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Il faut aussi que je vous dise que ce chapitre comporte un lemon donc le M se justifie amplement (encore une fois) et si cela vous gêne, il vaut mieux quitter cette page. Remerciement : A Quiproquo ma ch’tite bêta d’amûûr à moua ! Chapitre 9 : Jusqu’à ce que la vie nous sépare-Professeur Snape ! Professeur Snape ! Severus se retourna en soupirant, Draco l’avait bien entendu suivi dehors. Et il allait sans aucun doute encore argumenter pour se rendre au manoir Malfoy. -Je ne suis plus professeur, répondit-il d’une voix lasse. -Allons, ne jouez pas sur les mots, fit le serpentard avec un léger sourire. -Inutile d’être si aimable Draco. Je sais ce que tu veux et on vient d’en parler, tu sais bien que c’est hors de question. Sans trop de surprise pour Severus, le sourire de Draco s’éteignit et son regard se fit glacial. -Je ne comprends pas, siffla-t-il enfin. Cela va faire un mois qu’on sait où est le dernier Horcruxe et je suis le seul à pouvoir me rendre dans cette salle ! Plus vite j’irai là-bas et plus vite on pourra mettre un terme à cette guerre. -Le manoir est surveillé par les mangemorts et les aurors…C’est trop dangereux. Surtout en ce moment où tout le monde sent qu’on arrive à la dernière ligne droite. Laisse-nous juste le temps de trouver une autre solution. Tu es trop précieux pour qu’on te laisse y aller… -Cela fait un mois que vous me sortez cette excuse ! s’énerva Draco. Je serais prudent ! Je connais le manoir, je… -Non, coupa Snape, pour l’instant c’est non. Maintenant je dois y aller. Tu écoutes Lupin et tu restes calme. Draco retint un juron. Snape et Lupin régissaient leur vie à tous. Si cela semblait convenir aux autres, lui commençait sérieusement à perdre patience. Il regarda son ancien professeur partir, agacé qu’il ne lui laisse pas sa chance. Le fait est qu’il avait peur que Snape comprenne que Potter aussi pouvait se rendre dans l’Antichambre et qu’il l’envoie là-bas. Il ne voulait pas que le gryffondor prenne sa place pour cette mission. C’était son manoir. C’était à lui de détruire le dernier Horcruxe. L’inquiétude de Snape n’était pourtant pas sans fondement. En effet depuis l’attaque au ministère, où Potter s’était servi de leur lien, les mangemorts avaient compris que tout cela avait à voir avec un mariage sorcier. Et depuis lors, tout comme l’Ordre s’échinait à détruire les Horcruxes, les mangemorts recherchaient activement la femme du survivant. La plupart des jeunes filles qui étaient à Poudlard bénéficiaient d’une protection des Aurors, car il semblait évident pour Voldemort que Potter avait épousé quelqu’un de sa connaissance. Certaines d’entre elles s’étaient déjà faites tuer et Snape lui avait fait promettre de ne pas en parler à Potter. C’est sûr que cela ficherait un sacré coup à sa conscience de héros. Mais Draco comptait bien lui dire, juste pour le mettre plus bas que terre, si un jour c’était nécessaire. Etrangement, blesser Potter, n’était plus pour lui une perspective réjouissante. Peut-être était-ce dû au fait qu’ils couchaient régulièrement ensemble. Depuis quelques temps en effet, il se rendait certains soirs dans la chambre de Potter et ils faisaient l’amour toujours de la même manière. Sans se parler. Sans se regarder. Potter dos à lui qui ne disait rien et Draco fermait les yeux très forts. Ne voulant pas le voir, même s’il ne s’agissait que de son dos, sa nuque…ses fesses… Le toucher était déjà un supplice. Ses mains connaissaient par cœur les muscles de son dos, le tremblement de son ventre, la douceur de ses cuisses…la lourdeur de son sexe… Il n’aurait jamais dû connaître Potter à ce point-là mais il aimait cela. Il aimait le toucher. Il aimait s’enfoncer en lui, se perdre en lui… Les soirs où il n’allait pas le voir, il se sentait perdu. Harry lui manquait. Mais il se retenait. Il ne voulait pas montrer sa dépendance. Pourtant il allait devenir fou à force de rester dans cette situation. Il fallait que tout cela finisse d’une manière ou d’une autre. Il regarda son alliance qui semblait luire doucement. La marque de son appartenance à Potter. Dorée, simple mais étrangement belle, c’était ce à quoi elle ressemblait. Celle de son mari n’était pas du tout pareil. Elle était argentée ou blanc pailleté selon la lumière et les délicates arabesques du tatouage semblaient plus compliquées, plus raffinées. Il se demanda comment Potter trouvait son alliance mais grimaça vite en sachant pertinemment que le gryffondor devait la détester. Il détestait aussi la sienne après tout et le fait qu’il s’avoue la trouver belle ne changeait rien à ses sentiments. -Draco ? Le serpentard sursauta et se tourna vers Remus qui le regardait avec son éternelle bienveillance. Comment ce type faisait-il pour être aussi gentil ? C’était totalement incompréhensible pour Draco. -Oui ? -Ne reste pas tout seul dehors…Et si pour une fois tu venais avec moi pour l’entraînement ? Le serpentard grimaça. Weasley et Potter s’entraînaient tous les jours plusieurs heures en vue des futurs combats et Remus les aidaient. Draco lui n’aurait, à l’évidence, pas à se battre aussi il ne participait jamais à ces séances. Pourtant aujourd’hui, il avait envie d’y aller. Cela faisait trois nuits qu’il n’était pas allé dans la chambre de Potter et il avait besoin de se défouler. Et puis voir le gryffondor en sueur était assez tentant… Car si la nuit il gardait les yeux fermés, le jour il se permettait de l’observer de tout son saoul même si ses mains, elles, à ce moment-là, restaient sagement à leur place. -D’accord, dit Draco de sa voix traînante. Je veux bien venir mais simplement parce que je n’ai rien d’autre à faire. -Evidemment, répondit le loup-garou sérieusement mais il n’échappa pas à Draco que ses yeux luisaient d’une lueur amusée. O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0 Harry faisait les cents pas dans le salon à l’étage qui avait été aménagé pour l’occasion comme salle d’entraînement. Il était en avance bien entendu mais il n’avait aucune envie de rester cloîtré dans sa chambre. Sa chambre lui sortait par les yeux. Il lui semblait n’attendre que Malfoy lorsqu’il y était mais Malfoy ne venait bien entendu que lorsqu’il en avait envie. Il couchait avec lui et repartait sans jamais prononcer un mot. Cette situation ne convenait pas du tout à Harry. Il avait tout le temps envie de vomir ou de pleurer une fois que le serpentard quittait sa chambre. L’acte en lui-même était aussi bon que frustrant. Ne pas le toucher ou si peu, ne pas le voir…ne pas l’embrasser. Ils ne s’embrassaient jamais enfin parfois il sentait les lèvres de Draco sur sa nuque ou sur son dos mais ses lèvres à lui ne touchaient pas la peau du blond. Il se faisait l’étrange impression d’être une poupée gonflable. Pourtant il se sentait tellement vivant lorsque Malfoy lui faisait ces choses…mais ce n’était que du sexe. Basique et dénué de sentiment. Il aimait le sexe mais si son corps était satisfait, le reste ne l’était pas. Sa conscience lui hurlait d’arrêter tout de suite cette situation. Que ça ne pouvait plus