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au 07 Jan 09 :
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pour 1451 fics écrites
contenant 3718 chapitres
qui ont générés 7530 reviews
 
     

     
 
Jusqu'à
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
19 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 15     Les chapitres     21 Reviews    
Jusqu'à ce que tu me touches à nouveau

Avertissement : Le M se justifie amplement dans ce chapitre donc pour ceux que les lemons gênent ils peuvent lire le début et la fin :p mais pas le milieu.

Remerciement : A ma Quiproquo que je noie sous le travail (mais qui s’en plaint pas !) et à Baddy l’ange des Ténèbres !Et à vous tous pour vos reviews, je vous ai répondu!

Chapitre 14 : Jusqu’à ce que tu me touches à nouveau

Il y eut comme un bruit.

Un drôle de bruit comme… un objet qui tombe.

Il y avait la musique.

Il y avait les gémissements de Margaux.

Il y avait son propre halètement.

Il y avait même la pluie qui tambourinait contre sa fenêtre.

Et il y avait ce bruit aussi…

Un bruit qui n’avait rien à faire ici.

Alors Draco tourna la tête vers l’origine du bruit et ses yeux s’écarquillèrent d’horreur.

Il se détacha de Margaux qui s’agrippa à ses épaules pour se retenir et referma son pantalon.

C’est le bruit de ses valises qui tombaient que j’ai entendu, pensa-t-il machinalement.

Les yeux verts le fixaient. Les fixaient. Ils étaient immenses ces yeux verts. Immensément ouverts sur eux. Il y avait quelque chose qui mourrait dans les yeux verts et Draco trembla.

Mon dieu ! Qu’est- ce que j’ai fait ?

-Draco, mais qu’est-ce… ?

Margaux s’aperçut enfin de la présence du jeune homme brun et se cacha derrière Draco pour ne pas être vue dans une tenue aussi indécente.

Elle essaya tant bien que mal de reboutonner son chemisier, d’arranger sa jupe. Pourquoi l’ami de Draco ne partait-il pas ? Il devait bien comprendre qu’il gênait, tout de même !

Il restait là, prostré bêtement. Il avait l’air complètement déconnecté de la réalité. Tellement sous le choc que même la fin du monde ne le ferait pas bouger.

Elle ne savait pas que pour Harry son monde venait justement de s’écrouler.

-Draco, qu’est-ce qu’il se passe ? Je…

Encore une fois elle s’arrêta au milieu de sa phrase. Draco tremblait. Il tremblait ! Qu’est-ce que c’était que ce bordel !?

C’était vraiment un léger tremblement, quasiment imperceptible mais elle était juste derrière lui et elle voyait ses épaules frémir. Elle voyait aussi les légers cheveux blonds, ceux qui étaient vraiment courts sur sa nuque, qui se hérissaient.

On…on dirait qu’il est mort de peur…Merde, qu’est-ce qui se passe ici ?

Margaux regardait les deux garçons tour à tour se sentant invisible et minuscule.

Comme un petit caillou indésirable dans la chaussure de quelqu’un. Il se passait quelque chose, là, maintenant sous ses yeux et elle était incapable de dire quoi. Elle savait juste qu’il fallait qu’elle parte.

Elle avait peur aussi. L’attitude des deux hommes était vraiment inquiétante. Il lui semblait que même le temps s’était suspendu entre eux. Tout cela était trop bizarre pour qu’elle réagisse comme on pourrait s’y attendre lorsqu’on vient de se faire surprendre en train de se faire baiser contre un mur.

Il fallait qu’elle parte mais elle avait peur. L’ami de Draco lui faisait peur avec son air complètement brisé. Elle avait l’impression irréelle de voir quelqu’un mourir sous ses yeux mais pas physiquement, juste de l’intérieur, aussi bizarre que cela puisse être c’était ce qu’elle ressentait et c’était un spectacle que personne ne voulait contempler.

Elle sursauta quand Draco avança d’un pas en direction du brun, s’éloignant d’elle pour aller le rejoindre. L’autre ne réagissait pas et Draco avançait toujours.

Il devait le prendre dans ses bras.

C’était la seule chose à laquelle pensait Draco. Il devrait plutôt se mettre à genoux devant lui et le supplier de lui pardonner mais cela il ne pouvait pas le faire.

Réagis Potter ! supplia Draco mentalement. Crie ! Hurle ! Frappe-moi, s’il le faut mais fais quelque chose ! Ne reste pas planté là, à me regarder de cette façon ! Fais quelque chose par pitié !

Il n’avait jamais vu autant de détresse dans les yeux de quelqu’un et c’était de sa faute. Il était la cause de ce qu’il voyait. Il avait fait mal à Harry et cette constatation le mettait dans un état proche de l’hystérie.

Il avait envie de hurler à Potter que ce n’était pas ce qu’il croyait. Il voulait s’arracher les cheveux. Il voulait pleurer. Il voulait vomir. Tuer la fille. Cramer tout autour de lui, toute sa vie pitoyable. Partir loin. Il voulait ne jamais avoir exister.

Mais il ne fit rien de tout cela, s’apitoyer sur lui-même n’allait rien changer –ni tuer quelqu’un d’ailleurs et puis il était le vrai fautif. Potter allait mal et Draco devait trouver d’une manière ou d’une autre un moyen d’arranger les choses.

-Tu devrais partir Margaux, murmura-t-il tout en s’approchant de Potter.

La jeune fille sursauta un peu, regarda une dernière fois les deux jeunes hommes, prit son sac et partit en frissonnant. En passant devant Harry, elle accéléra. Inconsciemment, elle savait que tout cela aurait pu très mal tourner pour elle.

Elle jeta un dernier bref coup d’œil sur la porte ouverte alors qu’elle avait déjà commencé à monter les escaliers. Draco était en train d’enlacer son ami.

