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Note : Ce chapitre contient un lemon donc je préfère vous avertir. Chapitre 7 : Jusqu’aux étoiles Harry sortit des brumes du sommeil bien malgré lui. Mais il lui semblait que son rêve était en train de se mêler à la réalité. Quelque chose était en train de se faufiler entre ses fesses. Il sursauta et se réveilla complément quand un doigt s’enfonça en lui. Il serra les fesses involontairement, complètement pétrifié. Oui, il était réveillé à présent et les yeux écarquillés il fixait le mur en face de lui. Il pouvait sentir la présence de Malfoy dans son dos, car il savait que c’était Malfoy, il le sentait. Malfoy était dans son lit. Harry était nu et il se demanda comment il n’avait pas compris ça plus tôt lorsque le doigt commença à bouger en lui. Il crut que son cœur allait s’arrêter de battre. Ses mains serrèrentle drap sous lui tandis qu’une peur sourde s’emparait de lui. Malfoy ne pouvait pas faire ça n’est-ce pas ? Pas comme ça ? Un autre doigt vint fouiller son anus et là ce n’était plus seulement désagréable, cela devenait douloureux. Le gryffondor était encore sous le choc, se laissant faire car il était complètement pétrifié. Son cœur battait à tout rompre mais aucun son ne s’échappait de ses lèvres serrées. Il restait allongé sur le côté sentant Malfoy dans son dos, qui le préparait maladroitement pour ce qui allait suivre. Il pensait que c’était sa première fois et il n’aurait jamais imaginé qu’elle se passe comme ça. Avec Malfoy. Si froidement. Il se faisait l’impression d’être un corps, seulement un corps…une coquille vide. Il avait envie de hurler à Malfoy de le laisser, il avait envie de sauter loin de ce lit. Loin très loin. Il avait peur. Il lui semblait qu’il n’avait jamais eu aussi peur de sa vie et Malfoy enfonça un troisième doigt en lui. La lèvre de Harry fut transpercée par ses dents mais aucun gémissement ne s’échappa de sa gorge. Le goût métallique de son propre sang le fit trembler. Il avait beaucoup fantasmé sur le blond ces derniers jours mais il n’était pas prêt. Cela n’avait rien à voir avec ses rêves. Il avait mal. Malfoy ne disait rien, se contentant de respirer fort contre son cou. Harry ne songea pas à l’arrêter. Les doigts allaient et venaient. Le fouillant d’une manière qui le fit rougir. Il sentait le désespoir du serpentard. Il savait qu’il était temps de payer toutes les fois où il avait pris l’énergie de Draco. Malfoy avait besoin de lui. Il le savait. Et Harry avait besoin de lui faire du bien. Mais il n’était pas prêt. Il avait trop peur. Peur de la douleur. Peur de perdre quelque chose de plus grave que sa virginité. Peur d’aimer. Il n’avait pas lâché les draps depuis le début et son cœur battait toujours au même rythme affolant. Puis les doigts s’en allèrent et Harry cru un instant que c’était enfin fini. Il n’osait pas se retourner pour voir Malfoy. Il se crispa encore quand les mains du blond se posèrent sur ses hanches. Elles étaient moites et Harry se demanda si le corps entier du serpentard était en sueur. Les mains s’encrèrent un peu plus et une jambe se faufila entre les siennes dans le but de les écarter. Dans un souffle qui ressemblait à un gémissement il le laissa faire et ferma les yeux. 0°0°0 Draco avait son cœur qui battait beaucoup trop vite. Il était sûr que Potter devait l’entendre. Pourquoi ne s’était-il pas débattu ? Il s’offrait à lui sans un mot, le laissant faire… Comme une coquille vide… Lui, il avait envie de mordre, d’embrasser, de lécher…mais il ne pouvait pas…Potter ne voudrait jamais… Les gestes de tendresse ou de passion n’avaient aucune place dans cette chambre. Et pourtant Draco était la passion. Il avait un feu brûlant dans son ventre et son cœur était prêt à éclater. Il avait chaud. Très chaud. Sa peau était moite. Sa tête