Note : Toujours pas à moi mais à JKR, toujours classé M donc attention !
Remerciement : A ma quiproquo à moua que j’aimeuh
Chapitre 4 : Jusqu’à tes lèvres Harry était entré trempé, la lèvre en sang, la chemise déchirée et il avait dit qu’il acceptait de se marier avec Malfoy.
Snape avait répondu avec indifférence que McGonagall les marierait le jour de Noël, si Draco était d’accord lui aussi.
Harry l’avait foudroyé du regard avant de partir à l’étage.
Quelques minutes plus tard la porte d’entrée s’ouvrait à nouveau. Draco était apparu trempé, sale et ensanglanté, il avait arrêté d’un geste de la main Severus qui avait bondi de son fauteuil pour l’aider. Il avait toisé l’assemblée puis une grimace de dégoût avait déformé ses traits lorsque d’une voix terne il avait annoncé qu’il était d’accord pour le mariage. Et il était monté lui aussi, boitillant légèrement, avec la furieuse envie de vomir.
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Deux semaines plus tard, Noël….
-Je ne pense pas qu’il soit nécessaire que je m’habille ainsi ! grogna Harry une nouvelle fois.
Remus l’aidait à placer sur ses épaules une cape de velours noir sans aucune fioriture mais qui donnait à Harry une classe indéniable.
Remus avait trouvé la tenue de Harry dans les affaires de Sirius. Ce n’était donc plus trop à la mode mais au moins Harry était vêtu pour l’occasion. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’on se mariait.
Harry trouvait que l’ensemble de sa tenue le rendait très élégant et cela l’énervait au plus haut point. Il n’avait aucune envie d’être avenant pour son mariage avec la fouine. Tout était impeccable, du pantalon noir, à la chemise blanche en passant par la cape…
-Ta mère me tuerait de là où elle est, si elle pensait que je te laissais te marier sans y mettre les formes.
-Et mon père te tuerait s’il savait que tu me laissais épouser Malfoy, répliqua froidement Harry du tac au tac.
Remus eut un petit rire amusé.
-Je ne crois pas, répondit-il, ton père aurait plutôt tué Draco…
-Ha oui ?
-Non, rigola Lupin, je suis sûr que ce petit péteux lui aurait plu. Il n’aurait cessé de l’embêter juste pour le faire sortir de ces gonds…
-Arrête, murmura Harry, ne fais pas comme s’il s’agissait d’un mariage d’amour.
-Mais…
-Mes parents auraient détesté, coupa Harry en baissant les yeux, pour la simple et bonne raison que je déteste aussi ce mariage…
Il entendit Remus soupirer. Il savait que le loup-garou faisait tout pour détendre l’atmosphère mais d’ici une poignée de minute, il allait se marier avec Malfoy et rien ne pourrait lui remonter le moral.
Il n’avait pas revu le serpentard depuis leur fameuse « discussion » sous la pluie. S’il l’avait vu Harry aurait été bien capable de le tuer, enfin c’était ce qu’il se plaisait à penser. Les insultes du serpentard l’avaient bien trop touché et Harry se détestait pour ça. Il ne savait pas comment Malfoy s’y prenait pour faire mouche à chaque fois…
Comment arrive-t-il à me blesser autant en quelques mots ?
Harry avait complètement occulté le fait qu’il s’était masturbé une fois en pensant à Malfoy. Pour lui cette erreur était due à un trop plein de fatigue et il avait décidé d’oublier. Pourtant, il ne regardait plus jamais dans son miroir. Il avait peur d’y revoir le Draco qu’il avait aperçu ce jour-là. Celui qui se perdait entre ses draps…
Harry secoua la tête, si quelqu’un perdait quelque chose c’était bien lui. Il perdait l’esprit. Quelle idée de penser à cela maintenant !
-C’est bon Harry, on y va ?
Le gryffondor se tourna vers Remus, qui lui faisait un sourire encourageant.