C’était la dernière fois qu’elle le verrait.

Harry avait tressailli quand Draco l’avait pris dans ses bras mais il était totalement incapable de reculer.

Il était totalement incapable de faire quoique ce soit.

Il aurait voulu hurler et frapper mais il était trop anéanti par cela.

Le lien multipliait par cent la douleur que quelqu’un d’amoureux ressentirait en voyant la personne de ses pensées faire l’amour à quelqu’un d’autre.

Harry n’aurait jamais pensé avoir aussi mal. Il aurait été presque étonné de ressentir quelque chose d’aussi puissant mais il ne restait aucune place pour l’étonnement dans ce qu’il vivait.

Juste la douleur.

Juste l’envie de mourir.

Il était tellement sous le choc qu’il ne parvenait pas à en vouloir à Draco. Pas encore. Il n’y avait pas non plus la place pour la colère ou la jalousie dans ce qu’il ressentait.

Et Draco le prenait sans ses bras. Pourquoi faisait-il ça ? N’en avait-il pas déjà assez fait ?

-Lâche-moi, murmura Harry faiblement.

Il supposa que sa magie voulait autant que lui que Malfoy le laisse puisqu’il ne pensait même pas être capable de parler.

Mais Draco le serrait fort. Il avait passé ses bras autour de sa taille et sa tête reposait sur son épaule droite. Il respirait son odeur et resserra un peu plus sa prise aux mots de Harry.

-Lâche-moi, supplia alors Harry d’une voix rauque n’ayant pas la force de le repousser, lâche-moi…s’il te plait… lâche-moi.

Draco fit non de la tête et Harry cessa de parler.

Jamais il ne le lâcherait. Pas quand il était dans cet état.

-Je suis tellement désolé, murmura Draco tout contre sa peau.

Il ne savait pas combien de temps s’était écoulé, sûrement une heure ou deux, quand Harry commença à se détendre contre lui mais Draco ne le lâcha pas même quand il s’endormit. Il l’allongea sur la moquette et le prit dans ses bras, l’enlaçant le plus possible, entremêlant ses jambes aux siennes, collant son torse contre le sien. Il avait tellement besoin de sa chaleur, de sentir sa respiration contre sa peau. Son cœur battait vite à cause de cette proximité retrouvée et la culpabilité lui fit fermer les yeux de désespoir. Et finalement quelque temps plus tard, épuisé à son tour, il s’endormit.

O°O°O°O°O°O°O°O°O

Harry se réveilla le premier. Il se sentait bien, comme dans un cocon. Enfermé dans un cocon de tendresse, il supposa que c’était ce que les bébés devaient ressentir bien au chaud dans le ventre de leur mère.

Et puis il se réveilla complètement et la brume cotonneuse qui envahissait ses pensées se dissipa. Il se souvint avec une netteté aussi impressionnante que cruelle de ce qu’il s’était passé la vieille et la douleur revint à nouveau mais cette fois-ci, la colère et la jalousie la surpassèrent.

Elle était si intense et si soudaine, cette colère que la télévision de Draco explosa.

Draco se réveilla en sursaut se demandant ce qu’il se passait.

Il remarqua que sa liberté de geste était sérieusement entravée par quelque chose et fronça les sourcils.

La seconde d’après il était repoussé violemment par terre et il se rappela à son tour.

-Potter…souffla-t-il avant de se tourner vers sa télé qui fumait dangereusement.

Harry s’était levé furieux d’avoir laissé Malfoy le prendre dans ses bras et d’avoir dormi dans cette position, collé à ce porc !

-Comment as-tu osé t’approcher de moi après ce que tu as fait ?! s’écria Harry, faisant claquer sa porte d’entrée sans le vouloir.

-Je ne sais pas…répondit Draco, étonné.

Mais il était vraiment soulagé que Potter réagisse comme ça et plus comme un homme mort. Son regard brillait de rage et de passion et à sa plus grande honte, toujours à terre, Draco se mit à bander.

Ce n’est pas le moment ! se maudit-il, mentalement. S’il s’en aperçoit, il va me tuer !

-Quand je pense que j’étais revenu pour…

Harry s’arrêta brusquement, se traita de crétin et s’apprêta à partir loin de Malfoy.

Le bon côté dans tout cela c’était que ses valises étaient déjà faites.

-Pour quoi, Potter ? questionna Draco froidement ce qui l’arrêta dans son entreprise.

Ce n’était pas tant la question en elle-même qui l’avait stoppée mais c’était le ton que Malfoy avait employé.

Comment osait-il être si dédaigneux après ce qu’il venait de faire ?

Malfoy s’était levé et le regardait avec une fureur égale. La culpabilité de la veille s’était envolée en même temps que la colère de Potter était venue.

Après tout, ils ne s’aimaient pas, ils n’étaient même pas en couple ! Bordel, il pouvait coucher avec qui il voulait ! Potter n’avait pas à lui jouer cette stupide scène de jalousie ! Il ne s’était pas gêné lui pendant cinq ans ! Est-ce qu’il s’était ramené chez lui pour lui exploser sa télé ? Non ! Il avait fermé sa gueule et serré les dents alors Potter devait faire pareil !

-Tu me fais chier Potter ! s’énerva Draco perdant son sang-froid. Tu rentres chez moi sans frapper, sans y être invité et tu m’interrompes quand je suis entrain de baiser ! Je fais encore ce que je veux ! C’est toi qui es en tort ! De quel droit viens-tu me faire la morale ? De quel droit viens-tu encore me pourrir la vie ! J’étais justement en train de fêter ton départ !

Harry avait pâli au fur et à mesure de sa tirade et à présent il le regardait avec une méchanceté non feinte. Aucun des deux ne virent la fumée venant de la télé devenir un peu plus noire et plus épaisse.

