n’aime pas du tout l’amusement qu’il voit dans les yeux du balafré. Il a envie de lui claquer la porte au nez, il aurait pourtant dû s’y attendre à cette confrontation. Le procès de Raoul Gniassu a été la goutte d’eau…et le vase ne va pas tarder à déborder.

A se briser ?

-Nous n’avons jamais parlé Potter, je veux dire jamais civilement. Pourquoi aujourd’hui ?

Draco se fiche de sa réponse, il veut juste gagner du temps pour se reprendre. Il est en pyjama devant Potter et il n’aime pas cela. Il serre un peu plus sa baguette dans sa main. Pour toute réponse Harry a un sourire froid, si seulement Malfoy savait que parler avec lui est la dernière chose qu’il aitenvie de faire…s’il savait qu’il veut le frapper et lui faire mal…si mal pour oublier sa souffrance à lui.

Cela fait quoi maintenant ? Bien cinq minutes…

Cinq minutes et dix-huit secondes qu’ils se dévisagent sur le pas de la porte. Draco a remarqué la main blessée et il espère que cela est douloureux. Mais rien ne sera assez douloureux pour lui faire payer toutes ces années où il s’est trouvé sur son chemin. Il le hait tellement et lui aussi il a mal.

Mal à l’âme devant son âme maudite.

Ame sœur ?

Mal à la main de ne pouvoir broyer encore plus la main blessée. Et mal au cœur aussi parce que c’est comme ça. Parce que c’est Potter.

Il veut vraiment l’envoyer se faire foutre, il va le faire mais son regard intercepte un nouvel élément. Un élément à ne pas oublier dans l’équation car elle en change le résultat.

Une aberration.

Une incohérence avec tout le reste : Une lueur de désir dans les yeux verts.

Impossible .Il a sûrement dû rêver.

-Alors je peux entrer ?

La voix est faussement amicale, le regard ne l’est pas. Malfoy va refuser et c’est aussi bien comme cela.

Bien sûr que non Ducon, je vais te mettre en miette si tu entres chez moi.

La réponse n’est pourtant jamais prononcée car la lueur sombre dans les yeux verts vient d’atterrir sur ses jambes nues.

Quelque chose vient de changer. L’incohérence vient de se reproduire et cette fois il n’a pas rêvé. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Potter est humain après tout. Et comme chaque être humain il a ses faiblesses. Draco est plus malin que Potter ne le pense, il sait tirer avantage d’un inconvénient. Ainsi il n’est plus en boxer et en T-shirt devant Potter. Il est avant tout à moitié nu devant un homme. Et qu’importe que l’homme soit Potter, l’homme avant tout autre chose aime ce qu’il voit. Il va tout faire payer à Potter aujourd’hui.

A la grande surprise du survivant, Draco s’efface pour le laisser entrer. Il serre les dents alors qu’il est obligé de passer tout contre l’autre corps pour entrer. Ce corps à moitié nu. Il peut sentir son odeur l’envelopper un bref instant. Une odeur qui touche les sens un à un et qui les envoûte. Finalement il aurait préféré trouver Malfoy dans une autre tenue. Il est en train de perdre. Une bataille peut être mais pas la guerre.

Il entre chez l’ennemi qui a un appartement ensoleillé. Il aurait préféré le voir vivre dans un grand manoir sombre et inquiétant avec une multitude d’elfe de maison. Cet habitat là, fait en quelque sorte plus peur. Cet habitat met en confiance, une erreur à ne pas commettre lorsqu’on est en compagnie de Draco Malfoy.

Une erreur qu’il n’a jamais commise et qu’il ne commettra jamais.

Vraiment ?

L’ancien serpentard marche devant lui comme s’il n’est déjà plus là et Harry le suit. Les yeux verts qui se posent sur une nuque blanche, qui descendent le long d’un dos puissant, qui s’arrêtent sur des hanches masculines et qui dérivent sur une chute de reins alléchante avant de descendre encore pour finalement atterrir sur deux fesses musclées, parfaitement dessinées et moulées dans ce boxer noir. Tout en muscles et en désir.

Comme au temps de Poudlard.

Et la chaleur du corps de Harry augmente.

Comme au temps de Poudlard.

Et la haine qu’il éprouve augmente parallèlement.

Encore plus qu’à l’époque de Poudlard. Ce salaud est encore plus bandant qu’avant. Il serre sa main douloureuse et l’envie laisse place à la souffrance. Il se félicite de ne pas avoir encore eut le temps de faire soigner cette blessure et il maudit Ronald Weasley pour ses idées à la con.

Draco peut sentir la brûlure de son regard et il s’en félicite. Il est en train d’échafauder un plan pour écraser le balafré de son mépris et de sa haine à jamais mais il se rend compte que ce regard sur lui le gêne finalement. Il peut le sentir par chaque pore de sa peau et il a envie de frissonner. Potter a-t-il remarqué qu’il a la chair de poule ? Il espère que non. Il reprend contenance une fois arrivé dans le petit salon et il s’assoit sensuellement dans un large fauteuil. Il va mettre Potter plus bas que terre. Il va le mettre à ses pieds. Il va briser ce cher balafré et éparpiller les miettes aux quatre coins du monde.

-Approche Potter, susurre-t-il.

