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Draco regardait Potter de plus en plus incrédule, déjà qu’il n’était pas sûr de sa santé mentale après son éclat en cour de potion, là, il commençait vraiment à s’inquiéter. Le gryffondor avait la tête à moitié relevée mais pas complètement, il semblait comme pétrifié, si bien que Draco crut qu’il avait un torticolis. Le problème c’était que le regard de Potter était au niveau de…son entrejambe et même si Draco était sûr que sa robe cachait son état d’excitation, le fait que Potter et les yeux braqués justement à cet endroit là, et ben, cela l’excitait encore plus si c’était possible. Il crut entendre un gémissement provenant de la gorge de son ennemi et ce son lui procura des frissons. Merde, il lui semblait qu’il était encore plus réceptif à l’attrait du gryffondor que d’habitude et il n’aimait pas cela. Il n’avait qu’une seule envie, amener vite fait Potter chez Dumbledore et retourner en cours en faisant un léger détour par les toilettes, mais pour cela il fallait peut être que Potter change de position. « Potter, qu’est-ce que tu fous? » Sa question eut la réaction escomptée puisqu’elle sembla ramener le gryffondor à la surface. Harry leva vivement la tête et se redressa complètement, il avait les joues rouges et les yeux voilés et Draco dut se retenir de ne pas le prendre contre un mur tellement cette vision était stimulante. Potter était vraiment bizarre, il n’avait toujours rien répondu et promenait son regard sur tout son corps comme hypnotisé, balayant des endroits et s’attardant sur d’autres, et s’il ne savait pas que c’était Potter en face de lui, il aurait qualifié le lueur qu’il voyait dans ses yeux comme du désir à l’état brut. Mais c’était Potter, et jamais il ne le désirerait, Draco prenait juste ses rêves pour la réalité. Pourtant, même sachant cela, le fait que le regard de Potter s’attarde ainsi sur son corps, lui faisait avoir chaud partout et pourtant il frissonnait, putain, c’était plus que des frissons, il en tremblait presque! Il se détourna bien décidé à faire taire ses hormones et alors qu’il reprenait sa marche il crut entendre à nouveau un gémissement étouffé mais il refusa d’attribuer ce son à Potter et décida que c’était juste le fruit de son imagination. Il était perdu, il le savait maintenant, il était condamné, il le suivait sans en avoir vraiment conscience, il le suivait pour ne pas le laisser s’échapper loin de sa vue. Il le trouvait beau, beau à se damner, beau à en pleurer. Il ne pouvait détacher les yeux de ce corps pâle, musclé, et indéniablement masculin, ce qu’il voyait lui réchauffait le ventre, lui faisait briller les yeux et trembler les mains. Mais surtout, la vue de Malfoy lui broyait le cœur, ce n’était pourtant qu’un corps, qu’il le désir était compréhensible mais ce qui était anormal c’était que son cœur battait comme si il venait de courir un marathon. Puis soudain Draco s’arrêta, il était toujours de dos devant lui, et Harry obligea ses yeux à quitter le plus parfait fessier qu’il lui eut été donné de voir pour les poser sur une nuque affolante. Mon dieu ! Tout était affolant chez lui, Harry était désespéré, quelque soit l’endroit où il posait ses yeux, il ne voyait que beauté et tentation. Et il avait une envie qui lui brûlait les entrailles, envie de découvrir ce corps avec beaucoup plus que les yeux. Il voulait le découvrir avec ses mains, il voulait toucher et caresser chaque courbe, chaque creux, chaque parcelle de peau de Draco. Il voulait découvrir ce corps avec sa bouche. L’embrasser, le lécher, le goûter, jusqu’à ce que le serpentard crie grâce et même au-delà. Il voulait le goûter de la plus intime des façons et lui faire l’amour, encore et encore et encore et encore et… « OH ! POTTY ! JE VIENS DE TE DIRE QU’ON EST ARRIVE !!! » Harry secoua la tête et regarda Malfoy dans les yeux, le blond n’avait pas l’air d’être content et Harry se demanda si cela faisait longtemps que Malfoy parlait dans le vide, il se rendit compte aussi qu’il était déjà devant le bureau de Dumbledore, le voyage lui avait semblé incroyablement court ! « Bon, quant tu auras fini de me contempler la bouche ouverte, tu pourras enfin entrer là dedans et moi je pourrais enfin retourner