manyfics
     
 
Introduction Les news
Les règles Flux RSS
La Faq Questions
Concours Résultats
ManyChat ManyBash
Plume&Crayon ManyBlog
Goodies Nous aider
  Les crédits
 
     

     
 
Par date
 
Par auteurs
 
Par catégories
Animés/Manga Comics
Dessins-Animés Films
Jeux Livres
Musiques Originales
Pèle-Mèle Séries
~ Concours ~ ~Défis~
  ~Manyfics~
 
Par genres
Action/Aventure Angoisse
Conte Drame
Erotique Fantaisie
Fantastique Général
Horreur Humour
Mystère Parodie
Poésie Romance
S-F Surnaturel
Suspence Tragédie
 
     

     
 
au 04 Déc 08 :
1070 comptes dont 378 auteurs
pour 1405 fics écrites
contenant 3595 chapitres
qui ont générés 7287 reviews
 
     

     
 
Double je
Par Artoung
Harry Potter  -  Romance/Humour
5 chapitres - Complète - Rating : M (18ans et plus)
    Chapitre 5     Les chapitres     2 Reviews    
Uniquement toi
Chapitre 5 : Uniquement toi

Harry avait passé toute la soirée et une partie de la nuit à écouter dans un premier temps Dumbledore puis ses amis, lui raconter ce qu’il avait fait à partir du moment où il avait bu la potion des jumeaux Weasley jusqu'à aujourd’hui, c’est-à-dire quatre jours après.

Il avait vraiment eu du mal à croire qu’il avait été dédoublé mais la photo de Colin le narguait inexorablement. Et c’était plus la posture que prenait ses deux lui qui le gênait.

S’il en croyait Ron et Hermione ses deux lui avaient eu un caractère diamétralement opposé.

Et sur la photo un des Harry rougissait bêtement se tenant même le visage dans les mains alors que l’autre lui faisait des sourires aguicheurs.

Ce qui énervait aussi Harry, c’est que tous les élèves de Poudlard semblaient triste de ne plus voir ses deux lui.

-Ils étaient vraiment marrants tous les deux, lui dit Neville alors qu’ils étaient tous installés dans la salle commune.

-Et puis le Harry chaud bouillant était vraiment... chaud bouillant ! s’exclama Seamus en souriant rêveusement.

Harry eut soudainement peur. Qu’avait fait le Harry « chaud bouillant » (qui avait osé porter pendant quatre jours la cravate des vils serpents !) durant ce séjour ? Si cela se trouvait, il avait couché avec quelqu’un et il ne s’en souvenait pas ! Il était peut être enfin un homme et il ne s’en souvenait pas !

-T’inquiète, fit Seamus en souriant sadiquement devant la mine inquiète de son ami aux dernières nouvelles tu étais encore puceau.

-Q...QUOI ? bégaya Harry.

-Mais, peut-être pas ! s’exclama soudain Dean sans faire attention à lui, il était encore puceau avant-hier donc il a eu largement le temps pour faire des folies de son corps !

-M...mais...

Harry rougissait à vu d’œil. Comment cela se faisait-il qu’ils soient tous au courant de son absence de vie sexuelle ?

Ron sembla voir son désespoir et vint à son aide.

-En fait, on l’a apprit avant-hier, lorsque Malfoy embrassait ton toi-timide dans la grande salle. Ton autre toi s’est exclamé « Je n’arrive pas à croire que tu t’intéresses à ce puceau ! ». Alors le timide a expliqué que l’autre aussi était puceau et le Harry « chaud bouillant » (Harry refusait catégoriquement qu’on le nomme « le Harry-serpentard » mais bon, il n’aimait pas vraiment non plus le terme « chaud bouillant ») l’a engueulé car il racontait votre vie privée en public ! Bien qu’à mon avis, il était de mauvaise foi car c’est lui qui avait commencé et...

Harry n’écoutait plus Ron depuis longtemps. Il avait cessé de suivre à partir de la première phrase.

-Mal...Malfoy m’a embrassé...

Le gryffondor était de plus en plus perdu et terrorisé. Il ne s’en souvenait pas et Malfoy l’avait embrassé...

Pourquoi ?

-Oui, approuva Hermione, Malfoy t’a embrassé et devant tout le monde.

-Comment... ?murmura Harry.

Comment est-ce possible ?

-Et bien, reprit Seamus d’un ton docte, il s’est approché du Harry-timide qui était en train d’enfourner dans sa bouche le plus de nourriture possible. Il s’est mis juste devant lui, il a dit « Potter » et a attendu que le Harry timide finisse d’avaler ce qu’il avait dans la bouche, puis il s’est penché sur lui...Ton toi timide était aussi rouge qu’une écrevisse lorsque Malfoy a posé ses lèvres sur les siennes pour un chaste baiser...

Seamus avait l’air rêveur alors que Harry était maintenant clairement horrifié. Malfoy l’avait embrassé et devant tout le monde !