tournait. Son pénis était si dur. Si prêt. Il avait envie. Envie. Envie. Envie. Il avait préparé Potter maladroitement, il ne l’avait jamais fait avec un garçon. Il ne savait pas. Il n’avait que 17 ans. Il avait juste besoin. Besoin. Besoin. Besoin. Il fallait qu’il s’enfonce. Ses mains tremblaient sur les hanches de Potter. Son cœur tremblait dans sa poitrine. Il fallait qu’il s’enfonce. Il avait les yeux fixés sur le dos crispé devant lui. Il voyait les muscles tendus. Il fallait qu’il s’enfonce. Une de ses mains glissa sur le ventre du brun, il était aussi crispé que son dos. Il appuya dessus de façon à pousser Potter contre lui. De pousser ses fesses contre son sexe si dur. Il ferma les yeux quand son pénis pénétra le gryffondor. Il entendit parfaitement Potter gémir de douleur mais son souffle était coupé par autre chose. Par la sensation d’être à sa place. Et il s’enfonça encore plus. O°O°O Harry respirait vite, serrant les draps de toutes ses forces. Ça faisait mal. Il se sentait déchiré. Malfoy était trop gros pour lui. Il pouvait le sentir centimètre par centimètre. Alors c’était ça la sensation d’être pénétré ? De recevoir… C’était puissant d’émotion malgré tout. C’était puissant… Il eut un nouveau gémissement quand Draco commença à bouger mais il fut incapable de lui dire d’arrêter. Il s’était senti fouillé par les doigts mais là c’était différent… Il se sentait appartenir à un autre que lui. Ça faisait mal. Les larmes lui montèrent aux yeux. Pourtant il ne fit toujours rien pour tenter d’arrêter ce qui était en train de se produire. Car s’il se sentait déchiré, parallèlement il se sentait entier. Et c’était peut être encore plus affreux que tout le reste. Le sexe glissa en arrière juste un peu et revint avec un peu plus de force. Harry fut étonné de ne pas avoir plus mal. La douleur semblait même diminuer. Il sentit Malfoy ressortir encore un peu plus et revenir et cette fois Harry serra les draps mais pas à cause de la douleur. Quelque chose grondait dans son ventre et son sexe commençait doucement à s’ériger. « Encore, pensa-t-il, fais-le encore. » Draco recommença et Harry émit un râle complètement indécent. Il ne ressentait plus qu’un léger picotement de douleur à présent mais le reste était totalement stupéfiant. Il accompagna instinctivement les hanches de Malfoy avec les siennes pour le sentir encore plus…et à chaque fois le grondement dans son ventre s’intensifiait. Il avait les yeux fermés depuis le début mais quand Draco déposa un baiser perdu sur son dos tout en continuant à aller et venir, il écarquilla les yeux. Son souffle resta bloqué dans sa gorge. Dans sa chambre. Sous ses yeux agrandis de stupeur. Malfoy était en train de faire tomber une pluie d’étoiles filantes. Harry eut envie de pleurer, il voulait voir Draco. Il voulait l’embrasser. Le toucher. Et les étoiles filantes étaient de plus en plus nombreuses et rapides à mesure que le serpentard approchait de son apogée. Ses mouvements échappaient à son contrôle et ses coups de reins étaient de plus en plus puissants. Il changea d’angle involontairement car ses mains avaient glissé des hanches de Potter à cause de la sueur qui couvrait leurs deux corps et il s’était rattrapé un peu plus bas, sur le bassin du brun. Ce changement d’angle coupa la respiration du gryffondor. Malfoy frappait à chaque fois à présent quelque chose en lui et il lui semblait qu’il ne voyait pas seulement les étoiles mais qu’il en était devenu une. Il filait, filait, filait vers un plaisir complètement inconnu. Mais soudainement Draco mordit son épaule et se tendit complètement et quelque chose s’écoula dans son anus. Complètement perdu par l’arrêt soudain de leur activité, Harry sentit Draco glisser hors de lui, il haletait toujours et ses mains le lâchèrent aussi. Les étoiles avaient disparu. Harry