en cours. Ta compagnie Potter, est vraiment répugnante et j’ai autre chose à faire que de te trimbaler dans tous les couloirs. » Harry jeta rapidement un regard sur le corps de Malfoy et ne put retenir un sourire. Malfoy trouvait sa compagnie répugnante…pourtant elle semblait vraiment beaucoup plaire à Malfoy Junior. Harry n’en revenait pas, Malfoy semblait avoir était en érection durant tout le trajet, il commençait à croire qu’il était d’une manière ou d’une autre la cause de cet état, même si cela paraissait impossible. Malfoy dut voir son petit sourire car son regard se fit glacial et l’instant d’après Harry se retrouva plaqué dos au mur, avec une main qui enserrait sans douceur aucune son cou et Harry eut soudain du mal à respirer. « -Potty, siffla dangereusement le serpentard, je n’aime pas qu’on se foute de ma gueule ! » Le gryffondor cherchait vainement sa respiration mais la poigne du serpentard était sans pitié, sans l’étouffer tout à fait, Malfoy exerçait une douloureuse pression, permettant juste à un mince filet d’air d’aller et venir dans ses poumons. Si il n’était pas dans cette situation Harry aurait presque rit, ils étaient tous les deux en train de se disputer et il étaient paradoxalement tous les deux en train de bander. Il suffirait juste que Malfoy approche un peu de lui et il pourrait sentir son état d’excitation. « Lâche moi ! Réussit à articuler le gryffondor d’une voix cassée. » Les yeux du serpentard se colorièrent de cette teinte métallique qui captivait tant le gryffondor. Il émit un petit rire moqueur. « Sinon quoi Potter ? Que vas-tu faire si je ne te lâche pas ? » Harry regardait fasciné le jeune homme qui se trouvait en face de lui, il le trouvait encore plus beau avec ses yeux brillants, il avait envie de lui, tellement envie, ce n’était pas humain ! « Ce que je vais faire, pensa t-il, je vais t’embrasser, puis t’allonger sur le sol et m’employer à te faire jouir tant et tellement que tu en oublieras comment tu t’appelles. » -Monsieur Malfoy, veuillez lâcher tout de suite Monsieur Potter ! Les deux garçons sursautèrent au son de cette voix et se tournèrent d’un même mouvement en direction de sa provenance. « -ARRGG !!! -Harry ! Qui a-t-il ? s’exclama Dumbledore inquiet en s’approchant vivement du gryffondor qui venait de hurler et qui tentait tant bien que mal de retirer ses lunettes. Lorsqu’il y parvint enfin Harry se décida à répondre au directeur d’une voix tremblante. -ça…ça va, j’ai…j’ai juste eu peur… » Draco leva un sourcil étonné, il ne voyait pas ce qui avait pu effrayer le balafré, par contre, le voir sans ses lunettes étaient quelque chose. Ce type avait des yeux magiques, ces yeux vous ensorcelaient et vous dépossédaient de votre âme. Draco devait vraiment s’éloigner de ces yeux ! « Potter a été renvoyé du cours du professeur Rogue et j’ai été chargé de vous l’amener. -Vraiment ? questionna Dumbledore en se tournant vers le gryffondor qui semblait encore sous le choc. » Harry se contenta d’hocher la tête en regardant difficilement le directeur. -« Je vous laisse, reprit Draco d’une voix traînante, je dois retourner en cours. -Bien sûr Monsieur Malfoy, allez en potion, et merci d’avoir amené votre camarade à bon port ! » Draco renifla de mépris à la mention du mot camarade et retourna sans un mot de plus en direction des cachots. Toute la journée Harry resta perdu dans ses pensées, son entrevue avec Dumbledore s’était assez bien passée puisqu’il s’en sortait seulement avec un devoir de potion à rendre. Il s’était aussi remit du choc que lui avait procuré la vue du directeur en tenu d’Adam, bien qu’il eut peur d’en faire des cauchemars durant quelques nuits. En fait, si il s’en était aussi vite remit, c’est parce qu’il y avait autre chose qui occupait toutes ses pensées.Il lui suffisait de fermer les yeux et il était envahit d’image du corps magnifique de Malfoy. Il revoyait le torse blanc, musclé comme il le fallait, ni trop, ni pas assez, son ventre plat où une mince ligne de poils blonds montrait le chemin vers un sexe tendu, son dos puissants, sans être trop large, ses haches divinement étroites, ses fesses fermes et musclées… Harry se mordit les lèvres à cette pensée, ce n’était pas humain d’avoir des fesses comme les