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contenant 3718 chapitres
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Jusqu'à
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
19 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 12     Les chapitres     21 Reviews    
Jusqu'à ce que les mangemorts soient arrêtés

Remerciement : A ma Quiproquo à moua bien entendu pour sa rapidité et son efficacité et à Baddy mon papillon des Ténèbres.

Chapitre 11 : Jusqu’à ce que les mangemorts soient arrêtés

Draco reprit connaissance moins de deux minutes plus tard. Il se demanda tout d’abord ce qu’il faisait dans les bras de Harry, allongé par terre sur le goudron froid en pleine nuit. Puis il se souvint des mangemorts, de sa fuite et de sa rencontre avec Potter et de l'inévitable dispute qui avait suivi avant qu’il ne perde connaissance.

-Donne-lui ça ! fit une voix sur sa gauche.

L’instant d’après, Potter lui mettait un flacon à la hauteur des lèvres.

-Bois, Draco, dit-il et il y avait tellement d’inquiétude dans son regard et sa voix était si inhabituellement tremblante que Draco fronça les sourcils.

Pourquoi Potter le regardait-il de cette façon ? Comme s’il avait peur pour lui…

-Ce n’est pas du poison ! siffla Harry d’un ton exaspéré, se méprenant sur l’origine du froncement de sourcils du blond.

-Oui, fit la seconde voix, qui s’avérait être celle de Ron, Hermione a bourré mes poches de potions curatives avant que je ne parte. Tu te sentiras mieux après ça…

Draco hocha la tête froidement mais but la potion en sentant la douleur refluer à nouveau. L’instant d’après comme par magie - ce qui devait être le cas, en effet - il se sentit tout de suite mieux. Potter lui fit boire encore trois potions et la douleur s’en alla complètement. Il ne savait pas si c’était une si bonne chose que cela, puisqu’à présent, l’esprit délivré de sa souffrance, il se focalisait sur les bras chauds de Potter qui le soutenaient. Il fut pris d’un frisson qui n’eut rien à voir avec le froid et décida de se laisser aller encore quelques secondes tout contre Potter.

Il était, de toute façon, persuadé que Potter allait le lâcher d’une minute à l’autre avec du dégoût plein les yeux alors il voulait en profiter encore, juste un peu. Il était faible et cette étreinte lui faisait du bien, tout en l’affaiblissant un peu plus, mais intérieurement cette fois. Ils venaient à peine de se revoir, après plus de cinq ans d’absence et voilà qu’il était déjà alangui dans ses bras…pitoyable…Il ferma les yeux mais la voix de Ron le ramena sur terre.

-Draco, es-tu en état de marcher ? demanda le rouquin précipitamment. Parce qu’il faut vraiment qu’on transplane loin d’ici ?

Draco ouvrit les yeux et se dégagea à contrecœur des bras de Harry avant d’essayer de se relever. Il refusa l’aide de Harry d’un geste brusque. L’instant magique venait de passer, il était tant qu’il revienne sur terre.

Harry essaya de ne pas montrer le froid qui venait de l’envahir lorsque Draco se libéra de son étreinte. Il savait pourtant que dès qu’il en aurait eu la force, Malfoy allait s’éloigner de son contact mais s’y attendre ne changeait rien à ce qu’il ressentait.

-Je ne transplane pas avec vous, dit finalement Malfoy d’une voix froide.

Il s’était relevé et époussetait maintenant sa tenue, ce qui était inutile car ses habits étaient déjà dans un sale état. Harry laissa de côté sa tristesse pour un moment. Il fallait d’abord qu’il s’occupe de Malfoy et le mette en sûreté. Aussi la vue de la simple chemise fine et déchirée, qui, au départ confirmait à Harry le fait que Malfoy était encore plus sexy qu’avant, devint maintenant une source d’inquiétude. Il retira son blouson et le passa sur les épaules du blond qui cette fois sursauta, cessa de s’épousseter et se tourna vers lui, les yeux grands ouverts.

-J’ai un pull encore sur moi, expliqua Harry, et j’avais trop chaud alors autant que…

-C’est bon, siffla Draco, je ne suis pas assez stupide pour crever de froid. Je ne vais pas le piétiner ton manteau…Voilà, je le mets, tu es content ?

Harry ne répondit pas de peur de s’énerver et Draco commença à s’éloigner.

-Et tu vas où ? dit Ron en lui courant après. Il faut transplaner et…

-Mais vous êtes sourds ou quoi ? Je ne transplane pas. Ma moto est encore en ville et je ne la laisse pas ici ! Je pars avec elle…

-Mais…, tenta le rouquin.

-Quoi Weasley ? Tu sais tranplaner avec une moto, toi ? ricana Draco en jetant la baguette du mangemort dans une plaque d’égout.

Il ne voulait pas qu’ils le retrouvent si jamais le type jetait un sort de localisation sur sa baguette.

-On vient avec toi alors ! lança Ron et Harry approuva silencieusement.

Draco marmonna une phrase incompréhensible mais Ron et Harry reconnurent facilement les mots « lourds », « crétin de balafré » et « belette miséreuse ».

