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au 07 Jan 09 :
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contenant 3718 chapitres
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Jusqu'à
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
19 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 4     Les chapitres     21 Reviews    
Jusqu'à accepter l'impossible
Remerciement : A quiproquo ma bêta à moua 

Dedicace : A baddy pour sa chanson dont je tairais le titre ici mais j’ai eu beaucoup de mal à relire la correction par sa faute (d’ailleurs je vois pas pourquoi je lui fais une dédicace pfff)

Chap. 3 : Jusqu’à accepter l’impossible

Souvent, au cœur de la nuit, lorsque le sommeil a pris possession du corps de Draco, lorsque son esprit est sous le contrôle de ses rêves, il la revoit…et il tremble….

Il revoit son corps tomber, sans vie, sur le carrelage froid de ce qui était leur demeure.

C’est comme un ralenti.

Au début, elle est debout, droite et fière comme toujours puis la lumière verte arrive sur elle, prenant son temps puisque nous sommes dans son rêve mais même ainsi il n’est pas assez rapide pour intervenir.

Il ne sert à rien.

La lumière atteint sa cible et elle tombe doucement, comme une poupée de chiffon. Elle est maintenant étalée sur le sol et ses yeux bleus sont restés ouverts, encore agrandis par la surprise qui s’est emparée d’elle quelques secondes plutôt. Mais ils ont déjà cet aspect vitreux si caractéristique des yeux des morts.

Cela ne l’empêche pas de se ruer sur elle et de la secouer…de lui crier de ne pas le laisser.

-MAMAN ! NON ! MAMAN ! NE ME LAISSE PAS ! NON !

Cela ne sert à rien bien sûr.

IL ne sert à rien.

Et il revit trop souvent cette journée maudite en rêve.

Sa mère ne reviendra pas.

Et même en rêve, il est incapable de la sauver.

Il ne sert décidemment à rien…

Il se rappelle que ce jour-là, elle l’a giflé. C’était la première fois qu’elle levait la main sur lui. Il se souvient de son air effaré alors qu’il touchait sa joue brûlante.

-JE NE TE LAISSERAI PAS MOURIR ! hurlait-elle le faisant doucement sortir de son apathie coutumière.

Elle venait de lui faire part de son plan pour qu’ils s’enfuissent, dans la masse grouillante et grossière que forment les moldus, elle avait appris que le maître voulait le tuer. « A quoi bon… », avait-il répliqué en haussant les épaules. « Il peut me tuer, j’en serais même plutôt content. »

Et là, la main de Narcissa était partie toute seule et elle s’était mise à crier. Elle qui n’élevait jamais la voix, elle qui s’acharnait à rester impassible quoiqu’il arrive.

-JE NE TE LAISSERAI PAS MOURIR ! NE T’AVISE JAMAIS PLUS DE BAISSER LES BRAS ! TU ES UN MALFOY ET UN BLACK ! PAS UNE LARVE AMORPHE !

C’est à ce moment là que qu’il avait compris à quel point elle l’aimait. Elle voulait tout laisser tomber, sa vie, son nom, sa fortune, ses croyances pour sauver son enfant.

Mais on les attendait en bas de l’escalier…

Il sait ce que les gens pensaient d’elle, qu’elle était froide et indifférente. Qu’elle n’aimait qu’elle-même.

Il se souvient, quelques années plus tôt, d’un élève qui comparait sa mère à celle de Potter. L’une à la chevelure de feu et qui s’était sacrifieé pour son enfant et l’autre d’une beauté glaciale qui serait capable de vendre le sien pour son propre profit.

Celui qui racontait ça, il n’avait pas laissé Crabbe et Goyle s’en charger, il s’en était lui-même occupé…l’autre ne parlera plus jamais de sa mère.

Sa mère était aussi forte et déterminée que celle de Potter, mais mille fois plus belle et élégante.

Mais lui, il n’est pas Potter.

Il se demande souvent si avec les pouvoirs dont on se plait à affubler le balafré, il aurait été capable de la sauver.

Lui, il n’a pas pu.

Il hait Potter pour ne pas être lui.

C’est un rêve, il le sait, mais il voit Potter, avec son sourire agaçant, le regarder pleurer sur le corps de sa mère et sa voix susurre : « Tu ne sers à rien Malfoy ! Tu ne peux même pas sauver les gens qui comptent. Elle est morte et c’est de ta faute… Pourquoi veux-tu encore vivre ? »

-Je lui ai promis…elle disait que l’avenir n’était pas aussi sombre que je l’imaginais mais que pour cela il fallait que j’y croie… »

-Croire en quoi ? Tu ne crois en rien ! Tu ne sers à rien !

Il regarde Potter qui tient un poignard dans sa main, il lui fait signe d’approcher et Draco se lève, comme un automate. Il n’y a plus que le garçon aux yeux verts, le poignard étincelant et lui.