avait froid, il tremblait. Malfoy était derrière lui mais il ne le touchait plus, semblant essayer de récupérer une respiration normale. Le gryffondor se leva alors en tremblant, sentant le regard de Draco posé sur lui. Il ne se tourna pas vers lui et se dirigea d’un pas incertain vers la salle de bain. Il grimaça en sentant le sperme du serpentard glisser sur ses cuisses. Il eut l’envie soudaine de vomir. Il imaginait sans mal Malfoy le regarder avec de la rage dans les yeux pour ce qu’il avait été obligé de faire. De la rage et du dégoût, en le voyant comme ça, tremblant sur ses jambes, le sexe encore à moitié érigé et avec sa semence s’écoulant de son anus. Harry eut un haut le cœur et s’enferma dans la salle de bain. Il se pencha immédiatement dans la cuvette des toilettes mais rien ne parvint à sortir. Rien d’autre que ses larmes amères alors qu’il comprenait qu’ils venaient de sceller leur mariage définitivement. O°o°O Draco avait regardé Potter partir du lit et il eut envie de hurler. Qu’avait-il fait ? Bon sang, qu’avait-il fait ? Il l’avait fermé les yeux tout le temps pendant qu’il était en Potter. Se répétant que c’était un rêve, fermant les yeux de rage contre lui-même d’aimer autant ça. Il avait déjà couché avec des filles et c’était bien. Il aurait même presque pu dire que c’était mieux. Parce que les filles avaient semblé aimer elles aussi. Aucune d’entre elles ne s’étaient levée en tremblant. Il avait l’impression de sentir encore la peau brûlante du brun contre la sienne et cela lui arracha un frisson de plaisir. Merlin, qu’avait-il fait ? Il crut entendre un sanglot provenant de la salle de bain et se mit à pâlir. Il garda les yeux fixés sur la porte qui le séparait de Potter. Quelque chose nouait ses entrailles et il n’avait qu’une envie : courir jusqu’à cette porte et prendre Potter dans ses bras. Il eut un sourire désabusé, Potter le frapperait s’il entrait et il aurait totalement raison. Il lui avait fait l’amour sans pouvoir se contrôler, Harry ne s’était pas débattu mais il n’avait pas semblé prendre du plaisir non plus. Draco se leva finalement les larmes aux yeux, refusant de rester une seconde de plus dans le lit de Potter. Il tremblait lui aussi légèrement sur ses jambes et il se rhabilla maladroitement avec hâte. Il se dégoûtait. L’eau de la douche de Potter coulait à présent. Il devait être pressé de se laver de sa souillure. Mais c’était trop tard, n’est-ce pas ? Il n’y avait plus rien à laver…il avait condamné Potter à être marié avec lui pour le restant de ses jours. Il venait de briser l’avenir du gryffondor. Hier encore il aurait jubilé à cette idée mais pas maintenant. Car il venait de briser son avenir en même temps, dans le cas où il en aurait eu un. Il n’y avait plus rien à laver. Il avait tout irrémédiablement sali. Et quelque chose en lui criait qu’il venait de dépuceler l’autre garçon, il en était quasiment sûr. Le lit défait sous ses yeux le renvoyait tellement à ce qu’il venait de se passer qu’il attrapa la baguette de Potter pour le refaire. Un geste illusoire pour effacer ce qu’il avait fait. Ensuite, il quitta la chambre rapidement pour ne pas céder à l’envie idiote qu’il avait de pleurer. O°O°O Harry laissait l’eau couler sur lui depuis plus d’une heure déjà. Elle n’était plus chaude mais il s’en moquait. Il voulait juste ne plus penser à rien et surtout pas à ce qu’il venait de se passer. Mais il avait beau essayé de ne pas y penser, il n’y arrivait pas, surtout qu’une partie de son corps le lui rappelait douloureusement. Ça le confortait dans son idée qu’un homme n’était pas fait pour être pénétré. Malfoy était peut-être encore à poil dans son lit, peut-être même qu’il fumait une clope comme il l’avait vu faire dans les films… La cigarette après l’amour… Non, il était quasiment certain que le blond était