durer. Que la seule chose qu’il allait récolter s’il continuait comme ça, c’était de la souffrance. Déjà, déjà, il ne pensait plus qu’à lui… Sa magie, voulait plus, toujours plus. Suppliait pour toucher, embrasser, regarder, susurrer, mordre… et il ne pouvait que serrer les draps de toutes ses forces. Son regard enfiévré dévorant les étoiles filantes qui étaient toujours là. Ses hanches allant à la rencontre des mouvements du blond, de son érection vibrante. Et son sexe, douloureux, dur, débordant, encerclé par les doigts de moins en moins maladroits… Son estomac se retournait. Mort de trouille quand Draco le laissait et ronronnant lorsqu’il posait les yeux sur lui. Et son cœur…Son cœur ne faisait que se serrer un peu plus à chaque fois. Ignorant pourquoi il était si perdu. Pourquoi cela faisait si mal s’il ne s’agissait que de sexe… Harry avait besoin d’en parler à son meilleur ami. Juste vider son sac et y voir plus clair. Ron le détesterait mais au moins il saurait la vérité. Il sursauta en entendant quelqu’un venir et fut encore plus mal à l’aise en s’apercevant qu’il s’agissait justement de Ron. -Que fais-tu ici ? demanda le rouquin. L’entraînement ne commence pas avant dix minutes. -J’en avais marre d’attendre en bas, Snape commençait à m’énerver. J’ai l’impression qu’il traîne toujours ici et Malfoy est toujours dans son sillage… -Oui, c’est clair que ces deux-là arrivent très efficacement à filer le bourdon à n’importe qui. Ils sont aussi sympathiques et souriant qu’une porte de prison. -Une porte de prison ne sourit pas Ron. -Justement. Les deux gryffondors échangèrent un sourire amusé et Harry se dit que c’était vraiment le bon moment pour lui parler. -Enfin ça tombe bien que tu sois là, reprit le rouquin, il fallait à tout prix que je te raconte un truc ! -Moi aussi, fit Harry mais d’une voix nettement moins enjouée. -Alors là mon pote, tout survivant que tu es, pour une fois je peux t’assurer que mon scoop sera beaucoup plus impressionnant que le tien ! -On parie, maugréa le brun. -Attends, s’exclama Ron en souriant, mon scoop à moi a un rapport avec Hermione. -Le mien concerne Malfoy…, répliqua Harry sombrement. -Ah oui ? s’exclama le rouquin vraiment curieux. Non ! se reprit-il en secouant la tête. Quoi que ce soit, je suis imbattable sur ce coup-là. Figure-toi que Hermione –la plus merveilleuse des filles- veut bien sortir avec moi une fois la guerre finie ! Alors qu’est-ce que tu dis de ça ? -J’ai couché avec Malfoy, lâcha Harry d’une voix sourde. Il y eut un silence durant une bonne dizaine de seconde et Harry baissa la tête. -Oh…, murmura enfin Ron assez sonné. On peut dire que ta nouvelle est un choc…Tu-tu es sûr de toi ? Harry émit un rire nerveux avant de passer sa main sur sa nuque. -Ouais…j’en suis sûr, murmura-t-il. Et puis ce n’est pas comme s’il pouvait y avoir un doute là-dessus. -Oh ! répéta le rouquin. -Oui « Oh » comme tu dis, fit le brun amer. Mais laissons tomber, je suis content pour toi et Mione. Si tu me racontais exactement comment… -Quoi ? réagit Ron brusquement. On s’en fout de Mione ! Enfin je veux dire…ça va aller ? Harry fronça les sourcils. La réaction de Ron n’était pas du tout telle qu’il l’imaginait et cela lui déplaisait étrangement. -Ouais, je crois…répondit-il enfin. Ça ne change rien… -Heu…Tu es quand même définitivement marié avec lui… -Après la guerre, il partira et on ne se reverra plus. -Je vois…dit Ron doucement mais sinon pour l’acte en-en lui-même. Il n’a rien fait de mal…Il ne t’a pas forcé, j’espère ! Harry leva la tête vers son meilleur ami qui avait les joues légèrement rouges mais le regard déterminé. -Ne t’en fais pas, je le voulais à chaque fois. Ron poussa un soupire de soulagement avant d’ouvrir de grands yeux étonnés. -A chaque fois ! glapit-il. Tu veux dire que ce n’est pas arrivé qu’une fois par accident ? Tu couches régulièrement avec lui ? -Oui, souffla Harry d’une voix faible. -Alors ça veut dire que tu aimes bien ça ? s’exclama Ron de plus en plus ébranlé. -Oui, répéta Harry en fermant les yeux de dépit. Tu…tu me détestes n’est-ce pas ? -Quoi ! Non, bien sûr que non ! se hâta le rouquin de le contredire. Je suis surpris c’est vrai, mais je ne te déteste pas ! Jamais je ne ferais une chose pareille ! Harry fronça les sourcils, c’est vrai que Ron ne le regardait ni avec dégoût, ni avec haine, juste avec inquiétude. -Tu n’as pas à te prendre la tête là-dessus, continua son meilleur ami, si tu fais ça avec Malfoy c’est visiblement que tu en as besoin et moi ce que je veux, c’est que tu te sentes bien. -Le problème, murmura Harry, c’est que je ne suis pas bien…Malfoy est…enfin je ne sais pas comment dire ça. Il est comme un poison…Il m’envahit. Il envahit tout de moi, mes pensées… mes sens, mon…mon corps et moi je le laisse faire. -Je vois, ne put que répondre Ron, gêné que Harry lui donne ce genre d’informations. -Non, tu ne vois pas, reprit le gryffondor amer. Je le laisse me baiser Ron ! J’écarte les cuisses et je laisse sa queue me défoncer le cul ! -Arrête ça ! siffla Ron, livide. -Qu’est-ce qu’il y a ? lança Harry sur la défensive. Je te dégoûte, c’est ça ? -A quoi tu joues ? s’énerva le rouquin. Tu peux en parler de façon dégradante si ça te chante mais ne compte pas sur moi pour t’enfoncer. Je me moque que tu sois dessous, je me moque que tu aimes ça. Bon sang Harry, c’est moi, Ron ! Tu croyais vraiment que j’allais te détester pour ça ? -Tu devrais pourtant ! Moi, je me déteste ! Harry serra les dents, le cœur lourd. Pourquoi Ron était-il aussi gentil ? Il n’avait pas besoin de sa bienveillance. Il avait besoin qu’on lui dise que c’était mal parce que ça l’était ! Il avait besoin de savoir qu’il avait raison de détester Malfoy ! -Tu pourrais l’aimer…je ne te détesterais pas non plus… Harry leva brusquement la tête, le regard noir. Comment Ron osait-il émettre une telle proposition ? -L’aimer ? cracha-t-il avec mépris. Malfoy ! Ce mec incarne à lui seul toute la pourriture du monde ! Je le hais ! Je le hais ! Je voudrais qu’il crève ! -HARRY ! s’exclama une voix outrée faisant sursauter les deux gryffondors. Remus et Malfoy se trouvaient sur le seuil de la porte, tous les deux livides. C’était Remus qui venait de crier, il se tourna vers Draco, préparant déjà des paroles apaisantes mais le serpentard eut un reniflement de mépris. -Je vais vous laisser…dit-il et son regard ne se tourna pas une seule fois vers Potter. La seconde d’après il était parti. -Comment as-tu pu dire une chose pareille ! s’énerva Remus. Tu ne trouves pas qu’il est temps de te comporter en adulte ! -Je n’ai fais que dire le fond de ma pensée. Et ne t’en fais pas pour Malfoy, il sait déjà tout ça et il pense la même chose à mon sujet. -Tu as dit que tu voudrais qu’il meure ! -C’est mon problème. Je n’ai pas envie d’en parler… Le loup-garou secoua la tête. Quand il s’agissait de Malfoy, Harry devenait insupportable, voire cruel. Il allait toujours beaucoup trop loin. O°O°O°O°O°O°O°O°O°O -Mais ce n’est pas possible d’être aussi stupide ! Snape s’arrachait presque les cheveux de la tête, vociférant après