« Il va me tuer » c’est la seule pensée qui lui vient en tête mais il s’avance quand même jusqu’à se trouver en face du gryffondor.

Potter lève le poignard et son sourire se fait cruel, ses yeux s’assombrissent, les muscles de son bras se tendent. Il va frapper, droit au cœur !

Draco se réveilla en sursaut, une main sur la poitrine. Il avait encore fait un cauchemar !

Il ne s’en souvenait déjà plus mais les battements de son cœur avaient du mal à se calmer. Il avait horreur de faire des cauchemars ou même de faire des rêves tout ce qu’il y a de plus banals.

Il n’aimait pas ne pas avoir le contrôle et les rêves, cela ne se contrôlait pas. Il paraissait qu’on rêvait à chaque fois, Draco était content de ne se rappeler que très rarement de ses rêves.

Il regarda brièvement en direction de sa fenêtre, pas la moindre lumière ne filtrait, il faisait encore nuit. Mais Draco n’avait plus du tout envie de se rendormir, ayant peur de refaire ce rêve affreux. Il avait l’étrange envie de pleurer.

Cela lui arrivait parfois, quand il se réveillait de cette façon. Mais Draco ne pleurait jamais, il serrait juste les dents, se répétant que ce qui brûlait ses yeux ce n’était pas des larmes, que sa vie allait s’arranger…

Cela faisait plus de trois mois que Draco vivait dans le manoir en compagnie des gryffondors. Nous étions en décembre, il neigeait beaucoup et Noël était dans deux semaines.

Granger lui parlait ce cette fête avec une sorte de joie enfantine que Draco ne comprenait pas. Il se demandait comment elle faisait pour paraître aussi insouciante.

Noël serait inexistant pour lui cette année, et ce n’était pas forcement une mauvaise chose. Il n’avait aucune envie de jouer la comédie du bonheur devant les gryffondors, même pour une journée.

En trois mois, peu de chose avait changé, si ce n’est que Draco supportait assez bien Granger et Lupin, il ignorait la belette royalement et il haïssait Potter encore plus qu’avant. Mais il ne le cherchait plus, Potter et lui s’évitaient et cela convenait parfaitement au serpentard.

Il ne se souvenait que trop bien comment s’était terminée leur dernière altercation.

Par une érection dure et douloureuse.

Draco doutait que Potter y soit réellement pour quelque chose, c’était une simple coïncidence. Son désir trop longtemps amorphe s’était simplement réveillé à ce moment-là. Depuis, cette incohérence ne s’était pas reproduite, Draco ne laissait plus son esprit s’évader lorsqu’il devait se soulager. Il ne pensait à rien, il relâchait juste la pression mécaniquement. Ce n’était pas très jouissif mais c’était suffisant.

Et puis, ce n’était pas dans ce manoir étouffant que Draco pouvait s’intéresser à sa vie sexuelle, il l’avait mise de côté. Granger étant la seule fille, il n’avait pas envie de se faire démembrer par Weasley et pour tout dire, il n’avait aucune envie de Granger, donc de ce côté pas de problème.

Ensuite il y avait de temps en temps d’autres filles qui venaient, pour l’Ordre mais Draco doutait qu’elles se laissent culbuter entre deux réunions par un ancien mangemort en manque…

Et puis il n’était pas en manque de toute façon ! Il gérait comme le ferait n’importe qui à sa place.

C’est juste qu’à Poudlard, il arrivait toujours à trouver de quoi faire…

Il se demanda si Potter avait une vie sexuelle mais il en doutait, ce crétin était puceau, le serpentard en était quasiment sûr. Il devait attendre l’âme sœur ou un truc du même genre…

Pathétique !

Draco secoua la tête, peu importe, Potter pouvait bien faire ce qu’il voulait, cela ne l’intéressait pas.

Il se tourna dans son lit. Il fallait qu’il dorme, ça lui éviterait de penser à n’importe quoi, au moins il ne cogitait plus sur son cauchemar, c’était toujours ça de gagner…

O°O°O°O

Comme Ron l’avait espéré, Harry arrêta de lui-même ses séances d’espionnage. Ce que Ron ignorait c’était la raison de ce brusque changement.

Harry était devenu imbuvable envers Draco. En réalité, il évitait le serpentard comme la peste mais cela ne l’empêchait pas de parler de lui à longueur de journée à Ron. Lui répétant combien le blond était fourbe et sournois, que c’était une ordure de la pire espèce, un charognard sans scrupules, etc. etc.…

Et Harry parlait de Malfoy encore et encore, durant leurs longues et fatigantes journées de recherches au milieu de la forêt inhospitalière.