Harry ferme brièvement les yeux. Cette voix est sexy et elle s’adresse lui. Malfoy doit être fou. Il reste à sa place. On n’approche pas les fous lorsqu’on est fou d’eux. fou de haine évidemment.

Evidemment ?

Les yeux gris paraissent un instant déçus mais un vrai sourire étire les lèvres du serpentards. Il aime la difficulté et Potter va être séduit comme les autres. Ce n’était qu’un homme après tout. Et Draco sait comment les mettre à ses pieds.

Oui, à genoux devant moi et…

Les pensées s’égarent dangereusement. Il va mettre Potter à genoux mais pour lui il s’agira juste d’un homme comme les autres. Alors il se servira de ce désir qui luit dans les yeux verts et il le jettera. Comme les autres.

A quoi joue Malfoy ? Il passe une main nerveuse dans ses cheveux alors que l’atmosphère devient pesante. Il faut qu’il parte. Cela équivaudra à perde cette bataille mais s’il reste il risque bien de perdre la guerre.

-De quoi veux-tu parler ?

-De toi et de tes procès…

Il a une mission alors il va rester encore un peu. Juste pour parler. Il va parler et partir. Et il voit les jambes longues et pâles de Malfoy s’étendre devant lui. Dieu, qu’il le déteste !

-Tu n’aimes pas perdre, souffle Draco en souriant.

-Je n’aime pas voir des tueurs en liberté!

Le ton est sec, l’envie du corps pâle moins grande, la bataille n’est finalement pas perdue, pas encore.

La voix du blond se fait méprisante et il s’assoit finalement correctement sur son fauteuil, droit et fier comme s’il était sur un trône et qu’il s’apprêtait à punir un de ses sujets.

-Que fais-tu là alors ?

-…

Un coup de poignard. Un coup de Malfoy. Les plus douloureux de tous. Une main blessée qui se serre pour ne sentir que la douleur physique et oublier l’autre…l’autre qui hurle que le salaud en face de lui n’a pas tord. Il avait tué lui aussi…mais c’était la guerre.

-Si on suit ton raisonnement Potter, tu devrais toi aussi être enfermé. Je ne sais pas combien de gens tu as tué ? Tu ne dois pas savoir non plus je suppose. Le nombre doit être trop grand.

22 personnes et chacune d’elle me hante inlassablement

-Nous étions en guerre…

Argument facile mais argument valable, le brun le sait et le blond aussi.

-Sommes nous vraiment en paix ?

-…

Regard vert surprit qui se pose sur le jeune homme assis qui vient d’émettre cette question laconiquement. Cette question que lui aussi se pose chaque jour le trouble plus encore que le corps blanc si excitant. Il n’est pas en paix, il ne le sera sûrement jamais. Et Draco pense comme lui ? Draco ressent comme lui ? Impossible…

Il ne peut pas le comprendre. Pas cette ordure…cette magnifique ordure…

-Es-tu en paix Potter ?

-…

Les yeux gris se fixent aux yeux verts et le temps semble s’arrêter et la chaleur qui s’était enfuie revient finalement. Il n’a pas le droit de poser cette question. Il n’a pas le droit et il le sait. C’est pour cela qu’il sourit.

-Je ne fais que mon travail. Ce sont juste des clients que je défends. Et ce n’est pas moi qui les juge !

Changement de sujet. Les bandages de la main sont tachés de sang mais il peut desserrer les doigts maintenant. Le danger est passé…

Vraiment ?

-Comment peux-tu défendre des types pareils !? Tu n’es pas stupide. Tu sais ce qu’ils sont !

-Pourquoi viens-tu toujours à mes audiences ?

Répondre à la question par une autre, Draco est passé maître dans cet art et Harry s’en rend compte maintenant. Il peut aussi jouer à ce jeu. Cela n’avance pas à grand-chose mais c’est Malfoy qui le défie et il aime cela.

-Pourquoi tiens-tu tellement à me voir échouer ?

Sourire de la part de celui qui est assis. Cette question n’est pas la bonne. Jamais Potter ne pourra trouver la bonne question. Il va gagner cette bataille et qui sait peut être la guerre.

-Pourquoi es-tu venu me voir ?

-Pourquoi m’avoir laisser entrer ?

Outch ! Le balafré s’améliore et les questions deviennent plus dangereuses. C’est excitant. Faire la guerre avec Potter a toujours été excitant.

-Je ne t’ai pas encore laissé entrer…

La réponse est dite sur un ton suggestif et une légère rougeur apparaît sur les joues du survivant. Le terrain devient glissant. Ils ne se sont jamais battus sur ce terrain là et Harry se demande s’il fait bien de s’y aventurer. Le regard du blond se fait moqueur. Trop moqueur alors Harry glisse sur le terrain. Il faut juste souhaiter que la chute ne sera pas trop dure. Lui qui l’est déjà à moitié.

-C’est vrai….tu as trop à perdre crois moi.

-Tu te trompes Potter. J’ai tout à gagner.

Le ton est toujours plus sensuel et le corps se lève du fauteuil pour approcher à pas de loup.

Et le loup a faim. Ce n’était pas prévu mais le corps de Potter n’a pas l’air désagréable. Il va le dévorer. Il va le mettre à genoux et il va rire. Et surtout il va gagner cette guerre. Lui, il sera en paix.

