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au 08 Jan 09 :
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contenant 3720 chapitres
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Jusqu'à
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
19 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     Les chapitres     21 Reviews    
Prologue

Titre : Jusqu’à...

Disclaiming : Rien ne m’appartient tout est à J.K.R

Paring : HP/DM

Genre : Romance

Rating : M

Spoiler : cette fic prend en compte le tome 6.

Note : Voici une nouvelle fic qui m’a trotté dans la tête sans vouloir s’enfuir, elle traitera d’une relation homosexuelle entre Harry et Draco et elle est classée M ( ce qui signifie qu’il y aura des scènes de sexe explicites), donc si cela vous dérange, il vous est conseillé de quitter cette page.

Voilà, vous savez tout, et maintenant place à la fic !

Dédicace : A Quiproquo qui est aussi ma bêta-lectrice. Merci pour tout.Prologue

Il venait d’avoir vingt trois ans, son regard était froid et dur, mais c’était normal après tout ce qu’il avait vécu.

Cela allait faire cinq ans que Harry Potter avait finalement vaincu Voldemort, il n’avait pas encore dix-huit ans à l’époque mais son regard était déjà aussi froid que maintenant.

Il ne s’éclairait que rarement, juste en la présence de ses amis.

Il avait pourtant tout pour lui, titraient les journaux.

Il avait été élu 4 années de suite par la population féminine sorcière comme étant le célibataire le plus sexy du monde sorcier, 88 d’entre elles disaient vouloir un mari comme lui, à défaut de pouvoir l’avoir « lui », les 12 restants se seraient bien contentées d’être sa maîtresse.

Harry était invité à tous les galas, toutes les soirées mondaines, lui et les autres héros de la Guerre Sombre, comme la population la nommait. Pour Harry, toutes les guerres étaient sombres alors il souriait doucement mais narquoisement lorsqu’il entendait cette appellation.

A lui aussi on lui avait trouvé un surnom, il avait été successivement, le Survivant, puis l’Elu et maintenant il était le Sauveur et là aussi il souriait ironiquement en entendant ce mot. Les journaux disaient décidemment toujours autant de conneries.

Harry en plus d’être beau et célèbre avait une petite fortune personnelle, le grand Dumbledore en personne lui ayant légué une partie de ses objets magiques, Sirius Black lui avait aussi tout légué à sa mort et il en était de même pour ses parents.

Il ne travaillait pas, aucun métier ne lui plaisait vraiment, il se contentait de parler aux médias, de participer à des œuvres caritatives, d’aider du mieux qu’il pouvait des causes qui lui semblaient justes, sans oublier les multiples soirées mondaines où il était obligé d’aller pour trouver des fortunes et les convaincre de donner de leur argent pour ses causes.

Mine de rien, cela occupait bien ses journées pour quelqu’un qui n’avait pas de travail.

Il était toujours en compagnie des plus belles femmes et plus d’une fois, on a cru qu’il allait se marier mais à chaque fois l’idylle prenait fin et la belle essayait de ne pas trop être déçue.

Harry était célibataire depuis près de deux mois et pour l’instant cela lui convenait. S’il avait besoin de baiser quelqu’un, il trouverait aisément. Pas qu’il n’aimait pas le sexe, mais il pouvait facilement s’en passer. Et puis ce n’était pas comme si toutes ses filles lui avaient fait prendre son pied. Non, c’était bien mais sans plus, il avait même réessayé deux ou trois fois avec des hommes mais cela l’avait déçu.

Ce n’était jamais comme avec lui.

Il avait fallu d’une nuit pour qu’il soit perdu.

Une seule et unique nuit…

Il avait donné son corps au diable….un diable déguisé en homme mais un diable tout de même.

Et la nuit s’était transformée en plusieurs nuits, perdant Harry à chaque fois un peu plus. Un peu plus loin.

Peu importe…il était peut-être perdu mais sa vie continuait… sans lui.

Draco Malfoy…

Il se demandait parfois ce qu’il devenait.

Non, c’était faux, il se demandait souvent ce qu’il devenait.

Cela allait faire cinq ans qu’il avait disparu. C’était le deal après tout. C’était prévu depuis le début. Son aide en échange de sa liberté.

Harry n’aimait pas penser à lui, il y pensait beaucoup trop souvent à son goût. Il y pensait tous les jours, au début il se disait que c’était normal mais là, cela faisait cinq ans et il y pensait toujours autant.

Souvent, il se demandait aussi, si Malfoy pensait à lui puis il se moquait. De lui-même cette fois.

S’il était certain d’une chose à propos de Draco Malfoy, c’était que ce dernier le détestait.