siennes, ce type avait été sculpté par les dieux, c’était la seule explication. Harry avait été pris à son propre piège, il maudissait les lunettes des jumeaux et sa putain de curiosité et surtout, il maudissait Malfoy car ne l’oublions pas, tout était de la faute de ce vil serpentard et de ses fesses parfaites! Harry se savait perdu, avant lorsqu’il pensait à Malfoy, il pensait à son air méprisant et ses insultes blessantes, maintenant, il pensait à un corps de rêve, à un regard brûlant et à une voix grave et chaude. Harry était perdu, pourtant du chao émotionnel dans lequel il était plongeait se dégageait une certitude : il lui fallait Malfoy. Harry ferma les yeux de dépit, le fait était qu’il désirait le serpentard comme un fou et même si c’était dur à avaler, le gryffondor l’avait accepté. Il avait décidé de parler de son problème à ses meilleurs amis. Peut être qu’ils auraient une solution pour lui sortir le serpentard de la tête. Par contre, cela allait leur faire un choc, Hermione serait sûrement dégoûtée et déçue et Ron…Ron allait le détester. Mais Harry devait en parler à quelqu’un, sinon il allait devenir fou. C’est pour cela qu’il avait convoqué ses amis, ils étaient tous les trois dans la chambre de préfet de Hermione et les deux jeunes gens attendaient visiblement qu’il parle. « -Je…je crois que vous feriez mieux de vous assoire. » Cette fois Ron regardait son ami inquiet, il l’avait trouvé vraiment bizarre pendant toute la journée et il semblerait qu’ils allaient enfin savoir pourquoi. Hermione quand à elle s’était empressée de s’assoire impatiente d’entendre la suite. « -Toi aussi Ron ! Reprit Harry. » Oui, surtout toi. Rajouta-t-il en pensée. Le rouquin soupira et prie place dans un fauteuil. « -Voilà, nous sommes assis, alors maintenant tu vas parler, car j’avoue que je commence à avoir peur. Tu as la tête de quelqu’un qui va annoncer une très mauvaise nouvelle. » Harry soupira, pris son courage à de mains et parla d’une voix quasiment inaudible tout en regardant ses pieds. « LesjumeauxontcréedeslunettesquivoientlesgenstoutnujelesaiessayésurMalfoy jaivuquilétaitassezcontentdemevoiratjaienviedeluijeveuxcoucheraveclui. » -« Excuse moi, peux-tu répéter s’il te plait, je n’ai pas tout compris ? Demanda Hermione. » Harry soupira une nouvelle fois et répéta toujours en regardant ses pieds mais un peu plus distinctement. -Les jumeaux ont créé des lunettes qui permettent de voir les gens tous nu, je les ai essayé sur Malfoy, et j’ai vu que je lui faisais de l’effet mais le problème c’est que moi aussi il me fait de l’effet. Je le veux dans mon lit, je suis un malade, vous allez me tuer, je sais que c’est notre ennemi, je dois être fou, je… -Et bien ! Ce n’est pas trop tôt ! s’exclama Ron. Harry leva les yeux vers son ami qui avait un grand sourire, dire que le survivant était étonné aurait été un euphémisme. Où était la mine de dégoût de Ron, le visage peiné de Hermione ? Qui étaient ces gens devant lui qui lui souriaient et le félicitaient ? Où étaient passés ses amis ? Harry était tellement sous le choc qu’il n’écoutait même pas les deux gryffondors et ce fut lui qui dut de toutes urgence trouver un siège pour s’assoire et se remettre les idées en place. Au bout d’un moment, il se décida enfin à écouter la discussion irréelle qui se déroulait devant lui. « Alors vous l’avez fait ? Lui demanda Ron. -Voyons Ron, ça ne se pose pas ce genre de question ! En tous les cas, vous formez un couple parfait ! Et avec Ron et les autres, on commençait à désespérer, on se demandait quand vous alliez enfin vous avouer vos sentiments. Quels autres ? Quels sentiments ? Qu’est ce qu’elle raconte ? -Oui, reprit Ron, alors la fouine t’a enfin dit qu’elle t’aimait, à moins que ce ne soit toi qui aies fait le premier pas ? Allez, tu peux nous le dire à nous ! Mais...mais…mais, ses amis devenaient fous, ils n’avaient rien compris à ce qu’il leurs avait dit, il leur avait parlé de « désir malsain » et eux lui répondaient « amour éternel ». « Je n’ai jamais dis que j’était amoureux de Malfoy ! S’exclama Harry outré. Je ne l’aime pas, j’éprouve juste du désir pour lui. D’ailleurs lui aussi ne m’aime pas, il me déteste et je me demande même si finalement j’étais la cause de son état