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au 04 Déc 08 :
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pour 1405 fics écrites
contenant 3595 chapitres
qui ont générés 7287 reviews
 
     

     
 
Tu m'as bien regardé Potter?
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour
5 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 2     Les chapitres     4 Reviews    
Que vois-je?

Je tiens à remercier ma bêta lectrice qui est aussi ma sœur de cri de guerre (BOUDIOU): Bloody-Zaz, et vous serez d’accord avec moi pour dire qu’avoir un correcteur dans mon cas, c’était quasiment vital. Donc, merci Miss et bon courage !

Chapitre 2 : Que vois-je ?

Le lendemain matin de son acquisition non voulue, Harry se réveilla avec un affreux mal de tête, sous le cri de Seamus Finnigan qui ne semblait pas tenir à la vie. Et si Harry avait mal à la tête ce n’était pas à cause de sa cicatrice, non, c’était plutôt la faute du rêve dérangeant et épuisant psychologiquement qu’il avait fait.

Dans son rêve, Harry se promenait dans les couloirs de Poudlard et il s’apercevait étonné qu’il avait les lunettes spéciales des jumeaux dans sa poche. Il était entrain de faire demi tour pour les remettre dans son dortoir au fond de son tiroir lorsqu’il entendit un petit « pop » prés de son oreille sur sa gauche. Il se tourna alerté mais il ne vit rien, alors qu’il reprenait sa marche, il entendit la voix de Fred Weasley étrangement proche.

- Bordel Harry, disait la voix excédée, que crois-tu faire là ? Ne ranges pas les lunettes, utilises les !!!

Harry vit alors Fred Weasley pas plus grand qu’un pouce qui volait prés de son épaule gauche, Fred portait un pantalon de cuir noir et une chemise rouge foncée, il avait deux petites cornes rouges sur la tête, des ailes de démons sur le dos et lorsqu’il parlait on voyait ses canines pointues, comme des dents de vampire et il tenait négligemment une fourche noire dans une de ses mains.

-Fred ? demanda Harry étonné.

Fred eut un sourire sadique avant de répondre.

-Pas exactement, je suis ta conscience et mon pote, tu dois écouter ta conscience et mettre ces lunettes !

Tout à coup, il sembla à Harry que c’était en effet la meilleure des choses à faire, il prit lui aussi un sourire sadique et commença doucement à sortir les lunettes de sa poche. Mais son mouvement fut interrompu par un second petit « pop » sur sa droite cette fois. Harry se retourna pour voir un George Weasley miniature, habillé d’une longue robe blanche avec des ailes d’ange sur le dos et une auréole lumineuse au dessus de la tête. George volait prés de lui avec un air solennel et respectable qui impressionna Harry qui ne pensait jamais voir un jour un des jumeaux ainsi.

-Harry, dit-il d’une voix douce et posée, je suis ta bonne conscience, c’est à moi que reviens la lourde tache de te montrer le droit chemin. Ecoutes-moi, mon ami, tu ne dois pas utiliser ces lunettes, ce n’est pas bien.

Harry acquiesça vigoureusement, même si quelque part il trouvait que George exagérait en disant que c’était une « lourde » tache, il n’était pas si dépravé que ça ! Il se décida à obéir à cette voix de la sagesse, car même si elle venait d’un des jumeaux, ces paroles lui semblaient justes, il commença donc à remettre les lunettes dans sa poche.

Il n’eut pas le temps de finir son geste que le mini Fred émit un ricanement moqueur. Il était tranquillement avachi sur l’épaule de Harry et une aura noire l’entourait.

-N’écoute pas ce plouc, Harry et imagines seulement tout ce que tu vas pouvoir voir avec ces lunettes.

Au même moment, comme par magie, une foule d’élève déboula dans les couloirs et Harry vit des filles toutes plus belles les unes que les autres passant devant lui en lui faisant des clins d’œil ou en s’humectant sensuellement les lèvres. Et alors que les filles passaient sous le regard lubrique de Harry qui avait de plus en plus chaud, Fred susurra langoureusement à son oreille.