parti. Il l’espérait car il n’avait vraiment aucune envie de le voir. Harry frissonna et toucha pour la vingtième fois son épaule du bout des doigts. La morsure de Malfoy… Ce n’était pas vraiment douloureux mais il était sûr qu’il aurait un bleu. Malfoy qui l’avait mordu en jouissant en lui, comme pour s’empêcher de crier. Il avait joui en lui. Harry devint tout rouge se rappelant parfaitement ce que cela faisait. Je ne suis pas gay, se répéta-t-il, la preuve je n’ai pas joui… Il avait beau se répéter cela, il n’arrivait pas à se convaincre. A un moment…il avait aimé et il savait que si Malfoy n’avait pas fini si tôt et s’il avait continué de bouger de cette façon en lui, il aurait pu jouir lui aussi. C’est cela, entre autre, qui le perturbait. Pour lui, il avait clairement joué le rôle de la fille. Il n’aurait dû ressentir aucun plaisir. Pour Malfoy c’était différent. Il avait joui non pas parce qu’il était attiré par lui mais parce que le lien l’y avait obligé et parce qu’il était un trou comme un autre. Il avait même dû le dégoûter, c’est pour cela qu’il l’avait si peu touché, sauf pour se tenir. Et pourtant il y avait eu les étoiles filantes… La magie du serpentard faisait vraiment des choses incongrues et ce qui était désolant c’est que ça le touchait à chaque fois. Il se moquait de Malfoy avec ça mais c’était pour mieux cacher sa gêne. L’eau était carrément froide à présent alors il sortit de sa douche. Il enfila son peignoir, se maudissant de n’avoir que ça sous la main. Il se regarda attentivement dans le miroir essayant de se donner un air impassible. Il était déjà sortit du lit en tremblant, il n’allait pas non plus montrer à Malfoy qu’il était perturbé par ce qu’il venait de se passer. Il allait se la jouer celui qui a l’habitude d’avoir du sexe, s’il le faut, il ferait même croire qu’il l’avait déjà fait avec des garçons…et il demanderait à Malfoy de sa voix la plus blasée de sortir de sa chambre. Ne surtout pas trembler. Il inspira longuement. Ne pas rougir non plus. Il souffla. Ne pas bégayer. Il posa la main sur la poignée de la porte. Ne pas baisser les yeux. Et il ouvrit la porte, le cœur battant à tout rompre. Malfoy n’était plus là et il poussa un soupir de soulagement. Il alla s’assoire presque immédiatement sur le lit car ses jambes tremblaient malgré tout. Il fallait vraiment qu’il se reprenne. Il remarqua alors que les draps avaient été changés et que le lit avait été fait. Il eut un sourire amer, il n’y avait que Malfoy pour faire ça. Coucher avec quelqu’un et effacer jusqu’à la moindre trace de son passage. Sale con, pensa Harry en serrant les dents. Ses yeux recommencèrent à le piquer et sa tristesse se mêla bientôt à de la colère. °O°O°O° Draco n’avait pas réussi à s’endormir. Il avait rapidement abandonné l’idée. Il était allé à la bibliothèque et avait passé des heures à travailler sur leur nouvelle piste. Il ne voulait pas penser à Potter mais il le faisait quand même. Il se serait même donné des baffes quand deux fois au cours de la nuit, il s’était retrouvé excité juste en repensant à ce qu’il s’était passé. Ce fut Hermione qui le trouva. Le soleil était levé depuis deux heures déjà et si elle fut surprise de le voir au milieu d’une pile de livre, elle n’en laissa rien paraître et se mit elle aussi au travail. -Je crois que j’ai quelque chose, annonça Draco lorsque la matinée toucha à sa fin. Il ne lâchait plus un paragraphe des yeux. Lisant et relisant la description qu’on y faisait d’un tableau représentant les quatre créateurs de Poudlard. Il était sûr d’avoir déjà vu ce tableau quelque part. Chez lui… °O°O°O° -Tu es sûr de toi ? Snape regardait Draco sans montrer le moindre signe d’excitation, contrairement aux autres membres de l’Ordre. Le jeune Malfoy venait de leur annoncer qu’il pensait que le dernier Horcruxe se