-Et qu’est-ce qu’elle avait cette poufiasse, pour que tu te jettes sur elle ? s’exclama Harry, fou de jalousie.

-C’est un putain de coup, répliqua Draco méchamment sachant très bien que cela allait le blesser, contrairement à toi.

En effet un voile de douleur passa dans les yeux verts mais la seconde d’après c’était de la surprise qu’il y voyait et de la colère aussi.

-Ah oui ? siffla-t-il. Et est-ce que tu tremblais de désir hier soir aussi ? Est-ce que tu la voulais au point de trembler Malfoy ? Réponds ! REPONDS !

Draco avait l’impression que Harry venait de le frapper. Il regarda ses mains, en effet tremblantes, avec stupeur.

Comment Potter pouvait-il le mettre dans cet état?

Il se laissa glisser contre le mur et se prit la tête entre les mains, le cœur battant à tout rompre.

-Tu me rends fou…constata-t-il dans un souffle.

Harry sursauta et Draco leva des yeux gris enragés sur lui.

Il se leva brusquement, l’attrapa par le col de sa chemise et mordit ses lèvres furieusement. Harry poussa un cri, ne comprenant rien, mais Draco enfonça sa langue dans sa bouche, l’étouffant presque.

L’ancien gryffondor ne pouvait que s’accrocher aux épaules crispées du blond. Le baiser avait un goût de sang et de salive mélangées. La lèvre de Harry avait été ouverte mais il ne sentait que le corps de Malfoy qui se heurtait au sien.

Il revivait dans ce baiser. Il avait l’impression que son sang n’avait jamais coulé aussi vite dans ses veines, que son cœur n’avait jamais battu aussi fort et c’était douloureux.

Cela faisait mal comme lorsqu’on respire enfin la première goulée d’air après avoir été sur le point de se noyer. Tout brûle, les poumons, la gorge…les yeux…

C’était ce que ressentait Harry. Draco tremblait peut-être mais lui, il brûlait.

-Et toi Potter, haleta Draco en se détachant, est-ce que les putes que tu as baisées ces dernières années t’ont rendu aussi dur sans même avoir à toucher ta queue ?

Harry rougit brutalement se rendant alors compte à quel point son érection était douloureuse. Sa gêne fut de courte durée pourtant, vite remplacée par la colère et l’envie. Il se frotta contre l’ancien serpentard sans aucune pudeur.

Il se moquait des conséquences. Il se moquait de tout. Il agrippa les cheveux de Draco férocement et le força à l’embrasser de nouveau. Il voulait lui faire mal et il voulait qu’il lui fasse du bien. Il le voulait de toutes ses forces.

Il pouvait même le prendre contre le mur, au même endroit que la fille. Oh oui, il pouvait faire cela, alors il verrait, il comprendrait qu’il était le seul qui pouvait vraiment lui faire prendre son pied…

Draco ne savait pas ce qu’il lui avait pris. Il s’était jeté sur Potter parce qu’il lui en voulait. Il lui en voulait de détruire sa maîtrise de lui, il lui en voulait d’avoir fait naître ce feu en lui et surtout il lui en voulait de s’en être rendu compte.

Il avait voulu le faire taire. Il avait voulu lui faire mal.

Et maintenant il voulait le faire sien.

Il l’embrassait comme il aurait voulu le frapper, avec une fureur mêlée de désespoir. Il frémissait dès que leurs langues se touchaient et maltraitait la lèvre fendue de Potter avec une cruauté délicieuse.

Potter avait glissé la main dans son pantalon et les yeux gris prirent une teinte dangereuse. Il se détacha une nouvelle fois de la bouche blessée, attrapa le poignet de Potter et l’enfonça carrément dans son caleçon. Il poussa une sorte de râle féroce et bougea contre la main qui déjà l’encerclait divinement.

C’était si bon !

Ce fut à ce moment qu’il laissa ses mains faire ce qu’elles voulaient. Elles voulaient être partout sur le corps tendu devant lui. Il se rendit à peine compte qu’il venait d’arracher la chemise de Harry, que déjà elles passaient et repassaient sur le torse musclé, griffant beaucoup, pinçant aussi mais caressant surtout et ce, bien malgré elles.

Il aurait voulu être sauvage mais cette putain de tendresse semblait être entrée dans la partie. Et déjà ses lèvres ne mordaient plus, elles embrassaient doucement les lèvres de Potter, ne voulant plus goûter le sang mais recherchant la saveur du gryffondor.

Il lui avait tellement manqué !

Il eut un affreux gémissement de déception quand Harry retira sa main pour les déshabiller. Il sentit son pantalon et son caleçon tomber à ses pieds et quand il se colla à nouveau au corps de Potter, il comprit que le brun avait aussi enlevé le sien.

Le contact de son érection lui arracha un cri de plaisir.

Il n’avait plus touché d’autre garçon depuis lui et sentir ce corps dur contre le sien lui faisait un effet incroyable.

Puis Harry se retourna, prenant appui sur le mur et lui tendit ses fesses.

Cela calma instantanément Draco. Il aurait pu venir, s’enfoncer et jouir. Oui, il en mourrait d’envie. Mais il se sentait tellement ému qu’il se contenta de le caresser doucement.

Caresser délicatement ses fesses divines. Juste, les apprendre par coeur du bout des doigts, du creux de la paume. Il haletait doucement et écoutait religieusement chacun des gémissements que Potter n’arrivait pas à retenir.

Il gémit lui-même en enfonçant un doigt en Potter et ses jambes tremblèrent car il s’imaginait déjà l’effet que ça lui ferait d’y enfoncer son sexe.

-Viens Malfoy, siffla Harry impatiemment en sentant un second doigt l’étirer.