-Je ne suis pas entièrement d’accord avec toi, remarqua Neville songeur, le baiser n’avait rien de chaste, de là où je me trouvais, et tu peux me croire que j’étais assez bien placé étant juste à côté de Harry, j’ai bien vu que Malfoy mettait au moins la langue dans la bouche de Harry.

Harry était de plus en plus pâle.

-Mais de là où j’étais moi, intervint Ginny, c’est à dire juste en face, le baiser avait vraiment l’air très doux.

Seamus eut un sourire triomphant mais Neville n’en démordait pas, ce fut Colin qui les départagea, très fier de lui en montrant la scène en photo.

-Colin, tu es décidément plein de ressource, lui sourit Hermione.

Elle passa directement la photographie à Harry qui avait l’impression d’être tombé dans une autre dimension.

Neville avait raison, Malfoy était bel et bien entrain de foutre sa langue dans sa bouche. Il vit un autre Harry arriver, attraper Malfoy par l’épaule pour l’obliger à faire cesser le baiser. Mais ce qu’il vit surtout ce fut le petit sourire d’autosatisfaction du vil serpent.

Il l’avait juste embrassé pour faire chier son autre lui ! Il s’attarda sur le regard perdu du Harry-timide et sur celui à la fois coléreux et triste de l’autre Harry.

Et il y avait ce con au milieu d’eux deux qui souriait.

Harry lâcha la photo et monta rapidement dans son dortoir marmonnant simplement qu’il avait sommeil. En réalité il voulait être seul, il se faufila dans son lit, le cœur serré. Finalement il était content de ne plus se souvenir de ce baiser...puisque Malfoy lui avait donné juste pour se foutre de sa gueule.

Il se demanda si le Harry-timide avait avoué ce qu’il ressentait à Draco...

Il se demanda combien de temps Draco avait rigolé avant de se servir de cette information...

Il ferma les yeux, mais le sourire moqueur du serpentard, ne le quitta pas de la nuit.

0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O00O

Le lendemain, il se réveilla assez maussade. Il avait très mal dormi et ce fut encore pire lorsqu’il comprit que son cauchemar était bien réel, il avait bien un trou de mémoire de plusieurs jours. Et durant ce laps de temps où il avait été deux, d’après les dire de ses amis, il s’était battu contre lui- même au quidditch, il s’était même foutu un coup de boule, il avait réussi un devoir de potion et une potion avec Neville, il avait été embrassé par Malfoy dans la grande salle...

Ce sale bâtard !

L’air maussade de Harry se transforma vite en colère.

Malfoy allait vite comprendre qu’on ne se moque pas impunément de Harry Potter et surtout pas devant l’école toute entière.

Il ne desserra pas les dents de toute la matinée, regardant froidement la porte d’entrée de la grande salle tout en mordant hargneusement dans une tartine de pain. Lorsque Draco Malfoy entra enfin, Harry était prêt à répondre comme il se doit à ses insultes et ses sarcasmes. Mais le serpentard, s’il lui avait jeté un drôle de regard ne s’était même pas approché de sa table et était directement allé déjeuner avec ses amis.

Harry serra les dents...ce sombre et sexy crétin faisait mine de l’ignorer. Il mordit de plus belle dans sa tartine, sans savoir que deux yeux gris se posaient pensivement sur lui. Draco Malfoy se demandait comment il allait bien pouvoir séduire ce concentré de colère et de hargne.

Il avait presque pu palper la colère du gryffondor en entrant dans la salle, et voyant le regard noir que Potter posait sur lui, il était évident qu’il était l’objet de sa colère.

C’était bien sa veine...

Pour une fois qu’il n’avait rien fait...

La meilleure des tactiques pour l’instant était de se faire oublier jusqu'à ce que le gryffondor se calme, ensuite il allait pouvoir mettre son charme naturel en action et Harry serait à lui !

Le problème arriva lorsque Harry le croisa plus tard, au milieu de l’après midi dans les couloirs. Draco lui avait sourit gentiment et Harry s’était bêtement énervé.

Bon, en réalité le sourire de Draco était plus moqueur que gentil mais était-ce sa faute si Potter venait juste de se prendre un des seaux d’eau glacée que Peeves mettait en équilibre sur les portes ?

Et puis il comptait réellement mettre un sort de séchage sur Potter une fois qu’il aurait fini de rire, il ne voulait pas que son gryffi s’enrhume et encore moins que tous les élèves de Poudlard le voient se trimballer de façon outrageusement sexy avec ses habits mouillés qui lui collaient à la peau.

Le problème fut qu’il n’eut même pas le temps de s’arrêter de rire : Potter l’avait attrapé par le col et plaqué brutalement contre un mur, le regard sombre. Il n’avait pas l’air content du tout.

Le rire de Draco se bloqua dans sa gorge devant le regard de plus en plus noir du survivant.

-Tu trouves cela amusant ?demanda-t-il en se plaquant contre le serpentard.

Draco sentit le froid dû aux vêtements trempés de Potter se propager dans son corps.

-N’importe qui aurait ri à ma place, se contenta de répondre Draco, s’obligeant à ne pas frissonner.

-Malfoy, je me moque des autres, c’est ton rire à toi que je ne supporte pas ! Tu as dû d’ailleurs bien t‘amuser à mes dépends ces derniers jours !

