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au 07 Jan 09 :
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Jusqu'à
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
19 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 3     Les chapitres     21 Reviews    
Jusqu'à tes mains posés sur ton corps

Note : Ce chapitre est vraiment classé M, donc vous êtes prévenus.

Chapitre 2 : Jusqu’à tes mains sur ton corps

Harry venait de rentrer. L’arcade sourcilière en sang et son bras pendait bizarrement tandis qu’une grimace de douleur déformait ses traits.

Derrière lui, Ron appelait à l’aide en le soutenant du mieux qu’il pouvait.

Cela faisait près de deux semaines que Draco vivait en compagnie des Gryffondors dans le vieux manoir.

Potter et Weasley partaient chaque jour à la recherche des Horcruxes. Granger cherchait des pistes dans les livres pendant des heures. Lupin et le reste de l’Ordre aidaient parfois Harry mais la plupart du temps, ils tentaient de faire face aux attaques de mangemorts qui s’en prenaient de plus en plus fréquemment à la population et aux endroits fréquentés.

Draco passait son temps à lire. L’ancêtre de McGonagall avait pourvu son manoir d’une bibliothèque immense, et McGonagall avait aussi ramené tous les livres et autres objets importants de Poudlard. L’école était fermée et la directrice avait peur qu’on en profite pour la voler. Les protections étaient certes toujours en place mais si les mangemorts avaient trouvé un moyen pour venir une fois, ils pouvaient aussi y arriver une seconde fois et puis avoir les livres à portée de main facilitait les recherches d’Hermione .

Draco avait déjà lu beaucoup de livres en deux semaines. La plupart du temps, il lisait dans sa chambre, fuyant la bibliothèque car la sang-de-bourbe n’en décollait pas et dans les autres pièces du manoir il y avait quasiment toujours un membre de l’Ordre.

Il sortait de sa tanière à l’heure des repas car il devait bien se nourrir et aussi quand Potter revenait de ses excursions.

Il n’avait aucune idée de l’endroit où le balafré et le miséreux se rendaient, ce qu’il savait c’est que bien souvent ils revenaient dans un piteux état, surtout Potter.

Pomfresh était d’ailleurs souvent présente le soir, pour les soigner.

Donc les journées de Draco étaient embellies par la vue de Potter lorsqu’il rentrait amoché. Cette fois-ci il ne put retenir un sourire en le voyant dans ce pitoyable état.

C’était la première fois qu’il semblait souffrir autant.

-Alors Potter, siffla-t-il, nonchalamment assis sur un fauteuil, on dirait que tu es tombé sur un os !

-Ta gueule…

Draco sourit devant le regard haineux du survivant, il n’eut pas le temps de poursuivre sa discussion que Pomfresh venait de transplaner.

A peine son regard se fut-il posé sur Harry qu’elle fronça les sourcils. Lupin aussi venait d’arriver.

-Harry ! Comment te sens-tu ? s’exclama-t-il.

-Bien, grimaça le gryffondor tandis que l’infirmière découpait son T-shirt, pour examiner son épaule.

-Mais dans quel état il s’est encore mis ! grogna Pomfresh en voyant l’épaule tuméfiée. Un jour, il va vous arriver quelque chose de grave à force de foncer tête baissée ! Vous êtes vraiment inconscients !

Harry se contenta de hausser son épaule indemne, son regard ne quittait pas Malfoy tandis que Ron expliquait qu’ils étaient tombés sur des mangemorts et qu’ils semblaient les attendre.

-Tu as dû viser juste Mione, l’horcruxe doit être dans le coin, en tous cas il est évident qu’ils gardent quelque chose.

-Raison de plus pour qu’on vienne avec vous la prochaine fois ! reprit Lupin d’un ton sans réplique.

Harry secoua la tête.

-Non, il faut rester discrets, déjà à deux, c’est limite…

Il jeta un bref coup d’œil à Ron. Ils avaient déjà eu cette discussion mais son meilleur ami refusait simplement de le laisser partir tout seul.

Harry devait encore détruire quatre horcruxes. Il était à peut près sûr que Voldemort avait mis une partie de son âme dans son serpent, puis il y avait celle qui se trouvait dans son corps, donc il devait encore en trouver deux.

Hermione semblait avoir trouvé l’endroit où logeait l’un des deux derniers Horcruxes. C’était là qu’ils se rendaient en compagnie de Ron, dans une forêt à une centaine de kilomètres d’ici. Mais la forêt était immense et gardée : des mangemorts y patrouillaient régulièrement et Harry et Ron n’avaient encore rien trouvé. La seule chose qu’ils ramenaient de leurs expéditions étaient des blessures, de la fatigue et une perte de confiance.

Ils avaient l’impression de patauger dans la défaite. Cela faisait plusieurs mois qu’ils étaient sur cette piste, ils sentaient qu’ils s’en approchaient mais à chaque fois ils ne trouvaient rien. Ils partaient chaque matin de moins en moins confiants et ne revenaient que le soir, aigris, blessés et fatigués.