Il était un peu plus de trois heures du matin lorsqu’ils arrivèrent devant le garage, fermé, bien entendu.

Malfoy frappa à la porte juste à côté du garage, après avoir vérifié que le nom inscrit sur la porte était le même que celui qui surmontait en gros la devanture du garage.

Dix minutes plus tard, un homme barbu d’une cinquantaine d’années, ouvrait sa porte d’un air ensommeillé.

-Il me faut ma moto ! exigea Draco de but en blanc.

-Revenez demain, sales gamins, les honnêtes gens dorment à cette heure là !

-Ce n’était pas une demande, dit Draco froidement, je veux ma moto, tout de suite !

Harry regarda la scène avec effarement. Malfoy s’y prenait très mal. Il fallait d’abord s’excuser pour le dérangement, être poli, expliquer que c’était une question de vie ou de mort…L’homme comprendrait…

Mais la technique de Draco, enfin si on pouvait appeler ça une technique, marcha aussi. Il semblerait que le garagiste soit un homme intelligent et qu’il ait vite comprit que le garçon blond était sérieux…et sacrément sûr de lui pour un gamin de son âge…salement amoché aussi. De toute évidence, il se tramait quelque chose qui ne le regardait pas. En soupirant, il attrapa ses clés qui traînaient sur le meuble à l’entrée et sortit ouvrir son garage.

Ils s’engouffrèrent tout les trois à l’intérieur, cela sentait le cambouis, le métal et l’essence. Le garagiste les entraîna immédiatement vers la moto, semblant pressé de ne plus les voir. Le type qu’ils avaient interrogé à propos de Draco avait raison. Sa moto était entièrement noire. Harry n’y connaissait rien en moto, il n’était jamais monté dessus, sauf une fois quand il était bébé avec Sirius mais il était trop petit pour s’en souvenir. Pour lui, cette moto avait l’air d’une grosse moto japonaise, les sportives que l’ont voit parfois lors des courses à la télévision, et elle était entièrement noire. Draco faisait le tour de l’engin d’un air satisfait.

-Personne n’y a touché, fit le garagiste.

Harry trouva cela bizarre car les clés étaient dessus, n’importe qui aurait pu la voler.

-J’ai jeté un sort dessus, expliqua Draco, pour que personne n’ait envie de la voler, enfin aucun moldu, les sorciers doivent simplement enlever le sort pour me la prendre.

Dehors, Harry crut entendre un cri et des bruits de voix.

-Partons d’ici ! lança-t-il. Et vite !

Ron, qui était en train de lancer un sort d’oubliette au garagiste, acquiesça et Draco enfila un casque entièrement noir sur sa tête.

-Mais il n’y a qu’une place derrière ! s’exclama Ron.

-Quel brillant observateur tu fais ! cingla Draco. Mais je ne veux aucun d’entre vous. Partez de votre côté…

Il s’arrêta de parler tandis que Harry s’installait derrière lui.

-Potter, s’énerva Draco, tu n’as même pas de casque !

-Alors arrange-toi pour ne pas tomber ! répliqua Harry en se tenant déjà à l’arrière. Ron, pars, on se revoit dès que je suis à Londres !

Le rouquin acquiesça demandant à Harry de rester prudent mais sa voix se perdit dans le bruit du moteur de la moto.

L’instant d’après, Harry dût attraper Draco par la taille pour ne pas tomber. Se tenir à l’arrière ne servait à rien et il l’avait vite compris.

La moto filait très vite et ils croisèrent deux mangemorts dans la rue, Harry put les entendre crier. Ils étaient repérés. Un sort fusa tout près d’eux et la moto accéléra encore. Les deux minutes qui suivirent, Harry crut que les mangemorts avaient décidé de ne plus les poursuivre et il se détendit légèrement. Il avait froid, le vent passait entre les mailles de son pull et il fut plus que content d’avoir prêté son blouson à Draco. Il avait un peu peur aussi, c’était la première fois qu’il montait sur un de ces engins et cela lui semblait vraiment casse-gueule, surtout que Draco se penchait vraiment dangereusement dans les virages. Harry serra un peu plus ses bras autour de lui et décida de fermer les yeux.

Il les rouvrit presque immédiatement lorsqu’un sort toucha la moto et la fit zigzaguer dangereusement. Mais il fut évident que Draco maîtrisait vraiment ce véhicule car ils ne s’écrasèrent pas au milieu de la route. Harry leva la tête pour voir un sort venir du ciel. Il ferma les yeux mais le sort ne les atteignit pas. Il jura lorsqu’il comprit que les mangemorts avaient des balais et qu’ils les pourchassaient de là-haut.

Il sentait leur chance de s’en sortir faiblir à vue d’œil. Ils allaient forcément les avoir, ils étaient trop à découvert.

Et tandis que cette pensée lui traversait l’esprit, Draco fit un demi tour spectaculaire qui colla des sueurs froides à son passager. Il allait mourir sur cet engin, c’était sûr !

