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au 04 Déc 08 :
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pour 1405 fics écrites
contenant 3595 chapitres
qui ont générés 7287 reviews
 
     

     
 
Double je
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour
5 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 3     Les chapitres     2 Reviews    
Harry versus Harry

Chapitre 3 : Harry versus Harry

-Oh Draco ! C’est magnifique ! s’exclama Harry les yeux brillants de joie.

-C’est pour toi, Amour...lui sourit Draco tendrement.

Harry en avait presque les larmes aux yeux, la salle sur demande était devenue une plage déserte, un coucher de soleil faisait miroiter la mer et un vent marin jouait dans leurs cheveux.

-Tu n’as pas froid ? s’inquiéta Draco.

Harry secoua négativement la tête, tout était parfait, Draco avait soigné la salle dans les moindres détails et tout ça pour lui. Il ne le méritait vraiment pas...

-A quoi penses-tu, petit gryffi ? demanda-t-il en passant tendrement un bras autour de sa taille, lui permettant ainsi de poser sa tête sur son épaule.

-Je pensais juste que tu étais vraiment parfait et je me demandais ce que tu faisais avec moi...

Le gryffondor baissa la tête en rougissant mais Draco mit une main sous son menton pour le forcer à le regarder dans les yeux, il avait un air grave.

-Je t’interdis de penser une chose pareille ! Même s’il est vrai que je suis parfait ! Mais toi, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée Harry et je t’aime de tout mon cœur !

-Je t’aime aussi Draco souffla Harry avant de l’embrasser doucement.

Ils marchèrent longuement pieds nus sur le sable mais Harry remarqua assez étonné que Draco était de plus en plus nerveux.

-Que se passe-t-il mon ange ? demanda-t-il d’une voix inquiète.

Draco se tourna vers lui le regardant nerveusement, il fit apparaître deux flûtes de champagne et en tendit une à Harry.

-Nous fêtons quelque chose ? demanda Harry de plus en plus nerveux lui aussi.

Pour toute réponse Draco mit un genoux dans le sable et attrapa sa main libre.

-Cela faisait longtemps, dit le serpentard plongeant son regard dans le sien, tellement longtemps que je voulais te demander cela...

Harry se mit à rougir voyant Draco mettre une main dans sa poche pour en sortir un écrin en velours noir.

-Dra...Draco, balbutia Harry les yeux étrangement humides.

-Harry, reprit le serpentard avec le plus grand sérieux, mais cependant assez ému. Tu es mon âme sœur, mon Amour, mon Tout, je t’aime depuis toujours, ou presque, et je ne peux imaginer ma vie sans toi. C’est pourquoi, je suis aujourd’hui à genoux devant toi, pour te demander de faire de ma vie un éternel bonheur...Harry, veux-tu m’épouser ?

Les yeux de Harry se voilèrent de larme et il lâcha la flûte de champagne pour se précipiter dans les bras de celui qui allait partager sa vie.

-Oui, murmura-t-il d’une voix chevrotante, oui, Draco, Oui !

Dans le dortoir des gryffondors, Dean Thomas, poussa un soupire excédé. Sur un matelas à terre, un des deux Harry ne cessait de murmurer des « Oui, Draco, je le veux... » et la voix de son double provenant du lit plus loin, lui aussi endormi, ressemblait à un drôle d’écho défaillant puisqu’il ne cessait de gémir d’une voix grave « Hummm, oui, Draco, je TE veux... »

-On va encore passer une nuit pourrie ! marmonna Ronald

Oui, pensa Seamus lui aussi réveillé, deux fois plus de Harry semblait vouloirdire deux fois plus de Draco...et deux fois moins de sommeil.

Malfoy était nu à genoux devant lui, la bouche assez occupée et ses yeux gris le regardant avec provocation.

-Humm oui Draco, soupira-t-il fourrageant ses mains dans les cheveux blonds. Continue, c’est trop bon !