-Non, murmura Draco, tu n’es pas encore prêt…

-Va te faire foutre ! gronda le gryffondor. J’ai l’habitude de me faire prendre alors arrête ça !

Il mentait bien évidemment mais il n’avait plus la patience d’attendre. Cela faisait tellement longtemps…Et il avait l’impression que Draco hésitait. Il ne voulait pas qu’il hésite.

Il n’avait pas hésité avec la fille !

Draco blêmit puis furieusement il s’enfonça en Potter lui arrachant un cri.

Il s’arrêta net, la respiration sifflante. Il n’y connaissait pas grand-chose en matière de sexe homosexuel mais Potter était aussi étroit que la première fois qu’il l’avait pris.

-Pourquoi ? demanda-t-il incrédule. Pourquoi m’avoir demandé de te faire mal ?

Parce que je voulais te sentir, voulut dire Harry mais il resta silencieux.

Et l’ancien gryffondor se mit à bouger, allant et venant, s’empalant doucement, en gémissant moitié de douleur, moitié de plaisir.

Il aurait voulut supplier Malfoy de l’aider. L’aider à jouir. Mais sa respiration était déjà difficile. Un grognement de satisfaction sortit cependant de sa gorge quand Draco posa ses mains sur ses hanches et accentua ses vas et viens.

Aucun des deux ne se rendit compte que la télévision avait pris feu.

Ils s’en aperçurent seulement quand l’eau commença à leur tomber dessus.

Draco allait de plus en plus vite, de plus en plus fort, et il était en train d’être complètement perdu.

Il ne comprit pas tout de suite qu’il était mouillé. Il leva les yeux incrédules vers son plafond. L’extincteur était en marche et son regard se posa ensuite sur sa télévision fumante.

Il poussa un grognement mécontent mais il était totalement incapable d’arrêter de faire l’amour à Harry. En fait, le monde aurait pu s’écrouler qu’il aurait continué sa besogne bassement sexuelle.

Etre en Harry était tellement affolant qu’il maudissait déjà le moment où il jouirait.

Et puis les gouttes d’eau suivaient à présent la colonne vertébrale de son mari, descendant jusqu’à ses fesses, l’endroit qu’il pilonnait encore et encore.(1)

Il rougit brusquement se demandant comment Potter pouvait être encore plus excitant que la minute d’avant.

Harry avait senti l’eau sur lui mais il s’en moquait complètement, au contraire l’eau était totalement bienvenue, rafraîchissant son corps en feu et étrangement depuis qu’il était trempé Malfoy semblait encore plus hardi.

C’était vraiment trop pour Harry. Chaque fois que le blond venait, il se sentait au bord du gouffre et il allait si vite à présent que Harry n’avait pas le temps de faire relâcher la pression. Il n’était plus que sensation.

Lorsqu’il jouit, Draco n’avait même pas touché son sexe et il trembla encore de plaisir quand il sentit le blond venir en lui après quelques coups de reins désespérés.

Il y eut un silence pendant que Draco le délaissait. Harry posa son front contre le mur, cherchant à retrouver une respiration normale, à comprendre ce qu’ils venaient de faire et où cela allait les mener, puis il se sentit tirer par le bras. Il se retrouva face à Draco et vit le désastre dans son appartement. En entendant les crépitements venant de la télé, il supposa que tout cela était de sa faute et s’attendit à se faire frapper, insulter, ou autre chose d’assez mauvais venant de Malfoy. Mais l’ancien serpentard le regardait avec un léger étonnement, les pupilles dilatées et la respiration encore haletante.

-Qui a-t-il ? demanda Harry avec une drôle de voix se sentant tout à coup gêné par ce regard étrange.

-Je te veux encore, murmura alors Draco d’une voix rauque.

Le regard de Harry se posa alors machinalement sur le sexe du blond pour constater qu’en effet il était à nouveau dur. Il sentit son sang affluer vers son propre pénis à cette vue excitante. L’ancien serpentard lui tenait toujours le bras et s’apercevait aussi de l’effet qu’il lui faisait.

-Allons dans ma chambre, dit Draco le regard assombri par le désir.

Harry hocha la tête et se laissa entraîner.

O°O°O°O°O°O

Ils avaient fait l’amour cinq fois d’affilée avant que leur libido ne se calme un peu. Harry était toujours dans le lit de Draco mais ce dernier s’était éloigné de son corps juste avant de s’endormir. Tout dans son attitude criait à Harry de sortir de ce lit mais il savait que s’il faisait ça maintenant il serait obligé de le faire à chaque fois et il ne voulait pas s’éloigner de Malfoy. Il ne voulait pas que leurs nuits redeviennent ce qu’elles avaient été plus de cinq ans auparavant. Il voulait plus.

Alors il lui laissa son espace vital, parce que c’était tout ce qu’il pouvait lui laisser à cet instant mais il aurait donné n’importe quoi pour pouvoir le serrer dans ses bras. Il regardait le dos blanc avec ravissement, essayant de ne pas s’endormir pour pouvoir le contempler encore mais le sommeil eut finalement raison de lui.

Contrairement aux apparences, Draco ne dormait pas. Il était fatigué, c’était certain mais si son corps était enfin apaisé, son âme était tourmentée.

Baiser avec Margaux avait été une erreur mais le faire avec Potter avait été encore pire. Si encore il ne s’était contenté que d’une fois, il aurait pu faire passer ça pour un coup de sang, mais non, il avait fallu qu’il l’emmène dans sa chambre pour le faire encore et encore !

Il était le type le plus stupide de la terre ! Le seul point positif –et encore Draco n’était pas sûr que ce soit vraiment positif- c’est que Potter avait l’air de l’avoir voulu autant que lui. Il aurait dû donc se sentir moins mal. Mais plus il y réfléchissait, plus il comprenait que le lien avait eu raison d’eux deux.