Potter qui restait d’une impassibilité exaspérante. -Snape, calme-toi ! coupa Remus d’une voix sèche mais il semblait aussi en colère que Snape. -Me calmer ? vociféra l’ancien professeur. Me calmer ! Alors que par la faute de ce crétin, Draco est parti chercher le tableau ! -Je trouve que vous lui donner beaucoup trop de crédit, siffla Harry, il s’est sûrement enfui comme le lâche qu’il est, tout simplement ! -Harry ! s’exclama Hermione, outrée. Enervé, le gryffondor donna un coup de pied dans une chaise qui se renversa dans un bruit mat. Toute cette histoire était ridicule. Malfoy avait disparu et Snape était sûr qu’il était parti chez lui pour détruire l’Horcruxe. Comme si ce type était capable de faire un truc pareil ! Harry pour sa part était sûr qu’il avait filé, balayant ainsi leur accord, s’enfuyant loin de la guerre. Et il avait embarqué sa cape d’invisibilité, ce sale petit voleur ! Malfoy avait vraisemblablement disparut après avoir surpris sa conversation avec Ron où il avait dit qu’il voulait le voir mort et Snape en déduisait que tout était de sa faute. En fait tout le monde ici semblait en déduire que c’était de sa faute, il n’y avait que Ron qui ne l’accablait pas. Et cela faisait maintenant trois heures que Malfoy était parti. -Pourquoi ne pas aller directement là-bas ? demanda le rouquin. -Vous êtes décidément aussi stupide que Potter ! railla Snape. Le manoir est surveillé par les aurors ET les mangemorts. Et s’ils s’aperçoivent que Draco est là-bas et qu’il a l’Horcruxe ils vont vite comprendre que c’est lui que Potter a épousé. -Rien ne dit qu’il est au manoir Malfoy ! s’obstina Harry. Il toisa Snape avant de se tordre de douleur. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il avait l’impression qu’on lui pompait son énergie. -Draco utilise le lien ! s’affola Hermione. Je l’ai vu trop de fois dans le même état pour qu’aucun doute ne soit possible là-dessus. Assis-toi Harry et respire profondément. Le problème était que Harry n’arrivait vraiment pas à se calmer, d’une part car c’était la première fois qu’il ressentait un tel truc mais aussi parce qu’il venait de comprendre que si Malfoy utilisait le lien c’était parce qu’il était en danger. -Je dois y aller ! haleta-t-il une fois que la douleur se fit moins forte. -Hors de question ! Ce n’est vraiment pas le moment d’écouter votre conscience Potter. Maintenant il faut le laisser se débrouiller et espérer qu’il revienne. -Mais il est en danger ! s’exclama Ron. -Il n’a pas de baguette ! poursuivit Hermione. -Vous restez là ! siffla l’ancien serpentard d’un ton sans réplique. Je vais y aller et je le ramènerais. -C’est dangereux, constata Remus, impassible. -Et alors ? Tu t’inquiètes ? Le loup-garou haussa les épaules et Snape considéra la conversation clause. Il sortit sans plus perdre de temps mais il n’eut pas à aller loin. Draco se trouvait sur le chemin, l’air très fatigué mais le sourire aux lèvres. -Je l’ai grillé ! souffla-t-il et au même instant Snape ressentit son avant-bras le brûler. -Je dois y aller, le Maître m’appelle et il a l’air furieux ! A mon avis il est déjà au courant de ta performance. Rentre vite, les gens s’inquiètent pour toi à l’intérieur ! Draco regarda Snape tranplaner et son sourire se fana. Bien sûr il était content d’avoir détruit l’Horcruxe mais le tableau, il était... Il frissonna, le regard encore hanté par ce qu’il avait vu. Il aurait dû pourtant se douter que ce n’allait pas être aussi facile que ça en avait l’air. Il s’agissait après tout d’une partie de l’âme de Voldemort et il avait l’impression d’être vide comme si c’était à lui qu’on avait pris une partie de son âme. Lorsqu’il entra dans le manoir, tout le monde le regarda d’un air hébété puis Granger se jeta dans ses bras et il se permit un petit sourire. -J’ai croisé Snape, il a dû partir, Voldemort semble en colère… -Où étais-tu ? claqua la voix froide de Potter. -Chez moi, Potter. Désolé, je ne suis toujours pas mort mais j’ai eu l’Horcruxe… -C’est vrai ? s’exclama Lupin en souriant tandis que Hermione riait. C’est formidable ! Tu n’es pas blessé au moins. -Ça va, sourit Draco mais Harry plissa les yeux en remarquant le regard sombre du serpentard. -C’est génial, Harry ! Grâce à Malfoy il n’y a plus d’Horcruxe ! s’enthousiasma le rouquin en frottant les cheveux de son ami. Il réussit à lui arracher un sourire. Maintenant que le blond était revenu, il se sentait étrangement heureux et incroyablement soulagé. -Merci Malfoy, dit-il simplement en lui tendant la main. Après une brève hésitation le serpentard la serra et l’ombre dans ses yeux sembla diminuer un peu. La main de Potter était bien dans la sienne. Chaude comparée à la sienne qui venait de dehors et il lui sembla que tout son corps se réchauffait aussi à ce simple contact. -De rien, souffla-t-il en retirant finalement doucement sa main. Puis il lui tendit sa cape d’invisibilité sans un mot et quand Lupin et les autres l’interrogèrent sur ce qu’il s’était passé, il mentit effrontément sachant déjà que ce qu’il avait vu là-bas allait le hanter encore longtemps. Il ne voulait pas que quelqu’un sache… Et il détourna les yeux de Potter car ils semblaient fouiller son âme… Il s’aperçut que la seule chose dont il avait besoin c’était de sa chaleur. Il avait envie de se fondre dans ses bras et de fermer les yeux. D’entendre son cœur battre tranquillement et de respirer son odeur. Oui, ce soir il avait besoin de lui…et quand il recroisa les yeux verts, il comprit que ce besoin était réciproque. Il se détendit en songeant que cette nuit il allait le retrouver… O°O°O°O°O°O°O Le serpentard restait pétrifié sur place. Potter… Potter ne l’attendait pas dos à la porte comme d’habitude. Potter, toujours allongé sur son lit, s’était retourné et il le fixait. Semblant le défier de faire un geste. Les mains de Draco tremblèrent et il eut envie de courir dans sa chambre, loin de ce regard déterminé. Pourquoi Potter avait-il fait ça ? Le serpentard déglutit, ne pouvant détacher son regard des yeux verts. Il faisait sombre mais la lumière de la lune permettait de distinguer facilement les formes et les contours de tous ce qui composait la pièce. Potter compris… Il était encore sous les draps et lorsque d’un geste il les rabattit sur le côté, Draco se sentit rougir jusqu’à la racine des cheveux. Potter était nu… Il serra les poings, pensant soudainement que le gryffondor faisait tout cela pour le déstabiliser. Une sorte d’affrontement mais plus malsain que les autres. Il eut une grimace de dégoût et s’il voulait reculer, il ne le fit pas. A la place, il attrapa son T-shirt et le fit passer par la tête. Il ne savait pas à quoi l’autre jouait mais il n’avait aucune envie de perdre. Il se déshabilla comme ça, devant celui qu’il considérait comme son ennemi, enlevant ses vêtements un à un, rapidement, mécaniquement. Ignorant que les yeux verts dévoraient chaque parcelle de peau blanche dévoilée, qu’il avait tant de fois voulu voir dans le passé. Harry ne savait pas pourquoi il avait fait cela. Mais cette nuit, il avait mis sa conscience aux oubliettes. Il