Harry ne perdait pas espoir, un jour il l’oublierait.

Une nuit, il dormirait sans rêver de ce corps frémissant et en sueur collé au sien, et de ces gémissements rauques bouleversants.

Oui, un jour il serait débarrassé de Malfoy, c’était obligé. Il espérait seulement que cela se fasse assez vite.

Enfin, même s’il l’oubliait, il ne serait jamais libre, à moins que l’ancien serpentard ne meure.

Harry ferma les yeux, il n’aimait pas penser à cela, cela lui faisait mal quelque part dans sa poitrine comme un pincement qui vous glaçait le sang et vous bloquait la respiration pour quelques secondes.

Il était avachi sur un de ses canapés de sa trop grande maison. Il lisait un roman quelconque guettant l’heure de temps en temps, ce soir il était invité. Pas à une de ces réceptions ennuyeuses…non ce soir il allait voir ses amis pour fêter l’anniversaire de sa filleule, Melody. La fille de Ron et Hermione avait deux ans aujourd’hui et Harry n’aurait loupé cette soirée pour rien au monde.

Il était déjà prêt depuis une bonne demi-heure et il s’efforçait de se concentrer sur son bouquin. En vérité, il adorait tous les revoir, c’était sa famille d’adoption et il y avait la nouvelle génération que chaque frères Weasley ou presque avait participé à créer. Le plus âgé des enfants appartenait à Bill et à Fleur et il avait cinq ans, le plus petit était à Fred et sa femme Mary et il avait tout juste huit mois. Ils étaient sept cousins et cousines en tout et en les voyant Harry se disait que finalement cela valait le coup…Que toute cette guerre avait eu un sens en définitive.

Lorsque enfin l’horloge du salon montra 19 heures, Harry se leva, enfila son manteau, attrapa ce qu’il devait apporter et transplana devant la porte d’entrée du Terrier.

Il n’eut même pas le temps de frapper à la porte que celle-ci s’ouvrit sur un Ron Weasley radieux tenant dans ses bras une petite fille aussi rousse que lui.

-Je t’avais bien dit que c’était parrain ! dit Ron à sa fille.

La rouquine répondit par un grand sourire avant de tendre ses bras vers Harry qui s’empressa de l’attraper.

-Bonjour mon cœur et joyeux anniversaire ! dit il en frottant son nez contre celui tout petit et couvert de tâche de rousseur de Melody. Salut Ron !

-Bonjour parrain !

-Rhaaa, Harry tu me brises le cœur ! Je croyais que c’était moi, ton cœur !

Ron venait de prendre une pose dramatique sous les yeux inquiets de sa fille et amusés de son meilleur ami.

-Tu ne pourrais pas avoir deux cœurs ? demanda-t-elle anxieusement. Comme ça papa ira mieux.

Harry pesa longuement le pour et le contre et acquiesça, il fut récompensé par le plus beau des sourires.

-Papa, tu es aussi le cœur de Harry, il me l’a dit !

-C’est vrai ? demanda Ron, avec amusement.

-Mais oui, mon cœur, répondit Harry, maintenant laisse-moi entrer, mon cœur, ce n’est pas comme cela qu’on accueil des invités chez soi, mon cœur.

Ron grimaça et le laissa entrer, non sans préciser que ce n’était pas chez lui mais chez ses parents et qu’il n’était pas le portier et que si Harry l’appelait encore une fois « mon cœur » il serait privé de dessert.

-Faut savoir ce que tu veux, mon cœur !

La réplique de Ron fut enfouie sous la voix de sa mère qui venait d’apercevoir Harry.

-Ho Harry, mon chéri, je suis contente de te voir ! Comment vas-tu ? Mais pas Merlin tu ne te nourris pas chez toi, regardes-toi, tu as encore perdu du poids !

Harry n’avait plus perdu de poids depuis longtemps, et il avait même un corps parfaitement sculpté, mais pour Molly il semblait qu’il était toujours aussi maigre qu’à ses onze ans et Harry y était habitué maintenant.

Le repas se déroula dans la bonne humeur, Neville, le fiancé de Ginny, Remus ainsi que Mc Gonagall étaient présents aussi.

Mc Gonagall était la directrice de Poudlard depuis la mort de Dumbledore six ans plus tôt, l’école avait fermé une année avant de rouvrir ses portes. Remus était devenu le professeur de Défense Contre Les Forces Du Mal, ainsi que le directeur de la maison des Gryffondors.