Aussi, lorsqu’ils rentrèrent ce soir-là, Ron était psychologiquement épuisé.

Cette forêt qu’ils affrontaient tous les jours, il lui semblait qu’elle était hantée.

Ils tombaient, certes, de temps en temps sur des mangemorts et Ron était presque soulagé lorsque cela arrivait de voir des êtres humains à cet endroit.

Cette forêt lui faisait froid dans le dos, elle était bien plus inquiétante que la forêt interdite. Il lui semblait qu’elle se nourrissait de leurs pensées joyeuses, un peu comme un détraqueur végétal. Il n’aurait passé pour rien au monde une nuit dans cet endroit.

Le jour, cela restait encore supportable…

Ce soir-là, Harry était encore entré blessé. Ron était intimement persuadé que la forêt « attaquait » Harry. Lui-même était que rarement blessé. Et cette fois-là, Ron avait nettement vu une branche faucher son meilleur ami. Harry s’était relevé, saignant à l’abdomen, la baguette levée, criant à Ron de faire attention, que les mangemorts étaient là…

Mais Ron savait qu’il n’y avait que la forêt…

Voldemort devait sourire en les sachant là-bas tous les jours, s’épuisant inutilement. Il attendait que la forêt fasse le travail pour lui.

Comme d’habitude Pomfresh soigna Harry, disant que cela ne pouvait pas continuer ainsi. Remus aussi était inquiet, ainsi que le reste de l’ordre. Harry semblait presque insouciant, le nombre de ses blessures ne l’inquiétait pas plus que ça.

Pourtant il avait eu de la chance, souvent, trop souvent…

Une putain de chance qui allait finir par tourner, ne cessait de penser Ron.

Le rouquin avait plusieurs fois dû traîner son meilleur ami à demi conscient à travers la forêt pour rentrer.

Le seul que cette situation avait l’air d’amuser était Draco Malfoy.

Il disait à qui voulait bien l’entendre qu’il espérait ardemment que la prochaine fois Potter n’en revienne pas et pourtant, parallèlement, il bossait avec acharnement sur la traduction des bouquins mais il n’avait encore rien trouvé d’intéressant sur la cachette de l’horcruxe.

-Le crétin est de retour, soupira Draco assez fort pour que Harry l’entende.

Le gryffondor revenait avec Pomfresh de l’étage et semblait aller très bien.

Il foudroya le serpentard du regard et s’assit dans un fauteuil en face de la cheminée.

-La fouine est encore là, grogna Harry d’un air méprisant mais les yeux rivés sur les flammes.

Ils restèrent là assis tous les deux dans leurs fauteuils, avec la même attitude butée, contemplant les flammes.

Ron faisait son compte rendu à Lupin. Hermione surveillait du coin de l’œil les deux garçons près des flammes, souhaitant qu’ils restent assez calmes pour ne pas gâcher la soirée.

Remus écoutait Ron avec attention. Chaque jour, il voyait que le rouquin s’alarmait un peu plus. Ron avait peur pour Harry et il disait que la forêt était pour l’instant une menace bien plus importante que les quelques mangemorts qui osaient s’y aventurer et que Harry ne semblait rien voir.

Cela faisait plusieurs semaines que Remus envisageait une solution pour protéger Harry à distance. Il en avait parlé à Mc Gonagall, Arthur, Molly, Snape, Tonck et Maugrey et ils avaient tous approuvés son idée. Disant même qu’il fallait la mettre en place le plus tôt possible.

Mais Remus savait que cela n’allait pas être aussi simple. Encore fallait-il que les deux principaux concernés acceptent le marché.

Il se demandait lequel des deux serait le plus dur à convaincre, ils se haïssaient tellement !

Mais le loup-garou avait pris sa décision. Il ne pouvait pas se permettre de perdre Harry au cours d’une mission.

Il ne le perdrait pas, il s’était fait la promesse de le sortir vivant de cette guerre.

La mort ne faisait pas peur à Remus. La guerre était en quelque sorte ce qui le maintenait en vie.

Il ne croyait pas en grand-chose, pour lui il était plus dur de vivre que de mourir. Il était un monstre, ses amis étaient morts, l’un d’entre eux les avait trahis et Sirius l’avait lui aussi laissé…

Sirius qui lui avait pourtant promis qu’il resterait avec lui…à tout jamais.

Il avait menti.

Remus se sentait si seul, si misérable.

Il avait souvent eut envie de mourir mais on le retenait sur terre. Il devait prendre soin de Harry, il devait lui permettre de vivre dans un monde sans guerre, sans Voldemort.

La mort devait encore attendre.