voulait Malfoy et il le voulait complètement. La seule expérience qu’il avait de l’acte de l’amour était celle que Draco avait bien voulu lui donner. Mais cela ne suffisait plus à présent. Lorsque le serpentard était arrivé, il avait bien cru qu’il allait repartir et peut-être que cela aurait été mieux. Parce que Harry allait briser leurs règles implicites et tous les deux en paieraient le prix. Mais il avait vu le défit naître dans toute l’attitude du blond qui décidemment ne comprenait rien. Il avait vu aussi le désir dans ses yeux lorsqu’il avait enlevé les couvertures. C’était ce qu’il voulait. Il voulait l’allumer comme Malfoy le faisait en mettant le feu à son corps à chaque fois. Ce soir, il voulait tout. Malfoy était nu à présent et son sexe pâle pointait déjà vers lui. Harry se permit un sourire carnassier. Ce soir, il allait voir tout ce qu’il voulait… Et il parlerait aussi. Il allait dire à Malfoy ce qu’il retenait à chaque fois entre ses lèvres. -Viens, chuchota-t-il faisant sursauter le serpentard. Ne fais pas ça…semblait dire les yeux gris. Ne brise pas nos règles…Mais Malfoy s’avança quand même et Harry remarqua qu’il tremblait légèrement. Il trembla aussi lorsque le blond s’allongea juste à côté de lui, la respiration saccadée. Il semblait avoir peur et être totalement perdu et le gryffondor s’aperçut que malgré toute l’assurance que lui-même arborait, il était dans le même état. Draco frémit lorsqu’une main hésitante se posa sur son épaule. Il était excité, comme à chaque fois mais il ne savait pas ce que Potter voulait ce soir. Voulait-il être dessus ? Voulait-il le baiser ? Draco n’était pas près pour ça et pourtant juste en y pensant son sexe se gonflait un peu plus. Il se faisait l’effet d’une souris terrorisée entre les pattes d’un chat. Il s’obligeait à respirer le plus calmement possible mais Potter posait les mains sur lui. Potter chuchotait des choses. Potter attrapait et lâchait tour à tour son cœur avec une innocence effrayante. Il était au-dessus de lui maintenant, il planait comme une ombre menaçante et ses mains touchaient son corps. Bien à plat, attentives, elles passaient dans les creux et les bosses de son torse. Redessinaient ses côtes, palpaient ses bras, pinçaient ses tétons doucement…doucement. Et glissaient sur son ventre, appréciaient le tremblement convulsif qu’elles causaient, frôlaient timidement son sexe avant de remonter comme gênées de ce qu’elles avaient osé faire. Et Draco était scotché au lit, n’osant bouger. Se demandant s’il rêvait. Il lâcha un gémissement rauque lorsque Potter attrapa le lobe de son oreille droite entre ses dents et décida de fermer les yeux. C’était moins intense les yeux fermés…cela ressemblait plus à un rêve. La bouche glissait, glissait, glissait…et Draco poussa un nouveau gémissement lorsqu’elle attrapa un téton dressé. Instinctivement il plaça ses mains dans les cheveux noirs, obligeant la bouche à lécher…à embrasser…à mordiller… -Po-Potter, gémit-il croyant devenir fou. Il fermait les yeux de plus en plus fort, ses mains étaient retournées attraper les draps et les serraient comme si sa vie en dépendait. La bouche descendait encore traçant un sillon brûlant que Draco avait envie de frotter et d’enlever définitivement. Les mains flattaient ses côtes et il se cambrait dans un cri silencieux à la recherche de plus… -Touche-moi Malfoy…murmura Potter et son souffle se perdit sur son ventre contracté. Pourquoi fais-tu ça ? eut envie de hurler le blond. Les yeux toujours fermés, il sentait les larmes venir. C’était trop intense pour ses nerfs. C’était trop bon et trop douloureux à la fois. Il est en train de me faire l’amour ! comprit-il avec désespoir. Il me fait l’amour et je le laisse faire ! Il n’a pas le droit…Ce ne doit être que du sexe…que du sexe… -Touche-moi, répéta Harry d’une voix plus impérative. Et quelque chose se brisa en Draco, en même temps qu’une larme glissa sur sa joue, ses mains glissèrent sur Potter. C’était comme toucher un trésor. Il faisait attention et tremblait un peu mais surtout il chérissait silencieusement chaque centimètre de la peau de son mari. Il sentit Potter haleter légèrement avant de reprendre ses baisers sur son ventre chaud. Il crut mourir quand Potter descendit encore et mourir deux fois plus lorsqu’il s’arrêta juste avant son sexe. Le gryffondor semblait hésiter et sa respiration brûlante était beaucoup trop pour Draco. -Ne fais pas ça, siffla finalement le serpentard avec difficulté. -Pourquoi ? demanda la voix rauque de Potter. -Parce que ce n’est pas nécessaire…Je-je suis déjà… -Dur ? murmura le gryffondor et sa langue cueillit la perle de plaisir qui s’échappait déjà de son pénis. Le serpentard se cambra encore plus, la respiration saccadée et les yeux de nouveau grands ouverts. -Je ne veux pas, répéta-t-il pourtant, c’est-c’est trop intime. Cela fit l’effet d’une douche froide à Harry, il se releva immédiatement, ses yeux lançant des éclairs. Il ne voyait pourtant pas ce qu’il y avait de plus intime que d’avoir la bite de quelqu’un dans le cul…C’était vraiment l’hôpital qui se fichait de la charité ! -Je me suis mal exprimé, reprit finalement Draco d’un ton étrangement doux. N’importe qui serait ravi d’avoir de telles attentions…mais je ne veux pas que tu le fasses si tu…si tu n’es pas amoureux…Tu ne devrais faire ça qu’avec une personne que tu apprécies vraiment, pas avec un mec que tu détestes…pas avec moi… -Si on va par là, alors on ne devrait jamais coucher ensemble non plus…fit amèrement Harry. -C’est vrai, admit Draco, mais le lien… -Va te faire foutre avec le lien ! coupa le gryffondor brusquement. Tu aimes me baiser sinon tu ne reviendrais pas à chaque fois ! -C’est le lien qui m’y oblige ! s’énerva Draco à son tour. Et toi aussi, il te contrôle ! Par pitié Potter, ne cherche pas d’autres explications ! Ce n’est vraiment ni le lieu, ni le moment et c’est surtout vain ! Les deux garçons se fixèrent hargneusement. Les yeux gris de Draco luisaient pourtant toujours de désir et Harry le trouva vraiment excitant. Il baissa les yeux, ne pensant déjà plus à argumenter. Il avait juste voulu connaître le goût de Malfoy mais maintenant il était content de ne pas l’avoir fait. Il n’aurait sûrement pas pu se regarder en face le lendemain matin. Le serpentard pouvait aller au diable ! Il réussissait toujours à le faire se sentir mal. Il sursauta quand il sentit Draco le faire basculer et se placer à son tour au-dessus de lui. Il crut un instant que le blond allait l’embrasser et il déglutit mais il se contenta de le contempler avec une impassibilité perturbante. Peut-être que tout cela l’indifférait réellement. Harry devait être le seul à être troublé…le seul à avoir ce sentiment de manque. Il poussa un cri de surprise lorsque Malfoy posa sa main directement sur sa virilité encore dressée. -Tu voulais que je te touche, n’est ce pas ? lâcha le serpentard d’une voix volontairement froide. Pas comme ça ! eut envie de crier Harry mais seul un râle rauque s’échappa de sa gorge car la main pâle s’activait déjà sur lui. Il se tordit sur le lit quand