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au 04 Déc 08 :
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pour 1405 fics écrites
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Tu m'as bien regardé Potter?
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour
5 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 1     Les chapitres     4 Reviews    
Ils ne peuvent pas se voir

Titre: Tu m'as bien regardé Potter?

Auteur: Artoung

Disclaming: Les personnages, les lieux et les décors appartiennent à J.K Rowling, le reste, c'est à dire plus grand chose du coup, est à moi.

Pairing: DM/HP

Rating:M

Note pas importante mais qu'il faut lire quand même: Salut, me revoilà après quelques semaines d'absence, et je m'en vais vous présenter cette fic. En fait, cette fic entre dans une catégorie qui s'intitule "inventions des jumeaux", je m'explique, j'ai eu des idées de fics qui vont en fait toutes avoir quelques points en communs qui sont les suivants: Les jumeaux Weasley créent un truc (objet, potion, formule...) qui va d'une manière ou d'une autre amener Draco et Harry a être ensemble, et toutes les fics de cette catégorie seront assez courtes (en moyenne 5 chapitres), c'est juste histoire de mettre mes deux chouchous ensemble et de délirer un peu. Donc cette fic est la première d'une série dont je ne connais pas le nombre, peut être que ça sera la seule si vous n'aimez pas l'idée, ni l'histoire, c'est à vous de voir.

Note importante: J'informe que cette histoire est classée R et qu'elle traite essentiellement d'une relation homosexuelle, donc homophobes et âmes sensibles s'abstenir.

Je tiens à remercier ma bêta lectrice qui est aussi ma sœur de cri de guerre (BOUDIOU): Bloody-Zaz, et vous serez d’accord avec moi pour dire qu’avoir un correcteur dans mon cas, c’était quasiment vital. Donc, merci Miss et bon courage !

Résumé: A première vue Harry et Draco se haïssent, mais cette haine ne cacherait t-elle pas autre chose? Les jumeaux Weasley mettent au point des lunettes spéciales et Harry y voit soudainement plus clair.

Je dédie cette fic à Oxaline, qui a écrit la 100ème reviews de « Roméo et Juliette version sorcier », merci pour tes formidables reviews et j’espère que tu aimeras cette fic !

Chapitre 1: Ils ne peuvent pas se voir!!!

« Tiens, tiens, tiens, mais voilà le balafré! »

Harry, qui marchait tranquillement avec ses amis dans un couloir de Poudlard, se crispa au son de cette voix honnie et se tourna, les yeux flamboyants de colère en direction de sa Némésis personnelle qui venait de l'insulter, autrement dit le seul et l’unique, fort heureusement pour lui, Draco Malfoy.

« Alors Potty, continua le serpentard entouré de sa cour, j'espère que tu es prêt pour le match de la semaine prochaine, enfin, je veux dire, prêt pour la défaite que nous allons vous infliger... »

Tout en parlant le serpentard s'avançait vers le gryffondor et celui-ci faisait de même, jusqu'à qu'ils soient à quelques centimètres l'un en face de l'autre.

C'était toujours ainsi que se déroulaient leurs disputes. En fait, dans l'école, ces "discussions" étaient devenues tellement habituelles que plus personne ne cherchait à les séparer. A vrai dire, les amis des deux parties avaient remarqué qu'ils leurs fallaient leur dose de Potter ou de Malfoy selon qu'il s'agissait de Draco ou de Harry, pour être tranquilles dans une journée. C'était vraiment étrange, mais c'était ainsi et tout le monde s'y était habitué.

En effet, si jamais Harry n’avait pas sa dispute journalière avec Malfoy, il devenait d’humeur nerveuse et taciturne, il cherchait des yeux sa Némésis et sans s’en apercevoir poussait des soupirs de frustrations lorsqu’il se rendait compte qu’il n’était pas non plus dans cette pièce.

