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au 04 Déc 08 :
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pour 1405 fics écrites
contenant 3595 chapitres
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Tu m'as bien regardé Potter?
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour
5 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 4     Les chapitres     4 Reviews    
Jouir d'une vue interessante
Chapitre 4 : Jouir…d’une vue intéressante.

« Je l’aime, répéta-t-il. Le survivant eut un sourire en coin avant de rajouter d’une voix assurée. Et je l’aurais ! »

Oui, pensa-t-il, Draco Malfoy, tu seras bientôt à moi !

-Voilà qui est bien dit ! s’exclama Ron. Cette façon de penser te ressemble plus ! Tu vas montrer à ce petit prétentieux qui est le maître et il va tomber dans tes filets sans même d’avoir eu le temps de dire « ouf » !

Ron et Harry eurent un sourire sadique à cette idée, enfin, le sourire de Ron était sadique, celui de Harry était plus pervers qu’autre chose.

-Et je suppose que vous avez un plan ? Dit Hermione d’un ton sec.

Les deux garçons cessèrent de sourire et se tournèrent vers leur amie qui venait de réduire à néant leur rêve, car le fait était qu’en effet ils n’avaient pas de plan. Pourtant Harry refusa de se laisser abattre et regarda les yeux emplis d’espoir sa meilleure amie certes, mais surtout « le cerveau de Poudlard ». Or, le cerveau de Poudlard devait bien avoir un plan, c’était obligé, c’était dans sa nature même de cerveau. C’était bien simple, Hermione sans plan c’était comme Dumby sans sa barbe, Rogue sans son air dégoûté, Ron sans son estomac et Colin sans son appareil photo, c’était impossible, inenvisageable…

-J’ai un plan, précisa (inutilement) Hermione le tirant ainsi de ses pensées, mais il va falloir y aller par étapes.

Ron et Harry retrouvèrent leurs sourires (sadiques et pervers pour ceux qui ne suivent pas) et écoutèrent attentivement la jeune fille.

-D’abord Harry, il va falloir que tu changes de look ! dit elle.

-Quoi ? Mais il est très bien mon look ! Protesta le jeune homme brun.

-Je n’ai jamais dit qu’il n’était pas bien, en fait, il faut que tu surprennes Malfoy, il faut que tu lui montres que tu as envie de séduire, et si tu t’habilles comme un « séducteur », tu vas piquer sa curiosité.

Harry soupira, c’est vrai que ça pourrait aider, pensa-t-il.

-Bon d’accord, je le ferais, et ensuite, quelle est la prochaine étape ?

Mardi 18 janvier, grande salle, 08h22

-Je ne suis pas d’accord avec toi Pansy, s’exclama Blaise, je t’assure que le sortilège de Foubitanien qu’il faut et non celui de Coupenixus !

Pansy soupira, Blaise était vraiment têtu, ils étaient en train de déjeuner et cela faisait prés de dix minutes que cette discussion traînait, pourtant c’était évident que pour boucher les sanitaires des gryffondors c’était le sortilège de Coupenixus qu’il fallait utiliser et pas celui de Foubitanien. La jeune femme se tourna exaspérée vers Draco pour lui demander son soutien.

Le jeune homme blond n’écoutait que d’une oreille discrète ses deux amis, il mangeait d’un air absent son petit déjeuner, ses yeux restaient fixés sur la porte d’entrée, et comme chaque matin, sans même s’en apercevoir, il attendait l’arrivée de Potter.

Seulement, ce matin, alors qu’il était tranquillement en train d’éplucher son orange, il dut cesser toutes activités pour cause de surchauffe hormonales. Car ce matin, Harry Potter était différent, car ce matin, ce stupide gryffondor était encore plus excitant que d’habitude et Draco qui ne pensait pas que cela soit possible dut se rendre à l’évidence lorsqu’il se sentit à l’étroit dans son pantalon. Et comme tous les élèves réunis dans la grande salle il ne put que suivre des yeux Harry Potter et son pantalon en cuir qui allait s’installer à la table des gryffondors.

-Merde, souffla Blaise admiratif, c’est Potter là ? Il…il est à tomber comme ça !

-… dit Draco.

-Merlin, s’exclama Pansy, qu’est ce qu’il a fait de ses lunettes ? Il a des yeux sublimes, et sa coiffure ! J’ai beau me dire que c’est Potter, il est vraiment…WAHOU !!!

-… ajouta Draco.

-Et matte moi cette démarche ! Renchérit Blaise, ce type respire la sensualité et …Merlin ! C’est quoi ce pantalon ? Je crois que je ne regarderais plus jamais les pantalons en cuir de la même manière ! Potter a un postérieur de folie !

-… approuva Draco.

-Mais qu’est ce qui lui a pris de s’habiller ainsi ? Demanda Pansy. Il cherche à avoir encore plus de fan ou quoi ? Si c’est le cas, je m’inscris directe !

Le jeune femme se tourna vers le préfet en chef des serpentards pour voir sa réaction et qu’elle ne fut pas sa surprise de le voir les yeux fixés sur le gryffondor comme foudroyé sur place.

-Draco ?...Draco ? Tu m’entends ?

Le blond n’eut aucune réaction et il fallut que Pansy le secoue pour qu’il réagisse enfin.

-Putain Pansy, à quoi tu joues ? Demanda-t-il en foudroyant du regard celle qui avait osé le détourner de sa contemplation.

-Je t’empêche de te ridiculiser ! répliqua la serpentard.

Draco la regarda étonné puis comprit ce qu’elle voulait dire, il avait en effet faillit se faire ridiculiser devant toute l’école, imaginez, voir Draco Malfoy baver à la vue de son ennemi, c’est sûr que s’en aurait fait rire plus d’un ! Tout cela c’était la faute de ce stupide balafré ! A quoi jouait-il en s’habillant ainsi ? Que cherchait-il ?