Hermione, elle, étudiait toujours pour être médicomage et sa grossesse n’avait en rien retardé son apprentissage, elle avait même sauté une classe. Ron, quant à lui, travaillait au ministère de la magie, il était l’assistant du ministre des sports magiques et son travail lui plaisait énormément. Il vivait avec Hermione et Melody pas très loin de l’université de la jeune femme, dans une petite maison charmante.

Harry écoutait les conversations autour de lui, plus heureux que jamais. Fred lui racontait comment par le plus pur des hasards son frère et lui avaient inventé le nouveau gadget que tous les jeunes sorciers s’arrachaient. De l’autre côté Ron lui parlait de la coupe du monde qui venait de se terminer cet été et qui avait donné la victoire à l’Allemagne et sur ses genoux sa filleule gazouillait.

-Tu sais qu’elle commence déjà à lire ? lui répéta Hermione pour la millième fois de la soirée.

-Oui, il me semble que tu me l’as déjà dit, marmonna Harry d’un air las.

Harry regarda Ron et ils levèrent tous les deux les yeux au ciel.

-Mais elle n’a que deux ans, tu te rends compte ! C’est bien la fifille à sa maman !

-Hé ! C’est aussi la mienne ! s’exclama Ron outré.

-Ron, bien sûr que c’est ta fille, je dis juste qu’il est heureux qu’elle ait hérité de mon intelligence !

Devant l’air vexé de son meilleur ami, Harry commença à rire, décidemment ils ne changeraient jamais ces deux-là !

Son rire se bloqua soudainement dans sa gorge et Harry devint aussi pâle qu’un mort. Quelque chose se passait en lui. Il commença à respirer difficilement alors qu’il se sentait drainé de sa force vitale, de sa puissance magique.

Quelque chose martelait dans sa tête et lui vrillait les tympans, il ne sentit même pas qu’on enlevait la petite de ses genoux qui pleurait, il ne voyait pas le visage alarmé de ses amis, n’entendait pas leurs voix inquiètes.

Il s’agrippait de toutes ses forces à la table alors que la douleur s’intensifiait. Elle était si forte maintenant qu’un gémissement lui échappa, ce gémissement se transformant rapidement en cri de souffrance. Il avait glissé de sa chaise maintenant mais cela n’avait pas d’importance, il fallait que cela s’arrête ou il allait mourir. Il sentit des bras le soulever et eut un sursaut de lucidité essayant de toutes ses forces de repousser cette chose qui lui prenait sa force. Il lui sembla qu’il y parvenait car la douleur se faisait moins grande.

Soudain, il vit quelque chose à travers ses paupières brûlantes, il s’agissait d’un visage décomposé par la souffrance. Et ce n’était pas le sien, il n’appartenait à aucun des membres qui dînaient ce soir avec lui. Il appartenait à quelqu’un qu’il n’avait pas vu depuis cinq ans.

Draco Malfoy était en train de souffrir. C’était la seule pensée logique que Harry avait et il se souvenait maintenant que cinq ans plus tôt, il avait ressentit la même impression qu’on lui prenait sa force vitale mais en beaucoup moins puissant.

Alors il fit la seule chose qu’il avait à faire, il laissa Malfoy absorber son énergie, tant pis si cela devait le tuer, il n’avait de toute façon même plus la force de crier ou de stopper le processus, il sentait sa puissance lui être retirée et bientôt la douleur fut trop forte et tout devint noir.

Lorsqu’il se réveilla, il était allongé dans un lit, dans une chambre toute blanche avec de légers rideaux bleus, il reconnut pour y avoir déjà séjourné, Sainte Mangouste, l’hôpital des Sorciers.

La bonne nouvelle, c’était qu’il allait beaucoup mieux, il n’avait plus mal et semblait avoir tout récupéré, comme si tout avait été un mauvais rêve.

Une infirmière entra à ce moment-là et s’exclama de le voir éveillé. Elle appela tout de suite le médecin qui l’examina en disant que tout allait bien, et qu’il pourrait sortir rapidement. Ils lui expliquèrent qu’il avait été inconscient presque une journée entière, et que ses amis l’avaient amené la vieille dans un piteux état mais qu’il semblait s’être régénéré seul.

Lorsqu’ils le laissèrent enfin, le médecin accepta qu’il reçoive de la visite.

Quelques minutes plus tard, Ron et Hermione entrèrent dans la chambre et sourirent en le voyant réveillé.

-Tu nous as fait une belle peur Harry, commença Hermione, tu as été inconscient durant près de vingt-quatre heures.

-Oui, renchérit Ron, mais maintenant comment te sens-tu ?

-Bien, murmura Harry.

Puis il regarda ses deux meilleurs amis avec une étrange tristesse.

-Vous savez ce qu’il s’est passé, n’est-ce pas ?