Pour Draco s’était la même chose et sa mauvaise humeur était encore plus dangereuse pour son entourage. En effet, Draco Malfoy de mauvaise humeur était encore plus blessante que d’ordinaire et au lieu de s’en prendre juste aux poufsouffles et aux gryffondors et à la rigueur aux serdaigles, il se défoulait aussi sur les serpentards.

Alors plutôt que d’empêcher ces rencontres, les deux partis en étaient presque à faire en sorte qu’elles se produisent. Leurs amis n’intervenaient même plus dans les disputes en y participant également. Ils se contentaient de regarder cette énième dispute, adossés contre un mur ou en papotant entre eux.

De plus, si la majorité du temps leurs disputes étaient seulement verbales, elles devenaient physique lorsqu’ils se retrouvaient après une absence prolongée.

Et là, les coups pleuvaient avec rage, c’était à celui qui faisait le plus de mal à l’autre, en frappant, en griffant et parfois même en mordant et cela se terminait immanquablement à l’infirmerie.

Le pire exemple était celui de leur dispute qui avait eu lieu juste après les vacances de Noël. Draco revenait de chez lui alors que Harry avait passé Noël à Poudlard. Lorsqu’ils s’étaient croisé après deux semaines sans se voir, ils n’avaient même pas pris la peine de commencer par s’insulter, ils s’étaient directement jetés l’un sur l’autre s’infligeant des coups plus violents et hargneux les uns que les autres.

C’était il y a deux semaines et depuis, ils s’étaient un peu calmés. Draco était donc juste en face de Harry et attendait que ce dernier lui réponde. Il voyait parfaitement que ses yeux brillaient de colère et il était satisfait, il pouvait se vanter d’être sûrement la seule personne à pouvoir énerver Potter en seulement quelques mots.

Le problème c’était que la réciproque était vrai, lui, un Malfoy, n’arrivait pas à rester indifférent ou impassible devant les attaques du gryffondor, il ne pouvait que réagir…et depuis quelques temps, il réagissait aussi « physiquement » à leurs disputes.

Draco s’en était rendu aperçu lorsqu’il s’était battu avec Potter après les vacances de Noël. Ils avaient roulé l’un sur l’autre tout en s’infligeant des coup et à un moment…

A un moment, il s’était senti devenir dur. Il avait d’abord pensé à une erreur dut à une trop longue abstinence mais il avait du se faire une raison car cela avait recommencé la fois d’après.

Et celle d’encore après…

Et toutes les autres fois….

Et il y avait les nuits avec ses rêves mouillés…

Draco avait alors compris qu’il désirait le gryffondor et tout en essayant de s’enlever cette abomination de la tête, il entretenait une attitude perverse envers lui-même. En effet, à chaque fois qu’il se disputait avec Potter, il était pris d’un besoin malsain de savoir à quel moment il se mettrait à bander cette fois là. Car parfois, il suffisait d’un regard de Potter et ça y était, d’autres fois, s’était en le voyant s’énerver, s’exciter contre lui que Draco devenait dur. Parfois, il fallait que Potter le touche, qu’il sente son souffle se mélanger au sien lors d’une joute verbale acharnée pour que Draco sente son sexe réagir. Bizarrement, c’était lorsque cela arrivait à ce moment là qu’il était le plus soulagé. Il avait l’impression de pouvoir se contrôler plus longtemps. Car il n’aimait pas que Potter arrive à l’exciter au plus haut point juste en le regardant ou en lui parlant et pourtant, c’était comme ça que cela se passait le plus souvent. Et c’était encore comme ça que cela s’était produit aujourd’hui. Et malgré cela, il restait. Il restait à se disputer avec Potter jour après jour. Et jour après jour, il bénissait les robes longues des sorciers et il maudissait Harry Potter.

Et donc, ce matin là ne faisait pas exception à la règle.

Harry était en face de lui et n’avait encore rien dit, il y avait juste son regard qui parlait…

Il parlait de haine et de colère et ses yeux brillaient…

Les yeux de Harry brillaient d’une lueur dangereuse, mais ils brillaient…

Et Draco était excité…

Draco se demandait si les yeux de Potter brillaient aussi intensément lorsqu’il faisait l’amour…

Et il le maudissait pour cela.