Draco n’avait vraiment plus envie de rire, Potter se collait encore plus contre lui, l’empêchant de bouger et le serpentard n’aimait pas du tout cela.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit-il froidement.

Harry s’apprêtait à lancer une réplique cinglante lorsque son regard se fixa sur le cou de Draco. Une lueur dangereuse s’alluma dans les yeux vert et Harry donna inconsciemment un coup de hanche au serpentard qui écarquilla les yeux.

Draco n’avait plus froid maintenant.

-Lâche-moi Potter...

Sa voix était trop rauque mais Harry n’avait rien remarqué il ne voyait que la légère trace d’un suçon sur le cou pâle. Quand il avait attrapé Draco par le col, la marque s’était dévoilée à sa vue.

Et là, il la regardait figé, cela lui faisait étrangement mal de voir ça, pourtant il avait vu plusieurs fois Draco avec ses petites copines ou ses petits copains, mais il ne pensait pas qu’il était du genre à se laisser marquer de la sorte. Celui ou celle qui avait fait cela était de toute évidence un sauvage. Sans s’en rendre compte il porta sa main jusqu’au cou blanc et il frôla doucement la marque de ses doigts. Il n’était plus en colère, il était juste triste. Cette fois Draco ne put retenir un frisson, de quel droit Potter se permettait-il de le regarder ainsi, comme s’il l’avait déçu, comme si il lui faisait du mal...

Il avait les yeux fixés sur le suçon dont il ignorait qu’il en était l’auteur. Draco imagina le sourire qu’aurait le survivant s’il savait la vérité. Un Malfoy marqué par un Potter...

-Qu’y a-t-il Potter ? Tu n’as jamais vu de suçon ?

Harry leva lentement les yeux jusqu'à croiser ceux de Draco.

-Jamais sur toi, souffla-t-il.

-C’est simplement parce que je n’étale pas ma vie privée.

Le gryffondor remarqua le pli amer de la bouche du serpentard, il prit conscience aussi à ce moment-là, que son corps était tout contre celui de l’autre. Il s’écarta rapidement en rougissant, se demandant pourquoi Malfoy ne l’avait pas fait dégager. Il était trempé et il avait trempé le serpentard en se collant contre lui de cette façon. Il commençait à faire sérieusement froid, pourtant il resta en face de Draco.

-Tu n’as pas l’air d’avoir apprécié, dit simplement Harry en regardant de nouveau la marque, tu en parles avec une certaine réserve...

-Potter depuis quand fais-tu dans la psychomagie ? ricana le blond. Puisque tu veux tout savoir, sentir ses lèvres sur mon cou, sentir sa langue et ses dents s’acharner sur cette partie de mon corps, m’a presque fait jouir dans mon pantalon...enfin dans sa main plutôt...Ce que je n’apprécie pas c’est le résultat...

Harry avait pâli, il avait certes fait preuve de curiosité mais il se serait bien passé des détails du serpentard.

-Je vois...articula-t-il difficilement, cette fille met vraiment les lèvres et les mains n’importe où !

Il avait persiflé le reste de sa phrase d’un air dégoûté, comme si toucher Malfoy devait être une chose immonde.

Lui de mauvaise foi?

Non, non et il n’était pas non plus jaloux !

-Ce n’était pas une fille, Potter, dit calmement le serpentard.

Il avait pourtant du mal à garder son calme et à ne pas réagir à l’insulte. Potter s’écarta un peu plus, toujours aussi pâle. Bon, il était peut-être un tout petit peu jaloux…

-Je me moque de qui te passe dessus Malfoy, de toute façon , tout le monde sait que tu écartes les cuisses devant tout ce qui porte une queue!

Harry écarquilla les yeux devant ses propres mots. Un voile de colère passa dans ceux de Draco. Le gryffondor n’en revenait pas d’avoir dit une chose pareille, c’était juste cette putain de jalousie qui l’avait fait parler. Il aimait Draco comme un fou et il l’insultait comme le dernier des crétins qu’il était. Pourquoi fallait-il qu’il gâche toujours tout et pourquoi Draco ne lui disait-il rien ?

Il l’avait plaqué contre un mur, trempé, insulté et Malfoy ne disait rien, il se contentait de le regarder avec dédain, faisant se sentir Harry encore plus mal. Le survivant se retourna, dégoûté de lui-même et commença à s’éloigner.

Il sursauta lorsqu’il sentit ses vêtements devenir secs contre sa peau. Il se retourna, décontenancé et abasourdi vers Draco qui tenait encore sa baguette.

-Pourquoi ? souffla-t-il ne comprenant décidément plus rien à Draco Malfoy.

-Parce que j’ai promis à deux garçons de ne pas baisser les bras...

Et parce que je t’aime Ducon...

Et sans un mot de plus et devant un Harry de plus en plus perplexe, Draco s’éloigna.

Décidément le Blond restera un mystère pour lui. Il le regarda marcher vers le fond du couloir et décida pour une fois de ravaler sa fierté.

