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au 07 Jan 09 :
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pour 1451 fics écrites
contenant 3718 chapitres
qui ont générés 7530 reviews
 
     

     
 
Jusqu'à
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance
19 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 7     Les chapitres     21 Reviews    
Jusqu'à ton lit

Le lit de Potter.

Cela faisait longtemps que Draco y pensait.

Cela faisait longtemps qu’il en rêvait.

Et il était bien décidé à ne pas s’en approcher aussi longtemps qu’il le faudrait.

Lorsqu’il se coucha après sa fameuse discussion avec son mari, il était plus serein. Potter allait le laisser tranquille, c’est ce qu’il avait dit.

Il était donc plus serein mais il savait qu’il suffisait de bien peu pour qu’il craque. Draco n’avait jamais autant désiré quelqu’un comme il désirait Potter. Et tout cela à cause de ce putain de mariage.

Il aurait aimé revenir en arrière et refuser cette supercherie. Dire à tout le monde qu’il préférait encore une vie d’emprisonnement plutôt que d’avoir à toucher Potter…

Si seulement c’était vrai…

De son côté le gryffondor pensait quasiment la même chose mais il était beaucoup moins calme. Que Malfoy ressente la même chose que lui ne le rassurait en rien. La fouine le désirait et cela lui posait encore un plus gros problème.

En plus, d’après Malfoy, c’était à lui de se calmer, à lui de ne plus utiliser la magie.

Mais de qui se moquait Malfoy !

Ce n’était pas lui qui s’était attaché dans un couloir, autant qu’il sache ! Et la fouine rejetait tout sur lui ! Harry déglutit, penser au serpentard attaché contre un mur n’était réellement pas une bonne idée.

Il n’était pas sûr d’arriver à se retenir à la prochaine manifestation de ce genre. Il faut dire que ce conard de Malfoy était bandant, douloureusement bandant…

Putain, il préférait encore se castrer plutôt que de coucher avec l’autre tapette ! Parce qu’en plus de tout c’était un homme !

Comment était-on sensé faire l’amour avec un homme ? Comment savait-on qui allait être au-dessus ? Est-ce que c’était logique ?

Harry serra les dents, s’il devait se passer quoi que ce soit avec Malfoy, il s’arrangerait pour être au-dessus.

Plutôt crever que de le laisser me dominer et laisser sa queue s’enfoncer en moi !

Harry grimaça en imaginant le blond au-dessus de lui, lui écartant doucement les cuisses…Il l’imaginait aisément avec ses sales yeux de fouineur qui brilleraient encore et encore et ses mains décidées qui soulèveraient ses fesses et son ventre pâle qui se contracterait nerveusement tandis que son sexe viendrait lentement se créer un passage dans son anus…

Harry ferma les yeux alors qu’une vague de chaleur s’emparait de lui. Il avait envie de pleurer de rage et d’aller, une fois pour toute, se débarrasser de ce désir dans les bras de Malfoy.

Je le hais ! se répéta-t-il une nouvelle fois.

Il lui semblait que cette phrase, il avait de plus en plus besoin de se la répéter.

Il avait vraiment peur de faire une connerie.

Car vouloir sauter Malfoy et ainsi l’avoir pour mari définitivement était sans conteste une connerie.

La pire de toute.

O°O°O°O°O°O

Le lendemain soir, Harry rentra blessé, soutenu par Ron. Il marchait avec difficulté, le dos complètement bloqué et chaque pas lui arrachait une grimace.

Il n’y avait que Granger et Pomfresh dans le salon. Et pour cause, l’attaque des mangemorts que Snape avait annoncée avait belle et bien eu lieu. Les aurors avaient réussi à les repousser et George Weasley avait tué Naguini, personne ne savait ce que le serpent faisait loin de son maître. Par contre le rouquin avait été blessé et Pomfresh lui avait ordonné de garder le lit.

-Il y a un Horcrux en moins ! s’était exclamé Harry en apprenant la nouvelle.

-Il semblerait mais je n’en sais pas plus, Maugrey nous a dit ça en coup de vent tout à l’heure ! avait répondu Hermione avec un grand sourire tandis que Ron aidait Harry à s’allonger dans son lit, sur le ventre.

-Allez le voir ! poursuivit le gryffondor essayant d’oublier la douleur. Pomfresh va me soigner mais je veux savoir ce qu’il s’est passé !

Ron semblait aussi impatient de savoir que Harry mais il n’osait pas le laisser seul.

-C’est bon Ron ! Va voir ton frère et Hermione va avec lui !

Il fallut plusieurs minutes pour les convaincre pendant que l’infirmière préparait une pommade en grommelant. Si Hermione avait été étonnée de le voir revenir blessé, elle n’en avait rien laissé paraître. Et bientôt Harry se retrouva seul avec Pomfresh.