-Mets les lunettes Harry et tu vas voir…

Fred se mit à voltiger jusqu’à une jolie brune à l’air timide.

-Hum, celle là, je parie que sous ses jupes, il y a de quoi faire…

La jeune femme leva alors les yeux vers Harry et lui lança un regard brûlant et Harry n’eut plus qu’une envie, voir ce que cachait la fille sous ses précieux vêtements.

-Nonnn ! Ne fais pas ça ! Lança George.

-Et pourquoi je ne le ferais pas ?

-Oui, reprit Fred, pourquoi il ne le ferait pas ?

George sembla réfléchir puis son visage s’éclaira.

-Parce que, dit-il avec un doux sourire, je suis la BONNE conscience, je suis le gentil, et toi tu es le méchant et Harry doit écouter les gentils !

-Ton argumentation est nulle ! s’exclama Fred alors que Harry pensait la même chose.

-Et toi, tu devrais avoir honte de vouloir violer l’intimité de ces demoiselles, rugit l’ange George.

-Pff ! Des corps comme ça, c’est fait pour être maté, sinon, je ne vois pas l’intérêt, et puis je suis sûr que toi aussi tu en meurs d’envie ! Répondit Fred.

-C’est faux, s’exclama George dont les joues se tintèrent pourtant d’une rougeur coupable, je…je ne veux pas voir ça et Harry non plus !

La dispute continua ainsi plusieurs minutes sans qu’aucun des jumeaux ne l’emporte et Harry commençait à avoir mal à la tête, il leva les yeux vers la foule de fille qui défilait toujours et soudainement sa respiration se bloqua alors qu’au loin il voyait une chevelure dorée appartenant à une personne bien connue.

-Malfoy…Murmura-t-il.

Fred et George cessèrent de se disputer et regardèrent dans la même direction que lui.

-Là, c’est une autre affaire, souffla Fred soudain calme.

-Oui, c’est une autre affaire, approuva George.

L’instant d’après, toutes les filles avaient disparues et il se trouvait seul dans le couloir avec Malfoy.

Le serpentard semblait perdu dans ses pensées puis il leva enfin les yeux vers lui, et les battements de cœur de Harry s’accélèrent dans sa poitrine. Malfoy lui fit un petit sourire malicieux et Harry déglutit, puis le regard du serpentard tomba sur ses lunettes avant de revenir à ses yeux.

-Tu ne les mets pas ? Demanda-t-il doucement en désignant les lunettes du menton.

Harry se demanda si le serpentard savait l’effet de ces lunettes.

Le gryffondor ne répondit rien, Draco lui sourit encore et Harry eut vraiment très chaud car il venait de comprendre que le serpentard savait pour les lunettes.

-Bien, murmura-t-il, puisque tu ne veux pas, je vais le faire moi-même…

Et toujours en le fixant droit dans les yeux, Draco commença à défaire sa cravate.

La seconde d’après, alors que Draco finissait d’enlever sa cravate, Harry s’aperçu qu’ils n’étaient plus dans le couloir mais dans une chambre d’après le lit qui trônait dans la pièce, il s’aperçut aussi vaguement que les jumeaux avaient disparu et qu’une certaine partie de son anatomie était plus que réveillée.

Draco la chemise maintenant à moitié ouverte, arrêta momentanément son strip-tease et le regarda tendrement.

-Sais-tu ce que je ressens pour toi ? Demanda-t-il doucement.

Harry semblait avoir perdu l’usage de la parole, il ne put que répondre en secouant la tête, et c’était sûrement mieux ainsi car il n’était vraiment pas sûr de sa voix, son cœur battait déjà beaucoup trop vite à son goût et ses jambes étaient un peu trop tremblantes. Draco s’approcha alors de lui et se pencha ver son oreille.