-Je ne pensais pas ce que je disais ! cria-t-il dans le couloir.

Malfoy s’arrêta un instant mais ne se retourna pas.

-Je sais, dit-il simplement avant de reprendre sa marche, mais ne t’avise plus de me manquer de respect.

Harry eut un léger sourire ne se doutant pas qu’un sourire du même genre ornait les lèvres de son serpentard.

Quelque chose avait changé avec Malfoy et Harry aurait aimé savoir pourquoi et surtout savoir où cela allait les mener.

O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0OO0O00OO0

Draco avait décidé de conquérir Harry dans les règles de l’art. Après tout Potter étant un gryffondor, son côté fleur bleu allait forcément apprécier et pour être tout à fait honnête il méritait qu’on lui fasse une cour digne de ce nom.

Le lendemain de leur altercation dans le couloir, Harry reçut une lettre de Draco. Il la passa assez désemparé à ses deux meilleurs amis.

-Qu’est-ce que c’est que cette lettre ? demanda Hermione. Malfoy est vraiment bizarre.

Harry hocha vigoureusement la tête, n’osant regarder en direction du Blond. Ron quant à lui ne semblait pas en croire ses yeux et ne cessait de murmurer « Et ben dis donc, et ben dis donc... » en lisant et relisant la lettre.

Potter,

Je t’informe par écrit que j’ai décidé de te séduire.

Je sais que cela peut te sembler abrupt mais ma décision est prise.

A partir de cet instant, ne me considère plus comme un ennemi. Je ne veux pas non plus être ton ami.

Je veux être ton amant, ton amour...

Et je le serais.

Draco Malfoy

-Il est vraiment étrange, approuva Ron.

Harry, quant à lui, n’osait même pas relire la lettre. Il était évident que Malfoy se foutait de sa gueule et Harry avait vraiment peur qu’un de ses doubles ait raconté au serpentard ce qu’il ressentait pour lui. Cela expliquerait pourquoi Malfoy s’amusait à le provoquer.

Mais Harry n’allait pas tomber dans le piège, il lui suffirait d’ignorer le Blond et tout se passera bien.

Le problème c’est que le Blond en avait décidé autrement.

L’après-midi même, alors que Harry discutait joyeusement avec ses amis dans le parc, Draco Malfoy arriva, toujours aussi beau, il sourit à toute l’assemblée des gryffondors qui le regarda éberlués puis il se tourna vers Harry.

-Je vous l’emprunte, dit-il simplement en attrapant le gryffondor par le bras.

Harry trop étonné par l’audace du Blond ne pensa même pas à se débattre et le suivit silencieusement.

Ce ne fut que lorsqu’ils furent assez éloignés du reste des élèves que Harry se décida à parler.

-Que veux-tu Malfoy ? demanda-t-il d’un ton froid, croisant les bras sur sa poitrine d’un air buté.

-Juste être tranquille avec toi quelques instants...répondit le serpentard.

Harry plissa les yeux.

-Et pourquoi ?

Draco leva les yeux au ciel, décidément Potter était toujours aussi long à la détente !

-Je croyais pourtant que ma lettre avait été claire...murmura-t-il d’un ton suave en plantant ses yeux dans les siens.

Harry essaya fortement de ne pas rougir, il devait garder bien en tête que le serpentard faisait cela pour s’amuser et qu’il allait sûrement se lasser un jour ou l’autre. Alors il allait lui montrer que son charme n’était pas infaillible. C’est vrai, il se prenait pour qui ? Il croyait peut être qu’il suffisait d’envoyer une lettre pour qu’il tombe dans ses bras et à plus forte raison dans ses draps ?

Bon, il est vrai que Harry avait fortement envie de se retrouver entre les bras ET entre les draps du serpentard mais pas en étant un objet d’amusement, pas pour se faire jeter une fois que Malfoy serait parvenu à ses fins.

-Tu ne m’auras pas Malfoy, dit Harry d’un ton de défi.

Draco écarquilla les yeux, Potter était censé (s’il en croyait ses deux lui) être amoureux et fantasmer comme un dingue sur sa personne. Et là, il faisait comme si toute cette histoire n’était qu’une stupide variante de leur rivalité légendaire.

-Ce n’est pas un jeu Potter, répliqua le serpentard en s’approchant vivement de lui.

Harry retint sa respiration, sentant le souffle de Draco contre son oreille.

-Et je peux être très patient, susurra le serpentard...J’attendrai jusqu'à ce que tu comprennes que je suis on ne peut plus sérieux.

Sur ses derniers mots il s’éloigna, ayant un peu peur de ne pouvoir se maîtriser et d’embrasser follement les deux lèvres rouges du gryffondor.

0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O00

Le lendemain matin lorsque Harry s’installa à sa table pour prendre son petit déjeuner un plateau repas prit place en face de lui au lieu de l’habituel tasse de chocolat chaud et de quoi se faire des tartines.

Sur ce plateau étaient posé plusieurs croissants et pains au chocolat , un grand verre de jus d’orange et son habituel bol de chocolat chaud. Mais la chose la plus incongrue de ce plateau repas était sans conteste la grande rose rouge qui trônait dans son vase transparent.