Draco jeta un regard noir au gryffondor se demandant quel mauvais coup il préparait.

-Ensuite, une fois que tu auras piqué sa curiosité, il faudra faire en sorte qu’il se rende compte que tu es homosexuel et donc qu’il a ses chances, répondit Hermione.

-Mais je ne suis pas homo! S’exclama le gryffondor outré.

-Alors tu es bisexuel ? Demanda Ron.

-Heu…, je n’en sais rien…admit Harry.

-Ecoutes, s’énerva Hermione, si tu veux coucher avec Draco, tu es soit homo, soit bi, alors décide toi !

Harry n’avait jamais vraiment réfléchit à son orientation sexuelle mais maintenant qu’ils en parlaient, il ne savait pas dans quelle « case » se mettre.

-T’énerve pas Hermione, dit-il, c’est juste que je n’avais jamais réfléchis à la question. En fait, Draco est le seul garçon qui ne m’ait jamais intéressé sexuellement parlant…en fait, je crois bien que c’est même la seule personne, je ne me souviens pas avoir fantasmé à ce point sur quelqu’un d’autre.

Le gryffondor sembla un instant perdu dans ses pensées et un sourire niais apparus sur ses lèvres pendant que certains de ses fantasmes se rappelaient à son bon souvenir.

-Je crois, soupira-t-il, que je suis Dracosexuel…

Hermione ne put s’empêcher de rire devant l’air faussement désespéré du survivant pendant que Ron marmonnait que Harry était surtout très atteint.

-Donc, reprit Harry soudain sérieux, je lui montre que les hommes ne me dégoûtent pas, et ensuite ?

Mardi 18 janvier, grande salle, 12h23

Lorsque Draco Malfoy, prince des serpentards, eut le deuxième choc de sa journée, il se trouvait à peu prés dans la même situation que pour son premier choc, il était encore en compagnie de ses amis et ils étaient encore entrain de manger, la seule chose qui changeait à part l’heure c’était que le serpentard essayait tant bien que mal de se remettre du premier choc. Or, l’arrivée de Potter toujours habillé de façon scandaleusement sexy ne l’aidait pas beaucoup mais ce qu’il se passa ensuite acheva de le perturber et le mit dans une rage noire.

Potter au lieu de se rendre à sa table avança d’un pas félin jusqu’à celle des poufsouffles et s’arrêta devant un élève de sixième année qui le dévorait des yeux. Draco de sa place ne pouvait rien entendre de la conversation mais il vit nettement le gryffondor sourire au poufsouffle comme si il s’agissait de son prochain repas et le poufsouffle lui rendit son sourire en se passant la langue sur ses lèvres. Puis le gryffondor éclata de rire en faisant un clin d’œil malicieux à son nouvel ami et se rendit finalement à sa table.

Draco bouillonnait littéralement de rage, sous le regard étonné de ses amis. Qui était ce type pour que Potter lui fasse un clin d’œil coquin ? Qui que ce soit, il allait passer un salle quart d’heure. Draco s’en fit la promesse et décida de relâcher la pauvre petite cuillère qui était devenue déformée et tordue car elle avait eut le malheur de se trouver entre ses doigts au mauvais moment.

Deux heures plus tard, dans un couloir du château, Draco le trouva enfin, le merdeux, l’enfoiré, le bientôt mort, le poufsouffle…

Il eut un sourire sans joie, le morveux était tout seul et il se dirigeait vers lui. Draco attendit tranquillement adossé au mur que le poufsouffle soit à sa portée, une fois à sa hauteur, il n’eut qu’à tendre le bras, l’attraper pas le col et le traîner jusqu’à la salle vide la plus proche.

Il ne lui fallut pas plus de cinq secondes pour réaliser tout cela, et le poufsouffle qui se débattait tant bien que mal cessa tout de suite lorsqu’il vit qui était en face de lui et préféra prier pour son salut, car Draco Malfoy n’avait pas l’air du tout content et si il y a une chose que tout le monde savait à Poudlard c’est qu’il ne fallait pas se mettre Malfoy à dos sauf si on s’appelait Harry Potter ou si on avait des tendances suicidaires.

Mais hélas pour le poufsouffle il ne se trouvait dans aucun des deux cas et il se demandait ce qu’il avait bien put faire pour s’attirer les foudres du serpentard. Le même serpentard qui le regardait avec des flammes de haines dans les yeux ce qui faisait qu’il commençait réellement à avoir peur.

Draco regardait le jeune homme devant lui tremblant de peur, il n’avait encore rien dit et ce débile faisait déjà presque dans son pantalon. Il eut un rictus malveillant qui fit couiner le poufsouffle, et Draco commença à perdre patience, le problème quand on s’en prenait aux élèves de cette maison c’est que ce n’était pas marrant, ces bouffons n’étaient même pas capable d’essayer de leur tenir tête, c’était beaucoup trop facile.

Draco soupira de lassitude puis d’un geste rapide il plaqua le poufsouffle dos au mur et enserra son cou, exactement comme il l’avait fait la veille avec Potter, sauf que Potter ne couinait pas et que lui-même n’avait en ce moment aucune érection, bref, pour Draco, la situation était beaucoup moins…excitante.

-Ecoutes moi bien Poufsouffle, dit-il de son habituelle voix traînante, je ne vais pas y aller par quatre chemins, tu vas me dire tout ce que vous vous êtes raconté tout à l’heure dans la grande salle avec Potter.

Draco vit un éclair de compréhension passer dans le regard du poufsouffle et il desserra un peu sa prise pour le laisser parler et du même coup respirer.

-Je…je ne m’appelle pas Poufsouffle mais Jérémy. Gémit le poufsouffle.

Draco haussa un sourcil sarcastique, il commençait vraiment à perdre patience.

-On peut savoir qui ça intéresse… Poufsouffle, maintenant tu vas parler, j’ai autres choses à faire que d’attendre que tu accouches.