Remus s’était vu attribué le rôle de Dumbledore au sein de l’Ordre. Il était devenu le nouveau chef d’une centaine de personne. Il se demandait pourquoi on l’avait choisi, lui. Il n’avait rien d’un meneur d’homme comme James, il n’était pas attrayant comme Sirius. Il n’aimait pas ce rôle, ce n’était pas fait pour lui mais il l’avait accepté, se disant qu’ainsi il pourrait protéger Harry plus facilement.

Il avait vite déchanté, Harry serait toujours en danger, quoiqu’il fasse, et cela jusqu’à ce que Voldemort soit tué.

Mais Remus avait décidé que la mort devraitattendre pour Harry aussi, et Remus pouvait être très déterminé. Il jeta un bref coup d’œil sur Draco et Harry. Demain il leur parlera de son plan. Ce soir, il les laissait encore dans l’ignorance. Une dernière journée.

O°O°O°O°O°O

-ALLEZ HARRY, ON RENTRE!

Pourquoi est-ce que Ron lui criait après si fort ? Ça résonnait dans sa tête, Ron était pourtant juste à côté. Juste au-dessus même.

Harry leva sa tête douloureuse, il ne se souvenait même pas d’être tombé. Ron le regardait d’un air alarmé.

-PUTAIN, MAGNE-TOI, ILS VONT REVENIR !

Harry grimaça, essaya de se lever et poussa un petit cri qui se répercuta dans sa tête comme un hurlement strident.

-Je ne peux pas, murmura Harry mais il eut l’impression qu’il hurlait.

-MERDE ! PUTAIN DE MERDE ! TU AS MAL OU ?

-Moins fort…

-QUOI ?

-Parle moins fort, marmonna Harry.

-COMME ÇA, ÇA VA MIEUX ?

Harry secoua la tête, il entendait tout de manière décuplée, c’était affreux. Ils étaient encore dans la forêt et ils venaient de se faire attaquer par d’étranges fantômes, l’un d’entre eux s’était enroulé autour de sa jambe et Harry avait senti un froid glacial là où le spectre l’avait touché et il avait dû s’évanouir.

Maintenant, il ne parvenait pas à bouger la jambe et il avait affreusement mal à la tête, la voix de Ron se mélangeait aux bruits de la forêt et à des murmures étranges.

Pomfresh allait le tuer.

Ron se pencha, l’attrapa sous les bras et le souleva difficilement.

-PROMET-MOI DE TE METTRE AU REGIME !

Harry gémit, s’appuyant lourdement sur son meilleur ami. Il sursauta en entendant un cri strident.

-QU’EST-CE QUI SE PASSE ?

Ron regardait les alentours, inquiet, soutenant Harry du mieux qu’il pouvait. De toute évidence il n’avait rien entendu.

Harry remarqua que Ron avait l’arcade sourcilière en sang. Il fronça les sourcils, la seconde d’après ils avaient transplané, dans un champ juste à côté du manoir, dans la zone de transplanage.

Ron le traîna sur les cents mètres qui les séparaient de l’entrée. Harry regardait dans un état second, sa jambe inerte racler le sol. Il était plus inquiet par le bruit assourdissant qu’elle faisait que par le fait qu’elle ne lui réponde plus.

Il entendait déjà les gens parler dans le manoir, pourtant il était encore à l’extérieur. Il entendit même la voix traînante de Malfoy et Snape lui répondre.

-Ron, murmura-t-il difficilement, lâche-moi, je veux arriver debout…

Le rouquin jeta un coup d’œil à son meilleur ami. Harry n’était pas en état de se mettre debout mais il s’arracherait les deux jambes plutôt que de laisser Malfoy le voir si mal en point.

Il soupira, aida Harry à prendre appui contre le mur et ouvrit la porte.

Ils étaient tous là, Mc Gonagall, Pomfresh, Maugrey, Remus, Tonk, Snape, Malfoy et Hermione.

Ron s’avança, mais Harry resta sur le seuil, prenant un air impassible.

-RON, TU SAIGNES !

Ron regarda Hermione d’un air étonné, avant de s’apercevoir qu’il saignait en effet. Puis ils se mirent tous à parler en même temps et Harry grimaça.

Il ne pouvait pas bouger, il s’écroulerait et plutôt crever que s’écrouler devant la fouine. Mais le bruit qu’ils faisaient tous était tellement assourdissant qu’il crut que sa tête allait exploser. Il dut se tenir au mur.

Il était tout pâle et le bruit semblait de plus en plus fort. Il sentit que quelqu’un le forçait à avancer, Ron sûrement. Il leva les yeux et aperçu Malfoy assis sur une chaise. Il avait un sourire cruel aux lèvres.

-C’est de pire en pire ! Avec un peu de chance la prochaine fois, il succombera…

Malfoy avait dû murmurer cette phrase pour lui-même car Harry l’entendit normalement alors que les autres criaient encore.