Mais pour une fois rien ne pouvait gâcher la joie de Harry même pas son atroce mal de dos.

Il y eut soudain un bip étrange dans la chambre de Harry mais il ne pouvait hélas pas se tourner vers Pomfresh pour savoir de quoi il s’agissait.

-Il y a une urgence à Sainte Mangouste Potter, je dois y aller ! dit rapidement l’infirmière tout en arrêtant le bip.

L’information n’arriva pas tout de suite jusqu’au gryffondor. Il se demandait comment ça se faisait que Pomfresh ait un bipeur…puis enfin il sembla comprendre alors que l’infirmière sortait de la chambre.

-Quoi ! s’écria-t-il douloureusement car il venait d’essayer de se lever. Vous n’allez pas me laisser tout seul comme ça !

-Bien sûr que non, fit Pomfresh en levant les yeux au ciel avant de crier. Malfoy ! Malfoy !

Et alors que Harry allait protester, d’un coup de baguette magique sa tortionnaire enleva sa chemise, laissant son dos nu à la vue de tous.

Lorsque Draco arriva enfin, il ne semblait pas de bonne humeur. Pomfresh avait crié son nom comme si quelqu’un était en train de mourir, alors qu’il était tranquillement en train de lire.

Il espérait juste que cela soit Potter et comme il arrivait devant la chambre du balafré, il lui semblait que ce petit miracle était finalement en train de se réaliser.

Il eut un sourire cruel mais qui retomba bien vite quand Pomfresh plaça entre ses mains un pot rempli d’une épaisse crème transparente.

-Je dois partir, lui dit-elle, il faut lui appliquer sur le dos, lentement et en douceur pendant vingt bonnes minutes ! Il faut bien que la pommade pénètre sinon ça ne sert à rien ! Je reviendrai demain ! Et qu’il ne se lève pas avant demain !

Elle lui lança un regard d’avertissement avant de transplaner laissant alors à Draco une vue imprenable sur la chambre de Potter…

Sur le lit de Potter…

Sur Potter…

Et sur son dos nu et musclé. Ses doigts se crispèrent sur le pot inconsciemment.

Potter semblait aussi hébété que lui. Ils se retrouvaient dans une situation qu’ils avaient à tout prix voulu éviter.

Bientôt Draco détourna le regard des yeux verts. Il préféra parcourir des yeux la nuque affolante, en partie cachée par les cheveux noirs qui finissaient leurs courses à cet endroit-là. Puis son regard troublé descendit encore, entre les omoplates tendues, sûrement à cause de la douleur et sur les épaules musclées, et plus bas, voracement plus bas …jusqu’à la chute de rein la plus excitante de la création.

Il s’humecta les lèvres sans s’en rendre compte, sans savoir non plus que ses yeux gris s’étaient assombris et que Harry les regardait complètement fasciné.

Il pouvait bien après tout soigner Potter…

Juste poser ses mains sur le dos caramel et les faire glisser pour apprendre le dessin de ses muscles…

Doucement.

Lentement.

Pour connaître les frémissements qui pourraient l’envahir…

Attentivement.

Presque religieusement.

Pour mémoriser son grain de peau, le rendre dépendant de ses doigts à lui…de sa peau à lui…

Oui, le toucher, le profaner de ses mains et désespérer de ne pouvoir le faire avec sa bouche…

-Ne t’avise pas de me toucher !

La voix étrangement rauque de Potter eut au moins le mérite de le sortir de son fantasme éveillé. Il y avait une sorte d’alarme dans cette voix et Draco s’obligea à poser les yeux autre part que sur le corps alangui sur le lit.

Finalement soigner Potter était une très mauvaise idée. Le serpentard s’avança cependant jusqu’au lit, les yeux toujours dans ceux de son vis-à-vis.

Il lui semblait que ces derniers temps leurs regards étaient constamment en train de se fouiller. Il ne voyait que du vert et il adorait cela.

-Je ne veux pas te toucher, murmura-t-il cruellement en posant la pommade sur la commode près du lit.

Potter le foudroyait du regard, semblant sur le qui-vive, le rictus mauvais de Malfoy ne présageait rien de bon. Et Harry était hors d’état de faire quoi que ce soit. Et Malfoy pouvait très bien le frapper voire le tuer ! Harry ne pouvait pas se défendre, il ne parvenait même pas à sortir de son lit et n’avait pas la moindre idée sur l’endroit où pouvait se trouver sa baguette. Et Malfoy s’était baissé pour se trouver à sa hauteur et Harry frissonna en sentant son souffle tout contre ses lèvres. Oh, si près de ses lèvres !

-Je suis…, murmura-t-il d’une voix suave. Je suis tellement heureux que tu souffres. Et j’espère que tu vas souffrir encore longtemps car rien ne me fait plus plaisir, mon cher mari

Le frisson de Harry s’accentua en même temps que le sourire cruel de Draco.