Draco releva la tête faisant gémir Harry de frustration. La seconde d’après le gryffondor se trouva étendu sur le grand lit blanc, l’unique meuble de la salle.

-Cette salle est magnifique, soupira-t-il alors que Draco suçotait un de ses tétons.

-Je savais que ça te plairait, Potter...Tu es tellement obsédé !

-Malfoy, garde tes sarcasmes, et utilise ta langue pour un meilleur usage...

-Et tu veux quoi Potter ? susurra la voix. Quel usage souhaites-tu faire de ma langue ?

Pour toute réponse Harry retourna Draco, se trouvant au dessus et posa sa main sur le sexe vibrant du serpentard avec un sourire pervers.

-Laisse-moi te montrer Malfoy ce que je veux que ta langue me fasse, dit-il en descendant son visage vers l’entrejambe du serpentard.

-Humm, oui Potter, fais donc cela...murmura Draco impatiemment.

-Mais avant, que dis-tu d’un peu de champagne ? demanda le gryffondor d’un ton mutin en faisant apparaître une coupe de champagne.

Le serpentard le regarda avec un mélange de perplexité et d’énervement. Il avait une érection très douloureuse qui exigeait d’être soulagée.

-Tu boiras plus tard à tes performances Potter, pour l’instant tu n’es pas très productif et...PUTAIN !

Draco venait de sursauter brutalement en sentant le champagne frais s’écouler sur son sexe, mais avant qu’il puisse s’énerver contre Potter, ce dernier l’avait de nouveau obligé à s’allonger.

-Ne t’inquiètes pas, fit-il avec un clin d’œil, j’avais juste soif, et ton sexe au champagne est très aphrodisiaque...Ne t’en fait pas, poursuivit-il la bouche à quelques millimètres du sexe tendu, je boirais « tout ».

Malfoy avait vraiment un goût délectable, tout en lui était délectable, ses gémissements, son sexe qui glissait dans sa bouche, ses tremblements, sa façon d’agripper ses cheveux, et le champagne lui allait définitivement à ravir.

Harry s’activait sur le sexe tendu, allant de plus en plus vite, sa langue jouant avec le gland sensible, une de ses main sur la hanche blanche de Malfoy et l’autre sur son propre sexe.

Merlin, que c’était bon !

Il crut qu’il allait venir lorsque le serpentard éjacula dans sa bouche mais il se contenta de tout avaler...

-Harry, murmura le serpentard la voix encore chargée de désir en écartant les cuisses en grand, est-ce que tu veux bien venir en moi ?

-Oui ! gémit Harry plaçant son sexe impatient devant l’entrée du sepentard. Tu vas y passer !

Dans le dortoir des gryffondors, Neville rougissait jusqu’aux oreilles, ç’avait l’air très chaud du côté du Harry-serpentard et assez niais du côté du Harry sur le matelas, mais ce qui était sûr c’est que les deux étaient à fond dans leur trip.

-Bon, qui leur jette un sort de silence ? demanda Ron excédé

-Moi ! s’exclamèrent d’une même voix les trois autres, la main depuis longtemps sur leur baguette et les yeux rouge de manque de sommeil et d’une réelle envie de meurtre.

Harry avait de la chance, heu les Harry avaient de la chance, d’être en compagnie de personnes obligées d’être gentilles et sympatiques, un peu plus et le sort de silence aurait été définitif.

On ne rigole pas avec le sommeil des gens, les enfants !

O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O00

Le lendemain, le lundi donc, était le premier jour où les deux Harry allaient être ensemble en cours. L’un des deux regardait ses compagnons de dortoir avec inquiétude, ils avaient l’air si fatigués et si grognons, les pauvres. Le second, lui, était plutôt amusé de la tête de déterrés de ses potes mais il avait autre chose à faire que de prendre de leurs nouvelles. Il avait un serpentard torride à séduire. Après tout, c’était pour cette raison qu’il avait prit la potion au départ alors autant jouer le jeu à fond. Et depuis le temps qu’il fantasmait sur Malfoy, sa libido commençait vraiment à ne plus être contrôlable.