Draco regardait Pomfresh soigner Potter sans vraiment écouter le compte rendu de Weasley.

C’était la première fois qu’elle le soignait devant tout le monde, elle devait être pressée de repartir. C’était aussi la première fois que Draco regardait le torse de son ennemi (enfin il y avait eu la fameuse seconde tâche de la Coupe de Feu lors de leur quatrième année mais Potter ressemblait à un nabot malingre et palmé à ce moment là…rhaaa c’était le bon vieux temps !)

Il grimaça en remarquant que maintenant le gryffondor était plus musclé que lui. Potter avaient les muscles tout en finesse, bien dessinés, pas trop saillants. Ils étaient simplement là, semblant défier quiconque de ne pas avoir envie de les toucher.

Draco détourna les yeux ne sachant pas pourquoi il avait soudainement un peu chaud, il était plus beau que Potter, c’était évident, et pourtant, ce crétin affichait ses atours avec tellement de nonchalance que cela en devenait indécent.

Draco prit la décision de commencer à partir de ce jour, une série d’abdominaux matin et soir.

Il regarda Potter à nouveau, ce dernier faisait bouger son épaule comme Pomfresh venait de lui demander et les muscles de son bras légèrement halé se tendirent.

Draco plissa les yeux et décida qu’il ferait aussi des pompes.

Lorsque Pomfresh eut finit de soigner Potter et Weasley, elle s’en alla non sans leur recommander une nouvelle fois de faire plus attention.

Il ne resta bientôt plus que Lupin, Granger, Weasley, Potter et Draco et ils purent enfin se mettre à table.

Les repas se déroulaient quasiment toujours de la même façon. Draco restait silencieux tandis que les autres parlaient souvent de choses anodines et amusantes comme pour se détendre après leur journée épuisante.

Draco lui, les observait. Weasley et Granger passaient la plupart de leur temps à se chercher des yeux et si jamais leurs regards se croisaient un peu trop longtemps, l’un d’entre eux baissait la tête en rougissant légèrement. Lupin était le seul à tenter d’engager une conversation avec lui mais Draco ne répondait pas ou alors par monosyllabes. Pourtant le loup-garou continuait jour après jour d’essayer de briser la carapace du serpentard. Et depuis peu, Granger semblait aussi vouloir l’intégrer dans leurs discussions, en vain.

Potter était le seul à le faire parler lorsqu’il se mettait à l’insulter presque négligemment. C’était à ce moment là que Draco répliquait, heureux de rabaisser le balafré.

Une chose n’avait pas changé.

Harry et Draco se détestaient toujours autant.

Le repas terminé, Draco se levait, prenant congé d’un bref signe de tête envers Lupin, car il avait malgré tout de bonnes manières, et montait les escaliers, s’enfermant dans sa chambre.

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Harry était tranquillement allongé sur son lit en train de l’observer lorsque qu’on frappa à sa porte.

-Entrez ! dit-il d’une voix morne sans détourner les yeux.

Lorsque Ron entra dans la chambre de son meilleur ami, il se retint de rire.

Harry était allongé sur son lit et il regardait un grand miroir plein pied qu’il avait déplacé de façon à ce qu’il se trouve juste à côté de son lit.

Cela faisait quelques jours que Ron s’inquiétait pour Harry. Ce dernier ne restait plus parler avec eux le soir après manger. Dès que Malfoy montait se coucher, Harry en faisait autant, juste après.

Ron pensait que son meilleur ami faisait une dépression ou quelque chose du même genre mais qu’il faisait en sorte de rester fidèle à lui-même devant la fouine.

Donc Ron ne s’attendait pas à voir Harry absorbé par son reflet. Il ne voyait pas le reflet puisque le miroir était dos à lui mais cela l’amusait beaucoup.

-Miroir ! Mon beau miroir ! s’exclama Ron imitant la voix de Harry. Dis-moi, qui est le mec le plus sexy au monde ?

Harry eut un sourire amusé, tandis que Ron approchait, continuant sa blague vaseuse.

Depuis quand connaissait-il se conte moldu ?

« -C’est Ron Weasley, poursuivi le rouquin d’une voix très aiguë en papillonnant des yeux. C’est le type le plus sexy au monde, toutes les filles sont à ses pieds et personne ne peut l’égaler même pas… ! Malfoy ? » Le dernier mot avait été prononcé d’une voix anormalement ahurie.

Dire que Ron était surpris était peu de chose. Il avait les yeux fixés sur le miroir de Harry et ce n’était pas le reflet de son meilleur ami qu’il voyait, non, c’était Malfoy déambulant dans sa chambre.

-Harry, souffla le rouquin perdu, comment se fait-il que Malfoy se trouve à la place de ton reflet ?

Harry se tourna vers lui en souriant de toutes ses dents.

-Pas mal, hein ?

-…

Le plus jeune garçon des Weasley se contenta de le regarder avec stupeur.

-Ce miroir est un peu similaire à une camera modlue, s’enthousiasma Harry, je peux voir toutes les pièces possédant un miroir ! Il me suffit de le toucher en désignant le nom de la pièce !

