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Disclaimer : Pas à moi mais à J.K.R Pairing : dm/hp Genre : Romance/one shot Rating :M Note : Alors pour changer un peu, cette fic traite d’une relation homosexuelle et elle est classée R, donc cela peut choquer certains d’entre vous à qui je conseille de partir loin d’ici ! Cette fic est un one shot et « les mots d’amour » une chanson de Bénabar m’a beaucoup inspirée et je me suis dit que je n’allais pas louper l’occasion pour mettre ensemble Ryry et Dray. J’espère que l’histoire va vous plaire. Je tiens à remercier Lemoncurd qui a corrigé ce long OS et qui m’a donné de judicieux conseils et aussi Anagramme qui a lu cette histoire en avant première et qui a eu la gentillesse de me donner son avis. Un an, 8 mois, 3 jours, quatre heures et huit minutes 00 :00 "-J’en ai assez Draco !" Draco Malfoy haussa un sourcil interrogateur, gardant son air froid et impassible, pourtant son petit ami depuis 4 mois et demi maintenant, Harry Potter avait l’air mortellement sérieux. Devant cette attitude distante la colère d’Harry s’intensifia, cela ne pouvait plus durer ainsi, il n’en pouvait plus, et même si son cœur lui faisait mal, il se décida à dire les mots qui en finiraient avec toute cette parodie de couple que Draco et lui jouaient depuis le début. "-Je te quitte…" Aucune réaction. Draco restait silencieux, et Harry sentit les larmes menacer de l’envahir, Draco s’en foutait, il en avait la confirmation, il n’avait qu’une envie, c’était de sortir de cette pièce pour pleurer, il voulait s’éloigner de cet homme, de celui qui jouait avec ses sentiments depuis le début, de celui qui ne l’aimait pas. Harry commença à se diriger vers la porte lorsque la voix de Draco retentit, toujours aussi neutre. "-Pourquoi ?" Pourquoi ! Il osait lui demander pourquoi ! Parce qu’il en avait marre d’aimer à sens unique, parce que se dire qu’un jour le serpentard tomberait enfin amoureux de lui, il n’y arrivait plus, parce qu’il en avait marre d’espérer un jour que Draco lui dise qu’il l’aime, parce qu’il avait enfin compris que le sexe avec le survivant c’était tout ce qui intéressait Malfoy ! "-Parce que je ne crois plus en nous…" Ce n’était pas l’entière vérité, en réalité il ne croyait plus en lui, il ne croyait plus en son bonheur, il ne croyait plus qu’il pourrait un jour être heureux, et même lorsqu’il s’endormait dans les bras de Draco il n’arrivait plus à y croire…Et puis il y avait eu ce message de Voldemort…ce message on ne peut plus clair qu’il avait reçu il y a une semaine de cela. C’était une lettre, c’était court, mais c’était sérieux : « je le tuerais puisque tu l’aimes », et Harry savait que le seigneur des ténèbres n’hésiterait pas à mettre sa menace à exécution, alors il allait faire croire au monde sorcier qu’il n’aimait plus Draco Malfoy. Draco esquissa un sourire sans joie, alors que petit à petit une tristesse sans nom l’envahissait, il garda pourtant son air froid, ce n’est pas comme s’il ne s’y attendait pas, Harry Potter était un passionné, et une fois la passion retombée, il n’y avait plus rien. De toutes façons le gryffondor n’avait jamais cru en eux, oh bien sûr il lui avait dit qu’il l’aimait, mais il n’avait jamais parlé de se revoir après Poudlard, alors que la fin de l’année était dans 3 mois, à vrai dire il avait l’impression que Harry ne voulait pas d’avenir avec lui, il l’avait aimé un temps, enfin, il avait pensé l’aimer, mais l’amour ce n’était pas ça, pour Draco l’amour c’était beaucoup plus que quelques nuits emplies de rage et de luxure, pour lui l’amour c’était l’avenir…c’était la vie. Alors Harry lui avait mentit, il ne l’aimait pas finalement, Draco haussa les épaules et plongea ses yeux gris dans ceux de Harry, il essaya d’oublier l’envie de prendre le gryffondor dans ses bras pour le supplier de ne pas le laisser, et il y parvint et sa voix ne trembla pas lorsqu’il parla. "-Alors pars !" Et Harry partit. Et Draco laissa son masque d’indifférence se fissurer et il se prit la tête entre les mains essayant de ne pas sentir les larmes salées qui coulaient sur ses joues. Sept jours, 1 heure et 22 minutes Cela faisait une semaine que la nouvelle avait atteint l’école, les deux garçons les plus convoités de l’école n’étaient plus ensemble, ils étaient enfin « sur le marché ». Pour tout le monde il était évident que la rupture venait de Malfoy, tout le monde savait à quel point le gryffondor tenait au serpentard, toujours à lui chuchoter des mots d’amour, toujours à chercher le plus de contact possible avec le blond, alors que Malfoy de son côté restait impassible, c’est à peine si on voyait quelque fois ses yeux briller d’une lueur de tendresse, ou un petit sourire venir fleurir ses lèvres, mais c’était avant, maintenant, depuis une semaine ni l’un ni l’autre ne semblait très joyeux, et leurs amis respectifs commençaient à s’inquiéter. Cela faisait une semaine, et la douleur ne s’en allait pas, Draco doutait qu’elle s’en aille un jour, c’était vraiment étrange de croiser Harry tous les jours et de ne plus l’embrasser ou tout simplement lui tenir la main, c’était vraiment étrange mais c’était surtout très douloureux, il avait vraiment l’impression d’être en manque de Harry, il ne c’était pas rendu compte de sa dépendance envers le gryffondor, mais là, il ne pouvait pas ne pas la voir, il lui était impossible de ne plus penser à cette douleur qui lui faisait comprendre qu’il avait perdu une partie de lui en perdant Harry. Mais Draco gardait son air impassible, il ne voulait pas que Potter se rende compte de son pouvoir sur lui, car le gryffondor semblait quand à lui se remettre assez bien de leur rupture. De toutes façons, c’était lui qui avait rompu alors il devait être soulagé de ne plus sortir avec un serpentard, il allait sûrement avoir un nouvel amant étant donné le nombre de personne qui s’étaient empressées de flirter avec lui depuis qu’il l’avait quitté. La douleur s’intensifia alors que Draco imaginait Harry dans d’autres bras mais son visage resta de marbre. Cela faisait sept jours, sept longs jours que Draco l’avait laissé partir et Harry avait perdu sa joie de vivre, il voyait chaque jour son ange blond et il l’aimait encore, il avait été bête, il avait stupide de penser qu’une fois qu’il ne serait plus avec le serpentard, son amour pour lui s’en irait, comme on dit loin des yeux loin du cœur. Mais ce proverbe était faux, et Harry en avait fait la douloureuse expérience, il le savait maintenant que son amour ne partirait pas si vite et il doutait même qu’il parte un jour, alors il se contentait de voir Draco évoluer sans lui jours après jours, et cela faisait mal de le croiser sans pouvoir caresser sa joue, de le voir discuter avec ses amis sans pouvoir venir lui voler un baiser, de le voir jouer au quidditch sans se dire qu’il allait le rejoindre sous la douche… Pourtant, il ne regrettait pas de l’avoir quitté, il préférait souffrir en silence plutôt que d’espérer inutilement que son amour lui murmure un jour « je t’aime ». Car c’était aussi pour cela qu’il l’avait quitté, parce que jamais en 4 mois et demi, Draco ne lui avait dit qu’il l’aimait, ou même murmuré des mots d’amour. Et Harry avait cessé de l’espérer. Pourtant de la façon dont il lui faisait l’amour Harry y avait cru, il y avait cru pendant plus de quatre mois mais un jour les gestes ne suffisent plus, et Harry avait eu besoin de mots et Draco avait été incapable de les lui donner. Les amis des deux jeunes gens voyaient pourtant ce que les autres ne voyaient pas. Ils voyaient que Draco avait perdu cette lueur dans ses yeux qu’il avait quand il était avec Potter et même avant, quand il était l’ennemi de Potter. Maintenant qu’il était plus rien pour le gryffondor, il n’y avait plus de lueur dans ses yeux. Ils voyaient que le sourire de Harry n’était pas vrai, ils voyaient que le gryffondor s’obstinait à nier jusqu’à l’existence du serpentard tout en le cherchant des yeux quasiment tout le temps. Alors Ron et Hermione allèrent parler avec Blaise, Crabbe, Goyle et Pansy, et il fut décidé que ce serait aux gryffondors de trouver pourquoi leurs amis n’étaient plus ensemble, parce qu’il était évident que Draco ne dirait rien, avec Potter il y avait peut être une chance. C’est pour cela que un matin, Harry se trouvait entre ses deux meilleurs amis, assis sur l’herbe au bord du lac… Hermione et Ron se lancèrent un bref regard alors que Harry avait fermé les yeux et semblait perdu dans ses pensées, puis Hermione sembla gagner ce combat visuel puis que ce fut Ron qui commença à parler. "-Harry, comment vas-tu ?" Le gryffondor ouvrit les yeux se demandant le pourquoi de cette question saugrenue puis répondit à son ami qu’il allait très bien. Il allait refermer les yeux pour replonger dans son monde empli de Draco lorsque Ron recommença à parler, d’un ton excédé cette fois. "-Harry ! Tu oublies que tu ne sais pas mentir ! Je ne suis pas encore complètement stupide ! Depuis que tu n’es plus avec Malfoy tu vas mal et…" "-Alors c’est pour cela !" Cette fois Harry venait de se lever et lui aussi était en colère, il croyait pourtant avoir été clair, il ne voulait plus qu’on lui parle de la fouine et là son meilleur ami se mêlait de sa vie privée et osait mentionner en face de lui le nom de Malfoy ! Harry laissa la colère l’envahir, il était à bout de nerf depuis une semaine et il fallait qu’il se défoule sur quelqu’un, même si ce quelqu’un ne lui avait rien fait, même si ce quelqu’un, il l’aimait autant qu’un frère. "-Tu veux savoir quoi Ron ? Hein, qu’est qui t’intéresses tant ?" Harry fit mine de réfléchir tout en regardant froidement le rouquin en face de lui qui avait un peu pâlit devant le ton haineux du survivant. "-Tu veux peut être savoir pourquoi c’est fini avec la fouine, oui, comme cela tu auras les dernier scoop, tu pourras même le vendre à la gazette du sorcier et avec un peu de chance tu en tireras un bon prix ! Qui sait, grâce à cela tu auras l’air moins minable, quoique