Tous les gryffondors regardaient le petit déjeuner du survivant avec envie.

-La chance, s’exclama Ron en bavant presque sur les pains au chocolat, tu as eu le droit à un petit-déjeuner à la française !

-C’est si romantique ! s’exclama Parvarti rêveusement alors que toutes les autres filles acquiesçaient.

-Regarde Harry ! s’écria Hermione. Il y a un ruban blanc accroché sur la tige de la rose.

Le survivant qui jusque là n’avait rien dit, se contentant de détailler son plateau d’un œil soupçonneux, leva les yeux vers le fameux ruban et le détacha.

Il y avait quelque chose d’écrit sur le morceau de tissus, sûrement grâce à un sort.

« Ton sourire éclaire mes journées et hante mes nuits »

Harry se mit à rougir et releva rapidement la tête en direction de la table des serpentards, Draco le regardait en lui souriant d’un air charmeur.

-Et ben, dis donc...souffla Ron en lisant pas dessus son épaule, Malfoy sort le grand jeu on dirait...

Harry grommela quelque chose comme quoi cela n’avait pas dû être très dur de demander cela aux elfes de maison mais en réalité il était étrangement ému de l’attention du serpentard. L’air de rien, il glissa le petit ruban de soi dans sa poche et permit à Ron de manger quelques uns des pains au chocolat.

Les jours s’écoulèrent de la même manière, tous les matins Harry voyait un petit déjeuner divin apparaître devant lui, chaque fois avec une nouvelle rose rouge et un nouveau message. Ron qui profitait allègrement du petit-déjeuner de son meilleur ami commençait à penser que finalement Malfoy était un brave type. En fait, tout le monde à Poudlard se demandait comment Harry pouvait encore résister au serpentard. Ce dernier lui faisait depuis une dizaine de jours une cour romantique et attentionnée.

Car Malfoy ne se contentait pas de lui envoyer un petit-déjeuner chaque matin, il lui tenait aussi les portes dès qu’ils devaient entrer en cours ensemble, il se comportait avec la plus grande des galanteries. Il lui avait même proposé, alors qu’il venait une nouvelle fois de se ramasser une mauvaise note en potion, de l’aider dans cette matière. Harry l’avait regardé avec des yeux ronds et avait refusé nettement.

Lorsqu’il était ainsi, Draco Malfoy était assez effrayant

Mais, à dire vrai, à part les petites attentions dont Draco le couvrait (qui étaient, il devait bien l’avouer très plaisantes), le serpentard gardait son mordant, il lui envoyait même parfois des vannes avant de murmurer un « Et merde ! » quand il s’apercevait que cela n’allait pas du tout l’aider dans sa tentative de séduction. C’était d’ailleurs ce qui s’était passé la veille lorsque le serpentard avait vu Harry poursuivi par trois poufsouffles de premières année réclamant un autographe. Il n’avait pu s’empêcher de lancer un « Regardez, Potter s’entraîne pour le 100 mètre ! », Harry tout en continuant à courir lui avait lancé un regard noir et le serpentard avait murmuré un « Et merde ! Je l’ai encore fait ! », Harry ne lui dirait jamais mais cela le faisait sourire.

Et plus le temps passait, plus Harry se demandait pourquoi il ne fonçait pas dans les bras du serpentard. Cela allait faire dix jours maintenant et Harry avait peur que Draco se lasse vraiment, qu’il finisse par laisser tomber mais sa peur que tout ne soit qu’un jeu pour lui était équivalente, alors...

Ce dixième jour depuis l’envoi de la fameuse lettre, Harry reçu comme toujours son délicieux petit-déjeuner, et comme toujours il se précipita presque sur le ruban pour lire le message du serpentard.

Il adorait les mots que lui envoyait Draco, il les avait tous gardé précieusement et il espérait secrètement que les mots du serpentard soient sincères.

Il lui avait parlé tour à tour de son sourire, de sa voix, de ses yeux et même une fois il lui avait dit qu’il adorerait glisser sa main dans ses cheveux. Ses cheveux à lui, tout débroussaillés et incoiffables et Draco voulait passer la main dedans…

Harry détacha son nouveau ruban de la rose rouge et il devint assez vite de la même couleur que la fleur et s’empressa de mettre le ruban dans sa poche.

« Potter, cette nuit j’ai rêvé de toi…et j’ai souillé mes draps… »

Il leva la tête lentement vers le serpentard mais ce dernier parlait avec ses amis. Harry s’autorisa alors à admirer son profil, ses traits aristocratiques, ses lèvres un peu trop tentantes à son goût…Le serpentard comme s’il se savait observé tourna ses yeux gris vers lui et Harry ne réussit pas à détourner le regard.

Il pensait au mot de Malfoy bien à l’abri dans sa poche et une douce chaleur prenait possession de son corps.

Il suffirait de si peu pour qu’il le croie…

O00O0O0O00O0O0O0O0O00O00O0O0O0O

Cela allait bientôt faire deux semaines et Draco commençait sérieusement à douter.