d’excitation ! » Ron et Hermione se regardèrent consterné puis le rouquin pris la parole. « Tu veux dire que tu ne sais pas que tu l’aimes, tu as juste compris que tu le désirais ? » Harry se demanda pourquoi son ami avait l’air si étonné. « Je ne l’aime pas, répéta-t-il, je viens juste de comprendre que je le désirais, mais il s’agit juste de désir ! -Tu viens de le comprendre…aujourd’hui ? Demanda Ron. » Harry se contenta d’hocher la tête, ce n’était pourtant pas difficile à comprendre, puis il vit le jeune homme se mettre à rire comme si il venait de raconter un truc hilarant, en répétant inlassablement qu’il venait juste de s’en rendre compte « aujourd’hui ». Hermione de son côté ne disait rien et semblai réfléchir, mais lorsqu’elle vit Harry regarder leur ami roux écroulé de rire comme si il était devenu fou, elle se décida à parler. « Harry, dit elle, si Ron se comporte ainsi, c’est parce que nous étions sûr que tu savais depuis longtemps que tu désirais Malfoy, c’est pour cela que ça nous étonne, tu viens seulement de t’en rendre compte aujourd'hui! -Pourquoi l’aurais-je désiré depuis longtemps ? C’est juste une passade, bientôt tout redeviendra comme avant ! » Harry se tourna outré vers Ron qui avait redoublé de rire à la mention du mot passade. « Je peux savoir ce qu’il y a de drôle cette fois ? Demanda-t-il d’un ton sec. » Ron sembla se calmer et il affichait un petit sourire en coin. « Ce qu’il y a de drôle mon ami, c’est que ta passade, cela fait presque un an et demi que tu en rêves ! » Harry devint soudain pâle, de quels rêves voulait-il parler ? « Par…pardon ? -Ouais, et des rêves assez explicites en plus ! Je t’avoue qu’au début avec les gars ça nous a choqué mais… -Les…les gars ? Harry était de plus en plus pâle ayant peur de comprendre. Tout à l’heure « les autres », maintenant « les gars », est pourquoi pas l’école toute entière pendant qu’on y est ! -Ben oui, Nev, Seamus et Dean, c’est que tu es bruyant ! Bref, au début on était choqué, tu imagines, toi rêvant de la fouine ! Et puis on en a parlé à Hermione et on a compris que c’était ton droit d’aimer qui tu voulais. » Harry était scandalisé, tout le monde semblait être au courant de son attraction pour Malfoy et en plus ils trouvaient tous ça normal. Mais peut être que Ron se trompait, il ne pouvait pas faire des rêves érotiques sur le serpentard depuis un an et demi sans s’en être rendu compte ! « Je ne l’aime pas, reprit-il, et vous avez peut être mal compris le sens de mes rêves, on devait se battre ou s’insulter, rien de plus ! -Oh mais bien sûr, c’est vrai que « Prends-moi Draco ! », « Oui, je viens ! » et « Encore ! », sans oublier les « Oh oui ! », ça peut en effet porter à confusion! se moqua Ron. » Harry avait maintenant une belle teinte rouge, il avait dit tout cela dans ses rêves, et devant son dortoir en plus ! Il imaginait les trois garçons en train de parier qui de lui ou de Malfoy dans ses songes était dessus ou dessus, pendant que lui poussait des gémissements de plaisir et appelait Malfoy. Car aussi étrange que cela puisse paraître, le fait que Ron en parle avait comme ouvert une brèche de souvenirs en lui. Et il se rappelait maintenant avec une netteté impressionnante tous ces rêves qu’il avait oublié, oui, et il n’y avait aucun doute, il avait fait beaucoup de rêves érotiques sur la fouine, et rien que de penser au Draco de ses rêves et à ce qu’il lui faisait Harry se sentit une chaleur importune l’envahir. Et cela le mit en colère. « Pourquoi ne m’avoir rien dit ? Je veux dire, vous auriez dut m’avertir, pour faire en sorte que cela s’arrête ! Bon sang Ron, dit il de plus en plus excédé, vous m’avez laissé faire des putains de rêves érotiques sur la fouine! Vous avez laissé ce sale petit crétin pervertir mes rêves ! » Ron émit un rire narquois. « Et nous aurions du faire quoi Harry ? Demanda-t-il. On aurait du t’empêcher de dormir jusqu’à ce que tu tombes malade. Réfléchis un peu, c’est un de ces trucs qu’on ne peut pas changer, ni empêcher. Nous l’avons tous accepté et tu dois le faire aussi, ne rejette pas la faute sur nous. Et d’ailleurs, il n’y a aucune faute, ce n’est pas mal ce que tu ressens, tu n’as pas à te justifier, ces trucs là ne se justifie pas ! » Ron finit sa