une poignée de secondes plus tard, un doigt s’enfonça dans son anus. Ses ongles griffèrent le dos de Malfoy qui le préparait lentement malgré son air distant. Et Harry le contemplait, croyant que son cœur allait éclater, que son corps allait fondre. Il le trouvait beau avec ses mèches blondes qui se collaient à son front, avec ses lèvres entrouvertes et son regard qui se voulait dur mais qui s’assombrissait de plus en plus. Puis, il le vit fermer les yeux lorsque son sexe remplaça ses doigts. Doucement, doucement, il s’enfonçait en lui et les étoiles filantes commencèrent à apparaître, brillantes et rapides. C’était douloureux, très différent que d’être pris par derrière. Il se sentait étiré comme jamais, il avait l’impression que c’était à nouveau sa première fois. -Doucement, geignit-il, …ça-ça fait mal. Il crut tout d’abord que Malfoy ne l’avait pas entendu ou alors qu’il l’avait entendu et qu’il s’en foutait. Mais il le vit entrouvrir les yeux et plongea dans un abîme de plaisir entièrement gris. Trop hébété par ce que Malfoy ressentait, Harry en eut le souffle coupé. -Je-je vais faire doucement, haleta Draco, dis-moi si je dois m’arrêter… Le gryffondor réprima un sourire, dans l’état où il était, il doutait sérieusement que Malfoy puisse s’arrêter. Le serpentard avait refermé les yeux et se mordait la lèvre inférieure. Ses bras tendus de chaque côté de Harry tremblaient, il semblait vraiment faire un effort sur lui-même pour ne pas aller plus vite. Et la douleur passa à peu près. -C’est bon, souffla enfin Harry, vas à ton rythme maintenant… -J’y vais que si tu me promets de me suivre, répliqua le blond les yeux toujours fermés mais un léger sourire jouait sur ses lèvres. Harry fut extrêmement frustré de ne pas voir son regard à ce moment-là. -Ne t’en fais pas pour moi Malfoy, je suis capable de suivre n’importe laquelle de tes cadences… -Tais-toi, haleta Draco en poussant en lui, et agis… Harry retint un gémissement et quand le serpentard refit un va et vient, il alla à sa rencontre, le faisant vibrer de plaisir. Le rythme s’accéléra rapidement. Harry s’agrippait aux épaules en sueur de son mari, s’empêchant de crier de plaisir à chaque coup de reins, se demandant comment cela pouvait être si bon et s’il allait en mourir. Il lui semblait que son cœur et son corps étaient en effet arrivés à un point de non-retour. Sa respiration était chaotique, ses hanches bougeaient toutes seules, et les étoiles pleuvaient tout autour d’eux. -Ouvre les yeux, ordonna-t-il d’une voix haletante. Un peu surpris, Draco posa les yeux sur lui. Il s’attendait à voir quelque chose de spécial mais il n’y avait que Potter avec ses yeux voilés de plaisir, ses joues rouges et ses cheveux dans tous les sens. Mais c’était ses lèvres gonflées et plus rouges que d’habitude qui firent que son cœur manqua un battement. C’était comme si quelqu’un s’était amusé à mes mordiller et il comprit que Potter avait dû se faire cela dans le but d’étouffer ses gémissements. Il se pencha, voulant désespéramment l’embrasser, goûter ses lèvres, sentir sa langue s’enrouler autour de la sienne. Il allait jouir, il le sentait au fond de ses entrailles. -Regarde, gémit Potter. Draco ne l’embrassa pas, mais se tendit complètement, jouissant dans un râle rauque, la tête en arrière, les yeux grands ouverts. Se sentant mourir et se demandant pourquoi il y avait tant d’étoiles partout. Les muscles de Potter se resserrèrent autour de lui, le faisant éjaculer à nouveau sans qu’il soit capable d’émettre un son. Puis il reprit sa respiration, il haletait, son cœur était repartit mais il battait vite, trop vite. A bout de souffle, il s’affala sur le gryffondor, la tête enfouie dans son cou mais regardant du coin de l’œil les dernières étoiles s’éteindre. Les secondes s’éternisèrent, le silence était brisé par leurs deux respirations saccadées. Chacun pouvait sentir le cœur de l’autre battre très vite. Draco sentit ses yeux se fermer, ce serait si facile de s’endormir, comme cela, entre les bras si chauds de Potter. Il partait déjà dans un état de somnolence post-coïtal, le corps apaisé, trop fatigué pour penser, trop bien pour songer à changer de place. L’odeur de Potter l’entourait de partout, le faisant sourire doucement contre la peau qui se trouvait juste là. Cela devait être celle de son cou. Paresseusement mais avec gourmandise, il lécha cette peau frissonnante. Il grogna de contentement lorsqu’une main curieuse caressa le creux de ses reins avec un naturel déconcertant. Il avait envie de murmurer des mots d’amour à cette oreille si près de sa bouche et il avait envie que la main descende encore… Il avait surtout de moins en moins envie de dormir. Soudainement totalement réveillé, il se recula brusquement. Potter ne fit pas un geste pour le retenir, au contraire, il se hâta de couvrir son corps avec les couvertures, comme s’il était tout à coup gêné de son regard sur lui. D’ailleurs, il ne le regardait plus, semblant trouver le mur derrière lui beaucoup plus intéressant. Le serpentard se hâta de s’habiller, constatant en rougissant que son ventre était poisseux de sperme et que ça ne pouvait pas être le sien puisque lui avait joui dans… Enfin bref, il fallait qu’il parte d’ici et vite. Il avait déjà fait trop de trucs stupides ce soir et retourner dans ce lit serait la pire erreur de toute sa vie. Bordel Potter, que m’as-tu fait ! La porte se referma rapidement derrière Malfoy. Finalement même si cela s’était passé différemment, au bout du compte rien n’avait changé. Le résultat restait le même. Harry se leva le cœur lourd. Il se sentait poisseux, encore plus sale que les autres fois…et tellement vide… Les jambes tremblantes, il se traîna jusque sous sa douche et fit immédiatement couler de l’eau sur lui. Il avait encore cette envie ridicule de chialer et de se rouler en boule dans un coin. Malfoy était parti…encore. Qu’il aille se faire foutre ! O°O°O°O°O°O°O°O°O°O°O°O°O Après cette nuit-là, Draco et Harry ne se touchèrent plus. Malfoy ne vint plus le voir et Harry se convainquit que c’était le mieux. Toute la maisonnée savait donc qu’ils étaient définitivement mariés mais plus personne n’abordait le sujet. La bataille finale était le sujet de toutes les préoccupations. La fin approchait tout le monde le sentait. Snape disait que Voldemort était plus que prêt à tuer définitivement celui qu’il nommait comme « le gamin déjà mort ». La perte de tous ses morceaux d’âmes l’avait, bien sûr, mis dans une rage noire, surtout en ce qui concernait Nagini. Et cela devenait une idée fixe chez lui de se débarrasser de Potter. Et un matin orageux, la nouvelle tomba, comme si le temps se mettait dans la partie pour illustrer leur humeur. Voldemort avait ni plus ni moins fait une annonce dans la gazette des sorciers. Arthur Weasley leur expliquera plus tard que le journaliste qui l’avait interviewé en avait tremblé pendant trois jours entiers et qu’il en faisait encore des cauchemars des années plus tard. Donc l’article conviait Harry Potter à un combat dans le parc de Poudlard. Un combat à mort. Comme il ne savait