-Pars Potter, souffle-t-il contre son oreille. Pars avant de mourir…

-Une petite mort ?

Hochement de tête, réponse murmurée au creux d’une oreille et qui fait frissonner.

-La plus belle de toute…

Lobe mordillé. Première attaque. Premier gémissement mais pour cette fois ce n’est pas de douleur.

-Je ne meurs jamais seul dans ces cas là…

Menaces ou…

Promesses ?

-Cette fois ce sera le cas. Je vais contempler ta mort et gagner cette guerre. Je te soumettrai par le corps et tu seras perdu.

La bouche mord un petit peu la peau du cou et le corps de l’ennemi tremble.

-Tu es gonflé je trouve !

Les lèvres sourient contre le cou à cette remarque et une main curieuse s’égare vers un bas ventre tremblant.

-Non …c’est toi qui es gonflé Potter…

Le ton est presque appréciateur mais la voix est étrangement rauque. Seul un gémissement lui répond. Finalement cette guerre sera facilement gagnée.

Harry ferme les yeux. Ce n’est pas une bonne idée. Avoir du sexe avec Malfoy n’est pas une bonne idée. Il le sait maintenant, Malfoy va le battre à ce jeu là car Malfoy connaît les règles. Tandis que lui…Malfoy a raison, son sexe est gonflé, gorgé de sang et tendu à lui faire mal et la main de Malfoy sagement posée dessus va le rendre fou. Il a tellement envie de ce con qu’il pourrait presque rendre les armes.

-Il ne vaut mieux pas…

Il n’y a pas assez de conviction dans sa voix et il le sait. Il sent Malfoy se déplacer derrière lui et il tremble. Il est sûr que ce salaud sourit dans son dos. Il ferme les yeux lorsque deux bras forts s’enroulent autour de sa taille. Il attaque de dos maintenant ? Non, il a toujours fait comme cela. Ce n’est pas parce que le terrain change que la tactique va changer.

-Détends toi…

Son oreille est mordillée et les deux mains glissent sous sa chemise. Il frissonne encore et lâche un petit soupir. Les mains sont douces et elles passent sur son ventre, ses hanches, si lentement, si sensuellement que Harry soupire encore.

-Ce n’est pas une bonne idée, tente-t-il une nouvelle fois.

Mais cette fois c’est le corps tout entier de son ennemi qui se plaque contre le sien. Il peut sentir son torse contre son dos, son souffle contre son cou, ses jambes contre les siennes. Et contre ses fesses…

-Humm….si…Potter….c’est une bonne idée.

Malfoy bande pour lui ? Impossible. Il bouge presque imperceptiblement ses hanches et un gémissement rauque lui répond. Il vient de frotter ses fesses contre le sexe de Draco Malfoy…Il doit être devenu fou pour avoir fait cela mais au moins maintenant il est sûr qu’ils sont deux dans le même bateau.

Une des mains posée sur le ventre descend un peu vers la limite d’un pantalon et une respiration se fait erratique.

-Oui…c’est cela…guide moi…

Harry se rend compte que sa main est sur celle de Draco et que c’est lui qui la fait voyager si bas. Il rougit un bref instant et de sa main blessée attrape l’autre bras pour le guider lui aussi vers une fermeture de pantalon qui engendre la frustration. Les deux mains blanches comprennent et s’occupent de déboutonner ce pantalon. Quelques secondes plus tard le vêtement est enlevé. Ils sont à égalité à présent et Harry s’empresse de remettre les mains blanches sur son ventre. Un soupire lui répond et le corps de Draco se rapproche à nouveau du sien.

-Merlin…

Harry se mord l’intérieur des joues alors qu’il sent plus précisément le désir de son ennemi contre ses fesses. Il pose la tête sur son épaule dans un souffle. On dirait bien qu’il rend les armes.

-Tu sais…frottement…tu…mouvement de hanche incontrôlé…devrais…soupir rauque…enlever…frottement…humm…ta…baiser dans le cou…chemise…

Les mains blanches s’activent pour déboutonner des boutons blancs alors que deux corps se frottent l’un contre l’autre faisant frémir l’un des deux et haleter l’autre.

-Dans ce cas, …enlève ton T-shirt…

Les deux vêtements tombent dans un même ensemble et les deux corps tremblent alors qu’enfin les peaux nues se touchent. Les mains brunes attrapent presque désespérément les mains blanches et les plaquent sur son torse.

-Que veux-tu Potter ?

-Caresse-moi….

Il maudit sa voix suppliante et il maudit le rire de Malfoy. Il reste interdit un instant. Ce rire est magnifique. Il n’arrive pas à croire qu’il appartienne à Malfoy. Il n’arrive pas à croire grand-chose de cette journée. Il ne doit pas perdre de vue qu’il est en guerre…Qu’il s’agisse d’un corps à corps ne change pas la donne.

-Tu n’as pas dit le mot magique…

Il n’aime pas savoir que l’autre s’amuse comme un fou. Il bouge ses hanches sensuellement contre Malfoy et c’est à son tour de sourire lorsqu’il l’entend gémir.