-Va au diable ! siffla le gryffondor. Et sors de ma chambre !

-Mais avec joie, Potter ! fit Draco d’un ton léger.

Mais son sourire se fana quand dans un « pop » retentissant, il se retrouva avec quelque chose entre les bras.

Ses yeux s’écarquillèrent d’horreur lorsqu’il comprit que ce qui était apparu dans ses bras n’était autre qu’un magnifique bouquet de fleur.

Il regardait les fleurs d’un air effaré, commençant à comprendre que c’était lui qui, il ne savait par quel moyen, avait fait apparaître le bouquet. C’était un bouquet de violettes qui semblait le narguer par sa simplicité et son charme. Il remarqua que Potter avait les yeux fixés sur le bouquet et qu’il s’était mit à rougir.

Mais ce n’était pas les fleurs qui le mettaient dans cet état, c’était un petit carton, posé dessus. Draco se hâta de le prendre, craignant le pire…

Mais Potter l’avait déjà lu…

« Rétablis-toi vite,

Mon amour

D.M »

Le serpentard resta quelques secondes à contempler son écriture sur un carton qu’il n’avait jamais écrit, enfin pas physiquement. Il était furieux contre lui-même. Sa magie lui faisait faire des trucs humiliants et devant Potter !

Il ne voulait pas que Potter aille mieux !

Et Potter n’était pas son amour !

Il froissa le carton et jeta les fleurs à terre. Il évita de regarder le balafré lorsqu’il sortit, il n’avait aucune envie de voir son sale petit sourire amusé et son regard méprisant.

Mais Harry ne souriait pas. Il regardait les fleurs abîmées sur le sol, avec une drôle de boule dans la gorge. Personne ne lui avait jamais offert de fleur…

Il soupira tristement en entendant la porte de sa chambre claquer. Malfoy avait décidemment un drôle d’effet sur lui…

Il n’avait pas voulu utiliser le lien et il avait été blessé. Et il allait sûrement souffrir jusqu’au retour de Pomfresh ou des autres.

Mais il n’y avait pas d’autre choix, n’est-ce pas ?

Tout plutôt que Malfoy…

Il ferma les yeux lorsque son dos le lança une nouvelle fois, se convainquant que c’était un petit prix à payer…

Et dans sa chambre s’élevait l’odeur des violettes.

°O°O°O°O°O°O°

Cela ne pouvait pas continuer comme ça. Draco avait été assez humilié pour le restant de sa vie.

Il avait rétrospectivement :

Reniflé Potter.

Claqué des portes à tout va.

Eté enchaîné à un mur pour que Potter puisse se servir de son corps.

Offert des violettes à Potter, le tout accompagné d’un petit mot doux.

Il ne pouvait pas tomber plus bas…

Enfin c’était ce qu’il pensait.

Il voulait vraiment arrêter tout ça. D’autant plus que Potter semblait nettement moins perdre le contrôle que lui.

La seule chose d’invraisemblable que le balafré avait fait c’était de le déshabiller sans le toucher alors qu’il était attaché. Mais Potter s’était vite arrêté avec un air dégoûté, laissant Draco tremblant de désir.

S’il y avait bien une chose que Draco détestait, hormis Potter, c’était de perdre le contrôle.

Il fallait qu’il trouve un moyen de se contrôler et il ne voyait qu’une seule personne qui soit à même de l’aider…

O°O°O

-Je suis désolé Draco, mais je ne sais pas quoi faire pour t’aider…

-Professeur Snape, ça ne peut vraiment pas durer. Vous-vous savez, je vous ai expliqué ce qu’il risquait d’arriver. On ne peut pas permettre à une telle chose d’arriver…

Draco essayait de rester le plus impassible possible et de ne surtout pas rougir alors qu’il expliquait à son ancien directeur de maison qu’il risquait d’un moment à l’autre de coucher avec le balafré et ainsi de rendre leur mariage définitif.

-Il doit bien y avoir un moyen ! reprit Draco en passant une main nerveuse dans ses cheveux. Potter semble à peine touché par le phénomène. S’il parvient à se contrôler je dois pouvoir le faire aussi !

-Il est aussi possible que sa magie soit moins amoureuse que la tienne, supposa Snape.

Cette insinuation ne sembla pas du tout plaire au serpentard. Il lui semblait que son estomac venait de se transformer en bloc de glace.

Il devrait pourtant être heureux si ce que disait Snape était vrai. Ne pas avoir la moindre parcelle de Potter amoureuse de lui, ça devrait le soulager…mais sur le coup il se sentait vraiment mal.