pas où trouver le gryffondor et comme le voir mort hantait à présent ses rêves, il avait trouvé ce moyen efficace pour l’informer de ses attentions. L’Ordre s’était donc réuni. Certains parlaient de pièges, d’autres disaient que c’était beaucoup trop tôt, trop simple ou trop risqué… Mais Harry comprenait parfaitement Voldemort. Pour tout dire, il voulait, lui aussi, en finir. C’était sûrement un piège mais il allait s’y rendre. Depuis son arrivée dans le monde sorcier, l’ombre de Voldemort planait sur lui, l’empêchant d’avoir une vie normale. Harry était fatigué de ça. Il ne se trouverait jamais assez prêt de toute façon pour ce combat, il aurait tout le temps peur. Mais il avait appris que la peur était plutôt une bonne chose, elle lui permettait de développer son instinct de survie. Et de ce côté-là, grâce à Voldemort, cet instinct était vraiment développé. Ne l’appelait-on pas le survivant ? Il avait donc dit à l’Ordre qu’il irait avec ou sans eux. Ron s’était bien sûr tout de suite levé en disant qu’il le suivait et le reste des Weasley avait fait de même. Mc Gonagall avait poussé un soupir triste et hoché la tête. Maugrey avait dit qu’il allait prévenir tous les Aurors. Remus Lupin n’avait rien dit, le regard perdu dans le vague, s’imaginant qu’il allait peut-être bientôt rejoindre les parties manquantes de son cœur et sous le regard inquiet de Snape il esquissa un petit sourire satisfait Malfoy n’avait rien dit non plus. De toutes façons, il était décidé depuis le début qu’il ne participerait pas à la bataille pour préserver l’énergie qu’il serait sûrement amené à donner à Potter, il n’avait donc pas voix au chapitre. Une partie de lui trouvait cela injuste car il se faisait l’effet d’être un stock d’énergie, d’une marchandise, certes importante mais finalement juste bonne à se vider et à crever silencieusement. L’autre partie savait que c’était le deal du départ, se disait que finalement c’était mieux comme ça. Il s’en moquait de leur histoire, pourvu que tout finisse rapidement pour qu’il puisse partir loin de tout ça. Etrangement, il avait une confiance absolue en la victoire de Potter, il se disait qu’à eux deux, il ne pouvait que gagner. Et si Potter devait perdre, il partirait quand même mais de cette possibilité il refusait d’y penser car cela le mettait dans un drôle d’état. Le rendez-vous de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom avait lieu deux jours plus tard et déjà chaque personne réunie dans le manoir, réfléchissait de ce qu’elle allait bien pouvoir faire durant ce laps de temps. Passer du temps avec sa famille, régler ses affaires, se réconcilier avec un fils, aimer sa femme, dire les choses importantes qu’on ne disait jamais, préférant remettre à plus tard, allez voir ses amis, trier ses souvenirs, faire place nette… La mort planait sur chacun d’eux mais c’était eux qui avaient choisi de prendre ce risque. O°O°O°O°O°O Ronald Weasley était dans sa chambre, il s’était lavé et changé et il s’apprêtait à descendre en bas, il avait promis à Harry de jouer aux échecs avec lui…peut-être la dernière… De légers coups furent frappés à sa porte et il pensa immédiatement que c’était Harry, tout en lui disant d’entrer, il chercha sa chaussure qui avait disparu au milieu du bordel organisé qu’était sa chambre. Apparemment pas si organisé que ça… Depuis l’annonce du duel, le matin même, ils avaient tous beaucoup parlé, du combat mais aussi ils s’étaient imaginés leurs futures vacances. Fred et Gorges qui étaient là aussi s’étaient montrés très imaginatifs et Ginny leur avait fait promettre de l’emmener sur une île paradisiaque et finalement même les adultes avaient parlé de leurs vacances idéales. Seul Malfoy n’avait rien dit, restant dans son coin et reniflant de temps en temps avec dédain comme pour dire que lui il avait déjà fait tout ce genre de truc… Ron s’attendait donc à voir Harry entrer dans sa chambre aussi fut-il étonné en s’apercevant qu’il s’agissait d’Hermione et il regarda immédiatement affolé l’état de sa chambre. Poussant discrètement du bout du pied sous le lit, du linge sale qui lui faisait de l’oeil. -Un problème Mione ? demanda-t-il un peu inquiet. -Je ne dérange pas ? répondit-elle en fermant la porte derrière elle. -Tu ne me déranges jamais, sourit le rouquin innocemment en jetant des coups d’œils frénétiques à l’armoire sur sa droite qui semblait vouloir vomir d’une seconde à l’autre tout ce qu’elle contenait. J’allais justement faire une partie d’échec avec Harry, descends avec moi, Remus est en bas aussi. La jeune fille ne le regardait pas, dos à la porte, la tête basse, elle semblait vouloir lui dire quelque chose d’important et quand elle leva la tête Ron se dit qu’il la trouvait décidemment très jolie. -On ne va pas voir Harry, dit-elle finalement d’un ton sans appel. -Mais…dans moins de deux jours nous… -Justement ! coupa-t-elle. C’est de ça que je voulais te parler. Tu n’as pas l’air d’avoir compris que j’irais aussi là-bas pour me battre. Ron cessa de regarder la tâche suspecte sur son couvre lit, accordant finalement toute son attention à la jeune fille. Mais qu’est-ce qu’elle racontait ? -Bien sûr que non, dit-il en haussant les épaules, toi, tu restes ici avec Malfoy, c’est ce qui a été décidé… -TU as décidé ça Ron ! Mais je suis désolée de t’apprendre que je fais encore ce que je veux. Je connais plus de sorts que la plupart d’entre vous, je serais utile. Le visage du rouquin se ferma immédiatement lorsqu’il comprit qu’elle ne plaisantait pas. -C’est la guerre Hermione, pas une énumération de sorts… -Je sais tout cela ! Je pense avoir prouvé que j’étais capable de faire face au risque toutes ces années ! -C’est hors de question, trancha Ron d’une voix sourde. Je ne veux pas que tu y ailles. -Je ne venais pas te demander la permission ! s’énerva Hermione toute rouge. Je venais simplement t’informer de ce fait ! Le gryffondor était livide et la peur au ventre, il attrapa les poignets de celle qu’il aimait et les maintint au-dessus de sa tête tout en la plaquant contre la porte. Il lui faisait mal en serrant si fort et Hermione essayait de se débattre mais la poigne était trop puissante. Elle n’avait jamais vu Ron dans cet état. Il semblait comme hanté, vacillant entre la colère et la peur. -Tu restes là ! cria-t-il enfin, enfonçant ses ongles dans sa chair et elle crut que la colère avait gagné. -Lâche-moi ! gémit-elle effrayée. Tu-tu me fais mal ! -Promets-moi ! Promets-moi que tu n’iras pas et je te lâche ! Hermione écarquilla les yeux, Ron semblait désespéré. Des larmes de rage perlaient à ses yeux et elle comprit alors comment elle devait le calmer. Elle parla d’une voix étrangement douce, refoulant sa douleur et sa peine. -J’irai Ron… -NON ! -J’irais, mon amour… Le jeune homme sursauta et serra un peu plus sa prise. -Ne m’appelle pas comme ça ! siffla-t-il. -Je t’en prie, murmura-t-elle doucement, tu sais pourquoi je veux y aller… -Harry est assez grand… -Non, coupa-t-elle tendrement, j’aime Harry comme un frère mais ce n’est pas lui que je cherche à protéger…Ron, je t’en supplie, ne me