Harry sourit faiblement en retour. Après tout, il se prenait trop la tête avec ce mariage. Dans quelque mois ils l’annuleraient et tout sera fini…
Il suivit Remus et descendit dans le salon, où les autres étaient déjà là. Ils n’étaient pas nombreux, il fallait qu’il y ait le moins de personne au courant. Ron, Hermione, Maugrey, Molly et Arthur Weasley (le reste des Weasley avait préféré ne pas venir), Tonks et McGonagall…C’était tout. Malfoy et Snape devaient encore être en haut.
Harry ferma les yeux et s’avança.
Bientôt…tout cela sera fini…
Bientôt…
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Harry avait pourtant passé des noëls affreux dans sa courte vie mais celui qu’il était en train de vivre les dépassait tous haut la main.
Il se trouvait au milieu d’un cercle étrange empli d’arabesques compliquées, tracé magiquement par McGonagall.
Harry était très mal à l’aise.
Il entendait ses amis chuchoter. Il essayer de ne pas regarder Molly Weasley qui reniflait en répétant inlassablement à son mari que son petit Harry avait bien grandi et qu’il était magnifique en marié.
Il ne voulait pas non plus regarder McGonagall, pourtant juste en face, mais il pouvait sentir son regard compatissant posé sur lui.
Il resta impassible en entendant Malfoy et Snape descendre des escaliers et il ne se retourna pas.
On peut dire que la fouine avait pris son temps !
Il ne le regarda toujours pas lorsqu’il vint se placer à ses côtés dans le cercle. Leurs épaules se frôlèrent, le cercle était décidemment trop petit !
-Tenez-vous pas la main, annonça McGonagall.
Harry n’eut pas le temps de protester qu’une main douce se faufila dans la sienne et que des doigts s’entrelacèrent aux siens.
Il eut l’espace d’une seconde honte de sa main moite à cause de sa nervosité et beaucoup moins douce, presque calleuse. Mais cela ne dura qu’une seconde, bientôt ce fut la colère de sentir cette main dans la sienne qui l’emporta.
Il se tourna, outré, vers Malfoy mais ses insultes moururent au fond de sa gorge.
Malfoy ressemblait à un prince…Il ne portait pourtant qu’une simple robe de velours argenté dont le col mao et les multiples boutons faisaient penser aux tuniques asiatiques. Harry ne pouvait s’empêcher de trouver cela très classe. C’était peut-être cette simplicité qui le laissait bouche bée, ou peut-être était-ce la façon dont les cheveux blonds tombaient autour du visage pâle, lui donnant un air distant et mystérieux.
Ce Draco-là lui faisait penser au Draco du miroir…
Harry se sentit rougir. Malfoy regardait droit devant lui et le gryffondor remarqua qu’il serrait les dents.
Il ne sut pas pourquoi mais il pressa un peu la main blanche, comme pour rassurer le serpentard.
Malfoy étonné, darda une fraction de seconde ses yeux gris et glacés sur lui.
Harry se força à détourner le regard. Il était en train de devenir fou. C’était la seule explication au fait qu’il trouvait Draco Malfoy, ce soir-là, époustouflant de beauté.
Beau ou pas, il ne perdait pas de vue que Malfoy restait un gros conard.
McGonagall était à présent en train de psalmodier des incantations incompréhensibles et la main de Draco serra involontairement la sienne.
Harry écarquilla les yeux, du contour de leur cercle s’échappait une lumière d’une blancheur éclatante, il eut la stupide envie de sourire et de rire. Cette lumière était la magie, la magie blanche dans toute sa simplicité. Elle entourait Harry et Draco de sa pureté et sa force. Comme un immense feu blanc.
Puis le feu blanc ne se diffusa plus que sur la moitié du cercle et Harry sentit un froid glacial l’envahir. Un rideau d’ombre s’élevait de l’autre côté du cercle. Non pas un rideau, aussi étonnant que cela puisse paraître il s’agissait aussi d’une lumière mais une lumière complètement noire. Un immense feu noir, prenant autant de place que la lumière blanche mais ne se mélangeant pas à elle.