Harry se détacha des bras qui le tenaient pour se jeter sur son ennemi mais il s’écroula lamentablement au premier pas.

La dernière chose qu’il entendit fut un ricanement méprisant, puis ce fut le noir.

°O°O°O°O°

-Ah Harry! Comment te sens-tu?

Harry venait d’ouvrir les yeux. Il était allongé sur le canapé. Il sourit à Remus. Il allait beaucoup mieux. Il n’avait plus du tout mal à la tête. Et il se souvenait de tout.

-Très bien. Je suis resté inconscient longtemps.

-Non seulement quelques heures, il est prêt de minuit maintenant. Peux-tu bouger ta jambe ?

Le gryffondor fronça les sourcils, se concentra et fit bouger ses jambes sans problème.

-Tout va bien, sourit-il, enthousiaste.

Il se tourna vers ses amis, tout le monde semblait être resté mais ils faisaient tous une drôle de tête. Un peu comme si quelque chose de sérieux venait de se produire.

Il fut en un instant alarmé, peut-être qu’il y avait un autre problème ?

Il se tourna vers Pomfresh mais elle regardait simplement Remus, semblant attendre quelque chose.

-Nous devons parler, annonça justement le loup-garou.

Harry acquiesça, s’attendant au pire.

-Tu es beaucoup trop souvent blessé. Cette fois encore, cela aurait pu mal se finir. Tu comprends que nous ne pouvons pas nous permettre de ne rien faire.

Harry comprenait à peu près l’inquiétude de Remus mais il ne voyait pas du tout où il voulait en venir.

-Il se trouve, reprit le loup-garou que nous avons trouvé une solution qui garantirait dans une certaine mesure ta sécurité.

Harry toujours allongé, se mit en position assise, il avait la nette impression que la suite n’allait pas lui plaire.

-As-déjà entendu parler d’un mariage sorcier ?

Cette fois Harry était complètement perdu. Pourquoi Remus parlait de mariage ? Il secoua négativement la tête.

-Le mariage sorcier est un ancien rite, très peu utilisé de nos jours. Peu de gens sont prêts à s’unir si…« pleinement », ce mariage n’a pas que des avantages. Ce ne sont pas simplement deux personnes qui s’unissent, ce sont deux magies. Les sorciers qui se sont mariés de cette façon deviennent tellement proches qu’ils peuvent sentir l’état d’esprit de l’autre et même aller jusqu’à se passer mutuellement leur force et leur énergie en cas de besoin.

Tout le monde regardait Harry qui se demandait vraiment pourquoi Remus lui racontait tout cela.

-Je vois, se sentit-il obligé de dire même s’il ne voyait rien du tout.

-Une personne en danger et mariée de cette façon peut puiser dans l’énergie de son conjoint pour se sortir d’affaire, précisa Mc Gonagall qui avait compris que son ancien élève était perdu.

-…

Harry commençait vaguement à comprendre. Mais ce ne pouvait pas être cela ? C’était trop absurde !

-Le divorce n’existe pas pour ce mariage, lorsqu’on se marie de cette façon, c’est pour la vie, ajouta Maugrey, par contre si le mariage n’est pas consommé, il peut s’annuler…

Cette précision sembla nourrir les craintes du gryffondor qui eut un petit rire nerveux.

-Vous n’allez quand même pas me marier ? demanda-t-il son rire mourrant dans sa gorge.

Il y eut un grand silence que Snape brisa, faisant sursauter Harry.

-C’est la solution la plus simple et la plus sûre. Et ce ne sera que temporaire.

Harry fusilla du regard l’ancien maître de potion et se rendit enfin compte de la présence de Malfoy dans un coin de la pièce, encore plus pâle que d’habitude qui semblait en état de choc. Harry décida de savoir pourquoi la fouine semblait si perturbée, mais plus tard. Pour l’instant il avait un autre problème.

-Remus, c’est une plaisanterie ?

Le loup-garou secoua la tête d’un air désolé et Harry poussa un gémissement plaintif.

-Mais c’est de la folie ! s’écria-t-il vivement. Et qui sera mon épouse ?

Il vit Malfoy sursauter dans son coin mais n’y fit pas attention.

-Il te faut quelqu’un d’assez puissant et qui reste en sécurité, qui ne participe à aucune attaque, répondit Remus. Le but, c’est que tu puises dans l’énergie de la personne et pas l’inverse.

Harry tourna la tête, effaré, vers Hermione, il ne pouvait pas l’épouser, Ron le tuerait, même si ce n’était que provisoire, sa mort à lui n’aurait rien de temporaire.

-Hermione ? questionna-t-il, inquiet.

-Non ce n’est pas elle. Hermione est puissante mais pas de la façon qui nous intéresse, son énergie purement magique n’est pas suffisante. Il fallait quelqu’un de plus résistant, dont la magie soit quasiment instinctive, sang pur de préférence, même si toi tu ne l’es pas. L’essentiel, c’est que le donneur d’énergie le soit, cela sera plus efficace.