-Harry Potter, murmura-t-il, je t’…

« DEBOUT LES GARS !!! ALLER, ALLER, ON SE LEVE !!! »

Harry se réveilla en sursaut, Seamus Finnigan sautait partout en criant dans la pièce. Depuis qu’il avait réussit à avoir un rendez-vous avec Lavande, il était intenable et le rendez-vous était encore dans cinq jours. Cinq longs jours à supporter un type qui semblait être monté sur ressort et qui lui donnait mal à la tête.

Seamus aperçut alors qu’il était réveillé et se jeta dans ses bras.

-Harry, mon ami à moi, bonjour! Dans cinq jours, trois heures et 22 minutes je vais voir la femme de ma vie ! La vie n’est elle pas magnifique !

Harry ne pouvait pas vraiment répondre car il était légèrement étouffé sous le poids de son ami.

-Putain Seamus, tu la vois tous les jours Lavande, grommela une voix venant du lit d’à côté et pas très contente de s’être fait réveiller ainsi et si tôt, un dimanche en plus !

Seamus lâcha Harry qui put de nouveau respirer et se jeta sur le lit d’où provenait la voix serrant dans ses bras le tas couvertures.

-Ron, mon autre ami à moi que j’aime ! Bonjour ! Bonjour !

Cette fois Ron se réveilla complètement et jeta Seamus hors de son lit.

-MAIS CA NE VA PAS, J’AI FAILLI MOURIR ETOUFFE !!! Hurla le rouquin.

Mais Seamus ne semblait pas l’écouter car il serrait dans ses bras un Neville plus ou moins blasé qui demandait à Dean combien de temps il leurs restait à supporter cela, ce à quoi Dean répondit qu’ils en avaient encore pour plus de cinq jours.

Harry était troublé, son rêve était vraiment farfelu, déjà avoir les jumeaux pour conscience, c’était vraiment suicidaire, et puis Malfoy…

Harry secoua la tête, il ne voulait pas penser à lui, surtout pas, c’était trop perturbant, cela amenait trop de questions et aucunes réponses, il fallait qu’il oublie ce fichu rêve ! Après tout, ce n’était qu’un rêve, cela ne voulait rien dire… Absolument rien…

Le reste de la journée se déroula tranquillement pour Harry, il passa une bonne partie de l’après midi à jouer au quidditch avec ses amis et le soir sur l’insistance d’Hermione ils s’avancèrent dans leurs devoirs, il n’avait pas un seul instant pensé à son rêve, ni même aux lunettes. Par contre, il n’avait pas encore vu Malfoy et il se demandait ce que la fouine avait bien pu faire de sa journée. C’est vrai, il ne l’avait pas croisé, ni même aperçut une seule fois, à croire que ce vil serpent était resté enfermé toute la journée dans sa chambre.

Harry cessa tout à coup de recopier son exercice, alors qu’une pensée frappa de plein fouet son esprit. Malfoy a dut rester enfermé dans sa chambre, mais pas tout seul, ce con a dut embobiner une pauvre jeune fille innocente et l’entraîner dans ce lieu de débauche, et là si ça se trouve, ils sont encore entrain de …

Le survivant blêmit sous l’œil inquiet de ses amis, eux, ils savaient ce qu’il se passait, il lui fallait sa dose de Malfoy. C’était, hélas, prévisible, car ils n’avaient pas vu le serpentard une seule fois aujourd’hui, même pas pour le déjeuné, et les effets commençaient à se faire sentir sur leur ami, bientôt il serait d’humeur massacrante et s’en serait fini de leur tranquillité.

Hermione regarda rapidement l’heure. Bon, dans une demi-heure, c’était l’heure du repas et elle espérait ardemment que Malfoy serait là, en attendant, ils devraient supporter Harry. Ce qui la consolait, c’est que chez les serpentards cela n’allait pas être joyeux aussi, après tout, Draco n’avait pas eu lui aussi sa dose de Potter. Oui, les serpentards devaient déjà en voir de toutes les couleurs.