Le poufsouffle gémit encore et devant la lueur mauvaise qui éclairait les yeux du serpentard il se décida à parler, peut être que si il disait tout ce qu’il savait Malfoy le laisserait en vie.

-Harry...heu, je veux dire Potter, se rattrapa le poufsouffle en sentant la prise sur son cou se resserrer, est venu me voir, il m’a dit qu’il avait remarqué que je le regardais ce matin et il m’a demandé s’ il me plaisait.

Draco fronça les sourcils, pourquoi Potter avait-il dit cela, est-ce qu’il serait intéressé par ce type ?

-Et qu’as-tu répondu Poufsouffle ?

-Que…que je le trouvais mignon et il m’a dit que c’était réciproque…Malfoy, tu serres un peu trop là, je ne peux presque plus respirer, haleta le poufsouffle.

Draco ne répondit rien, mais son visage était devenu nettement plus pale, Potter trouvait le poufsouffle mignon, cette nouvelle lui fit l’effet d’un coup de point en plein estomac, il se sentit mal et il ne savait pas pourquoi.

-Tu…tu vas me tuer Malfoy ? Demanda le poufsouffle apeuré sous le regard de pure haine que lui lançait le serpentard.

Draco resserra un peu plus sa prise et le poufsouffle prit une teinte rouge.

-Ecoutes moi attentivement Poufsouffle, tu ne me tutoies pas et tu m’appelles Monsieur Malfoy, c’est compris?

Le poufsouffle hocha vivement la tête et Draco relâcha un peu sa pression mais son regard était toujours glacé.

-Vous…vous allez me tuer Monsieur Malfoy ? Répéta le jeune homme toujours aussi terrorisé.

Draco dut s’empêcher de sourire, c’était vraiment trop facile, en tous cas, il adorait voir ce poufsouffle plus bas que terre. Draco s’approcha de son oreille et murmura d’une voix faussement doucereuse.

-Je vais te laisser la vie sauve pour l’instant, mais si tu parles de notre conversation à quelqu’un ou si je te vois à moins de trois, non disons cinq mètres de Potter, tu es mort. Pigé poufsouffle ?

-Pi…pigé, bégaya le poufsouffle.

Le serpentard haussa un sourcil en direction sa victime.

-Pigé qui ? Demanda-t-il.

-Pi..Pigé Monsieur Malfoy, s’empressa de répondre le poufsouffle en tremblant.

Draco eut l’air satisfait car il relâcha enfin le poufsouffle qui s’empressa de sortir de la salle trop content de s’en être sortit entier.

-Alors comme ça Potter, ce gars t’intéresse ? murmura-t-il. Je me demande bien pourquoi, mais je ne vais pas te laisser convoler, tu es à moi Potter, à moi seul…

-Après, une fois que Malfoy sera que tu es intéressé par les garçons, il faut que tu lui montres que tu es intéressé par lui en particulier, rajouta Hermione.

Ron eut un sourire et donna une tape sur le dos à son ami.

-En clair, dit-il, tu dois lui montrer que tu es Dracosexuel !

Harry sourit à son tour, cette partie du plan allait être sa préférée, il se voyait déjà plaquer le serpentard contre un mur et lui faire subir les derniers outrages, oui, il allait adoré faire cela…

-Harry, reprit Hermione ne fronçant les sourcils, je connais cet air vicieux et je t’arrête tout de suite, il ne faut pas que tu attrapes Malfoy dans un coin sombre pour te le faire ! Il faut de la subtilité, car n’oublie pas que c’est son cœur que tu veux et pas son cul !

La jeune fille regarda sévèrement le survivant qui se demandait si il devait lui avouer que bien qu’il veuille le cœur de Malfoy, avoir son cul ne le dérangerait pas non plus, à vrai dire, avoir son cul était se serait vraiment très bien, en vérité ça serait même plus que très bien. Non, en fait, si Harry était honnête avec lui-même, il devait bien s’avouer que ne pas avoir le cul de Malfoy était tout à fait inenvisageable, mais il se voyait mal dire le à Hermione, le jeune fille se mettrait à crier au scandale et il aurait droit à plusieurs années de remontrances.

Donc, il se contenta d’accepter l’idée son amie et d’y aller en douceur, car c’était vrai qu’il voulait le cœur de Malfoy, et si pour cela il devait attendre encore un peu pour satisfaire son besoin de sexe avec le serpentard, alors il attendrait.

-Tu oublies un truc Mione, précisa Ron, c’est que Harry n’est pas connu pour sa subtilité, doué comme il est, il ne va pas arriver à faire passer son message. Et ce n’est pas la peine de me regarder comme ça Harry, rajouta-t-il devant le regard outré que lui lançait le survivant, tu sais que j’ai raison !

-Ce n’est pas grave, répondit Hermione, cela prendra le temps que ça faudra, mais Harry arrivera bien à ses fins.

Le jeune homme brun l’espérait aussi et il espérait surtout que cela ne prendrait pas trop de temps car depuis qu’il avait vu le serpentard tout nu, il ne souhaitait qu’une chose, s’était de lui faire l’amour.

Mardi 18 janvier, Couloir de Poudlard, 22h36

Draco faisait sa ronde dans le château sans croiser un chat, ou plutôt si, il en avait croisé un, miss Teigne et c’était il y a une demi-heure. Etre préfet avait pas mal d’avantages mais franchement, il se demandait qui avait inventé cette histoire de ronde, c’était stupide, surtout que personne n’osait désobéir au couvre feu quand c’était à son tour de surveiller les couloirs, bref, pour lui, cette surveillance nocturne n’était qu’une perte de temps et il avait vraiment hâte de finir son tour pour pouvoir enfin aller se coucher.