je ne suis même pas sûr que le fric puisse pallier ton manque flagrant de neurone!" Le visage de Ron se décomposa alors que Harry venait de comprendre ce qu’il venait de dire. Il venait d’insulter son meilleur ami, il regarda Ron d’un air désespéré, il n’en pouvait plus, alors il se jeta dans ses bras en pleurant tout en lui demandant pardon. Ron aurait pu l’insulter, le frapper après ce qu’il venait de lui dire mais il se contenta de le serrer à son tour dans ses bras, alors que Hermione lui disait que tout allait s’arranger. Alors Harry se releva, se demandant encore pourquoi il avait des amis si formidables. Il ne les méritait pas, il se décida alors à leur parler, il leur raconta qu’il aimait toujours Draco comme un fou mais que ce dernier ne l’aimait pas et ne l’aimerait jamais. Il ne lui avait jamais dit le moindre mot laissant à penser qu’il comptait pour lui. Trois mois, six jours, deux heures et trois minutes C’était le dernier soir, c’était sa dernière chance, Draco en était terriblement conscient, cela faisait plus de trois mois que Harry l’avait quitté et il avait toujours aussi mal, peut être même encore plus mal qu’au début. Ils venaient de passer leurs Aspics et le lendemain ils partiraient tous en vacances, ce soir là quasiment toutes les septièmes années étaient réunis aux trois balais pour fêter la fin des examens, et la fin de leur temps à Poudlard, après chacun poursuivrait sa vie de son côté, après ce soir Draco n’allait plus revoir Harry. Cela faisait près de trois mois que Blaise lui disait que si le gryffondor l’avait quitté c’était parce qu’il ne lui avait jamais dit qu’il l’aimait. Draco n’y croyait pas, il se demandait où Blaise était allé pêcher cela, Harry savait qu’il l’aimait, c’était obligé, non ? Ssi le gryffondor l’avait quitté c’était parce qu’il s’était lassé de lui. Draco s’était donc mis à étudier ses Aspics depuis sa rupture, il s’était noyé dans ses révisions dans le but de ne plus penser à Potter mais cela n’avait pas marché, Potter l’obsédait toujours, sa dépendance au gryffondor n’avait pas été atténuée, et l’indifférence qu’il voyait dans les yeux verts dès qu’ils se posaient sur lui lui faisait un mal de chien. Draco avait pourtant prit peur en voyant le dernier jour approcher et il s’était décidé à écouter Blaise, il voulait tenter sa chance, même s’il n’y croyait pas trop il voulait juste un soir penser que si Harry l’avait quitté, c’était en effet car il ne lui avait jamais dit explicitement qu’il l’aimait. Alors Draco avait mis sa fierté de côté, il allait lui avouer son amour devant tout le monde, il allait lui demander de vivre avec lui, il lui avait composé une chanson juste pour lui, juste pour lui montrer qu’il l’aimait comme un fou même si il ne le disait pas comme le commun des mortels. Il voulait Harry dans son avenir car Harry était son avenir… Il essaya d’oublier son anxiété alors que la salle était pleine, il respira profondément, priant pour la première fois de sa vie, priant pour que Blaise ne se soit pas trompé et que Harry l’aime toujours. Harry écoutait ses amis d’une oreille distraite, il pensait à Malfoy, il n’allait plus le revoir, du moins peut être que si mais cela serait juste une coïncidence, il n’allait plus pouvoir se repaître de sa vue chaque jour, et cela lui manquait déjà. Depuis une semaine une rumeur avait été diffusée à Poudlard, le prince des serpentards aurait un nouveau copain, il serait même fou amoureux de lui, on les aurait vu dans une position des plus explicites à Près au Lard, car ce n’était pas un élève, c’était un gars qui travaillait à la librairie, un vendeur ultra mignon… Cette rumeur tuait Harry à petit feu, il ne pensait pas qu’être jaloux soit si douloureux, mais il s’était fait à l’idée, c’était à prévoir de toutes façons, Draco Malfoy ne restait jamais longtemps seul, et en ce moment même il devait être avec le bellâtre puisqu’il n’était pas à la table de ses amis… Tout un coup le silence se fit, et une voix se fit entendre, Harry aussi étonné que le reste de la salle se tourna vers l’origine de la voix et resta bouche bée devant le spectacle qui s’offrait à lui…Draco Malfoy était en train de chanter. Sa voix était douce au début, mais il avait l’air nerveux, et Harry le connaissait assez bien pour savoir que lorsqu’il était comme cela c’est que Draco était sérieux. Bien sûr y’a les rimes en fleur, les métaphores, les grands discours Les " je n’aime que toi ", les " mon amour ", les " pour toujours " Les soleils couchants, le vent, la plage, les océans Les références au cœur, c’est un organe très émouvant Miauler " Je t’aime " tout le monde peut l’faire, c’est comme Amen C’est pas très dur Draco se moquait des mots d’amour classique, de ceux que tout le monde dit, et Harry eut comme un pincement au cœur, Draco s’adressait à quelqu’un en particulier, il le sentait. Mais qui ? Le serpentard gardait la tête baissée, comme s’il refusait de voir l’effet que faisait sa chanson sur le public. Pour dire " bonne nuit " chaque soir, là, faut vraiment y croire Pas besoin de prêt à porter, de slogans, de phrases toutes faites Tous ces passe-partout, prêts à l’emploi qu’on se répète
Les mots d’amour c’est pas ça C’est bien plus compliqué crois-moi Les déclarations les plus belles Ne figurent pas dans les manuels Cette fois le serpentard leva les yeux et regarda les gens autour de lui, comme si il cherchait quelqu’un de précis, puis son regard s’arrêta sur lui alors que la chanson continuait. C’est banal mais les quelques mots que je te destine Je les préfère aimantés sur le frigo dans la cuisine Je veux voir nos initiales côte à côte sur l’interphone Pas gravées au canif dans l’écorce d’un chêne Pas besoin de vieux balcon, de Roméo et de Juliette Je peux me contenter d’un petit signe par la fenêtre Faisons l’impasse sur les violons, " les toi pour moi " et vice versa Tous ces mots trop doux qu’on a prononcés trop de fois Harry crut qu’il allait mourir foudroyé sur place, son cœur loupa plusieurs battements, dans ses paroles Draco disait plus que des mots d’amour, Draco disait qu’il voulait vivre avec la personne à qui il adressait sa chanson Et c’était à lui qu’il disait cela ? Harry regarda son ange, il était si beau, tout de noir vêtu, il avait un petit sourire mi-charmeur, mi-embarrassé, il était à croquer… Puis l’espoir du gryffondor s’écroula en une seconde, juste devant lui, devant la ligne de mire de Draco se trouvait le libraire… Et Draco continua à chanter alors que Harry comprenait que la chanson ne lui était pas destinée à lui mais à l’espèce de blond décoloré juste devant lui, et Harry eut envie de pleurer car Draco disait enfin qu’il était amoureux mais ce n’était pas de lui. C’était tellement facile pour Harry de croire cela, ainsi, il n’avait plus l’espoir d’une relation avec Draco et la menace de Voldemort restait éloignée. Les mots d’amour c’est pas ça C’est bien plus compliqué crois-moi Les déclarations les plus belles Ne figurent pas dans les manuels Mon p’tit cœur, mon p’tit chat Mon trésor, mon petit rat Ma p’tite fouine, ma p’tite teigne Ma sardine, ma sardaigne Mon sagouin, mon trois fois rien Merci qui ? merci mon chien ! Mon soleil, mon bouquet de roses Mon orteil, ma boîte de douze Harry eut envie de vomir alors que dans ce couplet il venait de reconnaître les mots que lui, il disait à Malfoy, car oui, Malfoy était sa petite fouine, sa petite teigne, son petit cœur… Et là, il faisait comme si ces petits mots ridicules venaient de l’autre. Il avait envie de crier à tout le monde que c’était lui qui appelait le serpentard comme ça, que c’était son bouquet de rose à lui, que c’était sa boite de douze à lui, que Draco était à lui ! Mais Harry se mentait, Draco n’était pas à lui, il en avait maintenant la certitude, après une telle déclaration le libraire allait accepter la proposition de Draco, ils allaient avoir leur nom sur le même interphone, et Malfoy lui laisserait des petits mots sur leur frigo commun… Oui, Harry avait vraiment envie de vomir. On peut bien sûr parler d’avenir promettre monts et merveilles C’est bien plus fort " à tout à l’heure " quand on le murmure à l’oreille Certains construisent des châteaux, ils y mettent des perles de pluies Moi j’ai fixé une étagère, elle est d’ailleurs tombée depuis Ils trouvent encore des formules quand ils se séparent Et habillent de ridicule la fin de leur histoire Moi j’ai pas le cœur brisé, j’ai vérifié chez mon médecin Mais je regrette ces mots d’amour que tu me disais si bien : Mon p’tit cœur, mon p’tit chat Mon trésor, mon petit rat Ma p’tite fouine, ma p’tite teigne Ma sardine, ma sardaigne Mon sagouin, mon trois fois rien Merci qui ? merci mon chien ! Mon soleil, mon bouquet de roses Mon orteil, ma boîte de douze