Mais il était dit que ce n’était pas aujourd’hui qu’il devait mourir. Draco les mena jusqu’au terrain vague qu’il avait vu avec Ron en arrivant et s’engagea immédiatement dans la forêt. Harry comprit qu’il faisait ça pour disparaître aux yeux des mangemorts et cela sembla marcher pendant quelques instants. Pour tout dire, les mangemorts étaient la dernière des préoccupations de Harry. Il y avait des arbres partout et Draco allait si vite, il crut plusieurs fois qu’ils allaient se prendre un sapin mais l’ancien serpentard les évitait tous et parfois vraiment au dernier moment.

Ce type est cinglé, pensa Harry, en se mettant à prier tous les dieux dont il avait entendu parler. Il espérait que l’un d’eux prendrait en compte sa demande désespérée.

Mais à la place, un arbre s’écroula en feu devant eux. La moto fit un dérapage et glissa même un peu mais là encore, ils ne tombèrent pas. Par contre, Harry entendit distinctement Draco jurer.

-Accroche-toi bien, Potter ! fit-il en descendant la visière de son casque.

Visière noire, évidemment, pensa Harry rapidement.

La demande, ou plutôt l’ordre, de Malfoy n’avait rien de rassurant, surtout qu’en plus, il s’accrochait déjà à lui comme si sa vie en dépendait, ce qui était le cas, en fait. Il n’eut pas vraiment le temps de s’inquiéter : la moto redémarra en trombe et il poussa un petit cri de stupeur quand il comprit que Draco n’avait pas mis ses phares. Cette fois c’était sûr, ils allaient mourir…

Il serra Draco si fort qu’il eut peur de l’empêcher de respirer mais là, il était mort de trouille.

Si je m’en sors, pensa-t-il, je le tue…

Ils ne s’étaient pas encore pris un seul arbre, ce qui tenait du miracle et les mangemorts qui ne les voyaient plus, se fiaient juste au bruit du moteur pour les avoir.

Bon, je ne le tue peut-être pas, rectifia Harry, mais je le fais souffrir…Je me jette sur lui et je l’embrasse et je lui arrache ses vêtements et…

Son casque ! comprit-il enfin alors qu’il s’imaginait retirer le casque de Draco. Il a dû l’équiper d’une vision nocturneou un truc dans le genre qui lui permettait de voir dans le noir. Soulagé, il décida d’y mettre un peu du sien, il sortit sa baguette et jeta un sort de silence sur le moteur de la moto.

Il sentit Draco se crisper légèrement mais cela ne dura pas bien longtemps. Les mangemorts jetaient à présent des sorts à l’aveuglette, sans jamais les toucher.

Une demi-heure plus tard, ils étaient sortis de la forêt. Harry soupira de soulagement, il se retourna et vit les mangemorts qui survolaient toujours les arbres.

Apparemment, ils s’en étaient sortis.

A cinq heures du matin, Draco et lui s’arrêtèrent à une auberge. Le reste de la route avait été beaucoup plus calme et Harry commençait même à apprécier le fait de rouler en moto.

L’ancien serpentard devait faire de l’essence mais il était vraiment fatigué, les effets des potions de Hermione semblaient bien loin à présent et la course-poursuite avait achevé de le mettre hors-jeu. Il restait six heures de route avant d’arriver à Londres et s’il ne prenait pas des forces, ils n’y arriveraient jamais. Et Potter ne savait pas conduire une moto.

Ils avaient donc décidé de passer la matinée à dormir et de repartir en début d’après midi.

L’auberge était assez petite et il y avait une réceptionniste, une jeune fille blonde d’une vingtaine d’années, qui les regarda entrer avec un sourire enchanté. Apparemment, ils allaient combler son ennui pendant quelques minutes.

-Bonjour Messieurs, que puis-je pour vous ? demanda-t-elle en les dévorant du regard.

Harry eut un sourire chaleureux et les yeux de la fille brillèrent de joie.

-Deux chambres, s’il vous plait… On a fait une longue route et maintenant on voudrait se reposer avant de la reprendre.

-Bien sûr ! acquiesça la fille tandis que Draco se demandait pourquoi Potter racontait sa vie.

-J’espère que tu as de l’argent, Potter ! fit Draco froidement. Je n’ai rien sur moi.

L’ancien gryffondor fronça les sourcils. Il n’avait pas pensé à cela. Il fouilla dans les poches de son jean, à la recherche de billets moldus qu’il aurait oubliés là, mais il ne trouva rien. Puis il se souvint qu’il devait avoir un peu d’argent dans les poches de son manteau.

Il avança vers Draco et mit les mains dans ses poches. Le serpentard rougit soudainement puis regarda la réceptionniste qui suivait tout ce que faisait Harry avec un intérêt certain. Il attrapa alors soudainement le gryffondor par la taille et Harry écarquilla les yeux.

-Que crois-tu faire là ? susurra Draco d’un ton dangereux mais son regard ne quittait plus celui de la jeune fille.

Il est à moi ! criait toute son attitude.

-Je-je cherche de l’argent, bégaya Harry se rendant soudainement compte que son attitude pouvait paraître insolite à Malfoy.