C’est donc dans les couloirs sombres et silencieux de Poudlard qu’il vit étonné le survivant qui semblait tranquillement l’attendre, le dos contre un mur et regardant dans sa direction. Draco s’obligea à respirer calmement, le balafré avait toujours son pantalon si affriolant, ses cheveux étaient toujours en bataille mais d’une façon organisée qui lui donnait un air sexy, et son attitude toute entière respirait la débauche, par contre, il remarqua que le survivant portait de nouveau ses lunettes et il en remercia Merlin, car Potter sans lunettes s’était vraiment la pire des tortures pour ses hormones.

Il vit donc le gryffondor le regardait de haut en bas avec un petit sourire en coin alors qu’il approchait de lui, et sous ce regard si étrange, Draco sentit avec horreur qu’il était déjà excité.

Ce n’est pas possible, se dit-il, il ne m’a même pas encore parlé et je suis déjà entrain de bander, je suis vraiment atteint !

Draco se composa un visage froid, le balafré ne devait surtout pas se douter de l’effet qu’il lui faisait, et lorsqu’il vit ce dernier sourire franchement, il fronça les sourcils se demandant quel mauvais coup préparait encore le gryffondor. Car il faut bien avouer que c’était étrange de le voir là, dans les couloirs après le couve feu et semblant l’attendre, oui, tout cela était plutôt louche.

-Potter, grinça-t-il une fois arrivé à sa hauteur, 20 points en moins pour gryffondor pour non respect du couvre feu !

Draco observa le gryffondor, s’attendant à le voir riposter ou l’insulter mais en voyant ce dernier les yeux fixés sur son corps, il se demanda si le survivant l’avait seulement entendu. Et cela l’énerva que le balafré se permette de l’ignorer, il lui avait déjà fait le coup la veille et Draco n’avait pas du tout apprécié.

-Tu te crois au dessus des lois, reprit-il un ton plus haut, mais ce n’est pas le cas, alors si tu ne veux pas que j’enlève encore 20 points à ta maison, tu vas gentiment aller dans ton dortoir.

Potter sembla enfin s’apercevoir qu’il parlait car il plongea son regard dans le sien et Draco sentit son cœur faire de drôle de bonds.

-Je ne sais pas quels mauvais coups tu prépares Potter, dit-il pour chasser cette sensation bizarre, mais je trouverais !

-Calme-toi Malfoy, tu es beaucoup trop tendu…

La voix du balafré était rauque et Draco déglutit, ce n’était pas possible d’être aussi sexy, et le survivant ne s’en rendait peut être même pas compte mais dans l’état « physique » dans lequel il se trouvait, sa phrase pouvait avoir un tout autre sens, car Draco était en effet beaucoup trop tendu mais sûrement pas de la même façon que le pensait le survivant.

-Tu sais, reprit Harry de cette voix toujours aussi étrangement envoûtante, te voir si tendu, et bien je t’avoue que moi aussi ça me rend tendu.

Draco vit avec horreur pour sa santé mentale le gryffondor se mordiller la lèvre inférieure et sans même s’en rendre compte il s’approcha encore plus près de lui. Ils étaient proches maintenant, tellement proche que l’odeur ensorcelante du survivant lui parvenait avec une netteté impressionnante et lui faisait tourner la tête.

Pour Draco il était impossible que Potter parle d’être tendu dans un autre sens que celui d’être nerveux, après tout c’était un gryffondors et ces gens là n’étaient pas connus pour faire des sous entendu et Potter n’était pas connu pour être subtil. Mais les mots étaient tels que Draco ne put s’empêcher d’imaginer que Potter était vraiment tendu et de la même manière que lui, il décida alors de poursuivre le jeu de mot pour mettre mal à l’aise le gryffondor.

-C’est moi qui te rends tendu Potter ? murmura-t-il de sa voix la plus sensuelle.

Il vit avec joie Potter hocher la tête et retenir un petit gémissement.

Draco s’approcha encore plus près du gryffondor, leurs torses se frôlaient mais ne se touchaient pas. Quand il parla sa voix était basse et chaude et il sentit que le gryffondor frissonnait et il frissonna aussi.

-A quel point es-tu tendu ? demanda-t-il tout contre son oreille.

-Potter ! Malfoy ! Encore entrain de vous battre !!!

Les deux garçons sursautèrent et Draco s’empressa de s’éloigner de ce corps trop tentant pour se tourner vers la personne qui venait de les interrompre mais qui l’avait empêché de commettre l’irréparable.

-AAAARRRRGGGG !!!!!

-Un problème Potter ? demanda Rusard en regardant suspicieusement le jeune homme qui essayait tant bien que mal de retirer ses lunettes.

-Au…aucun problème, bégaya le gryffondor blanc comme un linge qui avait réussit à enlever ses lunettes.

Draco regarda étonné son ennemi encore tremblant, il avait encore eu peur et Draco se demandait pourquoi. Qu’est ce qui pouvait effrayé ainsi le si courageux gryffondor ? Il le regarda s’éloigner en direction de la tour des gryffondors, l’esprit empli de questions et bien que cela le choquait empli aussi d’inquiétudes. Oui, bien malgré lui, Draco s’inquiétait pour le jeune homme brun, il s’en voulait même d’avoir fait de mauvais jeux de mot alors que Potter venait de lui avouer qu’il était tendu.

Si ça se trouve, Potter lui avait demandé de l’aide de manière détournée et lui n’avait rien vu, obsédé par son désir. Car Draco ne connaissait qu’une seule raison pour que le gryffondor soit apeuré et sans savoir pourquoi, il venait de comprendre qu’il donnerait sa vie pour protéger Harry Potter de Voldemort.

Mercredi 19 janvier, couloir de Poudlard, 22h38

Draco avait passé la journée à repenser à sa rencontre nocturne qu’il avait eu la veille avec Potter, il s’inquiétait vraiment et il rejouait la scène dans sa tête essayant de retrouver les intonations du gryffondor pour savoir s’il il avait demandé d’une manière ou d’une autre son aide. Il faisait sa ronde habituelle toujours sans croiser personne et il arriva à l’endroit où il avait trouvé Potter la veille.