-Caresse-moi Ducon…

On a fait mieux en manière de mot magique mais l’essentiel c’est que ça marche car une des mains s’attarde sur sa poitrine. Il sent le cœur battre de manière affolée et il ne sourit pas cette fois car il sait que le sien bat aussi vite. Peut être même plus…

Draco prend entre ses doigts un téton déjà dressé et il soupire un peu plus lorsque le corps de Harry se cambre frottant encore une fois ses fesses musclées contre son sexe tendu et prisonnier d’un boxer. Il a envie du balafré mais tout se fait avec une lenteur exaspérante et excitante. Il veut prendre son temps et connaître chaque gémissement de son ennemi, chaque courbe de son corps. Il veut le rendre dépendant de lui. Le faire supplier. Il le veut lui ! Entier et tremblant dans ses bras. Alors son autre main vient jouer avec la lisière du boxer du balafré et il sent la main bandée venir lui attraper le poignet, pas pour l’arrêter, non, pour le pousser à se faufiler dans le vêtement. Il se demande si Potter a encore mal à sa main puis il ne se demande plus rien car il sent des poils doux sous ses doigts et Potter gémit alors que doucement, tendrement il effleure ce sexe dressé.

-Malfoy…

La voix est suppliante mais Draco n’en rit pas.

-J’arrive…

Et la main s’enroule autour du désir de son ennemi qui se cambre violemment. Draco se dit que Potter est beau lorsqu’il prend du plaisir. Il se dit aussi qu’il aime la sensation de ce sexe lourd dans sa main alors il joue avec, il s’attarde sur les testicules, sur la verge, sur les cuisses, revient jouer avec ce sexe gorgé de sang, taquine le gland et sent quelques gouttes de sperme atterrir dans sa main. Et le corps de Potter bouge de plus en plus contre le sien dans des mouvements spasmodiques et il maudit encore leurs boxers qui l’empêchent de s’enfoncer pleinement en lui. Sa main lâche brutalement le sexe de Potter lorsque ce dernier se retourne et Draco comprend que la guerre n’est pas gagnée car Potter contre attaque de face comme à chaque fois et ses lèvres se posent violemment sur les siennes et son sexe se frotte au sien. Il ne peut que gémir et trembler et Potter continue d’attaquer. Il glisse sa langue dans sa bouche et Draco a peur car c’est à ce jour le meilleur baiser qu’on lui ait donné. La langue de Potter taquine la sienne et le baiser devient moins violent, il devient doux et sensuel et pourtant leurs deux cœurs battent de plus en plus vite.

-Arrête cela, gémit Draco, tu enfreins le règlement…

-C’est trop tard… Et tu le sais…

-Oui…

Ce n’est qu’un souffle mais le jeune homme aux cheveux noirs l’a entendu.

-Alors rends moi tes lèvres…

Draco pousse un autre gémissement mais beaucoup plus faible. On dirait que finalement c’est lui qui va rendre les armes. Potter n’est pas qu’un homme. Il est Potter, il avait oublié ce détail dans l’équation.

-Oui…

Et les lèvres se touchent à nouveau , les mains blanches se glissent sous un boxer pour caresser des fesses musclées.

-Laisse moi te prendre Potter…

-…

-Laisse-moi te faire jouir…

Un coup de reins et deux corps qui tremblent. Les mains sur les fesses se font plus pressantes et les lèvres de l’ancien gryffondor se posent sur un cou blanc.

-Hummm…

-Je vais enlever ton caleçon Potter…

-Oui….vas-y…

Il a baissé sa garde et il le sait alors qu’il sent son caleçon glisser sur ses jambes. Il va laisser Malfoy le prendre et gagner cette guerre. Comment en est-il arrivé là ? Il est sensé le détester pourtant…Mais il aime tout ce qu’il est en train de lui faire. Il se prend à espérer que Malfoy soit violent pour qu’il aime moins. Mais ses mouvements sont de plus en plus doux. Comme ceux d’un amoureux. Il est en train de perdre la guerre et Draco le caresse comme s’il l’aimait.

Il est nu entre ses bras et il frémit mais Draco sait que ce n’est pas le plus perdu des deux. Il ne comprend pas pourquoi ses mains semblent vénérer le corps de Potter.

Je le hais…

Mais ses mains aiment ce corps. Tu m’ensorcelles.

Je te hais…

Mais ses lèvres se délectent de son goût. Tu m’empoisonnes

Je te hais tellement...

Alors pourquoi son coeur bat-il si vite. Je suis intoxiqué par toi.

Il ne s’agit que de sexe. Je suis contaminé.

Il ne s’agit que d’une guerre. Je suis infecté. Condamné ?

Il n’est question que de haine…Il y a-t-il un antidote ?

-Laisse moi te haïr Potter…

Le ton est suppliant et les mains de Potter font glisser le dernier boxer restant. Le sien.

-Je vais te tuer…, répond simplement Harry

Et la main sans bandage du garçon aux yeux trop vert s’enroule autour de du sexe vibrant.

-Oui…, souffle l’ancien serpentard admettant inconsciemment sa défaite.

Tues-moi…

Tu es à moi…

Oui, il allait mourir de la main de cet homme. Mourir de plaisir dans la main de cet homme s’il continuait ainsi.

-Tu aimes cela Draco…

-…

La voix susurre et ne pose pas de question. Elle affirme, elle sait. La guerre n’est peut être pas perdue après tout.