En vérité, c’était plus une affirmation qu’une question et Ron et Hermione acquiescèrent d’un air gêné.

-J’ai souvent vu Draco dans le même état ou presque, avec plus ou moins d’intensité, marmonna Hermione.

Harry ferma les yeux, alors il avait visé juste.

-Il souffre, souffla-t-il, vous savez, je ne peux pas rester sans rien faire…

Il avait les larmes aux yeux maintenant, il avait si peur pour ce type qu’il n’avait pas vu depuis cinq ans. Il avait si mal au cœur.

-On sait, commença Ron, c’est pour cela qu’on va partir à sa recherche, tous les deux !

-Non, s’exclama Harry, tu es marié, tu as Melody et cela sera sûrement dangereux. On ne sait pas où il est, je sais juste qu’il va mal, je crois même qu’on le torture, mais je ne veux pas te mettre en danger. Dis-lui, Mione !

La jeune femme regarda son meilleur ami d’un air rassurant.

-Nous en avons déjà discuté avec Ron, je suis d’accord avec lui, je t’aurais bien accompagné mais il y a Melody et ce n’est pas tout…

Ron regarda Hermione tendrement alors que la jeune fille rougissait.

-Comment ça « ce n’est pas tout » ? demanda Harry assez inquiet.

-Je suis enceinte, souffla Hermione, je voulais l’annoncer à la fête, mais comme tu t’es effondré…

Harry regarda le ventre de son amie, il sourit, plus content que jamais, mais encore plus décidé à partir seul.

-Raison de plus pour que Ron reste avec toi et…

-Non, coupa Hermione, Ron va prendre soin de toi, comment feras-tu si Draco pompe encore ton énergie à un moment critique ? Je sais que je ne peux pas t’empêcher de partir à sa recherche mais cela serait du suicide de partir seul !

-Et puis, continua Ron, comment réagirais-tu toi, si tu savais que Mione était en danger ? Tu m’aiderais à la sortir de là, je le sais.

-Cela n’a rien à voir ! s’exclama Harry. Mione est ma meilleure amie et vous vous aimez, ce qu’il y a entre Malfoy et moi, ce n’est rien…

Ron regarda brièvement sa femme en soupirant, décidemment Harry était toujours aussi borné.

-Mais bien sûr et c’est pour cela que tu es au bord de la crise de nerf quand tu le sais en danger ? C’est pour cela que tu as si mal ? Car je suis sûr que tu as mal Harry, je me trompe ?

L’ancien gryffondor se contenta de secouer la tête.

-Bien, continua Ron, on va chercher la fouine tous les deux et la ramener. Et puis Harry, cinq ans sans lui, c’est un peu trop pour toi, tu ne trouves pas ?

-Tu dis n’importe quoi, souffla Harry sachant pourtant que son meilleur ami touchait un point sensible.

-Bon, c’est arrangé, sourit Hermione, dès que tu es prêt, vous partez, il n’y a pas de temps à perdre. Harry, dit-elle en s’approchant de lui, tu dois sauver ton mari…

Son mari…

Harry ferma les yeux, cela faisait longtemps qu’on ne lui avait pas dit que Malfoy était son mari. C’était pourtant marqué dans son âme et dans sa chair. C’était cette union qui faisait que le blond pouvait s’approprier sa puissance, sa force vitale, comme lui l’avait fait à mainte reprise cinq ans plus tôt.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, ils se posèrent directement sur sa chevalière, à l’annulaire. C’était une chevalière en or avec un lion rouge rugissant sur le dessus. Une chevalière que chaque gryffondor recevait à la fin de sa scolarité. Chaque maison avait sa chevalière. Mais Harry, la regardait sans la voir, il ne savait que trop ce qui se trouvait en dessous…

Un tatouage…qui signifiait beaucoup.

Plus qu’un tatouage, une alliance gravée à même la peau.

Il savait que s’il retirait sa chevalière, la preuve flagrante de son mariage apparaîtrait aux yeux de tous.

Hermione avait raison, il devait sauver son mari, cet homme qui ne l’avait jamais aimé, et qui le méprisait sûrement encore…

Qu’importe Malfoy était en danger, c’était tout ce que Harry savait. Ça et le fait que s’il lui arrivait malheur, il pourrait bien ne pas s’en remettre.

Alors oui, il allait le retrouver, cet homme avec lequel il était uni…

Jusqu’à ce que la mort les sépare.

A suivre…

Les prochains chapitres seront un flash back, à savoir le pourquoi du comment Harry et Draco se sont retrouvés mariés cinq ans plus tôt.

J’espère que ce début vous aura plu.

A plus,

Artoung

 
 
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