Il s’était donc habillé avec style, sa cravate, toujours aux couleurs des serpentards, était desserrée, comme si une main mutine avait voulu la lui enlever. Sa chemise parfaitement repassée, ses cheveux décoiffés mais avec classe, comme s’il sortait d’une nuit de débauche torride et qu’on avait pu s’empêcher de s’agripper à eux. Il portait négligemment son sac sur son épaule, un air d’indifférence blasée sur son visage, la démarche sensuelle et les yeux verts luisants dangereusement. Il était à tomber et il le savait.

Il se dirigeait avec ses amis et son double au premier cours de la journée : Les Potions. Ils n’avaient plus eu aucune nouvelle de Rogue et de l’avancée de l’antidote et Harry se demandait assez curieux combien de temps encore il allait être séparé de l’autre. La situation en elle même n’était pas trop déplaisante. Cela lui plaisait assez de ne plus être si naïf, si timide et gentil mais d’un autre côté cela lui manquait...et puis sans lui, qu’allait devenir son double.

Il le regarda longuement, toujours aussi débraillé, plaisantant avec Ron, ses lunettes rondes camouflant juste un peu l’innocence de son regard. Il le vit faire tomber une feuille sans s’en rendre compte et continuer à rire, ne voyant pas les autres élèves sourire amicalement sur son passage. Il était si étourdi ! Le Harry-serpentard ramassa la feuille tombée, il s’agissait du devoir de potion, il rattrapa son double et la lui tendit sans un mot avant de s’engouffrer dans la salle de classe.

L’autre avait besoin de lui.

Mais avait-il besoin de l’autre ?

Il commençait sérieusement à se poser la question.

Il s’installa à côté de Ron alors que son double prenait place derrière eux, près de Neville.

Il vit du coin de l’œil Draco Malfoy s’installer au premier rang sans un regard pour lui ou pour son double. Harry fronça les sourcils, il n’aimait que Malfoy l’ignore et après les baisers de la veille il était en train de leur faire croire que cela ne lui avait fait ni chaud, ni froid.

Or Harry avait été très bien placé pour savoir que Malfoy avait eu très très chaud. Il se rappelait avec une netteté impressionnante leurs deux érections se frottant l’une contre l’autre. Si son double ne se serait pas interposé, il aurait prit le serpentard à même le mur et se serait délecté de l’entendre crier son prénom pendant qu’il s’enfoncerait encore et encore en lui.

Harry n’arrivait pas à détacher les yeux de la nuque affolante de Malfoy, la seule partie de peau visible qu’il voyait de sa chaise. Il avait envie de la lécher, de la mordre, de la suçoter...Il voulait faire perdre, à ce morceau de peau, sa délicate couleur blanche et la faire devenir rouge sous ses assauts. Il voulait le marquer comme sien aux yeux de tous.

Mais pour l’instant, Malfoy ne semblait même pas se souvenir de son existence. La porte d’entrée s’ouvrit sur Rogue, comme toujours il n’avait pas l’air des plus joyeux. Il toisa ses élèves et grimaça à la vue des deux Harry.

Cela faisait deux jours qu’il essayait de se convaincre tout en préparant un antidote que tout n’était qu’un cauchemar, mais les deux Potter étaient bien là, devant lui, l’un semblant perdu dans son monde et le second lui souriant narquoisement.

Il avait dû beaucoup pécherdans une vie antérieure et l’heure de sa punition venait de sonner.

Deux Potter !

Dont un qui semblait être un James Potter en puissance. Vivement qu’il finisse l’antidote !

-Prof ! s’exclama celui qui souriait comme James. Pourquoi ne pas nous mettre en tandem serpentard-gryffondor, comme vous le faites toujours ?

Tous les élèves s’étaient tournés vers lui étonnés, d’habitude il était le premier à crier à l’injustice dès que Rogue l’obligeait à travailler avec Malfoy. Harry se contentait de fixer intensément le serpentard blond au premier rang.