Puis enfin Harry parla…

Il parla avec haine et colère et sa voix était rauque…

Cette voix rauque l’insultait et le méprisait, mais elle était si rauque…

Et Draco était si excité…

Il se demandait si la voix de Potter était aussi sexy lorsqu’il faisait l’amour…

Et il le maudissait pour cela.

Le corps de Harry se crispa et trembla…

Son corps tremblait de haine et de colère et son corps était tendu…

Ce corps tremblant semblait prêt à le frapper mais il tremblait…

Et Draco bandait…

Il se demandait si le corps de Potter vibrait ainsi lorsqu’il faisait l’amour…

Et il le maudissait pour cela…

Et il se maudissait pour cela.

Oui, il se maudissait, car il se rendait compte qu’il pouvait bien se poser la question, qu’il pouvait bien fantasmer et bander à la vue du gryffondor, cela ne changerait rien au fait que jamais il ne verrait comment Harry est lorsqu’il fait l’amour…Que jamais il ne ferait l’amour au gryffondor…

Draco avait beau se répéter combien il détestait le gryffondor, que Potter était stupide, laid et sans aucuns intérêts, son corps lui disait autre chose. Alors Draco attaquait dans l’espoir que sa raison prenne le dessus sur son corps. Sur autre chose ? C’est ainsi qu’il fonctionnait, il se défendait en attaquant et Potter avait toujours était là pour s’opposer à lui. Il répondait toujours présent comme si il avait lui aussi besoin de cette haine.

Et quelque part, Draco soupçonnait qu’il y ait autre chose que cette haine entre eux et étrangement, il n’avait pas peur, il se contentait d’attendre. Il attendait de comprendre. Il n’avait pas peur car si Potter répondait aussi présent pour cette « chose » alors, tout irait bien. Il fallait juste que Potter réponde présent.

Pour l’instant c’était juste un soupçon et Draco le laissait de côté, préférant se concentrer sur du concret. Et le concret c’était la haine et depuis quelque temps le désir, alors il se contentait de haïr et de désirer sa némésis.

Quelques minutes plus tard, Draco finit la dispute en s’éloignant, non sans lancer une dernière insulte à Potter concernant sa coiffure.

Harry suivait du regard Malfoy pendant qu’il s’éloignait, il cherchait vainement une réplique cinglante à lui envoyer mais il n’en trouvait aucune. Cela énerva encore plus Harry, c’était toujours ainsi, lorsque Draco l’insultait sur son physique, il ne trouvait rien pour répliquer sur le même thème. Il avait beau chercher, ce type ne semblait avoir aucun défaut physique. Bien sur il ne connaissait que son visage, mais ce dernier était parfait.

Ses cheveux semblaient doux et soyeux et on avait qu’une envie, passer la main dedans, juste pour les ébouriffer et énerver leur propriétaire.

Sa peau blanche lui donnait une apparence de fragilité, mais lorsqu’on plongeait son regard dans ses yeux durs et froids, on savait alors que c’était juste une apparence.

Draco était dangereux.

Ses yeux étaient gris et quelque fois lors de leurs disputes, Harry avait pu s’apercevoir qu’ils changeaient de couleur, ils s’assombrissaient jusqu’à devenir couleur acier. Et lorsqu’ils prenaient cette teinte métallique, Harry ne pouvait empêcher son corps de trembler.

De haine ? De dé… ? De haine !

Oui, Draco était dangereux !

Et ses yeux, Harry à sa plus grande honte ne pouvait s’empêcher de s’y noyer, jour après jour, malgré la haine qu’il y lisait, Harry ne pouvait que s’y noyer.

Mais la seule chose qui le faisait remonter à la surface s’était lorsque son regard glissait plus bas sur le visage de Malfoy.