Il fallait lui demander de regarder lui-même ! se fustigea-t-il mentalement. Il va croire que tu cherches à le toucher à tout prix…

Harry se recula et Draco regarda lui-même dans les poches avant d’en sortir un billet et quelques pièces.

-Il n’y a pas assez pour deux chambres, constata la jeune fille. Mais avec ça, vous pouvez avoir une chambre avec deux petits déjeuners.

Draco fit une grimace qui n’échappa pas à Harry puis il sembla se désintéresser complètement de la question et son regard se tourna vers la porte qui menait à l’extérieur.

Autrement dit, c’est à moi de me débrouiller, pensa Harry amèrement.

-Alors, on prendra une chambre avec deux lits et deux petits déjeuners.

La jeune fille eut l’air désolée et fit un petit sourire contrit à Harry.

-Toutes nos chambres n’ont qu’un grand lit, je suis navrée.

Le sourire de Harry s’effaça immédiatement. Il pâlit même visiblement. Il jeta un bref coup d’œil à Draco qui restait toujours aussi impassible.

« Dans ce cas, nous irons ailleurs ! » voulu-t-il répondre à la fille. Mais il repensa à Draco. Il devait être à bout, et affamé aussi…il venait de se faire séquestrer et de sauver leur vie et lui ne pensait qu’à sa petite personne.

Pourtant, il savait qu’il avait raison de penser à ça…C’était dangereux de rester trop près de Malfoy…Cinq ans…Maintenant qu’ils étaient hors de danger, Harry réalisait ce qu’il se passait. Sa magie avait vibré dès qu’il l’avait revu et dans ses veines, elle coulait plus euphorique que jamais.

-Je prends une chambre, dit-il finalement à contrecoeur, ce serait possible d’avoir les petits déjeuners tout de suite ?

-Normalement, on ne commence le service qu’à 7h30 mais vous avez l’air d’en avoir besoin. Je vous apporte ça dans une demi-heure. Votre chambre porte le numéro 5, fit la réceptionniste en lui tendant une clé.

-Merci beaucoup, fit Harry en se forçant à sourire, allez viens Malfoy, on y va.

Draco le suivit toujours sans un mot, après avoir lancé un regard meurtrier à l’employée, ce qui l’avait un peu troublée.

La chambre était vraiment très simple dans les tons bleu, un lit, pas si grand que ça, une table de chevet avec une petite lampe, un bureau et sur la droite, une porte menait à une salle de bain avec toilettes.

Draco ne demanda pas à Harry si ça le dérangeait qu’il prenne la salle de bain en premier, il y alla simplement, sans prononcer une phrase. Tout comme Harry, cette proximité le rendait anxieux, sur les nerfs.

Il se sentait sale, en fait, il était sale. Fatigué aussi mais il voulait se laver avant. Pour faire bonne impression devant Potter…Encore et toujours lui…

Finalement en cinq ans, il l’obsédait toujours autant. Draco n’aimait pas ça du tout. Le lien ne semblait pas avoir diminué d’intensité, bien au contraire. Alors que l’eau coulait sur lui, il repensa à Harry. Il avait changé, physiquement, ça s’était sûr. Il n’avait plus rien d’un gamin et Draco regrettait les cheveux noirs qu’il avait toujours trouvé trop longs et en bataille. Potter semblait tellement propre sur lui à présent. Et ses lunettes rectangulaires…ce look l’énervait. Il était sûr qu’avec ses lunettes rondes, Potter n’aurait pas autant plu à la réceptionniste. A croire qu’il avait cherché à se rendre encore plus séduisant.

Un voile rouge passa devant les yeux de Draco alors qu’il repensait à tous les articles qu’il avait lus sur Harry Potter et ses nombreuses conquêtes. Il frotta ses cheveux avec l’échantillon de shampoing qui était fourni et grimaça sous la douleur. Il décida d’y aller plus doucement. L’eau qui tombait au sol était teintée de rouge. Il était vraiment content d’être sorti de là-bas. Les mangemorts ne l’avaient pas vraiment amoché, ils attendaient leur chef pour passer aux choses sérieuses, enfin c’était ce que Draco avait compris.

Il avait reçu des doloris mais pas au point de devenir cinglé, pas mal de crucio aussi mais il y avait quelque chose de pire qu’ils lui avaient fait. Ils étaient allés dans son esprit grâce à un sort que Draco ne connaissait même pas et sous ses yeux ils déformaient ses souvenirs. Une fois l’influence du sort passé, tout se remettait en place mais Draco savait qu’il allait y penser encore souvent.

Lorsqu’il sortit de la douche en tremblant, il avisa un rasoir jetable sur le rebord du lavabo, son reflet démontrait qu’il avait en effet besoin de se raser. Il avait une barbe de cinq jours, en fait il trouvait qu’il avait un air négligé vraiment horripilant. Il voulait se coucher avec une tête de quelqu’un qui allait bien. Il voulait montrer à Potter que l’épisode avec les mangemorts n’était pas grand-chose. Comme ça Potter arrêterait de se la jouer bon samaritain et repartirait loin de lui.