La chanson venait de finir et la salle applaudit, ravie que le prince des serpentard s leur ait fait un show, mais Draco n’entendait pas les félicitations qui lui étaient adressées, il voyait juste que Harry avait baissé les yeux depuis pas mal de temps et sa gorge se noua et quand le regard haineux du gryffondor rencontra enfin le sien, Draco sut qu’il s’était trompé et que Blaise avait tord….Harry ne l’aimait pas. Et il venait de se ridiculiser devant lui. Il ne détourna pas pourtant les yeux, et se fut le gryffondor, pourtant réputé pour son courage qui se leva après lui avoir lancé un dernier regard de dégoût et sortit de la salle. Mais Draco ne pouvait pas le laisser partir de sa vie sans rien faire, même s’il avait bien vu que Potter ne l’aimait pas, il fallait qu’il le retrouve, pour le voir encore une fois, pour imprimer chaque contour de son visage, pour voir encore ses lèvres qu’il avait tant de fois embrassé et dont il n’arrivait pas à oublié le goût exquis, pour plonger une dernière fois ses yeux dans les émeraudes mystérieuses et envoûtantes de celui qui avait capturé son cœur. Alors il sortit à son tour, sans trop savoir dans quelle direction partir, la lune était pleine et le vent s’engouffrait dans ses vêtements, Draco décida de prendre la direction du château, espérant que Harry ait prit la même. Il avança d’un pas rapide, essayant de ne pas penser au froid qui le faisait frissonner, puis enfin, il le vit, il marcha un peu plus silencieusement et arriva à sa hauteur, le gryffondor semblait perdu dans ses pensées, du moins assez pour ne pas l’avoir entendu. Alors il posa sa main sur son bras et….se retrouva à terre. "-Putain Potter, on peut savoir ce qu’il t’a prit ! Glapit Draco en se frottant le bras." Harry venait de lui faire de l’envoyer valser et maintenant il le regardait avec des yeux ronds. "-Dra…Malfoy ?" "-Oui, c’est moi, et tu viens de me foutre par terre ! Tu pourrais t’excuser au moins !" Harry regarda le jeune homme à ses pieds, il avait eu peur, il l’avait cru que c’était quelqu’un qui venait l’attaquer, mais là il ressentait surtout de la colère, Malfoy faisait chier ! Il ne pouvait pas rester avec son intello à deux noises ? Non, il fallait qu’il vienne voir de ses propres yeux l’anéantissement du survivant ! Mais Harry n’allait pas lui faire ce plaisir, ce con ne méritait pas de voir qu’il était brisé. Harry se pencha vers celui qui faisait battre son coeur plus vite que la moyenne légale, ils étaient presque bouches contre bouches, et déjà Harry sentait le souffle saccadé de Draco sur ses lèvres… "-Je te déteste Malfoy…" "-Moi aussi…" La voix de Draco était beaucoup trop rauque, et ce fut lui qui leva la nuque jusqu’à que ses lèvres touchent celles de Potter. Le baiser n’eut rien de doux, il était sauvage et brûlant, il était désespéré et empli d’une détresse sans nom. Car il s’agissait d’un baiser d’adieu, un de ceux où on laisse une partie de soi…Et alors que les dents de Harry mordaient violemment ses lèvres, Draco poussa un râle, avant d’entrer sa langue dans la bouche du gryffondor, forçant le passage, l’obligeant à se laisser dominer, l’obligeant à mettre ses mains dans ses cheveux pour garder un appui, l’obligeant à soupirer par à coup…l’obligeant à en vouloir encore plus… Puis tout cessa, Harry venait de prendre conscience de la situation alors que Draco venait de l’allonger sur la route et commençait en plein milieu de la rue à le dévêtir. Il se leva poussant brutalement le serpentard, et se mit à courir en direction du château sans se retourner, sans voir que Draco le regardait choqué et se touchait les lèvres en tremblant comme pour s’assurer qu’il n’avait pas rêvé. Un an, cinq mois, 10 jours, 22 heures et 12 minutes C’était la rentrée, Harry allait attaquer sa deuxième année de formation pour être Auror, il venait d’avoir 19 ans et il avait vraiment hâte d’en finir avec les études, quoique la deuxième année avait l’air beaucoup plus intéressante que la première. En effet la première année était uniquement basée sur la théorie. Harry avait donc passé un an à apprendre par cœur des procédures, des sorts, des enchantements, et cette année enfin il allait pouvoir mettre son savoir en application, car cette année ils allaient surtout faire de la pratique. Il eu un sourire en arrivant devant l’académie des Aurors, il salua certains de ses anciens camarades, cette année il y avait pas mal de nouveau car en effet en première année les élèves étaient regroupé par option et Harry avait prit bien sûr l’option de Défense Contre Les Forces Du Mal, il avait donc fait son année de théorie à Londres alors que selon l’option les autres avaient étudier à Paris, à Rome, ou encore à Pékin. Or pour la seconde année tous les futurs élèves ayant réussis leur première année se retrouvaient à Londres, et cette fois ils allaient être classé par niveau. Harry ne put empêcher de ressentir de la fierté car il était le meilleur de sa promotion, il allait donc se retrouver parmi les meilleurs, il se souvient que après avoir reçu ses résultats Hermione et Ron lui avait organisé une fête surprise… Harry avait un appartement à Londres et il le partageait avec Ron, enfin, lorsque Ron était là, car avec son équipe de quidditch il était souvent en déplacement. En effet, après Poudlard, un chasseur de tête était venu voir Ron pour lui proposer d’être le nouveau gardien des « scarabées Bourdonnants » et cette équipe avait de forte chance de gagner le championnat d’Angleterre, en ce moment, ils étaient dans les trois premiers du classement. Donc Harry se trouvait assez souvent seul dans son appartement. Heureusement que Hermione venait souvent le voir, elle étudiait aussi à Londres, pour devenir médicomage et depuis cet été ses deux amis sortaient enfin ensemble. Harry, lui, était célibataire. Il avait bien eu une ou deux aventures l’année dernière mais il s’était vite lassé. Son sourire se fana alors qu’encore une fois l’image d’un jeune homme blond flotta dans sa tête. En plus d’un an, Harry n’arrivait toujours pas à l’oublier, il se disait que c’était juste de la nostalgie mais un coin de son cerveau lui soufflait que c’était beaucoup plus que cela, sinon pourquoi se masturbait-t-il en pensant à Malfoy, pourquoi dès qu’il voyait une chevelure aussi pâle que celle du serpentard son cœur battait plus vite, pourquoi il pensait à lui presque à chaque instant, se demandant ce qu’il devenait ?…et surtout pourquoi lorsqu’il se l’imaginait avec ce putain de libraire il en avait la nausée ? Harry avait finalement battu le seigneur des ténèbres l’été qui avait suivi la fin de sa scolarité à Poudlard, il avait d’ailleurs passé un mois de ses vacances en convalescence, le combat avait été dur et Harry avait cru plus d’une fois qu’il allait y passer, mais étrangement, à chaque fois, l’image d’un jeune homme blond le poussait à relever la tête, à chercher en lui une force et une volonté qu’il n’imaginait pas posséder et puis il avait finalement gagner et il en était encore plus d’un an après toujours aussi surpris. Harry n’avait pas revu Malfoy depuis le dernier soir qu’il avait passé à Poudlard, depuis leur dernier baiser. Un an après le serpentard lui manquait toujours autant, son corps lui manquait, son esprit aiguisé lui manquait, sa voix gave et enivrante lui manquait…tout en lui lui manquait…et ses yeux…il avait beau chercher, personne n’avait des yeux comme ceux de Draco, d’un gris unique, d’une lueur unique, d’une intensité insoutenable, troublante, sexy…Harry se souvient : il lui suffisait de plonger son regard dans les yeux de Malfoy pour qu’il se mette à bander…oui, c’était cela, le regard de Draco était excitant, mais pas autant que ses fesses…hummm, il avait un de ces culs, pâle, ferme et musclé… "-Alors Harry, tu rêves !" Le survivant se tourna vers la voix qui venait de lui éviter d’avoir une érection en plein milieu de la cour, il chassa immédiatement Malfoy et ses fesses divinement faites de son esprit, et se concentra sur Jérémy Banju, un type de sa promotion de l’an dernier, il lui fit un sourire chaleureux et commença à discuter avec lui. A quelques mètres de là, un jeune homme blond restait planté au milieu de la foule, le cœur battant à tout rompre, les yeux posés sur le survivant, incapable de s’en détacher. Il avait du mal à garder une respiration normale, il ne s’attendait pas à le voir, mais c’était pourtant évident : Potter lui avait toujours dit qu’il voulait être Auror. Comment avez-t-il pu l’oublier ? « Tu ne l’as pas oublié, lui souffla une petite voix dans sa tête, et c’est pourquoi tu as toi aussi voulu devenir Auror. » Draco refusa d’écouter la voix ridicule et replongea dans sa contemplation du Survivant…il n’avait pas trop changé en plus d’un an, il avait toujours la même silhouette à faire se damner un saint, il avait toujours son sourire au bout des lèvres qu’il distribuait sans compter, il avait toujours un nid d’oiseau à la place de cheveux, il avait toujours… plein de fans. Plein de fans ? Draco fronça presque imperceptiblement les sourcils, alors que plusieurs types s’avançaient vers Potter et se mettaient à discuter bruyamment avec celui-qui-a-survécu. Il connaissait bien la sensation qui lui étreignait le cœur : cela s’appelait de la jalousie. Il haussa les épaules, il était temps de faire perdre son sourire niais à Potter, il était temps de se montrer. Draco s’avança à son tour, le cœur battant un peu plus vite à chacun de ses pas, les yeux fixés sur Potter, cela faisait plus d’un an qu’il ne l’avait pas touché, et il se souvient avec une netteté sadique des derniers mots du gryffondor à son égard « je te déteste »… Cela lui avait fait vraiment mal, il lui avait répondu que lui aussi il se détestait, il se détestait car alors même que Harry venait de lui montrer son dégoût, alors même qu’il venait de se ridiculiser en chantant devant tout le monde, alors même qu’il lui avait demandé de s’installer avec lui, qu’il lui avait avoué qu’il l’aimait comme un fou et que Harry lui pour toute réponse lui avait dit qu’il le haïssait, oui malgré tout cela il l’avait quand même embrassé, se détestant de ne pas pouvoir le détester aussi, se dégoûtant de l’aimer malgré tout, se dégoûtant de prendre autant de plaisir à ravager ses lèvres. Oui : lui, Draco Malfoy, avait vu sa fierté piétinée mais en un an il avait eu le temps de s’en remettre. Le survivant ne lui faisait plus aucun effet, Potter n’était rien, c’était le passé, d’ailleurs il n’avait aucune envie de se jeter sur lui et de lui arracher ses vêtements, il n’avait aucune envie de dévorer ses lèvres, il n’avait pas envie non plus de satisfaire son érection grandissante dans le fourreau de chair divinement étroit du balafré… Erection ? Soit maudit Potter ! Draco venait de se rendre compte que les discussions venaient de cesser, les amis de Potter le regardaient d’un air inquiet, Potter était en effet assez pâle et il avait les yeux fixés sur lui. Draco lui fit son habituel sourire moqueur, essayant de ne pas voir que le regard de Potter envers lui n’était pas des plus sympathiques, pour ne pas dire totalement hostile. "-Tiens, mon petit pote Potter entouré de ses fans…Que je suis bête : j’aurais su que tu serais là, j’aurais