Ses lèvres…

Oui, à ce moment là il remontait à la surface pour une dernière goulée d’air avant de plonger dans un océan de trouble et de dé…, non, juste un océan de trouble ! Harry était troublé, certes, mais c’était tout ! Même si quelque part son cœur lui disait qu’il y avait plus, beaucoup plus que du trouble, Harry n’écoutait pas, Harry ne voulait surtout pas écouter.

Pourtant la nuit, il rêvait d’un regard d’acier qui brûlait de désir, et de lèvres qui laissaient échapper des râles de plaisir, et d’un corps pâle et musclé, un corps nu et en sueur, un corps dans lequel il s’enfonçait, un corps dans lequel il jouissait, un corps auprès duquel il se sentait enfin entier. Et lorsqu’il se réveillait, il n’avait aucun souvenir de son rêve, il ne cherchait pas d’ailleurs car quelque part en lui, il savait qu’il ne voulait pas se souvenir, car finalement il savait. Qui. Alors, pour l’instant seul les draps souillés de son plaisir étaient témoins de ses rêves troublants.

La seule chose que Harry voulait concéder, c’était que Malfoy semblait bien foutu, en tout cas assez pour qu’il ne trouve aucune insulte sur son physique à lui balancer. Mais si Harry acceptait cet état de fait, c’était car tout le monde dans l’école était de son avis. Il ne comptait plus le nombre de murmures ou de regards admiratifs qui suivaient le passage du blond, et tout cela énervait le gryffondor, allez savoir pourquoi mais cela le faisait enrager lorsqu’il voyait des regards un peu trop appuyés et des yeux un peu trop brillants sur le corps de Draco Malfoy. A croire que les élèves n’avaient rien de plus intéressants à faire.

Harry ferma les yeux de dépit, il fit un rapide calcul du résultat de ses disputes avec Draco et rajouta un point à ce dernier. La fouine était déjà en tête de 12 points et maintenant, cela faisait 13. Harry tenait un compte silencieux et rigoureux pour savoir qui de lui ou de Malfoy avait l’avantage sur l’autre. Et pour avoir un point, il suffisait d’avoir le dernier mot. Personne ne savait que Harry faisait cela, pourtant le gryffondor était presque sûr que Malfoy faisait le même calcul que lui, car cette fois encore, il avait vu son petit sourire satisfait s’étirer sur ses lèvres si…

Tentantes ? Parfaites ? Envoûtantes ? Hypnotisantes?

Harry secoua la tête comme pour chasser une mauvaise image de son esprit et reprit le cour de ses pensées.

Bref, il avait vu un sourire de victoire sur les lèvres quelconques et sans intérêt de Malfoy avant qu’il ne parte, et cela voulait dire que ce dernier savait qu’il menait. Et Harry d’après ses statistiques avait compris que Malfoy prenait des points quand il l’insultait sur son physique, et d’après lui, la fouine avait aussi compris le truc, la fouine avait compris que Harry n’arrivait pas à répondre à ces attaques là, et la fouine en profitait et le gryffondor en avait marre ou pour parler plus franchement, ça le faisait chier.

Harry ne se prenait pourtant pas pour un top modèle mais il trouvait que Malfoy exagérait, il n’était pas si moche que cela. D’accord il avait des lunettes, mais tout le monde lui disait qu’il avait des yeux magnifiques. D’accord, ses cheveux étaient incoiffables mais cela lui donnait un style « sauvage » d’après les filles et elles adoraient cela. Ok, il avait une cicatrice en forme d’éclair sur le front mais cela ne semblait gêner que Malfoy…et peut être aussi Voldemort.

Par contre, c’était vrai qu’il ne faisait pas trop attention à son aspect général, pour lui, des vêtements avaient plus un aspect fonctionnel que esthétique, alors il pouvait en effet paraître quelques fois négligé, mais de là à le traiter de plouc ou de loque humaine, il y avait quand même une marge.