La jeune fille avait déjà apporté leurs petits-déjeuners quand Draco sortit de la salle de bain. Potter le fixa un instant avant de détourner rapidement les yeux en proie à une étrange chaleur. Malfoy ne s’en doutait pas un seul instant mais il était vraiment très beau et ses traits fatigués lui donnaient un air vulnérable qui chamboulait complètement Harry.

-Ton petit déjeuner est là, dit-il sans le regarder, tu peux prendre le mien aussi, je n’ai pas faim…

-Je ne veux pas de ta pitié, Potter.

-Je t’ai dit que je n’avais pas faim ! s’énerva Harry.

Excédé et effrayé par ses propres sentiments, Harry partit dans la salle de bain se doucher à son tour.

Draco mangea mais seulement son plat. Les mangemorts ne l’avaient pas affamé. Ils lui avaient dit que pour que les séances de torture durent plus longtemps, c’était mieux que la personne ait quelque chose dans le ventre. Alors même s’il mangeait des plats infects, il mangeait tout de même. Il aurait voulu le dire à Potter mais encore une fois il était évident qu’ils avaient tout les deux un sérieux problème de communication.

Une demi-heure plus tard, Potter sortit à son tour de la douche. Tout comme Draco, il avait remis ses vêtements mais ils étaient nettement moins abîmés et sales que ceux de l’ancien serpentard. S’il s’aperçut que Draco n’avait touché qu’à son assiette, Harry n’en laissa rien paraître.

Draco était déjà allongé dans le lit, tout habillé bien entendu. Harry le regarda sans un mot. Le blond fixait le plafond, les mains derrière la nuque, comme si Harry n’existait pas. L’ancien gryffondor eut alors envie de pleurer, la boule dans son estomac remonta jusqu’à sa gorge. Il était si près de Draco et pourtant il se sentait si loin de lui.

Qu’était-il devenu en cinq ans ? Avait-il quelqu’un dans sa vie ? L’avait-il complètement oublié ?

Pas une seule fois, la magie de Draco ne s’était manifestée. Avant, elle faisait tout le temps des trucs ridicules et maintenant il n’y avait rien, comme s’il n’était plus important. Comme s’ils n’étaient pas mariés…

Un abîme les séparait et Harry ne savait pas s’il devait essayer de combler cet abîme ou laisser tomber. Il avait si peur de ce qui pourrait se passer.

Mais pour le moment il avait un problème beaucoup plus important : aller se coucher à côté de Malfoy et faire comme s’il gérait parfaitement la situation. Même si tout son être criait qu’il ne gérait rien du tout. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas ressenti un tel désir…

C’était comme si une lame effilée lui lacérait le cœur. Pendant plus de cinq ans, il avait cru cet organe mort mais la douleur qu’il ressentait à présent lui certifiait le contraire.

Pourquoi faut-il que ça fasse si mal ? pensa-t-il les yeux dévorant le corps de son mari. Il est à moi sans l’être. Comme suis-je sensé faire face à ça ? C’est impossible…cette situation est inextricable.

Et tandis qu’il s’approchait du lit, il s’aperçut que ses mains tremblaient. Il serra les poings, énervé par son comportement. A cet instant, il pouvait dire sans se tromper qu’il détestait Malfoy autant qu’il l’aimait.

Il s’allongea sous les draps, alors que Draco était au-dessus, comme si quelques couvertures pouvaient être une protection contre ses propres sentiments mais Harry l’espérait de tout coeur.

Draco était si près…il lui avait tellement manqué…

Harry ferma les yeux, il était très loin d’être détendu, il était sûr qu’il n’allait pas réussir à dormir. Il lui suffisait de tendre le bras pour toucher Malfoy…

Ce type me déteste et moi je n’arrive plus à savoir où j’en suis, pensa-t-il, perdu.

Ils étaient ridicules.

C’était ce que se disait Draco tandis qu’une heure plus tard, il regardait toujours le plafond. Il savait que Potter ne dormait pas. Ils étaient tous les deux allongés sur un putain de lit et aussi mal à l’aise qu’il était possible de l’être.

Il s’imaginait sans mal à la place de Potter. L’ancien gryffondor devait avoir peur qu’il tente quelque chose. Après tout, les seules fois où il s’était retrouvé dans un lit avec Potter, il lui avait fait l’amour ou baisé… Draco ne savait pas vraiment lequel des deux termes était le plus approprié. Potter devait encore penser à un autre mot et il devait surtout être nerveux à l’idée que Draco lui refasse « ça ».

Draco se rappelait avec une netteté impressionnante le fait que Potter ait vomi après leur dernier baiser. Leur mariage était une vaste farce et ils n’auraient jamais dû se rencontrer à nouveau.

Dès qu’ils seraient à Londres, Potter repartirait loin de lui et c’était mieux comme ça.

-Dors, Potter, fit finalement Draco froidement. N’aie crainte, je n’ai ni l’intention ni l’envie de te toucher.

Harry ne répliqua rien mais son bras qu’il avait commencé à bouger en direction de Draco s’arrêta net et retomba à ses côtés.