Et c’est assez surprit qu’il le revit dans la même position et semblant encore une fois l’attendre. Il remarqua aussi que Potter avait remit ses lunettes alors que toute la journée il n’en avait pas portées.

Cela faisait deux jours que Potter se comportait de manière affreusement sexy, il semblait jouer de son corps et il en jouait de manière admirable selon Draco, peut être même un peu trop, car il devait s’empêcher d’étrangler toutes les vermines qui bavaient devant son gryffondor et qui le draguait sans gênes. Si ça ne tenait qu’à lui, il aurait fait placarder une nouvelle loi au château interdisant le port des pantalons en cuir et les sourires à faire pâlir le soleil, mais lorsqu’il en avait parlé à la réunion hebdomadaire des préfets, on lui avait gentiment expliqué que ce n’était pas à l’ordre du jour et que pour l’instant sa demande était rejetée.

Donc Draco devait encore se contrôler et depuis le nouveau look de Potter, cela devenait pour lui encore plus dur, et dans les deux sens du terme !

Il arriva donc devant le gryffondor en s’obligeant à ne surtout pas poser son regard sur ce corps sublime, et pour une fois, il était content, car il se maîtrisait parfaitement, aucune « réactions » gênantes n’étaient venues l’importuner et Draco se permit un petit sourire victorieux.

Par contre, le gryffondor n’avait pas l’air très content, il le regardait d’un air mauvais, ou plutôt il regardait son bas ventre d’un air mauvais, ce qui étonna assez le serpentard, il se décida à parler car penser que Potter regardait avec insistante son entrejambe n’était vraiment pas une bonne idée.

-Potter, 20 points en moins pour gryffondor pour non respect du couvre feu, dit-il presque machinalement. Bon, reprit-il d’un ton plus intéressé, tu vas me dire ce que tu fais là.

Ce n’était pas une question mais un ordre et Harry ne s’y trompa pas, il leva donc les yeux vers celui-à-qui-il-ne-faisait-plus-d’effet, cela l’énervait vraiment de le voir si « stoïque », il avait été habitué à plus d’ « ardeur » de sa part, c’était d’ailleurs pour cela qu’il revenait comme un drogué chaque soir pour le mater, lui et sa sublime érection, mais cette dernière ne semblait pas être de la partie ce soir et Harry n’aimait pas beaucoup cela. Il se décida donc à changer ces faits, il allait faire bander Draco, foie de Potter, oui, celui-à-qui-il-ne-semblait-plus-faire-d’effet allait bientôt devenir celui-qui-est-aussi-dur-que-la-pierre.

Draco vit avec effroi un sourire sadique éclairer les traits du gryffondor et il se demanda si Harry voulait vraiment de l’aide ou si comme il l’avait pensé tout d’abord, il préparait juste un mauvais coup.

-Malfoy, dit Potter d’une voix sensuelle, je viens juste de prendre un bain délicieux dans la salle de bain des préfets.

Draco cessa un instant de respirer, son esprit étant assailli d’images toutes plus érotiques les unes que les autres, mettant en scène un Harry Potter nu et trempant dans une eau parfumée, se caressant sensuellement tout en se savonnant. Il vit ce corps couvert de centaines petites gouttes d’eau qui brillaient telle une parure alors que Potter sortait de son bain, ses muscles jouant délicieusement sous sa peau alors qu’il se déplaçait d’une démarche féline. Il vit aussi ce Potter fictif arriver finalement à destination et quelqu’un lui tendre une serviette, il s’aperçut alors que ce quelqu’un c’était lui et que Potter ne prenait pas sa serviette semblant préférer se sécher en se collant contre lui…

Le serpentard secoua la tête se forçant à se remettre les idées en place, il était entrain de rêver debout, il avait suffit que Potter dise une phrase anodine et voilà l’effet que ça lui faisait. Il était vraiment en colère contre Potter certes mais surtout contre lui, contre son corps qui réagissait au quart de tour à la moindre allusion d’un Potter tout nu.

-Tu n’as rien à faire dans la salle de bain de préfet ! pesta le serpentard hors de lui. Trente points en moins pour gryffondor pour non respect des règlements de l’école.

Harry était quant à lui vraiment content, et il ne s’offusqua même pas des points perdu, Malfoy avait maintenant une belle érection et c’était tout ce qui lui importait, enfin ça et le fait qu’il se damnerait pour pouvoir goûter ses lèvres si tentantes, non, en fait, il voulait goûter le corps tout entier qui se trouvait devant lui. Il le voulait tellement et savoir que Malfoy le voulait aussi acheva de détruire sa dernière parcelle de raison.

Alors Harry s’approcha de sa proie, une lueur déterminée dans les yeux, il jetait aux orties le plan de Hermione sur la subtilité, il ne voyait plus que ce corps pale et musclé tremblant presque de désir. Il était si prés de lui, il sentait déjà son souffle sur ses lèvres. Le cœur de Harry se mit à battre plus vite, il allait enfin embrasser son ange, il allait…

-Potter, encore entrain d’embêter Monsieur Malfoy, 30 points en moins pour gryffondor !

Harry et Draco sursautèrent comme réveillé d’un songe et se tournèrent dans un parfait ensemble vers le destinataire de la voix froide et méprisante qui venait de s’élever.

-AAARRRGGG !!!!

-10 points en moins pour gryffondor pour crier sans aucunes raisons dans les couloirs, reprit Severus Rogue alors que Harry était entrain d’enlever ses lunettes plus pale qu’un mort et tremblant comme une feuille.