laisse pas loin de toi…Tu sais ce que j’éprouve, on en a parlé l’autre jour…Et tu crois vraiment que je vais te laisser te battre sans rien faire… Ron ferma les yeux douloureusement et relâcha les poignets de Hermione avant de s’éloigner d’elle. Il avait envie de hurler de rage mais seul un murmure rauque sorti de ses lèvres. -Et toi, tu sais ce que je ressens aussi…Comment peux-tu croire qu’une telle chose me fasse plaisir ? S’il t’arrivait quelque chose… -Je sais, souffla Hermione en s’approchant doucement, mais je viendrai, tu protégeras Harry et je te protégerai… Le rouquin secoua encore la tête inutilement mais ne la repoussa pas quand elle le prit dans ses bras. -Je t’aime, murmura-t-elle en posant ses lèvres sur les siennes et il eut envie de pleurer. Pour la première fois de sa vie il eut envie d’abandonner Harry et de s’enfuir loin avec Hermione pour l’empêcher de participer à cette boucherie. Mais il ne s’abandonna qu’aux bras décidés de la jeune fille. Il répondit à chacun de ses baisers avec l’énergie du désespoir… Il y a quelques jours, ils s’étaient dit « après la guerre », « quand tout sera fini », tout en s’avouant leur amour en rougissant mais à présent leur être tout entier tenaient un autre discours. Ils se déshabillèrent en hâte, sans même prendre le temps de rougir ou d’être mal à l’aise et ce n’est qu’une fois couchés sur le lit que leurs gestes se firent tendres et lents, comme s’ils venaient enfin de réaliser ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Cette nuit-là, ils firent l’amour encore et encore, oubliant Harry, la guerre, le monde extérieur. Il n’y avait qu’eux… Et cet amour, si grand qu’il pouvait bien arriver à surmonter une guerre. O°O°O°O°O°O Le lendemain, soit un jour avant le combat, Snape était passé au milieu de la matinée, pour s’entretenir en privé avec Draco. Personne ne sut ce qu’ils se racontèrent mais une demi-heure plus tard, l’ancien professeur de potion sortait de la chambre rose l’air presque triste. -Vous y allez professeur ? lui demanda Hermione Granger avec inquiétude. -En effet Granger, on se revoit maintenant pour le combat…si tout va bien…, répondit Severus laconiquement en enfilant sa cape. La jeune fille ne lâchait plus la main de Weasley et Potter à leurs côtés semblait pressé de mettre fin à cette discussion. -Professeur, reprit la jeune fille vivement, je tenais à vous dire que je n’oublierai jamais tout ce que vous nous avez appris. Severus qui s’apprêtait à tourner la poignée de la porte se retourna lentement. -Merci mademoiselle Granger, répondit-il d’une voix impassible mais l’émotion était visible dans son regard. Puis sans un mot de plus, il se détourna et sortit. Le ciel était bleu, demain la météo prévoyait du beau temps. Il soupira et ne leva pas la tête mais il savait que Lupin était juste à côté de lui. -Je ne t’entends jamais…souffla-t-il. -Je suis un loup-garou, répondit doucement Remus comme si cela expliquait tout. Et cela expliquait tout en effet… -Sois prudent demain, ne put s’empêcher de dire Severus en le regardant enfin. -Toi aussi, soupira l’ancien gryffondor mais son regard doré était juste emprunt de respect. « Plus jamais le regard du loup ne se remplit d’amour quand meurt son étoile» C’était ce que disait une comptine pour enfant mais Severus ne l’avait compris qu’il y a quelques années. Il serra la main que Remus lui tendait et la garda un peu plus que nécessaire dans la sienne. Le loup-garou ne s’en formalisa pas. De toute façon, c’était mieux comme ça… Les deux hommes partirent enfin chacun de leur côté sans rien rajouter. Aucun des deux n’aimaient les adieux… O°O°O°O°O°O°O°O°O°O Harry était accoudé à un muret qui délimitait le parc du manoir, il regardait sans vraiment le voir le paysage. Il pensait qu’il s’était pris à aimer cet endroit, si calme, loin de tout, à l’abri de tout. C’était les dernières minutes qu’il passait ici, quoiqu’il arrive, il ne reviendrait pas. Il pensait aussi à Draco. Harry avait décidé de ne pas utiliser le pouvoir de l’union lors de son affrontement contre Voldemort. Il ne voulait plus blesser le serpentard. Il ne voulait plus rien lui devoir. Il ne l’entendit pas arriver, aussi sursauta-t-il légèrement lorsqu’il sentit le bras de Malfoy frôler le sien. Draco venait lui aussi de s’accouder au muret sans un regard pour lui. Il semblait lui aussi absorbé par le paysage, si bien que Harry se demanda si le blond l’avait vu. Il n’était pourtant pas invisible ! Un silence pesant s’était maintenant installé depuis quelques minutes. Harry avait l’étrange envie de pleurer et il ne savait pas pourquoi. Il détestait le silence de Malfoy. Et il se détestait de vouloir entendre sa voix une dernière fois. Le vent souffla légèrement et il se dit qu’il devait partir d’ici. -Pourquoi fais-tu ça ? demanda Draco d’une voix impassible. -… ? Il se retourna vers Harry alors que le vent soufflait un peu plus. -Est-ce parce que tu es troublé ? reprit-il en penchant légèrement la tête. Les cheveux de Draco volaient maintenant dans tous les sens et Harry se dit qu’il le trouvait beau ainsi même s’il ne voyait pas de quoi il parlait. -Tu comptes continuer jusqu’à ce qu’une tornade nous emporte ? Harry écarquilla les yeux, il venait de comprendre. Sa magie venait de lui échapper. Il la maudit. Il savait qu’elle réagissait à la présence du serpentard…surtout maintenant mais elle aurait pu être plus discrète. Il l’obligea à se calmer et bientôt le vent cessa de souffler. Il remarqua avec un sourire amusé qu’aux pieds de Malfoy des petites fleurs avaient poussé et les entouraient à présent comme un tapis moelleux. Il n’était vraisemblablement pas le seul à être troublé. Leurs magies s’aimaient, c’était indéniable et elles faisaient des choses stupides. Draco regarda le tapis de fleur d’un air dégoûté avant de fusiller Harry du regard comme s’il était la cause de tout cela, ce qui n’était pas tout à fait faux. -Et bien quoi Malfoy, ironisa Harry, je te trouble ? -Va au diable ! siffla Draco. Harry cessa de sourire, se rappelant soudain qu’il avait une prophétie à accomplir. -Je m’y rends justement…murmura Harry en baissant les yeux. La colère de Draco retomba immédiatement et il eut soudainement l’envie incongrue de serrer Potter contre lui. Quand ils avaient couché ensemble pour la dernière fois, cela avait était tellement différent de toutes leurs précédentes fois. Il avait ressenti… Qu’importe, il devait se sortir ça de la tête… Treize fois en tout. Ils l’avaient fait treize fois…et Draco se souvenait de chacune d’elles avec une précision impressionnante. Le treize portait malheur… Il n’y aurait de toutes façons jamais de quatorze. Il avait vraiment hâte de partir loin d’ici, juste pour que tout redevienne normal. Voir Potter, l’air si peu sûr de lui avait en ce moment quelque chose de presque effrayant. -Je sais, répondit-il enfin. Mais je sais aussi que tout ira bien pour toi. Après tout…tu es Harry Potter. -Wow ! s’exclama Harry soudainement mal à l’aise. Tu es venu me faire tes adieux, c’est ça ? Draco essaya de ne pas frémir au mot « adieux » pourtant