Oh bien sûr, pour Malfoy, cela devait être une abomination de le voir habillé comme tout à chacun, Môssieur ne semblait supporter que la soie, le cachemire, le cuir, et sûrement d’autres matières chères et rares que Harry ne connaissait même pas de nom.

En fait, Harry devait avouer que ce type était toujours impeccablement habillé et il en était arrivé au point où il se demandait à quoi pouvait ressembler Draco les cheveux décoiffés, la cravate défaite, les joues rougies, le regard un peu vague, un peu perdu, les lèvre entrouvertes laissant échapper des murmures rauque, le corps…

« MAIS IL FAIT CHIER !!! »

Harry venait de crier son désespoir, faisant par la même occasion sursauter ses deux meilleurs amis qui discutaient encore avec les serpentards. Harry fusilla les serpentards du regard, Draco était partit sans eux mais cela restait des serpentards, des créatures viles et cruelles qui s’insinuaient dans l’esprit des gens pour corrompre leurs pensées et les rendre fous.

En fait, tout le petit groupe réunit autour de Harry venait de se rendre compte après ce cri que la dispute était finie, ils n’avaient même pas vu que Malfoy était parti et c’est sous le regard noir de Potter que les serpentards décidèrent prudemment d’aller rejoindre leur leader.

-Qu’est-ce qui ne va pas Harry ? demanda Hermione soucieuse. Tu as l’air bien pâle.

-Je ne suis pas pâle, mais je ne comprends toujours pas comment vous pouvez être amis avec ces serpents !!!

Ron se permit un sourire devant l’air outré de son ami, quand il était avec Malfoy, même si Hermione et lui se mettaient à danser la macarena à poil devant l’école entière, il ne s’en rendrait pas compte. C’était simple, lorsque ces deux là étaient ensemble, ils oubliaient tout ce qu’il y avait autour d’eux, ils étaient seuls au monde. Et c’est juste après coup que Harry captait ce qu’il se passait.

« Voyons Harry, dit-il, on en a déjà parlé. Ils sont sympas tu sais, tu devrais prendre le temps de les connaître.

-Laisse moi rire, Goyle, Crabbe, Parkinson et Zabini sympas ? Mais Ron, ouvres les yeux, ce sont des serpentards, ils sont comme lui !

Hermione et Ron se regardèrent furtivement, Harry devenait de plus en plus nerveux ces temps ci après avoir vu Malfoy. Les choses bougeraient-elles enfin ?

-Tu…tu veux dire comme Voldemort ? Demanda innocemment Ron.

-Mais non ! Comme lui ! Comme ce perfide et vicieux serpentard, comme Malfoy !

Cette fois, Ron et Hermione échangèrent un regard amusé, alors comme ça, Malfoy était…vicieux, hummm, il semblerait que leur ami était en train de fantasmer tout haut.

-Vicieux ? Demanda Ron tout aussi innocemment mais intérieurement de plus en plus amusé.

-Parfaitement ! Ce type respire le vice et la lux… »

Le survivant s’arrêta net, choqué de ce qu’il avait faillit dire. Devenait-il fou ? Il regarda ses amis qui attendaient visiblement la fin de sa phrase.

« Et le luxe ! Reprit-il d’une voix assurée pour se convaincre lui-même. Oui ! Il respire le vice et le luxe…du moins je crois…Non ! Il ne respire pas le vice non plus, je voulais dire, il respire et vit dans le luxe, voilà, c’est ça ! C’est ce que je voulais dire ! »

Harry sourit tout fier d’avoir trouvé les bons mots, mais son sourire se fana lorsqu’il s’aperçu que Ron riait à gorge déployée et que Hermione essayait tant bien que mal de contenir elle aussi un fou rire. Il leur lança un regard mauvais.

« Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle !

-Oui, il n’y a rien de drôle, dit Hermione tout en donnant des coups de coude à Ron pour le calmer. »

La jeune fille regarda sa montre faussement intéressée et déclara que le départ pour Près-au-lard n’allait plus tarder.