Le gryffondor incapable de proférer le moindre mot, trop choqué, s’empressa de quitter les lieux tout en maudissant le destin qui semblait vouloir le faire devenir fou, cette fois c’était sûr qu’il allait faire des cauchemars, putain, il venait de voir Rogue à poil et même si ce n’était pas pire que la vue de Rusard ou de Dumby, c’était Rogue, alors c’était suffisant.

Draco regarda le gryffondor qui semblait encore plus effrayé que les autres fois, il discuta quelques minutes avec le directeur de sa maison avant d’aller se coucher, mais le sommeil ne venait pas, Draco était maintenant pratiquement sûr que le gryffondor avait un problème avec Voldemort.

En effet, l’excuse de la salle de bain de préfet était fausse mais il ne s’en était rendu compte que trop tard, car Potter n’avait pas les cheveux mouillés, donc il avait mentit. Draco pensait donc que le gryffondor venait pour le voir lui, il ne croyait pas aux coïncidences, et si Potter l’avait attendu dans les couloirs deux fois déjà cela devait être pour une raison précise. Il lui avait dit qu’il était tendu et il avait peur, et Draco bien qu’étonné était étrangement heureux que le gryffondor ait besoin de le voir lui, comme si il avait le pouvoir de chasser ses démons.

Draco se sentait concerné par l’état de Potter, d’ailleurs, il trouvait que cela le touchait un peu trop à son goût mais c’était plus fort que lui, il voulait que le gryffondor aille mieux, son cœur lui disait qu’il fallait rassurer Potter.

Jeudi 20 janvier, couloir de Poudlard, 22h37

Harry comme depuis trois soirs déjà attendait Draco au détour d’un couloir, il espérait ardemment que cette fois personne ne viendrait les déranger dans sa technique de « drague subtile » et surtout que si jamais quelqu’un venait, lui ne le regarderait pas, il s’était déjà fait avoir trois fois et cela lui avait amplement suffit.

Bien sûr, il savait que la meilleure façon d’éviter ce genre d’accident s’était de ne pas utiliser les lunettes, surtout que maintenant il portait des lentilles, mais il ne pouvait pas s’en empêcher, voir Malfoy tout nu était devenu sa drogue, il était si beau, Harry pourrait passer sa vie à le contempler, même si il se verrait mieux passer sa vie à lui faire l’amour.

Enfin il entendait ses pas résonner dans le couloir, il reconnaîtrait cette démarche la fois posée et sensuelle entre mille, Draco n’allait pas tarder à arriver, alors Harry mit ses lunettes sur son nez.

Potter était là, contre le mur, comme hier et avant-hier et cette fois Draco n’en fut même pas surprit, il aurait presque était déçu de ne pas le voir. Il s’avança vers le gryffondor qui comme les autres fois semblait le dévorer des yeux.

-20 points en moins pour gryffondor, dit-il une fois arrivé en face de lui, pour…

-.Non respect du couvre feu, compléta Potter avec un sourire en coin.

Draco n’aima pas ce sourire, cette situation commençait à l’énerver, Potter semblait presque content qu’il lui enlève des points, et il se foutait de sa gueule, mais cette fois, Draco ne voulait plus jouer, il voulait savoir ce que Potter avait, savoir pourquoi il se comportait depuis trois jours comme Don Juan, et pourquoi tous les soirs il l’attendait contre ce mur, et pourquoi il avait peur, et pourquoi juste en le voyant il se sentait brûlant de l’intérieure alors qu’il frissonnait en réalité.

-Potter, cela fait trois soirs que cela dure, je suppose que cette fois tu n’étais pas allé prendre ton bain, je présume que le prochain sera dans un ou deux mois, chez les gryffondor, c’est la fréquence habituelle on dirait d’après l’odeur qui se dégage des gens de cette maison.

Harry cessa de sourire et Draco en fut content, ainsi il ressemblait plus au Harry qu’il avait l’habitude de côtoyer.

Mais le gryffondor n’eut pas le temps de répondre à l’insulte qu’une voix criarde interpella Draco, le faisant machinalement se retourner vers elle.

-AAARRRGGGG !!!

Draco vit encore une fois Harry avoir peur et cette fois presque malgré lui il réagit, alors que le gryffondor essayait d’enlever ce qu’il appelait « ces putain de bordel de merde de lunettes », il fit une chose de totalement insensée mais qu’il lui semblait la seule chose à faire dans cette situation, il le prit dans ses bras.

Et le temps sembla s’arrêter, Harry cessa tous mouvements comme pétrifié, Draco cria à Pansy de dégager et resta dans cette position. Harry sentait le souffle du serpentard contre son cou et il eut soudain très chaud, il se sentait en sécurité dans ses bras qui l’enveloppait, il sentait l’odeur de Malfoy et entendait sa respiration un peu saccadée.

Draco se décida enfin à parler, Harry ne l’avait pas repoussé et lui n’avait aucune envie de se séparer de ce corps tremblant.

-Qu’est ce qui t’effraie tant Potter ? dit il d’une voix qu’il aurait voulu indifférente ou froide mais qui était étrangement douce et apaisante.

Draco s’inquiétait pour lui. Harry n’en croyait pas ses oreilles, ils étaient toujours enlacés et le serpentard avait toujours son visage presque enfoui dans son cou, et Harry commençait à croire que ses amis avaient raison et que Draco éprouvait quelque chose pour lui, sinon, pourquoi s’inquièterait-il ?

Alors le gryffondor décida d’arrêter le coté subtil du plan et de dire à Draco une partie de la vérité en espérant que le serpentard ne le rejette pas. De toutes façons, il était hors de question à Draco qu’il avoue que ce qui lui faisait si peur s’était la vue de Parkinson à poil.

-Je n’ai plus peur maintenant, répondit-il doucement, je n’ai pas peur lorsque je suis ainsi dans tes bras.