Rogue qui avait au départ prévu de faire, en effet, des tandems serpentard-gryffondor, changea d’avis en voyant le jeune Malfoy déglutir à la vue d’un Harry Potter qui se passait sensuellement la langue sur les lèvres.

-Non Potter, cette fois vous allez rester à votre place !

Espèce de dépravé !

Tous les élèves soupirèrent le remerciant mentalement, surtout Draco Malfoy qui envoya à son directeur de maison un regard de soulagement intense, seul le Potter près de Weasley semblait dégoûté.

Draco passa le reste du cours le nez dans son bouquin de potion alors que Pansy à ses côtés suivaient scrupuleusement ses instructions. Il sentait le regard du balafré posé sur lui et cela lui envoyait des frissons le long de sa colonne vertébrale.

Les deux Potter mettaient vraiment à mal son stoïcisme qu’il pensait à tort à toute épreuve. Il ne savait pas lequel des deux Potter était le plus dangereux pour lui.

Le gentil et mignon Potter qui le mettait dans un état de poufsoufflerie évidente en faisant voltiger des papillons dans son estomac ou son double sexy et malicieux qui le faisait se sentir si brûlant qu’il ne pensait plus qu’à avoir du sexe torride et indécent en sa compagnie.

Oui, les deux étaient très dangereux, chacun à leur manière...

Mais aucun des deux n’étaient plus dangereux que lorsqu’ils ne faisaient qu’un. Mais ce Potter là, ne l’aurait jamais embrassé...Ce Potter là le détestait.

Ce Potter là n’existait plus...

Il se demanda comment serait un baiser avec le vrai Potter...

Sera-t-il aussi doux et tendre que le Potter timide ou impérieux et sulfureux comme le Potter dépravé ? Peut être sera-t-il un mélange des deux ? Il lui donnerait un baiser à la fois timide et passionné...Et peut-être même que ce baiser serait sa perte...

Draco secoua la tête et se reconcentra sur la potion. Si seulement l’autre obsédé pouvait arrêter de le regarder, cela l’aiderait beaucoup pour se concentrer, de ne plus sentir le regard vert posé sur lui.

Lorsque Rogue ramassa les potions, il se moqua comme d’habitude du résultat décevant de Potter et Weasley. La potion était pourtant d’un très beau vert d’eau mais il eut fallu qu’elle soit aussi nébuleuse qu’une nuit étoilée.

-Comme toujours Potter, je vois que vous êtes si sûr de vous que vous n’avez même pas prit la peine d’ouvrir le livre de potion...

-C’est faux ! s’exclama Weasley, nous avons suivi exactement les instructions du livre !

Rogue le toisa d’un air dédaigneux.

-Dix points en moins Monsieur Weasley pour avoir pris la parole en classe sans y être autorisé. Et si en plus votre potion est dans cet état malgré les instructions, c’est que vous avez alors une sérieuse déficience neuronale vous et Monsieur Potter !

Harry et Ron se crispèrent de colère mais Hermione leur lança un regard d’avertissement qui calma Ron et...pas Harry.

-De toute façon, s’exclama ce dernier avec hargne, vous trouvez toujours quelque chose à redire sur ma potion, vous me détestez et cela depuis le premier jour !

-Vous trouvez peut-être Monsieur Potter que j’exagère, répondit Rogue d’un air mauvais, mais votre potion est la plus ratée de la classe ! Quoique, je n’ai pas encore vu celle de Londubat et de votre double qui risque sûrement de m’exploser à la figure...Enfin, la question n’est pas là, vous viendrez en retenue Potter pour votre insubordination et vos allusions douteuses sur mon impartialité pourtant légendaire.

Rogue eut un sourire froid sous le regard haineux du gryffondor et continua son avancée jusqu'à la table du deuxième Potter et de Londubat. Les deux élèves le regardaient avec anxiété et présentèrent leur potion nerveusement.