Il avait pourtant fait comme dans les livres romantiques que sa mère lui lisait lorsqu’il était petit ! Il avait agit avec un romantisme dégoulinant, il s’était même abaissé à lui écrire des mots doux…Bon il est vrai que depuis quelques jours ses mots avaient légèrement dérivés vers quelque chose de plus osé…mais il était en manque ! Et puis, le matin même, il les avait même écrit…Les trois mots…Les trois sales petits mots mielleux et niais…Mais tellement véridique. Il s’était dit que Potter comprendrait qu’il était sincère s’il se mettait à nu.

Il avait écrit à Potter qu’il l’aimait et Potter n’avait eu aucune réaction en lisant le mot…il l’avait juste mis dans sa poche, comme tous les autres.

Décidemment Potter était vraiment étrange et son attitude commençait à agacer le serpentard.

Il voulait Potter et le jeu avait assez duré. Il ferait n’importe quoi pour arriver à ses fins, la séduction niaise n’avait aucun effet, il allait passer à autre chose voilà tout !

Fort de cette nouvelle résolution, il sortit la tête haute de salle commune, prêt à reprendre les cours de l’après-midi.

Mais il n’eut pas le temps de s’engager dans le couloir que Potter était là, l’attendant sérieusement devant la porte. Draco déglutit en voyant le regard froid du survivant.

-Cette comédie a assez durée Malfoy !

Draco sentit une bouffée de colère l’envahir. Ce que Potter pouvait être têtu et énervant lorsqu’il s’y mettait ! Il se mettait en quatre pour lui et pourquoi ? Pour du feu ! Autant pisser dans un violoncelle, une contrebasse et un saxophone !

-Sur quel ton va-t-il falloir que je te le dise ? Potter, je suis sérieux !

Harry serra le ruban qu’il tenait à la main, cette fois Malfoy était allé trop loin. Ce n’était plus drôle, il n’avait pas le droit de le faire souffrir ainsi.

-Je ne joue plus ! s’écria-t-il hors de lui.

Harry et Draco étaient clairement sur les nerfs, c’est sans doute ce qui poussa Draco à dire cette phrase.

-Demande-moi n’importe quoi et je le ferais pour te prouver que je suis sincère !

Harry ricana, Malfoy bluffait depuis le début, il allait lui demander un truc vraiment honteux, le serpentard refuserait et tout sera enfin éclairci.

-Bien, dans ce cas, mets-toi tout nu et cours dans les couloirs ! répondit Harry très fier de lui.

Draco le dévisagea quelque instant complètement interdit avant que sa colère ne se décuple. Ah alors c’est comme ça ! Complètement fou de rage, Draco arracha presque sa cravate et sa chemise sous le regard médusé du gryffondor.

-Mal…Malfoy ? tenta faiblement le gryffondor.

Mais Malfoy n’écoutait plus et se déshabillait avec rage, dévoilant son corps tremblant de fureur à un Harry de plus en plus perdu.

-Non Malfoy ! Arrête-toi ! Tu ne vas pas te mettre tout nu ici ? cria Harry désespéré en attrapant une épaule blanche.

Il la relâcha rapidement, ce n’était pas une bonne idée de toucher le serpentard. Pourtant, il fallait bien qu’il cesse ce stupide numéro, il n’allait tout de même pas courir tout nu dans les couloir…

Harry écarquilla les yeux encore plus grand, mon dieu, si Draco faisait ça, cela voulait dire que…

Alors tout était vrai ?

Comment a-t-il pu être aussi stupide et laisser passer tout ce temps ?

Il fallait qu’il arrête le serpentard qui avait maintenant enlevé chaussettes, chaussures et qui baissait son pantalon, dévoilant un boxer noir.

Harry avala difficilement sa salive avant de se rappeler qu’il devait empêcher le Blond de se déshabiller et pas le regarder en bavant. Manquerait plus que toute l’école le voie ainsi !

Il s’approcha du serpentard en boxer mais ce dernier le regardait d’un air mauvais et d’un claquement de doigt, il fit disparaître son dernier vêtement.

Un cri retentit derrière Harry. Il se retourna pour voir une poufsouffle de première année aussi rouge qu’effrayée. Elle se mit à courir et Harry comprit qu’elle avait du prendre Malfoy pour un pervers et un exhibitionniste, ce qui n’était pas tout à fait faux. Mais il se devait de sauvegarder la pudeur de l’homme qu’il aimait. Il commença à courir après la poufsouffle en criant que ce n’était pas du tout ce qu’elle croyait lorsqu’un bruit de course de l’autre côté l’arrêta net.

Malfoy, tout nu était en train de courir dans la direction opposée. Harry changea alors de direction, bien décidé à rattraper le serpentard fou et de le ramener à la raison.

Il courrait vite en plus ce saligaud !

Mais Harry aussi était rapide et il commençait à le rattraper lui et ses sublimes fesses blanches.

On est en plein délire, pensa Harry, heureusement que tous les élèves sont en cours.