Severus regardait attentivement son ancien élève. Il avait écouté l’histoire quelque peu décousue du jeune homme mais sa réaction en cet instant valait beaucoup plus que de longs discours.

-Mais je pense plutôt que si Potter arrive à se contrôler, c’est parce qu’il doit exorciser ses sentiments beaucoup plus que toi. On t’a appris à ne jamais montrer ce que tu ressens alors qu’on peut lire en Potter comme dans un livre ouvert. Tu as donc plus du mal à contrôler ta magie, tu ne peux pas tout faire…tu passes déjà le plus clair de ton temps à contrôler tes sentiments.

Draco ne voyait pas vraiment où Snape voulait en venir. Lui ne lisait rien en Potter à part une haine indescriptible à son égard. Mais c’est vrai que le balafré était beaucoup trop impulsif. Cela avait toujours été un plaisir de le mettre hors de lui et c’était aussi d’une facilité impressionnante.

-Je ne comprends pas, fit Draco presque pour lui-même, il est tellement détestable…Je ne comprends pas pourquoi ma magie l’a choisi, lui…

Severus se garda de faire le moindre commentaire, mais il trouvait la façon que Draco avait de séparer sa magie de lui-même assez divertissante. C’est comme s’il séparait son cœur du reste de sa personne. C’est complètement faux. L’ancien professeur avait de bonnes raisons de penser que le fait que Draco perde autant le contrôle de sa magie était justement dû au fait qu’il considérait sa magie comme une entité à part. Severus pensait que Potter lui ne faisait pas une si nette séparation.

Le gryffondor avait plus de mal à accepter la situation que le serpentard tout simplement parce que Draco se voilait la face volontairement. Et Severus pensait que le vrai problème venait de là. Tant que Draco considérera sa magie comme une entité extérieure alors il ne pourra pas la contrôler.

-Je pense que le mieux à faire dans ton cas ce sont des exercices de concentration, un peu comme de la légimentie mais pas de vision…de sensation. Je ne suis pas un expert là-dessus, c’est quelque chose de naturel que tu dois faire par toi-même. Cependant, je pense que Lupin sera peut-être en mesure de te donner des conseils. Après tout, il doit lui aussi sans cesse contrôler le loup qui est en lui.

Draco grimaça. Il n’avait aucune envie de demander conseil au lycanthrope. Peut-être qu’il pourrait trouver un truc dans un livre et se débrouiller tout seul.

Il en voulait à Snape de ne pas pouvoir l’aider. Après tout c’était de sa faute s’il était dans cette situation. Il aurait dû le laisser crever. Il regarda son alliance avec haine. Maintenant il était marié à Potter et c’était beaucoup plus compliqué que ce qu’il avait imaginé.

-Vous ne pouvez pas comprendre, souffla-t-il froidement, ce que cela fait de désirer la personne qu’on déteste le plus au monde. De savoir qu’une partie de vous en est amoureuse et d’en être malade…

Severus ne répondit rien, laissant Draco cracher sa haine et son désarroi.

Mais il savait, oui il savait… Tomber amoureux de son ennemi, c’est en effet affreux, mais ne pas l’accepter, c’était là le danger.

Et un jour Draco devra ouvrir les yeux…

O°O°O°O

Loin de l’inquiétude du blond, Harry était sur un petit nuage depuis quelques jours. La mort de Naguini lui avait donné un coup de fouet. Il avait ressentit la colère de Voldemort et avait vraiment passé une nuit affreuse, en plus c’était la même nuit où il avait dû attendre le retour de Pomfresh. La douleur l’avait empêché de dormir.

Mais il n’avait cependant pas été aussi heureux depuis longtemps, lorsque le lendemain Ron lui avait confirmé la nouvelle.

Il ne restait plus qu’à détruire deux horcruxes et Voldemort lui-même et ça serait terminé.

Hermione et Malfoy semblaient, en plus, avoir trouvé une piste dans leurs livres pour le dernier horcruxe et ils s’acharnaient d’autant plus sur les traductions et leurs interprétations.

Harry évitait bien sûr Malfoy le plus possible, ce qui n’était pas vraiment dur étant donné que le blond l’évitait aussi. Ils ne s’étaient plus trouvés en tête à tête depuis l’histoire des fleurs. Harry n’utilisait plus le lien et revenait blessé quelque fois mais personne ne faisait de commentaire.

Comme si tout le monde était au courant de ce qu’il se passait vraiment. Harry n’en avait parlé qu’à Ron mais il était sûr que Hermione était assez intelligente pour avoir compris toute seule et Remus avait une espèce de sixième sens assez agaçant quand on voulait rester discret.

Il n’était pas bien dur de savoir pourquoi Harry et Draco s’évitaient tout le temps en les voyant se dévorer des yeux dès qu’ils en avaient l’occasion.