Rogue qui au cours des trois heures de cours avait été surpris de n’entendre aucune explosion venant de cette table fut en cet instant complètement estomaqué. La potion semblait à première vue réussie, elle avait en tout cas la bonne couleur et la bonne texture. Rogue jeta un sort léger sur la fiole et une douce lumière argentée s’éleva. La potion était réussie ! Le maître de maison des serpentards blêmit et les deux élèves en face de lui en firent autant, s’attendant au pire.

Devant cet étrange silence, tous les élèves anxieux, étaient suspendus aux lèvres du maître de potion qui était en train de serrer les poings. On ne l’avait jamais vu dans cet état !

Il se contenta de prendre une grande inspiration et de marmonner un : « Londubat, Potter, la prochaine fois rangez un peu mieux vos ustensiles... »

Neville et Harry se sourirent très fiers d’eux, même Hermione les félicita, Ron et l’autre Harry levèrent les yeux aux ciels, légèrement agacés alors que tous les gryffondors étaient heureux qu’ils aient cloué le bec à Roguounet.

Roguounet quant à lui venait de voir une des seules joies de ses journées s’envoler. Un cours sans s’en prendre à Londubat...n’avait plus vraiment la saveur d’un vrai cours...Il poussa un soupir désespéré avant de donner de nouvelles instructions.

Et bien sûr cela était encore de la faute de Potter !

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Harry avait un plan bien sûr pour attraper Draco dans ses filets. Le blondinet l’avait évité toute la journée. Une proie qui a peur, c’est encore plus amusant. Par contre, il ne semblait pas trop se méfier de son double, c’est vrai qu’avait-il à craindre d’un type qui s’excusait après vous avoir embrassé ? Rien...Personne a peur de ce genre de mec, ils vous font juste pitié.

Son double était justement en train d’aider un gryffondor de deuxième année à réviser un cours de défense contre les forces du mal...Il ne serait donc pas dans ses pattes pour gâcher son plan génialement génialissime. Il sortit de la salle commune discrètement, à cette heure-là, juste après le dîner, tous les élèves ou presque devaient être dans leur salle commune.

Il eut un sourire malin et froissa un peu ses habits, sortit un pan de chemise sur son pantalon et délassa une de ses chaussures laissant traîner les lacets.

Draco Malfoy ne serait pas dans sa salle commune ce soir, il avait tout fait pour que cela ne soit pas le cas. Bientôt ils se retrouveraient dans la tour d’astronomie.

Il pointa sa baguette sur sa cravate et en changea les couleurs.

Il se décoiffa un peu plus de façon aléatoire et mis ses anciennes lunettes rondes sur le nez.

Oui, Draco ne se méfiait pas de son double et c’était vraiment parfait. Ce soir le serpentard allait être à lui.

Draco se rendait à la tour d’astronomie assez intrigué, la chouette de Potter lui avait apporté une lettre juste après manger et décidément le Potter timide ne semblait pas s’être remis de son audace de l’autre soir. Il avait encore la lettre en tête :

Draco,

J’aimerais, si cela ne te dérange pas, te parler en tête à tête à propos du baiser que j’ai eu l’impudence de te voler hier soir.

Je comprendrais que tu refuses ne serait-ce que t’approcher de nouveau de mon ignoble personne, mais je t’attendrais le cœur empli d’un fol espoir en haut de la tour d’Astronomie, ce soir, à 20H00.

Je te demande pardon aussi pour cette missive, j’espère qu’elle ne t’aura pas gêné.

A ce soir, j’espère.