La boule au fond de sa gorge faillit éclater et se changer en larmes mais il resta étrangement stoïque. Le maigre espoir qui était né en lui venait d’être détruit. Il ne parvint pas à dormir, même pas quand près de deux heures plus tard, Draco s’endormit, respirant doucement, les traits détendus. Plus aucune trace de haine n’était visible sur son visage.

Harry le trouva magnifique.

O°O°O°O°O°O°O

Le reste du voyage se passa relativement bien. Lorsqu’il se réveilla, Draco ne parvenait pas à croire qu’il ait réussit à dormir si bien. Potter était déjà levé et l’ancien serpentard se demanda même s’il avait dormi. Ça le gênait de s’être laisser aller devant lui. Il se sentait en position d’infériorité. Il espérait qu’il n’avait rien fait de stupide pendant son sommeil, comme serrer Potter dans ses bras ou gémir son prénom, ça serait pire que tout.

Les mots qu’ils échangèrent avant d’arriver à Londres étaient moins nombreux que les doigts d’une main

Draco se gara dans un hangar devant son immeuble. Il n’avait pas l’attention d’emmener Potter chez lui et espérait que l’ancien gryffondor s’en irait vite. Il enleva son casque avec un léger soupir de contentement. Il adorait faire de la moto, mais en faire six heures de suite, juste en s’arrêtant juste pour faire de l’essence, diminuerait sérieusement l’enthousiasme de n’importe qui.

Il voulait être au calme dans son appartement, réfléchir à tout ce qui venait de se passer, que ce soit avec les mangemorts ou avec Potter. Draco faisait partie de ces personnes qui analysaient toujours tout, à tête reposée. Il avait horreur d’agir sans réfléchir, il trouvait cela d’une stupidité affolante. C’était aussi pour cela qu’il avait tellement de mal à regarder ses sentiments en face. Mettre tout cela sur le dos du lien, de la magie, d’une période de sa vie qu’il ne gouvernait pas, était un moyen pour lui de se sentir maître de sa vie. Il se voilait la face bien entendu, mais il avait fonctionné comme ça depuis toujours.

La mauvaise foi légendaire des Malfoy était encrée dans leur gêne. C’était tellement facile de mettre ce qu’on ne comprenait pas sur le dos de quelqu’un d’autre. C’était tellement facile de se donner l’illusion qu’on pouvait tout analyser, tout contrôler.

Draco faisait aussi partie des gens qui pensaient que les sentiments étaient une entrave à l’intelligence. Etre amoureux pouvait avoir l’air bien dans un de ces stupides contes de fée mais lorsqu’on l’était en vrai, on devenait idiot. L’intelligence diminuait inexorablement face aux réactions qu’on avait alors instinctivement.

La passion faisait faire des choses stupides, des erreurs qu’on aurait pu éviter en réfléchissant froidement.

Draco Malfoy, sans le savoir, tentait de ressembler à une machine. Froid, calculateur, cherchant ce qui était le mieux pour lui, sans s’occuper des autres.

Harry Potter devait donc partir loin de lui. Il savait que la passion empoisonnait son sang et tout cela à cause du mariage…

Sans cela, Draco n’aurait jamais, ne serait-ce que poser les yeux sur Potter, n’est-ce pas ?

Il oubliait un peu vite que depuis qu’il avait onze ans, Potter était toujours là, dans sa tête.

Il souhaitait donc rentrer chez lui, au plus vite. S’installer dans son fauteuil et réfléchir à tout ça pour ensuite faire en sorte que ces incidents aient le moins d’impact possible sur sa vie.

Potter ne semblait pas être d’accord avec ses plans.

-Tu as un téléphone ? demanda-t-il. Je voudrais avertir Ron qu’on est bien rentré.

« Qu’on est bien rentré »

Cette phrase était d’une banalité affligeante. Pour un peu, Draco se serait cru en train de rentrer de vacances avec son amoureux. Il ne formait pas un « on » avec Potter. Ils formaient un « je » et un « il », deux personnes distinctes. Deux individus à part et sûrement pas un tout.

Bien sûr, Harry ne loupa pas la grimace de Draco et se mordit les lèvres d’avoir dit ça, de cette façon. Il pouvait presque deviner ce à quoi Malfoy pensait.

-Oui, j’ai un téléphone, répondit finalement le blond. Suis-moi.

Harry le suivit donc dans l’immeuble et monta les escaliers qu’il avait montés un jour plus tôt. Il n’arrivait pas à croire que si peu de temps se soit écoulé. Draco, quant à lui, se disait que plus vite Potter aurait prévenu ses amis, plus vite il lui lâcherait la grappe.

Ron décrocha au bout de la seconde sonnerie et cria immédiatement à sa femme que c’était Harry lorsqu’il reconnut la voix de ce dernier.

« -Il va bien ? » entendit Harry au bout du fil.

« -Je ne sais pas, il vient d’appeler. »

-Tu vas bien Harry ? demanda son meilleur ami d’une voix inquiète.

-Oui, je suis chez Malfoy. Le voyage s’est bien passé. On…Il va bien aussi, se rattrapa l’ancien gryffondor.