Il se disait qu’avec un peu de chance, il n’aurait plus besoin du blond et de son énergie. Il avait vraiment hâte d’être débarrassé du lien et de divorcer.

O°O°O

Ce jour-là, cela faisait deux heures que Remus venait de se retransformer en humain. Il n’avait pas pu se procurer de la potion tue-loup cette fois-ci à cause d’une nouvelle attaque au ministère. Il avait à peine eu le temps de transplaner dans la cabane hurlante. Autant dire que la nuit avait été épuisante et douloureuse.

Severus l’avait trouvé inconscient et avec une grimace l’avait ramené au manoir. Pomfresh l’avait soigné mais le loup-garou restait fiévreux et délirait dans son sommeil. L’ancien directeur des serpentards n’était toujours pas parti du manoir.

Tonks avait attendu leur retour avec une inquiétude touchante et pathétique. Snape avait serré les dents quand elle avait prit les mains de Lupin, encore inconscient, dans les siennes.

Des gestes que lui n’aurait jamais le droit de faire…

Puis il avait pensé que la veille encore Lupin était allé le trouver, le matin même pour soulager ses pulsions sexuelles et que cette pauvre Tonks devait encore dormir en rêvant de mariage.

Il n’était peut-être pas le plus à plaindre, après tout …

Severus trouvait que c’était le moment idéal pour faire perdre à Nymphadora Tonks ses précieuses illusions.

Alors que Pomfresh soignait Lupin à l’étage, il lui avait parlé tout en sirotant son thé. Il l’avait vu rougir, puis blêmir mais au bout du compte il n’eut pas trop de mal à la convaincre, étant donné qu’il avait déjà passé plusieurs mois à éveiller ses soupçons. Il était pourtant évident que Lupin était un traumatisé des sentiments mais il faut croire que l’amour rendait vraiment aveugle…

Enfin, à présent Tonks commençait à douter et tout le monde savait qu’une femme soupçonneuse était capable des pires bassesses.

Une fois Pomfresh sortie, il l’accompagna même dans le couloir et la regarda se transformer, essayant de ne pas montrer son dégoût.

Lorsque ce fut fini, l’ancien professeur la regarda entrer dans la chambre de Lupin avec un sourire cruel.

Il ne restait plus qu’à attendre…

O°O°O

Remus papillonna des yeux douloureusement, ses instincts l’avaient averti d’une présence dans sa chambre. Il s’obligea à regarder en direction de la présence. Le soleil commençait à peine à filtrer entre les volets mais sa vue excellente lui permit de voir qui était là.

Celui qui hantait ses rêves depuis si longtemps…

-Sirius, murmura-t-il et il crut que son cœur allait exploser.

C’était sûrement le rêve le plus étrange qu’il n’avait jamais fait. Il avait tellement l’impression que tout cela était réel, ne serait-ce qu’à cause de la douleur qui lui vrillait la tête. Dans ses rêves, il pouvait toujours bouger mais là il était cloué au lit. La douleur ne lui permettait pas de réfléchir correctement alors si Sirius était là, dans sa chambre, il en déduisait qu’il était forcement en train de rêver.

Il laissa donc l’illusion s’approcher de son lit. Les yeux gris le dévisageaient d’un air assez sombre mais comme toujours Remus le trouva magnifique. Il eut la fugace pensée que lui avait l’air d’une vraie loque, alité dans son lit.

Il avait toujours détesté se montrer dans un tel état de faiblesse.

-Tu m’as manqué, articula-t-il alors que Sirius s’asseyait sur un coin du lit.

-Toi aussi, répondit enfin son interlocuteur après ce qu’il lui sembla un éternité.

Remus ne le lâchait pas des yeux, Sirius avait l’air si réel et pourtant tellement distant.

-…Le plus dur, c’est le réveil, murmura le loup garou presque pour lui-même.

-Pardon ?

-Quand tu viens me voir en rêve…Je voudrais ne plus jamais me réveiller…

-Ne pas te réveiller, signifie la mort.

La voix de Sirius était grave à présent et il regardait Remus avec inquiétude.

-Vivre sans toi est pire que ça, assura le loup-garou.

Sirius écarquilla les yeux sous la surprise et Remus fronça les sourcils. Le Sirius de ce rêve ne semblait même pas comprendre qu’ils étaient amoureux.

Remus eut un sourire très doux. Puisque c’était ainsi, il allait le lui rappeler. Après tout c’était son rêve. Il pouvait faire ce qu’il voulait.

Il fit signe à l’animagus d’approcher et quand il fut assez près, il glissa une main sur sa nuque et tranquillement approcha son visage.

Sirius se crispa un peu lorsqu’il posa sa bouche sur la sienne. Il avait les lèvres aussi douces que dans son souvenir et Remus eut envie de pleurer.

Cela avait l’air si vrai !