Comme pour prouver ses dires, Harry murmura « salle de bain de la chambre rose » en posant son index sur la surface du miroir. Malfoy venait d’entrer dans sa salle de bain et Harry le poursuivait comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.

-Tu veux dire que tu peux espionner tout le manoir ? demanda Ron en détournant les yeux du miroir.

Malfoy était en train d’enlever sa chemise.

Harry hocha la tête mais son regard ne quitta pas le serpentard.

-Oui, répondit-il vaguement, j’ai découvert ce truc deux semaines après notre arrivée mais je ne voyais pas l’intérêt jusqu’à ce que Malfoy s’incruste. En plus Remus l’a logé dans la chambre rose. Je me suis renseigné, c’est ici que l’ancêtre de McGo installait ses maîtresses. Si tu veux mon avis, ce type était un sacré pervers, le miroir de cette chambre doit bien faire tout le mur du fond !

Dans le miroir Malfoy était nu à présent. Il se déplaça jusqu’à la douche d’où Harry n’avait plus aucun point de vue. Alors il détourna les yeux sachant que la seule chose qu’il verrait serait la buée venant petit à petit sur la glace de la salle de bain.

Il se tourna vers son meilleur ami, étonné de le voir si silencieux. Ron le regardait d’un air inquiet et mal à l’aise.

-Et ça fait longtemps que tu espionnes Malfoy comme ça ? demanda-t-il finalement.

-Depuis le début ! répondit Harry très fier de lui. Mais cette sale petite fouine n’a encore rien fait qui puisse nous nuire. Il n’a envoyé aucun hibou et je ne l’ai pas vu en recevoir. Mais je suis sûr qu’un jour ou l’autre il va se trahir et commettre une faut. Et ce jour-là, je serai là pour le prendre la main dans le sac, et qui sait, Remus me permettra peut-être de le tuer !

-Donc…tu l’espionnes…tous les jours ?

-Oui, je viens de te le dire.

-Jusque dans sa salle de bain ?

Pour toute réponse Harry haussa les épaules. Il jetait fréquemment des coups d’œil au miroir mais Draco n’avait, semblait-il, pas terminé de prendre sa douche.

Ron n’avait plus du tout envie de plaisanter, le spectacle qui se déroulait sous ses yeux le mettait mal à l’aise.

Il détestait Malfoy, mais que Harry l’espionne de façon si…intime, il ne pouvait s’empêcher de penser que ce n’était pas correct, presque malsain. Surtout que Harry ne semblait pas se rendre compte jusqu’où allait son obsession.

Déjà l’année dernière Ron avait trouvé cela inquiétant, comme si Harry avait un besoin maladif de savoir ce que faisait le serpentard…

Oui, Ron détestait Malfoy mais Hermione lui avait certifié que ce dernier passait ses journées à lire dans sa chambre.

Il était, pour Ron, devenu aussi inoffensif qu’un serpent à qui on aurait retiré le venin.

-…Harry …, reprit le rouquin d’une voix hésitante, je ne suis pas sûr que cela soit une bonne chose le fait que tu observes Malfoy autant…

Il était nu et tu n’as même pas eu la décence de détourner le regard…

Harry lui lança un regard noir. Déjà l’année dernière Ron lui reprochait sa méfiance envers Malfoy, allant presque jusqu’à le traiter de parano et au bout du compte c’était lui qui avait eu raison !

Malfoy n’avait aucune noblesse d’âme. Et peut-être même pas d’âme du tout.

Les autres l’avaient accueilli à bras ouverts mais lui ne voulait pas laisser le serpent mordre à nouveau.

Il lui semblait qu’il n’avait jamais autant détesté quelqu’un que ce type. Même sa haine envers Voldemort lui paraissait plus terne comparé à celle qu’il éprouvait pour Malfoy mais Voldemort restait le plus dangereux.

Harry n’entendit pratiquement pas Ron partir, Malfoy venait de réapparaître entièrement nu et mouillé. Il venait d’attraper une serviette.

Harry savait déjà de quelle façon Malfoy se séchait les cheveux, énergiquement et rapidement, mais cela ne l’empêchait pas de suivre attentivement le moindre de ses gestes. Et la serviette blanche animée par deux mains pâles frictionnait les cheveux tous aussi pâles et trempés de la fouine. Et les yeux verts de Harry ne quittaient pas la scène des yeux.

Harry avait appris beaucoup de choses sur Malfoy en deux semaines.

Il savait par exemple que le serpentard avait sa petite routine. Ses soirées se déroulaient quasiment toutes de la même manière. Il s’enfermait dans sa chambre après le repas du soir et lorsque Harry mettait le miroir en marche, même pas dix minutes après, Draco était déjà à la fenêtre en train de fumer sa cigarette en contemplant le ciel ou le paysage, Harry ne savait pas mais il préférait imaginer que c’était le ciel.