Harry s’accrochait désespérément à la main de Draco. Il n’avait plus envie de rire, il avait en lui un mélange de peur et d’attraction. La magie noire était si puissance…
Ils étaient encerclés par les deux magies.
Puis il lui sembla que le cercle tournait à une vitesse ahurissante et bientôt les deux couleurs se mélangèrent pour devenir une multitude de couleur. Rouge, bleu, jaune, violet, vert…et toutes les autres jaillissaient, comme des flammes lumineuses, de leur cercle.
C’est alors que Harry comprit.
La magie venait d’être conviée à leur mariage…
C’était donc cela un mariage entre sorcier…
Il entendit la voix de McGonagall s’adresser à lui. Elle lui demandait s’il acceptait de s’unir magiquement à Draco Malfoy, s’il l’acceptait comme époux…jusqu’à ce que la mort les sépare…
Harry ne pensa même pas à dire non. Le oui aurait pourtant dû lui écorcher les lèvres mais il lui était venu avec un naturel déconcertant.
Quelques secondes plus tard, Draco répondait oui à son tour d’une voix étrangement rauque.
-Bien, approuva McGonagall, vous pouvez vous embrasser maintenant.
Harry resta immobile. Qu’est-ce que McGonagall venait de dire?
Embrasser…Malfoy…
-Mais ça ne va pas ! s’exclama-t-il en lâchant brusquement la main du serpentard.
Il ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi il ne l’avait pas lâcher plus tôt.
-Harry, commença McGonagall en fronçant les sourcils, c’est la condition nécessaire à la validité du mariage. On ne vous a donc pas prévenus ?
-Quoi ? Mais bien sûr que non, on ne m’a pas prévenu ! Et je refuse d’embrasser ce…ce …!
-Oh par pitié Potter ! Ne rends pas tout cela encore plus ridicule que ça ne l’est déjà !
Harry se retourna, offusqué, vers Draco. Ce dernier le regardait fixement, puis il s’approcha avec une grimace de dégoût.
Harry ne comprit pas pourquoi il ne se recula pas. Il semblait que son cerveau ne commandait plus rien, la seule pensée que Malfoy allait vraiment l’embrasser le clouait sur place.
Malfoy s’arrêta à quelques centimètres de ses lèvres, les yeux toujours dans les siens. Harry pouvait sentir son souffle chaud contre sa bouche, il avait les yeux écarquillés d’horreur et stupeur mêlées.
Puis ses yeux se plissèrent un peu lorsqu’il sentit les lèvres de Draco s’appuyer contre les siennes. Et ils se fermèrent complètement lorsque le serpentard passa doucement sa langue contre sa bouche.
C’était mieux que tous les baisers qu’il avait reçus et déjà Harry oubliait qui le lui donnait, et déjà il en voulait plus.
Des frissons remontèrent le long de sa colonne vertébrale lorsque Malfoy entrouvrit les lèvres et Harry y glissa sa langue instinctivement. Il aurait voulu que ce qu’il ressentait à cet instant ne s’arrête jamais. C’était si doux et si excitant, il sentit un léger picotement à l’annulaire gauche mais n’y fit pas attention.
Plus rien n’avait d’importance que cette bouche incroyablement douée, que cette langue qui s’enroulait atour de la sienne et que cette odeur délicieuse que dégageait Malfoy. En gémissant, il glissa ses mains derrière la nuque du serpentard, pour approfondir encore ce baiser, si c’était possible.