Harry Potter

Draco se rendait au rendez-vous juste pour dire à Potter de laisser tomber, qu’il pouvait dormir tranquille, il n’allait pas le poursuivre en justice pour harcèlement sexuel. En fait, il allait surtout au rendez-vous pour garder dans sa tête précieusement pour plus tard, tous les trucs débiles et toutes les excuses que Potter allait lui sortir, ainsi il pourrait les remettre sur le tapis lorsque Potter sera redevenu « un » et se moquer de lui. Et s’il était honnête avec lui- même, Draco aurait dit que s’il allait retrouver Potter c’était surtout car il était vraiment trop choupinet avec ses joues rougissantes et ses yeux brillants de confiance et que Draco se faisait assez finalement aux papillons dans l’estomac, mais Draco n’était pas honnête avec lui-même ce soir là, donc il ne le dira pas.

Lorsqu’il arriva, Potter l’attendait déjà. Il lui fit un sourire timide en le voyant. Oui, il était vraiment trop choupinet !

-Draco, je suis heureux que tu sois venu...

Draco eut un sourire ravageur et le gryffondor se mit à rougir.

-Tu voulais me parler du baiser, je crois ? demanda-t-il d’une voix suave.

Le jeune homme brun baissa la tête et le serpentard fronça les sourcils car il avait cru voir, un bref instant, un sourire en coin orner les lèvres de Potter.

Mais la seconde d’après le gryffondor levait des yeux brillants d’innocence sur lui. Ce que remarqua Draco, c’était surtout ses lèvres rouges et pulpeuses, pleines et légèrement humides, comme si Potter venait de passer la langue dessus.

Potter se rapprocha de lui de sa démarche un peu gauche, Draco maîtrisait toute la situation, il allait juste dire à Potter d’aller se coucher avec ses sublimes lèvres et Potter le ferait.

Il devait absolument lui dire ça, car Potter se rapprochait et sa démarche était en train de changer, elle s’était faite féline et Draco se mit à déglutir.

Le regard de Potter aussi venait de changer mais Draco s’en aperçut trop tard. Potter avait déjà attrapé ses lèvres lorsqu’il comprit...

Son corps s’embrasa quasiment immédiatement et il sentit le Potter-serpentard sourire contre ses lèvres alors qu’il venait de gémir.

Il ne maîtrisait plus rien et il ne semblait même pas capable de lui résister. La main du gryffondor était déjà sous son pull et il caressait son ventre, lui envoyant des frissons de partout.

La langue de Potter semblait jouer avec la sienne et Draco se cambra lorsqu’il sentit la main de Potter à la lisière de son pantalon. Le gryffondor décolla enfin ses lèvres des siennes pour s’attaquer finalement au cou pâle.

Draco était perdu, son corps ne lui répondait plus, il ne répondait qu’à celui de Potter. Il s’entendit gémir lorsque Potter mordilla un endroit sensible, à la jointure entre son cou et son épaule, sa jugulaire. Mais Potter ne se contenta pas de mordiller, il prit le morceau de peau entre ses lèvres et suçota et aspira doucement. Dans le même temps, sa main était entrée dans son pantalon et commençait doucement à se faufiler dans son boxer.

N’y tenant plus, Draco posa une main dans la chevelure indomptable du gryffondor, l’obligeant ainsi à rester au creux de son cou. Son autre main se posa sur les fesses délicieusement bombées et il rapprocha encore le corps chaud contre le sien, seule la main de Potter, dans son caleçon empêchait leur érection de se frotter.

Mais cela ne les empêcha pas de gémir ensemble.

La main de Potter se posa enfin sur son pénis tendu en même temps que sa bouche léchait doucement l’endroit tuméfié.

-Tu es à moi...murmura-t-il en enroulant ses doigts autour du sexe vibrant.

A ses mots Draco écarquilla les yeux en grand, il venait enfin de comprendre. Ce putain de gryffondor venait de lui faire un suçon. Il venait de le marquer comme s’il était du bétail !

Draco sentit une colère sourde monter en lui, il n’était la chose de personne, et personne ne le marquait...

Il donna un puissant coup de genoux dans l’entrejambe de Potter qui poussa un cri de douleur. Plié en deux, il avait lâché son cou, son sexe et tout ce qui appartenait de près ou de loin à Draco Malfoy. Il se tenait l’entrejambe douloureusement, le souffle encore coupé en gémissant.