-Tu aimes quand ma main se pose sur toi…

La main de Harry fait de lents mouvements de va et vient.

-Tu…te…trompes…Hummm…

-J’aime quand tu nies l’évidence…

Le corps du bond est déjà perdu mais pas l’esprit, pas encore…Harry pose sa bouche sur les lèvres de Draco et ce dernier s’empresse de lui ravir un peu de souffle.

-Tu aimes quand ma langue joue avec la tienne…

-Je te hais…

Harry a un petit sourire doux. Il a une guerre à gagner. Une victoire à emporter. Il vient seulement d’en comprendre les enjeux. Il ne perdra pas, pas cette fois.

-J’aime lorsque ton corps vibre contre le mien…

Qu’il arrête ! Qu’il arrête de parler ! De lui ouvrir son cœur ! Il n’en veut pas ! Il n’en a jamais voulu ! Il pousse Harry sur le sol et s’assoit sur son ventre. Il est au dessus ! Il ne perdra pas.

-Je te hais Potter. Ce n’est que du sexe.

Un éclair de douleur passe dans les yeux verts mais les yeux gris ne le voient pas.

-Dans ce cas…fais ce que tu as à faire…

Les cuisses brunes s’écartent et les yeux gris s’agrandissent de stupeur.

-Que fais-tu Potter ?

-Je me rends…

-Je ne te savais pas si lâche…

-Viens et tais-toi….

Le regard de Draco se pose sur une main serrée douloureusement et un bandage taché de sang. Il remonte vers un regard triste. Il prend doucement le poignet et encore plus doucement desserre un à un les doigts crispés.

-Tu te fais du mal Potter…

-Tu me fais du bien Malfoy et je ne comprends pas pourquoi.

Pour toute réponse la main blanche serre méchamment la main blessée et un cri s’échappe des lèvres de l’ancien gryffondor.

-Ne dis pas de connerie, susurre Draco dangereusement avant de l’embrasser passionnément.

Mais encore une fois le baiser se transforme et devient doux et la main blanche caresse la main blessée avec une délicatesse qui lui était jusqu’alors inconnue. Les cuisses de Harry s’écartent encore un peu et Draco gémit.

-Viens…

La voix de Harry se fait suppliante et les yeux gris s’assombrissent de plus en plus.

-Viens et tues-moi, répète Harry.

Je suis à toi…

Le corps blanc se place entre les jambes brunes et avance juste un peu les hanches. Il n’est pas encore entré pourtant l’autre corps s’est rendu. Il pourrait croire qu’il a gagné la guerre mais il sait que ce n’est pas vrai. L’ennemi cède juste un peu de terrain avant de contre attaquer. Et la contre attaque est délicieusement efficace car Malfoy vient de perdre sa dernière parcelle de raison alors qu’il entre doucement à l’intérieur de Potter.

-Humm Harry…

C’est trop bon et il est presque entièrement entré. Il ne s’aperçoit même pas qu’il a utiliséle prénom de son ennemi.

-Je sais…gémit la voix de l’ancien gryffondor.

C’est faux, c’est trop bon, personne ne peut imaginer et il glisse encore dans cet antre étroit et chaud.

-Tu…ne…peux…pas…savoir…

Le souffle de Draco est entrecoupé. Et il respire soudainement plus vite car son sexe est entièrement enfoncé dans l’anneau de chair de Potter

-Je….ressens…moi…aussi

-Hummm….pas autant…impossible…je…je…

…suis perdu.

-Tu…aahh…me…possèdes…

Un aveu de la part de Harry alors que la langue de Draco goûte son cou. Le blond ne bouge pas et il en tremble presque. Il écoute la respiration cassée et douloureuse du jeune homme sous lui, son ennemi de toujours, celui qui est en train de le tuer à petit feu. Oui, il le possède. Mais à quel prix ? Il sent les muscles autour de son sexe se décontracter et comprend qu’il ne possède rien. Potter a gagné.

Alors Draco se met à bouger. Il sort lentement et Harry retient son souffle et lorsqu’il revient ils gémissent tous les deux. Harry passe ses bras autour de ses épaules et se cambre un peu plus alors que Draco se retire une seconde fois pour pousser de nouveau dans le corps offert.

Il prend un rythme lent, si lent que Harry en tremble et à chaque avancée Draco frappe toujours au même endroit. L’endroit qui fait crier Harry, qui fait resserrer ses muscles autour de son sexe. Harry va le tuer car déjà sans qu’il le veuille il change sa cadence.

-Oui, souffle Harry, comme cela…plus vite…

-Harry…

-Oui…aahh encore…

-Je…

-Continue Draco…s’il…s’il te plait…ne t’arrête ja…jamais…oui…oui

-Vais…hummm…

-Embrasse moi !

-Mourir…

Deux bouches qui se happent tandis que les deux corps poursuivent leur danse. Des paroles qui sont maintenant étouffées par les lèvres de l’autre. Une main trop blanche qui se pose sur un sexe frémissant. Un cri plus fort que les autres sort des lèvres du brun alors que la main commence à bouger. Et une montée au creux du ventre, une montée de plaisir qui fait trembler le blond et gémir des mots incohérents au brun. Une main blessée qui s’agrippe à une épaule blanche et forte mais dont la douleur ne parvient pas à minimiser le plaisir. Des coups de reins de plus en plus rapides et rapprochés, une prostate sans cesse touchée et le plaisir au creux du ventre qui menace d’exploser. Des lèvres qui ne se quittent pas alors que deux yeux verts s’ouvrent en grand sur un cri muet et que le corps du brun se tend une dernière fois.