Il ne voulait pas que Malfoy se détache et qu’il le prive de ce qu’il se passait en ce moment…
Il crut entendre Malfoy gémir lorsqu’il colla leurs corps l’un contre l’autre, mais cela venait peut-être de sa propre gorge. Il ne savait plus…
Il savait juste que c’était encore meilleur avec le corps de Draco contre le sien et pourtant la seconde d’avant il lui semblait que ce ne pouvait pas être meilleur, que c’était impossible…
Il sentit les mains du serpentard glisser sur ses hanches. Il en fut électrisé au point qu’il se cambra contre lui et fit jouer ses doigts dans les cheveux blonds. Son érection se frottait contre la cuisse de Malfoy mais Harry trouvait cela juste divin.
Et puis les mains sur ses hanches s’encrèrent un peu plus et le repoussèrent.
Un grognement mécontent s’échappa de la gorge du gryffondor et il darda ses yeux verts et contrariés sur celui qui était la cause du manque soudain qu’il ressentait.
Il n’eut pas le temps de demander à Malfoy pourquoi il avait arrêté ce si bon baiser que ce dernier le toisait avec un sourire moqueur.
-Il n’était pas utile que tu mettes ta langue dans ma bouche Potter ! fit-il d’une voix traînante et délibérément forte.
Cela fit à Harry l’effet d’une douche froide. Il comprit en un instant ce qu’il venait de se passer.
Il avait embrassé Malfoy…
Et il avait…
Harry se frotta exagérément la bouche du dos de la main, comme pour enlever toute trace du baiser.
Comment avait-il pu embrasser la fouine et surtout comment avait-il pu apprécié ça ?
En plus Malfoy avait clairement l’air d’être maître de la situation. Harry avait de plus en plus la furieuse envie de l’étrangler. Le serpentard le toisait avec un mépris évident, seules ses joues légèrement rosées cassaient un peu son image impassible.
Le gryffondor arrêta net de se frotter la bouche pour constater horrifié qu’un tatouage argenté en forme d’anneau luisait doucement à son annulaire gauche.
-Qu’est-ce que c’est que ça ? glapit-il.
-Il s’agit de ton alliance, indiqua McGonagall calmement, Draco aussi en a une…
Harry tourna brusquement la tête vers le serpentard. Ce dernier contemplait sa main d’un air mauvais, son anneau était doré et il semblait à Harry qu’il brillait encore plus que le sien. Il faut dire que sa peau était si pâle que l’alliance ressortait d’autant plus.
Harry songea qu’il y avait beaucoup de chose qu’on avait omis de lui dire à propos de ce mariage.
-Comment enlève-t-on ce truc ? marmonna-t-il en regardant plus attentivement son tatouage.
De plus près il pouvait voir de minuscules arabesques inclues dans le dessin de l’anneau. Il se surprit à penser que c’était assez joli.
-On ne peut pas l’enlever. Tu l’auras tant que le mariage n’est pas annulé, répondit Remus.
-Quoi ? Mais ce truc brille comme une lampe de poche ! Je ne peux pas me trimballer avec ça constamment !
-Lampe de poche ? intervint Draco. Quoi qu’il en soit je suis d’accord avec Potter. Sans parler du fait que porter sa marque me répugne, il est hors de question que ce truc brille piteusement à mon doigt.
-Cela devrait s’éteindre assez vite, intervint Tonks, c’est juste le contrecoup du mariage. Vos magies semblent être contentes, voilà tout.
Contente de quoi ? se demanda Harry. Je suis en plein cauchemar et ma magie est contente ! Génial…
Il foudroya du regard le serpentard mais ce dernier avait repris son sourire méprisant. Les yeux de Harry s’attardèrent un peu trop longtemps sur les lèvres encore gonflées de leur baiser et le sourire narquois de Malfoy s’agrandit.
Enervé par son attitude autant que par celle de son -oh putain, c’est vrai !- mari, Harry sortit du salon d’un pas excédé. Le regard qu’il lança au reste de l’assemblée dissuada quiconque de le suivre.
Il faut dire qu’ils étaient encore sous le choc du baiser auquel ils venaient d’assister. Hermione avait les joues un peu rouges, Ron avait blêmi. Mr et Mme Weasley s’étaient jetés un coup d’œil entendu.
