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Chapitre 14 : Quand les moldus découvrent la vérité ! Une bande de jeunes gens sortaient d'un pub sévèrement éméchés. Malgré leur ébriété, ils veillèrent néanmoins à ne point faire d'esclandre de quelque ordre que ce soit. En effet, cette rue était sous surveillance de caméras. Leur équipe de football préférée venait de gagner son match. Ils avaient voulu fêter cela. Ils oscillaient sur leurs jambes et zigzaguaient dans la rue quand ils virent une apparition ou plutôt des apparitions. Un groupe de personnes encapuchonnées de noir surgit sous leur nez. Des mains armées d'un bout de bois les dirigèrent vers eux. Des éclairs verts passèrent de ces baguettes vers les supporters hébétés. Ils succombèrent en moins de temps qu'il en faut pour dire "football". Les grandes silhouettes noires masquées de blanc continuèrent à avancer dans cette rue très éclairée et très surveillée. Elles rencontrèrent d'autres supporters et les annihilèrent de la même façon, sans états d'âmes aucuns. Au bout d'un quart d'heure, ils disparurent des caméras. Les personnes qui surveillaient les caméras avaient appelé la police très rapidement mais pas assez pour que cette dernière puisse interpeller les assassins. L'enquête commença aussitôt devant le côté mystérieux de ces assassinats. Déjà, le marquage au sol avait été effectué et les corps emmenés à la morgue afin de les autopsier. - Un inspecteur, un des premiers sur les lieux, le lieutenant Monroe, fut alors apostrophé par un homme. - Alors Inspecteur, qu'avez-vous découvert ? - Monsieur le Premier Ministre, bonsoir ! - Je vous écoute ! - Et bien, nous n'avons détecté aucune trace sur les corps ni dans la rue. Nous n'avons que des corps et des images prises par les caméras de surveillance. - Oui ! Difficile de se faire une idée alors ? - Et bien, oui ! Nous ne voyons pas qui sont ces hommes ! - Je compte sur vous, Inspecteur ! Surtout que d'autres meurtres du même type ont eut lieu ailleurs. Sur ces mots, le Premier Ministre reprit la direction de son véhicule officiel. A peine le chauffeur avait redémarré qu'un hurluberlu habillé de bric et de broc apparut à son côté sur la banquette arrière. - Noonnn, pitié ! - Vous n'étiez pas dans votre bureau ! Et comme j'ai mit votre "vouatur" sur balise, il m'était facile de vous retrouver. - Que me voulez-vous encore ? - Il y a eut beaucoup de morts cette fois-ci ! - Oui, qu'attendez-vous pour arrêter vos mangemorts ! - C'est tout aussi difficile pour nous que cela l'est pour vous d'arrêter vos terroristes ! - De toute façon, je vous préviens qu'il y a eut tellement de morts, en tellement d'endroits différents tous surveillés par des caméras qu'il va être difficile de le cacher aux médias ! - Aux quoi ? - Les médias ce sont les journaux, les radios et la télévision ! - Ah oui, cela fait beaucoup ! Surtout que vous avez beaucoup de "médias" ! - Oh oui !!! C'est une gageure de leur cacher quoique ce soit ! - Il va pourtant falloir que cela reste secret ! Nos services respectifs doivent faire leur travail ! - Je ne vous garantis rien ! - Je m'en doutais un peu que les exactions des partisans de "vous-savez-qui" commenceraient à se faire connaître. Il va vous falloir veiller à ce que la panique n'envahisse pas les rangs de vos congénères ! - J'avais déjà prévu un plan pour cela ! - Alors mettez-le en route car je crains que les mangemorts continuent leurs actes. - Bien ! Je m'y mets ! - A bientôt ! Le personnage étonnant venait de quitter le véhicule. Le chauffeur n'en avait pas raté une miette et avait tout enregistré sur son dictaphone. Il ramena son Premier Ministre au 10 Downing Street. Aussitôt, il rangea la Bentley au garage puis récupéra sa mini et alla retrouver son ami journaliste dans Greenwich. Ce fut un jeune homme brun ébouriffé et endormi qui vint lui ouvrir. Quand ce dernier vit arriver un homme de même type devant lui et reconnut son ami, il lui sourit. - B'jour, Padraic, que me vaut le déplaisir en cette bonne nuit ! - J'ai un SUPER-SCOOP pour toi, Matt ! - De quel genre ? - Laisse moi entrer et tu en sauras plus ! - Bon ça va entre ! Il se servit un verre de bourbon et en proposa un à son ami qui accepta. - Alors qu'est-ce que ton patron a encore fait ? - Lui, rien, excepté qu'il veut étouffer l'affaire ! - Ah, là tu m'intéresses - Surtout