pris un carnet pour te demander un autographe !" Draco pris une pause dramatique, alors que Potter en serrant les dents lui demandait ce qu’il faisait là. Alors Draco lui expliqua qu’il était là pour la même raison que lui : pour devenir Auror. "-Vous vous connaissez ? "Demanda bêtement un des amis de Potter. Pour toute réponses il eut le droit à deux regards noirs. Harry avait cru mourir d’une crise cardiaque en voyant Malfoy approcher, il avait d’abord cru à une hallucination, mais non, c’était bel et bien le serpentard, lui seul avait ce petit sourire prétentieux que Harry avait appris à adorer. Il en avait eu le souffle coupé, Draco était toujours aussi parfait et il se trouvait en face de lui, et Harry comprit alors que ce qu’il ressentait envers le serpentard n’avait en effet rien à voir avec de la nostalgie, il se rendit aussi compte qu’il était entrain de trembler et il eut honte. Puis l’ancien serpentard ouvrit la bouche et se moqua de lui, alors Harry se souvint… Il se souvint que ce con avait fait une déclaration d’amour à un autre, que cette ordure devait certainement vivre avec un putain de libraire de merde, il se souvint enfin que ce merdeux de Malfoy ne l’avait jamais aimé… Il n’eut pas besoin de se rappeler à quel point tout cela lui faisait mal, parce que la douleur avait toujours était présente en lui, mais le fait est que cela lui faisait quand même mal. Et Harry se demanda brièvement comment il allait survivre un an en présence du blond lorsque ce dernier lui avait annoncé qu’il était là en tant qu’élève. Il espéra ardemment que Malfoy et lui ne soit pas dans la même promotion, mais il dut se rendre à l’évidence lorsque d’une voix monotone, le type chargé des affectations nomma Draco Malfoy dans la section A, avec entre autre Harry Potter. L’année allait être très dure, .très pénible et très…frustrante. Un an, 8 mois, deux jours, 8heures et 45 minutes "-FOOOOOOOOOOOOORMEZ LES RANGS !" L’adjudant chef Bekker de la formation des Aurors inspecta d’un œil critique les jeunes sorciers devant lui qui devaient normalement être alignés dans une ligne parfaite. Pour une fois il eut un sourire de satisfaction, depuis 3 mois il essayait de faire rentrer dans le crâne des jeunes recrues le sens de la discipline et aujourd’hui il avait l’impression d’avoir atteint son but. La ligne formée était parfaite…pour un peu il en aurait pleuré de joie mais il se contenta de sourire bêtement en regardant les futurs Aurors les uns après les autres… Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et l’adjudant chef dû se faire à cet adage lorsque son regard se posa vers le bout de la rangée. Il cessa de sourire en voyant que, encore une fois, il venait de tomber de haut. Il n’y arriverait jamais, il était désespéré, en vingt trois ans de carrière il n’avait jamais eu à faire à « ça ». Devant lui, au lieu de se trouver des futurs Aurors au garde à vous, se trouvait, un jeune homme brun qui insultait copieusement un jeune homme blond à l’air hautain qui semblait sur le point de perdre patience. "-POTTER ! MALFOY ! J’AI DIS « FORMEZ LES RANGS » !" Le cri de l’adjudant ne sembla pas perturber les deux futurs Aurors puisque le jeune homme brun dénommé Potter continua à insulter ledit Malfoy. "-Mais tu fais chier ducon, moi et ma cicatrice on t’emmerde et…" "-Tout doux Potty, répliqua le jeune homme blond, cela ne sert à rien de t’exciter ainsi, ce n’est pas parce que je t’ai dis que ta cicatrice était moche qu’il faut te sentir vexé." "-MALFOY !" "-Putain le jour où tu diras quelque chose digne de captiver mon intérêt fais moi signe mais d’ici là, ferme là Malfoy !" "-POTTER !" "-Quel langage ! Cela se voit que tu as été élevé par les gens du peuple, aucun savoir vivre…" "-MALFOY !" "-Mais je t’emmerde, je préfère encore cela qu’avoir été élevé par Monsieur et Madame j’ai-un-balais-dans-le-cul !" "-POTTER !" L’adjudant chef, qui en avait assez de hurler, se décida à utiliser les grands moyens alors que les étudiants Potter et Malfoy s’insultaient encore, il demanda à un autre élève d’aller chercher le directeur adjoint de l’Académie. Cinq minutes plus tard, il arriva enfin, vêtu d’une robe de sorcier d’un gris austère, le nez crochu, les cheveux noirs quoique un peu grisonnant, et un regard à vous glacer le sang. Harry et Draco s’insultaient toujours, plus rien n’avait d’importance que cet autre devant eux, que cet homme qui était depuis toujours en travers de leur chemin, en travers de leur cœur…mais la voix doucereuse du directeur adjoint les ramena sur terre. "-Potter, Malfoy, siffla l’homme en gris, dans mon bureau !" Trois mois, cela faisait trois mois bientôt que tous les jours Harry voyait Draco, et depuis cette fameuse rentrée, sa relation avec Malfoy était de plus en plus conflictuelle. Ils se disputaient pour rien du tout, de façon peu mature d’ailleurs, il semblait même à Harry qu’ils en étaient revenus au point de départ, ils se disputaient comme à l’époque de Poudlard, s’envoyant des insultes dès qu’ils en avaient l’occasion. Dans leur promotion, tout le monde s’était rapidement fait à leur animosité, à part les professeurs bien sûr, mais tout le monde sans exception avait apprit que leur querelle durait depuis leur enfance. Certains disaient qu’il y avait eu un moment d’accalmie durant lesquels les deux jeunes hommes étaient sortis ensemble, mais personne n’arrivait vraiment à y croire en les voyant se détester jour après jour. Harry souhaitait plus que tout haïr Draco, il s’y entraînait jour après jour, mais il n’y arrivait pas. Il avait beau essayer, il avait beau se sentir blessé à chaque insulte du serpentard, il n’y arrivait pas…Il avait des sentiments qu’il n’arrivait hélas pas à contrôler. Harry s’était rendu compte qu’il n’arrivait plus à détester Malfoy depuis la première fois ou le blond l’avait embrassé. Cela lui paraissait si lointain et parallèlement il s’en souvenait encore avec une netteté impressionnante. Il était en septième année, et c’était la Saint Valentin, la fête des amoureux, il avait comme pour chaque Saint Valentin reçu un nombre incalculable de lettres enflammées, accompagnées de chocolats plus ou moins appétissant, mais comme chaque année, il n’avait même pas pris la peine de lire les lettres, quand au chocolat, il en avait distribué à quasiment toute sa table, malgré le regard outré de Hermione et sous les yeux ou plutôt l’estomac, ravi de Ron. Puis tout le monde était monté dans les dortoirs et comme chaque année, Ron, Seamus, Neville, Dean et lui-même, s’étaient partagé son paquet de lettres, et tour à tour ils en lisaient une, se moquant gentiment des jeunes filles énamourées… Puis cela avait été au tour de Neville de lire une lettre. C’était une lettre écrite dans un papier tout simple, sans aucun cœur dessiné, ni autre graffiti plus ou moins ridicule qui affublaient les autres lettres, en fait cette lettre ne ressemblait à aucune autre lettre, ce n’était de toutes façons pas une lettre d’amour mais ce fut la seule que Harry retint dans toute sa courte vie. « Potter, je te veux... Sois à moi ce soir, Laisse moi venir en toi ce soir, Laisse toi aller pour moi ce soir, Permet moi de m’enfouir en toi ce soir, Promet moi de ne pas t’enfuir ce soir… Viens Potter, je t’attends…Ce soir, salle sur demande, 23 heures. Draco Malfoy. » Non, ce n’était en effet pas une lettre d’amour, c’était une invitation à la débauche, à une nuit de sexe interdite, ses amis avaient été abasourdit par cette lettre et Harry lui en était choqué et…excité, ce qui le choquait d’ailleurs encore plus. Ron parla de piège alors que Harry pensait encore une fois à quel point Malfoy était bandant. Seamus parla de blague alors que Harry regardait sa montre et voyait qu’il était déjà 22h50. Neville parla de ne pas y aller alors qu’il se levait, la lettre enfouie dans sa poche et se dirigeait vers la sortie. Dean lui demanda d’être prudent, alors qu’il les rassurait en disant que ce qu’il pouvait lui arriver de pire c’était de coucher avec Malfoy et que selon lui, il allait adorer « ce pire ». Puis un peu comme dans un rêve il s’était retrouvé devant la salle sur demande, trouvant aberrant d’être là, mais n’y pouvant rien, il savait pourtant qu’il risquait beaucoup en allant à ce « rendez-vous », ses amis avaient raison, cela ne pouvait être qu’un piège… Il avait alors pensé qu’il pouvait y perdre la vie si une multitude de mangemorts l’attendait derrière la porte, il pouvait aussi perdre sa fierté si derrière cette porte se trouvait une horde de serpentard près à se foutre de sa gueule. Il avait aussi vaguement pensé qu’il pouvait perdre sa virginité si ce que la lettre disait été vraie… Mais il n’avait jamais pensé que ce soir là il allait y perdre son cœur, et c’était pourtant ce qu’il s’était passé, il avait ouvert la porte et il n’y avait que Draco dans la salle. Le serpentard lui avait alors adressé un petit sourire victorieux, puis sans dire un mot, il s’était approché de lui, ses yeux gris ne quittant pas les siens. Harry se souvient qu’il avait cru voir Draco rougir un peu juste avant de l’embrasser, comme soudainement intimidé, puis il se souvient d’être follement tombé amoureux de lui alors que de ses lèvres Draco avait attrapé les siennes. C’était un baiser étrangement doux, presque timide, presque innocent, presque un premier baiser…presque car il y avait aussi une autre saveur en plus du goût immaculé du baiser, c’était une saveur un peu moins perceptible au début mais elle était là quand même et ce goût se prononça alors que le baiser gagnait en intensité, c’était le goût du péché, le goût de la luxure, le goût de la perdition… Il avait suffit d’un baiser pour qu’il sache enfin la vérité, parce que la vérité c’était qu’il aimait le serpentard depuis longtemps déjà, et la vérité c’était que jamais il ne parviendrait à se rassasier de ses lèvres… Harry revint à lui. Ils étaient devant le bureau du directeur adjoint, et il ne put s’empêcher de frissonner de peur. Il faut dire qu’il