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Chapitre 15 : Le bon plaisir de Voldemort *Oh, cette douleur ! Je n'en peux plus ! Et pourquoi faut-il qu'il me soigne et me jette des sorts revigorants ? Mais oui, c'est un plaisir pour lui de me torturer… au-delà du fait qu'il veuille que je lui donne des informations !* Elle ouvrit légèrement les yeux, à travers ses longs cils foncés, elle regardait Voldemort. Il parlait avec Severus, en attendant qu'elle veuille bien émerger. Elle ne comprenait pas un mot. *Pfffuuu… je suis laminée à ce point que je ne comprenne même plus l'anglais ?* Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à gémir. Le regard reptilien se posa sur elle. Elle vit celui plutôt inquiet de Severus… - Et bien… je vous aurais cru plus forte, j'avais tellement entendu parler de vous ! Certains de vos congénères français aiment à vous appeler la "Résistante" pour vous comparer à ces "terroristes" qui combattaient le célèbre moldu Hitler… J'ai vécu à cette époque et comme je pouvais l'admirer ce moldu, c'est d'ailleurs le seul que j'ai jamais admiré. - Pourriture… Vous finirez comme lui ? Vous vous suiciderez ? - Je suis immortel, moi ! - Ah oui… vous parlez des Horcruxes ? - Comment savez-vous cela ? - Vous allez "crever", ordure ! Les Ordres vont faire tout ce qu'il faut pour que Harry puisse vous vaincre. Et à nouveau il lui lança un Doloris. Soudain, deux silhouettes difformes apparurent dans son champ de vision. Sous leur forme de loups-garous, Coralie et Steven venaient de rejoindre leur Maître. - Ah vous voilà mes fidèles… Je me lasse de torturer cette pauvre chose ! Vous allez prendre mon relais. Ils se retransformèrent en humains. Ayla les regarda fixement. Une forte intuition se fit en elle. Ils venaient plus pour la tuer que pour la torturer. Néanmoins, ils commencèrent à lui envoyer chacun un Doloris. Ce qui eut pour effet immédiat de les faire se rouler au sol sous la douleur. Ayla se releva et les regarda du haut de ses 1 mètre 65. - Vous souffrez, j'espère ? - Que leur avez-vous fait ? hurla Voldemort Elle ne daigna pas lui répondre surtout lorsque l'horrible couple se releva. La rage brûlait dans leurs yeux injectés de sang et étaient sourds aux injonctions de Voldemort leur enjoignant de la garder vivante. Ils lui lancèrent alors un "Avada Kedavra" et ils succombèrent, terrassés par la mort. Ayla s'approcha de sa sœur et s'accroupit à son côté. Elle caressa les cheveux clairs, elle ferma les yeux aussi bleus que les siens et se mit à pleurer en prenant la main de Coralie contre sa joue. Maintenant qu'elle était morte elle redevenait sa petite soeur tant adorée autrefois. - Comment sont-ils morts ? Vous auriez dû succomber ! - Ah, Voldemort… vous ignorez tout de la vieille magie… Mon frère aîné et moi avons lancé un vieux sort de protection contre les traîtres… Tout ce qu'ils feraient subir aux membres de ma famille, ils le subiraient par contre coup. Je ne pensais pas que notre magie serait assez puissante pour empêcher que j'en reçoive ne serait-ce qu'un atome ! Elle est décidément très puissante la vieille magie, n'est-ce pas ? Vous en savez quelque chose ! - Tais-toi ! ENDOLORIS Par-dessous le bourdonnement de ses oreilles et le bouillonnement de son sang, Ayla entendit un transplanage. Ce fut Greyback qui se tenait derrière le Mage Noir. Ce dernier laissa la place à son bourreau de service. S'il aimait l'efficacité des sorts impardonnables, il appréciait tout particulièrement le talent du loup-garou pour la torture. Il regarda avec attention le "travail" de celui-ci. Ayla se sentit proche de craquer : *Cette fois-ci, je ne tiendrais plus… Pas encore, non pas encore, je veux mourir !* Elle regarda Severus et put lire dans ses yeux le désespoir de la voir encore souffrir mais de façon plus "barbare" cette fois. Etrangement, une chanson moldue qu'elle avait toujours adoré lui revint à l'esprit. Et dans sa tête, elle se mit à la chanter comme un mantra afin de combattre la douleur, tout en regardant Severus. Ce qu'elle ignorait c'est que le Legilimens qu'était Severus Rogue entendait cette chanson. "Prends-moi dans tes bras J'ai besoin ce soir, Au moins une fois D'être dans le noir De ne plus penser De fermer les yeux De laisser aller Mon cœur malheureux Prends-moi dans tes bras Je veux me cacher Prends-moi dans tes bras Je suis fatiguée Je n'ai plus envie de vivre ma vie Prends-moi dans tes bras Le temps d'une nuit Je te laisse mes désirs Mes rêves et mes souvenirs Ce soir, fais-moi oublier Toutes les choses que j'ai ratées Ce n'est pas facile de dire tous ces mots là Je me sens fragile Pour la première fois Je te laisse mes royaumes Mes angoisses et mes fantômes Tu vois je suis comme une môme Qui n'a plus envie de jouer J'ai en marre de tout Je ne comprends plus rien Je suis à genoux dans le creux de tes mains Prends moi dans tes bras Viens me réchauffer Je tremble et j'ai froid J'ai le corps brisé Prends moi dans tes bras Je voudrais crier Que je n'ai que toi Essaie de m'aider Prends moi dans tes bras Parle moi un peu Dis n'importe quoi Et ça ira mieux Je me suis perdue Depuis trop longtemps Et je ne crois plus A ce qui m'attends Je te laisse mes désirs Mes rêves et mes souvenirs Ce soir, fais-moi oublier Toutes les choses que j'ai ratées Ce n'est pas facile de dire tous ces mots là Je me sens fragile Pour la première fois Je te laisse mes royaumes Mes angoisses et mes fantômes Tu vois je suis comme une môme Qui n'a plus envie de jouer J'ai en marre de tout Je ne comprends plus rien Je suis à genoux dans le creux de tes mains Prends-moi dans tes bras J'ai besoin ce soir, Au moins une fois D'être dans le noir De ne plus penser De fermer les yeux De laisser aller Mon cœur malheureux Prends-moi dans tes bras Je veux me cacher Prends-moi dans tes bras Je suis fatiguée Je n'ai plus envie de vivre ma vie Prends-moi dans tes bras Le temps d'une nuit Maintenant, elle se sentait prête à mourir mais loin derrière Greyback et Voldemort, elle vit Severus les yeux luisants de larmes contenues. |