Un étau de chair qui se resserre autour d’un sexe. Du sperme qui éclabousse deux ventres ainsi que la main talentueuse. Harry Potter qui meurt de la plus belle des morts et Draco qui sait que sa fin est proche. Il ne lui suffit que de poser ses yeux dans le regard perdu de Potter pour qu’il le rejoigne à son tour. Et dans un dernier puissant coup de rien, Draco Malfoy se laisse mourir au creux du corps de son ennemi.

Deux petites morts et deux ennemis, nus, enlacés, la respiration chaotique, enlacés, encore perdus, enlacés, et à jamais changés.

Deux hommes qui savent qu’ils viennent de perdre la guerre car ils ont fait l’amour. Draco est le premier àbouger. Il se dégage lentement du corps de Potter en gémissant alors que Potter se crispe un peu. Harry garde les yeux fermés et c’est sûrement mieux ainsi. Draco se lève sans un mot, il sait qu’il a perdu. Potter lui a tout pris. Il le trouve beau son vainqueur, si beau qu’il ne parvient même pas à lui en vouloir. Si beau qu’il a envie de pleurer.

Alors il se dirige sans un mot dans sa chambre et s’allonge sur son lit, ses yeux fixant le plafond, il sait que lorsqu’il retournera dans son salon Potter sera parti.

La défaite a un goût de paradis, ça doit être pour cela qu’elle est si douloureuse et Draco soupire doucement alors qu’il entend la porte d’entrée se refermer.

O0o0o0o0o0o00o00o0o0o0o00o0o0o

5 mois plus tard.

Cela faisait cinq mois jour pour jour que Draco avait joué avec son corps. Cinq mois qu’il avait ouvert les yeux.

Cinq mois qu’il était mort dans ses bras…

Draco avait raison, il l’avait finalement vaincu. En y repensant, il n’y avait rien de si étonnant à cela. Bien sûr fermer les yeux pendant toutes ces années avait arrangé Harry. Il l’avait appelé son « ennemi » tellement longtemps que la vérité avait été pour lui le coup fatal. Surtout à ce moment là. Surtout dans ses bras.

Harry n’avait pas l’impression d’être quelqu’un courageux.

Bien sûr il avait vaincu un mage noir.

Bien sûr il se lançait la tête la première dans chaque mission plus ou moins dangereuse.

Oui, il avait en effet vécu des aventures périlleuses et palpitantes sans faillir durant quasiment toute sa vie…

Sa vie

C’était bien là le problème. Il n’était pas courageux pour la plus grande des aventures. Il n’avait pas de vie à lui. Pas vraiment. Il ne prenait aucun risque à ce niveau là. Ses amis, il les adorait et c’était les même depuis des années. Il n’avait pas vraiment de nouveaux amis, tout au plus des connaissances, des collègues. Il n’était pas déçu comme cela. Il n’avait pas à craindre d’être blessé.

Il ne prenait aucun risque pour sa vie, c’était en cela qu’il était lâche. La mort il jouait avec depuis si longtemps qu’il s’en était fait une amie. Il y pensait parfois et il n’en avait pas peur car il la connaissait bien.

Mais la vie…

La vie est plus compliquée. La vie est effrayante. Elle est douloureuse aussi parfois.

Et Harry ne prenait aucun risque avec elle. Draco lui avait pourtant dit aussi qu’il mourrait, alors qu’il était dans ses bras, mais Harry l’avait laissé. Il avait fui comme un lâche. Il savait pourtant que Draco était sa vie.

Mais Draco est si effrayant, si compliqué. Douloureux aussi.

Si Harry faisait confiance en son instinct alors il aurait pu concevoir que Draco l’aime aussi, mais Harry n’arrivait même pas à l’imaginer. Si Harry n’était pas si lâche, il serait allé le voir.

Il lui aurait dit qu’il est d’accord pour vivre…

Si c’est avec lui.

Qu’il est d’accord pour prendre des risques…

Si sa main ne lâche pas la sienne.

Qu’il veut bien déterrer la « hache d’amour » puisque celle de la guerre a été détruite…

Si les seuls coups qu’elle porte sont ceux qui vous rendent plus fort.

Alors depuis cinq mois, il ne l’avait plus vu et cela le détruisait à petit feu. Il avait continué à faire son travail. Draco avait lâché toutes ses affaires en cours ayant de près ou de loin à voir avec les gens qu’il avait arrêtés. Harry ne l’avait donc même plus vu durant les audiences.

Il se demandait pourquoi Draco le laissait maintenant tranquille. Par pitié ? Après tout, il savait tout comme lui que cette guerre n’avait plus lieu d’être.

Harry ne lui avait pas dit qu’il l’aimait mais tout son corps l’avait crié. Draco lui avait tout prit et il n’avait rien laissé.

Il pensait constamment à lui, c’était le cas depuis ses 15 ans. Il en avait 24.

Comment avait-il seulement pu penser qu’il puisse vaincre l’homme qu’il aimait ?