y avait de quoi, alors il entra dans la pièce austère tout comme son propriétaire qui les toisait d’un air sombre. Harry déglutit alors que Malfoy prenait place dans un des sièges, il avait horreur de se retrouver en compagnie de l’homme en gris, mauvais souvenir. L’homme en gris sourit assez sadiquement et Harry en courageux ex-gryffondo qu’il était se décida d’arrêter de l’appeler mentalement « l’homme en gris » et de le nommer par son vrai nom, même si c’était dur, même s’il se sentait maudit, même si cela lui demandait un grand courage. Harry s’assis à son tour en face du bureau de Strictus Rogue, frère aîné de Severus Rogue, aussi « sympathique » que lui et attendit la sentence du maître de la discipline. "-Cela commence à être usant, jeunes gens, débuta l’homme d’une voix lasse. Cela fait depuis la rentrée que cela dur. J’ai pensé un instant que vous pourriez mettre vos différent de côté et vous comporter enfin en adulte. Oui, j’avoue que je vous ai pensé capable de cela malgré le fait que mon frère ait déclaré votre cas désespéré. Enfin, il a dit cela surtout pour vous Potter !" Harry n’en doutait pas une seconde, il serra les dents en voyant que Malfoy s’était permis un petit sourire. "-Hélas, continua Strictus Rogue, je ne peux laisser cette situation ainsi, j’ai donc deux choix devant moi." Le directeur adjoint fit une pause, pour être sûr d’avoir l’attention de tout le monde, ce qu’il avait déjà, parce que tout le monde le sait, lorsque Strictus parle on l’écoute. "-Première solution : je vous vire de l’académie, et je fais en sorte de vous griller auprès des autres écoles de sorcellerie." Draco pâlit nettement, alors que Harry bougeait nerveusement sur son siège : il ne pensait pas vraiment que ses incessantes disputes avec Potter pourraient avoir cette conséquence, mais il faut croire qu’ils étaient allés un peu loin, ils étaient pourtant les deux meilleurs élèves de l’académie, à part peut être au niveau de la discipline, mais pour Draco il était hors de question qu’il se fasse virer de l’académie, car si au départ il avait choisi cette formation plus par dépit qu’autre chose, aujourd’hui il aimait vraiment ce métier, alors il écouta intérieurement assez nerveux mais extérieurement toujours aussi calme la deuxième solution. "-La deuxième solution est la suivante, je veux bien vous laisser une chance mais il va falloir me prouver que vous pouvez travailler ensemble, vous n’êtes plus à Poudlard ici, alors soit vous acceptez une mission que vous devrez effectuer à deux, soit je vous vire." Draco respira juste un peu plus vite : ce type était un fou, il voulait que lui, il bosse avec Potter ! Mais c’était du suicide, jamais le professeur Rogue n’aurait eu une idée aussi ridicule, il n’était pas fou lui. Il faut croire que son frère avait hérité des gènes défectueux de leur famille. Il eut un regard hautain envers l’homme en gris, il n’arrivait pas à l’appeler mentalement par son nom, c’était une insulte au professeur Rogue et Draco ne pouvait croire qu’ils étaient vraiment frères, alors par respect pour le directeur de son ancienne maison, il se bornait à appeler l’homme en face de lui « l’homme en gris ». Hélas, l’homme en gris avait l’air sérieux, Draco allait donc être obligé de bosser avec Potter, il songea un bref instant qu’il vaudrait peut être mieux qu’il soit viré de l’académie que de se retrouver avec Potter quasiment 24h/24 car ce gryffondor en plus de l’énerver au plus au point, lui donnait aussi furieusement des envies pas très chastes et c’était un euphémisme car la vérité serait plutôt de dire que Draco désirait le survivant comme un dingue. En trois mois, le balafré l’avait rendu fou, il avait sans cesse besoin de le voir, de lui parler, d’entendre sa voix même si elle l’insultait, c’était comme au collège rien avait changé, Draco était toujours dépendant de Potter. "-Je vous laisse le choix entre deux missions continua l’homme en gris, les deux sont de la collecte d’information. Certains mangemorts pas très malins vont souvent dans des endroits connus de nos agents, il vous suffit d’y aller en tant que client, et d’écouter. Cela ne devrait pas être très dur et ne durera qu’une soirée. Par contre, il faut que vous soyez discret. Vous croyez y parvenir ?" L’homme en gris les regarda comme s’il doutait réellement de leur efficacité, pourtant le plan était étonnement simple et Draco se demanda un instant si leur chef ne les prenait pas pour des demeurés. "-Oui, répondit Potter, c’est dans nos cordes !" « C’est ça Potter, fais donc ton lèche ! » Bien, alors vous avez le choix, soit vous allez espionner Rictulus Dreney ce soir dans un hammam, soit vous allez au « honey, honey » un bar moldu pour avoir le plus d’information possible sur Esteban Gret. "-Hammam !" "-Honey, honey !" Les deux voix avaient retenties en même temps et Draco regarda éberlué le survivant, ce crétin préférait aller effectuer sa mission dans un vulgaire bar moldu plutôt que dans un lieu paradisiaque, avec des massages, des bains chauds, et des cocktails délicieux ! Strictus eut un sourire amusé alors que les deux jeunes hommes continuaient à s’adavaquadavrer du regard. "-C’est moi qui vais décider pour vous alors, dit-il en leur souriant." « Potter, s’il choisit le bar t’es mort » "-Allons, jeune Malfoy, ne faite pas cette tête, je dois avouer que part endroit je ressemble à mon frère…" « Et on ne veut surtout pas savoir de quels « endroit » tu parles, vieux Rogue ! » "-J’avoue que comme lui, j’ai une légère tendance à favoriser les gens venants de mon ancienne maison…" « Ok, je t’aime vieux Rogue, prends bien exemple sur ton frérot, et dis haut et fort que nous allons nous faire masser ce soir. » "-Et donc, Monsieur Potter, en tant qu’ancien gryffondor, je tranche de votre côté, ce soir vous irez au bar !" Draco faillit s’étouffer juste avec sa salive tellement le choc était grand. Mais quel déshonneur, le frère de Rogue était un putain de gryffondor ! Il comprenait mieux pourquoi Rogue ne parlait jamais de l’homme en gris, quelle abomination ! Mais d’un côté c’était évident, ce frère était tellement peu malin parfois. Enfin, c’est vrai quoi, il ne lançait jamais de remarque blessantes, il semblait n’avoir aucun bouc émissaire, il ne s’en prenait jamais à Potter ou à son nom… Le frère de Rogue était un anti-Rogue, c’était le vilain petit canard de la famille de son ancien maître de potion. Et à cause de ce stupide gryffondor et de l’autre stupide gryffondor qui souriait à ses côtés, il allait devoir ce taper une soirée pourrie dans un bar miteux et MOLDU alors qu’il aurait pu aller dans un endroit où il aurait vu Potter à poil ou presque ! Que les gryffondors soient maudits ! Un an, huit mois, trois jours, deux heures et 52 minutes Harry venait d’entrer dans le bar, une épaisse fumée s’élevait et le survivant dut se retenir de tousser. Il était déjà tard, peut être 23 heures, et la plus part des clients semblait déjà avoir bu pas mal de verres. Malfoy lui avait donné rendez-vous directement dans le lieu de leur « mission » : il était évident qu’il voyait mal le blondinet venir le chercher chez lui, comme pour un rendez-vous galant. Déjà qu’il n’avait pas l’air très content que la mission se déroule au bar… Mais Harry ne voulait surtout pas voir Draco plus ou moins habillé : dès que le Strictus Roque avait mentionné le mot « hammam », Harry avait eu des images toutes plus affolantes les unes que les autres venant s’incruster dans son esprit, il avait vu avec une précision diabolique, Draco, son corps nu et blanc luisant d’huile, étendu sur le ventre, attendant visiblement de se faire masser, puis il s’était vu avec seulement une serviette autour des reins s’approcher de Malfoy qui était déjà un peu somnolent. Il avait alors touché du bout des doigts la peau douce de son dos, se délectant d’en dessiner des muscles… Il avait arrêté là son rêve éveillé car il en connaissait parfaitement la fin, et il n’avait aucune envie de s’imaginer prendre Malfoy sur la table de massage. Enfin si, il en avait envie et c’était justement là le problème, Harry avait non seulement envie de fantasmer tout éveillé, voir même très réveillé si on considérait une certaine partie de son anatomie, mais il savait que s’il allait avec Malfoy dans un hammam, il allait lui sauter dessus, et lui montrer à quel point il lui avait manqué. Alors Harry avait dit qu’il voulait aller au bar, et Strictus Rogue avait suivi son choix. Cela fut une bonne surprise pour Harry de savoir qu’il y avait au moins une personne dans la famille de son ancien professeur de potion qui possédait un semblant d’humanité, comme quoi il restait un peu d’espoir sur cette bonne vielle planète terre. Bon, ce n’était qu’une soirée de travail, certes avec Malfoy, mais Harry était sûr que tout allait bien se passer. Il fouilla la salle du regard, et lorsque ses yeux tombèrent sur Draco, Harry sut que tout n’allait pas bien se passer… Malfoy était déjà assis à une petite table et semblait l’attendre, un air maussade plaqué sur le visage. Il fusillait du regard les moldus qui faisaient seulement mine de s’approcher de lui, mais ce qui choqua Harry s’était surtout le fait de voir Malfoy habillé en moldu… Pourquoi tant de haine ? Pourquoi Malfoy avait-il besoin d’être si sexy en moldu ? Et surtout pourquoi Harry avait une subite envie de tuer la serveuse qui avec son décolleté plongeant semblait lui faire un rentre dedans féroce? Harry connaissait hélas la réponse à ses questions, il était encore amoureux de Ducon 1er. Bon, ce n’était pas vraiment un choc pour lui, il était presque blasé de se l’avouer. Enfin, c’était tellement logique, ce n’était qu’une conclusion banale aux milliers d’émotions qu’il ressentait encore en présence de Draco. Harry se déplaça alors jusqu’à arriver à la table de Malfoy et s’assit sans plus de cérémonie en face du blond. Blond qui grimaça et lui fit une remarque cinglante à propos de sa ponctualité. Puis la mission débuta. En fait, tout était