L’attitude brisée de Potter la veille et puis sa jalousie ce matin, c’était le lien.

Sa propre envie qu’il ne contrôlait plus, c’était de la faute du lien.

La façon dont Potter avait répondu, la façon dont il avait semblé le vouloir avec une intensité presque effrayante, ça aussi c’était le lien.

Tout ce qu’il se passait entre eux depuis le début n’était qu’une mascarade. Il n’y avait aucun sentiment réel là-dedans.

Il ne savait pas ce qu’il en était de Potter mais lui ne pouvait pas supporter cette relation basée sur du faux. Il fallait qu’il garde la tête froide. Si Potter n’y arrivait pas, il le ferait pour deux.

Dès qu’il se réveillerait, il lui dirait que ça ne changeait rien, qu’en réalité la haine était toujours là. Que c’était le seul vrai sentiment qui les unissait.

Je ne l’aime pas, se répéta-t-il mentalement, et il ne m’aime pas non plus.

Enfin, tant que Potter ne lui faisait aucune déclaration mielleuse, il arriverait à gérer tout ça.

Il l’avait déjà fait après tout.

Lorsque Harry se réveilla, plusieurs heures plus tard, il était seul dans le lit.

Il fut déçu mais pas du tout surpris. Il regarda plus attentivement la chambre autour de lui. Il n’y avait pas vraiment fait attention tout à l’heure. Il s’assit et émit un halètement douloureux. Ils y étaient peut être allés un peu fort…ce n’était vraiment pas une sensation agréable.

-On peut dire que quelqu’un s’est amusé avec mon cul, grogna-t-il quand même en se levant précautionneusement.

La chambre, vraiment pas très grande, était dans les tons bleus. Elle était bien rangée ce qui ne l’étonna pas, seul le lit avait l’air d’un véritable champ de bataille mais ça ne l’étonnait pas non plus.

Il ne pouvait pas vraiment sortir de là entièrement nu. Ses habits étaient restés dans le salon. Il n’allait pas non plus s’enrouler dans le drap et sortir de la chambre, ça faisait un peu trop j-ai-envie-qu-on-le-fasse-encore. Bien que cette perspective, de le refaire encore, était plutôt séduisante, il ne voulait pas passer pour l’obsédé de service et surtout son arrière-train semblait avoir besoin de se remettre.

-Je ne suis pourtant pas une chochotte, siffla-t-il entre ses dents en se dirigeant vers l’armoire de Malfoy.

Il n’y avait pas des masses d’habits et beaucoup d’entre eux étaient noirs. Harry eut un sourire en pensant que le noir allait vraiment bien à Malfoy. De toute façon, il était ce genre de type agaçant qui pouvait porter n’importe quoi et être sexy quand même.

Il attrapa un pantalon noir et une chemise verte foncée parce qu’ils étaient tous les deux en haut de la pile et qu’il ne se sentait pas le droit de fouiller.

Il lui emprunta aussi un caleçon blanc –lui aussi le premier de la pile- parce qu’il avait horreur d’être sans sous-vêtements et parce que Malfoy le tuerait sûrement s’il le savait les coucougnettes à l’air dans son pantalon.

Bon, il risquait déjà de le tuer parce qu’il avait osé porter ses vêtements mais s’il sortait à poil il allait aussi mourir.

Donc il préférait finir sa vie avec un minimum de dignité.

Draco entendit la porte de sa chambre s’ouvrir, il se dépêcha d’attraper un livre et fit semblant d’être complètement absorbé par sa lecture.

Son cœur battait très vite et cela l’énerva. Il fallait qu’il se reprenne. Il réagissait comme un collégien amoureux. Ce n’était que Potter qui sortait de sa chambre…et il devait lui parler…

Il doit être à poil, pensa-t-il soudainement et il releva vivement la tête vers l’ancien gryffondor.

La déception et le soulagement firent une brève apparition dans son regard lorsqu’il vit que Potter était habillé. Mais bien vite ses yeux redevinrent froids et distants.

En plus, il avait osé fouiner dans sa garde robe.

Le pantalon taille basse laissait une vue imprenable sur la lisière du caleçon et comme Potter avait, semble-t-il, oublié d’attacher les deux derniers boutons de la chemise -assortie à ses yeux- il voyait aussi le bas de son ventre musclé et la légère ligne de poils bruns qui indiquait un chemin interdit au moins de dix-huit ans.

Draco déglutit et obligea son regard à remonter sagement sur le visage de son mari.

Il n’avait pas le droit d’être aussi sexy ! C’était Harry Potter! Le bigleux ! Le balafré ! Le mal peigné !

-Il faut qu’on parle, dit-il froidement.

-En effet, approuva Harry en le dévisageant de ses incroyables yeux.

Mais où étaient passées ses putains de lunettes ?

Draco savait qu’il les avait posées quelque part. En nettoyant et en rangeant tout à l’heure il les avait vues sur la moquette. C’était lui qui les avait enlevées à Potter quand il s’était endormi dans ses bras. Enervé, il les chercha du regard, avant de les trouver sur le rebord de la fenêtre. Il se leva vivement, les attrapa et les tendit à Potter brusquement.

L’ancien gryffondor eut l’air un instant étonné et lui fit un léger sourire de remerciement avant de les prendre et de les mettre.

C’était un peu mieux au goût de Draco mais d’un autre côté, il avait à présent le côté sexy de l’élève premier de la classe mais qui se la joue bad boy.

Potter était décidemment horripilant.

-Je suppose que tu veux parler de ce qu’il s’est passé ce matin, commença Harry.

-Tout à fait Potter. Je pense qu’il faut qu’on fasse le point. Il est évident que tout cela était une erreur…

Et hop, premier coup de poignard.