Harry ne l’avait vu qu’une seule fois fumer deux cigarettes à la suite, mais en général c’était une seule. Harry ne le voyait pas fumer, il voyait juste le dos courbé de Malfoy à sa fenêtre. Le miroir ne permettait pas de voir ce qu’il se passait dehors mais Harry pouvait aisément l’imaginer.

Il imaginait la cigarette être coincée entre les lèvres pâles et Malfoy l’allumer nonchalamment l’abritant de sa main à cause du vent puis en une inspiration l’extrémité blanche rougirait et commencerait à se consumer.

Après sa cigarette Malfoy prenait sa douche mais souvent il restait encore à contempler le ciel parfois même jusqu’à ce qu’apparaissent les premières étoiles, ensuite il allait se laver.

Ce soir-là avait été différent. Harry avait été surpris de voir Malfoy faire des pompes et une série d’abdominaux. Il avait souri d’un air moqueur en s’apercevant que Malfoy avait été vite essoufflé. L’année dernière il n’avait pas fait de quidditch et Harry doutait que durant son séjour chez Voldemort le blond ait pratiqué un sport. C’était amusant de savoir que le type que la majorité des filles de Poudlard vénérait n’était même pas capable de faire vingt minutes d’effort physique sans finalement perdre de sa superbe !

Harry savait que Draco dormait juste avec un bas de pyjama. Pourtant il ne faisait pas chaud, nous étions en hiver mais c’était comme ça que Draco dormait. Après sa douche, il mettait donc son bas de pyjama et allait dans son lit avec un ou deux bouquins, puis il lisait jusqu’à ce qu’il s’endorme.

Malfoy avait sa routine et pourtant Harry s’étonnait toujours qu’il soit si tard lorsque Malfoy s’endormait.

Lui-même s’endormait souvent avant le serpentard, épuisé par sa journée. Oui, Harry s’endormait en regardant Malfoy paraissant si calme et totalement absorbé par sa lecture…

Et ce soir là c’est ce qu’il se passa, bien après que Ron soit parti, lorsqu’il s’endormit, son esprit était rempli d’images de Malfoy…

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Ron n’avait rien dit à propos de l’étrange miroir de Harry. Cela faisait deux jours qu’il savait pourquoi son ami se retirait si vite dans sa chambre. Si cela avait été quelqu’un d’autre que Harry et Malfoy, Ron aurait prévenu la personne espionnée.

Mais là il s’agissait de son meilleur ami…

Ron espérait juste que cette lubie allait s’arrêter d’elle-même et qu’un jour Harry s’apercevrait du voyeurisme qu’il exerçait sur la fouine et stopperait tout.

Ce jour-là, Lupin leur avait ordonné de ne pas sortir et de rester se reposer et c’était valable pour Hermione aussi. Et il avait fallut la traîner de force dans le parc pour qu’elle lâche ses livres.

Cela faisait plusieurs jours qu’elle était bloquée sur un problème de dialecte et ne pas trouver la solution l’énervait au plus haut point !

Mais elle avait suivi ses amis. Elle regardait, un sourire attendri aux lèvres, Ron et Harry faire un match de Quidditch improvisé. Le parc du manoir n’était moins grand qu’un terrain de Quidditch mais comme Harry et Ron n’étaient que deux cela suffisait amplement.

Cela faisait du bien de les entendre rire, de voir Ron faire des singeries et Harry tenter de nouvelles figures. Il lui semblait que cela faisait une éternité qu’ils n’avaient pas ressemblé à des adolescents normaux. Son cœur battit un peu plus vite lorsque Ron s’approcha dans sa direction.

-Tu es sûre que tu ne veux pas venir ? demanda-t-il perché sur son balai et en se maintenant à sa hauteur. Il y a un vieux balai dans le grenier qui n’attend que toi !

Elle grimaça, elle doutait qu’un quelconque balai puisse l’attendre un jour quelque part. Elle n’aimait pas vraiment voler de cette façon.

-Non-merci, dit-elle sèchement, je ne veux pas avoir à subir vos moqueries comme la dernière fois quant à mon incapacité chronique à tenir sur un balai !

-Comme tu veux, répondit Ron en haussant les épaules.

Et sans plus de cérémonie il s’envola vite et loin.

Il aurait pu insister, pensa Hermione désappointée. Elle n’aimait vraiment pas quand Ron était si nonchalant avec elle.

Elle leva la tête vers le manoir et fonça les sourcils.

Malfoy était à sa fenêtre, elle eut un bref remord en pensant qu’ils auraient au moins pu l’inviter à se joindre à eux. Même si elle savait que le serpentard aurait de toute façon refusé d’une manière pas très aimable.

De là où elle se trouvait, elle ne pouvait pas vraiment voir ce que Malfoy fixait mais il semblait captivé. Elle essaya de regarder dans la même direction que lui, et elle vit Harry qui faisait encore des acrobaties dangereuses.

Il n’y avait pourtant aucune fille à épater ici…

Mais Harry faisait comme ces garçons qui cherchent à prouver quelque chose pour qu’on les remarque.