beaucoup plus facile que prévu, car le mangemort, en plus d’être un crétin fini, s’était placé juste à la table située à côté de la leur. De plus, il discutait boulot avec un type en face de lui, et les deux hommes avaient l’air d’être déjà passablement ivres. Toute l’heure qui suivit, Harry et Draco écoutèrent attentivement la discussion, prenant même des notes devant tout le monde, puis leur « cible » partit très éméché. Il était minuit et leur mission venait de se terminer. C’est alors que Harry prit conscience du silence gênant qui s’était installé entre Draco et lui. Logiquement il pouvait rentrer chez lui mais il était bien là, dans ce bar, avec Draco en face de lui et pour une fois il n’avait aucune envie de l’insulter: il voulait savoir ce qu’il avait fait pendant un an, savoir s’il était toujours avec le libraire, et savoir si le goût de ses lèvres avaient toujours cette saveur exceptionnelle. Il prit un ton neutre et se décida à poser la question qui lui brûlait les entrailles. "-Alors, tu es toujours avec ton libraire ?" Draco se figea, se demandant ce que racontait le balafré : pourquoi d’un seul coup, comme ça, il lui parlait de libraire ? Cette soirée était déjà très bizarre, mais là Draco avait l’impression d’entrer dans une autre dimension, à croire que Potter cherchait à avoir une discussion civilisée avec lui. "-Je ne vois pas de quoi tu veux parler, répondit-il d’un ton froid." Les yeux de Harry prirent alors une teinte dangereusement plus foncée. L’attitude de Draco l’énervait au plus haut point, comme s’il avait oublié l’homme à qui il avait fait une déclaration d’amour, avec son air étonné il avait vraiment l’air idiot. En fait c’était Harry qu’il devait prendre pour un con, il osait lui jouer la carte de l’amnésie, alors qu’il devait très bien se douter à quel point parler du libraire était dur pour Harry. Putain ! Il n’avait tout de même pas oublié leur dernière soirée à Pré-au-Lard, cette soirée, où en pleine rue Harry lui avait montré qu’il le désirait toujours comme un fou, où ils avaient été à deux doigts de faire « ça » au milieu de la route ! Puis Harry comprit : si Draco ne voulait pas parler du libraire, c’est parce qu’il avait dut se faire jeter par lui. Il écarquilla les yeux de surprise, le grand Draco Malfoy s’était fait jeter : c’est sûr que sa fierté avait dut en prendre un coup, son cœur aussi pensa Harry…Après tout s’il en croyait la chanson, le libraire était le type avec qui Draco avait voulu faire sa vie. "-Le…le libraire t’as plaqué ?" Draco regarda discrètement le verre de Potter, et c’est assez étonné quand il vit qu’il était toujours intact. Donc Potter n’était pas bourré, donc cette discussion devait avoir un sens, qu’il ne comprenait pas certes, mais un sens quand même. "-Potter, dit-il d’un ton supérieur, tu apprendras, que personne ne m’a jamais plaqué…." Le jeune homme blond avait parlé sans réfléchir, et il blêmit alors que Harry le regardait d’un air embarrassé. Il n’avait plus du tout envie de parler avec Potter, il voulait sortir de ce bar, il voulait oublier cette journée de printemps où Harry l’avait quitté. Il se leva dans l’intention de partir, mais au même moment un jeune homme blond s’assit à leur table, devant l’air outré de Draco et alerté de Harry. "-Tiens, tiens, tiens, commença le jeune homme, ne serait-ce pas mon petit pote Potter ?" Le nouveau venu affichait un sourire mauvais, alors que Draco tombait assis sur sa chaise, complètement stupéfait, par l’appellation du nouveau : c’était lui, qui appelait Harry comme cela, c’était son nom à lui, de quel droit ce moldu lui piquait ses répliques ? Harry marmonna un vague, « Stéphane » au nouvel arrivant, qui semblait avoir un peu trop bu. Draco regarda le jeune homme et Potter tour à tour, ne comprenant plus rien, l’ancien gryffondor avait vraiment l’air embarrassé et jetait des coups d’œil anxieux dans sa direction. "-Alors Potty, reprit le jeune homme, on n’est pas content de me revoir ?" Potty ? Il osait l’appelait Potty ? Draco fusilla du regard le moldu, qui avait toujours son petit sourire mauvais aux lèvres, alors que Harry le priait poliment de dégager. "-Quoi ? s’exclama, le moldu, tu veux que je partes, alors que cela fait au moins 6 mois qu’on ne s’est pas vu ! Voyons Potty, je t’ai connu plus gentil que cela !" "-Dégage, répéta le gryffondor en serrant les dents." Le moldu se tourna enfin vers Draco et le regarda d’un air méprisant. "-Alors, c’est lui le nouveau ? Demanda-t-il, je dois avouer que tu as bon goût mon salaud !" "-Tu es bourré Stéphane, alors tu dégages !" Le Stéphane en question cessa de mater le serpentard qui ne comprenait plus rien, et se tourna vers Harry, une lueur mauvaise dans les yeux. "-Je crois que je vais rester encore un peu, souffla-t-il, ton copain doit être renseigné sur quelques « trucs »." Harry blêmit un peu plus, alors que le moldu se tournait vers un Draco de plus en plus étonné. "-Que te dire mon pote ? Reprit Stéphane. Tu en as de la chance, Harry Potter est un coup sensas…" "-Ta gueule !" "-Ben quoi Harry, tu ne veux pas que ton pote sache que tu suces comme un dieu, où alors tu ne veux pas qu’il sache que t’es une salope et que tu en redemandes à chaque fois, que tu écartes les cuisses plus qu’à ton tour !" Harry ne disait plus rien, les yeux rivés sur Draco qui avait pâlit, Harry n’avait jamais été aussi honteux de sa vie, alors que Stéphane continuait de décrire des scènes de sexes imaginaires où il avait à chaque fois le rôle d’une pute, il avait envie de s’enfuir loin d’ici. "-Et puis, il a un sacré coup de poignet aussi, je crois qu’on ne m’a jamais masturbé aussi bien que lui, mais ce qu’il adore c’est sucer, putain, ce type a une bouche à queue, bon, parfois faut le forcer un peu, mais en général il…" Le reste de la phrase fut bloquée dans sa gorge pas la poigne de Draco qui lui enserrait le cou, les yeux brillant de rage. "-Je croyais avoir entendu Harry te dire de la fermer ! "Le ton était calme mais son corps tremblait, il était évident que Potter et ce type avaient été ensemble et Draco se demandait bien pourquoi : ce type était une ordure, et Draco allait se faire un plaisir de le briser. "-Et qui t’es toi ?" demanda le moldu gardant toujours son air hautain. "-Je m’appelle Draco Malfoy et je vais me faire un plaisir de te faire ravaler tes paroles." Mais le moldu n’avait même pas l’air d’avoir peur : il jeta simplement un coup d’œil moqueur à Potter qui cette fois semblait au bord de l’évanouissement. "-Draco…ce n’est pas un nom courant dis moi ? Où ais-je bien pu entendre cela ?" Le serpentard se demandait où il voulait en venir, alors que le moldu faisait semblant de réfléchir et que Potter était vraiment très très pâle. "-Tais-toi, s’il te plait, murmura le survivant d’un ton suppliant au moldu." Ce ton étonna Draco, qui se demandait pourquoi Harry avait l’air si mal. "-Je sais, dit le moldu avec une joie malsaine, j’ai trouvé : Draco, c’est le prénom que Harry criait quand il jouissait !" De stupeur, Draco lâcha le cou de sa victime et se tourna vers Harry. Le jeune homme brun semblait désespéré. Iil se leva rapidement en tremblant, ses yeux évitant de croiser les siens, et se dirigea presque en courant vers la sortie. Draco resta quelque seconde sous le choc, alors que le moldu ricanait toujours. Il prit juste le temps de lui envoyer un coup de poing dans la figure avant de partir à son tour. Il voulait retrouver Harry, ils devaient parler… Draco en sentant le froid s’engouffrer dans ses vêtements alors qu’il sortait du bar, ne put s’empêcher de penser à la dernière fois où il avait embrassé Harry. Il l’avait laissé partir, mais cette fois il ne ferait pas la même erreur, il voulait savoir pourquoi Potter criait son prénom à lui lorsqu’il jouissait, il ne voulait pas que son cœur se gonfle d’espoir inutilement, il voulait aussi savoir pourquoi Harry avait tellement peur de sa réaction, comme s’il comptait un peu pour lui. Il couru jusqu’à la zone de transplanage, mais il n’y avait déjà plus personne, il avait envie de crier sa frustration, là en plein milieu de la rue, mais un mouvement pas loin de lui attira son attention. "-Potter ?" Finalement il semblerait que la chance soit de son côté, Harry le regardait dans les yeux, attendant visiblement qu’il parte pour qu’il puisse à son tour transplaner. "-Harry…Il faut qu’on parle…" La lueur dans les yeux du gryffondor devient glaciale. "-Je n’ai rien à te dire Malfoy ! Dit-il d’une voix tranchante." Draco en avait marre, marre de cette situation, marre que Harry fasse comme s’il n’y avait jamais rien eu entre eux, marre de jouer au jeu je-te-déteste-encore alors que sa seule envie était de le prendre dans ses bras. "-Pourtant, ton ami, m’a apprit un truc intéressant aujourd’hui !" "-Ce n’est pas mon ami, c’est mon ex, et puis Draco, tu es déjà au courrant de mes performances au pieu, c’est même toi qui m’as tout appris. Tu devrais être fier que tes leçons aient porté leur fruit !" Le gryffondor avait craché ses mots avec rage, et Draco ne put s’empêcher d’être dévoré par la jalousie, ce putain de moldu avait couché avec son gryffondor, il avait une envie folle et soudaine de retourner dans le bar pour finir de lui démolir le portrait, mais à la place il s’avança vers Harry, remarquant alors qu’il tremblait. "-Je ne parlais pas de ça Harry, je parlais du fait que cela soit mon prénom que tu cries lorsque tu jouis." Draco avait parlé tout doucement comme s’il avait peur que Harry se décide à transplaner au moindre faux pas, Harry évitait son regard, il était perdu et Draco s’était encore rapproché de lui. "-Que veux-tu savoir Malfoy ? Cracha-t-il en levant ses yeux verts sur lui. Tu veux peut être savoir que je pense à toi constamment ? Qu’en effet, lorsque je jouis, je cris ton prénom parce que j’imagine que c’est toi qui me fait l’amour ? Et que après je me retiens de pleurer parce que ce n’était finalement que mon imagination, parce que ce n’est jamais toi ? Parce que