Il soupira une énième fois. Il était déjà tard, près de 23 heures lorsque le visage de Ron apparu dans sa cheminée.

Harry eut un sourire, Ron était encore au travail. Ce mec ne s’arrêtait jamais.

-Ron, rentre chez toi. Mione doit t’attendre.

-C’est ça, marre toi vieux ! En attendant la brigade d’alerte a reçu un appel et…

-Un meurtre ?

Lui qui voulait passer une soirée tranquilou, on allait encore devoir faire appel à ses services.

-Non, non, rassure toi, une simple agression, la Crim n’est pas dans le coup.

Harry fronça les sourcils alors pourquoi Ron venait le déranger ?

-J’ai pensé que tu voulais le savoir…

Savoir quoi ?

-Il l’a mis hors de combat rapidement d’après ce que j’ai compris…même si il y a eu de la casse. Il serait légèrement blessé.

Qui il ?

-L’équipe de permanence doit être déjà sur place en train de l’interroger. C’est Kurt Gruit qui l’a attaqué. Apparemment, il avait envie de se faire son ancien avocat, il a dû le trouver à son goût…

Kurt Gruit, un violeur, les victimes sont toujours des jeunes hommes blonds au physique de rêve, il les appelle toujours « ses anges » avant de les…

-Draco…

Un souffle, des mains qui tremblent et une peur sans nom qui vrille les entrailles.

-Il va bien…mais va le voir…

Harry ferme les yeux alors que le visage de Ron disparaît de la cheminée. Ron a dit qu’il allait bien alors c’est qu’il va bien….

Cette phrase que Harry ne cesse de répéter l’empêche de défoncer la porte de l’appartement de Draco car il a déjà transplané. Il se contente donc de l’ouvrir. Un des Aurors sur place le salue.

Ils sont peut être une dizaine et on lui explique que l’agresseur est au poste, Draco Malfoy s’est défendu tout seul et l’a mis hors d’état de nuire avant de les appeler. L’avocat sait se battre.

Ça a l’air de les surprendre, ils ne connaissent vraiment pas Draco Malfoy. Pas comme lui du moins et heureusement.

Lorsqu’il arrive au salon, certains meubles sont retournés et le canapé éventré. Draco Malfoy a la chemise déchirée, un hématome sur la joue et il discute avec un des Aurors. Il lui jette un bref regard surprit et reprend sa conversation comme s’il n’était pas là.

Dix minutes plus tard, les Aurors sont partis avec la promesse d’une déposition des faits de la part de Draco dès le lendemain, au poste des Aurors.

C’est si étrange de se retrouver seul avec lui dans cette pièce. Harry se sent rougir, il se souvient de ce qu’il s’est passé à ce même endroit cinq mois plus tôt, il s’approche de Draco qui reste étrangement silencieux.

-Tu n’as pas trop mal ?

La joue tuméfiée a l’air douloureuse mais elle l’est sûrement moins que le regard gris.

-Que fais-tu là ?

Harry a un pauvre sourire, une question par une question. Rien n’a changé alors ? Mais cette fois-ci il ne veut pas jouer. Il doit vraiment être idiot pour être venu. Il est même étonné de n’être pas encore foutu dehors. Draco le regarde avec colère avant d’étirer un sourire sans joie.

Dieu, qu’il est beau…

-Tu es venu pourquoi cette fois Potter ? Pour discuter ?

Pour baiser et te tirer ?

-J’étais inquiet mais puisque tu vas bien, je vais te laisser…

Menteur…tu es venu rire de moi. Le pauvre Malfoy agressé par un des tarés qu’il a contribué à remettre en liberté !

-Oui, c’est cela, dégage !

La voix est un peu tremblante et ce n’est pas normal.

Draco n’est pas sensé avoir la voix tremblante alors Harry ne s’en va pas. Il regarde Draco plus attentivement et il commence à douter.

Serait-il possible que Draco soit…

-Il me semble t’avoir dit de te barrer Potter ! Alors dégage !

Dans ce cas, pourquoi tes yeux me supplient-ils de rester ?

Harry prend une grande inspiration. Il est plus que temps qu’il devienne courageux. Cinq mois sans lui, c’est beaucoup trop long. Il se détourne rapidement vers ce qui lui semble être la cuisine.

-Hé Potter ! Tu vas où là ?! C’est pas la sortie ici !

-Un torchon et des glaçons…

-Mais qu’est-ce que tu marmonnes !? Arrête de fouiller dans le congélateur ! Potter pose ce torchon immédiatement ! Potter !!!

Un survivant qui se retourne en souriant un torchon empli de glaçons à la main, vers un Draco de plus en plus perdu.

-Oui ?

-…

Un « oui » un peu trop innocent pour ne pas être pris pour une menace et dans une cuisine un jeune homme brun avance lentement jusqu’à sa proie.

Draco regarde avec étonnement et méfiance Harry s’asseoir sur une chaise, juste à côté de lui. Cela ne va pas du tout ! Il vient de se faire agresser et la dernière chose dont il a besoin c’est de jouer à celui-pour-qui-tout-va-bien. Il pensait pourtant avoir été assez clair. Potter doit dégager et vite c’est vital pour ses nerfs…

…et pour son corps qui semble déjà vouloir toucher le sien.