trouvait chez lui et déjà Lupin soupirait de soulagement, Mc Gonagall avait les yeux brillants, Fol Œil souriait presque cruellement et Tonks avait poussé un cri de joie. -Justement non, j’ai juste un vague souvenir, ça peut très bien être autre chose ou l’effet de mon imagination. J’étais petit et mon père m’a montré ce tableau vite fait, répondit Draco en haussant les épaules son regard évitant soigneusement l’endroit où se trouvait Potter. -Il faut demander au père de Draco ! s’interposa Hermione. Il est le seul à pouvoir confirmer ce que pense Draco. -Il est en prison et il n’acceptera jamais de nous aider, contra Lupin. -Maugrey et Tonks sont aurors, ils peuvent très bien obtenir une visite à Azkaban, suggéra Mc Gonagall. Severus émit un petit rire méprisant. -Je vois mal Lucius donner des informations à quiconque, dit-il froidement, du moins pas sans contre partie. -Dans ce cas, on le forcera à parler ! s’exclama Harry nerveux. C’est un mangemort ! Je ne vois pas pourquoi on se ferait chier à lui demander gentiment ! -Je ne savais pas que vous étiez un adepte de la torture Potter, fit Snape amusé alors que le reste de l’assemblée semblait sous le choc. Draco avait pâli. Il était évident que le balafré avait dit ça pour le faire réagir. Pour la première fois de la journée, il se tourna vers lui et le regarda. Il fut un instant choqué par la haine qui luisait dans les yeux verts mais il se reprit vite. -Mon père est déjà en train de payer ses crimes Potter et je le crois assez maître de lui-même pour résister au verisitanum ou à la torture. C’est un Malfoy après tout. -Oh ! Et je suppose que les Malfoy sont donc des sur-hommes, répliqua Harry ironique. C’est tellement évident ! Ils peuvent clairement tout se permettre ! Tuer, voler, torturer, baiser ! Draco avait encore plus visiblement pâli à la mention de « baiser ». Les autres étaient légèrement gênés, comprenant que la discussion n’avait plus rien à voir avec les horcruxes. Hermione regardait son meilleur ami, étonnée, il semblait en colère alors que la veille encore il fêtait sa victoire tout sourire. Elle eut vraiment un doute quand elle vit Draco l’air aussi en colère mais avec un mélange de gêne. Ron avait passé la matinée avec Harry et il lui avait semblé comme une bombe à retardement. C’est à croire que Malfoy était le détonateur. -Sache que les Malfoy sont clairement supérieurs aux autres hommes, répondit enfin Draco d’un ton glacial. -Putain ! Ta modestie va te perdre Malfoy, cingla Harry, fais quand même gaffe à tes chevilles, elles gonflent, contrairement à une autre partie de ton corps qui reste ridiculement petite…en toute circonstance. -Malfoy, Potter ! Vous vous croyez où ? s’exclama Mc Gonagall outrée, empêchant Draco de répliquer. Nous sommes en guerre et vous persistez à vous chamailler comme des gamins. Je pensais que vous aviez compris l’enjeu de tout cela. Si vous avez quelque chose à régler, faites-le en dehors de la réunion ! Harry fusilla Malfoy du regard n’osant plus rien dire. En vérité, il était plus facile de l’insulter avec les autres autour. Il ne voulait clairement pas être en tête-à-tête avec lui. Le serpentard eut juste un reniflement de mépris avant de se retourner vers Snape. -Mon père acceptera de me parler, à moi il me dira ce que je veux savoir. -Possible mais tu ne peux pas aller le voir, pour l’instant tu es encore recherché par les aurors, et aussi par les mangemorts. Il est trop dangereux pour toi que tu sortes, sans compter que tu n’obtiendras jamais une visite là-bas. -Je peux prendre du polynectar et me faire passer pour Tonks ou Maugrey. -C’est une idée, répondit Maugrey regardant le jeune homme avec une sorte de respect nouveau. Le problème, c’est qu’un gardien de prison assiste à chaque visite et en note les moindres mots. Tu n’auras qu’une heure