Elle se demanda si Harry savait que Malfoy l’observait et si c’était pour cela qu’il se comportait de cette façon.

Comme quelqu’un qui cherche à impressionner la personne qu’il aime…

Elle sourit de sa propre bêtise et discrètement, enfin elle espérait plus discrètement que Draco le faisait pour Harry, elle chercha des yeux le feu follet de son cœur qui venait semble-t-il d’attraper le vif d’or.

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Ce qu’il pouvait l’énerver !

Draco ne souhaitait qu’une chose, que Potter tombe de son balai et qu’il se fasse très trèèès trèèèèès mal ! Mais ce crétin était tellement chanceux qu’il pouvait se permettre de faire des idioties sur son balai sans risquer de faire une chute. Draco se demandait pourquoi il restait là à regarder le balafré, si au moins il pouvait tomber…

Irrité de son propre comportement, Draco s’obligea à fermer la fenêtre. Il se moquait de Potter ! Il se moquait que ce crétin dont la vie ne tenait qu’à un fil s’amuse avec ses amis. Lui, à sa place, il ne perdrait pas un temps précieux en gaminerie, il chercherait un moyen pour échapper à son destin.

Potter avait choisi de foncer dedans tête baissée, grand bien lui fasse ! Draco savait comment tout cela allait se terminer. Potter allait simplement se faire tuer, et après ça sera le tour de ses précieux amis et le sien…

Draco ne comprenait pas pourquoi tant de gens croyaient en Potter. Il ne voyait pas d’espoir lui. Il n’avait pas envie d’espérer pour rien.

Que voient-ils chez lui ? Et pourquoi je ne vois rien, moi ? Pourquoi ne puis-je pas espérer moi aussi ?

Comment ce type aux yeux trop verts pouvait-il seulement espérer parvenir à blesser Voldemort ?

-Tu mourras Potter, murmura-t-il sinistrement en collant son front contre la vitre froide, et je te suivrai de près…

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Alors que Draco ruminait ses sombres pensées dans sa chambre, alors que le trio d’or prenait l’air, dans la cuisine du vieux manoir une étrange scène avait lieu.

-…pas ici…

La voix était rauque.

-Tu en meurs d’envie…

La réponse presque amusée.

-Non…Lupin, répéta la première voix, p-pas comme ça…

Severus Snape était plaqué contre le plan de travail, sa robe relevée jusqu’à la taille et son pantalon baissé. Et Lupin, le si-gentil-Lupin, le si-respectable-professeur-Lupin, le fiancé-de-Tonks, avait sa bouche dans son cou et sa main sur son sexe, et il mordait, branlait, suçait, caressait Severus et le tout à un rythme presque désespéré.

Severus ferma les yeux, il savait tôt ou tard en revenant vers l’Ordre que quelque chose de ce genre se produirait.

Ce n’était pas leur première fois ensemble…

Il laissa le loup-garou introduire un doigt en lui.

S’il savait que c’était le seul qui en avait le droit ! Le droit de baiser Severus Snape…

Il gémit douloureusement mais l’autre ne s’arrêta pas. Il fallait qu’il se détende, qu’il se calme mais la porte était ouverte et n’importe quel gamin pouvait apparaître d’une minute à l’autre.

Il se sentit soulevé brusquement puis le sexe de Lupin entra en lui sans plus de cérémonie. Il mordit l’épaule du loup-garou qui martelait déjà en lui pour ne pas crier.

C’était toujours brutal et rapide avec Lupin. Pour la simple et bonne raison que Lupin attendait le point de saturation pour laisser libre cours à son envie. Severus savait que Lupin se détesterait pour ce qu’il faisait mais plus tard, pas maintenant…

Maintenant, Lupin fermait sûrement les yeux, Lupin n’allait pas tarder à l’appeler par le prénom de l’autre.

Severus était maintenant perdu dans le plaisir. Il mordait souvent l’épaule blanche et ses ongles s’agrippaient à la peau maintenant en sueur.

Severus était amoureux.

Remus aussi.

Mais les loups-garous ont cette particularité de ne donner leur cœur qu’une seule et unique fois.

Remus n’avait pas donné son cœur à Severus.

Et la personne à qui il l’avait donné était morte.

Tonks ou Severus ne parvenaient pas à le remplacer. Tonks ne savait rien. Et Severus arrivait à combler, pendant quelques minutes, le manque qu’il avait de l’autre.

-Sirius…

Ce n’était qu’un gémissement accompagnant un dernier coup de rein. Et déjà Remus réalisait que ce n’était pas Sirius, que l’homme qui venait de jouir entre ses bras ne serait jamais Sirius…Il refoula ses larmes alors qu’un vide immense prenait place en lui.

Il lui manquait tant !

Il se détacha de Snape, il n’avait même pas joui cette fois et quand le mangemort approcha sa main pour le masturber, Remus recula et releva sans un mot son pantalon.

Il avait si mal au cœur. Le nom de Sirius raisonnait dans sa tête. Il haïssait Black pour l’avoir abandonné. Il n’était que la moitié de lui-même depuis ce jour-là.