Et puis Sirius laissa sa langue pénétrer sa bouche, lui faisant pousser un soupir.

Ce baiser était étrange pourtant…Il avait l’odeur et le goût de Sirius mais Remus sentait que quelque chose n’allait pas. Comme si ce n’était pas vraiment un baiser de Sirius, mais il cessa d’y penser lorsque les lèvres de Black glissèrent dans son cou.

C’était si bon…

-Oh mon amour, gémit-il. Pourquoi m’as-tu laissé ?

Sirius ne répondait rien, se contentant de savourer la peau du loup-garou qui avait juste la force de se laisser faire.

-Je te hais…, souffla encore Lupin, de plus en plus perdu.

Alors l’homme aux cheveux noir cessa de l’embrasser. Il avait l’air résigné.

-Non, tu m’aimes, répliqua-t-il tristement.

Remus hocha la tête doucement.

-Et tu m’aimeras toujours, n’est-ce pas ?

-Tu le sais bien, fit Lupin, amer.

Sirius baissa la tête, ses mèches noires cachant à présent son visage au loup-garou.

-Au fond de moi, murmura-t-il enfin sombrement, je l’ai toujours su. Je vais te laisser te reposer à présent…

Remus se demanda pourquoi Sirius était en train de pleurer. Il voulait le supplier de rester et le prendre dans ses bras.

Et cesser d’avoir si mal au cœur.

Mais Sirius leva une baguette qui n’était pas la sienne et murmura un sort qui le toucha en plein fouet et le fit sombrer dans l’inconscience.

Tonks resta quelque seconde à contempler l’homme qui avait donné son cœur à son cousin. Dès demain elle le quitterait. Elle n’était pas du genre à espérer pour rien et les loups-garous n’aimaient qu’une fois.

La jeune femme était étrangement soulagée, au moins maintenant, elle savait. Elle n’aurait juste jamais pensé que cela faisait si mal.

Elle sortit de la chambre en reprenant sa forme normale. Snape était dans le couloir, bien sûr, regardant sa mine défaite avec une lueur cruelle.

-Alors ? questionna-t-il.

La jeune femme haussa les épaules, résistant à l’envie de le frapper et s’en alla. Elle ne ferait pas le plaisir à Severus Snape de pleurer devant lui.

Elle ne savait pas lequel des deux hommes lui faisait le plus pitié.

Remus avec sa lâcheté et son amour perdu…

Ou Snape avec son espoir idiot…

Non, la personne la plus pathétique ici, c’était elle pour avoir voulu croire aux contes de fée malgré tout…

Dans le couloir Severus la regardait partir en souriant froidement, tandis que dans ses rêves Remus appelait Sirius désespérément.

O°O°O°O

Hermione Granger avait une intelligence hors du commun et comprenait beaucoup de chose.

Elle avait compris pourquoi Tonks ne venait plus si souvent les voir.

Elle avait compris aussi que Remus pensait que c’était mieux comme ça.

Elle avait compris que Snape ne détestait pas vraiment le loup-garou.

Elle savait que son meilleur ami pensait plus à son mari qu’à la guerre, que les vampires avaient décidé de ne pas prendre parti, que l’économie au Japon n’avait jamais été aussi bonne qu’en ce moment, et aussi, entre autre, que Malfoy regardait son alliance plus de vingt fois par jour en soupirant.

Oui, elle comprenait beaucoup de chose.

Mais là, en ce moment, elle ne comprenait pas du tout pourquoi son cœur allait si vite. C’était peut-être le fait de voir Ron Weasley si heureux…

Nous étions au milieu du mois d’avril et Harry et Ron venaient de détruire l’Horcruxe qui se trouvait dans la forêt maudite.

Elle ne savait toujours pas comment ça s’était exactement passé. Les deux garçons étaient rentrés fous de joie et ils avaient commencé à parler en même temps, les yeux brillants et sautant partout. On aurait dit qu’ils venaient de gagner la guerre.

Ron l’avait serrée dans ses bras et l’avait fait tourner en riant très fort. Harry, bien que très heureux, était resté plus réservé, on aurait dit qu’une chose le préoccupait et il cherchait des yeux Draco Malfoy en vain, tout en racontant leur expédition avec de grands gestes.

Hermione n’écoutait pas vraiment, elle comprit vaguement qu’il était question de vase et de course-poursuite avec des monstres de la forêt. Mais elle était plus préoccupée par le fait qu’elle ne devait surtout pas rougir. Ron l’avait gardée dans ses bras tout en intervenant de temps en temps dans le récit d’Harry et elle se sentait incroyablement bien.

Harry était plus que satisfait. En l’espace d’un mois, ils avaient réussi à détruire deux horcruxes. Il ne restait plus que la piste des livres pour trouver le dernier et ensuite il irait tuer Voldemort.