Harry sentit avec horreur Draco se raidir, il voyait déjà, le serpentard le repousser dégoûté et se mettre à l’insulter. Mais Draco ne fit rien de tout cela, ce qu’il fit, donna des frissons à Harry et il ne put s’empêcher de gémir.

Draco Malfoy était entrain d’embrasser son cou.

Ça y était, il avait perdu le contrôle, il avait tenu jusque là mais la dernière phrase du gryffondor avait détruits ses ultimes résistances. Alors il avait goûté ce cou qui était à porter de lèvres, et il le goûtait encore incapable de s’en détacher, se délectant de sa texture, de son odeur et des gémissements qui lui arrivait aux oreilles. Il sentait le corps de Potter se frotter contre le sien doucement, sensuellement et il gémit à son tour. Ça y était, il ne contrôlait plus rien.

Harry Potter était entrain de le rendre fou.

Draco avait gémit et Harry eut un sourire, il voyait les épaules nues de son serpentard qui léchait et mordillait son cou et il posa les mains dessus, voulant les caresser mais il ne toucha que les vêtements, Harry se rappela donc qu’il avait toujours les lunettes sur les yeux et soupira de frustration, il voulait Malfoy, et il le voulait réellement nu. Il passa une main dans les cheveux dorés et mis une autre sur la hanche parfaite pour l’approcher encore plus prés de lui, pour qu’il sente son état d’excitation. Et Draco sentit, cela lui fit l’effet d’un choc électrique, il cessa de s’attaquer au cou de son gryffondor pour plonger ses yeux dans les siens.

Les yeux de Draco avait cette teinte métallique qui le suivait jusque dans ses rêves, puis Draco appuya un peu plus son corps contre son érection et Harry dut se mordre les lèvres pour ne pas gémir. Le regard de Draco passa de ses yeux à ses lèvres et il sembla à Harry que sa respiration s’était accélérée.

Le serpentard semblait hésiter et Harry n’en pouvait plus, il voulait goûter ses lèvres qui l’obsédaient, mais Draco ne bougeait pas, se contentant de le regarder.

-Embrasse-moi, supplia-le gryffondor.

Et Draco l’embrassa faisant bondir son cœur et s’envoler son âme. C’était bon, c’était doux, c’était magique…c’était lui.

Draco l’embrassait doucement, comme si ils avaient toute la vie devant eux, comme s’il essayait d’apprendre par cœur la forme de ses lèvres avec les siennes, comme si il n’y avait plus que cet instant qui comptait.

Mais Harry voulait plus, et comme pour répondre à son envie Draco mordilla sa lèvre inférieure le faisant gémir et par la même occasion ouvrir ses lèvres. Et le baiser changea alors que la langue de Draco se faufilait dans sa bouche, de doux il devint pressant et passionné.

Harry approcha encore le visage de Draco contre le sien, pour approfondir le baiser, pour lui montrer qu’il aimait cela et qu’il voulait plus, encore plus, il voulait tout.

Il passa ses mains sous la chemise du serpentard, pressé de sentir son corps sous ses doigts. Il le sentit frémir alors que ses doigts caressaient ses côtes et Draco le plaqua contre le mur et arrêta le baiser sous son gémissement de frustration.

-Potter, haleta-t-il, je ne crois pas que le couloir soit le meilleur endroit pour faire cela.

Harry hocha la tête et pressa encore son corps contre celui du serpentard.

-Ta chambre, souffla-t-il.

Draco sembla approuver cette idée puisqu’il l’entraîna assez vite dans les couloirs jusqu’à l’entrée de sa chambre, il s’empressa de dire le mot de passe et entra suivi de près du gryffondor.

Harry n’en revenait pas, il était à l’endroit ou il avait maintes fois rêvé d’être, dans l’antre de son amour, et dans la situation qu’il avait maintes fois imaginée, prés à lui faire l’amour.

Pourtant, quelque part dans l’esprit de Harry une voix lui disait qu’il devait parler au serpentard, mettre les choses au clair et ne pas lui sauter dessus, mais l’occasion était trop belle alors Harry mis de côté la petite voix et se jeta sur Draco.

A peine arrivée dans sa chambre que Draco sentit deux mains baladeuses qui commençaient à défaire sa chemise, il voulait dire à Harry de se calmer, mais le gryffondor agissait comme si il allait s’envoler, comme si il allait le rejeter. Or Draco n’avait aucune envie de le rejeter, et l’empressement du gryffondor fit taire ses bonnes résolutions et il se laissa faire.

Il laissa Potter le déshabiller, lui qui d’habitude était toujours le dernier vêtu.

Il laissa Potter le caresser et apprendre les formes de son corps, lui qui d’habitude ne laissait jamais personne s’y attarder autant.

Il déshabilla de gryffondor, doucement, appréciant chacun de ses gémissements, et il le trouva beau, lui qui d’habitude ne trouvait personne à sa hauteur. Là, il avait trouvé son maître. La beauté de Harry était telle qu’il en resta bouche bée, lui qui avait toujours le mot à tout.

Et Potter le caressait, et Potter chuchotait son prénom le faisant trembler, lui qui ne tremblait jamais.

Ils se retrouvèrent tous les deux nus sur le lit sans trop qu’il sache comment.

Les mains de Potter semblaient être partout et sa bouche aussi, et Draco se laissa dévorer, lui qui d’habitude menait la danse.

Il se trouvait à la merci du gryffondor, et la bouche de Harry descendait, et Draco gémit, lorsqu’elle atteignit ses tétons dressés. Harry semblait prendre un malin plaisir à mordiller ses deux pointes dressées alors que Draco se cambrait, à la recherche de plus.

Il n’avait jamais été autant excité de sa vie et la bouche continuait son exploration, traçant des arabesques sur son ventre et s’attardant sur son nombril.

Draco voulait que la bouche descende encore, là où s’était douloureux, là où il en avait besoin, alors Draco supplia, lui qui n’avait jamais supplier de sa vie.