toi tu aimes un putain de libraire !" Harry venait de s’arrêter de parler alors que Draco le dévorait des yeux, il n’osait croire aux mots de Harry, il savait juste que si à ce moment là il ne l’embrassait pas il risquait d’en mourir. Potter avait la respiration légèrement haletante, et Draco se demanda comment il avait fait pour tenir si longtemps sans l’embrasser. Ce fut la dernière pensée qui traversa son esprit car ses lèvres venaient de se poser sur celles de Harry et il avait l’impression d’être au paradis. Le cœur de Harry battait la chamade, alors que la langue de Draco cherchait l’entrée de sa bouche, Merlin, comme cela lui avait manqué ! Il se laissa faire, refusant de penser aux conséquences, cela faisait tellement longtemps qu’il rêvait de sentir ses lèvres sur les siennes. Lorsque Harry ouvrit la bouche pour permettre à son ange d’y entrer sa langue il eut l’impression que le sol tournait autour de lui, à moins que ce ne soit sa tête, ce qu’il savait c’est qu’il se sentait bien. Il s’agrippa aux épaules du serpentard pour ne pas tomber car ses jambes étaient étrangement faibles tout à coup. Il entendit Draco gémir doucement contre ses lèvres et tout son corps en fut électrisé. Il se séparèrent à regret, cherchant leur souffle, front contre front, yeux dans les yeux, les mains se cherchant, se trouvant, s’enlaçant. "-Cela faisait tellement longtemps, souffla Harry." Draco eut un petit sourire triste. "-Cela fait un an, 8 mois, 3 jours…, Draco regarda sa montre, quatre heures et huit minutes." Harry sentit son cœur rater un battement, il regarda Draco étonné, cherchant la confirmation de ce qu’il venait d’entendre. "-Et oui Potter, j’ai compté chaque minute que j’ai passé loin de toi…" Le serpentard était gêné maintenant alors que Harry ne pouvait s’empêcher de sourire. "-Tu m’aimais un peu alors ? Demanda-t-il d’une voix basse." "-Comme si tu ne le savais pas !" Cette fois, Draco était énervé mais il se calma vite en voyant la surprise se peindre sur le visage de Harry. Il fallait qu’ils parlent, cela devenait urgent. Il tira sur la main de Harry et transplana avec lui. Harry se retrouva dans une pièce inconnue, sa main toujours dans celle de Draco. Il regarda autour de lui, il était dans une pièce luxueuse et pourtant chaleureuse, un grand feu de cheminée crépitait, des fauteuils et un canapé en velours vert sombre étaient installés autour d’une petite table ronde et contre les différents murs de couleurs vert pâle se trouvait des étagères emplies de livres. Le gryffondor comprit alors qu’il devait être dans le salon de Malfoy, dont la main douce enlaçait toujours la sienne. Bon, il semblerait donc que Draco l’ai amené chez lui sans lui demander son avis, pas que ça le dérange de finir ce qu’ils avaient commencé dans un lieu plus propice mais quand même, Draco aurait pu lui demander son avis. Harry décida d’en vouloir au blond plus tard, car pour l’instant il avait une conscience aiguë de ce corps près du sien, et il n’avait qu’une envie : faire l’amour avec Draco Malfoy… Et le canapé avait vraiment l’air confortable… Alors il décida de le tester : il attrapa les lèvres de Draco et l’embrassa, affamé de cette bouche, de ce souffle, du goût des lèvres de Malfoy, et doucement il installa Malfoy sur le canapé. Sans lâcher ses lèvres il s’assit à califourchon sur lui, une main dans ses cheveux, en souhaitant toujours plus, en souhaitant que cela ne s’arrête jamais… Mais encore une fois, le destin semblait être contre lui puisque Draco l’obligea à arrêter le baiser, le souffle entrecoupé, les yeux dans les siens. "-Harry, je ne t’ai pas emmené ici pour te faire l’amour." Le gryffondor haussa un sourcil interrogateur typiquement Malfoyen, et de son bassin se pressa un peu plus contre Draco, lui montrant ainsi, qu’il avait parfaitement conscience de son état d’excitation. "-Ha bon, murmura-t-il d’une voix rauque en bougeant sensuellement son bassin, on ne dirait pas pourtant…" Draco se retint de gémir, Harry allait le rendre fou si il continuait à l’allumer ainsi, et Draco voulait avant tout mettre les choses au point, cela faisait trop longtemps que la situation entre eux n’était pas claire. Draco savait aussi que si Harry refusait de parler c’était surtout parce qu’il avait peur, et Draco voulait savoir pourquoi. Pourtant il ne changea pas de position, avoir le gryffondor sur les genoux était vraiment agréable, cette proximité entre leur corps lui avait tellement manqué. "-Voilà ce que je te propose, je te pose une question, tu réponds et en échange tu me demandes ce que tu veux, et on continue ce petit jeu jusqu’au matin." Harry eut un sourire lascif, il n’avait aucune envie de parler à cœur ouvert, il voulait juste retrouver le corps de Draco, et ce qu’il ferait à Draco allait lui faire perdre l’envie de parler, où même celle de réfléchir, Draco Malfoy entre ses bras n’allait devenir que sensation. "-J’accepte, murmura Harry en lui mordillant le lobe de l’oreille. Draco respira un peu plus rapidement, s’enivrant déjà du souffle de Harry contre son cou. "-Pourquoi m’as-tu quitté, je veux dire, quelle en est la véritable raison ?" Harry cessa son exploration du cou divin de Draco, mais il resta la tête contre son épaule pour répondre, il ne voulait pas le regarder dans les yeux. "-Je t’ai quitté, parce que tu ne m’aimais pas, il sentit le corps de Draco se tendre sous le sien. Je t’ai quitté, répéta-t-il, parce que tu étais en danger avec moi." Les mains de Draco attrapèrent sa tête pour l’obliger à le regarder dans les yeux. "-Et je t’ai quitté, répéta le gryffondor les yeux brillants de larmes, parce que Voldemort me menaçait de te tuer, et que cela je ne l’aurais pas supporté." Les yeux de Draco se plissèrent alors que Harry regrettait déjà de lui avoir avoué la vérité. La vérité c’était que Voldemort savait qu’il tenait à Draco, et il voulait l’atteindre en blessant le serpentard, et cela Harry ne pouvait pas se le permettre, et puis, il pensait réellement que Draco ne l’aimait pas, cela rendait les choses tellement plus simple, oui, cela avait été si simple de le quitter et pourtant il avait eu si mal ! "-Tu me crois donc incapable de me défendre." Draco n’avait pas vraiment l’air en colère, juste déçu. "-Et peut-on savoir pourquoi tu pensais que je ne t’aimais pas ?" "-Je crois que je viens de répondre à ta première question, maintenant, tu dois accéder à une de mes demandes." "-Tu essaies de changer de sujet…on doit parler Harry !" "-Et toi tu ne respectes pas les règles du jeu…" "-Peut être parce que pour moi ce n’est pas un jeu…" Harry resta silencieux devant l’air si sérieux de Draco, son cœur se serra un peu, pour lui aussi ce n’était pas un jeu, et si jamais il avait tout gâché en quittant le serpentard, et si jamais Draco avait été amoureux de lui. "-Ce n’est pas un jeu pour moi non plus… Mais je te demande d’enlever ton pull, ensuite je répondrais à ta question." Draco eut hocha silencieusement la tête, et enleva son pull, il portait encore un t-shirt noir en dessous, il savait bien que cette nuit allait se terminer par lui et Harry faisant l’amour et Merlin, il le voulait, mais il voulait aussi autre chose, il voulait beaucoup plus, il voulait que Harry l’aime. Harry passa une main sur le torse de Draco, le caressant doucement, lui arrachant un frisson. "-Je pensais que tu ne m’aimais pas, parce que tu me l’avais jamais dis…" Draco allait parler mais Harry l’obligea à se taire en l’embrassant furieusement. "-Maintenant Draco Malfoy, déshabille toi entièrement !" Harry se leva et se plaça devant Draco, attendant visiblement qu’il obéisse. Draco commença donc à se déshabiller devant Harry, lentement, tranquillement, ne cherchant pas vraiment à attiser son désir mais y parvenant quand même, juste en dévoilant son corps, juste en restant lui-même. Une fois nu, il se rassit sur le canapé, les yeux brûlants de Harry se posant sur lui l’excitaient un peu plus. Harry reprit sa place sur Draco, diablement conscient de ce corps nu sous le sien, conscient aussi de cette érection qui frottait contre son jean et des gémissements que Draco tentait de retenir. "-Je t’ai dis que je t’aimais Harry, je te l’ai chanté, ne me dis pas que tu l’as oublié ! Et toi tu m’as répondu que tu me détestais. Me détestais-tu vraiment ?" Harry ferma les yeux, ils en étaient à la partie de la conversation qu’il voulait éviter, parce qu’il le savait au fond de lui que la chanson était peut être pour lui. Depuis que Draco l’avait emmené chez lui, il se disait qu’il s’était peut être trompé, que la chanson lui était peut être adressée. Dans ce cas, alors il avait tout gâché, il n’avait pas cherché à savoir, il n’avait pas cherché plus loin. La vérité c’est qu’il n’avait pas cru à leur couple au moment le plus important, il n’avait pas cru être assez bien pour que cela soit avec lui que Draco Malfoy veuille faire sa vie, et maintenant c’était trop tard. "-Oui, je te détestais, je pensais que cette chanson était pour un autre, et j’ai eu si mal et puis tu m’as embrassé, je croyais que tu te moquais de moi…et tu m’as laissé partir, tu ne m’as pas rattrapé." Draco poussa un soupir de tristesse, plus d’un an de perdu pour rien, plus d’un an de souffrance parce qu’ils étaient tous les deux si peu sûr d’eux même. Avaient-ils laissé passer leur chance, était-il vraiment trop tard ? Draco avait du mal à y croire alors qu’il avait Harry sur les genoux, lui il l’aimait encore, il n’avait jamais cessé de l’aimer…et Harry criait son prénom dans les bras des autres hommes : cela voulait dire quelque chose n’est ce pas ? Il se demanda ce que Harry allait lui demander : sûrement allait-il lui aussi se déshabiller, ou encore lui demander de le caresser…bref, un truc en rapport avec le sexe, à croire que c’était tout ce que cherchait Harry dans leur relation. "-Draco, la voix était hésitante, est-ce que tu voudrais bien me rechanter ta chanson s’il te plait ?" Draco regarda étonné, le jeune homme brun sur lui qui avait les