-Excusez-moi, ironisa Draco quelques secondes après en sortant à son tour, mais je dois m’entretenir avec mon mari.
Le serpentard était songeur. Il ne comptait pas du tout parler avec Potter mais juste s’enfermer dans sa chambre pour y réfléchir et apaiser le flot d’émotion qui l’avait envahi à cause de ce baiser.
Ce n’était pourtant qu’un stupide baiser échangé avec cet enfoiré de Potter.
Draco avait embrassé pas mal de filles dans sa vie et même un garçon, une fois pour voir mais jamais il n’avait ressenti un truc pareil. Draco supposait que c’était à cause de la magie.
C’était exactement cela d’ailleurs, ce baiser était juste magique, cela n’avait rien à voir avec Potter.
-Alors comme ça il n’était pas utile que je mette ma langue dans ta bouche ?
Draco sursauta et lâcha sa poignée de porte. Il se tourna vers Potter dans le couloir. Ce dernier ne semblait vraiment pas avoir apprécié sa remarque et Draco eut un frisson en remarquant combien ses yeux verts étaient sombres. Il n’aurait peut-être pas dû ridiculiser le gryffondor…il était évident que Potter n’allait pas laisser passer ça.
-Bravo Potter ! Quelle mémoire ! ne put s’empêcher de se moquer Draco. Maintenant lâche-moi, je dois me désinfecter la bouche !
Draco vit le gryffondor plisser les yeux de colère et s’approcher rapidement jusqu’à se trouver en face de lui.
La seconde d’après Draco se retrouvait à terre, Potter venait de lui envoyer son poing dans la figure et il écumait littéralement de rage.
-Sale con! cria Harry. Et avant que tu demandes, il était utile que je te mette mon poing dans la gueule !
Et sans un mot de plus Potter repartit dans sa chambre.
Malfoy comprit avec stupeur qu’il était content que Potter ait réagi comme ça. Tout restait comme avant.
Le mariage n’était qu’une supercherie et le baiser un souvenir.
Et sa mâchoire lui faisait horriblement mal…
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-Je parie qu’ils sont chacun dans leur chambre entrain de bouder ! soupira Hermione.
McGonagall, Maugrey et les parents de Ron étaient partis. Les autres étaient assis autour de la table sirotant un thé tout en parlant de ce qui venait d’avoir lieu.
-C’est normal Mione, à la place de Harry je serais aussi parti m’enfermer dans ma chambre…et je me serais aussi pendu, tiens !
-En tous cas, ce mariage était très réussi, fit Tonks avec un air rêveur qui ne l’avait pas quitté depuis la cérémonie. Toute cette magie qui vibrait dans l’air, c’était magnifique…ça ne te tente pas un mariage magique Remus ?
Remus avala de travers sa gorgée de thé.
-Je…Tu veux dire pour nous ? demanda-t-il inquiet.
-Oui, je sais que c’est un peu tôt pour parler de mariage mais j’ai trouvé cela tellement fort !
-C’est sûr, un mariage forcé est toujours extrêmement fort et agréable à regarder, ironisa Snape d’un voix froide.
Remus lui lança un regard noir tandis que Tonk rougissait sous le sarcasme.
-Tu ne devrais pas rentrer chez toi, Snape ? fit Remus d’un ton acide. Quoiqu’il en soit Nymphadora, le mariage sorcier n’est pas pour moi. La magie sent que je ne suis pas que humain…les loups-garous sont aussi en quelque sorte des créatures magiques et c’est une magie sauvage. Le mariage sorcier ne marche que sur des sorciers et uniquement ça.
Nymphadora sembla déçue un bref instant mais releva vite la tête en souriant. Elle était amoureuse et c’était tout ce qui importait.