Harry fronça les sourcils.

-Ginny ? demanda-t-il.

-Non Harry, reprit Remus d’une voix douce, elle n’est pas assez puissante et il ne s’agit pas d’une fille…ni d’une femme d’ailleurs, poursuivit-il en voyant le gryffondor se tourner, horrifié, vers McGonagall. Il s’agit d’un garçon…

Le rire nerveux de Harry sembla le reprendre. Remus ne pouvait pas être sérieux, les garçons ne pouvaient pas se marier entre eux. Dans son coin, Draco avait serré les poings et Severus le regardait avec inquiétude.

-Non ! Sérieusement Remus ! C’est déjà assez ahurissant comme plan, alors s’il te plait, va droit au but, dis-moi quelle fille -et Harry insista bien sur le mot fille- sera mon épouse provisoire, si j’accepte cette mascarade, bien entendu !

Les autres échangèrent un regard gêné, puis Remus reprit la parole toujours de son éternelle voix douce.

-Tu sais Harry, chez les sorciers, l’homosexualité n’est pas considérée comme anormale, juste comme moins courante que l’hétérosexualité.

-Et Lupin peut en témoigner, ricana Snape froidement.

Remus foudroya l’ancien maître de potion du regard, ignorant les yeux intrigués posés sur lui.

-Le mariage sorcier ne prend pas en compte le sexe des mariés, il s’agit avant tout d’un mariage de magie, expliqua McGonagall.

-Attendez…ça veut dire que vous voulez vraiment me marier et avec un garçon ?

La voix de Harry venait de partir dans les aigus et il regardait tout le monde d’un air effaré. Ron et Hermione baissaient la tête confirmant ainsi qu’il avait très bien compris.

-Il faut que vous soyez d’accord bien entendu, reprit Mc Gonnagall. Nous attendrons vos réponses, nous vous laissons jusqu’à demain pour y réfléchir.

Harry crut qu’il avait mal saisi, McGonagall parlait à la seconde personne du pluriel, comme si le garçon concerné était ici, avec eux…

Il te faut quelqu’un d’assez puissant et qui reste en sécurité, qui ne participe à aucune attaque.

Il n’y avait qu’une seule personne dans l’entourage de Harry qui ne fichait rien de ses journées, qui tel un parasite empoissonnait son existence par sa simple présence.

-Qui ?

La voix de Harry était devenue glaciale. Il regardait fixement en face de lui, surtout pas dans le fond de la pièce, du côté de l’autre

-Draco, répondit Remus doucement.

Harry serra les mâchoires et les poings, son regard se durcissant un peu plus.

-Plutôt crever ! annonça-t-il sombrement. Je vous conseille d’oublier cette histoire !

-Voyons Harry, réfléchis, relativisa Remus, ce ne sera que provisoire, tant qu’il n’y a pas consommation, le mariage peut s’annuler…

-Je t’arrête tout de suite, se leva Harry subitement hors de lui, jamais je ne toucherai à ce déchet de l’humanité ! s’écria-t-il en pointant Malfoy du doigt. Et jamais je ne l’épouserai !

Malfoy le regardait sans broncher avec un mépris évident.

Comment Remus et les autres pouvaient-ils seulement lui proposer une telle chose !

Il n’avait pas besoin de se marier, pas besoin de protection et surtout pas besoin de Malfoy !

Il partit d’un pas excédé dans sa chambre. S’il restait, il risquait de vraiment s’énerver...

°O°O°O°O°

Il savait que Ron allait venir lui parler, il ne fut donc pas surpris de l’entendre frapper à sa porte deux heures plus tard.

Harry ne s’était pas vraiment calmé, il ne cessait de repenser à cette stupide proposition et à Malfoy qui ne semblait même pas perturbé. Ce connard restait quasiment toujours impassible ! Et Harry se souvenait aussi très bien de la façon dont il s’était écroulé sur le sol, sous les yeux de la fouine quelques heures plutôt.

Je le hais ! Je le hais ! Je le hais !

Lorsque Ron entra, Harry était donc excédé contre le monde entier en général et Draco Malfoy en particulier.

-Tu te rends compte, ce qu’ils ont osé proposer ? Tu peux imaginer ça une seconde ? Moi, me marier et avec LUI ! Mais Remus a fumé quoi avant de penser à cette horreur ? Putain, c’est de Malfoy dont il s’agit ! Déjà c’est un mec mais même sans ça, c’est Malfoy, bordel !

-Je crois que tu l’as déjà dit ça, commenta Ron en s’asseyant sur une chaise.