« Putain Blaise, on peut savoir ce que tu fou encore là ? »

Blaise soupira, pourquoi cela tombait encore sur lui. Bien sûr, la plus part des serpentards avaient fui la salle commune comme des lâches en voyant l’humeur de Draco Malfoy. Le préfet des serpentards, était revenu il n’y avait même pas 20 minutes de son rendez-vous avec sa mère et il avait déjà fait fuir tous ou presque les serpentards de la salle, fait pleurer deux premières années, une seconde année et un malabar de cinquième année. En fait, il comprenait parfaitement ses camarades, il aurait d’ailleurs bien lui aussi fui à l’opposé du château, mais son rôle de meilleur ami le lui interdisait.

C’est vrai que pour un serpentard il avait quelque fois des réactions de gryffondor, comme maintenant ou il faisait preuve d’un grand courage en restant prés de son ami, il se demandait même combien de gryffondors pourraient faire la même chose.

A vrai dire, Blaise savait, que lorsqu’il était dans cet état là, Draco avait besoin de parler. Il soupçonnait Narcissa Malfoy d’avoir encore passée la journée à se lamenter sur le déshonneur qui touchait le nom des Malfoy depuis que son cher et tendre époux avait été envoyé à Azkaban. Pour elle, cet emprisonnement était une humiliation, une infamie, un outrage au bon sens, et Draco bien qu’étant désolé que son nom soit entaché, avait pour une fois mis sa mauvaise fois de côté et avait accepté que son père ait eu ce qu’il méritait. Mais Narcissa ne l’acceptait pas et n’en finissait pas de pourrir la vie de son fils avec ses plaintes déchirantes, et son air outré. Elle lui donnait rendez-vous presque tous les dimanches et il devait les passer à l’écouter se plaindre.

Ce dimanche n’avait donc pas fait exception et Draco avait écouté sa mère qui lui disait que leur voisine avait osé passer devant elle sans la saluer, que Mr Roll, le banquier avait oublié de la complimenter sur sa nouvelle coiffure, que Margaret qui se disait son amie ne l’avait même pas invitée pour le thé mais par contre, elle s’était permis d’inviter la voisine, que Gottferdom, leur elfe de maison voulait démissionner et travailler chez la voisine, que…

Bref, le jeune homme était d’humeur massacrante après cet éprouvant rendez-vous, il avait entendu le mot « voisine » assez de fois pour le restant de sa vie. Et putain, il n’avait même pas vu la tête de déterré du balafré, il se demanda ce qu’il avait bien pu faire de sa journée. Il avait sûrement du parader dans toute l’école, sans s’apercevoir que les filles s’évanouissaient presque sur son passage et que beaucoup d’entre elles et même certains mecs se seraient bien glissé sous sa robe.

Draco fronça les sourcils, et si cette fois, il s’en était rendu compte, si il avait invité une de ses personnes sous ses robes, si ça se trouve, en ce moment même, une de ces petites putes était en train de le…

Le préfet en chef se leva hors de lui, il regarda au alentour, plus aucun serpentard, sauf Blaise qui le regardait inquiet. Le blond haussa les épaules alors qu’une colère sourde s’emparait de lui, tant pis pour Blaise, il aurait du partir, ce con de Potter le rendait fou, lui et les bécasses qui lui courraient après…

Une demi heure plus tard, au grand soulagement de leurs amis, Draco et Harry se retrouvèrent l’un en face de l’autre devant la grande porte.

Ses insultes fusèrent mais Harry était soulagé, Draco ne semblait avoir perverti personne puisqu’il était juste avec sa bande habituelle.

Sa haine semblait encore plus vivace mais Draco était soulagé, Harry ne semblait n’avoir permis à personne d’aller sous sa robe puisqu’il était accompagné du même ramassis de crétins que d’habitude.

Une heure après le dîner, Harry était seul dans le dortoir, ses amis étaient encore dans la salle commune, et Harry en profitait pour réfléchir. Ce sale con de Malfoy avait encore pris de l’avance et le gryffondor pestait contre lui en tournant en rond et il lui cherchant vainement un défaut physique, il fallait qu’il en trouve pour récupérer des points.