-Je suis admiratif Lupin, glissa Snape. Tu es tellement bien au courant de ces choses-là ! A croire que tu t’es documenté là-dessus dans le passé…Je me demande avec qui tu voulais te marier…
Il y eut un silence, Ron et Hermione avait nettement l’impression qu’ils n’avaient rien à faire dans cette discussion. Tonks, intriguée, regardait maintenant Remus qui avait pâli.
-Personne, murmura finalement le loup-garou d’une voix basse.
-Si Remus voulait vraiment se marier il aurait pu le faire normalement, fit Tonk.
-A moins qu’il n’y ait que le mariage sorcier qui lui permette de se marier avec cette personne, rétorqua Snape avec un sourire cruel.
Tonks ne voyait apparemment pas de quoi il voulait parler, ni Ron d’ailleurs. Mais Snape s’en moquait il savait qu’au moins quelqu’un dans cette salle avait comprit. Il jeta un bref coup d’œil amusé à Granger qui semblait perdu dans ses pensées.
-J’aimerais te parler, annonça Remus à Snape d’un ton sans réplique.
Il se leva et l’ancien serpentard après une grimace le suivit.
-Tiens la cuisine, commença Snape en arrivant dans la pièce, comme c’est original !
-La ferme ! siffla Remus. Je peux savoir à quoi tu joues ?
-Quoi, j’essaie juste d’ouvrir les yeux à cette pauvre Tonks. Tu comptes attendre encore longtemps avant de lui dire que tu es incapable de l’aimer ? Tu es vraiment lâche Lupin. Elle t’aime et toi tu joues avec ses sentiments…
-Tu ne sais rien de ce que je ressens ! s’exclama Remus excédé. Tu crois peut-être que c’est facile ? Moi, j’espérais qu’elle pourrait me guérir de son souvenir. Elle est si douce et forte à la fois…c’est la petite amie parfaite…Je me dis toujours qu’il suffit d’attendre pour que je l’aime, elle, que ça va venir...
Severus eut l’impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac. Lupin préférait tenter sa chance avec elle…alors que lui…il ne lui avait jamais laissé la moindre chance. Il était juste bon à servir de trou lorsque le loup-garou en lui avait besoin de copuler.
En quelque sorte seul le côté animal de Lupin semblait apprécier Severus et encore c’est parce que le sale chien n’était plus là. Severus était sûr que le loup aimait autant le chien que Remus aimait Sirius.
-Quoiqu’il en soit, reprit Remus d’une voix froide, cela ne te regarde pas. Je ne veux plus que tu fasses tes allusions douteuses, je ne veux plus que tu me parles de lui ou que tu en parles à quelqu’un d’autre. C’est compris ?
-Et moi, je ne veux plus que tu couches avec moi, répondit Snape sur le même ton.
Soudainement Remus l’accula contre un mur en serrant sa gorge avec son avant bras.
-Tu sais très bien que je ne veux pas non plus qu’on parle de ça ! gronda-t-il.
-Et que vas-tu faire Lupin ? Me tuer ? sourit Snape d’un air mauvais.
La pression contre sa gorge se relâcha et Remus eut l’air soudain extrêmement fatigué. Le loup-garou écarquilla les yeux lorsqu’il sentit les lèvres de Snape s’appuyer contre les siennes.
Cela ne dura qu’un bref instant et Snape se détacha, laissant Remus dans l’incompréhension la plus totale.
-Joyeux Noël Lupin, murmura l’espion avant de sortir.
Il est fou, pensa le loup-garou en le regardant partir.
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Le lendemain matin, la première chose que fit Harry en se réveillant fut de regarder son alliance. Il eut un soupir soulagé. Elle s’était arrêtée de briller au milieu de la nuit et il avait eu peur qu’elle ne remette ça. Mais il n’avait qu’un tatouage argenté qui ne luisait heureusement plus à son doigt.
Il se demanda si l’alliance de Malfoy brillait toujours ? Il espérait que oui, simplement car il savait que si c’était le cas, Malfoy serait furieux.