-Excuse-moi, murmura-t-il à Snape sans le regarder, puis il sortit de la cuisine.

Severus soupira et se rhabilla lentement, se sentant courbaturé de partout.

-Plus l’âge pour ces conneries, marmonna-t-il pour lui-même.Tu fais chier Black, rajouta-t-il en grimaçant de douleur, même mort, tu me pourris la vie.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Severus avait été amoureux de Lupin…il devait être un peu loup-garou lui aussi pour ne pas avoir réussi à se trouver quelqu’un d’autre ou plus vraisemblablement un crétin d’humain complètement sous le charme.

Un sourire mauvais étira ses traits un bref instant, au moins, cet abruti de Black était mort…

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Quelques jours plus tard…

Lorsque Draco se réveilla ce matin-là, il regarda d’abord l’heure. Il était encore trop tôt pour descendre, il risquait de croiser Potter et les autres.

S’il était obligé de prendre son repas du soir avec le reste des habitants du manoir, pour les autres repas, il suffisait qu’il vienne après ou avant eux et c’était bon. Le repas du midi, il n’y avait souvent que Granger et lui, les autres ne rentrant que le soir. Et comme les réunions de l’Ordre ne commençaient qu’au début de l’après-midi, Lupin était absent aussi.

La veille tous les Weasley étaient venus sauf celui qui travaillait au ministère, Peter, lui semblait-il ou un truc du même genre. Ils étaient tellement nombreux que c’était impossible de retenir leur nom à tous.

Bref Draco avait passé l’après midi dans sa chambre mais il entendait les éclats de voix animées provenir du bas. Il avait même entendu des pétards, les jumeaux avaient encore dû ramener une de leurs inventions.

Il se demanda si Potter était allé roucouler avec sa rouquine.

Il n’avait pas vraiment suivi les tribulations sentimentales du balafré mais tout le monde ne parlait que de cela l’année dernière : Potter et Weasley, le couple de l’année !

Il ne savait pas ce qu’il en était maintenant mais depuis qu’il vivait ici il n’avait pas entendu une seule fois le balafré prononcer le prénom de la belette féminine.

S’ils étaient encore ensemble, le moins qu’on puisse dire c’est que leur couple ne semblait pas respirer la passion.

Lorsque Draco descendit tout était silencieux, ils étaient tous partis, il ne devait rester que Granger.

Il devait se rendre à la bibliothèque pour se fournir en livre et lorsqu’il y entra, Granger était déjà en train de faire ses recherches, elle lui adressa un bref sourire qu’il ne lui rendit pas.

Il était en train de chercher ce qu’il allait bien pouvoir prendre lorsqu’il l’entendit soupirer et grogner.

Il se tourna, étonné. Granger semblait pour une fois perdre patience et bloquer sur quelque chose et c’était assez rare pour intriguer Draco.

Il s’approcha doucement d’elle pour lire par-dessus son épaule ce qui la mettait dans cet état. Et il comprit.

Le livre entier était écrit en Slighr, c’était une langue ancienne inventée par les premiers sorciers. D’abord orale, elle s’était petit à petit étoffée, puis un jour les sorciers avaient créé l’écriture qui allait avec.

Depuis plusieurs siècles maintenant, on nommait aussi cette langue le dialecte des Sangs Purs pour la simple et bonne raison que les sorciers l’apprenaient à leur progéniture.

Aujourd’hui seules les vieilles familles de sang-pur connaissaient ce langage, et encore !

C’était complètement désuet un peu comme un patois et Draco se souvenait encore des leçons ennuyeuses qu’il avait dû supporter dans son enfance. Mais son père y avait tenu, disant que ça pourrait peut-être un jour le servir alors que sa mère trouvait, elle aussi, que c’était une perte de temps.

Draco avait toujours soupçonné son père de l’avoir obligé à étudier cette langue pour se venger de son enfance à lui où il avait dû faire de même. Il imaginait sans mal un petit Lucius boudeur dans une salle d’étude regardant par la fenêtre d’un air désespéré souhaitant plus que tout être dehors.

-Un problème, Granger ? demanda-t-il un sourire supérieur aux lèvres. Tu ne sais pas lire le Slighr ?

Pour une fois qu’il pouvait être meilleur que Granger !

-Tu sais lire ce truc ? demanda-t-elle en se retournant vers lui vivement.

-Possible, répondit-il en souriant narquoisement.

-Malfoy ! s’exclama-t-elle les yeux brillants, il y a des dizaines de livres que je ne peux pas traduire, et je suis sûr que la solution est là dedans, tout me ramène à ces livres mais impossible de les lire ! McGonagall n’y est pas parvenu non plus, elle m’a expliqué que seules quelques rares personnes savent déchiffrer ce truc !

Draco recula d’un pas. Il n’aimait pas que Granger le regarde avec ces yeux brillants. Il n’était pas son ami !

-C’est un travail long et fastidieux Granger et c’est surtout très chiant.