Au même moment la sonnerie annonçant la fin des cours retentie et Harry se mit à blêmir. Ils vont tous sortir ! Il imaginait déjà les regards pervers des élèves sur le corps parfait de Draco. Mais il le rattrapa à temps, le plaqua de son corps dans un recoin sombre, empêchant ainsi quiconque se serait approché de voir le corps pâle.

Harry était essoufflé et Draco aussi mais il était heureux de l’avoir attrapé. Il se décolla à peine de lui pour pouvoir le regarder.

-Tu es fou, souffla-t-il.

Draco posa sur lui un regard sérieux.

-J’espère que tu me crois Potter !

Harry hocha la tête lentement, il avait très peur que Draco se dégage pour continuer sa course dans les couloirs maintenant noir de monde, alors il le serrait fort contre lui en murmurant qu’il était fou mais qu’il le croyait.

Draco sembla alors se détendre dans ses bras même s’il murmurait que Potter allait un jour ou l’autre payer pour ce qu’il avait été obligé de faire.

Harry ne répondit rien, il avait le nez dans le cou de Draco et respirait son odeur. Puis doucement, sans même sans rendre compte il posa ses lèvres sur le cou pâle et Draco trembla. Lentement, sensuellement Potter s’occupait de son cou et Draco sentait bouillonner le creux de ses reins. Pourtant Potter n’arrêtait pas et commença même à suçoter un morceau de sa peau et Draco s’accrocha à ses épaules, les yeux révulsés de plaisir et tremblant comme une feuille. Potter ne pouvait pas ne pas sentir son état d’excitation. Il gémit sourdement et la bouche sur son cou cessa immédiatement toute activité.

Pourquoi tant de haine ?

-Je suis désolé, murmura Harry piteusement à son oreille, je ne me rendais pas compte que je te faisais un suçon.

C’était donc ça ! Draco poussa un soupir d’exaspération et posa ses deux mains dans les cheveux de Potter pour guider de nouveau sa tête dans son cou.

-Pas grave, souffla-t-il, ça ne sera pas la première fois que tu martyriseras mon cou…

-Que veux-tu dire ? demanda Harry à son oreille.

-L’autre suçon, c’est ton toi-dépravé qui me l’a fait…avoua Draco.

-Celui qui a failli te faire jouir juste avec ses lèvres ?

-Et ses mains aussi, précisa Draco en bougonnant.

Il sursauta alors que le lobe de son oreille venait d’être mordillé.

-Tu verras, que je suis plus fort que lui, susurra Harry, je n’utiliserais que mes lèvres…

Draco trembla, ce stupide gryffi était bien capable de mettre sa menace à exécution et de le faire jouir dans ce couloir, à deux pas des élèves qui allaient et venaient.

-Tu n’utiliseras rien du tout Potter ! Tu vas te calmer et attendre qu’on soit dans un endroit tranquille !

Harry soupira et se cala un peu plus contre le corps chaud et nu. Il était bien ainsi.

-Je t’aime, murmura-t-il à Draco.

Draco eut un grand sourire que Harry ne vit pas et il se contenta de lui caresser doucement les cheveux. A cet instant, il était le plus heureux des hommes.

Ils restèrent ainsi, blottis l’un contre l’autre, jusqu’à ce que les couloirs redeviennent silencieux. Harry détacha alors sa cape et la mit sur les épaules du serpentard.

-Allons chercher tes habits, souffla-t-il, nous devons parler.

Plusieurs heures après, Draco avait expliqué à Harry tout ce qui c’était passé durant son dédoublement, il lui avait dit aussi qu’il avait promis aux deux Potter de tout faire pour le séduire.

Harry avait un sourire jusqu’aux oreilles en écoutant son serpentard, ils étaient bien dans la salle sur demande, seuls au monde, parlant simplement et s’embrassant souvent. Le seul truc qui n’était pas marrant c’était que Malfoy avait de nouveau ses vêtements.

-Mais franchement Harry ! Tu me paieras ces semaines où j’ai dû me comporter comme un crétin romantique et surtout tu m’as forcé à courir nu dans le couloir !

-Je ne t’ai pas forcé ! s’exclama Harry.

-Ce n’est pas mon problème, rétorqua le serpentard, je me vengerais pour le préjudice que j’ai subi !

-Mais quel préjudice ? Personne ne t’a vu !

Draco lui lança un regard mauvais.

-Tu oublies la poufsouffle ! grogna-t-il. Et toi aussi tu as tout vu !

Harry sourit inocemment.

-Oh tu exagères! Je n’ai pas « tout » vu, par contre, ajouta-t-il sensuellement, j’ai tout senti

Le serpentard eut lui aussi un sourire et s’approcha lentement de Harry, du désir dans les yeux.

Il commença doucement à lui défaire sa cravate en s’emparant de ses lèvres.

-Oh non, souffla Draco entre deux baisers, crois-moi Potter, tu n’as encore rien senti…Mais…cela ne devrait pas tarder.

Pour toute réponse Harry gémit, alors que Draco avait l’air bien décidé à mettre sa menace à exécution.