Et la bouche descendit enfin, et la langue le titilla, le caressa et les yeux vert se levèrent vers lui brillants de milles feu pendant que la bouche s’occupait de son membre dressé, et lorsqu’il l’engloutit pour commençait un lent va et viens Draco cria, lui qui ne criait jamais.

Puis il sentit un doigt pénétrer son intimité et il grimaça de douleur, mais il ne dit rien et il n’empêcha pas Potter de continuer, lui qui n’avait jamais été pris.

Et Potter continua, le préparant avec une main pendant que l’autre caressait sa verge tendue et Draco était perdu entre douleur et plaisir alors que Potter avait reprit sa bouche pour un baiser vertigineux.

Puis Potter enleva ses doigts et Draco vit les yeux verts luirent d’une intensité nouvelle et il le sentit enfin, ce sexe qui avait l’air trop large et trop grand pour lui, il le sentit le pénétrer doucement, lentement, patiemment, et malgré tous les efforts de Potter, il eut mal et il cria.

Et Potter s’arrêta luisant de sueur, prés à se retirer le visage inquiet, mais Draco l’en empêcha, il le voulait tellement, lui qui n’avait jamais voulu que lui.

Et ce fut lui qui releva son bassin pour l’accueillir encore un peu.

Et Potter bougea aussi s’enfonçant un peu plus en lui en gémissant.

Et il s’enfonça encore et encore toujours doucement jusqu’à être complètement en lui. Et il gémit encore et Draco gémit aussi alors que les vas et viens du gryffondor commençait à lui faire voir les étoiles, à lui qui ne voyait jamais que du noir.

Et Draco cria encore plus et plus fort lorsque Potter toucha sa prostate, et le rythme changea, et ils bougèrent ensemble de plus en plus vite, Harry entrant et sortant de plus en plus fort et Draco l’accompagnant des mouvements éperdus de ses hanches.

Et il se repaissait des gémissements et des cris de Harry sans se rendre compte qu’il criait aussi, et il se noyait dans les yeux emplis de désir et de tendresse de Potter sans s’apercevoir que le jeune homme brun faisait de même.

Et il s’accrochait désespéramment à ses épaules comme si Potter pouvait le sauver de la noyade alors que c’était lui qui le noyait, qui l’entraînait vers les abîmes du plaisir encore inconnu, lui Draco Malfoy, la même personne qui avait pourtant tant de fois fait l’amour n’avait encore jamais rien ressentit de tel.

Et Potter glissa sa main entre leurs ventres pour le prendre là où son plaisir était prés à éclater, et il le caressa au même rythme qu’il allait et venait en lui et Draco trembla encore et cria son prénom, lui qui l’appelait depuis toujours « Potter ».

Et il se laissa enfin emporter par la vague de plaisir qui le submergeait alors que Harry se répandait en lui, et il sut qu’il était amoureux, lui qui n’avait jamais aimé personne.

Non, lui qui avait toujours cru n’aimer personne.

Lui qui en réalité, avait toujours aimé que lui…Harry Potter.

Vendredi 21 janvier, chambre du préfet en chef des serpentards, 7h22

Draco se réveilla tenant dans ses bras son gryffondor, il se sentait bien et au chaud, et il avait la nuit de sexe la plus extraordinaire de toute sa vie, Harry avait été inépuisable et très inventif et Draco avait adoré cela. Et pour l’instant il le regardait dormir, il avait l’air d’un ange ainsi alors qu’il y a quelques heures il ressemblait plus au dieu de la débauche.

Harry ouvrit paresseusement les yeux, pour croiser deux prunelles grises encore voilées par sommeil mais qui avaient eu pendant une grande partie de la nuit cette délicieuse couleur acier en fusion. Il caressa du bout des doigts le torse pale si prés du sien, il adorait toucher Draco, sa peau était douce et il n’était jamais rassasié de sa texture.

-Ne recommences pas Potter, on a plus le temps, dit Draco d’une voix rauque.

Harry fronça les sourcils, encore cette stupide appellation « Potter et Malfoy », c’était si neutre, si peu intime, pourtant Draco avait crié son prénom cette nuit et plus d’une fois ! Et maintenant il lui redonnait du Potter, bien que cela l’énerva au plus au point, il préféra ne rien dire, il ne voulait pas se disputer avec lui pour cette histoire, après tout, Draco comprendrait assez vite qu’il pouvait sans crainte l’appeler harry.

-Tu as raison, répondit le gryffondor en regardant l’heure, il faut que je retourne à mon dortoir, je peux utiliser ta douche ?

Draco acquiesça et regarda Harry se lever et se diriger dans la salle de bain, se fut seulement lorsqu’il entendit la douche couler que Draco perdit la bataille contre ses hormones et alla voir Harry pour lui demander si il avait besoin d’aide pour se frotter le dos, et la réponse étant affirmative, le serpentard se glissa à son tour dans la douche, un sourire carnassier aux lèvres.

Une heure plus tard Harry venait de partir en pestant qu’il était en retard à cause d’un serpentard obsédé sexuel dont il ne citerait pas le non et Draco finissait de s’habiller en ayant un sourire assez niais pour un serpentard qui éclairait son visage.

Alors qu’il boutonnait les derniers boutons de sa chemise, son regard tomba sur sa commode où dessus était posé les lunettes de Harry.

« Tiens, murmura-t-il, il a oublié ses lunettes. »

Le serpentard s’approcha de la commode et attrapa les lunettes, il se demanda alors quelle tête il aurait avec, il s’approcha de son miroir et mis les lunettes rondes sur son nez.

A suivre…

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Alors, c’était comment ?

J’espère que cela vous a plu et que le lemon ne vous a pas trop déçu.

Bon, on se retrouve pour le dernier chapitre si vous êtes toujours partants.

Bisous et à bientôt.

Artoung

 
 
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