-Et ce crétin restait impassible ! poursuivit Harry. Comme si cela ne le concernait pas !

-Alors là, je te détrompe, tu étais dans les vapes lorsqu’ils ont annoncé leur plan et Malfoy était tout sauf impassible.

Harry cessa un instant de gesticuler et demanda à Ron de poursuivre.

-Il a commencé à blêmir, puis il t’a foudroyé du regard. Il a dit que n’importe quelle petite gourde pourrait faire l’affaire, qu’ils n’avaient qu’à trouver quelqu’un d’autre. Qu’il ne te laisserait jamais pomper dans sa précieuse magie et qu’un Malfoy ne se marie pas avec de la merde…

-De la merde ? Il m’a traité de merde ? Il se prend pour qui ce sale petit enculé ?

Ron haussa les épaules et poursuivit son récit comme s’il n’y avait eu aucune interruption.

-Remus lui a précisé que s’il acceptait, l’Ordre s’arrangerait pour que le ministère le blanchisse de son passé de mangemort à la fin de la guerre. Donc s’il accepte ce mariage de quelque mois il obtient toute une vie de liberté.

-Tu veux dire qu’il s’en sortirait comme ça ? s’exclama Harry, outré. Je n’arrive pas à croire que Remus et les autres aient pu s’abaisser à cela ! Je suis sûr que Snape y est pour quelque chose !

-Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que Malfoy s’est calmé subitement et il a simplement dit qu’il y réfléchirait.

-Je n’y crois pas, ne cessait de marmonner le jeune homme brun.

Le gryffondor se demandait sérieusement comment Malfoy ne pouvait ne serait-ce que réfléchir à cette proposition…et puis que lui importait la réponse de la fouine ! Lui, il allait refuser donc le mariage n’aurapas lieu.

-Tu devrais y réfléchir, conseilla Ron comme s’il lisait dans ses pensées. Après tout ce ne sera que temporaire et tu auras la joie de faire souffrir Malfoy à distance.

Harry se tourna vivement vers son meilleur ami qui souriait assez amusé de la situation.

-Ce n’est pas drôle Ron, même si le côté faire-souffrir-Malfoy-à-distance semble être le seul truc positif de ce mariage, je ne pense pas que cela soit un argument suffisant…

-Tu seras deux fois plus résistant…

-Pfff, Malfoy est aussi résistant qu’une mémé gâteuse et handicapée. Il ne va me servir à rien.

-Tu plaisantes ? Son énergie magique est assez conséquente d’après Snape. Je sais bien que rien que l’idée de voir vos deux noms côte à côte te rend malade, mais tu devrais y réfléchir. Cette solution est la plus rapide et la plus efficace. Et les mangemorts ne trouveront jamais qui est ton conjoint, si jamais ils captent que tu as une autre source d’énergie que la tienne.

-Ron es-tu en train d’essayer de mon convaincre d’accepter cette mascarade ?

Harry ne souriait plus et Ron non plus. Ils se défiaient du regard silencieusement, puis le rouquin soupira.

-J’en ai marre que tu sois blessé, murmura-t-il, je crève de peur à chaque nouvelle expédition, me demandant si cette fois encore je parviendrais à te sortir de là ou si j’échouerais.

-…

-Toi, tu t’en moques, je le sais bien…Mais Harry, si un jour j’échoue, je ne me le pardonnerai jamais…

-Je…

-Laisse Malfoy te protéger lui aussi…je t’en prie…

Ron avait baissé la tête et ses poings étaient serrés sur ses genoux. C’était la première fois qu’il faisait vraiment part de son inquiétude à Harry.

-Je vais y réfléchir, murmura finalement le survivant avec réticence, je donnerais ma réponse demain…

Ron releva la tête, hochant la tête en signe de remerciement.

Il ne restait plus qu’à espérer que son ami prenne la bonne décision.

°O°O°O°O°O°

Le lendemain soir, Harry n’avait toujours pas pris sa décision. Il avait passé toute la journée à se convaincre que non il n’avait pas rêvé et qu’il devait réfléchir à une proposition de mariage avec Malfoy.

Harry avait envie de réfléchir à tout sauf à cela.

De toute façon, il ne pouvait pas épouser Malfoy !

Harry croyait au mariage.

C’était peut-être l’une des seules choses à laquelleil croyait. Même son oncle et sa tante semblaient avoir réussi leur mariage.

Il avait toujours pensé qu’il épouserait une fille qu’il aimerait…

Pas le mec qu’il haïssait…

Il savait pourtant que cette mascarade n’aurait du mariage que le nom…

Quelques mois et on annule…

Mais il n’arrivait vraiment pas à se faire à cette idée…

Il était donc sorti pour réfléchir, sachant que les autres attendaient sa réponse dans le salon.

Il faisait nuit et froid et il n’avait même pas pris de manteau.