…et pour son cœur qu’il ne peut empêcher de battre de plus en plus vite…

Oui, Potter doit partir et non pas le regarder aussi sérieusement…il ne doit pas non plus l’attraper par la taille et l’obliger à s’asseoir sur ses genoux.

Merlin !

Il est sur les genoux de Potter et il n’arrive même pas à les quitter.

Il n’en a pas envie…

Que Salazar lui vienne en aide !

-Qu…que fais-tu ?

Potter se contente d’approcher le torchon de sa joue et Draco laisse échapper une grimace de douleur au contact du tissufroid. Il ne l’a pas loupé l’autre taré et les yeux verts de Potter luisent de colère.

-Tu as très mal ?

La voix est inquiète et Draco se détend légèrement, la douleur diminue un peu grâce au froid.

-Je n’ai pas mal Potter !

Cette fois Harry fronce les sourcils. Encore un langage à la Malfoy : dire le contraire de ce que l’on pense. Donc Draco a mal…il préfère ne pas penser à ce qu’il se serait passé si Draco n’ était pas parvenu à se défendre.

Il passe doucement sa main sur la joue qui n’est pas blessée et Draco bloque sa respiration. Harry se souvient du goût de ses lèvres et rougit légèrement.

-Je crois qu’il faut qu’on parle, chuchote l’ancien gryffondor.

-Je ne veux pas.

Harry soupire, cela risque d’être plus dur que prévu.

D’ailleurs en parlant de dureté…avoir Draco sur ses genoux est...

Harry soupire encore essayant de se concentrer sur la conversation et pas sur le corps si sexy à portée de main…

Et de lèvres…

-Je suis désolé d’être parti l’autre jour de cette façon.

-Je suis désolé que tu sois revenu….

Ok, ça a au moins le mérite d’être clair même si ça fait mal. Finalement il s’est trompé. Il ne peut que détourner la tête, attendant patiemment que Draco se relève.

Et qu’il le libère enfin ! Mais Draco ne fait rien de tout cela, il attrape le menton de Potter et le force à croiser son regard.

Les yeux gris s’agrandissent d’étonnement et les barrières de Draco tombent une à une.

-Potter, murmure-t-il, je ne voulais pas dire cela…

-…

-Ne sois pas triste s’il te plait…

-…

-Je…je ne pensais pas ce que je disais. C’est juste que j’ai eu une soirée éprouvante et puis il s’agit de toi et c’est tellement étrange, j’ai pourtant eu cinq mois pour m’y faire…pour me faire à ce sentiment mais la vérité c’est que ce n’est pas évident…c’est que j’ai peur.

-…

-La vérité c’est que je suis content que tu sois là. Je suis content d’être dans tes bras.

-La vérité ?

Hochement de tête de Draco. Il est passé aux aveux. Chacun son tour.

-La vérité, reprend Harry, c’est que je suis aussi perdu que toi. Ce qu’il s’est passé l’autre jour m’a ouvert les yeux. Si j’ai mis cinq mois avant de revenir c’est parce que j’ai perdu la guerre et je t’ai tout donné.

-Comment ça ?

Les deux voix se font chuchotement et les deux fronts se touchent presque.

-Tu m’as tout pris Draco…

-Qu’est ce que je t’ai pris ?

Draco a posé sa question dans un souffle mais Harry a parfaitement entendu. Il attrape doucement une des mains blanches et sans un mot la pose sur son torse.

Les yeux gris brillent d’émotion contenue alors que sous la main blanche palpite un cœur affolé.

-Je ne te le rendrai jamais Potter…

Cette fois ci Malfoy ne ment pas et Harry ne peut que se soumettre à cette sentence.

-Je sais.

La main blanche se faufile sous la chemise pour sentir encore plus battre ce cœur. Et Draco se délecte du long frisson qui s’empare de Harry.

-Mon ennemi…, chuchote-t-il

-Plus maintenant.

-Ma plus grande victoire…, sourit-t-il

-…

La main sous la chemise cesse d’être immobile et attrape tendrement une des pointes déjà durcies et la voix se fait velours avant de rajouter dans un souffle…

-Mon amour…

Harry a un vrai sourire, finalement il a aussi gagné quelque chose, la plus précieuse de toutes, l’amour de Draco Malfoy. Il gémit légèrement alors que l’ancien serpentard passe ses jambes de part et d’autre des siennes et qu’il frotte son bas ventre contre le sien.

-ça veut dire que tu ne veux plus ma mort ?

On enterre la hache de guerre définitivement ?

-Détrompe toi Potter…Tu vas mourir encore et encore…Il faut dire que…la mort te va si bien…

La voix est sensuelle et Harry embrasse doucement le cou blanc en face de lui.

-Tu mourras avec moi….assure-t-il d’une voix rauque.

Le cou blanc se penche en arrière alors que Draco se délecte de cette promesse ainsi que de la bouche qui commence déjà à le rendre fou. Et il ne peut que se soumettre à cette sentence.

-Je sais…

Fin

Ce OS est assez étrange je crois, dans le style de « Mes nuits sont plus belles que vos jours », enfin c’est comme ça que je le vois. Je me demande donc vraiment ce que vous en pensez en espérant que vous ne vous êtes pas trop ennuyé en le lisant.

A bientôt

Artoung

 
     
     
 
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