-…nous n’aurions jamais dû refaire ça ! Je pense que tout cela est de la faute du lien. Il nous contrôle et nous fait faire des choses horribles

Deuxième coup de poignard…

-…Bref, tout ça pour dire que ça ne change rien. La haine que j’éprouve pour toi est, dieu merci, toujours là…

Troisième coup de poignard…

-…Je pense que tu devrais retourner chez toi…

Quatrième.

-…Je te promets de ne plus me servir du lien et puis avec les noms des mangemorts tout va aller vite maintenant. Tu n’auras plus aucune raison de me pourrir la vie…

Cinquième.

-…Et à part ça, j’aimerais que tu portes tes vêtements. Tu n’as qu’à mettre ceux que tu portes à la poubelle directement, j’aurais envie de vomir en les voyant à présent.

Sixième et dernier coup de poignard accompagné d’un sourire froid.

Autant de fois qu’ils avaient couché ensemble, somme toute…Harry se demanda d’un air absent si Draco l’avait fait exprès.

Mais si Malfoy semblait décidé à se débarrasser de lui, lui avait toujours pour but de sauver son mariage, surtout après le sexe incroyable qu’ils avaient eu. Malfoy avait beau dire, il devait obligatoirement éprouver du désir pour lui sinon il ne lui aurait pas fait l’amour et surtout pas autant de fois de suite.

Leurs deux aspirations étaient donc diamétralement opposées.

-J’ai bien compris ton point de vue Malfoy et maintenant je crois que c’est à moi de parler. Alors déjà, de un : ne t’attends pas à ce que je parte, je reste jusqu’à la fin de cette histoire avec les mangemorts. De deux : On a en effet couché ensemble mais on avait déjà vécu ça et l’arrangement qui allait avec, avait, semble-t-il, à peu près marché. De trois : si jamais je te revois ne serait-ce que toucher quelqu’un, je tue la personne en question. Pense que cette jalousie est la conséquence du lien si ça peut te faire mieux dormir mais les faits sont là. Et de quatre : si tu as vraiment des envies libidineuses, je pourrai me montrer magnanime et te laisser passer ces envies sur moi.

Harry eut un sourire amusé en voyant le masque d’impassibilité de Malfoy complètement détruit par un effarement le plus total. Il était assez fier de son petit effet.

-C’est une plaisanterie ? dit enfin Draco complètement perturbé.

Potter devait être tombé sur la tête pour lui faire un tel rentre-dedans…En gros, il lui proposait une relation sexuelle exclusive pour le temps qu’il devrait rester ici…

-Non, je ne plaisante pas avec ça. Je ne te demande pas de former un couple avec moi, simplement on pourrait s’aider mutuellement quand l’un de nous à un problème trop dur dont il voudrait se débarrasser. Je ne te crois plus quand tu dis que tu n’aimes pas ça. Bon sang Malfoy, rien qu’à ta façon de me regarder en ce moment, je sais que tu n’attends qu’une chose, me prendre encore et encore.

Potter le toisait à présent, le mettant silencieusement au défi de le contredire.

-Tu es bien sûr de toi ! cracha Malfoy, énervé que Potter voit si bien en lui.

Il perdait complètement pied avec cette conversation surréaliste et il n’aimait pas du tout ça.

Pour toute réponse, Harry passa sa main sur son ventre et commença à se caresser, en ne le quittant pas une seconde des yeux.

-Bordel ! Qu’est-ce que tu fais Potter ?! croassa Draco, complètement halluciné.

-Je crois qu’on peut dire que je t’allume, susurra Harry avec un sourire lascif en glissant doucement la main dans son caleçon.

-Mais on se déteste, tenta Draco d’une voix faible tout en s’approchant de l’homme qui lui faisait perdre la tête.

-Bien sûr, dit Harry sentant qu’il ne devait surtout pas trop en dire à la fois, il n’en revenait déjà pas de ce qu’il avait osé faire. Mais je te parle juste de sexe, tu sais, pour calmer un peu le lien…

-Je ne te comprends pas, murmura Draco en secouant la tête, mais tu as raison sur un point. Là tout de suite, j’ai envie de toi.

Draco n’aima vraiment pas le sourire qu’eut Harry à ce moment-là et c’était uniquement pour cela qu’il l’embrassa désespérément tout en le poussant sur le canapé.

Après tout Potter avait raison. Ils pouvaient bien prendre du bon temps. Personne ne cracherait sur une telle proposition.

Il le détestait toujours…

Oh oui…il le détest…hn…

O°O°O°O°O°O

-Où vas-tu? Demanda Harry qui était en train d’avaler son petit-déjeuner.

-Par pitié Potter ! Ne parle pas la bouche pleine ! répliqua Draco avec une pointe de dégoût dans la voix.

Le blond était en train d’enfiler son blouson. Cela faisait trois jours que Potter était revenu et toutes les nuits ils avaient couché ensemble. La journée, Draco tentait de l’éviter le plus possible. Le plus souvent il allait faire un tour dans Londres, se renseignant sur les nouvelles courses. D’après ce qu’il avait compris, Potter de son côté menait l’enquête avec les Aurors. On avait leurs noms, certes, mais impossible de les localiser. Draco était d’ailleurs étonné, car à part sa tante Bellatrix, il ne connaissait aucun des autres noms. Il était aussi très content que la presse sorcière n’ait pas localisé son appartement car d’après ce que Potter lui avait dit, une armée de journalistes campait devant le sien.

Mais bon, il se moquait des problèmes personnels de Potter. En fait, l’ancien serpentard devait bien avouer que leur « arrangement » n’était pas si affreux que ça. C’était même plutôt pas mal une fois qu’il avait réussi à se persuader qu’avoir du sexe avec Potter ne changerait rien à ce qu’il ressentait.