Comment ce crétin de serpentard avait-il osé ?

Il lui jeta un regard noir mais Malfoy se contenta de lui lancer un sourire moqueur.

-Le jour où je t’appartiendrais, Potter, n’est pas encore né !

Harry écarquilla un peu les yeux, le serpentard lui renvoyait sa propre phrase ou presque qu’il avait dit quelques jours plus tôt.

« Le jour où tu me troubleras, n’est pas encore né, Malfoy »

Il le regarda partir et ses yeux se plissèrent. Malfoy avait tort, il était à lui, pas à toutes ses greluches qui lui tournaient autour, pas même à son double. Juste à lui.

O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O000O0O

Le lendemain matin, Draco était toujours aussi en colère. Ce stupide gryffondor lui avait bel et bien fait un putain suçon ! Il avait dû dormir avec une écharpe pour ne pas qu’un de ses camarades de dortoir ne voit la marque de sa faiblesse. Ils l’avaient regardé bizarrement au réveil mais devant sa mauvaise humeur personne n’avait osé poser de questions. Et maintenant, il avait un col roulé, heureusement qu’on était au mois de novembre, au moins il passait inaperçu.

Mais ils étaient au moins deux à savoir ce qui se cachait sous son pull, lui et cet imbécile, de crétin, de stupide, de minable, de pouilleux, de connard de Potter ! Et cela faisait donc une personne de trop. Comme il ne pouvait pas tuer l’espoir du monde sorcier sous peine d’être mal vu par la population sorcière toute entière, il décida de se venger.

Il allait montrer à ce Potter qu’il était le chasseur et non la proie. Puisqu’il semblait si possessif, il allait séduire son double sous ses yeux. Le double ne lui avait certes rien fait, mais il était Potter lui aussi et le vrai Potter devait payer pour les deux autres.

Et pourquoi le vrai Potter ne lui avait-il jamais dit qu’il était à lui ?

Le vrai Potter ne savait que dire qu’il le haïssait, qu’il le dégoûtait ! Pourquoi est-ce que ses deux moitiés semblaient bien l’aimer alors que l’unique le détestait ?

Et pourquoi le vrai Potter lui manquait-il autant ? C’était tellement moins compliqué avant !

Maudit soit-il !

Il entra donc dans la salle d’un pas conquérant, et se dirigea directement vers le Potter qui avait l’air le plus endormi et qui avalait méthodiquement tout ce qui se trouvait à porter de ses mains.

Son double l’avait déjà remarqué et dardait sur lui, un regard à la fois de colère et de désir.

Il ne devait pas s’être remis de sa petite mise au point de la veille.

Mais Draco se désintéressa bien vite de lui pour ne plus regarder que le goinfre.

-Potter ? dit-il une fois devant lui.

Le gryffondor lâcha sa tartine et leva des yeux étonnés vers lui. Draco attendit qu’il avale ce qu’il avait dans la bouche avant de lui enlever doucement ses lunettes. Il se pencha alors vers ce Potter si timide et si interloqué et posa ses lèvres sur les siennes.

Hummm, de la confiture de fraise...

Ce n’était pas bien, pas bien du tout de se servir du gryffondor de cette façon...

Mais Draco était un très, très mauvais garçon, et les lèvres sous les siennes étaient vraiment délicieuses.

Le baiser cessa lorsqu’une main coléreuse empoigna Draco par l’épaule. L’autre Potter venait de se lever visiblement excédé et il fusillait Draco du regard, le Potter-poufsouffle semblant encore sous la surprise du baiser restait étrangement silencieux.

-Je n’arrive pas à croire que tu t’intéresses à ce puceau ! s’exclama le Potter-serpentard avec hargne en pointant du doigt sa moitié.

La grande salle depuis le baiser était muette de stupeur et écoutait religieusement le nouveau scandale en live.