Il sentait la colère de ce dernier. Une colère qui n’avait cessé de croître depuis la mort de son serpent mais ce n’était que lorsque le gryffondor était vraiment épuisé que sa cicatrice le faisait souffrir.

Alors, oui Harry avait de quoi être satisfait et pourtant il était parallèlement assez nerveux. Certes Ron, l’avait aidé à atteindre le vase et à se débarrasser des horribles choses qui se trouvaient dans la forêt mais il savait très bien que quelqu’un d’autre l’avait aidé…

-Il est toujours dans sa chambre, lui murmura Remus mais Pomfresh a dit qu’il devrait bientôt se réveiller.

Harry ferma les yeux. C’était la deuxième fois qu’il utilisait le lien depuis sa promesse de ne plus le faire.

La première fois, c’était il y une semaine, pour se débarrasser des attaques de monstres des marécages et Draco n’avait rien dit lorsqu’il était entré, il lui avait juste lancé des regards noirs toute la soirée.

Cette fois-ci, Harry sentait que c’était différent, il avait eu besoin de beaucoup trop d’énergie. Au point que le blond était tombé dans les pommes.

Il n’avait pas pu faire autrement. Il avait été attaqué par des oiseaux gigantesques car le vase se trouvait dans leur nid. Et il y avait eu beaucoup d’oiseaux et certains crachaient du souffre ou un truc équivalent et ça vous brûlait les poumons. Et puis vous suffoquiez sentant que ça commençait à ronger votre intérieur…comme un acide…

Harry serait mort sans le lien…

Il serait mort sans Malfoy…

Vingt minutes plus tard, Harry sut exactement que Draco venait de se réveiller. Il sut aussi au même moment qu’il était allé trop loin. Dans ce mariage Draco n’avait cessé d’être celui qui donnait et le lien entre eux le savait parfaitement. Il pouvait sentir la détresse de Draco et son besoin de lui.

Et tandis qu’il pouvait sentir par tout les pores de sa peau que Malfoy avait besoin qu’il lui fasse de bien, il avait une envie égale d’aller consoler le blond et d’effacer par tous les moyens possibles la souffrance qu’il lui avait fait endurer. Il regardait presque désespérément les escaliers et avait cessé d’écouter les discussions autour de lui.

Il ne devait surtout pas aller le voir…

Il ne ferait pas cette connerie…

Malfoy le tuerait s’il ne se contrôlait pas. Enfin, il se jetterait probablement sur lui et après seulement il le tuerait…

Etrangement ce fut la voix de Minerva qui réussit à détourner son attention.

-Regardait dehors, disait-elle, les nuages !

Lorsque Harry regarda par la fenêtre, il eut du mal à en croire ses yeux et complètement abasourdi, il se rendit dans le jardin, le cœur battant à tout rompre.

Malfoy avait fait fort cette fois-ci…

O°O°O°O

Le coeur de Draco battait très vite. Lorsqu’il était descendu, ils les avaient tous vu accolés aux fenêtres. Tous, sauf Potter…Il était donc sorti pour le trouver.

Le gryffondor se trouvait derrière le manoir, les yeux levés sur les nuages ridicules de Draco. Plein de petits nuages en forme de cœur qui formaient eux même un grand cœur. Le serpentard était vraiment dégoûté de lui-même. Comment sa magie pouvait-elle être aussi pathétique ? Elle était tout ce qu’il détestait. Elle devait certes être contente que Potter ait détruit un Horcruxe mais il y avait des limites à tout. Le serpentard s’obstinait donc à ne pas regarder le ciel mais il savait que les nuages prenaient une teinte rosée à mesure qu’il s’approchait de Potter.

La honte suprême…

Il se doutait aussi que tous les autres devaient commenter le phénomène derrière les vitres.

Draco serra les poings. Il déshabillait des yeux le gryffondor qui lui tournait le dos mais la lourde cape que ce dernier portait ne lui permettait pas de distinguer grand-chose.

Pourquoi avait-il fallu qu’il utilise le lien de façon si forte ?

Quelque chose s’était brisé en Draco.

Est-ce que Potter avait conscience de ça ?

Ça s’était brisé et ça s’effritait irrémédiablement, un peu plus, à chacun des pas qui le rapprochaient du brun.

C’est sa volonté qui avait été brisée.

Il ne pensait plus aux conséquences de ses aces. Il savait juste qu’il avait besoin de Potter. De sa présence…De ses bras autour de lui…

De sa chaleur…

Il lui semblait que cela lui était aussi nécessaire que de respirer.

Quand Potter se retourna enfin, Draco n’était plus qu’à un mètre de lui et il détesta son regard. Un regard qui le suppliait de ne surtout rien tenter.

Le serpentard pâlit visiblement quand le brun recula d’un pas incertain.