Le problème c’était que parfois il avait envie d’agir bizarrement. Comme prendre Potter dans ses bras. Lui caresser les cheveux. L’embrasser doucement…et ce n’était définitivement pas la chose à faire. Le pire restait la nuit, après avoir fait l’amour, il devait s’obliger à s’éloigner du corps de Potter mais il en tremblait presque de ne pouvoir le garder tout contre lui.

Il avait peur bien entendu.

Peut-être devrait-il arrêter tous contacts avec lui ? Même la nuit…Mais cette pensée lui serrait l’estomac et une voix dans sa tête le suppliait de ne pas lui enlever ça.

Il envahit mes pensées, s’injuria-t-il, et je ressemble à une mouche prise dans une toile d’araignée ! Toutes ces conneries vont me péter à la gueule, je le sens. Et à ce moment-là, je n’aurais que mes yeux pour pleurer.

Il partait donc comme tous les matins pour s’éloigner de Potter et comme tous les matins il ne répondit pas à sa question et claqua la porte, furieux contre lui-même pour ne penser qu’à ce type sans arrêt.

Harry sursauta lorsque la porte claqua et un voile de tristesse passa devant ses yeux. Il était complètement perdu avec Malfoy et il avait l’impression qu’il suffirait d’un rien pour qu’il refuse de le toucher.

En fait cet arrangement ne plaisait pas vraiment à Harry. C’était son idée et sur le coup il avait été fier de lui. Après tout il avait quand même réussi à se rapprocher de Malfoy mais ce dernier était d’une indifférence polie au mieux et au pire glacial et méprisant sauf quand ils couchaient ensemble. Apparemment le blond avait parfaitement intégré le fait qu’il y ait le sexe d’un côté et le reste de l’autre, Harry aurait préféré que la limite entre les deux soit un peu plus floue.

Bon, cela ne faisait que trois jours mais il ne savait déjà plus quoi faire. En plus les échappées de Malfoy le mettaient sur les nerfs. Peut-être allait-il rejoindre une autre greluche ? Ou même un mec pourquoi pas…

L’image de Margaux et Malfoy lui revint en esprit et le verre qu’il tenait dans ses mains explosa. Il grimaça en voyant qu’il s’était coupé et assez profondément en plus.

Si Malfoy serait là, il se foutrait de moi à coup sûr !

Il était en train de mettre un bandage au moins pour stopper l’hémorragie lorsque son téléphone portable sonna.

Il jura entre ses dents et décrocha.

-Salut Harry, c’est Ron !

-Merde ! grogna Harry en essayant de rattraper le bandage qui glissait.

-Il fut un temps où tu étais content lorsque je t’appelais, soupira le rouquin à l’autre bout de la ligne.

-Désolé, marmonna Harry. Je viens de m’égratigner avec un verre et ça saigne un peu.

-Bon j’arrive, ne bouge pas.

-Mais…

Harry fut coupé par la voix de Hermione, un peu lointaine, qui demandait à Ron ce qu’il se passait.

-Harry s’est coupé avec du verre et il se vide de son sang, annonça le rouquin.

-Je viens avec toi ! fit la voix toujours lointaine de Hermione.

-Ce n’est pas la peine ! s’exclama Harry mais Ron avait raccroché.

La seconde d’après on frappait à la porte d’entrée. Harry hésita sérieusement à leur ouvrir mais il avait un peu peur qu’ils forcent la porte alors il y alla en soupirant.

-Ce n’était vraiment pas la peine, commença-t-il en râlant mais déjà Hermione lui avait pris la main et elle avait sorti sa baguette pour lui jeter un sort curatif.

Ron le regardait avec inquiétude.

-Tu as une petite mine, commença-t-il.

-Par Merlin ! s’exclama Harry. Arrête de t’inquiéter pour moi ou d’accourir dès que j’ai un pet de travers. Je suis assez grand pour me soigner tout de même.

-Peut-être que si tu ne m’aurais pas menti avec ton égratignure, je ne serais pas venu. Tu mens très mal, tu sais.

-Je sais, tu me le dis tout le temps. Merci Mione, il ne fallait pas te déranger…

-En fait, sourit la jeune fille, on voulait t’inviter à manger chez nous à midi. Melody est chez Molly et Arthur avec ses cousins donc on sera tranquille.

-Malfoy peut venir aussi, glissa Ron, l’air de rien.

Malfoy ne mangeait jamais avec lui à midi. Il ne revenait que le soir. Il lui préparait toujours un repas ce qui étonnait vraiment Harry. En fait l’ancien serpentard était vraiment doué pour la cuisine.

-Il ne rentrera sûrement pas avant ce soir, répondit Harry. Mais moi, je suis partant !

Il était content de cette invitation, ça lui changerait sûrement les idées. Il hésita à laisser un petit mot à Malfoy mais comme il serait vraisemblablement entré avant le blond, il laissa tomber.

Et puis ce n’est pas comme s’il allait s’inquiéter pour toi, souffla une voix amère dans sa tête.

°O°O°O°O°O°O°

-C’est vraiment délicieux Hermione ! dit Harry en finissant la troisième part d’un gâteau au chocolat.

-Merci, si tu veux je te passerai la recette.

-Quoi ? Mais tu refuses de me la passer à moi ! s’exclama Ron, outré.

-Ça, mon chéri, c’est pour entretenir la part de mystère dans notre couple.

-Une recette secrète permettrait de faire ça ? grimaça le rouquin, pas vraiment convaincu.

-Exact. Donc Harry je te demanderai de ne surtout pas la donner à Ron.

-Ne t’inquiète pas, je m’en voudrais de trahir tes petits secrets.