-Alors ça va…Je me suis fait un sang d’encre toute la journée, dit Ron. Tu vas rentrer chez toi ?

-Je suppose, répondit Harry.

Il y eu un silence à l’autre bout de la ligne et la voix de Ron se fit un peu plus basse.

-Comment vas-tu ? répéta-t-il. Je veux dire…Ça va ? Ce n’est pas trop dur de le revoir. Tu vas bien ?

L’inquiétude de Ron était presque palpable et Harry eut, d’un seul coup, envie de lui dire la vérité : que ça n’allait pas, qu’il se sentait triste et désespéré, qu’il se sentait déchiré à l’idée de quitter Malfoy maintenant…

-Tout baigne, dit-il d’une voix faussement enjouée.

Le silence qui suivit sa réponse fut assez éloquent pour que Harry comprenne que Ron ne le croyait pas du tout.

-Je vois, dit enfin Ron. Je suis content que ça aille. Tu dois être vraiment furieux que Malfoy ait utilisé le lien et ait prit ton énergie.

-Pas du tout…commença Harry.

-Bien sûr que si, répéta Ron. Moi à ta place, je serais furieux et je m’assurerais qu’il ne le fasse plus. Tu imagines ? Il peut faire ça n’importe quand ! Tant que les mangemorts sont dans le coin, ils vont forcement vouloir le reprendre et un jour ou l’autre tout va recommencer. Je pense que tu devrais exiger de rester à ses côtés, au moins jusqu’à que les mangemorts soient arrêtés, juste pour être sûr qu’il ne se serve plus du lien contre toi.

Ron avait parlé d’une traite, à voix basse et Harry fut prit, malgré lui, d’un espoir fou.

-Ça ne marchera jamais, souffla-t-il. Il n’acceptera pas…

-A toi de te montrer persuasif. Tu es Harry Potter. Un homme respecté et adulé du monde sorcier. Donne-toi les moyens de faire ce qu’il te semble bien. Ne pars pas sans essayer…

-Essayer quoi ? demanda Harry.

La réponse de Ron raisonna à ses oreilles comme la plus évidente des choses. Ron venait de dire, en paroles, ce que son cœur lui criait depuis tellement longtemps.

Lorsqu’il raccrocha, il avait pris sa décision.

Draco l’attendait, nonchalamment appuyé contre un mur, les bras croisés sur sa poitrine et avec un curieux mélange de froideur et d'indifférence dans le regard.

-Malfoy, dit Harry d’une voix assurée. Je te donne le choix. Soit tu viens vivre chez moi, sois je m’installe ici.

La nonchalance de Draco se cassa la gueule à ce moment là. Il commença à parler mais n’émit qu’un son étranglé tout en se dégageant nerveusement du mur où il s’appuyait.

Lorsqu’il parla de nouveau, ses yeux lançaient des éclairs. A cet instant, il détestait Potter de l’avoir surpris, même si cela n’avait duré que quelques secondes.

-Tu es vraiment très drôle, cingla-t-il, mais là je ne suis pas d’humeur.

-Ce n’est pas une blague, répondit Harry, mortellement sérieux.

Draco haussa un sourcil hautain et eut un sourire cruel.

-Je crois que tu es tombé sur la tête, Potty ! Maintenant sors de chez moi ! Et ne crois pas que je ne sois pas capable de te faire sortir d’ici de force. Tu serais étonné de ce que la perspective de te voir dégager peut parvenir à me faire faire.

Harry encaissa le coup sans rien dire. Avant, il y a plus de cinq ans de ça, Harry aurait insulté Draco. Lui renvoyant sa haine à la figure. Mais là, il laissait les mots glisser sur lui. S’il s’énervait, tout serait fichu.

-Je ne plaisante pas, Malfoy. Nous sommes mariés et tu as toi-même rompu notre deal : Pas de contact, oublier jusqu’à l’existence de l’autre pour tout le reste de notre vie !

-Mais c’est TOI qui a rompu le contrat, répliqua Draco en plissant les yeux. C’est TOI qui n’as pas pu t’empêcher de venir jouer les sauveurs et TU m’as retrouvé ! Sans cela, on ne se serait jamais revu !

Harry jubilait intérieurement, sentant l’étau se resserrer autour de la gracieuse et insolente personne qu’était Draco Malfoy.

-Non Malfoy, dit-il, c’est toi qui m’as obligé à faire tout ça. Et tu sais pourquoi ? Tu t’es servi du lien…Tu as pris mon énergie, brisant ainsi notre accord…

Draco, qui était déjà pâle de nature, pâlit encore plus.

-Je-Il le fallait ! Sans cela j’aurais pu mourir…, se justifia l’ancien serpentard.

Potter ne pouvait sérieusement pas lui en vouloir pour ça ? C’était, en quelque sorte, de la légitime défense…Et puis Potter était un gentil héros, il donnerait sa vie pour celle des autres...

Sauf pour la tienne idiot ! cingla une petite voix dans sa tête. Il serait même plutôt ravi de te voir crever, peut-être même qu’il rêve d’être celui qui coupera le fil de ta vie !