dès le moment où tu boiras le polynectar et tu devras entre autre entrer dans la prison, signer des registres, arriver jusqu’à la salle de la visite. Et en espérant que tu ne doives pas trop attendre, il faut encore que tu réussisses à convaincre ton père que c’est bien toi, sans attirer l’attention du gardien et à lui soutirer les bons renseignements. Et tu dois ressortir avant que l’heure soit écoulée. Tu penses être capable de faire ça ? Draco hocha la tête même s’il n’avait pour l’instant aucune idée de comment il allait réussir à convaincre son père discrètement. -Bien, approuva Maugrey, je vais donc demander un droit de visite, je pense que je l’aurais dans une semaine. Tu iras avec Tonks et tu prendras mon apparence. Les gardiens s’attendront vraisemblablement à ce que ça soit moi qui l’interroge le plus. -Je veux prendre la place de Tonks ! annonça Harry. -Négatif ! coupa Maugrey immédiatement. C’est trop dangereux. Les espions pour Voldemort sont partout même dans la prison et on ne peut pas prendre le risque d’une attaque. -Mais je prendrais du polynectar aussi ! Je n’ai pas confiance en Malfoy, et c’est à moi que revient la tâche de trouver les horcruxes. -Harry, soupira Remus, il est plus sage que tu restes ici. Tonks surveillera Draco, c’est son métier. Tu devrais profiter de ces quelques jours pour te reposer. Harry grimaça en voyant le sourire froid de Draco. Ce sale petit con allait revoir son père et il semblait content de lui. Il ne servait à rien d’argumenter avec les autres, ils avaient déjà décidé de le laisser de côté. Ils peaufinèrent leurs plans pendant deux bonnes heures encore sous le regard noir du survivant. Harry n’avait pas réussi à dormir de la nuit mais il avait très bien réussi à se persuader que tout était la faute de Malfoy. C’était le sale serpent qui n’avait pas su se retenir. Au point de venir la nuit alors qu’il dormait. Comme un lâche. En y repensant, Harry s’était détesté de ne pas l’avoir repoussé. Maintenant il se retrouvait vraiment marié avec la fouine. Il ne savait pas comment l’annoncer aux autres. Il avait déjà failli le dire une bonne dizaine de fois à Ron ce matin mais les sons étaient restés bloqués dans sa gorge. Il ne voulait pas voir le dégoût qui ne manquerait pas d’apparaître dans les yeux de son meilleur ami. Il avait couché avec Malfoy après tout. Ce qui énervait aussi Harry c’est qu’il ne pouvait pas s’empêcher de dévorer le blond des yeux malgré tout. Il lui semblait même encore plus beau que la veille. Ses lèvres formaient pourtant une ligne amère en ce moment mais quand il souriait à Snape brièvement, on pouvait apercevoir ses dents blanches l’espace d’une seconde et il avait soudainement le visage beaucoup plus doux. Harry se demanda comment devenait le visage pâle lorsque son propriétaire jouissait et il se mit à rougir. Il regardait aussi beaucoup les mains du serpentard, c’était une des seules parties de son corps qui l’avait vraiment touché la veille en plus de sa… enfin bref, Harry avait l’impression de faire une fixation sur les mains pâles (heureusement ce n’était pas sur l’autre partie) et il imaginait sans cesse l’effet qu’elles auraient sur lui s’il se mettait à le caresser. Et il rougissait encore. Draco poursuivait la discussion, essayant de ne pas trop paraître perturbé par les rougissements de Potter entrecoupés de regards de pure haine. Il avait vaguement pensé à s’excuser mais les insultes du brun devant les autres avaient douché ses bonnes résolutions. Et puis s’excuser pourquoi ? Pour l’avoir baiser sans un mot ? A ce stade les excuses étaient inutiles et surtout déplacées. Il valait mieux qu’il ne dise rien et qu’il attende que Potter fasse quelque chose. Et vu la haine qui brillait dans les yeux verts, Draco se doutait bien que le quelque chose en question allait être