Harry avait eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, d’une part à cause de la lumière qu’émettait l’alliance et d’autre part parce qu’il s’était demandé comment il était sensé puiser dans l’énergie de Malfoy en cas de coup dur. Personne ne lui avait expliqué le mode d’emploi. Est-ce qu’il devait dire une incantation spéciale, ou faire un geste spécial, ou un bruit…
Harry eut un sourire il s’imagina sifflant et Malfoy obéir comme un chien et lui envoyer son énergie…
Ça pouvait être marrant…
Enfin Harry était content, il ne se sentait pas différent. Le mariage n’avait heureusement rien changé en lui. Tout allait redevenir normal. Il se servirait de Malfoy et de sa futile énergie. Il espérait que donner son énergie soit très douloureux. Il avait très envie que la fouine souffre.
Finalement tout cela n’était pas aussi catastrophique, Ron avait raison. Ce mariage allait lui permettre de faire souffrir l’autre conard en toute impunité.
Il jeta un bref coup d’œil à son miroir avant de s’y approcher.
Après tout, là il n’avait rien à craindre, il n’était pas fatigué et Malfoy était certainement en train de dormir, il pouvait bien jeter un coup d’œil…
Il était impossible que l’erreur de l’autre fois se reproduise.
C’est donc conscient et sûr de son bon droit que Harry posa la main sur son miroir.
-La chambre rose, ordonna-t-il froidement.
Il se recula immédiatement. Malfoy était devant lui. Enfin il devait être dans sa chambre mais quasiment collé à son miroir.
Son regard gris était froid et ses mains se posaient sur le miroir, bien à plat, on aurait dit qu’il examinait quelque chose.
Harry ignorait quoi, mais il voyait nettement la ligne amère que formaient les lèvres du serpentard. Il était évident que blondinet était en colère.
Il n’était vêtu que de son bas de pyjama mais Harry décida de ne pas s’attarder sur la peau pâle et les muscles déliés. Il était de moins en moins à l’aise.
Enervé, semble-t-il de n’avoir rien trouvé de particulier à son miroir, Malfoy donna un petit coup de poing rageur dessus. Puis, il se tourna la tête brusquement derrière lui et c’est là que Harry le vit.
Kreature.
Qu’est-ce que cet elfe de maison faisait dans la chambre de Malfoy ?
L’elfe et le serpentard étaient en train de parler de quelque chose qui ne semblait pas plaire au blond. Son regard gris allait du miroir à l’elfe constamment. Et Harry commença à avoir des sueurs froides.
Il savait pourtant que Kreature adorait les sangs purs et Malfoy était du pain béni pour lui. Il savait aussi que cet elfe avait très bien pu le voir en train d’espionner le serpentard à travers le miroir. Ils étaient tellement discrets que c’était tout à fait possible.
Kreature devait être en train de parler de ça à Malfoy et c’est pour cela que le serpentard regardait son miroir de cette façon.
Pourtant cela faisait des mois qu’il ne l’avait pas utilisé. Pourquoi Kreature le trahissait juste maintenant ?
Puis il comprit…il était marié à Malfoy à présent et l’elfe était au service de lui et de sa famille.
Et Malfoy était sa putain de famille !
Là c’était sûr, le serpentard allait le tuer !
Il vit Malfoy sortir de sa chambre, complètement hors de lui et quelques secondes après, sa porte s’ouvrait à la volée.
En une seconde le serpentard visualisa le miroir à côté de Harry qui montrait encore sa chambre.
-Espèce de salaud ! jura-t-il avant de se jeter sur le gryffondor.
Ils tombèrent tous les deux sur le lit et Harry commença à se débattre. Mais Malfoy fut plus rapide et coinça ses bras sous les siens, serrant fortement.
Harry s’épuisait inutilement à essayer de faire bouger Malfoy de son corps et le serpentard tentait tant bien que mal de garder l’autre sous son contrôle.