Ron leva les yeux au ciel mais Hermione lui fit un léger clin d’œil qui lui redonna le sourire.

-Alors comment va Miss Teigne ? demanda enfin Ron dont la question semblait lui brûler les lèvres depuis qu’il avait vu Harry.

Pas qu’il aimait se mêler de la vie amoureuse de son meilleur ami mais il estimait qu’il s’était assez investi dans le projet « Harry-Draco-Forever » (comme il l’avait lui-même baptisé mentalement) pour avoir au moins un compte rendu de son avancée.

-Ne l’appelle pas comme ça, grommela Harry, il va bien.

-Ça a le mérite d’être clair, sourit Ron, n’en croyant pas un mot.

-Laisse-le donc tranquille, Ronald, dit Hermione. Et occupe-toi un peu de tes fesses !

-Je préférerai que ce soit toi qui le fasses, ma puce, susurra le rouquin en levant un sourcil suggestif.

Harry se retint de rire en voyant sa meilleure amie se mettre à rougir tandis que Ron lui lançait un regard brûlant.

Ron adorait troubler sa femme et encore plus en public parce qu’ensuite dans l’intimité, elle lui faisait payer au centuple et c’était tout simplement divin.

Et puis, elle était si belle quand elle rougissait.

En fait, elle était tout le temps magnifique.

Il était décidemment l’homme le plus chanceux du monde.

-Ça te dit une partie de quidditch ? reprit Ron. Je te promets que j’irai doucement…

-Tu plaisantes ? s’exclama Harry. Je pourrai te battre les yeux fermés ! C’est même trop facile.

-D’accord, obtempéra Ron, alors on joue aux échecs.

-Va chercher ton balai, Weasley, siffla Harry, et arrête de ricaner bêtement.

Harry ne vit pas le temps passer, Ron avait eu raison de le faire voler. Ses idées étaient plus claires à présent et il se sentait détendu.

Lorsqu’ils se posèrent, deux heures plus tard, la nuit commençait à tomber.

-Je ne vais pas tarder, murmura Harry en s’asseyant quand même devant une tasse de café.

-Tu n’as pas l’air d’avoir vraiment envie de rentrer, constata Ron.

-Ce n’est pas ça, souffla Harry se livrant enfin, c’est juste qu’avec Malfoy, j’ai toujours l’impression de marcher sur des œufs.

-Il faut vous laisser du temps, dit Hermione d’un ton docte.

-Parfois je ne pense pas que ce soit suffisant, avoua Harry en baissant les yeux. L’autre jour j’ai même acheté des livres moldus sur les couples.

-C’est vrai ? demanda Hermione, intéressée.

-Je ne les ai pas encore ouvert. Je me dis que c’est ridicule. « Comment réussir son mariage ? » « Garder l’homme de sa vie avec plus de 100 trucs et astuces » « Guide pour les jeunes mariés »…Je suis vraiment pitoyable.

-Ne dis pas ça, fit Hermione en lui prenant la main. C’est normal de chercher des solutions dans les livres.

Ron leva les yeux au ciel mais ne fit aucun commentaire.

-D’ailleurs, poursuivit la jeune femme, j’aimerai beaucoup lire « Garder l’homme de sa vie avec plus de 100 trucs et astuces ».

-Mais tu n’en as pas besoin ! s’exclama Ron.

-Oh Ron, je t’en prie ! Il y a une espèce de poufiasse qui te tourne autour au ministère. D’ailleurs TOUTES les filles célibataires te reluquent !

-Tu-tu es jalouse ? s’étonna Ron avec une sorte d’émerveillement.

-Ça te fait plaisir, on dirait ! siffla Hermione le regard flamboyant.

-Pas du tout, répondit Ron avec un grand sourire ce qui contredisait complètement ce qu’il venait de dire. Allez mon amour, ne boude pas. Tu sais bien que tu es l’unique. Je t’aime.

Harry vit Hermione faire la moue mais ses yeux brillaient d’émotion. Il se sentit alors de trop. Ron et elle se disait souvent des mots d’amour et même devant les autres, ils s’en moquaient. On avait l’impression qu’ils le disaient quand ils en ressentaient le besoin et sans se poser de question.

Harry les envia énormément. Malgré ce qu’il ressentait pour Draco, il savait déjà qu’il n’oserait jamais lui dire ces trois mots.

Plusieurs minutes plus tard, il était parti. Il avait transplané directement devant chez Malfoy, un peu triste de quitter l’ambiance chaleureuse qu’il y avait chez ses amis mais il devait prendre sur lui. Ça ne lui disait pourtant rien de rentrer dans un appartement vide.

En soupirant, il ouvrit la porte et se figea sur place.

Malfoy était sur le canapé dans le noir, mais il n’avait pas fermé le volet donc Harry le visualisait quand même grâce à la lune.

Le blond le fixait le visage fermé et les yeux brillants dangereusement.

Harry referma la porte derrière lui, le souffle court.

Il ne prononça pas un mot lorsque Malfoy lui enleva ses habits rapidement.

Cette nuit-là, ils firent l’amour sur le sol et jamais les mains du blond ne lui parurent plus glacées.

A suivre…

(1): cette phrase est de Baddy qui suivait le lemon au fur et à mesure de sa création sur msn (parce que je suis saoulante avec ça) et qui à un moment a été inspirée (tant mieux) donc je lui ai piqué sa phrase en toute impunité (encore une victoire de canard !).

Voilà, le chapitre est fini. Les choses avancent un peu sans pour autant être réglées.

Le programme du prochain : déclaration

A bientôt si vous êtes toujours ok.

Artoung (sauvez les canapés, vautrez vous sur Draco) (encore une phrase de Quatre8ss qui est en phase de devenir ma fournisseuse officielle de petite phrase. Merci miss !)

 
 
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