Mais pour lui trouver un défaut, il fallait qu’il sache à quoi il ressemblait, il lui fallait des preuves. Et il avait justement de quoi assembler des preuves.

Sur cette bonne résolution, Harry se décida à faire ce qu’il s’était juré de ne pas faire. Il ouvrit le tiroir de sa commode et en sortit la paire de lunette qui s’y trouvait.

Il les regarda froidement, les lunettes allaient devenir son arme, et Malfoy serait sa cible.

Harry eut un sourire sadique, il allait tout savoir de la fouine, enfin, tout voir était un terme plus juste, et bientôt, il pourrait enfin attaquer le blondinet sur son propre terrain.

Lorsque ses amis vinrent le voir quelques minutes plus tard, Harry souriait toujours sadiquement, il utiliserait les lunettes quand il serait seul avec Malfoy.

Ron et Hermione le regardaient suspicieusement, Harry avait un air très serpentard à ce moment et cela ne laissait rien présager de bon.

« Harry, ça ne va pas, tu as l’air…bizarre. »

Harry se tourna vers son amie toujours en souriant, ce qui lui donnait un air de psychopathe.

« Ca va, dit-il, ça va même très bien ! »

Si ça se trouve, Malfoy a des pustules sur le dos.

« Tu es sûr, reprit Hermione. C’est que tu es entré ici assez en colère, et là, ben, t’as l’air heureux.

-C’est parce que je suis heureux ! répondit le jeune homme en souriant toujours sadiquement. »

Peut être même qu’il a des verrues sur les fesses !

« Ouais, mais là mon pote, c’est plus une joie perverse. Tu sais que tu fais peur à sourire comme cela ! »

Ron avait vraiment l’air inquiet, Harry ressemblait vraiment à un psychopathe. Il mis une main sur l’épaule du rouquin faisant sursauter ce dernier.

« Ne t’en fais pas mon ami, reprit Harry, toi, tu n’as rien à craindre ! »

Avec de la chance, il aura des champignons sur les pieds !

Ron regarda son ami de plus en plus inquiet, à vrai dire, si à e moment Harry se mettrait à rire diaboliquement comme les méchants dans les histoires d’horreur, cela ne l’étonnerait pas…

« HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! »

Harry se frottait maintenant les mains tout en émettant son rire diabolique, sous les yeux ronds de ses amis. Il avait dans les yeux une lueur de folie et son rire résonnait dans la pièce. Mais ce qui figea les deux gryffondor fut la phrase que Harry prononça tout en brandissant un point vers le ciel.

« Si ça se trouve, il en a une toute petite !!!

-Pardon ?

-Hein ? »

Harry se rendit compte qu’il venait de penser tout haut, il s’aperçut aussi que ses deux amis le regardaient comme si il venait d’une autre planète et après un rapide retour en arrière, il se dit que en effet il y avait de quoi.

« Qui a une petite quoi ? Demanda Hermione, cherchant à découvrir le mécanisme du cerveau Harry Potterien. »

Ron devant la rougeur coupable qui s’était emparée de son ami venait de comprendre et c’était grâce à cela qu’il avait compris, pas parce qu’il avait l’esprit mal placé ! Bref, Ron avait deviné le « quoi » et avait un léger doute sur le « qui ».

Harry n’arborait plus du tout son sourire sadique, il cherchait anxieusement par tous les moyens une idée pour empêcher Hermione de mener son enquête.

En effet, depuis que la jeune femme avait décidée qu’elle ferait psychomage, elle n’arrêtait pas de chercher à savoir le pourquoi du comment à chaque phrase bizarre et même parfois pas bizarre que quelqu’un prononçait. Et la dernière phrase du gryffondor était vraiment bizarre et la jeune femme en salivait presque de trouver le cheminement qu’il avait fallut au cerveau du brun pour sortir cela.

Or, Harry ne se voyait pas du tout dire à Hermione qu’il venait d’imaginer Malfoy tout nu avec un minuscule…outil. Heureusement pour lui, Ron avait sentit son désespoir car il entraîna Hermione vers la sortie prétextant avoir besoin d’elle pour un exercice de potion.