tirade mortellement sérieux sous le regard admiratif de Hermione. Harry quand à lui essayait d’assimiler ce que venait de dire son meilleur ami, il devait bien s’avouer que Ron avait raison. Il était temps qu’il arrête de se cacher derrière sa soit disant haine envers le serpentard. Il savait que ce désir qu’il ressentait n’était pas une passade, cela durait depuis longtemps et avec la chance qu’il avait cela n’allait pas partir du jour au lendemain. « D’accord, dit-il en soupirant, bien malgré moi je le désire. -Oui, dit Hermione en souriant, et lui aussi te désire ! -Je n’en suis plus aussi sûr. » Harry se leva et se mit à faire les cents pas tout en continuant à parler. « Après tout, peut être que si il était dans cet état ce n’était pas à cause de moi, mais à cause d’autre chose. -Harry…commença Ron exaspéré. » Le jeune homme brun l’arrêta d’un geste, plus il y pensait et plus il lui semblait qu’il s’était trompé, Draco ne le désirait pas. Il devait y avoir une explication logique à son état. « Je sais, s’écria-t-il soudain, Malfoy adore la potion, il est même meilleur que Mione dans cette discipline, si cela se trouve, rien que le fait de penser à des mélanges chimiques le fait bander et peut être même que… -HARRY ! » Le gryffondor s’arrêta net et regarda son amie qui venait de crier. « Mais, t’es pas bien ! Reprit elle, tu as eu la preuve par A plus B qu’il te désirait et maintenant que tu t’avoues enfin ton amour, tu inventes n’importe quoi pour refuser d’affronter le vérité. -Je ne l’aime pas. » La voix était calme, le ton sec. Ron agrippa les épaules du survivant et l’obligea à le regarder dans les yeux. « Tu l’aimes Harry, dit il d’une voix posée. » Harry se sentait transpercé pas ce regard, le regard de celui qu’il considérait comme son frère. « Je…je ne l’aime pas. » La voix devenait hésitante et les lèvres tremblaient. Harry avait peur, ses amis l’obligeaient à voir quelque choses qui aurait du rester tapis dans l’ombre. Harry, reprit Ron doucement, je ne veux pas que tu perdes encore un an et demi à te mentir avant de t’apercevoir de qu’il y a là dedans. » Tout en disant cela Ron mis à plat sa main sur la poitrine de son ami, à l’endroit où se trouvait son cœur. « Que…que veux-tu dire ? » La voix n’était plus qu’un murmure. « Ce que je veux dire, c’est que dans tes rêves, tu ne dis pas seulement « Encore ! » et « Oh oui ! »… Cette fois Harry trembla, il regarda le jeune homme en face de lui, le suppliant silencieusement de ne pas continuer, mais Ron devait le faire, il devait obliger Harry à voir la vérité en face. -Dans tes rêves Harry, reprit-il, tu dis aussi « je t’aime Draco »…non, en fait, tu dis surtout « je t’aime Draco ». A ces mots Harry se laissa tomber sans un mot sur le fauteuil, trop de chose se bousculait en lui. Ce que venait de dire Ron le chamboulait complètement et trouvait un écho douloureux dans son cœur. Il aurait préféré qu’il se taise, il aurait préféré que ces mots l’indiffèrent, il aurait préféré ne pas savoir. Le survivant se prit la tête dans les mains, et pendant une demi heure il ne dit rien, semblant en conflit ave lui-même. La raison et cœur de Harry étaient en conflit et Harry était perdu. Sa raison lui disait que c’était impossible, il ne pouvait pas aimer Draco Malfoy, mais son cœur battait beaucoup trop vite à la simple pensée du jeune homme blond, contredisant par ce simple fait tous les arguments que son esprit tenté d’émettre. Enfin, au bout d’une demi heure, il leva la tête vers ses amis qui étaient restés silencieux, il poussa un soupir fataliste. « Je l’aime et je le veux. » La voix était résignée. Harry s’était enfin avoué ses sentiments, il était vraiment fichu, il aimait le type le plus inaccessible, car même si Draco le trouvait à son goût, ce qui était à vérifier, jamais il ne serait amoureux de lui. Mais Harry était un gryffondor et il voulait Draco, son corps…et son cœur, alors il aurait au moins le courage d’essayer. Ron et Hermione virent avec une joie non dissimulée les yeux de leur ami luirent d’une lueur déterminée. « Je l’aime, répéta-t-il. Le survivant eut un sourire en coin avant de rajouter d’une voix assurée. Et je l’aurais ! » Oui, pensa-t-il, Draco Malfoy, tu seras bientôt à moi ! A suivre… |