Les trois jeunes gens se dirigèrent donc vers la sortie, Ron riant toujours, Harry boudant toujours et Hermione essayant de calmer l’un et l’autre.

On était samedi et c’était le jour de la sortie à Prés au lard pour les élèves de Poudlard et un hiboux était venu mardi apporter un message à Harry. C’était une lettre des jumeaux Weasley, ils voulaient absolument le voir, ils avaient quelque chose à lui montrer.

Le survivant depuis que les jumeaux avaient ouvert leur magasin de farce et attrape, avait été bombardé associé car, d’après les jumeaux, sans son apport financier, rien n’aurait été possible. Harry se serait bien passé de cette association car en fait il avait la très légère impression de servir de cobaye aux inventions des jumeaux plutôt que d’être réellement un associé.

Ainsi, au cours de l’année il avait du essayer sur l’insistance de Fred et George tout un tas de créations plus ou moins au point. Il s’était entre autre, retrouvé avec des cheveux verts pendant une semaine, ou encore être obligé de parler en chantant durant trois jours, pendant 12 jours il n’avait pu se déplacer que par bond. Bref, il était assez inquiet par cette entrevue et il se demandait légèrement apeuré ce que les jumeaux avaient encore bien pu inventer.

Et c’est donc en traînant des pieds qu’il se rendit à la boutique des Weasley.

A peine eut-il mis un pied dans le magasin qu’il sut que ses pires craintes étaient confirmées. En effet, Fred et George semblaient l’attendre et il le regardait avec un grand sourire aux lèvres…et chose étrange, George portait des lunettes rondes en tout point pareil aux siennes et Harry était quasiment sûr que George de portait pas de lunettes.

En fait, en y regardant de plus prêt, seul Fred le regardait, George semblait plutôt regarder un groupe de fille qui discutaient devant le magasin et en s’approchant un peu, Harry remarqua un léger filet de bave coulant de la bouche du rouquin. Et ben, ces filles devaient lui faire de l’effet !

Fred dut donner un coup de coude à son frère pour l’arracher de sa contemplation. George détourna donc enfin le regard sur Harry qui était de plus en plus perplexe quand il le vit le détailler de haut en bas. Harry se sentait mis à nu et ne put s’empêcher de rougir, puis enfin George hocha la tête d’un air entendu.

« Et ben associé, dit-il, je crois que le quidditch t’est bénéfique. Enfin, c’est soit ça, soit le sport en chambre, mais en tous cas, t’es vachement bien foutu !

Harry rougit encore plus se demandant pourquoi George lui disait cela, tandis que Fred arracha presque les lunettes de son frère pour « profiter lui aussi de la vue ».

Harry eut alors un affreux doute quand il vit Fred tourner autour de lui en émettant un sifflement appréciateur et il sentit une colère sourde monter en lui. Il demanda alors aux jumeaux ce que c’était que ces lunettes en priant pour que ce ne soit pas ce à quoi il pensait, car dans ce cas, la famille Weasley serait réduite de deux membres. Mais les deux rouquins ne semblaient pas se rendre compte de la menace qui pesait sur eux car ils répondirent très fiers d’eux qu’il s’agissait de leur nouvelle invention qui permettait de voir les gens sans aucuns vêtements, de les voir dans le plus simple appareil.

Harry s’obligea à respirer calmement, Ron lui en voudrait s’ il tuait ses frères, enfin, peut être pas lui, mais Mme Weasley serait sûrement triste et Harry aimait bien Mme Weasley. Alors c’est en pensant à elle qu’il contrôla ses pulsions meurtrières. Il se tourna donc vers Fred qui le regardait toujours en souriant rêveusement.

« Fred, dit-il d’une voix faussement doucereuse, que crois-tu faire là ?

-Je te regarde Harry, répondit le rouquin toujours rêveur.

-C’est bien ce qu’il me semblait, dit Harry sur le même ton. Dis moi Fred, tu tiens à la vie ? »

Le jeune homme se contenta de hocher la tête sans quitter des yeux le corps du gryffondor.