Cette nuit là, Harry ne fit aucun rêve, du moins c’est ce qu’il pensa tout d’abord, mais en voyant l’état de ses draps, il se dit qu’il avait bien du s’amuser. Et en mettant ses draps dans la corbeille à linge, il ne chercha pas à se souvenir de son rêve et se contenta d’aller sous la douche pour se réveiller complètement et enlever le sentiment de plénitude qui l’accompagnait toujours après ce type de réveil.

Quelques heures plus tard, en ce lundi 17 janvier, Harry Potter, les lunettes magique dans la poche de sa robe avait un plan.

Il avait beaucoup réfléchit au moyen de voir le serpentard. Tout d’abord, il ne voulait pas qu’il soit accompagné de ses amis. Car, il faut bien l’avouer, Harry avait vu bien assez d’horreur dans sa jeune vie, et il n’était pas sûr de survivre à la vision de Parkinson, Crabbe et Goyle dans le plus simple appareil. Rien que d’y penser, il en avait la nausée, il fallait donc que Malfoy soit seul.

Il ne voulait pas non plus qu’il y ait d’autres élèves autour d’eux, car la conscience de Harry lui disait de respecter l’intimité des autres, sauf celle de Malfoy bien sûr, mais lui, ce n’était pas pareil. Harry devait donc éviter les heures de pointes, comme les intercours ou les heures de repas. Il fallait donc que cela se passe durant un cours.

Le plan de Harry était simple, aujourd’hui il avait cours commun de potion avec les serpentards, il allait s’arranger pour faire une connerie et Rogue n’allait pas résister à l’envie de le virer de son cours et il allait l’envoyer chez Dumbledore. Et bien sûr, il voudrait qu’un préfet l’accompagne pour s’assurer qu’il obéisse, et ce préfet ne risquait pas d’être Hermione donc, il ne restait que Draco !

Il lui suffirait donc de changer incognito de lunettes et il pourrait observer tout à son aise le corps de son ennemi durant le trajet dans les couloirs déserts.

C’était un plan parfait, il fallait juste qu’il n’oublie pas de remettre ses vraies lunettes avant de voir Dumbledore. Il en allait de sa santé mentale.

-Potter ! Peut-on savoir à quoi vous jouez ?

Harry leva les yeux de son chaudron, où il jetait joyeusement tout un tas d’ingrédients qui lui passait sous la main. Severus Rogue se tenait en face de lui et il n’avait pas l’air du tout content, pas que d’habitude il soit d’humeur joyeuse mais là Harry pouvait presque voir le sol geler sous les pieds du maître de potion tant son expression était glaciale. Harry s’obligea à respirer calmement, il prit un air enjoué et remua à l’aide de sa baguette toniquement le contenu de son chaudron en fredonnant.

« Je fais de la bouillie pour mes petits cochons, pour un, pour deux, pour trois, pour quatre, pour cinq, pour six, pour sept, pour… »

BAM

La main du professeur de potion s’abattit sur sa table, faisant sursauter tout le monde qui regardait éberlué le survivant qui venait d’interrompre sa chanson.

« Potter, siffla-t-il dangereusement, votre bêtise atteint des sommets où même Londubat aura du mal à accéder. J’enlève 50 points à gryffondors. VOUS, continua-t-il en le pointant du doigt, n’êtes qu’une larve sans cervelle et VOUS n’avez rien à faire dans mon cours. Maintenant sortez, et allez voir Dumbledore, je suis sûr qu’il sera ravi de voir le sérieux avec lequel vous suivez en classe. »

Harry se leva et rangea ses affaires avec un air faussement repentant. Ron le regardait avec fierté mais il semblait lui en vouloir de ne pas avoir été mis au courant, à moins que c’était parce que lui devait encore rester en cours. Hermione avait les lèvres pincées et il l’entendit chuchoter que cette attitude n’allait pas l’aider pour ses Aspics. La plus part des gryffondors hésitaient entre être heureux que Harry se soit moqué ouvertement du prof ou furieux car cela leur avait coûté 50 points et que eux aussi ils devaient rester dans ce cours avec un Rogue plus enragé que jamais. Les serpentards étaient encore sous le choc, le balafré avait osé se foutre de leur directeur de maison, un gryffondor, faire ça à un serpentard, ça allait se payer !