qu'il est question de dizaines de meurtres dans des conditions mystérieuses voire magiques ! - Mon pauvre ! - Ne te moques pas ! Je vais te faire écouter ce qu'à dit le Premier Ministre à un drôle de personnage ! Et voici la liste des rues où tu devras récupérer les films de surveillance si tu veux avoir plus d'informations ! Je te donne aussi les cassettes que j'ai pu enregistrer ces derniers temps. Le journaliste prit les documents. - Bien, Matt, je te laisse ! Vu la masse d'informations, tu connais le montant que tu dois me donner ! - Comme d'habitude ! Reviens demain, je te remettrais l'enveloppe ! Le chauffeur fut raccompagné par son ami. Matt commença par appeler son patron puis fit les démarches nécessaires pour récupérer les films de surveillance. Alors que les radios et les télévisions du monde entier commentaient le peu d'informations qu'ils avaient sur le sujet. Notre petit journaliste lui décortiqua tant d'informations plus développées que son dossier devenait lourd, très lourd. Le soir arriva et son sujet était prêt pour être vendu aux journaux télévisés du soir et pour les journaux papiers du lendemain. Ce fut l'heure du journal d'information du soir où la plus grand chaîne indépendante lança l'information. N'éteignez pas vos téléviseurs, n'essayez pas de les régler, ceci n'est pas une blague et nous sommes loin du 1er avril. En effet les personnes tuées la nuit dernière l'ont été par magie. Oui, vous avez bien entendu par MAGIE ! Tous les sujets habituels sont reportés en fin de journal car tout de suite c'est un spécial "morts mystérieuses" ! Tout au long de notre journal, nous vous fournirons des preuves indéniables et irréfutables que ne pourront nier notre Gouvernement et l'organisation secrète que sont les sorciers de notre pays ! Oui, mesdames et messieurs, les sorciers existent et ils sont parmi nous et ce depuis des siècles. Le Premier Ministre éteignit le son de la télévision et se prit la tête dans les mains. Il ne savait plus quoi faire. Son assistant qui était son propre neveu enregistrait l'émission pour pouvoir décortiquer plus tard chaque information. Quand il vit apparaître le Ministre de la Magie, il réclama un aspirine à son assistant puis affronta le sorcier. - Je n'ai rien pu faire ! - C'est ce que je remarque ! Dîtes-moi quelle proportion cela peut-il prendre ? - A mon avis, en ce moment toutes les autres télévisions d'Angleterre, d'Europe, voir du Monde entier doivent être en train de réclamer des copies des informations à cette chaîne de télévision. Les journaux papiers et les radios doivent aussi en faire autant. - Ce qui veut dire que c'est fichu ! Mon monde est à la vue des moldus ! - Je le crains ! - Je vais être obligé de démissionner ! - Et moi donc ! Ils réfléchirent un court moment et le Ministre de la Magie reprit le dialogue. - Et si je vous mettais cela sur le dos ? - Et moi sur le vôtre ? - Les sorciers ne demanderaient pas aux moldus de vous destituer ! - Et mes compatriotes vous en voudraient tellement à vous qu'ils me laisseraient tranquille ! - Cher Monsieur, je remarque que chez les sorciers comme chez les moldus, être un bon politicien revient à être un chat ! - Comment ? - Il faut savoir retomber sur ses pattes ! - Hahaha et on a autant de vies ! Ils regardèrent et rirent aux éclats puis se calmèrent. Ils reprirent alors une conversation plus sérieuse sur le comment faire pour que les morts ne se multiplient pas trop et sur le comment faire pour que les sorciers et les moldus s'unissent contre Voldemort et ses partisans. Au bout de deux jours, le monde entier savait que le Monde Magique existait et que des sorciers circulaient parmi eux. Si le premier jour avait celui de la panique, le deuxième fut celui de la curiosité. Le troisième jour, tout le monde voulait "s'armer" pour combattre les mages noirs. Les sorciers commençaient à s'inquiéter et craignaient que d'innocents sorciers soient tués par les moldus. Les gouvernants de nombreux pays réussirent à calmer les ardeurs guerrières de leurs concitoyens. Las, si les sorciers et les moldus s'entendirent très bien, cela n'empêcha pas de nouvelles attaques de nombreux mangemorts. Cela commença en Angleterre mais des partisans du Lord Noir tuèrent aussi en France, en Italie, en Allemagne, en Roumanie, en Russie, aux U.S.A., en Australie et de quelques pays du moyen-orient. |