c’était bien ce qu’il était en train de faire. Il aurait pu le laisser partir sans venir le voir mais il avait voulu entendre sa voix une dernière fois et contempler ses incroyables yeux verts. -Des adieux ! Comme tu y vas Potter ! On dirait que tu fais référence à nous comme à un couple d’amoureux transis. Je ne suis pas venu sangloter dans tes bras ou t’embrasser que je sache ! ironisa Draco avec un sourire amer. -Je m’en doute, répliqua Harry sur le même ton, ne sachant pas pourquoi son cœur se serrait. Et puis de toute façon, ce n’est pas comme si nous étions habitués à nous embrasser. Nous ne l’avons fait qu’une fois… Pour leur mariage…c’était la seule fois que leurs lèvres ne s’étaient jamais touchées, durant toutes leurs nuits de débauche ils avaient sciemment évité une telle proximité. Cela pouvait semblait ridicule alors qu’ils couchaient ensemble mais il y avait des limites qu’ils s’étaient refusé de franchir. -C’est une proposition Potter ? demanda Draco en levant un de ses sourcils. Harry sursauta, il avait simplement fait une banale constatation mais comme d’habitude Malfoy se moquait de lui… Pourtant, il avait raison, Harry devait bien se l’avouer…il avait envie de ça…une dernière fois…Il se mit à rougir et se détesta immédiatement pour ça, Malfoy avait visé juste et il le savait. -Non, dit-il quand même refusant d’écouter ses envies, je ne veux pas t’embrasser. Je dois y aller maintenant ! Il se retourna et commença à partir, se demandant pourquoi il se sentait aussi mal. Puis il sentit Draco l’attraper par le poignet et le retourner vers lui. Il sursauta en se voyant si près, ils étaient tellement près que leurs torses se touchaient. La respiration de Harry s’accéléra immédiatement. -Menteur, souffla Draco d’un air entendu et son léger sourire crispa Harry qui se dégagea d’un geste brusque. Pour qui se prenait-il ? Il le foudroya du regard avant de repartir d’un pas pressé. Malfoy était décidément chiant jusqu’au bout. Il fut une nouvelle fois stoppé dans sa course mais cette fois par deux bras qui l’attrapèrent par derrière. -Attends…murmura le serpentard et cette fois sa voix avait un étrange accent de désespoir. Harry trembla et se retourna lentement. Il sut que Malfoy allait l’embrasser et cette fois il n’arrivait plus à se défaire de son emprise. Il ne put que fermer les yeux lorsque les lèvres du serpentard s’approchèrent. Il tremblait de peur sans savoir pourquoi et il poussa un léger soupir lorsqu’il sentit la bouche de Malfoy caresser la sienne. C’était incroyablement doux alors qu’il s’attendait presque à un baiser volé, c’était tout le contraire. Ce baiser était léger, un peu humide, un peu timide et il crut sentit Malfoy frissonner dans ses bras. Dans un nouveau soupir, il commença à y répondre, ne pensant plus à rien. Draco avait glissé une main dans ses cheveux qu’il massait lascivement, il l’obligeait par la douceur à ouvrir sa bouche, à lui donner plus...et Harry était incapable de faire autrement. Toujours avec une douceur enivrante le baiser s’approfondit, une langue taquinait la sienne lui donnant chaud partout, le goût de Draco était plus présent, envahissant ses sens. Plissant les yeux de plaisir il attrapa la langue joueuse entre ses lèvres et la suça paresseusement arrachant un gémissement au blond qui s’accrocha un peu plus à ses cheveux. Arrêtant lentement le baiser, Draco glissa une jambe entre les siennes, approchant de ce fait leurs corps frissonnant et puis toujours avec cette douceur incroyable, il recommença à l’embrasser. C’était le baiser le plus sensuel que Harry eut jamais expérimenté. Il n’aurait jamais imaginé, pas même dans ses fantasmes les plus torrides qu’un tel baiser puisse exister. Il avait l’impression que son corps devenait cotonneux et que s’il n’y avait pas eu le corps de Draco, il serait tombé depuis longtemps. Et en même temps son cœur qui tambourinait tellement fort lui rappelait qu’il était bel et bien en vie et que tout cela était la réalité. Lui qui détestait les gens qui fantasmaient sur les baisers en racontant à qui le voulait « qu’il s’était perdu en embrassant un tel », était bien obligé de s’avouer qu’il se perdait aussi. Une nouvelle fois Draco se recula, le faisant grogner de mécontentement mais il butina ses lèvres tendrement comme s’il était incapable de se détacher complément de lui et Harry soupira de plaisir, avant de reprendre sa bouche profondément. Le baiser dura longtemps, entrecoupé de soupir, aucun des deux jeunes hommes ne semblaient pouvoir mettre fin à ce moment de tendresse et de sensualité. C’était doux, suave, chaud, excitant, enivrant…aphrodisiaque et magique. Mais finalement tout s’arrêta aussi simplement que tout avait commencé. Harry et Draco s’observèrent les yeux encore voilés de plaisir, semblant encore dans le lieu de délice de qu’ils s’étaient créé. Harry fut le premier à revenir sur terre, il secoua la tête comme pour chasser la brume capiteuse qui semblait s’y être installée et recula d’un pas, soudain terrifié parce qu’il venait de se passer. Ce baiser n’avait rien de normal… Il recula encore sous le regard surpris de Malfoy et son cœur battait toujours aussi vite et quelque chose en lui hurlait des mots qu’il ne voulait surtout pas entendre. Il reculait toujours, tremblant de peur à présent et écarquillant démesurément les yeux tout en fixant le serpentard. Ce n’était pas possible… Pas lui ! Pas maintenant ! Il eut un haut le cœur et plaqua une main devant sa bouche. Il se retourna vivement vomissant son petit déjeuner alors que son cœur vomissait un flot dégoulinant d’amour qu’il ne pouvait plus ne pas comprendre. Il sursauta en sentant la main inquiète de Draco sur son épaule et eut l’impression qu’il venait de le poignarder, ce qui n’était pas très loin de la vérité. Il se dégagea brusquement refusant de le regarder et s’en fut en courrant comme un voleur. Pourtant c’était lui le volé…Il venait juste de comprendre… Draco suivit des yeux son mari jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision. Il regarda d’un air dégoûté l’endroit où Potter avait vomi avant que ses yeux ne se voilent de larme. Cela devait donc finir comme ça… C’était logique après tout…Il avait été décidemment très bête de penser que peut-être… Jamais plus il ne le reverrait et c’était ce qu’il avait toujours voulu. Alors pourquoi avait-il si mal ? O°O°O°O°O°O°O Ce jour-là Harry vainquit le Seigneur de Ténèbres sans utiliser le lien et Draco s’en alla avec son sac sur le dos, se sentant libre de vivre sa vie mais sachant très bien qu’il resterait enchaîné à jamais… A suivre... C’était le dernier chapitre de fashback, on se retrouve donc au prochain épisode dans le présent, c’est à dire cinq ans plus tard quand Harry va tenter de retrouver Draco.Je n’ai pas décrit la bataille finale car ce n’est vraiment pas le sujet de l’histoire et parce que je suis nulle pour les scènes d’actions mais surtout car ça me permet de laisser des choses en suspens pour les besoins de la suite J’espère que ce chapitre vous aura plu. A bientôt, Artoung (sauvez les halls, pénétrez Draco |