« ALORS ARRETE DE ME MATER !!!

Le rouquin sursauta alors comme réveillé d’un songe délicieux et s’empressa d’enlever les lunettes qu’il portait.

-Oh, excuse moi Harry, dit-il vraiment contrit. Mais George a raison, tu as un corps de rêve.

Le gryffondor le fusilla du regard puis soupira désespéré, ces deux là étaient irrécupérable, ça ne valait même pas le coup de s’énerver contre eux car ces types n’avaient aucune morale et ils savaient que leurs excuses étaient du bidon et qu’ils disaient cela surtout pour lui faire plaisir.

« En tous cas, maintenant que tu es là, reprit George, on va pouvoir t’expliquer ce qu’on attend de toi ! »

Nous y voilà, pensa Harry en regardant les lunettes suspicieusement.

« Je suis sûr que cela va te plaire, continua George, en fait, nous voulons que tu essaies les lunettes pendant une semaine pour…

-Hors de question !!!

Ah non ! Il n’allait pas s’abaisser à jouer les voyeurs pour ces sales petits pervers !

-Mais Harry, c’est important pour le lancement du produit, et puis imagines ce que tu vas pouvoir voir !

-Justement Fred, répondit Harry sèchement, je ne suis pas comme vous, moi je respecte la vie privée des gens, vous n’avez qu’a faire votre essaie vous-même ! »

Les jumeaux se regardèrent brièvement, ils allaient devoir jouer serré, mais Harry avait déjà accepté de tester des trucs beaucoup plus insolites dans le passé, donc, ils pensaient parvenir à le convaincre.

Fred prit donc son regard le plus implorant, celui qui marchait même avec Mc Gonagall et commença à parler d’un ton faussement résigné.

-Harry, dit-il, nous ne t’avons rien dit mais un nouveau magasin de farce et attrape vient d’ouvrir et même si pour l’instant les affaires marchent, la concurrence est rude.

-C’est vrai, appuya George, et la seule chose qui nous permet de rester en tête, c’est l’innovation.

Harry se contenta de hausser les épaules attendant de savoir la suite.

-Ce magasin est toute notre vie, continua George larmoyant, et même si nous inventons quelques trucs, il faut les tester et c’est là que tu entres en jeu. »

Cette fois Harry voulu protester mais Fred le coupa.

« Ecoutes, nous aurions sincèrement aimer tester ces lunettes nous même mais nous voir avec, ça parait louche, étant donné que habituellement on n’en porte pas, le but étant que les gens ne savent pas qu’on les voit tout nu. Et regarde toi, tu as tout compris en même pas une minute. Il faut donc les faire tester à quelqu’un qui en porte, et nous avons tout de suite pensé à toi, c’est pour cela que nous avons crée des lunettes identiques aux tiennes.

Harry sentait peu à peu sa résolution faiblir, c’est vrai que leur argumentation se tenait.

« Fais comme tu veux, dit finalement George, on te laisse les lunettes pour une semaine. Tu les utilises, tu ne les utilises pas, c’est toi qui vois ! Mais je peux t’assurer qu’avec personne ne sera ce que tu vois, en plus, elles s’adaptent à toutes les vues !

Harry prit machinalement les lunettes que Fred lui tendait et, pensant furtivement qu’il s’était encore laissé avoir, mais il n’avait aucune idée du pourquoi et du comment de la chose.

Tout ce qu’il savait alors qu’il sortait du magasin, c’était que les jumeaux avaient encore une fois réussis à leur refourguer leur invention et que lui Harry Potter n’allait pas y toucher et laisser les lunettes une semaine dans un quelconque tiroir.

A suivre…

Alors, qu’en pensez-vous ? Harry va-t-il vraiment laisser les lunettes au fin fond d’un tiroir ? Pour le savoir il faut attendre le prochain chapitre.

Alors en attendant, gros bisous.

A bientôt.

Artoung.

 
 
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