Avec un peu de chance, je mourrais d’une pneumonie et ils oublieront cette histoire de mariage !

Il leva la tête mais les étoiles n’étaient pas là ce soir, cachées par de grands nuages sombres, il allait sûrement bientôt faire orage…

Avec un peu de chance, je mourrais frappé par la foudre…

Il baissa la tête, quelque chose avait attiré son attention, un bruit…

Avec un peu de chance, c’est la pleine lune et Remus va venir me déchiqueter !

Il plissa les yeux mais ne distingua rien, il se frotta les bras, il avait vraiment froid maintenant et le tonnerre commençait à gronder au loin.

Et puis merde ! Je rentre et je leurs dis que je refuse ce mariage !

Harry commença à faire demi-tour, lorsqu’une voix le stoppa.

-Alors Potter…ta décision est prise ?

Harry se retourna, Malfoy sortait du coin sombre où il avait entendu le bruit.

-Je pourrais te retourner la question, répondit Harry froidement, quoi que je connaisse ta réponse.

-Ah oui ?

La voix de Malfoy était presque amusée et Harry sentit son estomac se contracter.

Un éclair zébra le ciel, les éclairants un fugace instant et il put voir le mépris dans les yeux du serpentard.

-Tu vas accepter, poursuivit Harry, car tu as trouvé la solution idéale pour laver tes mains pleines de sang. Tu me dégoûtes !

-Je n’ai jamais tué personne…mais si tu m’insultes encore, ça risque d’arriver, annonça Draco froidement.

Il sursauta en entendant Potter ricaner d’un air mauvais Ce genre de rire n’allait vraiment pas au gryffondor. Quelques gouttes commençaient à tomber mais aucun des deux n’y prit garde.

-Malfoy, tu peux dire ce que tu veux, tu es quand même celui qui a causé la mort de Dumbledore, même indirectement !

Draco blêmit mais fut heureux que la nuit cache sa réaction.

-Dans ce cas Potter, cracha-t-il, tu as tué tes parents, Diggory et Sirius Black ! Sans toi, ils seraient encore tous en vie !

Il ne vit pas le coup venir mais le choc, il le sentit. Potter venait de lui assener un coup de poing violent dans l’estomac. Draco n’eut pas le temps de récupérer son souffle que les coups pleuvaient sur lui.

-SALAUD! CONNARD! FUMIER ! FILS DE CHIENNE! hurlait Potter en tapant encore et encore ?

Draco se protégeait tant bien que mal, commençant lui aussi à frapper Potter, donnant des coups de pieds aux gryffondors, ils roulaient par terre, griffant, frappant, mordant.

Puis Draco se retrouva sous Harry, la pluie tombait depuis longtemps mais ils ne s’en étaient même pas aperçus. Harry frappait toujours et Draco l’appelait « assassin, meurtrier, tueur, criminel » dès qu’il pouvait reprendre un peu de souffle et des larmes de rage roulaient sur les joues du brun. Il lui semblait qu’il ne pourrait jamais frapper Malfoy aussi fort avec ses poings que ce dernier le faisait avec des mots.

Malfoy avait tort ! Malfoy avait tort !

Les coups de Harry perdaient en puissance et bientôt il s’écroula sur Malfoy, simplement s’accrochant à sa chemise avec toute la rage qui lui restait et pleurant contre son torse.

Malfoy ne disait plus rien, il avait mal partout et il n’avait même plus la force de se dégager du corps de Potter.

Il avait les yeux ouverts et regardait la pluie tomber sur eux, essayant de ne pas penser au corps agité de sanglots sur lui.

Pourquoi était-ce toujours aussi violent avec Potter ? Pourquoi avait-il, lui aussi, envie de pleurer ?

Il gémit légèrement lorsque Potter se dégagea enfin, plusieurs minutes plus tard.

Il l’entendit se lever difficilement et cette fois il ferma les yeux.

Il avait froid à cause de Potter.

-Malfoy ! Crois-moi, je vais faire de ta vie un enfer!

La voix de Potter était basse et sombre. Draco frissonna.

Il l’entendit ouvrir la porte d’entrée et annoncer aux autres.

-J’accepte d’épouser Malfoy !

Draco ricana nerveusement, toujours allongé sous la pluie froide, le corps endolori.

Il ricanait mais il avait l’étrange envie de pleurer.

Vive les futurs mariés ! pensa-t-il ironiquement.

Et il se releva doucement…

A suivreuh…

Voili voilo, j’espère sincèrement que vous ne vous êtes pas trop ennuyé avec ce chapitre mais je crains le pire !

Prochain chapitre : Mariaaaageuh

Bisous à tous !

Artoung (Sauvez les portes de vestiaire, faites ça contre un mur)

 
 
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