Mais pour qui se prenait-il avec son air effarouché?

C’était de sa faute s’ils en étaient là !

C’ETAIT DE SA FAUTE !

-Il ne fallait pas…murmura Draco sombrement.

-…

-IL NE FALLAIT PAS BORDEL ! hurla-t-il ébranlé par le silence du brun.

Harry sursauta, Malfoy semblait vraiment hors de lui et lui n’avait qu’une envie, le serrer fort dans ses bras.

Mais il ne devait pas…surtout pas…

-J’ai…Ils m’auraient tué…

Le gryffondor se détesta de bégayer alors qu’il n’aurait même pas dû se justifier. Il ne devait rien à Malfoy !

Sauf la vie…

-Et alors ? fit Draco en haussant les épaules comme si la mort de Harry n’avait aucune importance.

Etrangement cela fit l’effet d’un coup de poing au brun, il devait pourtant avoir l’habitude maintenant de ce genre de gentillesse

-Sympa tes nuages, répliqua-t-il avec un sourire cruel et ce fut au tour de Draco de blêmir.

-Oublie-les, dit-il d’une voix froide.

-Ça c’est impossible, c’est bien trop risible pour que j’oublie. Il faudrait que tu apprennes à te contrôler Malfoy, rajouta Harry en regardant les nuages d’un air songeur.

Draco avait vraiment envie de le frapper à ce moment-là, il détestait lorsque Potter était à ce point maître d’une situation. Il aurait voulu qu’il soit dans le même état que lui.

Peut-être que Snape avait raison…

Peut-être qu’il était le seul à être, en partie, tombé sous le charme…

Il serra les poings, tremblant de peur de ne pas être aimé par l’homme que sa magie avait choisi. Il voulait reculer loin de Potter mais son regard gris s’accrocha aux yeux verts, juste une seconde. Et l’instant d’après il se retrouva tout contre Potter.

Des bras autour de son dos et une tête nichée dans son cou. Potter l’avait pris dans ses bras et Draco s’était tendu, complètement surpris. Les cœurs dans le ciel devinrent rouge et Draco pria pour que Potter ne les regardent pas.

Ce n’était pas une étreinte tendre, c’était juste maladroit…tout comme leur relation en fait.

C’était maladroit et Potter respirait fort contre son cou, rigide lui aussi.

C’était maladroit mais Draco se sentait à sa place. Chez lui. Dans les bras de Harry.

L’instant d’après Potter se détacha de lui, sans le regarder et le blond comprit que cette brève étreinte n’allait pas suffire.

-Oublie ça, fit Potter d’une voix nerveuse.

Puis il partit comme s’il avait le diable aux trousses. Draco secoua la tête. Oublier…C’était plus facile à dire qu’à faire…

Mais Potter avait bien fait de s’enfuir…il avait été à deux doigts de perdre la tête…alors qu’il s’agissait juste d’une étreinte qui ferait pitié à un antisocial.

O°O°O

Le lit de Potter.

Cela faisait longtemps que Draco y pensait.

Cela faisait longtemps qu’il en rêvait.

Mais cette nuit c’était tellement fort…

Sa magie lui faisait perdre la tête.

Il avait…

Il avait besoin de Potter…c’était encore plus fort maintenant que pendant la soirée…

Il avait envie de lui…

Il en transpirait d’envie…

Il en pleurait aussi, en gémissant son prénom…

Ce fut l’esprit un peu fou qu’il se leva de son lit. La partie encore rationnelle de son esprit, le comparait, dégoûtée, à un drogué en manque avec Potter dans le rôle de la plus pure des cames…

Il parait que les drogués en manque peuvent vraiment faire n’importe quoi pour obtenir leur dose…

Draco, lui, le corps fiévreux, traversa simplement un couloir…

Il ouvrit une porte.

Pourquoi Potter ne fermait-il pas sa chambre à clé ?

Ses yeux gris s’obscurcirent dangereusement lorsqu’il le vit.

Potter dormait, sur le côté, lui tournant le dos. La porte derrière lui se referma dans un cliquetis discret et la gorge de Draco s’assécha.

Il avait l’impression que le martèlement violent que faisait son cœur allait réveiller Potter.

Lentement il se déshabilla et d’un geste de la main, il retira les couvertures et les vêtements sur le corps de Potter.

Le gryffondor frissonna mais ne se réveilla pas.

Et Draco qui avait perdu la partie contre lui-même, s’avança vers le lit, le corps en feu et des larmes de rage au fond des yeux…

-Pardonne-moi, Potter…

A suivre…

Voilà, j’espère que ça vous a plu!

Je crois qu’il ne reste que 2 ou 3 chapitres de flashback

 

A+

Artoung (sauvez les escaliers, montez Draco)

 
 
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