Harry allait atteindre la porte, lorsque la voix de Rogue s’éleva de nouveau.

« Oh, j’oubliais Potter, j’ai peur qu’avec votre absence de cerveau vous ne trouviez pas le bureau de notre cher directeur, Monsieur Malfoy va donc vous y accompagner, pour s’assurer que vous arriviez à bon port. »

Harry était toujours face à la porte et ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il entendit la chaise de Draco racler le sol.

Ils étaient dans le couloir et Malfoy ne lui avait pas adressé un mot, à peine un regard dédaigneux, il marchait quelques mètres devant lui comme si il était en compagnie d’un pestiféré.

Harry se dit que c’était le moment, il s’abaissa faisant mine de refaire son lacet et, la tête baissée, il enleva ses lunettes et les glissa dans sa poche où il en sortit celles des jumeaux qu’il mis sur son nez.

Harry avait toujours la tête baissée et maintenant qu’il portait les nouvelles lunettes, il n’osait plus la relever. Il était étrangement ému, il allait voir Malfoy tout nu.

Draco se retourna surprit de ne plus entendre les pas du gryffondor, il le vit, la tête baissée et la respiration légèrement saccadée, il se demanda en fronçant les sourcils ce qu’il lui arrivait encore et s’approcha jusqu’à se trouver en face de lui.

Harry vit deux pieds nus atterrirent sous ses yeux, et sa respiration se bloqua, pourtant il n’en avait rien à foutre des pieds, les pieds, c’était moche, les pieds, c’était pas le pied.

Mais ces pieds, Harry les aimait déjà, ces pieds lui donnaient envie de regarder plus haut, ces pieds étaient parfaits.

Harry leva un peu les yeux, juste un peu, il vit deux mollets pales et musclés avec de légers poils blonds qui les recouvraient, et Harry se sentit durcir, il avait envie d’embrasser ces mollets, putain, il lui baiserait même les pieds si Malfoy le lui demandait à l’instant !

Son regard remonta encore, indépendant de sa volonté, de toutes façons, il n’avait plus aucune volonté, quelque chose le guidait, mais ce n’était sûrement pas son cerveau, il était sûr que ses hormones étaient devenues les maîtres de son esprit après un coup d’état interne. Et il dut se mordre la lèvre inférieure pour ne pas gémir devant la vue affolante des cuisses de Malfoy.

Elles étaient divinement musclés et toujours de la même blancheur que le reste. Elles lui donnaient envie de s’asseoir dessus, humm, s’asseoir sur les cuisses de Malfoy, non, encore mieux, s’asseoir entre les cuisses de Malfoy…

Au même instant qu’il se fit cette réflexion, Harry leva encore les yeux pour les poser exactement à l’endroit où il voulait s’assoire et ce qu’il vit lui grilla les derniers neurones qui lui restait.

Une seule chose tournait dans sa tête et cela se résumait à ça : « ilauneérectionilauneérectioilauneérectionilauneérectionilauneérectioilauneérection ilauneérectionilauneérectioilauneérectionilauneércetionilauneérectioilauneérection… »

A suivre…

Ben voilà, c’est fini pour ce chapitre, j’espère que ça vous a plu.

Ps : A votre avis, d’où vient le nom de l’elfe de maison de Draco?

Est-ce que Harry va retrouver ses neurones, est-ce que Seamus va sortir avec Lavande, est-ce que Hermione se sera avancée dans tous ses devoirs, vous le serez peut être dans le prochain épisode de « Tu m’as bien regardé Potter ».

C’était Artoung, en direct de Ffnet,

A vous les studios (heu, les revieweurs) !

 
 
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