Plusieurs semaines plus tard…

Harry était tranquillement en train de boire une bière au beurre aux Trois balais, en compagnie de ses deux meilleurs amis. Il ne cessait de jeter des coups d’œil sur la porte d’entrée, ce qui agaçait prodigieusement Ron et Hermione.

Harry et Draco avait pour une fois décidé de passer l’après-midi avec leurs amis respectifs et de se rejoindre aux Trois Balais au alentour des 17 heures tous ensemble.

Harry avait bien sûr passé une très bonne après-midi en compagnie de ses amis mais c’était plus fort que lui, Draco lui manquait…

Cela allait faire deux mois qu’ils étaient ensemble et Harry était devenu encore plus amoureux du serpentard qu’il ne l’était au départ. Et il avait beaucoup de mal à être loin de lui, le serpentard de toute évidence ne semblait pas avoir les même difficultés, pensa Harry en pestant sur le retard du Blond.

Il poussa un cri outré lorsqu’il vit les amis de son lâcheur de petit ami entrer SANS le lâcheur en question.

Il apprit de la bouche des serpentards que Draco faisait « encore » les magasins. Sous le regard amusé des serpentard et des gryffondors de la salle, Harry sortit le plus dignement possible à la recherche de son petit ami.

Il n’eut pas à aller bien loin, il voyait Draco dans la vitrine de la boutique des jumeaux Weasley, à quelques mètres de là.

Il entra dans la boutique et Draco attiré par le bruit se tourna vers lui.

Mais le regard qu’il lui lança cloua Harry sur place. Il semblerait que lui aussi ait manqué à son blondinet. En tous cas, c’était ce que disaient les yeux gris. Ils luisaient d’une lueur sombre, une lueur de désir que Harry n’avait encore jamais vue. Il avait l’impression que ce regard le fouillait, qu’il le déshabillait lentement.

Draco eut un étrange sourire et se passa sensuellement la langue sur les lèvres, les yeux maintenant rivés sur son entrejambe.

Et Harry déglutit, sentant son sexe se gorger de sang dans son caleçon.

Trop torride, pensa-t-il en rougissant.

-Potter, susurra le serpentard en souriant diaboliquement, je t’ai manqué, on dirait ?

Merde, Draco devait avoir vu la bosse qui déformait son pantalon.

Normal, cet obsédé, à les yeux fixés à cet endroit !

-Viens Draco, dit Harry en essayant de ne pas rougir, les autres nous attendent aux Trois Balais.

Au même moment un bruit de casse, suivi d’un grand cri de rage se fit entendre derrière un rayon.

L’instant d’après un jeune homme blond échevelé et les habits à peine tachés apparaissait devant Harry et Draco.

Et le gryffondor ne put qu’écarquiller les yeux, alors que le nouveau venu se plaignait qu’un stupide bocal venait de tâcher sa robe et qu’il était extrêmement décoiffé, qu’il allait se plaindre au ministère et faire virer les deux stupides crétins qui tenaient le magasin.

-Dra…Draco ? murmura Harry faiblement en regardant fébrilement les deux garçons en face de lui.

Les deux jeunes hommes blonds se tournèrent vers lui, l’un avec son air mauvais et sexy et l’autre avec son air outré et…sexy.

-Potter ! Tu vas dire à tes deux crétins d’amis qu’ils vont mourir ! Regarde ma robe est toute tachée ! s’indigna l’un des Draco les yeux révulsés.

L’autre ne disait rien mais il se passa une main langoureuse dans les cheveux.

Oh mon dieu ! s’exclama Harry en pensée entre deux cris indignés du Draco décoiffé.

Draco a bu la potion ! C’est affreux ! Il s’est dédoublé ! C’est affreux ! Il y a deux Draco ! C’est aff…

Minute !

Deux Draco…

Deux blondinets sexy et torrides… pour lui tout seul…

Oh

Mon

Dieu !

Un sourire calculateur se dessina au coin des lèvres de Harry.

Après tout, il n’était pas obligé d’annoncer tout de suite à tout le monde que Draco s’était dédoublé…Et puis une fois qu’il aurait prit l’antidote Draco ne se souviendra de rien…

Le sourire du gryffondor s’agrandit, ses yeux remplis de convoitise ne quittant pas les deux corps en face de lui.

Il sentait qu’il allait passer une très très bonne fin de journée…et en charmante compagnie.

Fin

Et voilà, c’est fini les enfants…

J’avoue que cette petite fic va me manquer, j’aurais pu continuer sans fin avec les deux Harry !

Mais il fallait bien une fin, et puis j’avais dit cinq chapitres et je m’y suis tenue (je suis fière de moua).

Quoiqu’il en soit si vous pouviez me dire ce que vous en pensez et bien vous m’en verrez ravie !

A ce propos je remercie vraiment tous ceux qui m’ont suivi tout au long de cette histoire, c’est vraiment un plaisir d’écrire dans ces cas-là.

A plus,

Artoung

 
 
Chapitre précédent
 
 
Chapitre suivant
 
 
 
     
     
 
Pseudo :
Mot de Passe :
Se souvenir de moi?
Se connecter >>
S'enregistrer >>