yeux baissés, et Draco comprit alors et un sourire éclaira ses traits, Harry voulait qu’il lui dise qu’il l’aimait toujours, que rien n’avait changé, il voulait savoir si Draco pouvait encore envisager de vivre avec lui… Cela voulait dire que Harry l’aimait, cela voulait dire qu’il était près à faire sa vie avec lui, Draco était à ce moment même l’homme le plus heureux du monde. Harry n’avait pas su comment lui dire qu’il l’aimait encore, alors il avait demandé à Draco s’il voulait vivre avec lui. Oh bien sûr il lui avait dit de manière détournée, mais Draco avait comprit et la balle était dans son camp. Il réfléchit alors, était-il prêt à vivre avec Potter, comme un vrai couple ? Il l’aimait, certes, mais voulait-il vraiment passer le reste de sa vie avec Harry ? Harry commençait à bouger nerveusement, prêt à partir parce que Draco ne disait rien, c’était bête mais il avait cru que peut être Draco l’aimait encore : il avait eu tord, il avait laissé passer sa chance, il y a plus d’un an, et maintenant il était trop tard. Puis, alors qu’il se décidait à vraiment quitter les genoux de cet homme qu’il aimait, Draco se mit à chanter… "-C’est banal, commença t-il alors que Harry frissonnait, mais les quelques mots que je te destines, je les préfère aimantés sur le frigo dans la cuisine…" Harry sourit enfoui son visage dans le cou du serpentard, alors que ce dernier lui caressait tendrement le dos. "-Je veux voir nos initiales côte à côte sur l’interphone…" Harry commença à onduler sur lui, ses lèvres embrassant la peau frissonnante de son cou, ses mains, s’attardant sur son torse. Draco perdit un peu le fil de la chanson, alors que d’une voix rauque Harry le priait de continuer tout en pinçant entre ses doigts ses tétons déjà durcis. "-Pas…Pas gravées au ca…canif dans l’écorce d’un chêne…Harry…" La voix de Draco état étrangement faible, Harry allait le rendre fou, son érection frottait contre le pantalon du gryffondor, et le savoir entièrement habillé et lui nu rendait la situation encore plus excitante, il avait l’impression d’être à la merci de Harry et il aimait cela. Puis la main de Harry s’enroula finalement autour de son sexe érigé, et ses gémissements furent étouffés par les lèvres de son gryffondor. "-Continues Dray, susurra le gryffondor, chantes pour moi…" Draco ne savait pas comment Harry pouvait lui demander une telle chose, il n’arrivait plus à réfléchir à rien, il avait seulement conscience des mains de Harry sur lui. Puis soudain la main sur son sexe cessa de bouger et Draco gémit de frustration. Ses yeux cherchèrent ceux de Harry et il vit briller un éclat de malice. Harry passa lentement la langue sur ses lèvres et Draco déglutit. "-Tu sais, commença le gryffondor, te voir là, sous moi, tout nu et…, il jeta un coup d’œil sur le sexe palpitant du blond qu’il tenait toujours dans la main,… assez motivé, ça me rappelle une certaine soirée d’avril…" Le blond se mit à rougir, et son sexe devint plus douloureux, il voyait exactement de quelle soirée le brun voulait parler… Il avait eu une incroyable fellation ce soir là…il en faisait encore des rêves mouillés de cette fellation. Harry avait été terriblement pervers, il s’était lâché. Avant cette soirée d’avril s’était toujours Draco qui menait la danse, c’était toujours lui qui les amenaient jusqu’aux portes de la jouissance et Harry suivait toujours le rythme en bon élève. Si tu continues de chanter, reprit le gryffondor d’une voix rauque, cela va vraiment m’exciter et il se pourrait que je perde mes inhibitions comme lors de cette soirée d’avril. Ok, il allait chanter tout ce qu’il voulait et quand il le voulait, les paroles lui revinrent avec une netteté impressionnante, comme quoi, il lui suffisait d’avoir une bonne motivation…. Alors Draco chanta et la bouche de Harry se déplaça. Sur son cou… La chanson dérapa légèrement mais Draco se reprit. Sur son torse… Draco loupa quelques couplets mélangea les paroles avec une chanson de Tina Turner mais continua à chanter. Sur son ventre… La respiration du serpentard se fit erratique et son ventre se contracta, l’air refusant de circuler de manière normale dans son corps, ajouté à l’état de tension dans lequel il était n’était pas bon pour les cordes vocales, tout le monde le sait…Donc la voix de Draco passa du grave à l’aigu de manière assez déplaisante pour le commun des mortels, mais il continua à chanter et Harry continua ses délicieuses tortures buccales. Sur son sexe… Draco cessa de chanter mais se reprit assez vite parce que Potter semblait ne bouger que lorsqu’il chantait, dans le cas contraire il cessait tous mouvements et Draco préférait de loin lorsque Harry faisait cette chose incroyable avec sa bouche. Alors il reprit sa chanson, mais les paroles qui sortaient de ses lèvres étaient uniquement composées du prénom de Harry, et la musique avait l’étrange et délicieux sons de ses gémissements… Et Draco n’arrêta pas de chanter le prénom de Harry, jusqu’au couplet final de cette chanson si intime où sa voix partit dans des hauteurs qu’il ne se soupçonnait pas réussir à atteindre et dans un dernier « Harry » désespéré il se déversa dans la bouche talentueuse du gryffondor. Harry revint à la hauteur du visage de Draco, et il frissonna : il était si beau, ses yeux étaient fermés et son corps tremblait encore un peu, des mèches de cheveux étaient collées sur son front moite, puis Draco ouvrit les yeux et les posa sur lui. Il lui fit un sourire très doux et s’empara de ses lèvres lentement, prenant son temps dans ce baiser, et pourtant il avait une envie folle de ne plus prendre son temps, il voulait Harry et il le voulait tout de suite ! Il avait complètement oublié les chansons et il se vengerait du chantage honteux du gryffondor plus tard, pour l’instant, seul Harry comptait, mais il était beaucoup trop habillé, c’était peut être excitant tout à l’heure, mais là, cela devenait frustrant, il murmura un sort et Harry se retrouva entièrement nu, toujours sur lui, et cela plut beaucoup à Draco. "-Draco Malfoy, gronda Harry faussement outré mais visiblement amusé, ce n’est pas très sportif tout cela !" Draco eut un sourire charmeur, et changea de position pour qu’ils se retrouvent étendus sur le canapé, Harry toujours sur lui. Il attrapa dans sa main le sexe du gryffondor depuis longtemps dur, et commença un long va et vient, faisant gémir le gryffondor. "-Ne t’inquiète pas Potter, tu va en avoir du sport !" Harry se redressa, jusqu’à se retrouver assis sur le ventre de Draco, Draco le caressant toujours, il ne put s’empêcher de suivre cette main en bougeant son bassin, ses fesses frottant le sexe redevenu dur du serpentard et lui arrachant des soupirs de frustration. "-Merlin, Harry, je n’en peux plus…" Harry savait très bien que Draco voulait qu’il s’empale sur lui, il plongea ses yeux dans ceux de son amour, cela faisait tellement longtemps, tellement longtemps qu’ils ne les avaient pas vu briller ainsi. Il en trembla presque en se rendant compte que la lueur qui les animaient était dut à l’amour que le serpentard avait pour lui, il le voyait maintenant, alors qu’avant il n’arrivait pas à définir cette lueur, mais c’était fort, et c’était bon, alors s’en prévenir il s’empala sur ce sexe vibrant, regardant avec adoration le visage de Draco se crisper de plaisir alors que le sien était crispé de douleur. Puis Draco commença à bouger doucement, sa main toujours sur son sexe prenait le même rythme que ses hanches, et Harry sentit alors l’étrange feu qui prenait possession de son corps, cela faisait tellement longtemps…. Alors Harry bougea aussi, suivant le rythme que leur imposait Draco, conscient qu’il allait bientôt venir, que leurs retrouvailles étaient trop intenses pour qu’ils aillent doucement. Et il aimait sentir ce sexe en lui parce qu’il appartenait à Malfoy, et il aimait cette main sur lui parce qu’elle était à Malfoy, et il se noyait dans les yeux si sombres de désir maintenant parce que c’étaient ceux de Malfoy, et son cœur battait au même rythme que celui qu’il sentait sous sa main…parce que c’était le cœur de Draco… Alors il se laissa aller, comme avant. Il laissa le plaisir prendre le contrôle de son corps et de ses pensées, il ne retenait plus ses cris alors que Draco allait en lui de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il l’aimait tant cet homme, il l’aimait tant qu’il en avait mal. Il l’aimait tant et c’était si bon, son visage était si beau, il était si magnifique et il lui faisait l’amour à lui, Harry Potter, et il murmurait son prénom comme si c’était une incantation magique et Harry était heureux, il avait enfin retrouver Draco Malfoy…cela faisait si longtemps. Puis il sentit Draco se déverser en lui, et lorsque Harry jouit à son tour, il cria le prénom de l’homme sous lui, pour une fois terriblement conscient que c’était bien lui et visiblement comblé de ce fait. Ils restèrent enlacé encore un instant, tremblant encore un peu, ne se quittant pas du regard, puis tendrement Draco passa une main dans les cheveux de Harry. « je t’aime » : seuls les lèvres de Draco avaient bougé mais aucun son n’étaient sortit de sa gorge, Harry sourit. "-Je sais, répondit-il." Oui, maintenant il le savait, il savait aussi que tout n’avait pas été réglé ce soir là, mais ils étaient dans la bonne voie, il savait aussi que là, maintenant, tout de suite, il avait encore terriblement envie de Draco Malfoy…. C’est qu’ils avaient pas mal de retard à rattraper, et Harry avait décidé de s’y mettre tout de suite : il bougea alors ses hanches, et fut ravi de voir que Draco semblait réagir positivement. Oui, avec un partenaire aussi motivé, Harry était quasiment sûr que le retard serait vite rattrapé… FIN Voilà, j’espère que ce OS vous a plu, et c’est à ce moment là que vous devez vous réveiller, je sais c’était long et vous avez du souffrir mais dites vous que ça y est, vous êtes parvenus à lire tout jusqu’à le mot fin. Je vous félicite, vous avez mon admiration éternelle ! Bisous, Artoung |