Et compliqué comme c’est pas permis !

-Je comprends, souffla la jeune fille, après tout ce ne sont pas tes affaires, c’est juste qu’on serait allés plus vite…

Draco grimaça et s’imagina cinq ans plus tard, toujours dans ce manoir lugubre, toujours ayant pour seules occupations sa lecture et critiquer Potter et finalement en être arrivé à lire les romans à l’eau de rose qu’il avait repérés au fond de la bibliothèque car il aurait lu tout le reste…

-Passe-moi ce livre ! grogna-t-il finalement en s’installant à ses côtés.

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Harry avait passé une sale journée, il n’avait, miraculeusement, pas été blessé cette fois mais sa tête lui faisait un mal de chien. Et il avait appris que Malfoy et Hermione avaient passé toute la journée à bosser ensemble.

Il ne voulait surtout pas de l’aide de la fouine ! Mais tout le monde avait semblé trouver cela formidable.

Et pendant le repas Draco et Hermione avaient discuté ensemble et même Ron et Lupin avaient participé quelques fois.

Lorsque Draco se leva enfin Harry était en colère sans vraiment savoir pourquoi. Aussi pour la première fois depuis trois semaines il suivit directement Malfoy sous le regard étonné de Remus et Hermione et gêné de Ron.

Draco pressa le pas, il savait que Potter le suivait, il avait senti l’exaspération du balafré au fur et à mesure du repas et il savait que ça allait encore lui retomber dessus.

Il n’eut pas le temps d’ouvrir la porte de sa chambre qu’il se retrouva brutalement poussé contre le mur. Sa tête cognant durement contre la paroi…

-A quoi tu joues ? grogna le survivant.

Draco porta sa main à son front en grimaçant, il ne saignait pas, c’était déjà ça…

Potter était en face de lui, semblant écumé de rage et prêt d’une seconde à l’autre à se jeter sur lui pour le frapper.

Et là, ce fut étrange, comme si Draco lui aussi retenait une colère sans en avoir conscience.

De quel droit ce con venait-il l’agresser ? Sa tête le lançait un peu mais la douleur était complètement surpassée par la haine qui l’habitait.

Il poussa un grondement sourd et attrapa Potter par le col et violemment le plaqua contre le mur.

C’était comme si tous les deux avaient attendu ces trois semaines avant de se jeter l’un sur l’autre. Trois semaines à se lancer des piques et des insultes.

La rage luisait dans leurs yeux et ils tremblaient de tous leurs membres, comme si leur conscience essayait de retenir leurs coups.

Et les poings de Draco se crispaient sur le pull de Potter. Il ne savait pas si il devait l’étrangler ou lui donner de violent coups de genoux là où ça fait mal. Peut-être devrait-il faire les deux en même temps ? Et ce crétin de Potter ne semblait même pas avoir peur. La haine dans ses yeux semblait s’être encore intensifiée. Mais il ne faisait pas un geste pour se défaire de l’emprise du serpentard. Comme s’il pouvait se dégager de la poigne de Malfoy à tout moment.

Cela énerva encore plus Draco.

-A quoi joues-tu ? répéta Potter acidement. Pourquoi cette soudaine envie de nous venir en aide ?

-Ta gueule ! cria presque Draco complètement hors de lui. Je ne t’aide pas Potter ! J’essaie juste d’avancer le jour de ton affrontement et donc celui de ta mort !

Harry trembla, Malfoy était si près maintenant. Il sentait son corps frémir contre le sien et son souffle hargneux contre sa bouche. Il eut l’impression que le serpentard allait vraiment lui faire mal et à cette seconde précise, il en était complètement paralysé.

Qu’est-ce qu’il m’arrive, bordel ?

Malfoy eut en effet un geste brusque, mais complètement inattendu. Il venait de passer ses bras autour des épaules de Harry, recouvrant son corps du sien et le jeune homme brun sentit son nez toucher le cou pâle.

Il a une odeur de chocolat, constata le gryffondor béatement.

Harry se sentit troublé jusqu’à ce qu’il entende la voix de Draco susurrer à son oreille.

-Oh oui, Potter, je veux que tu crèves…

Harry en eut la chair de poule mais ce n’était pas de peur…c’était cette voix…

Puis Malfoy se recula, et sans un mot entra dans sa chambre.

Harry contre le mur ferma un instant les yeux, mais l’odeur de chocolat avait disparu.

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Plusieurs heures plus tard…

Malfoy était sous sa douche et Harry cherchait toujours à comprendre pourquoi ils ne s’étaient pas purement et simplement battus dans ce couloir…

Harry avait bien entendu mis son miroir en marche directement. Il avait pu voir Malfoy en train de faire ses exercices physiques quotidiens avec une hargne étonnante. Il s’était vite retrouvé en sueur et essoufflé mais pour une fois Harry n’avait pas souri. Il ne cessait de penser à la scène du couloir, il était persuadé qu’il s’était retrouvé l’espace d’un instant dans les bras de son ennemi mais cela lui semblait d’un autre côté tellement aberrant qu’il avait dû rêver ou plutôt cauchemarder de cette scène.