Mais ce conard de gryffondor était plus fort que lui.
Alors Draco décida de cracher ses insultes avant que leurs positions ne soient inversées et que Potter puisse le frapper.
-Tu n’es qu’un con Potter ! Tu m’entends ? martela-t-il. Je t’interdis de te resservir de ce truc ! Je t’interdis de m’espionner ! Je devrais te tuer pour ça ! Putain ! Je te hais ! Je te hais ! Putain !
Malfoy s’essoufflait mais Harry était juste cloué par la colère du serpentard et il ne profita pas de la situation. Il ne se débattait plus, il regardait Malfoy, sur lui, le bloquant avec ses cuisses…
Il avait les cheveux dans tous les sens et ses yeux luisaient de colère. C’était la première fois que Harry avait autant conscience d’un corps contre le sien. Même la dernière fois sous la pluie, il était trop énervé pour se rendre compte de quoi que ce soit.
Mais cette fois-ci, seul Malfoy était énervé, Harry était juste stupéfait. Il pensait juste que Malfoy était beau lorsqu’il était en colère. Ses yeux surtout…Oh oui ses yeux…il y avait une tempête dans ses yeux.
Le gryffondor blêmit en se sentant durcir. Il eut un gémissement désespéré qui attira l’attention du serpentard.
Il y eut un silence étrange.
Malfoy fronçait les sourcils, puis rapidement il écarquilla les yeux de surprise avant de sauter hors du lit comme s’il venait de se faire brûler.
-Putain Potter…Le ton du serpentard était incrédule. Tu me dégoûtes ! Tu-tu bandes pendant que je t’insultes !
Harry était maintenant aussi rouge qu’une tomate et il ne savait pas du tout quoi répondre. Il ignorait lui-même ce qui lui avait pris. Il n’avait jamais eu aussi honte de sa vie qu’en cet instant.
-Dégage, dit-il finalement au serpentard d’une voix basse.
-Putain oui, je vais dégager ! Ça pue le malade mental ici…Regarde-toi Potter avec ton miroir et ton érection dégoûtante ! Tu es vraiment dérangé mon pauvre vieux !
-Dégage, répéta le gryffondor d’une voix brisée. Ne viens plus dans ma chambre ! Je te hais aussi ! JE TE HAIS AUSSI !
Malfoy sursauta ne comprenant pas pourquoi il avait si mal au cœur et partit précipitamment de cette chambre.
En chemin il croisa l’elfe de maison.
-Alors Kreature avait raison, n’est-ce pas, à propos du miroir ?
Draco ne répondit pas et lui claqua la porte au nez. Il prit une chaise et la jeta de toutes ses forces contre le miroir qui ornait tout le mur. Ce dernier se fendit alors Draco frappa encore et encore jusqu’à ce que les bouts de verres commencent à tomber.
Bientôt le vrai mur se dévoilait à lui petit à petit et les morceaux du miroir brisé s’amoncelaient à ses pieds.
Dans son lit, Harry regardait fixement son plafond. Il était en train de pleurer.
Il n’avait pas besoin de se tourner vers son miroir pour savoir ce que Malfoy faisait. Le bruit de verre brisé était assez fort pour que tout le manoir l’entende.
Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
C’était erroné.
Pourtant c’était là, son corps lui avait ouvert les yeux de la plus humiliante des façons.
Il désirait Malfoy…
Alors oui, il y avait de quoi pleurer.
A suivreuh….
Hum hum…Je sais ce que vous allez dire : C’est deux là, dès qu’ils s’énervent ils se jettent l’un sur l’autre et bien vous n’avez pas tout à fait tort Mais bon, au moins maintenant Harry a capté qu’il désirait Malfoy (mieux vaut tard que jamais)
J’espère que ce chapitre vous a plu.
A plus
Artoung (N’usez pas vos pulls, enfilez donc un Draco)