-Je me fiche de la cause, reprit Harry, ce sont les conséquences qui m’importent. Je refuse que tu te serves du lien. La seule façon pour moi de m’assurer que tu ne le fasses plus, c’est de rester à tes côtés, jusqu’à ce que le danger soit écarté.

-Je ne m’en servirais plus ! dit Draco qui commençait doucement à s’énerver.

Il ne comprenait pas comment d’une minute à l’autre ils en étaient arrivés à cette situation.

-Je suis incapable de te faire confiance, Malfoy ! Crois-moi, cela m’embête autant que toi, mais je refuse d’avoir cette menace qui plane sur moi !

-Et moi je refuse ne serait-ce que passer une minute de plus en ta compagnie ! fit Draco en s’approchant dangereusement.

Il s’était entraîné pendant des années à garder sa magie en lui. Il la contrôlait à présent, encore mieux que Potter avant mais à ce moment là, il faillit relâcher l’emprise qu’il maintenait dessus et faire exploser tout autour de lui. Il vit le doute s’installer dans le regard de Potter et Draco vit tout de suite l’ouverture.

Il fallait que Potter comprenne que tout cela était une très mauvaise idée. Ils allaient forcement au bout d’un moment s’entretuer ou pire : coucher ensemble !

-Sors d’ici ! ordonna Draco qui était maintenant à quelques centimètres du brun.

-Je suppose que de toute façon, tu ne voudras pas partir de chez toi…donc je vais devoir m’installer ici, répliqua Harry sans se démonter, le fixant étrangement.

Draco se sentit rougir et il espérait que ce soit de colère mais étant donné la chaleur qui s’installait au creux de ses reins, il en doutait fortement.

Laisse-le faire, disait une voix en lui. Laisse-le rester avec toi…Il partira de toute façon, alors autant que ce soit le plus tard possible…

-Je refuse ! s’obstina pourtant Draco. Je ne veux pas de toi dans ma vie !

Il y eut un silence et Draco crut voir un éclair de douleur passer dans les yeux verts mais l’instant d’après, le regard de Potter était devenu d’une froideur polaire.

-C’est réciproque ! siffla le jeune homme brun. Mais réfléchis un peu Malfoy, je t’offre une aide inespérée pour te débarrasser de tes détracteurs, tu n’auras plus à te cacher du monde sorcier. Je peux mettre des aurors sur le coup, je peux faire beaucoup de choses. Je peux aussi te laisser voir ton père, je…

-Mon père ? coupa Draco brusquement. Je…Il est toujours vivant ?

Draco n’avait jamais osé demander ça à Snape les rares fois où il l’avait vu. Il avait une peur bleue de la réponse et pourtant paradoxalement il lisait la gazette des sorciers quasi-religieusement au cas où ils en parleraient…

Harry savait qu’il venait de gagner, il suffisait de voir le visage plein d’espoir de Malfoy. Il regretta un instant de jouer sur cette corde sensible mais il sentait que c’était sûrement le seul moyen pour amener Draco à accepter sa proposition.

-Il est encore vivant, dit Harry. Toujours en prison. A ce que je sais, personne ne lui rend jamais de visite. De toute façon, les personnes assez influentes pour obtenir un droit de visite pour parler à l’ancien bras droit de Voldemort se comptent sur les doigts de la main et j’en fais partie.

Harry se sentit mal quand Draco le dévisagea. L’ancien serpentard le regardait avec une légère lueur d’étonnement, ce qui mettait Harry assez mal à l’aise.

-Ainsi Potter, murmura l’ancien serpentard, tu es devenu un de ces types…

-Que veux-tu dire ? demanda Harry en fronçant les sourcils.

-Tu ressembles à un homme politique, sans cœur et sans conscience, siffla Draco faussement admiratif. Je dois dire que je suis impressionné.

Harry pâlit visiblement et les yeux de Draco se posèrent sur ses mains et il eut un petit sourire triste que Harry ne comprit pas.

-Je reste chez moi, Potter. Le canapé, ici présent, te servira de lit. Je vais faire en sorte de retrouver les mangemorts et tu vas m’aider. Avec un peu de chance, tout sera fini rapidement. Maintenant, mon cher époux, si ça ne te dérange pas, je vais me laver. J’ai l’impression que ta présence prolongée me salit !

Harry regarda Draco se diriger dans la pièce qui devait être la salle de bain et une fois que le blond eut disparu, il s’assit en tremblant sur le canapé.

Il avait l’impression qu’on venait de le vider de son âme mais quelque part en lui, les mots de Ron raisonnaient toujours, comme un espoir vacillant.

Il fallait qu’il essaie de sauver son mariage.

A suivre…

Ça y est, c’est fini pour cette fois. J’espère que vous avez passé un bon moment à lire.

A bientôt et portez vous bien.

Artoung (Sauvez les anti-stress, tripotez Draco) (cette phrase n’est pas de moi mais de Quatre8ss qui m’a permis de la diffuser ici, merci beaucoup miss

 
 
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