douloureux. O°O°O Finalement ils ne se retrouvèrent en tête-à-tête que deux jours plus tard et totalement par hasard. Draco avait eut droit à un nouveau briefing avec Fol Œil mais il pouvait aisément supporter ses réunions inutiles car dans moins de quatre jours il allait revoir son père. Toute cette histoire de horcruxe avait fait réfléchir Draco et si le dernier se trouvait bien chez lui il commençait à comprendre que Voldemort avait peut-être tué sa mère essentiellement à cause de cela. Certaines pièces dans le manoir ne sont accessibles qu’aux Malfoy. Pour Voldemort, si les soupçons de Draco étaient bons, il restait le seul à pouvoir prendre l’horcruxe…c’est pour cela qu’il était autant recherché par les mangemorts. Enfin, à présent Potter aussi pouvait accéder à ces pièces, elles reconnaissaient le lien du mariage…mais Draco ne risquait pas d’en informer le gryffondor. Draco sortait donc du petit salon dans lequel avait eu lieu sa réunion lorsqu’il croisa Harry. Le gryffondor se figea en le voyant mais se reprit vite. Il pouvait très bien après tout croiser Malfoy dans le couloir et rester civique. Ignorer le blond lui semblait donc une bonne option mais ce dernier avait manifestement autre chose en tête. -Nous devons parler, annonça Draco d’une voix étrangement fatiguée. Harry le regarda alors plus attentivement, il paraissait tout à fait normal, si ce n’étaient ses yeux, brillants comme ceux des personnes qui ne dorment pas bien. Sûrement la culpabilité qui le ronge, pensa-t-il amer. Malfoy le regardait maintenant avec autant d’attention, levant un sourcil interrogateur et le gryffondor pensa juste qu’il était beau et se mit à rougir car en réalité ce n’était pas la seule chose que Harry venait de penser. -Je n’ai rien à te dire, répliqua-t-il enfin, irrité par son propre comportement. Il s’apprêtait à le planter là mais Malfoy l’attrapa alors brusquement et le poussa dans le petit salon. -Lâche-moi ! cria Harry comme si le fait que Draco le touche le brûle douloureusement. Draco haussa les épaules et se contenta de fermer la porte derrière eux. -J’ai dit que je n’avais rien à te dire ! s’écria Harry soudain affolé par le fait de se retrouver à huit clos avec son mari. -Possible, mais moi j’ai des choses à te dire, répondit Draco calmement. Harry le détesta d’être si calme. Perfect-Draco, va te faire foutre ! pensa-t-il furieusement. -Comme tu as dû le comprendre, reprit le serpentard toujours impassible en s’adossant contre la porte, après ce qu’il s’est passé l’autre nuit, nous sommes définitivement mariés. Comment pouvait-il dire cela d’une façon si neutre ? Le gryffondor avait la furieuse envie de lui hurler que tout était de sa faute et qu’il restait une solution pour ne plus être marier : qu’il crève ! -Ne me parle pas de ça, dit-il en serrant les dents, ne fais plus jamais allusion à ça ! Il crut voir le regard du blond se voiler légèrement mais Malfoy reprit bien vite son air distant. -Je voulais juste te dire que ça ne change rien. Je partirai quand tout sera fini et je m’arrangerai pour ne plus jamais te croiser. Tu feras ta vie et je ferai la mienne. On ne pourra juste pas se marier et personne ne… -Juste pas se marier, coupa Harry de plus en plus énervé. Tu n’as peut être pas de futur Malfoy, mais moi j’avais comme projet de fonder une famille…de trouver une femme et de lui faire des enfants… Draco eut l’impression qu’un bloc de glace avait prit la place de son estomac alors que dans le même temps son sang bouillonnait furieusement. Potter avec une femme ! Des images du brun avec un tas de morveux aux yeux verts et une épouse douce et compréhensive saturèrent son imagination et un voile rouge passa devant ses yeux. -Tu n’es pas obligé de te marier pour polluer la terre de tes rejetons Potter ! répondit Draco venimeux. De toute façon, je