Lorsque Malfoy sortit enfin de la douche, Harry put constater qu’il semblait toujours autant sur les nerfs. Ses mouvements étaient hachés, il le vit claquer la porte de la salle de bain, énervé.

-Chambre rose, murmura Harry en posant son doigt sur le miroir pour passer à l’autre pièce.

Il retrouva Malfoy en bas de pyjama qui se mettait au lit avec un livre.

Mais le livre ne semblait pas l’apaiser, Malfoy tournait les pages presque nerveusement. Puis au grand étonnement de Harry, avec un mouvement rageur le serpentard jeta le livre dans un coin de la pièce.

Harry ne savait pas ce qu’il arrivait au serpentard d’ordinaire si calme. Il ne comprit pas immédiatement ce que Draco était en train de faire.

C’était comme si son esprit ne voulait pas admettre une telle chose, pourtant naturelle.

Draco était allongé et une de ses mains avait disparu sous les couvertures.

Harry fronça les sourcils, et se recala, mal à l’aise, dans son lit, commençant lentement à comprendre.

La couverture de Malfoy avait glissé jusqu’à son ventre et Harry voyait parfaitement les muscles de son ventre se contracter et la cambrure de ses reins s’accentuer.

Il se masturbe ! réalisa Harry soudainement affolé.

Il voyait Malfoy entrouvrir les lèvres alors que le rythme sous les couvertures s’était semble-t-il intensifié.

Harry était complètement perdu. Il venait tout juste de réaliser que Malfoy était un être de chair et de sang, qu’il avait un corps à satisfaire…

Il avait toujours considéré Malfoy comme un être asexué. C’était pourquoi il pouvait le regarder nu sans être gêné, mais là la réalité lui sautait aux yeux. Pourtant il aurait dû s’en douter, il était même étonnant que Malfoy ne se soit pas caressé avant. Lui-même se soulageait régulièrement. Mais pour Harry, Malfoy ne devait pas paraître si « humain ». Malfoy n’avait rien à voir avec les choses du sexe !

Pourtant à cette seconde précise Malfoy puait le sexe, il était le Sexe !

Il réalisait, horrifié, qu’il était devenu dur et son regard ne semblait pas pouvoir quitter le corps du serpentard.

Je dois me calmer, pensa-t-il, c’est normal de réagir quand quelqu’un prend du plaisir…Tout le monde réagirait comme moi, n’est ce pas ?

Mais Harry n’arrivait pas à se calmer et le corps pâle en face de lui se cambrait un peu plus.

Harry se mordit les lèvres alors qu’une de ses mains se faufilait sous son pantalon de pyjama.

Il ferma les yeux lorsque ses doigts entourèrent sa virilité dressée.

Pense à une fille ! Pense à une fille jolie ! A Ginny…

Harry se força à virer de son esprit l’image de Malfoy se masturbant, et essaya de visualiser Ginny.

Il savait pourtant à quoi elle ressemblait, elle avait quand même était sa petite amie l’année dernière, mais il n’arrivait pas à l’imaginer, il essaya d’autres filles, mais une seule image lui revenait de plein fouet.

Il poussa un juron tandis que sa main commençait ces mouvements bienfaiteurs.

Merlin, je pense à lui ! réalisa-t-il, horrifié.

Il fermait les yeux de rage maintenant, se demandant ce que Malfoy était en train de lui faire faire.

Mais son corps semblait avoir débloqué, il voyait le corps pâle, il imaginait la couverture descendre encore et dévoiler le sexe rigide et gorgé de Malfoy et sa main allant et venant, allant et venant, allant et venant…

Harry gémissait maintenant, c’était bon ce qu’il se faisait, même si son esprit hurlait au scandale.

Et dans le miroir Malfoy venait de jouir en se mordant les lèvres.

Cela fut suffisant pour envoyer Harry par-dessus bord.

Lorsqu’il réalisa ce qu’il venait de faire, le gryffondor d’une main tremblante toucha le miroir.

-Je ne veux plus rien voir, murmura-t-il d’une voix rauque.

L’image de Malfoy dans sa chambre s’estompa petit à petit, laissant la place au reflet de Harry, décoiffé, les yeux encore brouillés par le plaisir et pourtant il était parallèlement étrangement pâle.

Un haut le cœur le prit.

Je crois que je vais être malade…

Et dans sa tête l’image de Malfoy prenant du plaisir était encore là…

Et Harry pensa en grimaçant qu’il n’avait jamais vu quelque chose d’aussi beau.

Il eut un nouveau haut le cœur et courut jusqu’à la salle de bain, ignorant que dans sa chambre rose, Malfoy le maudissait de toutes ses forces.

A suivre…

Et voilà, c’est fini pour ce chapitre, alors le programme du prochain (relit ses notes), de la haine, de la douleur et de l’incompréhension (waouh ça n'a pas l’air très joyeux…)

A la prochaine,

Toung-Toung

 
 
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