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Chapitre 13 – Sous la coupe de Fenrir Greyback Une odeur d'humidité et de fauve agressa ses narines et sa douleur à la tempe lui donna des nausées. Elle y mit la main et un liquide poisseux la souilla… son sang… Ce fichu loup-garou l'avait bien amochée. Elle eut du mal à ouvrir les yeux et eut l'impression d'être aveugle mais sa vue s'adapta au manque de luminosité. Elle bénissait ses gènes lupins de lui donner de telles capacités. L'écho lui donna l'impression que c'était une très grande grotte. C'était la tanière d'une meute ou de loups ou de loups-garous. Elle penchait plutôt pour cette deuxième hypothèse vue que c'était Greyback qui l'avait amenée ici. Des grognements l'obligèrent à se tenir sur ses gardes. Bien évidemment, ils ne lui avaient pas laissé sa baguette magique. Elle se prépara à l'attaque en se transformant en louve. Des torches illuminèrent les lieux. Elle put découvrir que la grotte était immense et possédait une voûte très haute. De vieux meubles et fauteuils occupaient l'espace. Devant elle, se dressaient quatre loups-garous dont Greyback. - Voilà les "courageux" qui se dressent devant la pauvre petit sorcière sans baguette, grogna t'elle en langage lupin… - Fermes-là, métis ! - Métis ? - J'ai toujours méprisé les animagus génétiques, vous être une bande de dégénérés ! - Dégénérés ? Mais nous, nous sommes génétiquement de "vrais" loups et n'avons pas "besoins" d'une lune pour être ce que nous sommes, et notre personnalité ne disparaît pas avec notre transformation. Vous êtes les vrais dégénérés, ni vraiment homme, ni vraiment loup ! - Ferme ta grande gueule, Sale Métis ! - Cela va être dur, on me dit très bavarde ! - Métis, je sens que cela va être un plaisir sans limite de te torturer ! - Ouais, Greyback, tu sais quoi, ton "insulte" je la relève et je m'en fais mon drapeau car je sais que ton Maître déteste les sangs-mêlés, oui, maintenant, je veux que l'on m'appelle Ayla la - Métis ! - Ton humour, sale métis, ne va pas te servir à grand-chose pour nous affronter ou affronter le Seigneur des Ténèbres ! - Et bien soit, il a déjà cru m'avoir tuée, il y a quelques semaines, et son AVADA a dû perdre en puissance à ce sale reptile puisque je suis encore là !!! - Fermes-là, métis, tu ne mérites pas de parler lui ! Il suffit ! Là-dessus, il tendit sa baguette vers Ayla et jeta le sort "Endoloris". Sous le coup, la jeune femme revint à sa forme humaine. Elle était au sol, elle tremblait, elle frissonnait, elle était secouée par des spasmes de douleur. Elle se mit à hurler comme une louve mais avec sa voix humaine. C'était sa façon à elle de combattre la douleur. Sa vue s'embrouilla mais elle put voir du coin de l'œil continuait à remuer sa baguette. La douleur ne s'arrêterait donc jamais ? Le maudit loup-garou se lassa et ordonna à ses trois compagnons de le remplacer. Il s'asseya dans un fauteuil qui trônait là. Les trois loups-garous lancèrent à leur tour "l'Endoloris". Et la douleur fut multipliée par trois. Greyback se dit alors *Il va bien falloir qu'elle cède sinon, je vais devoir passer à la vitesse supérieure.* Il regarda la "métis", il était dégoûté car elle ne cédait pas d'un pouce. Elle se tordait de douleur dans tous les sens mais depuis le début de son supplice, de sa bouche sortaient des dizaines d'insultes envers ses tortionnaires. Jamais encore, Greyback n'avait vu quelqu'un résister comme cela au Doloris. Il leva la main pour que ses hommes arrêtent une minute. - Pourquoi, Métis ? - Pou-pourquoi quoi ? - Pourquoi arrives-tu à résister à des Doloris multiples ? - Parce que je connais déjà des douleurs plus graves ! - Ah oui ? Lesquelles ? - La douleur d'avoir vu un mangemort torturer et tuer mon fiancé, la douleur d'avoir vu mes compagnons morts à la première guerre, la douleur d'avoir été trahie par ma sœur et son mari, et enfin celle de voir de tous petits enfants, mes deux pauvres neveux, être offerts en sacrifice et massacrés par tes congénères et toi ! - J'ignorais que l'on pouvait vaincre les effets du "Doloris" par des douleurs morales ! - Je l'ignorais aussi… jusqu'à maintenant ! - Et bien, je vais passer à une souffrance moins magique et plus efficace ! Il se tut et la ligota magiquement. Il s'approcha d'elle et se mit à lui lécher le visage. La jeune femme sentit alors une douleur insupportable dans le bras. Avec l'une de ses griffes, le loup-garou venait d'entailler son bras tout du long. Il ricana en voyant que cette douleur-là, elle ne pouvait pas la combattre. Elle se mit à hurler car il continuait à la torturer et venait, avec ses deux pattes griffues, de déchirer ses tendres cuisses. Il souria quand elle s'affaissa dans ses liens épuisée par la perte de son sang. Il était en train de vaincre celle que tous les loups-garous haïssaient, une des chefs des résistants, celle que l'on appelait "La Louve de Normandie" ! |