L’autre Potter se mit à rougir furieusement, il se leva à son tour pour faire face à son double.

-Je te signale que tu es puceau toi aussi !

Le Harry-serpentard perdit de sa superbe alors que Draco regardait les deux Harry étonné.

-Mais je t’en prie ! Raconte notre vie privée à tout le monde ! s’écria-t-il désespéré.

Le Harry timide se mit à rougir et se rassit alors que l’autre regardait méchamment la grande salle, défiant quiconque de se mettre à rire.

Potter est puceau ?

Potter est puceau !

Oh yeah, Potter est puceau !

Heu... Je m’en moque complètement ...

Draco Malfoy avait un grand sourire plaqué sur le visage...il ne s’en moquait pas tant que ça...Il était juste content car cette information pouvait être une nouvelle arme contre le balafré-qui-n-avait-encore-permis-à-personne-de-lui-faire-l-amour.

Décidément cette journée s’améliorait de minute en minute.

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Cette nuit-là, dans le dortoir des gryffondors, deux cris retentirent en même temps réveillant tous les occupants.

Les deux Harry se tenaient leur cicatrice douloureusement mais l’un d’entre eux suffoquait. Ron se précipita avec Dean vers le Harry qui semblait aller le plus mal, le Harry dans le lit, le Harry-serpentard. Seamus et Neville étaient déjà près de l’autre.

-Harry, ça va aller ? Harry ! tenta Ron en approchant sa main du corps tremblant.

-NE M’APPROCHE PAS ! hurla le garçon brun. NE ME TOUCHE PAS !

Ron retira prestement sa main, ne sachant que faire, complètement pétrifié. D’habitude, lorsque Harry faisait un cauchemar à cause de Voldemort, il le laissait le consoler...Là, Harry le regardait clairement terrifié, tremblant encore et lui criant de le laisser tranquille.

-C’est moi Harry, murmurait Ron désespéré en se tordant les mains, c’est moi...

-LAISSE-MOI ! LAISSE-MOI !

Une main que l’on venait de poser sur son épaule fit sursauter Ron, il se tourna pour se trouver nez à nez avec l’autre Harry étrangement pâle.

-Je m’en occupe, souffla-t-il.

Ron hocha la tête et s’éloigna légèrement.

Le Harry dans le lit avait cessé de crier et murmurait maintenant des mots incompréhensibles en tremblant toujours.

Son double se pencha sur lui et posa une main sur son bras le faisant gémir de peur.

-Vas t’en, chuchotait Harry d’une voix cassée, vas-t’en, ne me fais pas de mal...vas- t’en...

-C’est moi, murmurait simplement l’autre, c’est moi...

Le Harry dans le lit sembla se calmer bien qu’il tremblait encore et son regard sembla voir vraiment la pièce et surtout son double penché sur lui.

Il se poussa un peu sur un côté du lit et l’autre n’eut pas besoin de mot pour se faufiler sous les couvertures, contre son double.

Il le serra dans ses bras faisant signe à ses camarades que c’était fini. L’autre trembla encore un peu.

-Tu sais, chuchota-t-il, Voldemort veut te tuer...

-Je sais, répondit le Harry-poufsouffle, il veut te tuer toi aussi.

-Mais toi encore plus, toi tu es si pur, je ne veux pas devenir comme lui...

Harry serra encore plus son double contre lui. Il avait l’air si fragile, lui qui était toujours si fort.

-Je ne te laisserais pas, souffla-t-il, il ne m’aura pas...

Le Harry-serpentard se laissa bercer par la voix rassurante de son double qui lui disait qu’il resterait avec lui.

Il avait si peur de le perdre.

Il avait tant besoin de lui.

A suivre...

Et voilà ! Deux petits Harry tout mimi l’un contre l’autre...

Programme du prochain chapitre : Un petit Draco à qui on demande de choisir entre les deux Harry et le choix risque de ne pas être évident même s’il est fait depuis longtemps...

A plus,

Artoung 

 
 
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