doute qu’une femme veuille que tu lui fasses un gosse, surtout s’il y a un risque pour que tu lui ressembles ! Harry écumait de rage. Il détestait Malfoy de toutes ses forces, lui et sa façon de le détruire en quelques mots. Comment faisait-il pour le toucher autant ? Il avait envie de pleurer de rage. -Je t’emmerde sale pédé ! s’écria-t-il pour essayer de blesser à son tour. Tu as beau dire, mon cul t’a quand même assez excité pour que tu jouisses dedans ! Harry vit Malfoy blêmir et la seconde d’après il fut attrapé par le col sans douceur. Draco approcha son visage du sien. Les yeux gris chargés de haine le foudroyaient sur place, l’empêchant de faire le moindre geste. -Ta gueule ! cria le blond. Je suis aussi dégoûté que toi par tout ça ! Ce n’est pas moi, c’est le lien ! C’est ce putain de lien ! Draco ne savait pas qui il essayait de convaincre, il voulait juste que Potter comprenne qu’il n’était pas un monstre, qu’il était désolé… Il s’arrêta de parler en voyant Potter trembler littéralement de peur contre lui. Il le relâcha immédiatement et le gryffondor se hâta de s’éloigner. -Potter ? fit le blond inquiet sa colère ayant immédiatement disparue. Le gryffondor sursauta au son de sa voix et recula encore. Il n’osait plus le regarder et serrait les poings dans le but évident de cacher ses tremblements. -Ne me touche plus jamais, siffla-t-il finalement, les yeux toujours baissés. Je te hais. Draco complètement glacé regarda Potter partir presque en courant. Il eut l’impression qu’il venait d’être poignardé. Plus que tout autre chose, c’était le fait de le voir trembler de peur à son contact qui l’avait mis dans cet état. Potter avait peur de lui… Draco ne s’était jamais senti aussi mal…Potter avait peur de lui comme une victime qui avait peur de son violeur. Il eut un haut le cœur en se remémorant le geste de recul du gryffondor. Lui n’avait eu qu’une envie, se rapprocher de Potter, car coucher avec lui n’avait rien changé… Il le désirait toujours autant… Draco se rappela une fois de plus des muscles tendus du brun et de ses membres crispés par la peur tandis que lui… Il trembla, cette image ne le quittait quasiment plus et il passait des nuits blanches à se tourner dans son lit, incapable de dormir. C’est pour cela qu’il avait voulu parler à Potter, mais c’était encore pire maintenant… Il me hait… Je le dégoûte… Et moi je suis là, à penser à tout cela à m’en rendre malade. Je le hais aussi…Merlin, je le hais encore plus… O°O°O Les pensées de Harry n’étaient guères plus réjouissantes. Il ne comprenait pas pourquoi il avait eu envie de blond à ce point là, au point d’en trembler…Mais au moment où il l’avait attrapé par le col, Harry n’avait pensé qu’à une chose…au fait que Malfoy avait couché avec lui. Il avait fallut qu’il parte pour ne pas l’embrasser comme si sa vie en dépendait. Il volait à présent sur son éclair de feu dans l’espoir de retrouver un semblant de raison. Il se disait que le lien était décidément de la connerie. Malfoy avait raison, ça ne changeait rien. Après la guerre ils ne se reverraient plus. Tout sera fini. Ce n’était pas un stupide tatouage qui allait lui gâcher la vie. Il allait oublier cette nuit. Oui, il avait confiance, bientôt tout s’arrangerait, plus de désirs abjects, plus de nuits encore plus abjectes… …Plus de Malfoy. Harry s’obligea à sourire à cette pensée, ignorant volontairement le pincement douloureux dans sa poitrine. A suivre… Voili, voilo, je suis une fois de plus stressée en me demandant ce que vous avez pensé de ce chapitre. La suite devrait être un peu plus cool parce que là disons le franchement, ce n’est pas la joie. A bientôt, Artoung (sauvez les champs de blé, labourez Draco) (je sais, je sais, il faut vraiment que j’arrête avec ça…c’est d’un goût très douteux mais ça a hélas le malheur de m’amuser.) |